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Full text of "Traité pratique de matière médicale de thérapeutique et de toxicologie [microforme]"

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Photographie 

Sciences 
Corporation 



23 WEST MAIN STREET 

WEBSTER, 1^. Y. 14580 

(716) 872-4503 




CIHM/ICMH 

Microfiche 

Séries. 



CIHM/ICMH 
Collection de 
microfiches. 




Canadian Institute for Historical Microreproductions; / Institut canadien de microreproductions historiques 





Technical and Bibliographie Notes/Notes techniques et bibliographiques 



The Institute has attempted to obtain the best 
original copy availablo for filming. Features of this 
copy which may be bibliographically unique, 
which may alter any of the images in the 
reproduction, or which may significantly change 
the usual method of filming, are checked below. 



□ Coloured covers/ 
Couverture de couleur 

□ Covers damaged/ 
Couverture endommagée 

□ Covers restored and/or laminated/ 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 

□ Cover title missing/ 
Le titre de couverture manque 

□ Coloured maps/ 
Cartes géographiques sn couleur 

□ Coloured ink (i.e. other than blue or black)/ 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 

□ Coloured plates and/or illustrations/ 
Planches et/ou illustrations en couleur 






D 



D 



Bound with other matériel/ 
Relié avec d'autres documents 

Tight binding may cause shadows or distortion 
along interior margin/ 
La reliure serrée peut causer de l'ombre ou de la 
distortion le long de la marge intérieure 

Blank leaves added during restorotion may 
appear within the text. Whenever possible, thèse 
hâve been omitted from filming/ 
Il se peut que certaines pages blanches ajoutées 
lors d'une restauration apparaissent dans le texte, 
mais, lorsque cela était possible, ces pages n'ont 
pa^j été filmées. 

Additional comments:/ 
Commentaires suppléniantaires; 



L'Institut a microfilmé le meilleur exemplaire 
qu'il lui a été possible de se procurer. Les détails 
de cet exemplaire qui sont peut-être uniques du 
point de vue bibliographique, qui peuvent modifier 
une image reproduite, ou qui peuvent exiger une 
modiVication dans la méthode normale de filmage 
sont indiqués ci-dessous. 



I — I Coloured pages/ 



Pages de couleur 

Pages damaged/ 
Pages endommagées 

Pages restored and/oi 

Pages restaurées et/ou pelliculées 

Pages discoloured, stained or foxe 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 



D 

I 1 Pages restored and/or laminated/ 

r~p^ Pages discoloured, stained or foxed/ 



□ Pages detached/ 
Pages détachées 

r~7| Shcwthrough/ 
r ' Transparence 

I — I Quality of print varies/ 



□ 

D 



Qualité inégale de l'impression 

Includes suoplementary matériel/ 
Comprend ou matériel supplémentaire 



Only édition available/ 
Seule édition disponible 

Pages wholly or partially obscured by errata 
slips, tissues, etc., hâve been refilmed to 
ensure the best possible image/ 
Les pages totalement ou partiellement 
obscurcies par un feuillet d'errata, une pelure, 
etc., ont été filmées à nouveau de façon à 
obtenir la meilleure image possible. 



This item is filmed at the réduction ratio checked below/ 

Ce document est filmé au taux de réduction indiqué ci-dessous. 



10X 








14X 








18X 








22X 








26X 








30X 






























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20X 








24X 








28X 








32X 



The copy filmed hère has been reproduced thanks 
to the generositv of: 






National Library of Canada 



The images appearing hera are the best quality 
possible considering the condition and legibility 
of the original copy and in keeping with the 
fiiming contract spécifications. 



Original copies in printed paper covers are filmed 
beginning with the front cover and ending on 
the last page with a printed or illustrated impres- 
sion, or the back cover when appropriate. AH 
other original copies are filmed beginning on the 
first page with a printed or illustrated impres- 
sion, ana ending on the last page with e printed 
or illustrated impression. 



The last recorded frame on each microfiche 
shall contain the symbol — ^(meaning "CON- 
TIIMUED"), or the symbol V (meaning "END"), 
whichever applies. 

Maps, platds, charts, etc., may be filmed at 
différent réduction ratios. Those too large to be 
entirely included in one exposure are filmed 
beginning in the upper left hand corner, left to 
right and top to bottom, as many frames as 
required. The following diagrams illustrate the 
method: 



L'exemplaire filmé fut reproduit grâce à la 
générosité de: 

Bibliothèque nationale du Canada 



Les images suivantes ont été reproduites avec le 
plus grand soin, compte tenu de la condition et 
de la netteté de l'exemplaire filmé, et en 
conformité avec les conditions du contrat de 
filmctge. 

Les exemplaires originaux dont la couverture en 
papier est imprimée sont filmés en commençant 
par le premier plat et en terminant soit par la 
dernière page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration, soit par le second 
plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 

Un des symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image de chaque microfiche, selon le 
cas: le symbole --*•► signifie "A SUIVRE ", le 
symbole V signifie "FIN ". 

Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être 
filmés à des taux de réduction différents. 
Lorsque le document est trop grand pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir 
de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite, 
et de haut en bas, en prenant le nombre 
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants 
illustrent la méthode. 





1 


2 


3 


4 


5 


6 



MATIÈRE MÉDICALE 



KT 



THÉRAPEUTIQUE 



TRAlTl': PP.A'IMQirK 



DS 



MATIÈRE MÉDICALE 



::>i8 



THERAPEUTIQUE 



KT I»K 



T()X[(X)LOGTE 



PAR 



II. E. DESKOSIEIlS. M.I). 

Pnifo.ssiur (le Tliônipeiitiiiue m l'Univcrsitô ]javal 

l'ruresseiir de Matière Alèdicnlc nu Collège de Pharmacie de Montréal 

Médecin de l'Hûpital Notre-Dame. 



MONTRÉAL 

J. M. VALOIS, LIBKAlUK-KDITEUli 

l<i2r.— JilJK J'TOTRK-D.MMK— KJJfi f 

lS!i2 



Iviregititrô, ciniforijic'ineiit à l'acte du ]iiirlenu'iit du Ciiuudii.cii l'iium'c 1S!U, |mi 
11. E. Dosrosin's, nu laiiTiiii du miulstre di' l'Aii-ricultiirc'. 



A MON PERE 



J B. DESROSIEKS, M.D, 



A I. o((".\sinN T)ir 



05e ANNIVERSAIRE DK SON AiWISSION 



A LA l'RA"I(,)rK DP, LA MÉDKCUNK 



HOMM/IGE 



T>E KFLIAt, AMdint KT DK KKSPKOTtlEirSE RECONNAISSANCE 



* 



PREFACE 



Kii li\'r!iiU aujounriiui à lu [)iil)licitû ce Ti< vnf; (|ui ivsiiihc les le- 
<;(iiis prolV'sséc's [»Jir nous à l:i Facullt'" ilc iiu'di'ciiu' ilc l' t 'iiiviTsité Tiaval 
:i Montréal, (Ut ISSO à IM'.U. nous avons i-Mr aux dcniandcs n'itéréos *'t 
|ir.>santos de nos anciens l'iùvos. ainsi (|uaux cncouranoincnls. toujours 
|p|rins do hicnvoillance. <li' nos c<»llcifucs de la hacullc. Coninic eux. 
iiousavonscomprisfpK'la ]»rofV'ssion nuMlicalc caiiadiennc-tVanç-aiw avait 
licsoin d'un ouvrai^t' de llH'raiKMitif|Uc hase sur la )tliarniacn|i<k' l>ri- 
i;inni(iueel écrit en i'ranvais. (jtirant |iar là même au lecteur, dans une 
!;iiii;ut' qui lui est familière, l'exiiosé de nos connaissaiieca aetuellos au 
-iijct de tous les .1 'ditanii'nts K-s pnis importants insérés à la pharma- 
( 'ijtée oflicielle de la (ii'ande Hi'eta.tjnc et de ses colonies. 

Nous disons : les médicaments les ]ilus im|)ortants. Kn effet, c'est 

;i dessein que nous avons, dans cet ouvrai^e. ])assé sous silence une i'oule 
(II' sulistanees méili'amenteuscs démodées 0.1 même simplement inusitées 
1 II ce pays, et dont l'élève et le praticien n'ont (pie faire de sureliariçer 
leur niémoiri'. Par contre, nous avons tenu à y fairi' entn'r un certain 
:. 'iilu-e de médicaments (pii. pour n'étri' pas inscrits à la liste otticielle. 
Il Cn sont ])as moins reconnus ])ar les pharmacopées élranijèrcs. nolam- 
iiKiit celles des Ktats-Unis.de l'.\llennii;ne. et le ( 'odex fran(;ais. et uni- 
\ ( rsellement employés j)ar les pi-aticiens du monde entier. Ajoutons 
<|ii'une ]>art assez ijrande a été consacrée aux médicaments nouveaux, 
surtout à ceux (|ui. de découverte encore récente, ont cepiMidant iléjà 
iiii'i'ité de jMvndre place j)arnii les remèdes ottlcinaux. tels que l'.l'c 
t'iiiilidr. VAiifi/ii/rint', la P/iérdCi'fitw, le Strophnutus. le Sulfoiidl. 

.Min de mettre le lecteur en demeure tle ju^-ei- du dei:;ré d'impor- 
i:nie(; qu'il doit attacher aux médicaments, nous avons fait varier la 
ili-jiosition typoi;raplii(|ue de la manière suivante: Ijcs médicaments 
iiiiiiorfants sont imprimés en caractères ordinaire, avec sous-titres : Ac- 
limi ])h3'siolo,ii;ique — Auxiliaires — Antai;'onistes — l 'saines — Administra- 
tion et doses, l'ourles médicaments d'importance .secondaire, hien qu'ils 
>o';tnt eux aussi imprimés en caractères ordinaires, les sous-titivs sont 



I 



vin PRfiFACK. 

|)liisraro8,uii môme soiw-titrccoinpronaiit X la fois l' ici ion |)liy«iolo|^i(nic 
ot les UHii^es. KiiMu, 1rs siiltstatu-es jifii *'iii|ilovt'i!s on nioin?* connm's- 
«in'ellcs soient dancieiine diitc onde (h'-conveile tivs réeonte, ne eoin 
|iorteiil ancni •? esprcc dt; sons-titres cl sont impriniccs cti canictùres 
[lins petits (Itrevier). ( eii ditl'crcnces, loiilcs t_vpo,i;raplii<ines, perniet- 
lenl à l'élùve en médoeino, pins oncoi\' qu'an praticien, do distinguerai! 
|»remier coup d(eil les niédicanients importants <le ceux qui le sont 
moins on (|ui le sont peu, (il de leur accorder, suivant leur mérite, la 
pai'l d'attention et d'application (jui revient -X ciiacnn d'eux. 

Tel qu'il se pi-csente au pulilic mi'(''cal. ce 'I'uaité s'adresse il la 
l'ois il l'élève en nu-dceino et au praticien. A tons deux il ex])ose la 
^ iliérapeutique géiu'rale, e'oHt-iVflire l'art d'adapter les nu'dicaments an 
traitement des nuiladies, sous une foi'me <|ue nt)iis avons lieu de croire 
éfuinemment |)rati(itu'. IVut-êtrc! aurions-nous pu préparer un travail 
de |)In>: Ionique lialeiiie, être moins solire de détails, accorder plus de 
place aux tliéories. mais cela eût l'ait nu'iilir notre titre même. Nous 
n'avons voulu (piètre iilili- et prati(|Ue. mais l'être dans loiiti' la nicsuiv 
du possible, (''est eu pariie puip" répondre à ce luit (pie nous avons 
(dioisi l'ordre alplialiéti(|ne dans la description des mi'dicaments. Déjà 
mis an faii des i»rincipes généraux dans les deux premières parties : 
.Votions I'Iiémminaihks et .MéiiicvtioNs. le lecteur verra ses reelierche.s 
simpliliées en même temps (pie riMidaes plus laciles par l'ordre alidia 
l)étique do la troisième ]jartie, leipiel lui pennetlra d'étiidier cha(pie 
médicament d'une l'at.-on complète, .sans être olilii^é de parcourir pin 
sieurs elas.ses. comme il eût dà le faire nous avions suivi l'ordre pliv 
.siologiquo adopté ])ar la plu|)art des auteurs. 

Knlin, eluK^ue médicaiiu .,1 est traité à fond en ce (pii concerne la 
j)artie do son histoire (pii intéresse le plus le médecin : l'action physio- 
logique et les usages théra])euti(iues. 

Nous adrcs.sant exclusivement à la ])rofession médicale, nous avons 
cru qu'il valait mieux ne donner ([ue les notions strictement nécessaires 
concernant les détails j)harmaceuti(|Ues (pii constituent la matière médi- 
cale proprement dite, détails dont la pliarmaco]iée de (diac^ue ])ay8 s'oc- 
cupe suffisamment, nous réservant d'appuyer avant tout sur ruction du 
médicament sur les divers apjtareils de l'économie, et sur ses emplois 
dans le traitement des maladies. Nous avons voulu insister sur ce qui 
(.'st réellement important. ])our ne faire (m'eltieurer. pour ainsi dire, les 
détails de moindre ii ilité |»ratique 

L'action physiologique forme, comme cela est assez généralement 
admis, la base de la thérapeutique. Sans elle il est impossible, ù moins 
<lu'on ne veuille faire de rem])irisme pur et simple, d'ap])liquer aucun 
médicament au traitement des maladies l']lleest,à nos yeux, aussi impor- 



IMtflKA ('!■:. 



IX 



f.iiili' (juc I'i-IihIi' lies iimladii'H cllfs mm'iiu'h. iIuhI cllf lormc le coinjiU'- 
imiit i»liliif«'. MIU' j»n''snp|K»si' une (•(»nnaiHsau<t' parliiilt' «lo In pliysio 
loiric fl lie la |>allii)lt)!,'ii'. aussi u'csl-tillc liii-u («iniiinscqiK» ))i;" ct'lui 
(|iii possi'iU' il tonil ««'S lieux Itast's |»:'iucM|)aU's ilc la scii-nci' niiMlical»'. 
Avcr elle, létuile lies usai^es tliérupeutii|iU'H ii't'st plus(|u'un(« tiulu* rola- 
tivcmciit tiiiiie. puisque, ilaiis ttnitc (liônipeutii|Ue nitioiuielle. l'indien- 
tiitii (liMiMile iiatr./i^llenieiil et nécessaireineiil de l'action. Nous avons 
cepi-ndanl donné un soin paiMicnlier à l'élude des usajUjes. coniprenanl 
(pie. dans la pruti(pu>. tout doit aliouir Ii\. et iput la eoniniissance d'un 
nu'dieanunit ivste en<'ore imoniplèle si elle n'est pas suivie de l'ét udc 
a|)))rot'oMilie et mimilien-ie de st's appliealions 

('est eiilin pour donner à eetle dernlùro partie un eonipli^nient 
)»lus dii'eeli'iiienl piMtiipii' ipie nous avons ajouté à l'ouvrai,'!' prin-'ipal 
un ehapiti'e consiui'é ;'i hi 'TufiuA i'K. riQiK si-éciai. K des maladies I.e 
le<'teur V tfouvera. en l'ésnnié. le li-aifenienl de la plu|)ai't des maladies 
(pu se reiicon! nul sous noire elimat. et l'énumération détaillée des 
principaux remèdi's et médicaments employés à K-.ir i^uérisou Cette 
pai'lie aurait peul-Otre exi^é ))lus i\v dévelo|)p»'ii" iits, d • niênie (pm 
nous aurions voulu, pour et re plus complet, traiter aussi ct'rtains sujets 
tels (pie r //y7ro7(r/v(///r. V /•J/ii-froHii-rd/iic. la M(isxot/n'r(i/)lf.. etc., dont 
rimpoi'tanee n'éeha])i)ei\ personne, maisdc's circonstances d'onlre exclu- 
siveiueut nuitériel s'y sont op|tosées. le nonil>re (Uïpatjfes fixé di-s l'alifjrd 
l>oiir i'(.'tle première édition ne pouxaiit êli'c dépassé sans luire cluin^^er 
les (■onditioiis nu'iues de la souscrijition. . ■ 

( 'e 'riiAlTl^; voit le jour liieii loini'leiujisiipivs le lei'me prilidlivemelil 
tixé pour .sa naissance, l/ineeiidie de rétalili.sseuu'iil d'imprimerie où 
il était à se faire — et cela au moment où plus de la moitié de l'ouvrage 
lypolîraplufpie était déjA |»r('''t. a dû nécessairement faire retarder d'au- 
lant la composition el l'iiupressiou nouvelles, ('et inévitaMe l'etard 
nous a ]>ermis — à (piehpie (dio.se malheur est lion — de modifier avanta- 
i;-eusemenl la disposition des uuiti(''res. de faire di.-.paraîtiv cerlaines 
lou!i;ueurs. de faire varier la typoi^rapliie mr-iiie suivaiil limpcu'tanee 
des nu'dicamenls. conune il a été dil ]i|us luiiil. eiiliii. détail impor- 
laut. d'ajouter aux doses iudi(pu'es en «jjrains. onces, etc.. celle du sys- 
l(''n\e nu'tri(pie : n'rammes. etc. ( 'ette dernii-re iiarlieularilé nous semide 
êl re une iniiovalimi véi-ilahle. et devra (' t re accueillie fa\ (traldemeiil . 

Nous croirions mampier à un devoir si nous lu' protilions ]ias de 
l'occasion (pli nous est offerte ici de l'cmercier loiis ceux (pli. (Ic.piu'-s 
comme de loin, ont encoura,u;é notre lalieur el soulenu nos ett'orts dans 
la pré])avali()n de cet ouvraiie. et ])lus particulièrement nos distinifués 
eoll(Wues. les Professeurs de la l-'aculté de médecine de l' l'iiiversilé l^a- 
val A Montréal. Ce livre, préparé au joui' li^jour sous leurs yeux dejtnis 
dix années, ils eu oui approuvé, eu priuci|ie. la ]mlili(alion. nuiis c'est 



il 



iiL moment oh nous verrons phwiom-s d'entro eux suivre notre liunililr 
exemple que nous croirons vraiment avoir fait une (euvre utile. 

Nous remereions aussi d'une niani(\re sp^eiale notre c'diteur. mon- 
sieur .1. M. \'alois. qui a bien voulu entreprendre la partie t\|)(),i;-raphi 
que de noti-e TuAfTi:;. et qui a su la nu'Mer à bonne tin :\ travers mille et 
une diflie.ltés ; aussi sommes-nous heureux de rendre ici hommaiçe à la 
l>ors.H't'ranee. à l\-si)rit de ]ia(ienee et àl'c^ner.iïio <lont il a constamment 
fait preuve 

Notre élève. M. Benoit, qui nous a aidé dans nos reclierclies et (pii 
a compilé en entier la y\il)lc alpha/iéfit/ue. nous permettra de lui faire 
une part dans cette exjnvssion de notre gratitude envers tous ceux 
qui nous ont prêté leur concours dans la tâche dimcile que nous avons 
entrejirise. » 



Montrerai. Octobre iS'.tl. 



BIBLIOGRAPHIE. 



Trolsskau et PlDOUX. — Traité de thérapeutique et de matière médicale, 

1875. 
(iiinLEH. — Commenta ir en thérajjintiqiies du Codex, \S8'J. 
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Squiuk. — Companion to the British Fharmacopœia, 1886. 

The British Fharmacopœia . — Dernière édition et supplément de 1890. 

The United States Dispeiisatori/. — Dernière édition. 

Codex miidicumentarius. IMiaruiacopée rian(;ai.«e. — Dernière édition. 



JOURNAUX V:\l liKVUES DK MÉDECINE. 

L'Union médicale (Paris). 1883 à 1891. 
I^a Gazette des Hôpitaux (l'aris), 1883 à 1891. 
La Gazette médicale de Paris (Pans), 1884 i 1891. 
La Tribune médicale (Paris), 1884 à, 1891. 



BIBLIOOrvAPHrE. 

Le. Bulletin général de thérapeutique (Paris), 1878 à 1891. 

LeH Nouwaux remèJes (Paris), 1885 à 1891. 

La. Revuede thérapeutique médico rhiriirf/ira/e (Pari>), 1888 à 1891. 

L<i Reoue mnnxKe/le des maladies de l'tn/aiicc (Paris), 1883 à 1891. 

La Revue générale de clinique et de t1iérapcvti(pie (Pans), 1888 à 1891, 

L'Union médieale du Canada (Montréal), 1872 à 1891. 

L' Union pharmaceutique (Paris). 1883 à 1891. 

Jja Semaine mcdiculr (l'aris). 1889 à 1891. 

Li/on médical (Lyon), 1882 à 1891. 

Revue iuttriiationale de bibliographie médieale (Beyroutli), 1891. 

The Médical Record (New-York), 1871 à 1891. 

The British Médical Journal (Londres), 1883 à 1891. 

The 'Jheraprulic Gazette (PliilaLiclj.liic), 1888 à 1891. 

The Médical News (Pliil.idclpliie), 1885 à 1891. 

Ihe American Journal of Pharmaci/ (Pluladtlpliio), 1887 à 1891. 

The Western Druggist (Ciiicii^o). 1S88 à 1891. 

The Collège and Cliniatl /ùcord (PliiliulolplMC), 1883 à 1891. 

TheJouruid ofthe American Médical Association (VMcsl'^o) 1883 i 
1891. "" ' 

The Aen-ïoik Médical Jounud (New-York), 1883 à 1891. 

The Médical and ^urgical Reporter (Piiiladol[)Iiin), 1882 à 1891. 
The Archives of M edicine (New-York), 1878 à 1884. (Collection com- 
plète). 
The Boston Médical and Surgical Journal ( Bo.slon), 1883 à 1891, 
The Fpitome of Medicine (New-Yo/k), 1833 ù 1891. 
The Lancel (Lon Iros), 1884 à 1891. 



TABLE DES MATIERES. 



JsoTIONS IM.'KLIMINAIIJKS 1 

Di'fiiiitioiis 1 

Voies (riiitrodiictioii des iiu'dicMiiu'iils. Alt.sorptioii ;{ 

'rniiist'oniiatii)ii.s des im'dicaiiu'iits dans i'orn-ani.sino !» 

lOliiniiiatioi) dos médifainoiits 11 

Modes d'aetioii des médieaineiilH i:{ 

Indiicnees qui modifient l'aeliou des inédieaments 15 

Aceiimulatioii des iiiédicaiiieiits 18 

Synergie des inédieanietifs Assoeialions 1!) 

? Anlagoni^nie des iiu'dieanienls 21 

I Adnnnisti'ation des médicaments 21 

l)()si>s des médieaments. l'osoloyie ;]4. 

Ciassitication des m('<lieaments ;5Y 

MKDICATIONS ;j9 

I — MollIKK Al'l'.rUS m SVSTK.MK NKHVKIX ,'{«) 

A. — Hypnotiques 'ji» 

B — Analgésiques . 40 

(\ — Anestliési(iues 42 

I). — lixeito-moteurs 44 

h. — l)é])resso-moteurs 45 

il, — .Nr'iDIl-K'.VTKlIiS l)f SVSTK.MK CI UCULATOI KK 4(} 

A. — Stimulants du ceur et dos vaisseaux 4(5 

]i. — 'i\)ni(]ues du eœur et des vaisseaux 47 

('. — Sédatifs du eieur et des vaisseaux 49 

lli. — .MoDIKK'ATKrUS m SYSTKMK KK.Sl'IKATOI H K 50 

A. — Stimulants de la respiration , 5(j 

B. - Sédatifs de la respiration 50 

('. — Modificateurs des sécrétions broneinques 51 

1\'. — Modificateurs du systkmk iiKiESTii' 52 

A. — Mo<liticateurs de la (lii^'eslion ou iùipeptiqucs 52 

B. — Kmétiques 5;{ 

C. - Anti-éméli(pU's 55 

D. — Puru!;at i fs .55 

E. — Anti-purgatifs 5J> 

F. — Cholau'oif ues (jO 

V.— MoniI'K AT'JKS Dr SVSTKMK i;UO-!iÉ.MTAI (Il 

A. I)iuréti([ues 01 

B. — A nu rétiques 02 



XrV TABLE DKS MATIÈRES. 

0. — Modificateurs des sécrétions muqueuses génito-uri- 

nairos ti:; 

I). — A pli l'od i8iaf(Uc'S tl i 

E. Aritiaplirudisiaques t;i 

F. — Kinnicnagogues >:: 

VI. — MoDiFrcATEims dk la sÉcnÉrroN suporai-k i^ 

A. — Sudoriliques H' 

B. — Aiiti,s>i<l()ritiquos •:- 

VII. —MoDIKICATKniS DU LA SÉCRÉTION LACTÉK (> 

A. — (lalactagoguos i;- 

B. — A ntigalactagogiies i" 

VIII. — ^lolMI'ICATKIU.'^ I»K LA riIALELÎl ANIMALK d 

IX.— MÉDICAMK.N TS Qll FAVOUISKNT F.A .M ÉTA.MORniOSK l'ito- 

r.HKSStVK Ti 

X. .MÉDICAMKNTS (i\:\ KAV(»HISKNT LA MÉTAMORPHOSE RÉ- 

fuiEssrvH 7: 

X I. — Eé VMîLsn's 7:; j 

X 1 1 . — (Jausti Qf KS 7.')| 

XIII. — Astringents et Hémostatiques 7ii 

Xiy. — Emollients 7^1 

XV. — Pakasiticiues 7:11 

XVI. — .Vntisei'tiqies ET Désinfectants 7''| 

MATIÈRK iMKDiCALE, TIIÉRAPEUTKiUE ET TOXICO- 
LOGIE S4j 

A BSINTl I K À Z I NC 84-(iSt 

PRINCIPES (lÉN'ÉIîAUX SUJl L'AKT DE FOllMULER.... (isô 

TIIÉKAPEITTIQUI'^^ SPÉCIALK .• (W 

AiJcÈs À Zona C!»,')-?!»!!! 

INDKX DES MÉDICAMENTS ET DES MALADIES TiMl 



MATIÈRE MEDICALE 



ET THÉRAPEUTIQUE 



NOTIONS PRÉLIMINAIRES 



Lîi Matière médicale est cotte partie des sciences inétlicales qui 
|'occu)m; de létiule des ivinèdes et des nu'dicaineiits employés dans le 
Iraiteinent des maladies. Klle eompivud la matière médicale jtropre- 
lent dite, la ]diannacie et la tliérapeuti(iue. 

La Matière médicale proprement dite traite des médica- 
lonts au triple point (k- vue physique, chmiique et botanique. Klle nous 
lit l'origine et le li^^'u de i)rovenance de chaque substance, son mode de 
hdture. de récolte et de production, sa composition, ses ])ropriétés exté- 
rieures, sou dc>i>'ré de solubilité, etc. 

La Pharmacie est l'art de reconnaître, de choisir et de conserver 
les drogues simples et de ))ré])arer les médicaments composés. Elle 
"l'occupe à la fois des médicaments otticinaux et aes préparations magis- 
iiles, dos formes ])hariHaceutiques et des modes dadministration. 

La Thérapeutique cnrin, complément obligé des deux précé- 
lentes, étudie s|)écialenu'ut les propriétés des m''dicaments et des renic- 
ps sur l'organisme, et leui*s applications au traitement des nnUadies : elle 
In indi(pie aussi la dose. C'est à cou|) sflr la ])artie la plus intéressante 
le toute la matière médicale : c'est celle dont la connaissance est la plus 
^lilc au 'uédecin. Celui-ci pourra, à la rigueui', n'avoir (piune notion 
jlus ou ni;>ins incom])lète de la nnitière médica' ' proprement dite et de 
pharmacie, mais il lui faut absolument être bon thérapeute s'il veut 
ptre bon ])raticien. 

La théra|)eutique est générale et sjiéciale. (iénérale. elle traite de 
^us les moyens à employer pour conduittre la maladie, moyens consti- 



2 MATlfMlE MftDfCAI.K 

liiôs surtout par les roiiitMlcsot les mi'dicaiiHMils ; s|)t'cialt'. cllt- coiisidciv 
if Iraitciiiriit (le (.•liaiiuc iiiahidio vu particulier, rt lui a|>|»ii(iui' tel ou t(i 
renièdo ou miMicument. .I)an8 lu i)reiiiière, c'est l'ét ude «lu roiiièdi' d un. 
luanièrc i^énoralo (>t son application aux maladies; dans la sec<tnde, c i ^i 
r<'tudedu traitement de ( lunjne atteetion ])ar telle ou telle médication 
tel ou iol médicament. 

(iuellcMoit générale ou spéciale, rationnelle ou empiri(|ue, patlu>i;( 
niquoousj-niptomatiquo, la tliérapenti(piedoi( avoii- pour hut la guérison 
des maladies, et. ])<)ur cela, doit s'occuper <le tous les /v/m(v/c,s. c'cst-iV-dirc. 
<le tout ce qui sert à gnéi'r. Mais ce serait là un cliain|) trop vaste, au^- 
.sc horne-t-elle ord' niremont à l'étude des iiicd (■(iiiinifs. Le talilcn, 
.suivant, construit d'après les dornées de .M. (iuMc i-, iiidi(|ue cla'remeni 
la dirt'érence à faire entre les termes t'emèdc, et i,.c;'ii;;}ni'ut : 



Remèdes 



MoR.ir.K 

or 

l'svcinyiES : 

i.Ml'OXDKIîAni.KS 



PoXDKRAUI.KvS : 



liioi.oi.iyiKS ; 



Pas.fidii'', 
Ainuiir, etc., 
J'>s|M'i'aiicc, 
Courag*', 
Joie, 
Diptructidii.-, ttc. 

Kk'cti'icité, 

('liak'iu', 

Ijiniiièrc. 

.Vppai't'ils iiiécaiiiqiU'.*, 

lîanilaf.'('s, 

11 vilrDtliéraiiio, 

.Miissau'is 

Médicaments. 

'l'nuist'ii.-iidii, 
Saiirnéi'. 



D'après ce qui précède, nous délinii'ons le remède : tout ni/ciit .sw.sri/ 
tiblc defaroriscr la (jtiérisoii des maladies. Nous apjiellercns médicameni 
tout remède pondérable à action intime, ou encore, tout remède qui, dirrr 
tement appliqué à la surface de nos organes, ou leur parrenant apri^ 
absorption, à doses phi/siolof/iques, a pour objet de rétablir leur fonetiovu< 
ment normal, (^ue ce médicament soit administré à doses trop élever- 
ou ultni-ph^'siologiques, il détruit, au lieu de le rétablir, le fonctionnemeiii 
régulier des organes, et devient \\n poison. Le médicament ne se distin 
gue donc du poison que parla dose iV laquelle il est administré et ])ar '( - 
conditions de son introductie-, dans l'organisme. Aussi l'histoire natn 
vcUe des poisons est-elle intimement liée à celle des médicaments, et b 
toxicologie touche-t-elle de près la théra|ieutique. l'our nous, non- 
croyons impossible d'étudier l'action des médicaments à doses normalr- 
sans ensuite considérer les etl'ets qu'ils ])roduisent quand on les donne i 
doses toxiques, do mtMue que l'on ne ])eut bien comprendre l'actinii 
toxique que si l'on connaît d'abord l'effet physiologique. 



ET THKHAPKrTIQlK. 3 

VolKS KINTIJODlrTIuN I»KS MfiDICA.MKNTS. — AHHIlKVTKIN. 

On !i|»|K'llo vok's (rintr(i(lucli(»i. («.'Ili's (|tii. d'mw i-aiiirrr iuti'iitiim- 
alk' (Hi ac'c-idoMtollo, woiii ouvcrtf» aux niL'ditjiiiu'iits, Il ne tant pas los 
i>ntoii(lro avoc k'h lieux (ra|i])liea(i(>u, Km uuMlicaMU'nts |i()iivant r-tre 
|)]>li(|Urs sur u iin])(»rlc (pu'l t-ndroit di' I ôcoMouiit'. 

Ias vuk's (i'introduitiDU so divisent eu eiu(| eatt''<f()rit's : 1'"' les uiu- 
leuses ; 2" la |)eau et lo tissu eellulaire ; H^ les séi-euses et lu surlaee 
BH i)laios ; 4^' les pareuehyuu's ; f)*"' les vaiss(^aux. Klles nv sont ]tas 
^utos, comme ou va lo voir, égaleuient favorables il lahsorptk)!). 

]*■ Muqueuses. — Les niu(|ueuses eoiistitui'iit la voie la plus usittîo 
lour riulroductiou des nu'dicanieuts. ("e sont eelles des appareils di<^es- 
tif, respiratoire, uro-ijénital. visuel et auditif. Les muqueuses ii'aksorbont 
pas toutes avee uu(^ é<;ale facilité. 

A. —Muqueuse digestive. — On peut dire que lu muqueu.se 
di,'j;eslive est la |»rineipale voie d'inti'oductioii des nu'dicaMU'uts ; mais les 
diverses ivi^ions de eette nmcpieu.se u'ak.sorbeut pas toutes é<falement 
bien. Cela varie .n'ee la ])lusou moins grande épai.sseurde l'épitlu-lium, 
Je séjoui" plus ou moins j)rolongé des substanee» dans le tube dige.stif, et 
surtout avee les nombreuses conditions qui peuvent nnxlitier la nature 
des médicaments, en favoriser la dissolution et en diminuer l'activité ou 
mènu' la détruire. 

lioache. — La mucjueu.se buccale sert quekpiefois à l'absorption, la- 
quelle est généralement lente. Ainsi on |)eut 'uire des frictions mercu- 
rielles à la surface interiuî des joues, dans le traitenu'ut de la sy]>bilis 
inlantilc. dé|)oser une dose de morphine sous la langue quand l'intro- 
duction de cet alcaloïde est impossible par d'autres voii-s. Jj'ab.soridion, 
<lans ce dernier cas, e.st assez ra])ide. 

Plutrjinx et œHophatje. — Le pluuynx et l'cesophage n'étant que des 
lieux <le ])assage, leur mucpu-use n'absorbe générakunent pas. 

Kxtoïiiiw. — La j)lus facile, la ])lus commode et la plus naturelle voie 
(l'introduction. C'e.st la seule qui soit bonne pour un certain nombre de 
médicaments: fer, phospluites, liuile do foki de morue, iodurea, alcalins, 
-etc. L'ai-seuic, l'iode, le phosphore, et en général les médicaments irri- 
tants, doivent se donner ])ar l'estoTmic. 

]/estonuic, tout en étant une bonne voie d'absorption pour la ])lupart 
des médicaments, n'absorbe cependant ])a8 aussi bien qu'on le eroiniit. 
iSii muqueuse, il est vrai, est vusculaire et douée d'un é|)ithélium eylin- 
4ri(puî ])eu épais, mais sa surface est peu étendue. De j)lus, la couche 
<le mucus qui. à l'état de vacuité de cet organe, ei\ recouvre la muqueuse, 
-doit s'opjioseriV l'absorption parfaite des médicaments admiiustrés à doses 
fractionnées. Kn outre, l'estomac est rarement vide. 11 est rare en effet 
qu'il ne s'y trouve pas quoique aliment • qui doit nuire à l'absorption 
des substances facilement altérables, cinamo les ulcalo'ides. C'olleH-ci 



* MATikllK Mf:i>I('ALE 

(loivoiit iiiiisi siil)ir cortuincK altc' uiioiis en vonaiil i-ii contât i ;n"( 1. • 
Jicidos (lu suc ^astri(|iu' l't les ferme n(s '•'■ lu diifcstioii. Kllcs y riMicoi; 
treiit, (le ]>Iiis, l'(ixy^(^iie de l'air, nouvelle cause (ralt(''r;ilion. 

Si donc rir.troductioti d'un i^raud i;onilire de int'dicanients > tiiii 
mieux |»ar ri'slonuie (^uc ]iai' toute autre voie, il n'eu est pas d( lêiiu 
des eonijMWs faeileiueiit Hlt(''rul»les, pour les(|u.'ls il faut clierclici 
une autre voie, (pii est la voie liy|»odcrini(|Ue. S'il fuu ce|»e;ida"it li- 
doiiner |iar restoniac, ou d'.vra ( lioisir le luonu'iit où eeliii-ciest vide, n 
los administrer ;\ Jeun, atlendti (|ue o'est alors (pi'ils si'ront le moins suv 
eeptiblos d'être modiKésilans leur structure et leur eomjxisition cliinrKHK 
La facilite- avec iMepudle certains me-dicaments. tels (pie les alcalonic- 
glucosides. etc., s'altùreut dans les voies di;;;estives en )»n'scncc des Si'cii 
tions. ferments, substances alimentaires, etc., nous expli(iue jMiunpioi ( c 
mêmes ro'nùdes jtroduisent i)arfoi« dos ettets si jteu manjUt's. 

Kiiiin. il est des eirconstanees où l'introduction des nn^dicamonts |i;i! 
lestomac devient im])ossil)le. ])ar exemple dans les cas de ii;astrite. 1 
trismu.s, d'd'sopluvgisme, de cancer de la lan<ijue et du pharynx, clie/. K 
mania(pu's. les enfants et eertuines femmes troj» récalcitrantes, il tiui 
ulorw oiicore chercher d'autres voies d'introduction. 

Petit intestin. — Si elle est plus ou moins lente et incom])l«;te daiis| 
l'estomac, l'absorption s'achève dans l'intestin grêle dont la muquciisi 
est trt's lUendue, très vasculaire et ]»our\ue d'un é]>ithiîlium cylindri<|U( 
'• L'intestin grêle, dit (îiibler, est lu ve^ritable voie d'absorption médici 
menteuse, ("est là ([nv. l'absorption s'effectue avec la ])lus gramii 
activitiî et les formes les plus diverses sous le.s(pielles on puisse ott'iii 
r(?conomie une substance (jue l'on a jm introduire. Kn effet, (ju, 
s'agisse de my,tières di.ssoutes dans un corps gras ou dans un liepiid' 
aqueux, il y a toujours là des orgaiie.< actifs (pii se chargent de Kn 
absorption. 11 y a cependant encore 1«3S princijies Jouant le ifdc il 
ferments, la ])ancréatine. ])ar exemple, qui ])euvent, dans une certuiii 
mesure, luoditier la constitution des substances, et par conséquent (i 
UKxlitier aus,si l'activité dynamique. Mai.s, comme l'absorption s'eflectu 
rapidement, il y a aussi des chances pour que ces altéi-ations n'aient |i;i 
le tein]ts de se ])roduire. " 

(iubler ajoute (pTil y aurait avantage à [louvoir introduire les iviii' 
des directement dans le petit intestin. Ordinairement la (diose i- 
impossible. Cependant il conseille l'introduetion de quel(|ues sulistaiin 
e(mjointement avec un corps gras qui, mêlé à celles-ci, les entraîne av^ 
lui dans l'intestin grêle. On ])eut eiu-ore. pour obtenir le même i-ésuli;! 
enrober la substance dans une capsule de gélatine ou de cire, ces cap- 
les n'étant digérées que par un suc alcalin: bile, sue paiicréati(pic. - 
intestinal. Les gommes- résines purgatives sont généralement assez 1 1' 
caces parce qu'elles sont digérées dans le petit inti'stin, et elles agii' 
d'autant mieux (pi'elles n'auront ])as été, au préalable, altérées par 
Kuc gastri(|ue. 



I 



KT TIlftlJAl'KI TIQIK. iT 

(7/us intestin. — hn m\u\\\vum' du ujro.s intontin ii'ost juin (h'stînt'e ù 
al'N>rl''f : (oiH'iKlaiit U' irctuiii et l'S iliiKuic sont «le Itoniu'M voies 
diiiirodui-tinii fl d'iih^orptinii dos iiH''di<aiiK'iiis ; la nuKpK'iist' est très 
vasculaire. à siirliic" éleiiduo, à épithéliuiii peu t'|)ais. à sik-nHions pi'U 

. alioiidaiites. 

Iiilén«'ui\ ù l'f'sloiiuic |»(>ur «nK'IqiU's sul»stanc«'s. la imiquensf rec 
talc lui est ;iii|it'i''u'iirt' pour d'autres. Ainsi les aliments <jui. eoninie 
l'amidon, e.xii^eiit une eeriain-- élaboration ]»réalal»le. ont peu de 

• chanee d'être absor'it;-' par cette voie; de même een.K ([ui nécessitent, 
pour leur alisorjition. la présence d'un acide, sont moins liien ahsorliés 
ou ne le sont pas du tout, à moins (pi'on n'administre un acide en même 
ti'uips. I*ar contre, le vin. l'alcool, pcuvi'ut être int rodnils dans le rectum 
et leur ab.sor|»t ion v est n-lativemcnl tac de. .Mèn'c remarqu'' yiour les 
suli^tauccs azotées ([ui .sont scdnhles. Tout le uuinde reconnaît l'etfîca- 
ciii' des laN'cmcnts alimi'utaires dans les cas d'inanition. .\ tout preiwlre, 

■ ec|ii'n(lant. l'alisoi-ption des aliments par la nunpiense rectale, pour s'ef- 
t'ciiuer avec une facilité relative, n'est ni aussi ])ari'aiu' ni aussi ra|)ide 
que par les premières voiis. à l'état de santé. On n'y a reconiN que 
quand l'étal de l'estomac, du petit intestin, etc.. ne |»ermet ])aH dv 
8 adresseï' à ceux-ci. 

Il y a plus. \a' rectum serait, dans un certain nomi)re de cas. uni' 
Voie d'absorption sujjérieureau.x autres. Ijcs expériences de Dupuytrt i. 
Ortila. Houcbardat. etc.. ont démontré (|ue l'absorption par le rectum 
esi préférable à l'absorption par l'estonnic poui' un certain nomore de 
rciiiè(les. à la coi\dition toutefois que ce i-emède n'exige pas d'acide pour 
8e liissoudiv. • l'ar exemple, une solution d'opium, de belladone, de 
Stryclinine, (*st absorbée avec une plus y;rande facilité par le rectum et 
l'S ilia([ue (|ue |)ar l'estonmc lui-même et parle petit intestin. ])arce que 
Vi'stonuic retient si loiiiftemps les matières, il empêche pendant un si 
loui;' espace de temps leur absorption, (pie souvent elles .sont alté»"ées 
lorsqu'elles parvienuent î\ l'intestin ufrêle. Kt ici, non seulement l'ab.sorp- 
tion est plus rapide, mais encore elle est ])lus complète, vu l'absence des 
«auses de destruction" ((îubler). Ce n'est pas tout. Il est des ca.H où, 
piii' suite de nuda<lie de l'estomac, il devient impo.ssible de faire pénétrer 
les inédicamcMts ])ar ce dernier ortçane : de même dans les emi)oisonne- 
intiits par les irritants ou les narcotiques: on ]ieut alors s'adresser au 
rii tuin. l'ar contre, il est des circonstances où on ue |ieut sonirer à 
l'aiisorption rectale, comme par l'xcmjtle dans cei-taincs mala<lies du 
rcriuin onde l'anus: cancer, tissniv. rétréci-ssemont. diarrhée, dy.sonterie. 

B.— Muqueuse uro-génitale.— l'r.s.s/*', urèf/irr et niijin.—hv^ 
-uiu<iueuses uréthi'ale, vai^inale et vésicale ne sont pas faites poui' absor- 
ber, et n'absorbent pa.s à l'état .sain. Privées de leur épithélium ou 
.ulcérées, elles absorbent, ain.siquela clinique l'a plus d'une fois démontré. 



6 MATIËIŒ Mf:UICALK 

(Périls. — liii imiqucusc \it«'riii(' alisorbi» tn'^s tacilciiioiit : (•(•|u'ii(lnnt 
ollo ni' doit pas ("'ii'i' choisir coiiuih' V(»ic d intrddiutioii, vu les accident- 
qui [HMiVfint survenir: cudoinctrif*'. iH'ritoiiitci'tc. Ijii mu(|UouHniiténiii 
no sert (|U(' de lieu d'applicalioM dans les nuiladies de 1 iilérus. 

0. — Muqueuse oculaire. — lia conjonctive absorlte très hicu 
certains niédicanieiits, telscpie les Miydriali(|uesel les ruyosi«|ues. ein|)loy('> 
dans le ti-aitinu-nt de (|iielf|ues nuiladies des yeux. ('ett«( nuKiueuse ni' 
doit pas «"'tre utilisée, eoninii^ voie d'al)sorption, lY d'autres tins <|ue celle-hV 

D. -Muqueuse auditive. — I-a muiiueuscMle la ii ipe(rKusta- 

che et de la cavité du lyn au alisoriie Inen. nniis ou ne s'en sert p:i> 
cornnu' voie d'introduction. 

E. — Muqueuse re::piratoire. — La unupu-use nasale alisorlu'. 
mais, hormis l'inti-oduction di' la niorj)hine, on ne s'en sert guère intcii- 
tionnellement [)our faire absorber les inédieaineiitH. 

"La nnupunise des voies rcspiraloiri-s proprement dites : hiryn.v, 
trachée, broncdu'set alvéoles pulmonaires, dit (Jubler. est une des surfaces 
(|ui otlrent le plus de facilité pour l'absoi-ption nu^dicaiiienteuse, et le 
nombre des médicaments inli'oduits par ci'lle voie va toujours croissant. 
On ])eut introdiun-. par les voies respiratoires, des gaz, des vapeur>. 
(les licpudes à l'état tluide ou pulvérisés, même des solid«'s, soit en poudiv 
soit ei\ suspi'usion dans un licpiidi-. 

On comprend aisément (pie ll^s ga/. doivent facili-mcnl s'ab.sorbci' 
parles voies respi rat oirt's, dont hi muipieiise, très étemlue, très vaHcii- 
laivo, e8t douée d'un ('pitliérum très mince. Cette absorption des gaz est 
éminemment rajiideet î»xuve ; on en ade8exemi)lesdans radministratioii 
du (diloroforme. de l'éther. des ]ioisons .septi(|iies. etc. li'absorptiou dc.> 
li([uides par ces voies est, elle aiussi, très active, sans l'être autant, toute- 
fois, que celle des gaz ; toutes les Mid)stance8 que lew liquides peuvi nt 
tenir en dissolution .sont également absorbées avec eu.v (^uant il l'ali 
sorptioii des solides, soit à l'état de ])ou(lre, soit en suspension dans un 
li<iuide, elle ne fait pas le moindre' doute, et l'on connaît les accidents' 
pouvant survenir par l'introduction, dans ks voies aériennes, de )ous.siè- 
res toxiques : sels de plomb, d'arsenic, etc. 

2^ Peau et tissu cellulaire. — La peau ab,sorbe ; elle ab.soil.o 
d'autant mieux et d'autant j>lus rapidement que son épitbélium est 
moins intact et (pie la substance à absorber est ])lus volatile. 

Jja ])eau recouverte de son épidémie intact n'absorbe ])as les liqui- 
des ou ne les ab.sorbe qu'en quantité intinitésimale ; on doit en dire autant 
des substances dissoutes dans l'eau. 11 ne faut donc pus compter sur les 
eft'ets généraux des bains médicamenteux. Dans les mêmes conditions, 
la peau n'absorbe pas ordinairement les solides ni les sub.stances pulvé- 
lulentes insolubles. On prétend que les poudres sol u blés, déposées sur 
la peau, peuvent être absorbées à la longue, soit en se dissolvant nature 



KT TllfllJAI'KlTIQlK. 7 

U'iiu'iit, Mitit pur l'actidii «U-s iiciiK-H lU- lu «lu'iir. l'i' inf-iius K-h iiu'>(li(a- 
Iiu-nfs solides, iiicoriioivs imx cui-its i;ras. pciivciit s'ulisorluT pur la peau 
îiitiicte ( Udiissi'i). iin''im« fil ralisfiicf de toiiti' tViriioii ; iiiaiM il l'.sl pm- 
halilc (iiif la (piaiilili- al)s«irl)i't! alors doit Otiv trÙM iiiittlnu», foinme dans 
II' cas <l»'s li(|uidos. 

ha pi-aii rcvOtuiHlow»!» épitU'riii(> intact aliHorlif K-s siilistanccs vola- 
tiles cl -ra/cuses. Ce fait est aujourd'hui hors de doute; lahsorptii)!! 
(le liodeù la suite de Imdi.i^'coiiiiaiiesà la teiiituriMliodc ou d'applicatioiiH 
de pommade à l'iodiire do potassium, eelle de l'étlu-r. du camphre, «les 
t'Hseiiees, etc.. sont loiiiuies de tous. S'ai>sorlieiit aussi de cette tuvon, 
d'apivs (iiil/ler. les alcaloïdes oriiaiiiipies doués de volatilité : nicotine, 
utri'iiini'. cicutine. etc. Ij'alisorption des suhstances volatiles et n-a/.eiiseï* 
est toujours plus active .si elles sont incorporées à un corps i^ras. 

La peau doiil ri'pidcrmc n'est plus intact, mais H été unuiici, dissous 
ou enlevé en partie, ahsorhe facilement K-s li(piides et les médicaments 
incMi'porés :'i des corps y-ras. On peut amincir i'épiderme en le t'rii'tioii- 
Ift luiiii plus ou moins éneri^ifpiement : des lavai^esen enlèvent les matières 
et laiiiîères et l'enduit séhacé. On peiii le dissoudre au moyen à'uii alcali 
ou de rucide acétique, ou r»'iilever en partie au moyen d'un ruhéHant 
comme la moutarde. Favorisée par ces divers moyens, l'iilisorpt ion .se 
tiiil toujours assez, lentement. (Je.st l'idisorptioii iliii-épiiliriiiiqut', 

d'i-taines parties de la peau soni. pK's <|ue d'autres, lavorahles à 
I :il).sor])'Jon ; les jilus .sensihles sont lu fuce interi!"<les membres, la ju^au 
(le rahdomen. le ])érinée. Fjc ])li de l'aine et la peau de l'aisselle n'ab- 
soi'hent ]ias aussi t'acilement (pi'oii serait dis]>osé à !e croire. I;a iiaiimo 
des mains et la plante des pieds irab.sorbeiil pas, étant donné l'épaisseux' 
les couches épithéliales. 

Mais si I'épiderme e.st enlevé tout à fait, soit accidentellement, soit 
Fpar raj>plicatioii d'un vésicatoire. l't (pie le derme soit complètement 
[dénudé, l'absorption est alors très rapide et se fait par les vaisseaux <iu 
Hlerme. ("est rabsori)tioii (lid-dcriDiqnc. On en a des exemples dans 
l'absorption de la morphine déposée sur le derme mis tY nu par un vési- 
fcatoire. dans celle de la caiithariiline contenue dans le sérum d'une 
[phlyctèiie cantharidienu". dans celle (pii se fait :Y la suite d'ajiplication 
|(le médicaments actifs sur la peau affectée d'eczéma, dimpétiiço. etc. 

Les parties profondes du derme absorbent aussi bien, sinon mieux, 

Ique les couches superficielles, et I^afargue a utilisé cette ab.sorjition cnto- 

ulirmirpir jMiur f'airi; jiénétrer dans récimomie les substances actives, 

^comme on introduit le virus-vaccin, ("est |»articulièrement de cette 

|Jaçon que Ion introduit la cocaïne quand on vent insensilnliser le derme 

lavant lu section de la jieau dan.s certaines opérations. ~ ~ 

Si le derme, riche en vaisseaux, absorbe avec facilité, le tissu cellu- 
Maire sous-cutané, plus riche encore, es) éminemment ]>ro}»re à l'absoi'p- 
ition, et celle-ci .s'y opère avec une étonnante rapidité. Aussi la méthodo 



ê MATlf-'.HK MKhlCALK 

filf/0//rriiiii/iir coliHlillU'-l cllt' le iiin\ rli \v |»llls |iiil-t'ait cl le |illls |»n>lii|il 
il'aMMurfi- \vs «<tti'l.s (U'H iiii'tliniiiiriitH. Le tinsii ct'lliiliiiri' aliHnrlH' Hiirtoiii 
l<>H |iriMi'i|ii>H m-tils : al(-iili>ï<li>s. «'le, cl i-ii ijt'iit''ral lotîtes |»'m siilmlaiH't'H 
li<|lli<l*'> <lipt^^ollll's. Les |Mi||(ilvs iliNoIllIilcs. cdIIIIiic le caloliit-l. iiciivciil 
M'ahsoi'lii'i' par ccllf voie, iimiIh ral)sor|ilii)ii i>ii est plus txi inoiiiH K«iil«'. 
'. Il la iHMH'ssih'd'inunlissitlulioii pivahililfilu la )i<»ii(lrt' dans le li<|iiiilt' (pii 
loii^iu- li's I issus. 

Voici, «l'apivs (Jiililc •. les rcj.îi(»iis»pii almorlicm le mieux : !"• iv^ion 
(ieM teinpi's et des Joues; "i'^' région liypo^astri<pie ; •{*■' partie antéricuic 
du thorax : t*"' reliions sus cl sousm laviculaire ; .')" face iiilerue du lu'a.s 
et de la cuisse ; U" iiiKpie ; 7" partie cxleru»' de la cuisse ; H" partie t'X 
leriie du hras : !•" partie exicriic de l'avaul-ltias ; l''";uinl)e; 11*' dos, 

:{" Séreuses et surface des plaie».— 'i'al»- ition se fuit faci 

loiueiit par la surface des plaies, et fréfpiemiuen* des a.cideiitH survien 
lient de celte façon, [lar suites do i'u]>plicatioii de li(|uides toxitpies. Iic> 
séreuses alisorliciil énalenieiil. mais lu- constitiu'iit pas une voii* facile 
d'inlroduclioii des iiiédicaïuenls. 

4" Parenchymes. — Les sulistunces actives introduites en dissolu 
lion dans l'épaisseur des paroiich3'mes sont alisorhées et jiifxluiHont lY la 
fois des effets locaux el <;éiiéralisés. 

.')" Vaisseaux. — Les vaisseaux, artériels ou veineux, offrent une 
honni' voie d'int rodiiclion <lcs médicanieiits dans l'éconoinie. sans (pi'il 
Hoit hesoin d ahsorption préalahle. l)e celle manière on introduit le 
siinn-. le lait, les stiiniilants. 

Conditions qui font varier l'absorption. — I/ahsorption n'e.si 
j»!i8, dans tous les cas. é^alenienl facile ni éifalenient rapide. Nous venoii> 
de voir<pic la rapidilé de l'ahsorption varie avec les voies diiilroductioii : 
les suhslanccs <j;a/i'iiscs ou volatiles .s'alisorheiit 1res ra]»idemcnl par lc> 
voies respii-al (lires, plus lentement ])ar la ]teau ; les suhstanees liquide.^ 
s'ah.sorhent mieux jiar le tissu cellulaire sous-cutané tpio par les voies 
di^estivis ; l'alisorption est plus vapidi- «piaiid l'estoniac et rintcstin son! 
il l'état de vacuité ; elle |)eul être 1res relardée dans le cas de jilénitudi' 
de ces orijjanes. Mais outre ces conditions, il en est encore d'autres (pii 
tiennciil. d'un côté au médicament lui-nu* me. de laulrcà l'ori^'anisnic 
(jui le reyoit et à l'étal de la surface ahsorhante. 

Kn rèy'le iféiiéralc. un médicament u'a/eux s'ahsorhe mieux (pi'uii 
médicament liipiidc. cl celui-ci mieux (pi une suhslance solide. IjCs formes 
licpiiihvs: .solutions, etc., doivent donc loujoui'sêtre préférées aux formes 
.solides, poudres, jhIuIos. Aucuiu' siihstance solide, Holuhle ou insoluhlc 
ne jH'Ul ("'tre ahsorhée sans avoir été pivalahlement (lis.s()ute. iiCs suhs 
tances or<;aiii(pies (o|iium. aconit) sah.sorhenl plus facilenienf (pie les 
suhstances in(ir,i;ain(pi(^s (fer, aiNcnic). Cette dernière n'gle. cependanl. 
est susceptiltle de ipiel(|ues exceptions: ainsi l'iodure de ])otaHsiuin .s'ah 
sorbe avec une cxtrOme facilité ; quelques alcalins sont dans le mt^'ine cas 



KT TUftlSAI'KI TIQl K. '•» 

I, Ci^v ilti sujot iiifliu' .sur lit rapiflil»' ilr ral)Hor|ilion. Clu'Z les ji-uiios 
hiijrN. lu nutrition i^ônt-niK' «'tant |>Ims a( tivc. ralisi»r|iliiin st- fait niii'ux ; 
<'llr est Ifiilf «II»'/. If vicillarti. Kn <.nliv. dans ci'rlaini's maladit-n, l'ai) 
s<.i|tti.>n est |ircs(|ut' nullf. ot. à <•»' pr(»|K»s. nous nu'ntioniu'nMiHrn pai'li- 
(•iili( r riivstvrii'. IMiih Ich siirfaci^H w»nl ('tciiduos. |iiTin<'al)U's cl rii-lu'- 
incnl |»(iiirvncsil«' vainscaux. plus lacilcnu-nl olh's ifiisorlicnt. liossiirliicrî* 
niaia(l»>. l'ntlaniiin'O.H. pai-alysi-cs. alis< ild-nt moins liion. Ainsi l'ultsorji- 
tioM par ri'slomac est pi-i-scpu' niilU' dans la ^'astrit»'. 

li'au^iucnlationdohiitreHsion t-xtérii'inv. la diiiiiiuition tW lu tiuision 
vasfidaiiv. favorisent (l'anlant l'alfsorption. 

TK \NSKoKMATI(»NS ItKH MÉIttcAMKNTS DANS I.oUMANISMK. 

De ipu'lcpn' fa(;on fl soiis (iiui(|nc foiin»' ipic If nu'dicaim'iit soit 
int induit dans rrcononiio. il »'sl rai-c ipi'ii lu- s(diiss(' pas <pn'l(nic (duin- 
^t-nu'nl, soit dans U's voies ])ar lescpielles il est alisorlié. soit dans la eirt-u- 
Julion, soit dans U's tissus où il est pofté. soit eiitin ilaiis les rései'voirs 
pai- les(piels il est éliminé. Ces elian;'-ements sont. U's uns pliysi<|ues, les 
uutres eliimiipies. 

Dans l'estoniae. nous trouvons, à l'état normal, des substances tn\s 
actives : les aeides laetii|ue. ehlorli\<li'iiiue et pliospliori(|ne. des ferments 
normaux tels <jue la |)e]).sine. certains feinu'iits accidentels em|tnintés à 
i'atmosplière ou développés sous l'inflnence de la décomposition des 
HKilières alimentaires. KiiHii.il va \i\ (U's ya/ alinospliéri(pies. sans 
compter l'eau. Lu présence de et's nombreux ;.;;ents dans l'estomac a 
souvent pour eHet de transiormer le médi> îiineiit de maniéiv à en fuvo- 
risiM'. diminuer ou anéantir l'action, suivant les cas. Li's suhstanci-s 
oiiiaiii(pies, en particulier les alcaloïdes, (piisoiit éminemment ullérahles. 
peuvent épxHmver, «Tuprès (Julder. des (dian^eâiients coii.sidérables dans 
U'.ir composition, cliaimemeiils (pii »'n rendent l'effet alisolument nul. 
Il faut donc èiri' en ifarde contre cette .sorte de diy;estion stomacaU^ des 
m('(lieament!--. dont nous avoiisdéjà parlé plus haut. Les acides de l'esto- 
mac, pur [contre, servent à auf^menler la .•<oluliilité des s«^|s. la plujtart 
•<les sels étant d'autant plus sohiMes qu'ils .sont plus acides. Ces acides 
salifient aussi les liases. Ainsi, les oxydes de fer. insoliililes. sont salifiés 
•ci s'alisorbent. Kntiii. ces mêmes acides décomposent lescarlionate.s, et. 
liiiîce il ruction simultanée de roxygèiie (jui les oxyde, di.ssolvent les 
jiHtaux eux-mêmes. 

|)ans l'intestin, dniit U^s sécrétions sont alcalines, 'es s al)staiices avides 
siMit salifiées et deviennent plus facilement ali.sorliahles : les lial.samir|ues 
siiiii émulsioimés. saponifiés dans II liquide intestinal; certains médica- 
ments, tels que le phosplion-. le soufre, sont |»lus facilement dissous par 
]< s corps i^rus confenus dans l'intestin. 

lies (fil-/, très aliomlants renfermés dans le tiil>e dii^estif : liycii-oyène 
Milfuré. r.ulfhydrate d'ammoniaipie, ont jiour mission de convertir quel 



10 MATikUE MÊ1)ICAI-H 

ques kc'Ih on sulfures, et c'i'h c. qui ii lieu )m)U1' It- fer. le liisinuth et l( 
zinc • (lo là. ]»iirtois. lu eoulyni- noire des selles. 

Les elilorures qui se rencontrent dans tout le ])iirc()Ui's des voit'- 
dii>;eHtives jouent un rôle iMiportiinl. ■ Les ( Idorures des premières sec 
tions, dit (lubler, ont le sini^ulier privilètçe de se combiner avec ceux di- 
deniières. de manière à tonner de véritaliles conilnnaisons dans lesquelles 
II' chlorure alcalin Joue le rôle de base et l'autre celui d'acide. Il se jn-d 
duit alors des elilorhyilrates de chloi-uri's (jui ont pour |)roprictt' dT'trc 
très 8olubles, tandis que les autres sont très dilticilesà dissoudre." 

L'albunnne enfin, qui existe au.ssi dans tout le tube diLCestif. remplii 
un rôle auijuel on accorde généralement trop peu d'attention. Non seii 
U'Uicnt elle est nn ai>;ent d'émulsion. mais elle sert encore à dissoudre 
certaines substances, comme les mercuriaux. avec le.scpiclles elle se com 
bine pour former des albuminates. 

Dans le sani;-, milieu alcalin, les substances acides ]ierdent leur 
acidité; quelques sels sont transformés, les carbonates, par exeni})lc. 
passant à l'état de bicarbonates; certaines s\d)stanceM se dédoublent, r.</. 
l'acide tanniipii' se dédouble en acide ii'alli(iue et en ^Ivi'ol ; <(uelques 
médicaments sont désoxyi>"énés, d'autres, et c'est le i»lus ni'and nombre, 
sont oxygénés, c'est-à-dire combnrés. r.</. les acides végétaux. Ces chan- 
ii'ements éprouvés par les médicaments dans li' li(piide snni;'uiii sont de 
miture absolument cliimi(pie et sont loin d'égaler, vw nomlire et en im 
portance. ceux <|\ii se passent dîins les tissus eux-mêmes, lis sont ])eii 
nombreux, attendu (pie le sanu' \w fait (pie servir de véhicule aux médi 
canients; ceux-ci ni' subissent en ii;énéral les modiiications nécessaircN 
au point de vue de leur activité que quand ils sont ivndiis à la liberté, 
e'est-à-dire quand, sortis des vaisseaux, ils pénètrent drîis l'épaisseur dc- 
tissus ou ap])ai'eils sur lesipiels se ])ôrte leur action. 

Si les ti-ansformalioiis subies ])ar les médicaments dans le sani^- lui 
même sont jteii nombreuses, cela est dû vu ii'rande )>artie à ralbumiiie. 
qui joue ici encore un rôle important, lequel consiste à tenir ces substan 
ces en dissolution dans le saiii^. et à les empêcher ainsi de se combiiu ■ 
avec un certain nombre d'autn's substances pour lesquelles elles ont ce- 
pendant la plus <>'raiide altinité ((iubler). On cite, comme exemple, le 
chlorure de barium (jui. rencontrant dans le saui»; le sulfate de soude, ne 
se combine )»as avec celui-ci. ce (pii lui seriîil si facile, et cela tout sini- 
jtlement parce qu'il n'est plus libre, étant déjà uni à l'albumine. 

11 n'y a ])as de doute que c'es'. dans les tissus (jne les médicament- 
épi'ouvent les transformations les plus impox'tantes et les plus com])lètc>. 
Une fois transportés dans les tissus et or^-anes par le i>ang qui leur a 
servi de véhicule et dans lequel ils ont cheminé les uns à côté des autres, 
les médicaments sont, comme nous l'avons dit, rendus à la liberté, et là, 
en contact non seulement avec toutes les substances (pii servent à ht 
nutrition ou qui en jiroviennent : oxygène, acide carbonique, albumine 



KT THfiHAPEUTIQUE. U 

mvc. Ole. mais eiicoro avec los rii'nuMits aiititoniiqiu's eux-inêtncs. il* 
t'oriiieiit <k'.s coinliiiiaisoiis. (k-s »'cliaiii<:c's. i'|»iv>tiv('iit des (it'liouiilcnuMits, 
(it's coinluistioiis. à la l'avi'iir (k'S(|iK'ls ils itrmiuisviit K-iii's cltVts. l'n t-or- 
taiii iKiiiilii'c s.'iiK'iiu'iit (li'ccs transfoniuitioiisintinu'siumHsoiit comuics; 
la iilu|iarl. il tant hioii l'avoiu'i-. restent ciicon' lettre morte pour nous. 

l'our li's métlicaments normaux, en ett'et, lexidicalion est toute 
sinijik^: ces sulistances. misi's en eontaet avec les tissus, s'y (lc|iosent en 
lorxiant jtartie inti'',t;-ranle des ('Icments iiistolo,u;itiii^'« : •'' l>lios|iliore 
s ineori)ore aux tissus nerveux et osseux : k- l'erse eoml»ine aux <>;lol)ules 
sanguins; la chaux entre dans la t'orniation «les os, etc. Mais s'il s'agit, 
des médicaments à action eonii>lcxe. surtout des sultstances vci^ctales. en 
liarliculier des alcaloïdes, il est impossible de dire (luelles altérations \\n 
pciivc^nt suliir dans les tissus, en présenee (k's élémentH snr lesquels se 
porte leur action. Ce (pii est eerlain. c'est (jne ces snltstanees sont plus 
ou moins |)rofondément modifiées dan.s leur composition. pius(|u'on n'ui 
rcti'ouvc (ju'un très petit nomlire (|ui soient éliminées en nature. 

ÊMMINATION KKS .MÉDK A '• '" .... 

[hw fois ]»arvenns dans les '" -us ou orii;anes. les médicaments y 
-('•journent un temjis plus ou n- .mis loiiii", suivant les cas. — <piel(|Ues-uns 
Il V séjournent ])as .lu tout, — puis sont repris ])ar le torrent circulatoire 
i n même temps (pie les produits <le la dénutrition, et tinalenvent éliminés 
;m dehors, ])lus ou moins modifiés dans leur com])ositioii. Ia's urines 
-ont la voie principale (l'élinniiation : puis viennent l'exhalation ])ulmo- 
iiaire. la sueur, la salive, les sécrétions ga.stro-intestinales, la hile, etc. 

L'élimination des médicaments, comme leur ahsorption. est plus ou 
moins prom]»te suivant ]ilusieurs circonstances tenant. K's unes au médi- 
lament, les autres Y l'organisme lui-même, l'ius une suhstanci- est 
volatile ou instable, plus raiùdenu-nt elle est éliminée. J^es mé<licameiits 
volatils: (dilorofomui. alcool, nitrito d'ainyle, n'étant qu'en dissolution 
dans le .sang, sont repris très facilement ]»ai' la circulation et s'élimiiuMit, 
ne faisant pour ainsi dire (|ue passer dans les tissus. Les médicaments 
iirg; M(pu>s : opium, aconit, etc.. surtout les ."Icaloïdes. sont aussi rejetés 
promptement, nuiis './.oins qiu' les corps volatils. Ce sont les substan- 
ces minérales (fer, ai-senic, nu'reure) qui séjoui'uent le plus longtemps 
iaus l'organisme, attendu <|n"ils se combinentaux éléments anatoniiques 
>t restent comme attac liés aux organes. La rajiidité de l'élimination 
'St alors subordonnée à l'usure <les éléments histologiciues eux-mêmes, 
.('Ile-ci étant plus ou moins rapide suivant les tissus. Les sels: bro- 
mures, iodures ou sels neutres, s'éliminent assez, rapidement, nuus pas 
;iiitant (pie les alcahyides. On peut donc dassitier comme sidt les 
niédicaments, d'après la ra])idité d'élimination: l*-' gaz. médicaments 
volatils et substances qui .s'en rapprotdient ; 'Jy malièn's i)rgain(|Ues. 



Ï'I MATIÈRE MÉDICALE 

])rinci|)alcnu'nt les priiiciiu'H ut-tifs alc-aiowk's : H*^ k'In : lu-oinures, iodu- 
ros, sels m'Utivs; 4''' sui)sta]ifes iiiiiK'i'iik's : arsi'iiic. iiu-rcun'. aiitiinoino, 
l'er, ziuf, otc. 

Le de<>;iv de soliibiliti' (l'un iiu'dicainciit a uni' inHuoiicc numjuée 
jsur la rapiilité do son élimination. Plus il ost solnhlc. |>lusraj)i(k'niont il 
s't'IiiniiK'. Toutes choses éijjak's d'ailleurs, plus une substaïue sera 
administrée à doses élevées. ])lus abondamment elle sera éliminée. On 
])eut aussi ])oser en thèse y;éiiéi'ale que les médicaments sont rejetés avec 
d'autant plus de ra|)idité qu'ils s'éloi;.!;nent davantage des principes 
constituants de l'organisme. Ainsi les sels de .soude sont moins rapide 
ment éliminés (|Ue les ,sels de i)otasse, ceux-ci étant ])lus hétérogènes 
dans le .sang. 

J)e mènu' que ])our l'absorption, ITige influe beaucou]) sur l'élimina 
tion, (pli est d'autant plus active que le sujet est plus jeune. 

Les niédictiments ne s'éliminent pas tous également ])ai' les diverses 
voies (pie nous avons énuméi'ées. Ils suivent, d'après l'exitression de 
(iubler, la voie de leurs .semblaiii"s. ou du moins de k'urs analogues, s'il 
y en a. c'e.st-à-dire <pi'iîs ,se dirigent de prét'érenct les émoiu-toires 

dont les sécrétk)ns rent'erment (k'jà de et s mi'uK. abstances ou des 
substances analogues. Ainsi, règle génénik-, les médicaments volatils 
-s'éliminent de prétéreiici' par les pv'.'.iuons et ])ar les glandes sudoripaivs. 
mais surtout ])ar les j)oumon.s, tandis (pie les substances tixes |ias.sent 
davantage ])ar les reins. Ij'alcool, le chloroforme, le nitrite d'amyle 
])a8sent par les ])oumons. Les alcaloïdes vont un |teu partout, suivant 
les transformations qu'ils subissent dans l'organisme, et la forme, alca- 
loïde ou sel. soTis liupu'lle on les administre. liCs alcaloïdes jini-s vont 
aux voies respiraloirt's et à la peau, les sels ])assent ])ar les reins. Les 
sels neutres ])assent i>res(pie tous par les reins <le môme que les substan 
ces saliliées : résines, cantharidate de soude, etc. Les résines s'éliminent 
•en général par le rein et par le foie, les huiles essentielles par les ]»ou 
mous et les glandes sudoripares ; si une partie de ces esseiu-es est oxydée, 
elle ])a,sse i)ar l'urine. Les acides s'éliminent avec la sueur et l'urine, 
les alcalins par l'urine surtout et ])ar les glaiules salivaires. J^es métaux 
passent ])ar le rein et le foie, celui-ci étant l'organe dans lequel ils se 
déposent de préférence. 

Kn s'éliminanl, les médicaments exercent pres(pie tous une action 
locale sur les surfaces de sortie: rein, peau, muqueuses, glandes, etc. 
Ainsi le mercure, élindné par les glandes salivaires, produit la salivatk»» ; 
les sels neutres, élinunés jiar l'urii.e. en augmentent la sécrétion. 

11 est des médicaments (pli sont éliminés tels (pi'ils ont été absorbi's ; 

il'autres. et c'est ])eut-étre le plus grand nombre, sortent de l'économie 

plus ou moins altérés dans leur coni]K)sition, aussi ne les retrouve-t-on 

junuiis intégralement dans les émonctoires ou diins les produits g' eséci-é 

tion. Ordinairenieiit il en man(pu' une certaine quantité. Il y i à eela 



KT TIlÊKAl'El'TIQrK. lî 

(l(!ux raisons primipali-s : iiii])C'iii'cti()n de nos nioyons de rechcM'che, à 
la favi-nv de laquelle certains ('oni])os('s et ]>roduits tie di-eotuposition 
éeliapiient à I investi;jfation, et destnietioii d'une partie <li! la suhstunce 
duiiH l'éeononiie. On iieut, avec (lubler, poser les règles suivantes : 

1" (^uand il s'agit do conilniuiisons très stables et surtout de subs- 
tances ndiiéniles. ou encore (piand les attiiiités sont très faibles, le 
médicament pi'iit ])asser absolument inaltéré ot on le retrouve tel. ( "est 
le cas des carbonates, nitrates, sulfates, silicates de ))Otasse et de soude, 
des sels alcalins, des bromures, iodnres, cbloinire.s, des acides minéraux. 

2" Si les eoml)inaisons sont très in.stubles, ou s'il s'agit de subs- 
tances organiques, et si les affinités sont très ]iuis.santes, la ])lus grande 
partie du nu-dicanient pourra être altérée, nuHiitiée de diverses l'ayons, 
ou même ))lus on moins complètement détruite ; il en e.st ainsi de 

f l'alcool, des alcaloïdes, de la plupart des comjjosés végétau.v. 
H^' Il y a entin le cas intermédiaire où, avec un certain degré dafli- 
' ' nité. la substance ]»ourra être en partie altérée, et se retrouver. i)ar consé- 
(pienî, dans les sécrétions, en partie inaltérée et telle quelle avait été 
§ introduite, r. g. ([uinine. tannin, livpochlorite.s, etc. 

MODKS J)ACT10N UES MÉDrcA.MKNTS. 

Les médicaments peuventagirde trois nnmières dilférentes : mécani- 
([uement, cbimi([Uement et dynamiciuement. 

Action mécanique. — (Quelques médicaments ont une action 
purement mécanique, par exemple I huile d'annindes douces, qui agit 
comme laxatif en favorisant le glissement du bol féciil ; le charbon 
végétal, (pli absorbe les gaz de l'e-stomac et de l'intestin. 

Action chimique. — L'action chimique est beaucouj) plus fré- 
(piente ([ue faction mécanique. Autrefois on croyait l'expliquer par 
le terme assez vague à' action de présence. Ici les médicaments agissent 
en formant des combinaisons, très variées il faut le dire, soit localement 
dans les voies digestives, les cavités, etc., soit dans le sang, soit entin 
dans ré])aisseur des tis.sus et organes. Ces combimùsons se font entre 
le médicament et les substances minérales ou organi([ues, la plasmine, 
les pi'incipes albumino'ides du sang, les éléments liistologiques, etc. 
Ainsi, ])our n'en citer que quel([ue8-uns, les alcalins introduits dans 
l'estomac s'y combinent avec les acides, et. absorbés dans le sang, agis- 
sent comme dissolvants chimiques de la fibrine; le fer, le ]»hosphore, 
l'arsenic .se combinent avec la i)lasmine du sang eu j)assant à l'état 
d'albuminates, et prennent part à la formation def. ti.ssus en se eomV)i- 
nant tinalen\ent avec les éléments anatomiques ; les acides minéraux, 
(•oncentrés agissent comme causticjues en coagtdant ralltunune. 

Action dynamique. — ()n appelle pharmaco-dynamique ou 
dynatnique l'action des médicaments sur les différents systèmes ou orga- 



14 MA'J'IKHK MEDICAI.K 

nés ili' lYconomio, après ul)soi[»lion, alors qu'on no i)cut ])Iuh invoquer 
l'action nu'caniciue ou chiniiciue. ("est le mode d aetioii des nu^dica- 
inents ([ui airissent sur les centres nerveux, les nei'l's vaso moteurs, en un 
mot sur la |tlu])art des jihcnomènes de la \'ie animale. KxempleH : iietion 
<le la morphine et de la eoeaine sur les nerfs de la sensibilité, de lu 
strvehnine sur lexelto-motrieité de la moelle c|tinière, de rapoMior|)liine 
sur le centre vomitif. La ])lu])art des nuMiicaments vé^ctaux di)Ui's 
<l'un ju'ineipe actif, alcaloïde ou autre, et beaiu-oup de sul)stances miné- 
rales u<^issent de cette numière. Ajoutons que le mécanisme intime de 
■cette iietion dynamicpu' nous écha])pe |)resque toujours, les mots excita- 
tion, irrif(tfli)ii. séf/dtioii n'étant employés (|uc comme ternies convention- 
nels pour exprimei' une cho.se dont rexj)lication réelle est, la plupart tlu 
temps, impo.ssihie ii donner. 

J)ans l'action des médieuTuents, il faut distinguer les effets immé- 
diats des effets éloignés. Ceux-ci peuvent être tout à fait l'opposé de 
ceux-là. JVeffet immédiat de ro])iuin à <lo.ses movenncs est la stimula 
tion du système nerveux, son effet éloi,<i;né est la sédation. Localement 
appliqué, le froid produit immédiatement la contraction des ea])illaires 
et l'abaissement de la température ; la source de froid étant enlevc'-e. on 
voit les ea])illaires se dilater et la température sélever, ce (pii constitue 
les effets éloi<i;nés t)U secondaires. 

Les effets des niédicaments se font sentir sur les systèmes et ori^a- 
nes de l'économie suivant une certaine loi élective, en vertu de hupielle 
il est des médicaments <|ui choisissent de jiréférence certains appareils 
ou or<jfanes sur lesquels s'exerce leur action. Ainsi, les bromures alca- 
lins aiçissent sur le système nerveux, l'ei /^'otine sur la tihre musculaire 
lisse, la digitale sur l'innervation du c(eui et les vaso-moteuix. L'élec- 
tivité se remanpie au.ssi ])our les diverses parties d'un même système: 
l'opium agit j)rincipalement sur rencé])liale. la noix vomi<]ue sur la 
moelle, la coca'iiie .-lui- les nerfs sensitifs. l'ourcuoi cela '.■' " Pourquoi. 
<lit ( Juhler. c ertains médicaments s'adressent-ils à une région, à un organe, 
à une portion d'un a]q)areil, et pourquoi d'autres s'adres.scnt-ils à d'au- 
tres organes, ù d'autres appareils"? Pourquoi l'opium fait-il élection 
dans rencéj)hale '.' Pourquoi la strychnine va-t-elle particulièrement 
«'adresser à la moelle ? Pourquoi l'aconitine agit-elle sur les exjiansions 
du système nerveux'.''" Sans vouloir répondre d'une manière satisfai- 
sante à toutes ces questions, Gubler invoque une sorte de ])rédestimuion 
pour quelques-uns de ces remèdes, ])rédestination qui fait que ceux-ci 
vont ])rendre ])lace chacun dans un tissu ])articulier, et qu'ils sont desti- 
nés à s'éliminer par de certaines voies, par exemple, le phosphore pour 
les os, le fer ])our les globules sanguins. Pour d'autres, la réponse n'est 
pas facile, pas plus qu'il n'est facile d'expliquer le mode d'action ultime 
d'un grand nombre de substances. 



HT TnftuAPErTigriv i.'« 

il Vil HiUis (lire (\w le mode d'iictidii do iiliisii'urs iiu-dicaim-iits 
«■.■xi»li(iuo lbr( Im'ii, r.tj. |>ur,i,'alit's, ih-vuIhIIh, parasiticidos. atitisop- 
1i<HU's. otc. 

Influences qui modifient l'action des médicaments.— 

l/action des im-difuments est 8usecj)(il)le de varier suivant plusieurs 
<-irc(>nstaiH-es. dont les ])rineipales sont l'ôtat de maladie, TliaMlude. la 
titli'rance. l'âi^-e. Ii^ sexe, le mode d'administration et la dose. 

1^' Maladies. — .1. Il est des maladies qui atténuent les eflets ordi- 
naires de certains médieaments ou ipii les susjjendent tout ù fait. Ainsi 
une douleur iuiense empOehe la niorpliiiui de produire »es effets mireoti- 
<jiU's. A <loses ordinaires, rojtium n'a ])resfpu^ auc-uu etVet dans le deli- 
rium tremens. le tétanos, la jtéritouite. 

li. Par contre, il est des maladies qui semlilent au,u;mentei- l'ett'et 
des médieaments. ou dans le cours desquelles eortains médicaments pro- 
duisent des ettets plus intenses (pi'ils n'ont l'haliitude d'en produire en 
d'autres cas. Il peut Tuêmc arriver que. ])our cette raison, ces mCunes 
jnédicanii^nts ne soient }tas su])]iortcs du tout, quelle «pren soit la dose. 
<'hez un sujet prédis]»osé aux congestions jiassagères de l'encéphale, 
l'usaifc ni' tue modéré des alcooliques ou l'emploi de ])etites doses 
■<ropium peut amciuM' des accidents. ('lie/ un individu soutirant de 
Lfustro-eutérite ou même dune sim])lo irritabilité des voies diijestives. de 
trcs ])etites doses d'ai-seuie ou de tartre stibié sont mal su])j»ortées et 
<'.\posent à des lé.sions plus i^raves. Dans la pneumonie des vieillards, 
r<i|tiuin, à doses ordinaires, a produit jiartbis une véritable intoxication. 

Il n'y a rien détonnant dans le lait que l'état de maladie modifie 
J'action des nu'dicameuts, attendu (pu' la nudailie doit nécessairement 
inoditier l'état du sujet, sa eon.stituticm, ses organes, et changer pur 
<(ins''quent les conditions de réceptivité. 

2^ T j^oitude. — L'habitude ou aeeoutumance est la possibilité de 
,su|(]iortcr sans accidents, à des doses (pii, de iirime abor<l. auraient été 
<langereusesou mortelles, nu médicament dont ou a donné des quantités 
^successivement croissantes. Elle diminue ou atténue l'etïet do certains 
médicaments. Ainsi l'opium, ])ris à petites do.ses soutenues et ])endant 
un certain temps, perd momentanément la faculté de ]n'oduirc ses effets 
■ordinaires et demande à être administré A, doses graduellement plus 
élevées. Les mangeurs d'o])ium en .sont un exem[)le frajqiant, de même 
<|ue les sujets habitués à l'alcool, au tabac. Chose singulière, une jier- 
tionne habituée ti l'opiuui ou à un autre narcotique n'est plus, jusqu'à un 
certain point. susee])tible d'être influencée par d'autres narcotiques. 
Celui ((ui fait un usage journalier des eathartiques en vient à ne plus en 
é] trouver d'effets, et doit recourir à des doses jilus élevées. 

(Jette influence de l'habitude se fait surtout remarquer, dit Chris- 
tison, pour les substances tirées du règne végétal, rarement pour celles 



IG 



MATIKKH MKDICALK 



(lu l'ùffiio miiu'riil. ( V|K'ii(laiit, [toui- tons Ioh intMliiuunciitH, vi'iji'tiiux ou 
non, ilost lion i\v ni' [)iis prolon^fci- oiitiv Mii'snrc Icnr aduiinislriition 
niônir (piand il n'y a pas lien df snpiHiscr nno liahitudf positive. 11 »'si 
(•oiiHeilIt! do la wnspendrc ]K'ndant «[nehinc temps ponr la ivpvi'ndiv plii> 
tard. Dans lioani-on|i de cas, U- remède a,i>it mieux après un temps de 
rep<js ; on dirait, que l'ori^ani^me s'en est re|iosé an ]toinl d'êti-e plu> 
apto à le reci'voir ensiute. 

ii^ Tolérance. — ^11 ne tant pas eont'ondre. comme (|Uelques-uii- 
l'ont fait, la toléranee avee l'habitude, lia tiijérance consiste en un 
défaut de réaction de l'organisme conti-e un ayent pinson moins toxi(pic 
(Keveil). On lient dire (juc c'est l'iuilntude survenant d'emblée, dès lc> 
pn-mières doses. KIU» rcs\dte de la résistance pinson moins considérable 
qu'offre notre or^'anisme à l'ac-tion des médicaments, dans de certaines 
conditions encore assez mal définies ])our <pielques-uns d'entre eu.x. 
Ainsi, il est des sujet» qui supportent très bien l'opium dès les première.", 
doses ; cliez d'autres, c'est jtoiir la belladone, les bromures, lesspiritueu.x. 
qu'existe la tolérance. Celle-ci est souvent très marquée pour les vomi 
tifs. L'état de maladie, en rendant, comme nous l'avons dit, le .sujet 
moins susceptible h l'action des médicaments, établit ])ar le fait même 
une espèce <le tolérance qui est plutôt apjiarente que réelle, et dont nous 
avons un exemitle frajtjiant chez certains sujets affectés de pneumonie 
grave, qui peuvent sup|)orter des doses relativement élevées de tartre 
émétique saiss ,;u'il se [)rodui.s(^ de vomissements ni de diarrhée. C'est 
ce qui fait dire à M. (î. Sée que la condition de la tolérance, c'est une 
nuiladie grave. Pour nous, la tolérance, telle que nous la comprenons, 
existe en dehoi-s de l'état de nnilailie. et s'établit en vertu d'une dinii 
nution dimpressionnabilité de l'organisme en ju'ésencedes médicaments, 
-l*-' Idiosyncrasie. — L'idiosyncrasie est l'aptitude ])lus ou moin 
grande des divei-s individus à ressentir l'effet des médicaments. Jl est 
des tem])éranients très susceptibles à l'action des remèdes et d'auti-es qui 
sont absolument réfractaires. Ainsi certains sujets sont tellement im- 
l>ressionnai>les à la belladone, qu'avec 1/100 gr. ou 1/200 gr. d'atropine, 
on ol>tient de la mydriase excessive et du délire. D'autres ne jieuvont 
sentir la moindre odeur d'ii)écacuanha sans avoir immédiatement un 
accès d'asthme, ou salivent sous l'effet d'une dose infinitésimale de mer- 
cure. On ]>onrrait ai)peler cela tout sim])lement de l'infoléraïu-e. 
L'idio.syncra.sie peut exister pour les doses ou ])our les effets ])rodnits. 
Les cas que in)us venons de citer sont autant d'exemples de l'idiosyn- 
crasie de doses. Ij'idiosyncrasie ])on)" les effets consiste en ce que cer- 
tains médicaments ])i'odnisent chez certains sujets des eti'ets tout difl'érents 
de cen.x (pi'ils ])r()dniscnt (diez d'autres individus. Chez beaucoup do 
snji'ts nerveux, ])ai' ex''mi)le, l'opium agit, non comme sédatif, nniis 
comme stimulant, agitant les nnilades au lieu de les calmer. Ia's^ 
idiosyn rasies sont ordinairement congénitales et on ne peut les prévoir. 



ET THÊUArKUTIQUE. 17 

Il oHt donc prudent, (diaquo fois quo l'on cHt en itrésence d'un cas nou- 
veau, do N'informer de l'oxistenee posHilde de quelque idiosyneniMie. 

r)"-' Age. — L'âge modifie beuucouijl'ivetion den médicaments. Plus 
un sujet est jeune, plus il est, toutes choses éi^ales d'ailleui-s, suscepfilde 
.à l'actiim <ies MirdiciUiU'Uts. TiCS sujets ûi^t's de 50 uns t't ])lu8. néan- 
moins, sont, à mesure iju'ils se rapprochent «le i(IO ans. ifradueliement 
plus sensihles à l'action des reinètles. de telle sorte qu'à lOO ans, la dose 
•est à i)eu près celle (pic l'on donne à un enfant de 7 ou S ans. Les 
•enfants 8t)fit |iarticulicrcmcnt susceptililes à l'action de certains médica- 
ments, et lîn ])articulicr <le l'o])ium, lU^ même <pie les vieillards. lOn 
revanche, ils supportent ndativement mieux «pie ra«iulte les hromures, 
la helladone, etc. 

f!'-^ Sexe. — La femme étant plus impressionnuhle «pie l'homme, 

•Bon appareil nerveux réai^issiint ])lus que celui de l'homme sous l'in- 
fluence des causes pro])res à le mettre en jeu. il s'ensuit «pi'elle e.st ])lus 
Busi-eptilile de ressentir l'influence et lellet «les médicaments, surtout s'il 
saisit des nombreux modiricuteui-H du système nerveux : opium, chloral, 

.ul««)ol.s, etc. Ces médicaments devront être donnés aux femmes avec 
une ])lus grande réserve et à «loses plus réduites. La moi'pliinomanie 

■est des ])lns frétpientes chez la temme, hu^uelle contracte aussi très 

.facilement l'habitude des alcools. 

7^' Etat moral. — L'état moral exerce ])arfois une influence mar- 
.(jiit'e sur racti«)n de certains médicaments dont les eiî'ets sont alors j)ro- 
]i(irtionnés au degré «le conliance éprouvé par les nuilades. L'ne pilule 
•de mie de j)ain ])eut |>r«)duire le sommeil si le malade est sous l'imprcs- 
.♦'inii que ce qu'on lui donne est un hyj)n()liqiie qui le fera sûrement «lor- 
niir. On u vu le sommeil survenir également à la suite de l'iulministra- 
tidii de deux ou trois grains de bromure de potassium, la t«)ux nerveuse 
fbc calmer comme par cnchanti'ment après l'ingestion d'une goutte de 
teinture de gel.semium, la ])urgation faire suite à ra«lministratioM du 
ju-i'inier médicament venu, donné sous forme ])iiulaire. Pour plusieurs 
«<•(' .sont là de jiurs effets de suggestion. 

S^ Climats et saisons. — Jjes climats influent sur racti«)n des 
médicaments, soit en modiiiant l'activité «les médicaments eux-mêmes 
Boit en modifiant la constiluti«)n et le leni])érament des sujets. J)ans les 
felimats chauds, les médiciunents fournis ])ar le règne végétal sont tris 
îtifs, et les sujets plus su.sceptibles à subir leur influence ; l'action des 
lédicaments est ])lus prom|)te ; les excitants etles stimulants n'ydoivent 
Itrc employt's qu'avec ]>récaution et à faibleô d«)ses. Oaiis les climats 
rriMils. c'est le contraire «pii a lieu : les sujets réagissent moins, les médi- 
^mentw sont peu actifs et doivent être a«l ministres à doses plus élevées, 
(^uant aux saisons, il semble reconnu que, le printemps et l'été, les 
pijets sont plus susceptibles, plus nerveux ; la médication devra dont; 

2 



18 MATllOllK MflDICALK 

(•(rc prudoiiti'. 1 1 est cU' luit <nu' U'h |»urf;iiliis ii<,'issiMil plus (■iior<;iiiU( 
iiu'ut (liirant la Huiwon fhnudc. Kii vtv, riiuilc (U- foit- de iiun-n»' «-i 
asHc'/i ;j;i'iu''ral('iiu'iit îiial supportai' )»ur \vh vt)icH di^estivos. 

'.r Administration et doses.— liCrtft et l'action des iiu'<li(:i 

iiieiits. de iiiéiiK! <|iie I alisorplidii. sont s.dioidoiMu's en grande partie ;, 
la dose eniiiioyée, un mode et au teni)is d'adiniMistnUion. i'in vai'iaiii 
les doues d'une même siibstunee. on peut, non senlenient nicMlilicr lin 
tensité de sch elfels, mais eneore les rendre trèsditt'érents de natnre. pai 
Ibifi mr-ine alisoluinent dissemlilaliK's. Ainsi l'ipéca, à <lose de ^,^ à J^ i^w. 
est anti-i''nn''ti(|Ue. et devient vomit il' à dose de liO !j;rains. L'opium c^l 
stimulant à petites doses et sédatif à doses élevées. Toutes (dioses é<;al(- 
d'nilleurs, ])lus la dose est élevée, plus l'etlet est intense. ( 'ette rènlf 
est cej)endant s<isce]>til»le d'exceptions. De petites doses de culonicl 
par exenii)le. ])uriz:ent parfois mieu.x ([ue ne le feraient di's doses élevée-. 
I)e fait, il est des sulistan -es dont l'action varie lieaucoup snivant ([u'on 
cji fait ])rendre une dose uni(|ue et forte ou des doses réfractées; l'aeonil 
est dann ce ea». 

La forme du nn'dieanient Joue également ici un rôle importani 
Donnés sous forme solide : ])ilulc. ))oudre. les remèdes étant moins rapi 
dément dissous et ahsorhés. a^i.ssent aussi moins vile et moins hien (pic 
(|uand ils sont donnés sons forme li(piide. L'administration par voie 
sous-cutanée. (|uand elle est ])ossil)le. fait que le médicament afçit d'une 
fayon à peu yn-ès complète. La ]ilus ou moins ii;ran(le dilution d'un 
médicament fait vai-ier lieaucouj), en certains cas. l'action de celui-ci : 
les puri^atifs salins, j)ar exem])le, sont catliartiques îl condition d'être 
dissous dans un véhicule ])eu aliondant : troj» dilués, ils s'ubsorhent et 
iTaicissent (pie comme diuréticpies. hlntin. il est des médicaments (pii 
agissent ditt'éremment suivant (|u'ilssont donnés avant ou après les repii>. 
c.(j. les acides minéraux, i * alcalins. 

.ACCl'.MI l..\TfOX nKs .MÉnrCAMKNTS. 

T/accumulalion des nn'dicaments comprend deux ordres de fait.s: 
accumulation de doses et accumulation d'action. 

L'accumulation de doses consiste en une sorte d'entassement, (lali^ 
les voies digestivcs, des médicaments (pii y ont été introduits et qui res- 
tent lik, sans se dissoudre, sans ])énétrer, sans agir. Deux causes peuvent J 
ctri' invoquées, tenant, l'une à la surface d'absorption. l'autre au nu'dica " 
ment lui-même. Tue substance peut bien être soluble. nniis si la sm 
face sur laquelle elle est déposée est malade, l'absorjjtion n'a pas lieu; 
c'est ce qu'on observe dans le choléra, où la muqueuse gastro-intestin;ilr 
n'absorbe (pie très imparfaitement. La même chose a lieu quand l;i 
nuKiueuse a été stupéfiée ou a.sséchée ]»ar l'ofiium. la belladone, ctr 
I)'autrc i)art, il peut se faire que la surface d'absorption étant siiinc. Ir ^ 
médicament ne soit pas assez soluble. ou ne rencontre pas dans les voit - 



KT THf:UAI'KlTiyifc:. !'•• 

(li^ri'i'tivi's \v>* Vu'iùiU's 11 «'cossu ires iV sa (lissoliitioii. ou soit admiiiiMti-i- ><>us 
une rormc trop durcit! pour être coiivciialilctncut «lissoulc. ('fut cciiiii 
a rive parfois pour la iiui<,'iu-Hic, K'h piliiloHtropaiicicnncH. de On con- 
çoit ce (pli peut résulter <le celle non ilisHolulion des iiiédli-uinents. S'il 
saisit d'une Kulwlance plus ou moins inei-|e. coninie la ina.i^nu'sie, le phos- 
phate de chaux, ou peut voir se l'ornier dans l'intestin des contrétions 
cahaires (|ui, plus tard, seront le point (U' départ duni- vérituhle ohMtfiu- 
tion intestiiude. S'il s'ai^it de inédienmeiitH actifs: opium, holhtdone, 
Ktrvehiiine. les doses aecuinidées pendant jiMisieurs heures (»u même 
pendant plusi«'urs Jours peuvent se dissoudrt' toutes à la Cois, s'ahsorlioi- 
(le mémo et amener des accidi-nts pouvant, à l'occasion, deveidr mortelh. 
Jl faut donc surveiller de prés les médicaments actifs dont Itts ettets 
tardent à se montrer, et éviter d'en répéti-r trop souvent les doseH. 

li'uceumidation d'action se produit (pumd un médicament est 
absorhé à doses réi-ulières i-t uidformes, mais m- s'élindni' pas daiiH le 
même temps, d'où entassement di' la suhstance dans le saiitç et les ti.ssus, 
et par conséquent, à un moment donné, effets pluH étendus, plus énergi- 
ques, et même. i)arfois, intoxication. Cet accident se remarque pour 
les médicaments dont l'élimination est naturellement lente: digitale, 
uvfienii', .stryclnniu'. etc. Il semble alors, dittiuhler, (|ue les choses se 
])a/*sei . comme si les intervalles entre les administrations successives de 
hi substaiwe active étaient assez courts pour «[u'uiie ])artie de Tuotion 
qui a été ))roduite j»nr les premières (h)ses peixi.ste encore quand on 
administre la dose suivante. Ces ])hénoméiu's d'a<'cumidati«m se n>on- 
trent généralement avec des doses assez élevées, parfois nxxlérées mais 
rapprochées, et avec <les substances (jui séjournent un certain temps 
dans l'organisme (aixenie, phosphoi'ty, au lieu de ne faire ([ue le trsx- 
verser (chloroforme, éther). Ij'accumulation de ces derniei*s médica- 
nieiitsest trèsditîicile. Difficile également raccumulation des substances 
données à petites (U)ses. 

En résumé, l'accumidation de doses, c'est l'accumuhition d'un médi- 
cajnent aviuit son absori)tion ; l'accumulation d'action, c'est l'accumula- 
tion <;ui se fait aj^rès que l'absorption a eu lieu. 

SY.NKROIE DKS MÉDICAMENTS. — AssOf'tATEONs. 

On donne le nom de synergiques à toutes les substances qui, agis- 
sant simultanénu^nt avec un médicament, en favorisent «l'une manière 
quelconque l'action ou l'absorption, ou produisent sur l'économie des 
effets ideuti(iues ou analogues. La connaissance des synergi(|ue8 forme 
la biise des associations médicamenteuses. 

(^ueUiues synergiques Jouent le rôle iVadjtwants <-hi iniques, et sont, 
it, proprement |)arler, des dissolvants, ii.ij. les acides qui facilitent la dis- 
Bolution des hases ou des sels moins acides, les bases, (pii favorisent la 
dissolution des acides, les alcalis, «pii aident à faire dissoudre les résines. 



•20 



MATikUK Mi:i)l("AI,H 



v{r. D'autivM. iippoU's coriyrtifs, ii/^iwMmit en l'iupt'clianl \v im'd'u'anu'iif 
|triiici|>iil (l'irriter les voies (i'iritrnduetion on «l'être reje'é. pur exemple 
ropiiim pour les luereuriiiux. les huiles essentielles p(M.r les drasliipu'H. 
Ou appello associéx les synor^'icineK (pii eoinplèteut l'action d'un 
niédieiimeiit ; tiinHi lo Hultutt; (le nutirnéhiie, qui agit on HUgnuMilant la 
(|uanlité des lifpiidos eontenns dans l'intestin. s'a8soeie au st-m?, (pii 
rttimule la contraetilité de la eou(die niuseulaire; les diuréti(puis Héeiv- 
toires «ont t'rt''(iueninient assoeiés aux diuri'ti([Ues vaseidaires. Ltvs 
vi'ritaliles synorgifpies sont plus eonvenahlement ap]tel('s (Hi.iiliiiires. 
Ils a;fisMont en j)roduisant des ellets identi(iuert ou analogueM à eeux dn 
niédicunient principal. Lu digitale. i)ar («xeinple. aura pour syiH>r^i 
«jues on auxiliaires : la eaft'ine, le sulfate de spart; me, le strophantus; 
eoninie Hiidatif de la eireulation, lo tartre «tihic- a des anxiliaireu dans 
l'aconit et l'cllélMire. Les ^<ynoriçies partaitcH sont très rares ; il ont rare, 
en etlot, do rencontrer deux nn'dieanients ayant une action altsolnnieiu 
identi(|Ue. Presque toujours il y a des dill'éninces en ])lus ou en moins. 

On associe entre eux les niédieanu'nts : 1'^ jtour augmenter, corriujer 
(Ml nioditier l'action immédiate ou secondaire d'un i'enu''(le : 2'"' pour 
obtenir de» effets multiples, c'est-à-dire l'action coml)ini''e de deux ou de 
plusieurs substances ; M*- pour obteinr la formation d iiii nouveau com- 
posé ; 4" ])our donner aux médicaments une tonne ai^réable an ^oilt. ou 
d'administration facile. C'est surtout ([uand il faut pi'odnire une action 
complexe qu'il convient d'associer plusieurs nK''dicaments : dansPauénuo 
des sujets scroi'uleux, on donne le fer associé à l'iode, sous forme d'iodure 
de fer, ou encore l'huile de foie de morue associée il l'iode et aux ferru- 
gineux ; dans les bronchites, on ass(X'ie les divers modificateurs doN 
sécrétions bronchiques aux antiseptiques, aux sédatifs. 

L'étude des substances synergi(pies et de l'opportunité île leur asso- 
ciation ne man([ue pas d'importance, non (ju'il faille toujours associer 
plusieurs médicaments les uns aux antres pour le traitement d'une 
seule et même maladie, jnais paive (jue souvent il arrive ([u'oii soit 
obliu;é de mettre de côté un médicament (]ui n'agit plus, ou qui agit mal. 
^ our le remplacer par un auxiliaire. Le cas est fréquent dans le ti-aite- 
meni des maladies rebelles ou simplement de longue durée. 

Les as,sociations médicamenteuses ne constituent ])eut-être ]k\k 
<lans l'e-spèce, la meilleure Juanière de traiter les maladies, et le succès] 
du praticien est loin de dé]X'nilre toujours du nombre des médicamenls 
qu'ils sait accumider dans une ordonnance. 11 vaut mieux, à notre 
.sens, être sobre d'associations et ne donner (pie des médicaments sim|ik's. 
Le médecin ne d(jit Jamais ordonner un médicament sans avoir un but j 
déterminé. Or ce l)ut est rarement tiomplexe, du moins dans les nnda 
dies aiguës ; et quand deux ou trois médicaments ont été combinés daib 
une formule, en règle générale, il est superHu de faire davantage. Plus 
une formule est simi)le. plus elle semble devoir être active. 



KT 'iiiRKAi'iaîTiyrK. 

ANTAOOXIS'IK liKS MÉItICAMKNTH. 



31 



On ii|»|ii'lli' nntationisti's li's iiH'dicimu'iitH <iiii iiu»tt«'nt «iliHtacl»- ii la 
tvaliHati(»n dos l'flcl» daiitiVN im'dicanu'UtH. IIsho divÎNenl on cliirui^iiH'H 
fl dynarni(HU's. 

1,1'H iiiilat^onistcH chiinicuii's ou aiitid()t«'s at;iHwnl on ncutraiiwiiil 
tdiiini(iiioini'nt le lut'dicaiiu'ut ou poison administré, et eni|têchont jiar 
(!()ns*'f|uent 808 ertt'ls ultérieurs df st- produiri'. Ainsi les acidt's sont 
noiitralisvs par li's alcalis, et rire verxa ; les al<-aloïd(«s sont pn'cipités df 
leuiN s(»lutions par le tannin ; les sels inétalli<|ues le sont par lallMiinine. 
Cet antaiionisme eliinii<|ue ne s'exerce ^uère (pie duns l'estoniaç et 
localement. 

Iianta.t,'"i>isv.ie dyiumiiipic consiste dans l'action contraire des nu'di- 
canients. Vu remède est antaironiste (puind il pnxluit des effets jdiysio- 
loi;itpies opjtoscs à ceux d un autre nicdicanient. i/atropinc fait dilater 
la pupille, la pliy.sostii^'mint- la fait contracter: hi stryclmini' augmente 
lu ]M)UVoir excito-inoteur de la nim-llc cpinière. le (ddoral le diminue. 
Mais, ooninie on lu tait oliserver, ranta.troni.Mme ]diysioloi;i(|\n' n'entraîne 
|ias foi'ci'ment rincomiiatiliilitc tlicrapeuti<pic ; l'opium «'t la lielladono, 
anta<;onistes dann leur action sur la 'pupille, peuvent être associés comme 
anali^ési(|ues. I/anta<;onisme des médicaments est rarement parfait, 
c'est-à-dire (juil est rare de tntuver deux médicaments produisant dos 
ertéts contraires sur le mr-nu' ori^ane. par le même nn-canisme. Ijc plus 
souvent l'an'asionisuH' est imparfait, et par consé(pient il devient diflicile, 
pour ne ] c dire impossilde. de l'utiliser dans le Iraiti-ment de rein])oi- 
sonnemehc. Comme exemple d'antagonisme parfait, nous citerons celui 
(le la dit(itale et de ratro]»ine dans leur action sur le pneuinopistrifiue : 
la diii'ilalc ex<Mte ce nerf, tandis (pu' ratrojtine le )»aralyse. La stry- 
«dinine. <pii produit îles contractions niusi-ulaires en excitant la moelle, 
et le curare cpii empêche les ctmtractions en paralysant, non la moelle, 
mais les extrénn'tés nerveuses, offrent un exemple d'antagonisme im)>ar- 
fftit. On peut dire avec Berlioz cpi'il n'y a pas deux substances qui 
Uf;isscnt d'une numière inverse sur tous les ])oints de l'économie. 

[j'antidotisme ])arf'ait est très ra'c avons-nous dit : or. mênu'i[uand 
pi existe, ce n'est bien souvent (pu- pour les <loses])hysioloi^iques et nulle- 
ment pour les doses toxi(pies ; de là l'impossibilité de combattre avec 
grandes (diances de succès, au moyen des antiilotcs dynami«pies. les 
«•m|)ois('nnements systémati(pu's. 

AD.MrXrsrHATIoN DKS MÉOrCAMKNTS. 

L'administration des médicaments comporte doux |jointsprincii)aux : 
\\ii forme sous laquelle ils peuvent être administi-és. et la roir par la<iuellc 
fou les introduit dans l'organisme. Or la forme et la voie d'administra- 
tion sont susceptibles de varii'r avec ])lusieui"s circonstances, dont les 



* 



'12 .MATlf:itK M(:i)llALK 

priiM ijiiilcs MOiil ; lu iiiitnr»' <lc In siilistniiff fiii|ilnyri'. («'Ile fie la >«iir('uri 
il'iiltsiii-iitioii. In iiialiulif dti If .syiii|itôni(' ipi il Mi^^it il«' nunliattri'. cl lt-< 
parliciilantt's de <lia(|ii(' cas. 

Formes d'administration, (^imn les ilonnc à l'inlcricnr on 
<|ii on les a|>|ilii|iic lucalcinciit. les inc<licaincitts siuliiiiiiiHti'cnl hoiih tnii'< 
i'uniu's |tiMii<i|ial('s : milidcs, li(Hii(lcs cl yazcuscs. 

Les toriiu s sol il les sont les |)oii(lres. |iiil|ies. ext laits. pilules, ifraiiiile^ 
capsiiles. pcrK's. pastilles on losanges, cachets. coiiHerves, su|tpoHitoirt>s. 
enipliîti'es. sparadraps, poniniades. cataplasineH. 

I,es l'ornies rn|iiides conipreniieiil les solutions sinifilcs, n'.'xture> 
inl'iisions. d('<octions. niact'ratioiÉS. leininres alcooliipics et éllién'c.s. 
(Xtraits lifjuidcs. vins, vinaigres, sirop-.. élixirs.o.\yniels. t'-inidsions, eiiux 
distillées, esprits, li»pu«nrs. ^lycérolés. linri'arisnu's. collutoires, collyres, 
injections, lavcmenls. liniineuis. lotions, tonicnlatioiis. Iiadi^eoinm^es. 
vaporisations. 

Jics formes ij;aze uses sont li's vapeurs. Ies/.^a/. et les li(|nides vaporisés . 
elles ne s"appli<|ucnt «pi'à nu iionilire ashc/ restreint le nn^dicainents. 

I*]n relaie i'énéi'ale. on doit prétcrer. )ioui' les nsa/.;es inlenicH, la 
forme litpiide à, la forme solide clia([ue fois cpie l'on veut assurer unr 
alisorption rapitle cl une action piompte. Il est des nn''dicann'nts ()ui iir 
|ienvent se donner à l'intérieur (|ne sous foi-me Mipiide. paree(pie. à l'^ltiit 
solide, ils produiraient trop d'irritation (iodurcdi' itotassinni. chloral i 
Ija forme litpiide permet orilinairemeni di' faire un dosa^'c exact. Son 
princi|»al désuvanta;i,e est peut-être île ne pas masijuer toujours la saveur 
désai;'réal»le du médicament. 

li<}s jxiiKfns s'olitienneiit par contusion, trituration, mouture, etr 
Klles sont )>lus ou moins divisées suivant les cas. Mlles sont ]»roféral)l( ^ 
aux pilules pour la rapidité d'action. CelK's qui sont soluldessadminis 
treivt en solution dans un véhicule apj)roprié : a»iueux, alcoolique, sucre 
ou huileux, dans du lait. etc.. ou mieux encore on les donne si^tdies, dan-; 
un cachet. Cette dernière tonne convient spécialement aux poudres 
insoluhles. Colles-ci peuvent aussi se donner en suspen.sion dans un 
li(|uiile épuis : mucilHf>;e, siroj), huile, etc.. ou mêlées ù une poudre inorto 
ou 11 une conserve. I)ans la plupart des cas.oii doit faire suivre l'inges 
lion des poudres de celle d'un liquide. 

Les />»/y>r.s sont U's ])ai'ties molles et (diarnues des véf^étaux, réduites 
en uiu' espèce de i)âte : ])ulpe de tamarin, de prune. 

Les r.rfraifs solii/cs sont des produits mous, formesou secs, préparés 
en évaporant le suc des suhstances vé;^étales ou les solutions alcoolicpir-' 
ou aqueuses de leurs constituants. On les donne d'ordinaire en pilule> 
Us représentent sous un petit volume les principes actifs soluhles dis 
plantes ot constitueraient un hon mode d'administration si (m n'était 
ohlii^é de les donner sous forme jdlulaire. HeHucouj». pour cette raison, 
leur préfèrent aujourd'hui les extraits li(juides. » 



KT Tllf'.HAI'Kl IK^n:. 2.1 

I,.-s /.//u/.N M<mt ili'H môdiniriii'iitH de forint' s|iln'ri(nu'. «li* ioiihi^ 
tamc «li'iiii iliirt'. Kllfs w» r..m|.nsviit iriiiif NiihHturitr iiclivi' H «l'un 
4X(i|.i.'iil, C^iuui'l ••llcH sont (l'uncifiirii- dafc «•! «Iiiivics. l-IIom (•()iistit\u'iil 
lin Miodr .1 ailiiiiiiiKlratioii souvent inHdiMi". purcc (juVIIoh ne Muiit paH 
tuiijours <liHH«)U(oh diiniH Ii'm vouw dif,'»^tivcs. (iiu'lqutdois oIU-h sont rt«jf- 
tr.'s par rinti'Hlin ti^llt-rt <,uV1K'k avaient et»'- admini^tn-es. On l<'S fait 
ini^'inr avec un peu d'eau ou eni-nlii'eK daiiH de lu <i)ntiture. Noiulue 
de malades ne peuvent avaler les |.iliiles, .|uelles t\w soient d'ailleui-H les 
dimensions de eelles-ei. La forme piliilaire jirésent»^ néanmoins eertains 

. ftvanta^'cK : ainsi elle pernu't de mustpier toute saveur âereetdésairrt'alile. 
te il (pioi on parvient plus sûn-metil en reeouvi-ant les pilules de siiere. 

.gélatine, tolii, art^ent. etc. : en outre elli-s |irêtent ù un dosage rigoureux, 
jiourvu (|ue les divers ini,'ré<lients de la masse piliilaire aient été intime- 
ineiit mélanines. La eoiiservution des pilules est iiulétinie. l'our (lu'elles 
île so dureissenl pas trop, il est Iton de n'en faire préparer ipiiine petite 
«piantité à la Ibis, lue pilul«- m- «U-vrait pas exeéder eiiui ijrains en 
]>oids. y compris rexci|>ient Les (/niinilrs ne sont i|Ue de petites pilules 

. servant surtout à lad minist ration de sulstances très actives, telles qur 
le> alcaloïdes : mêmes avanta<j;es et nu^nies ineonvénients (pie pour les 
|»iliiles. .Mali;ré ces ineonvénients. les pilules <■! les «iranules sont tou- 
jours t rès en vo<i;ue. vu la facilité de leur emploi.' 

Les r(ij)suh's sont de pc^tits cylindres ou cônes creux, de t^élatine ou 

■ de i^luteii. Les pir/cs siiiil arrondies et transparentes, et fuites des 
Micines matériaux. I)ans l'estomac ou l'intestin, l'enveloppe so dissout 

• l'i lo médi(;anieiit s'alisorltt'. liCS capsules et les perles constitiu'nt un 
mkmIc d'administration excellent |)our les li(pudes volatiles. Iiuileu.v. à 

.saveur désa^réuMe : éther. léréltentliine, huile do i'oie de monie : mais 
i( ; le dosage n'est pas toujouix d'une rigueur absolue. Les capsules sont 

-isoiiventde dimensions telles (pie Uuir ingestion peut devenir ditticile. 
Jl ne faut pas donner sous forme de capsules les sultstances acres ou 
causti(pies (jiii. la caiisule dissoute, viendraient en contact uvoe lu mii- 
<pieuse digo.stive. 

\M>i jxistilles, tii (dettes, /os/nufcs. sont des masses a|tlatie8. de formes 
•divei'ses, dans lesrpielles les médicaments sont ordinairement incorporésà 
du sucre, t 'es tonnes peuvent ctre un moyen facile d'administrer les 

• tiuli.stnnces cpii doivent être pri.ses à faihles doses et à des int(^i-\alles assez. 
Tapprochés. Im i)lui>art du temps, on les utilise dans un luit de médi- 
cation locale. (Jt ou les laisse se dissoudiv dans lu bouche. 

Les l'iirlirts sont des dis(pies circulaires de |)ain azyme, d'ichtliyo- 
(dlie ou de gélatine, dans lestpiels les médicaments sont enrobés afin (pic 
le malade n'en perç-oivo pas lu suveur. (^'est lu meilleure forme sous 
'lii«|iielle on plusse administrer l"s poudres, surtout cclU^s à saveur d('-sa- 
giéable ou nauséeuse, ou (jiie l'on veut faire parvenir sèches dans kis 
Voies digestive.s. 



24 MATlf'MlE MÉDICALE 

TiCs lonserves sont des inélan^cR de sui-re, Hoit avec une jmlp(^. soit 
avec nnc poudre vi'i^élale. Klles sont de saveur ordinairement af^réaMi' 
et de l'acile administration aux entants. Aussi les preKcrit-on souvent 
dans la tliérapeuti<iue infantile, surtout pour l'aire [)rendre les vi'rinit'ufr(> 
et les ])urgatif8. Assez souvent encore les conscin'es sont utilisées comme 
véhicules des médicaments actifs. 

Ta's suppositoires sont des médicaments solides, en forme de cônes 
allongés, qu'on introduit dans l'anus. st)it pour provo(pier les évacua 
tions (glycérine), soit pour favoriser l'absorpticm de certains m.édicit 
ments (opium. Iieiladone), soit enfin comme mode d'application desulis 
tances destinées -X agir localement sur la muqueuse du rectum (ioilo 
forme). Le véhicule ordinairenu^nt employé est le heurre de cacao. 

Lgh emplâtres soni des médicaments externes, solides, gélatineux, 
formés de corpsgras et de résine ou daxonge, d'huile d'olive, etc., contenant 
ou non des médicaments actifs. C'est une forme aujourd'hui moins 
employée ([u'autrefois. Pour en faire usage, on ramollit l'emplâtre an 
moyen de la chaleur et on l'étend sur un morceau de toile, de ]ia))ier mi 
(le talfetus, ce ([\u constitue le spurudrap. 

I jQS pommades, o/u/ue^its, cérats sont des médicaments (U- consistance 
molle, qu'on appli(|ue localemeiit et qui se composeiit d'une ou de }ilu 
sieurs substances médicinales mues à un corps gras : axonge. vasc^litu' 
lanoline, cin-. etc. Ijcs ])ommades otln'nt les avantages des corjis gra- 
en général. Mlles <lonnent de la souplesse à la peau et ne se dessèchent 
pas. Préparées à l'axonge, elles sont exposées à rancir et à deveiii»' iiii 
tantes. La lanoline et la vaseline, étant neutres, n'ont pas cet inconvéniiiit 
(^ doivent être ])rétérées à l'axonge. Les endroits sur Icsfjuels on appli(|Ui 
les pommades doivent être tenus dans un grand état de pro])retéet lave- 
très souvent au savon, les pommades ayant l'inconvénient d'ôtre ni 
mode très malpropre d'application. On incorpore aux ongnent~ 
un grand nombre de su'ostances très diverses. !a Y)lu])art à action locale 

Les cataplasmes sont des to]>iques de la consistance de bouillie 
épaisse. com})osés de ])oudres, de farines et diverses substaïu-es médit :i 
menteuses ou émollientes. Leur mode d'action et la fréquence de leur 
emploi uouf ngagent à leur consacrer plus loin un article spécial. 

Paruii les formes licjuides. il en est (pii sont ])lus s<iuvent eniploytt- 
que les autres, par exemple les solutions, les infusions, les mixtures. It« 
teintures, les vins, les sirops et les extraits fluides. 

Jjii» solutions mnples comprennent tcnisles licpiides renfermant en dis 
solution un ou plusieui"s médicaments solides : bromure de potassinn. 
nitrate d'argent, sulfate de morphine. Klles sei-vent pour l'usage in 
terne, sous forme de potion, et pour usages exténuas en lotions. injecti(>n> 
etc. ('es solutions afjueuses se conservent peu en général, les sels peu 
vant se décomposer et se précipiter en partie, et l'eAU elle-même jnii 



I 



ET THftUAPKrTiyUE. ^ô. 

vaut saltôrcr pliiH on moiiiK. Kllw doivent être faites à, l'oau distillée^ 
et toujours au fur et à mesure du besoiu. 

Les îiuxtnri'fi sont des uiédicaments liquides 'ans lesquels une ou 
plusieurs poudres insolubles soT)t tenues en suspension dans un véhi(!ule 
approf)rié. ua moyen de la gomme, du sucre, de 1 albumine, de la glycé- 
rine, etc. C'est le nieilleur moyen «l'administrer les poudres insolubles 
BOUS l'orme liquide. 

Les infusionti sont des tftanes jjrcparées en versant de l'eau bouil- 
lante sur une substance /nédicamenteuse et en tiltrant au bout de quel- 
ques minutes. Les infusions ont. comme les solutions simples, l'inconvé- 
nient de ne i)as se ecmserver longtemps, attendu qu'il s'y développe delà 
fermentation. 11 faut donc ne 1 s préparer qu'au moment du besoin. 
Procédé très employé. 

Les décoctions diffèrent des infusions en ce que Ton fait bouillir avec 
l'eau la sul)stance médicamenteuse, tandis que les macératiovs s'obtien 
nent en lu'ssant la substance et le véhicule en contact pendant un temps 
plus ou moins long. Ces deux formes d'administration (»nt aussi l'incon- 
vénient de s'îiltérer facilement ([uand elles sont préparées avec de l'eau. 
La pharmacopée britannique n'en possède qu'un petit nombre. 

Les teintures sont des solutions alcooli«iues ou éthérées des médica- 
tnciits. On les obtient, soit par solution sèche, soit ]>ur macération pen- 
dant un temps plus ou nîoins long. On <lo]uie le nom iV esprits aux 
solutions simples des médicaments volatils : esprit decam])hro, d'ammonia- 
que, etc. Les teintures constituent la forme li([uide la plus employée pour 
les médicaments tirés du règne végétal. lOlles se conservent presque 
indétiniment, grâce à l'alcool et à létlier. 

Les extraits liquides re])résentent pour les formes liquides ce que 
les extraits solides rejnvsentent ]K)ur l'^s formes solides. Ils offrent 
l'avantagf de fortes dost's de médicaments sous un petit volume. Ce 
sont des teintures concentrées dont l'usage tend de plus en plus i\ se 
substituer à celui des teintures ordinaires, et (|ui se ])rr;tent à un dosage 
exact. 

: Les y('«,s et les rinait/r(s sont des teintures dans les(|uelU's le vin et 
le vinaigre ont remplacé l'idcool et l'éther comme agent dissolvant. Us- 
ée couse nent bien en général. On les préparc, eux aussi. ])ar simple 
lolution ou par macération. 

Les sirops sont des médicaments li(piidcs ayant une consistance 
visijueuse qu ils doivent si une forte proportion de sucre. Vu h-ur sfiveur 
agréable, ils constituent un bon mode d'administration des médicaments 
chez les enfants. On peut en dire autant des t'Ilxirs. 

Les o.tv/we/s sont consvitués j)ar les vinaigres médicinaux mêlés au 
miel. r;eur saveur est agréable et facilement acceptable aux malades. 

Les é)itulsio7}s sont def; préparations d'a])parence laiteuse, tenr.nt en 
suspension une huile fixe ou volatile ou une résine, à l'aide d'une Miati'>re 



■iimà 



2f. MATIÈRE MÉDICALE 

tilltimiiiH)ï(k' (!•' i^(»miiicu»e. EIIoh servent à 1 adiniiiistration di's n'siius 
dew huiles essentielles ou Mxes el autres proiluils unaloi^Uf's à saveur ilr 
sa^réalile. Aujourd'hui on reinplaee assez souvent les éniulsions |.ar!(s 
cajtsuies et les perles. 

lies ciin.r disfillét':-! sont des eaux ehai'i^'ées des jjrineipes volatils i\v- 
])lantes et qu'on ohtieut ordinuirenieiit ])ar la distillation. On lis 
utili.se. .soit eomnie inédieaineids |»i"inei|)au.\. soit eoinnie véhicules iiuin 
aromatiser les préparations pharuiaeeuti(|ues. 

Les /iqueurti sont den ])répai-ations ti'ès variahles portant le imm 
de leui's auteurs et cousaerées [)ai' ru.say;e : li(|ueurs de Fowier. Or 
l'earson. de Donovan, etc. 

Jjes solutions de niédieainent.s dans la glycérine portent le nom l'w 
(jlycé/'uh's. Ils sont de consistance sirupeuse et s'emploient trèssouveui 
en frictions, onctions et pansements. Ils constituent pour ainsi dire dev 
pommades liquides. La glycérine a l'avantage de pouvoir dissoudre un 
grand nombre de médicaments et de se dissoudre à son tour dans l'eau ; 
on [teul ainsi facilement laver l'endroit où le glycérolé a été applicpu' 
('e]»endant l;i glycéi'ine ne possède ])as toute l'onctuosité îles corps gr;b 
et elle est un peu irritatite. 

Les (jarijariftmc.s .sont <les formes li<piides utilisées dans le traitenun; 
des maladies de la g(»i'ge et (les amygdales. Ils ne sont ])ent-être |i:b 
aussi utiles qu'on le croit, l'ii gargarisiue. si bien fait qu'il puisse être 
n'atteint guère que la }»artie anléneure du voile du ])alais et des pilier- 
antérieurs. Il est mcMue douteu.K que l'amygdale soit touchée. La pam 
postéi'ieure du })harynx ne l'est certainenient pas. 

Les collutoires sont destinés à ra])plication des nu'dicaments dans ht 
cavité de la bouche, dans les cas de stomatite, gingivite ; la plupart smi 
à buse saline ou alcaline. 

Les i-oUyres. mode d'administration des médicaments dans le sa. 
coujonctival, ont une action essentiellement locale. Ils sont à base d a- 
tringents. ou d'atropine, de ])hysostigmine. de pilocarpine. etc. On \v- 
applicjue en instillations au moyen d'un compte-gouttes, d'un pinceau. nii 
d'une simple cuiller dont on verse le contenu dans l'angle interne di 
l'ieil entrouvert. 

Avec les lotiam ou laruf/es, on applique les jnédicaments. ù l'étiii 
li<|ui<le on dissous, soitsur la ])eau. soit sur les mu(|ueuses. Leur comp (si 
tioi' varie beaucoup. Les lotions peuvent être astringentes, antiseptique- 
émoUientes. On les fait au moyen de la chaT'jiie ou d'une éponge tiiw 

Les iiijfctions ne sont que des lotions (U^stinées aux cavités ou ;ui< 
oriiices naturels. Leur force varie ainsi que leur composition. On !- 
fait au moyen de seringues, d'irrigateurs. de siphons ou d'appareils y.v: % 
ticuliers. Tous les liipddes et tous les médicaments solubles | 'uvin 
45tre administrés en injections. <3 



KT riIKIiAI'KI TK^rE. . 27 

Au iiiovi'ii i\{'s toiiiriitdtioiis, mi :i|>itli(|iic suit l'oaii iniiv. soit dos 
liqiii<li's iiirtlicaiiH'i'U's. à l'iiidc de coiupivssfs ordiiiairviiiciit ciiaiidcs. 
Tous k's li(|uid('s pcuvi-iit servir à i'aitv di's toiiu'ntatious. On emploie 
égaiieiueut les solutions acides, alealines. salines, les infusions, le lait. etc. 
Les tbtmntations chaudes se font au luoveii de flanelles inihilti'es du 
liquide liouillant. puis exprimées et appli(iuées sur les ])arties malades, 
iivec ou sans addition d'autres sulistances. On recouvre la flanelle d'un 
morceau de talfelas imperméifble alin dempêcher la déperdition de lu 
•chaleur cl de riumiidité. 

Les />ih//i/fi>/iit(i(/t's servent à appliquer les litmides au moyen d'un 
pinceau, soit sur la pi-au soit sni- les nnupUMises. ("est de cette fa(;on 
([U'on appii(|Ue la teinture d'ioile. celle de lienjoin composé, les i^lycérolés, 
le coiloilion. etc. 

.Les liiiiniiiits sont des ])réparationsdemidi(juides dont la consistance 
tient il' milieu entre celle île l'huile et celle de l'axoni^'t'. Ils sont com- 
posés d'iiuile et de i>i'aisse et ilune substance inédicamenti-usi' cahnante, 
anodine, ii-ritante ou stimulante locale. On les emploie en frictions. 

liCs hironnity sont des liqui'les <|u'(^n injeeli' dans l'intestin, pai' 
ranus.il l'aide d une seringue ou d'un irrlyateur. Ils sont simples, com- 
posés d'eau pure, ou médieamenti-ii.x. ri-nfermant des puri^atifs, des cal- 
mants, des ast riui^ents. ou entin alimentaires, contenant des sid)stances 
nuti'itives destinées à être alisorhées. Ia's lavements évacuants. sont dits 
^t'i/s. ( )n a|ipelli' r/(////-/(//'(7/<r//M'elui qui est donné comme moditica- 
teur local (tannin, nitrati' d'ar<i-ent). et (/inirt (/< liircnniit celui (|ui doit 
^tre ahsorhé (opium, elc). 

Les rdfHtristiticii.s et imlrérlsntioji.^. employées surtout pour faii'i- 
pénétrer les médicaments ilans les voies respii-atoires. i>euvent aussi si' 
fairi' localeinei\t. dans un iml topicpie. Telles sont U-s va|)orisations 
4îëther pour produirt' l'anali^ésie locale, les pulvérisations antiseptiques 
■dans le traitement de l'érysipèle. du catai'rhe nasal, eti-. 

Les formes gazeuses com|)rennenl les iithdldtiunsvX \('s ^,iil r(Ti>iati(m>>. 
au moyen des(pielles on [)eut. soit ai'-ir localenu'ut sur les diverses par- 
ties <le l'appareil ri'spiratoii'e. soit introduire un médicament dans la 
vcirculaliou et en assunsr l'ettet <j;énérali,sé. 

Voies d'administration.— (Quelle (pie soit la forme choisie, les 
médicaments s'administi'enl ]iar ti'ois voies principales: k' tulie digestif. 
la ]ieau et le tissu cellulaire sous-cutané, et le système respiratoii'e. L(»s 
voies ijénito-ni'inaires l't les autres mu(|nenses, (U' inériie (|Ue les vaissea\ix, 
ne. soûl choisis (pi'e.\cej)tionnelk'ment. 

Voies digestives.— Le tuhe digestif est la voie la plus générale- 
ment usitée pour l'adunnistration <les nu'dicaments. 

HoKi/ic. — Les alcakutles. surtout la morphine, s'administrent (jin^l- 
qttelois par la lioui'he ; on les dépose sous la langue et l'ahsorption s'en 
fait lapidement. Ce modeest utilisé quand, pour une «'anse (pielconipie, 



(■ II! 



28 MATIKRE MÉDICALE 

on ne peut infrodiiirc les alcaloïdis pîir (lanli'cs vnit-s. Dans le tiaii 
ment de la s\|)hilis infantile, on ailniinistre (|iu'l(juet'ois le laerenn . 
frictions ]>rati((uées sur lu faee interne des joncs, ("est parla hoiK 1 
<liie s'introduisent les collutoires et les j^ar^arisnies. 

Est'nmtc. — J)e toutes les ])artiesdu tuhe dif^estif. c'est l'estcninK 
sert le plus souvent à l'administration des remèdes, sous forme solid 
li()uide. Une des premières conditions est (jne 1 or;j;ane soit sain, 
muqueuse enflammrc ou atteinte âv cancer, d'ulcération, de (lé;:f('ii( iv^ 
cence, absorbe mal ou n'absorbe )ias. Tne autre condition non iimii 
importante (|uand il s'agit de médicaments actifs ou facilement aller;: 
blés, c'est (pie l'ori^ane soit vide ou ù peu |»rès. (piil ii'n- ait rien dar 
l'estomac (|ui puisse einpê<dier labsorplion de se faiiv. ou altérer la cnii; 
position (lu médicament. Cette condition est «'paiement indisjjensali! 
cpiand il s'aj^it de médicaments devant n^ir localement sur la nnupuib 
ga8tri(pu' ou sur les extrémités ]»é!'ipbéri(pu's des nerfs values. Uarii- ! 
cas de médicaments devant a^fii- lentement et dont l"al)sor|)tion doit - 
faire avec les aliments, de mr>m(> (pie pour les substances irritantes, i 
choisit le moment du repas, c'est-à-dire celui où l'estomac conticii 
(les substances aliment ires. 

Les médicaments introduits par l'estomac devraient toujouiN Tir 
donnés sous une forme a<;réable et (pli flatte le palais; or ce n'est |i;i 
toujours facile ni même possible, ivcs formes solides conviennent mien 
Housce rapport : poudres en cachets, pilules, capsules. Parmi les foiiii. 
li((uidcs, on (dioisira surtout, si on le jieut, les sirops et les élixirs. I 
plupart (lu t('m])s on facilite l'inijestion de chaque dose, soit au mini 
• d un véhicule appri)prié si le médicament est trop concentré ou irritair 
soit en faisant ini^érer en même temps ou immédiatement après m 
gorgée ou deu.x d'un liquide (pielcontpie : eau. lait. vin. etc. I^e médci i 
est souv(>nt a])pelé à modérer le zèle des malades. (>':i s'imaii-inent oblm: 
de meilleurs effets des médicaments s ils prennent ceux-ci sous une iorii 
plus concentive. l>"uii autre C()té. et ])our des raisons contraires, m 
trop grande dilution est ('gaiement condamnable. 

Petit intestin. — Les médicaments administrés par l'estomac iir ^ 
alisorbent |»as toujours en totalité. L'abso7"]Mion de (piel((ues-uii^ i 
s'achève que dans l'intestin. 11 en est () ni ne sont digén's (pie pail 
sucs alcalins de l'intestin : n'sines, corps gras, huiles ; nuiis il i'aut i" 
de même les administrer par les premières voies, comme il vient d n 
dit pour l'estonuic. 

Gro.'i. intestin. — Par le rectum on adniinisti-e U^s médicaments -> 
forme de su])positoires et de lavements. La voie rectale est avantayi i, 
par le fait (pi'elle nous permet de ménager l'estomac quand celui li 
malade ou irritable, ou (puind les patients se refusent à l'ingestion par 
premières voies. On administre ]>ar cette voie ; 1'* les médicaments o 
tiiu's à agir localement sur l'intestin, comme ])ar exemple dans 1' ^ 



^ Kï THfcRAl'KlTIQrK. 2!) 

d'ht'iiioiTlioifli'H. (Il' rissiuv aiiiilf, (ruk-ùnMlu n-ctum, cancor, ftc: 2 > k-s 
8nl.slaiic<-s i|ue l'on veut faire ju'iit'tnT dans le système, eoiiiiiu- Us ano- 
dins, les li iidcH alimentaires : :{'» eiitin les lavements purgatifs. 

On introduit sous forme de sii]>|)ositoire les substances dont on veut 
favoriser l'alisori)tion : opium, helladone. ou (|ui doia'iit exercer une 
action loiale : tannin, iodoforme. «flyci-rine. I>'une nuuiièie générale, 
lo suppositoire a sur le lavement l'avantage de ])ouvoir être introduit 
suns aucun préparatif et de se consei-ver facilement. Il tiest pas néces- 
saire, la ])luj)art du temps, de vider le rectum au préalable. 

liCS lavements sinlroduisent au moyen d'un clysoi)<)mpe. d'un irri- 
gateur ou d un simple syjdion. Ils ne doivent pas être trop abondants 
si Ion veut (pie l'intestin ne les rejette pas immédiatement, (.'ette renjur- 
que s'appliipie principalement aux lavements non ])urgatifs. qui doivent 
être retenus ]>ar le ri^-tum. Mais même dans le cas <le lavements pur- 
gatifs, il ne faut pas étanncr l'intestin en le surchargeant, à moins ipi'il 
n'y !iit indication spéciale d'introduire de grandes (piantités de liquides. 
L'injection doit se faire lentement ; les liquides injectés brusquement 
sont vite rejetés au dcboi-s. r>e nudade devra observer, après l'injection, 
un i-epos |)arfait dans la position hoiizontide. Dans le cas de lavements 
non purgatifs, il faut toujours avoir soin de vider le rectum par une 
injection, avant que d'introduire le médicament que l'on veut faire 
aiis)i'bei'. 

Peau et tissu cellulaire sous-cutané. — fîette voie «ladminifc, 

tnition ili'vrait étn- (dioisie de i)rétérence idiaque fois (pic la chose est 
possible, attendu ([ue, grâce à elle, on éjiargne les organes digestifs. 
•doni les fonctions sont souvent dérangées par la présence des médica- 
inciits. .Malheureusement il n'y a ((u'uu nombre rektivement restreint 
de ii'iuèdcs (pii peuvent s'administrer de cette fa(;on. 

.]J<'tlioili: (lid-épiifrniiiqiic. — l'ar la peau recouveite de son épidémie, 
les médicaments s'administi'cnt ordinairement sous forme de jiommades 
aidrrs de frictions ])lus ou moins prolongées. La friction a pour but 
d'aiuinoir répiderine et de favoriser eonséquemnient l'absorption. La 
pré^'necd'un cor|)s gras : a.Konge, lanoline, acide oléi(|ue. favori.se beau- 
cou|> cette absorption. On utilise surtout la méthode dia-épidermi(pie 
pour ladministration du mercure dans le traitement de la syjihilis. 
Pm lois aussi on l'applique au traitement local de quelques inahidies 
douloureuses: névralgies, rhumatismes. inHammations, et des atîecti(ms 
culanées. Dans ces derniers cas. on a])[)lique le médicament locodolfnti. 
i^unnt aux frictions niercurielles, nous en donnerons la technique en 
[)iii Lint des raereuriaux. ' 

Méthode dia-dermique. — Cette méthode est mise à contribution quand 
il Migit de faire al)8orber des substances très actives, telles que les alca- 
?ï(les, et en particulier la mori)hine. Lépiderme est d'abord enlevé au 
ioyen d un véeicatoire volant à la cantharide (.>u,ce qui vaut mieux, à 



:!(> MATlkllK MftDICAKE 

l'aniiiioiiiafiuo (Ml an cliloral. On |irôt'èn' li' vt'Hioatoiiv à ramni()nia(|iii 
l(!(|uel est HUHsi prompt que peu douloureux : une boulette douate liN'ili 
phile. saturée d iunm()iiiar|Ue li<|uide. est introduite dans un d»' à couiln 
le(|ue! est ensuite renversé sur une réi^ion (pieleoiKiue de la peau i. 
maintenu pendant quatre ou eiru] nnnutes. Le dé est alors soulevé, |Mii- 
avec le bout du doi^t recouvert d'une serviette, <>n frotte lépideriin 
raniidli qui s'eidève iaeilemeiit. laissjint le derme à nu. On étanebe nij 
■^nciisemeTit le sérum qui suinte, et. cela fait, on appli(]Uele niédicainciii 
([Ue l'on recouvre de cliar|)ie -I de tatlctas «^ommé. 

Le vésicatoire à la cantbai'ide constitue un jmicédé beaucoup plu- 
lon<^ ; ce n'est qu'au bout de (|Uel(|ues beures (pie les pblyctènes si' pin 
duisent. 

Méthode (ntuifcnin'(/iii\ — La nu'-lbode entodermicpu' s'ein|)loie plu- 
rarement, r.;/. pour lintroduction du viinis vaccin et pour produire luMii! 
<^ésie du derme |)ar la cocaïne. 

Méthode hi/podermiquc. — La métbode bypodermique est. on peut li 
dire, luie des ])lus <.!;randes coiupiêtes de la tbérapeuticpu' moderne. t'V> 
le moyen le ])lus j)arfait d'assurer les etfets du médicament et de li- 
a]»prccier. C'est doiu- la voie la nu'illeure au point de vue pratiipu' aiii~ 
([u'à celui de l'interprétation des [)liénomènes. Avec cela nous somniv- 
sûrs de ce ((ue nous iidroduisons ; rien ne se perd, et il n'y a ])a8 de causi > 
de destï'uction comme dans les voies di<;eKtives. C'est là un avantui.'! 
dont on ne saurait tro|» ap]irécier l'importance. 

" Tout médicament, dit Herlioz, |)eut être donné en injection h\\)< 
dermique, pourvu qu'il soit liquide ou noluhle, et qu'il ne produise jyan mr 
inflammation locale troj) iiiten,se." Cependant on cboisit de préférence 
substaïu-es très actives et celles (pu s'administrent scms un très petit v 
lume, comnu' les alcalo'ides: mor|)bine, ergotine, etc. t^uebiuefois 
injecte des sels nunéraux ou nu'dallifpies, des liquides éthérés, et méiiit 
des liquides alimentaires. Bien que toutes ces substances doivent et iv 
introduites à l'état liquide ou en solution, on peut néanmoins assnrei 
l'absorption sous-cutanée île poudres insolubles, comme lecalomel. pourvu 
que ces poudres puissent se dissoudre dans le sérum qui baigne les mailk- 
du tissu aréolaire. Le traitement de la 83'^pbilis par les injections h\\n> 
dernuques de calomel est basé sur ces faits. 

Comme dissolvant des médicaments destinésàla voie hypoderini(|Ui 
l'eau pure distillée, étant aussi peu irritante que possible, doit être ))n IV 
rée à tout autre dissolvant. (^ucKpies substances, malheureusenuMil. im 
sont que partiellement solubles, et d'autres sont tout à fait insolubles dm ~ 
W'iiu. Force est alors, soit «l'employer des adjuvants, soit d'avoir recoiii- 
à (l'autres dissolvants, tels ((ue l'alcool, l'éther. la glycérine, etc.. qui ^nni 
tous ]»lus irritants que l'eau, ijcs alcalokles sont 2)rescpie toujours inti' 
duits à l'était de sels (sulfate, nuiriate. etc.) et de sels acides, qui sein 
plus solubles que les alcalo'ides juii-s. Parfois on est obligé, dans h' < ;h 



r- 



(.1! 



ET THÉFUPEUTIQUE. 31 

de HiilistiincGH irritantes. (Injouterà ces sitlutioiis un (•«)rret'tif(|iii i'in|it'- 
che lettet irritant (le w prodniri'. Ainsi 1 "aibuniine sort do correetifaux 
uels de tnorcurc, l'acide lir()tniiydri(|ue est celui des sels de (|uinine. 

liCs nicdicanicnls destinés m l'injectioii liyiioderniiijue doivent êirtf 
préaialpjenient dissous, coirinie il vient d'être dit. et l'on emploie, la plu- 
part du t(uuj)s. pour les alcaloïdow. des solutions titrées ]> ré [Mirées il 
l'avance. Or dans ces solutions ainsi préparées il se forme, au hout dun 
(jertîiin tem|»s. et parfois assez rapidement, des dépôts dus au développe- 
ment d alloues Hlanienteuses i|ui ciHistituent de véritables coi'ps élranyers 
et dont le jtrincipal inconvénient est de faire disparaître une certaine 
proportion de la sulistance active, l'our obvier à cet inconvénient, on 
pouri-ait ne j)réparer la solution (pi'au furet à mesure (pie besoin en est ; 
mais il est bon, cependant. (! avoir une solution toute prê'le pour les cas 
(i'ur^en(te. Un nieille\n* moyen serait d'ajoutei" à la s(dution une subs- 
tance anti-zymoticiuc ([uelciuuiue : alcool, eau de laurier-cerise, glycérine, 
acide salicyli<]ue, acide ]diéni»iue au jji'jjr (fJubler). Tout dernièrement 
on a signalé le fait (jue la dissolution des sels de morphine dans l'eau de 
laurier-ceri.'-c favorise la fornuition d'un cyanure de ni(>r|)hine (Umt l'ac- 
tion ne serait pas exempte de dangers, l'our nous, nous préférons de 
beaucoup aux solutions faites à l'avance, les i)astilleH dites hypodermi(|ueH, 
facilement solubles dans l'eau. (Vs pastilles. ]tré|»ar('es j)ar compression, 
renferment ordinairement un adjuvant (|ui en rend la dissolution ju'es- 
(juc insfjintaïu'e ; elles sont, de plus, })arfaitement titn'cset peuvent se 
conserver indétiniment. 

Si on em])loie les solutions, il im])orte d'en déterminer exactement 
le titre. IMus le médicament est actif et la dose petite. ])lus faible devra 
être le titre de la solution. Il n'est pas bon demployei'des solutions tnjp 
concentrées, «pu tout d'abord ])euvent k^ précipiter, et (|ui, lait encore 
plus im))()rtant, peuvent être irritantes et déterminer des accidents locaux. 

Linstnnnent dont on se sert habituellement ici est une seringue 
ressemblant à celle imaginée par Pravaz })our le traitement de lané- 
vrisme. ('ette seringue contient 150 minimes et est graduée de fa(;on à 
permettre le dosage exact du liquide. On peut ainsi injecter celui-ci j)ar 
fnntions de 5, 10, 15, 20, 25 ou :}0 minimes, suivant ([u'il est besoin. 

( )ù doit se faire l'injection '? Cela dépend entièrement de l'etî'et ({u'orb 
veut produire : généralisé ou local. S'il ne s'agit (pu^ de faire absorber 
le plus rapidement possible une substance active |)ouren obtenir l'action 
dittuse. on choisit la région la ))lus commode et la plus favorable à l'ab- 
sorption. En règle générale il faut faire choix d'une région normalement 
couverte par U^s vt'temcnts. dont le derme soit souple, facile à séparer 
des parties sous-jacent(;s, et où l'on puisse faciletnent formel- un jili, |)ar 
('ons('(picnt hi où le tissu cellulaire sous-cutané est lâche et élasli(pie. On 
doii choisir aussi, (piand la chose est possible, une région vaseulaire et 
non douée d'une grande sensibilité, ( Jubler conseilU' de s'iulrcsser à la 



;i'2 MATIKIIK Mf';i)M'AI.K 

jKîuu <U' la tt^iiitun' et do ralxIoiiuMi. DaiiH lu pnitHiuc urdinaiiv. la tau 
iiitcnu' (K' l'avunt-hras chI clioisio commo l'tant rendroit k* plu^* facib :i 
^ittciiidro. Si oiirin l'oîi vont aj^ir localement Hur un organe en particn 
lier ou spécialement sur tel ou tel endroit, comnu' ]tar exemjtle dan-. 1. 
citH de douleurs ncvnili^i(iues ou infiamnuitoires, etc., il iuut déposci |, 
médicament auhwi près que poHsibie do cet organe ou de cet endroit 
dans la sciatique on fait les injections inori)iunéeH au-desHou» du pi 
fessier ; dans lu névral,i;ie intercostale, c'est sur l'un ou l'autre des point, 
douloureux. li'expérience est là pour nous dire que la douleur se caliin 
inliniment mieux ainsi que quand la morphine est injectée loin de I Cn 
droit douloureux. 

Le mode o])ératoire est des plus sim|tles. La serini^ue. munie di 
son aiguilU'-t l'oeart et chargée de la solution, est tenue de la main droiti 
tandis que la main gauche t'ornu! un pli à la peau. 1/aiguille est enfon 
oée, non oldiquemenl, nniis verticalement, îl la hase du |)li et ])arali(li 
ment à lui. Au moment où le derme est transpercé, la main éprouve lu 
sensation d'une résistance vaincue, et l'on doit |irati(|uer l'injectioi; 
aussitôt, c'est-à-dire imniédiatement sons le dcrnieet non danslcs n\iiilK- 
profondes du tissu cellulaire. Jj'injection <loit être lente, aiin de \h 
pas déchirer les tissus, mais simj)lement en oeurteret distendre les tihn- 
Le liquide ayant été introduit, on doit retirer l'aiguille un peu hrusipn 
ment. Il est inutile de placer le doigt sur lu |ii(|fire. 

Il est hon d'es.sayer l'insti-ument avant de s'en .servir et de voir à i. 
qu'il fonctionne parfaitement. On doit toujoui-s le tenir cn état de sci'\ii 
par conséquent tenir le piston toujours humide et remplissant heniKii 
quement le corps (11- |)(>mpe. Après cluupie injection, la seringue (Im 
être lavée à l'eau pure et l'aiguille passée à l'alcool ahsolu. ])uis tlamli. . 
afin de détruire tout germe ou viru.s. 

A la suite des injections hyjMxlermique.s. il se ilévelo])pe ordinaiiv 
ment certains eli'ets de peu d'im[)ortanee. 11 y a d'aluird une sensatim 
de piqiire, de brûlure, de picotement, qui dure peu de temps en généra 
Au bout d'un certain temps on voit se former une jtelite aréole inflain 
matoire avec gontlement de la i»eau. (Quelquefois il se dévelojjpe \\i 
véritable urticaire. Ces phénomènes douloureux font bientôt pla 
ranesthésie locale, même quand le .'léilicament injecté n'est pas un ai 
gésique ou un anodin, ce (jue (iubler ex|)li(|ue ]jar l'hydratation 
éléments anatomi(|ues. 

11 peut arriver que la «louleiir soit vive , tiiguë, insupportable : 
■est généralement due à la ])iqrire d'un tilet nerveux et ne pei-siste |i; 
On voit aus,si parfois se développer de l'emphysème localisé autour 
piqûre. Cet emphy.sème est dû au fait (pie la seringue contenait de la 
ce qui ne devr.iit Janr.iis être. La pi(iùre d'un vai.sseau est insiguiiaii: 
pi le vaisseau est très ])etit, plus sérieuse s'il s'agit d'un vaisseau voluin 
neux. On peut avoir aloi's une petite hémorrhagie .sous-cutanée avi 



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KT Tlff'.WAPHrTTQrK. 



83 



tliromliiiN cl iMcliyiuttsc cdiisi-cutivr, ou l'iicon^ <lfs symptôiiu-s i^ravt's : 
|>iîl(iir. coinn. sviico|k'. dusà riutroductioii l>nis(|iU'ilii im-diciiiiu'iit «liiiis 
iv sNsli'iiic (•irculiitoiiv. (Vt ii(<-i<li'iil. dit (iultlt-r. l'st raivim'iit iiKirtt'I. 
J,;i l.'iirrc inilMtioii iirodiiilc piir lu |)i(|firc est piirluis v('in|»la<i'(' par un 
jH'ii d iiiflaiiimutii)ii. hunu-lk' i\ son tour peut attciiidri' des pioportioiiK 
coiisidt'ralih'sct aiiifiuTla tonnalion d'un pld('u;inon, d'un alict-s. i-t mémo 
<lc lii liiiMn-ivnc. ( '(■> accidents soiit ordiiiaircnHMil iinpulalilcs ù remploi 
il'une aiguille malpropre ou rouiiléc. à la natun- iri'itante de la sulistance 
injectée, ou à la pivdisi)osition du système aux su|»pMrati(Mis. comme eolu 
.«t' veiiconlre chez les cacliecti(pies o;i au cours de la variole, de la tiùvrc 
typlioïde. de la septicémie, du diai)èti-. Il n'est pas raiv de voir l'érysi- 
pôle se nianil'esler à la suite d'injections liypoilermicines. ('liez les sujets 
prédis|(os('s aux liémorrliaiiies. il peut se déclarer une liémorrha^'io ditti- 
• ijile à coiilrôler. C'est surtout clicz ces nuda<li's tju'il faudra éviter le 
Voisinaye des veines, mêmi- des plus petites. 

Ijcs accidents «iéuéraux i;raves. (piand ils ne sont pas dus i"i l'intro- 
«luclion du médicanu'nt directement dans un vaissi'au un peu volumineux, 
sont la conséciuence de l'action même des uu'dicaments sur le .système, 
ei font suite, la plupai't du temps. ;"i l'aihuinistnition d'une doso trop 
«élevée. < 'es| la morphine (pli donni' le plus souvent lieu à ces accidents, 
licsi'tfetsordiuaires des médicanu'uts administrés pai- voie liypo<lermi(pie 
■ ^tant deux fois plus intenses (juc ceux coiisécutits à l'adnnnisl ration par 
rcNlomac. on ne di-vra doniiei'. par voii' hypodérmi(|ue. (pu- la moitié de 
la dose (pic Ton doiiiierait par les ])remièivs voies. Cetli' précaution est 
de riti'ourcusi' iiéci-ssité (pnmd il s'agit des alcalo'ide.s. 

"V^oies respiratoires. — Par les voies respiratoires on administre 
1«> iiiédiciiineuts gazeux, volatils ou volatilisahles, et même des solutions 
médicaniciiteuses. soit pulvérisées, soit à l'état fluide. Très rarement on 
cll^i^it cette voie |>imr lut roihiiri' des suhstances solides: ])oudres, etc. 
Ia's procédc's d'administration sont les inhalations sim|)Ies. les vaporisa- 
tions et les pulv(''risatioiis. 

Dans l'inhalation simple, le niiilade inhale ou aspire les vapeurs ou 
les iiiédicuiiients volatils, les suhstances aromati(iues et narcotiques, au 
moyen d'a|»pareils, tantôt plus ou moins eompli([ué.s, tantôt d'une exee.s- 
jttve simplicité. Ijo jeu naturel de la respiration suHit à faire |)énétrer le 
médicament dans le [)oumon et de là dans le sang, suivant les cas. ( "trst 
aiiisi (pie l'on administre l'oxygène, le ]n'oto.\yde d'azote, le chloroforme, 
l'étliir, certaines suhstances aromatiques, les vapeurs de nitre et d'arso- 
ïîjc résultant de la eomhnstion de i)apiei-s lutrés et arséniés, la fumée de 
cei'tains narc,oti(pu's : opium, helladoiie. stramonium, en cigarett(^s, etc. 

Les vaporisations et les ])ulvéris:itions se l'ont au mo^eu d'a})pareils 

vaporisateurs et pulvérisateurs, et qui permettent de faii'c pénétrer 
ïs tout l'arhrv' respiratoire des liquides ou des médicaments dissous 



■84 MATIKKK MKDK'AM-: 

• liiiiH It'au iviliiilc fil V('ritiil)U' jiuii^sion'. Ci' iuihIc (l'ii(lMiiiii>«ti'atit»ii cNt. 
uujininl liiii iitilisi- diiiis le tniilniu'iil de |ti'i's<|uc )i»uti's k's iiiiilailit'SfIc !;■. 
mii^iu'iisc rt's|)iriiti)ir(>. du pan'iicliynic puliiionaiiv ot iiiôiii«> «U- l'appaivi 
iioi'voux (|ui jn'ôsidi' à la ri'Mjtiratioii. Les vapovisatcni's toiictioniiaiit ai 
iiioyei» (lo la viipcnr d't'au à KM»'^ ont lavaiitai^i' de dnmicr mu» vuimmi' 
chaude dout l'actinu pcul C'txv utilisée en ('crtains ras. Ou leur ]»rétir. 
(•(•|K'inlaiit aujdurd'luii li-s pulvérisateurs (pie la jireudère luaiii vi'iiii. 
]»eut l'aire fouelionui-r. et (pii sont d'un manionient ]»lus facilo. 

Vaisseaux. — Par les vaisseaux, et eu particulier par les veines. m 
adniinistri' <pu'l(|Uetbis un certain nouihre de substances: étlier. ehlon 
lornu'. lait. sani;. chlorures alcalins, etc. Des accidents mortels clair 
survenus ii la suite de ])lusieurs de ces injections, le procède est prciii] 
tenient 1on»l»é en discrédit et n'u guère été conservé (pu; pour l'introilii. 
tion directe de l'éthcr dans le sang, dans les ens do syuc(»pe snliil( ■ 
alarmante. tW collapse, etc., et pour la transfusion du sang. 

Quand doit-on administrer les médicaments?— Le iH' 

meut ])récis (II- la journée et l'heure à hu^uelle li-s luédicameuts tloivcn 
être a<lministrés Vuriejit avec une foule de circonstances, tenant, soit à I: 
nature plus ou moins irritante du médicament, soit i\ sa facile altérahilil' 
soit à la lenteur de son al)sor|)tion. C'est après K-s re]»as([uil faut doiiin 
le (inincpiina. les ferrugineux, les arsenicaux, les iodui-es. les hroriiirc 
et tous les sels irritants pour la m .(Ueuse gastrifpu'. C'est avaii! !- 
repas, au contraii'e, qu'on devra i'aiiv ]nvn(lre les substances (pii agisse i 
directement sur les fonctions de cet organe : amers, etc. ( "est enfin àjcin 
(lue les alciiloi'les s'administrent avec le plus d'à-ivropos. parce (pie ('c- 
aloi*s (pie l'estomac peut le plus facilement les dissoudre sans en alli ri 
la composition chimiiiue. 

('ette (piestion de Y heure du inédicamciit étant très inijwrtante, lum 
auron.s soin, à propos de cluupie médication et île chacpie remède, d''ii(li 
(pier s'il y a lieu, le moment de la jouriu'e où la sulistance doi'. Ttr 
administrée. 

DOSKS OKS MÉniCA.MK.NTS. — IMISOLCKU K. 

On appelle dose lu quantité de substance médicamenteuse qu'il fan 
administrer pour produire l'effet désiré. Cette (puintité est très varialJ d, 
et soumise à l'intluence de plusieurs causes: nature du médicaiiun <.] 
maladie contre hupielle on l'administre. ]jériodes de cette maladie, à;; «p 
tempérament et constitution du sujet, habitude, etc. 

Pour que le praticien ait un point de repère qui le guide daii> 
détermination des doses, cm u tixé des doses maxima et miiiima (pii cnii 
titmmt deux limites entre les(iuelles il doit se maintenir, et qu'il ne il 
i)as dépasser, en tlu>se générale, .sous peine, d'un ccOté de ne proiliii 
aucun effet, de l'autre de voir se manifester des accidents. Entre 



m-- 



,U1' 



ET TllftllAl'HI TIQUE. :« 

liiiiitfs iim.\imiM'l niiiiiinii. les lurdicaiiu-iits sont snsci'|)til)l('s ilf iirodiiiiv 
(U's (fVt'Is vufit's, |»irtuis uu-uw (liaiiu'-tnilciiu'iil i»|»]k)si's, suivaiil la (l(.s«'à 
lu(|iiillc on les adniiiiiMliv ; ..ous avons dt-jà tmitô cetto (iiu'slion en |iar 
liint ili's conditions i|iii font varier l'action doH nit''(lu'anu'nts. 

Il est dt' lait «iii'il y u «nicoro iH'anconj) il di-convrir an snjct d«' la 
posoloi^ii' (h's nn'diraiiicn'.s. et (|non ne sait i)as tttnjoni-s tout ce «pinn 
mnlicanicnt jK-nt inixlnin- «puind on K- donne à des doses antres «|ne 
celles an.\<|nelles on l'administre haltitnelleinenl. l'onr <i>iel(ines-un8. la 
(lUeslion à résondri' est eelle-ei : Ijes niédicanienls doivent ils. «mi i^énéral, 
«Mie donnt's à hant«'s on à petites dos«'s ? .N'ons ei-oyons «|n'il est inipossi- 
l)le de ivpondre à cela. |inisi|ne U-s ell'ets stmt c-ensés vai'ier snivant les 
doses, et (|u'ils doivent «' t re tonjonrs ])rodnits i-n vu«' de la ucn«'rison dfs 
maladies, leH«|Uelles ditîî'i-ent lieaiieonp entre elles 11 est certain «|n'aii- 
tiS't'ois on administrait les médieanii'ntsà doses if«''niM'alement pins «'U'VtW's 
qu'on lu' le t'ait d«' nos jours. Il y a anjoui'd'lini nne tendance martpnH- 
chez les praliei«'ns à i'ssay«'r d'olitenir les nit^-mes i'tl'«'ls. toni «'n réduisant 
In «lose dos reinèfles emi)lov«'s. .Vutvet'ois on mereurialisait l«'s sypliiliti- 
«jucs ; aujourd'lini on se conti-nte de tr«>H petitt's duse» «le mereur»', «'t 
l'on a liien narile de produire la salivation, «pie l'on r«'eliercliait mii;n(''re. 
Le traiteni«'nt de.s intlamnialions et des tii-vres essentielles a é,i^;ile!nent 
Hiilii, au sujet «le la dose «les nu^dieaments eniplovi's dans e«'s affections, 
des transformations fort lieureus«'s. ( Vpen<lant il n'en e.xi.ste pas moins 
des cas, très nomlir«'U.\' en«'or«'. où les «loses In'roùpies seuli's sont do mis»'. 
Ainsi, dans 1«' traitement de la p«'ritonite. de jjetites d«ises d'opium «m {\i' 
morphine restent inetlicaees ; il faut alisolunieiit des doses <.'«)nsid«''ral)les. 
Dans le tétanos, le cldor.d doit s'administrer de môme, et l'on «mi jjout 
dire autant do toutes les maladies «'onvulsives : éclampsie. é])ilepsio, 
8!^yclinisme. On ])out donc conclure, il eo ])roi>«»s, «pU' l'oliservation 
ftHjni«puî attentive «loit être le seul m«jyen de nous guider au sujet «lu 
d^wage des mé«licaments .suivant la maladie. 

;; Une des priru-ipales «'onditions «lui fout varier la dose, c'est Vâgv. 
C'est la s'oido sur hupudle on ])ui.sse établir des règles à peu près sûres : 
atfjBsi est -ce d'a])rès l'âge (ju'«mt été dressés tons les tableau.x étahlissant 
leiS doses des m«''dicaments. ('es tableaux prennent tous pour unité la 
dose administrée à nu adulte, do 20 à 60 uns, et s'appliciueut 8urt«)ut au 
dosage des médicaments actifs : m«)r])hiuo, aconitino, eoca'iue, stryciininj', 
OJj^oral. Kncore faut -il souvent aloix i-éduire «'ucore la d«)se d«' moitié 

\1^ud il s'agit d'un enfant. <Janbius a fourni k" tableau snivant : 

De 20 à 00 ans (dose d'adidte) 1 

A di.\-liuit ans § 

Au-dessus de quat«)rze ans ^ 

Au-dessus de sept ans ^ 

Au-«lessus do (|uatre ans | 

Au-dessus de trois ans j^ 



;w MAi'ikiti', Mf;iti('Ai,K 

An-(loshUs «If (U'iix aiiH i 

Aii-dcHsils d'un un ,ij,ù ,'j 

Au-ilcssoiis d'un an iV"'A 

Aii-dt'ssus de (i(( ans. on suit l'ordre invtTSf. 

lit' taltloau |iosolo^i(|U»' <U' Mcadown. en usairoà (iin/'x .lluxjtitul.tWw 
M' lice coninic suit : sii|)]Misant ^\\\^' la dose niaxiinuni d'un niédicaiiitiii 
Ji(|uid(' <|U('lcon<|Ur soit une once Ihiidr. la dose |ioui' un cnlanl d'un mkhn 
siTa trente niininu's. Si la Hultstanee est solide et i|Me la dose niaxiniiin. 
^soit soixuuto grains, celle jiour nn enfant de nn mois sera trois yraiih 
et ainsi (N' suite ]iouv les dilVérents âycs. l>ans ce taMeau, les d(isi> 
maxinia pour adulte sont indi<|iu'-es an liant <le eluu'une des trois colmi 
lies. K's doses suivant les ditléreiils âges étant placées en regard de cliaiiiii 
âge : 



.AOK. 



lu ll|lli>.. 

Trol.'' iiinis 
."^ix inui,«i. . 
N''nf inoio. 
I II an . .. . 
iK'iix ans. . 
Trois iiiiM.. 
(.^iKti-c ans 
CiiK) ans. . 
Six ans 



DOSK MAXIMIM. 



Une onoo Huido. 



iiiiniiiio 



:î(t 
■Kl 
10 

1 diacliiiic ri. 

1.1 

2 

•n 
■a' 



hacl 



(iracliiiic; 



f>c\)t ans .'iA 

Hiiil aii.'^ 

I>ix aiiS 

Douzi- ans 5 

Trci/i- ans 

<^iiin/c- ans 

I>ix-liuit uns 

Vingt ans 

X'injrt à iinarante-cinq ans. . . 

('iiKjMaiitc an.s 

Siiixunti' à soixante-dix ans.. 
t^iatri'\ iiifrts à, quatre- vingt- 
dix ans 

Cent uns 



1 

4A 

5 

5i 

G 

U 

7" 

1 once H. . . 

7 (Iracliinc; 





20 



LTIIIIIS. 



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1 grain .'1 y;ri 

1 " I 

2 

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ijraiiis. 



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40 
4(1 
4.". 
4.'. 
M) 
liO 

I.") 



40 

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|)ans le cours de cet ouvrage, les doses indiquées seront toujoiii- 
moins dindication contraii'o, les doses de l'ûge adjilte. (^luint à délcii 
ner la dose ])our l'entant, on peut. :\ défaut de.s tableaux qui préci lii 
faire le calcul suivant, propo.sé par Young : ajouter 12 à l'âge et divi- 
])ar l'âge poui' avoir le dénominateur d'une fraction dont le numéiiHi 
est 1. Ainsi, pour un enfant de deux ans. ?-±il=t, et la dose est w# 



KT TIIKK.M'KI'TKilK. 



.•«7 



«plie 'liiii ii.liiltc. S il siiiril <l*' M!nv..li(|ii(s imissuiils. nu lu- «loit pas 
doiin.i- |.liisili- In inoitir <U' la <l.tsf (ilticiiii»' jmr ce calcul, par cuiitiv. 
les imi'iraliCx 'l'»ii\ peuvent se (|..mici- A «loscs deux «ai t rnis lois plus 
considi rai les. 

Nous «lirons cntin. avec K'al.ul.'aii. .pi il ne laiit pas premhv lo\tjouit* 
à la Ici Ire i.'s iiKlicalioiis fournies parh's tahleiiux ou les «•iilculs. surtout 
pour les eiifanls. (jui siippiu-ti-nt Irèshicn certains inéilicanients ( Itclla- 
doiic. Itroinure de pntassiiiiu ). taudis «piils ne peuvent in-ciidr«' sans 
don^rer (picl(pies t'ra<-lions de i^raiii de laudanum et iiutres opiacés. 

(^nanl à rintlueiice du renipcraiiu'iit. du si'xc, de la nialadit-. de 
rbaliiludc. du climat, cntin du im'-dicamcut lui-même, sur la dt-li-rmina- 
tion des doses, nous en avons assez dit. ci'oyoïis nous, pour élaltliv que 
tons ces divers points doivent entrer en considérât ion (piand il saisit ilo 
doser lin médii-anient. Nous ajouterons si'uli'ment «pic loiMcs ces dou- 
n^os. et en particulier (elles concernant l'âiicdes malades, ne doivent pas 
toujours ctri' acceptées sans rest rictioi". cl (piil serait ridicule de s'y ((.u- 
l'ormcr loujoui-s dune tai.'on alisolue. les i-xceplioiis étant parfois aussi 
nomlireusi's (pie la ri''i!;lc u'énénilc. 

CI.ASSIKICATIo.N l>KS MKIH.A.MK.XTS. 

Le classement (U's médicaments n'est ])as chose facile. Pour le faire 
d iiiK' fa(;on alisolumeiil irréprodiaMe. il faudrait, d'apivs (Jermain Sée, 
«oniiaîtreiY tond, non sculcuH-nt la constitution physique et (diiiui(pie du 
médicaiiicnt . les moditicatioiis ipi'il suhii dans récononiic, celles (pi'il 
imprime aux ti.ssiis, la réaction (pii en résulte dans l'intimité de ces tissus 
et dans leurs élénu'uts liistoliini(|ues, mais aussi tous les etVcts tln-rapeii- 
ti<pu's. Or. pour un i;'rand nomhve de médicaments, la lumi(''re est loin 
d'êt re faite sur tous ces points. liCs substances de découverte récente, 
ehtre antres échapperaient )tarlà. pour la plupart, à tt>ute classiticalion. 
Il est éta'ili. nonolistaiit. (pU' pour |)ouvoir se rendre maître de la 
mutit'-rc médicale cl surtout delà t hérapi>uti(pie. il faut étudierles médi- 
(Jttnients d'ajuvs une certaine méthode qui permetto (le connaître non 
aèulciiicni les substances elles-mCmes et chacune d'elles, mais aussi les 
Bttédications. et d'avoir ainsi de la thcrapeuti(iue iféuérale une conuais- 
aance d'ensemble sans bupielk' il devient impo.ssibk' (rap|)li(pier les 
données fournies sur (duKpie m(''(licaineiit en particulier. 

C'est |ioiir répondrv' à ce besoin ipie les classilications ont été établies. 
Les seules rationnelles sont certainement celles (|ui sont basées à la fois 
ir liietioii pllysioloifiipu'des médicaments et sur leurs usai>;es. Plusieurs 
kt été établies ))ar les maîtres de la thérapeuti(pu'. Les plus simpKvs 
|tis ont semblé être les meilleures. 

Pour facilitera la fois à l'élcw léti: le de la thérapeuti(pie au point 

vue théori(iue, et au ])raticien les recherches cliniques i)lus en rapport 

rec les besoins de (dia(pie moment, nous avons classé les médicaments à 



38 



MATlf:i{K .MKDICALK 



la t'ois d'apivs leur iictimi |)i'c'pon(léninti! sur les (litVt'nnts systèmes di 
l'éconiiinic. et d'ajtrt's leurs usaycs diiiis les iiialiulics de ci's uiêincs > >>lc 
mes. ou dans \v traitcniout îles s\'Mi|)lôniL\s liés à ci'ux-ci. I)'a])rès t'ctii 
* classilicaliou csscutiellcincnt ]»i'ati(|uc'. le tait do savoir (|u'uii môdicii 
ment ai^il iirincipalenieiit sur telle j)artie de l'éconoiuie nous dit dan- 
«(uels caHuu doit l'aduiinistrer. Au point de vue de la seienee pure, o 
elasseinenl n'est ]H>ut-étre pas à Tahri de toute eriti([Ue. i'our l'élève ci 
le ])ratieii'n il sera. ero_yoiis-nous, très utile, et devi'a eouti'il>uei" à rendn 
à la l'ois l'aeile et attrayan+e l'étude de la tliéra])euli(|Ue ii,énér!ile. 



CLASSIFICATIOX. 



CI.ASSK.S : 



f A — !ly]iii(Pii(|iK 
1 .— Moditicateurs du sys- I M— AM-'l.irési(iiie 
tèmc nerveux : 



■{ V — AiK'stliési(jue(<, 
I 1) — Excito-nietc'urs, 
( E — 1 )(''|)res.«o-iiioteurs. 



11. 



^r ,.j. . I rA — Stimulants (la ca'ur et des vaissi'ini.x. 

— Moditieateuvs du svs-) ]}_Toiu,|.h.s du .Menr ot dos vais.-oaux, 
tèine eireulatoire : ( c— ScclutMs du cumu- et des vais.«euux. 



..^ ,.,. , , f A — Stiimilants lie la vospiratioii. 

ir.— Modltieateurs du sys-1 H_Sé,iatits de la respirati.m. 

tènie l'ospiratoiri' : ( ('— Mdditicateiu-s des sécrétions bnincliiquef^. 

A — Modilicatetu's de la digestion ou onpeptiijui-, 
B — Eniéti(|ueH, 
C — Antiéiiiétiques, 
■ 1)— ['ni-,i.'atif.-, 
E — Aiitipurjiatit's, h 

F — (^hohigogues. H 

A — Diurétiques, 
H — Aunrétiqiu'S. 

V, — Mddilic'iteiu's des .-décrétions niuqueusi ,- .' 
■{ nito-uriiiaires, 

1) — Aplu'odi-iîujues, 
E — .Viitiaiilirodisiaquos, 
]•' — lMninénai;oi;ues. 



V. — Moditieateurs du syt*- 
tèmc digestif: 



V. — Moditieateurs du sys- 
tème uro-génital : 



VI. — Moditieateurs de la f A— Sudnriti(|ues. 
sécrétion sudoralc : l B— Antisudoritiques. 

A'II. — Moditieateui-s de laf .\— (ialactajinjrucs, 
sécrétion laetéo : l B— Antitridacta^-vgues. 

Vni. — Moditieateurs de la chaleur animale. 

JX. — Médicaments qui favorisent la métamorphose pi'ogrossivo. 
X. — Médicaments (lui favorisent la inétaniorplioso régressive. 
XI.— [{évulsifs. 
XII. — Caustiques. 

Xill. — Astringents et hémostatiques. 
XIV.— Emollients. 

XV. — Parasiticides. 
X N'^I. — Antiseptiques et désinfectants. 



liT THKHAI'KITIQUH. :'!» 



MEDICATIONS. 

I. — MolUKIC ATKIHS Kl SVSTK.MK NKHVKIX. 

. 1 —Hypnotiques. 

Les li\ |iii(iti(|Urs .sdiil (les iii('(liciiii)"!it> jiViint la lifoprit'tr de \m>- 
•duirt' If MHiiiiK'il l't ai' l'on iloimc ordinairoinent ciaiis ce Imt. 

Nous m- fo!ii|»rciioiis sous vv titir que les liypiioti(iiics vrais, ceux 
• qui aiiièiH'iit k' soiiiiiicil direct l'inciit, en auciuiaiit le cerveau et en sus- 
pendant les toMctioiis de la cellule céréitrale. avec la<|Uelle ils viennent 
•eu contact. Les incdicanients ([ci produisent le sommeil diine fayon 
indirecic ou secondaire, cest-à-dire en combattant les nombreux états 
patlioloii'iijues (|ni so|ti»oseut au sommeil, ne mci-iteid |tas à |iro]»remenl 
parler le nom dliypnoticiues. Ainsi en est-il de la u'orpliini' et de l'an- 
ti])vrini'. i\\\\ font dormii- en calmant une douleur quelconque, cause do 
de I insomnie. 

Les véritables hypnotiques, avons-nous dit. asïissont en suspendant 
ractivité des éléments nerveux du cerveau et en anémiant cet organe. 
()n voit aloi's le somnn'il se ])roduire assez promptement et ressembler 
presque en tous points an sommeil physiologique. Il est ordinairement 
■ caliiie. i'éi)arateur. cxcm]»t de "'"'Vcs pénibles, et dure, en moyen- de 
4 11 () Icures. .\u réveil, les sujets ne sont pas généi'alement incommodés 
pai' la série de troubles nerveux et gas(ri<ines : céphalalgie, courbature, 
pau,sée. vomissements, (pii suivent l'action des substances nai'cotiques, et 
-en particulier celle de l'opium. Dui-ant ce sommeil, la circulation céré- 
jbrale est ralentie, le cerveau est anémié, l'afflux du sangy étant moindre, 
■ilout comme dans le sommeil normal. 

Ja's hypnotiques vrais sont assez l'arcs. Cependant. <le récentes 
.Recouvertes ont enrichi la théra])eutique d'un certain nombre de subs- 
tîmces dont les propriétés soporiticpu's sont encore, pour la plupart, un 
i|iijet (Tétudes. 

Les usages des liypii()ti(|Ucs sont aussi nombreu.x (lue les cas d'in- 

.pctnuiic. cl on les em))loie dans toutt's U's circonstances où le sommeil 

i».it défaut. 8i linsoninie est essentielle, simple, uei'veuse ou psychique, 

Ou si. étant symptomaticpu^, on ne ]K'ut. d'une numière ou d'une autre, 

«tJi faire dis|,araîtrc la cause, les bypnoti«pies vrais seront seuls indicpu's. 

jê'cst ainsi «prou les prescrit dans l'insomnie pure et simple, celle des sujets 

nerveux ou atfectés de neurasthénie, nu'lancolie. nninie. dénu'nce. hyjm- 

-<ïhondric. délire, hallucinations, delii-ium ti-i-mcns, dans linsrtnniie due 

4^\ siirmi-iKige intellectuel, nerveux ou même ])hysique. aux émotions 

BfuiitaU's et ]»assi()nnelles. celle des gens d'atfaires et des honiuu's d'étude 

«dont le cerveau a été sui'mené, dars l'insomnie et ledéliiv accompagnant 



10 MATIKRK MKDICALE 

les fic'Vi'cs csscntiollcs r( les inHjiininalidiis aiyiies. l'insoiimir ])nKliii • 
|»:ir laldis de l'alcool, du tlii'. du calV-. ilu laliar. ci'IJi' di's vieillards, eh 
lii' délire (|ui a('C()iii|)a<>;ne très souveut l'iiisonuiie dans la |)lu|)ai't de (.- 
eus rend plus impérieux eneoi'i- renijtloi des liy|)noti4Uc«. 

Si l'insonniie reconnaît ])Our eaus«' nne maladie ou un syni|ttr>iij: 
sur le(|Uel on puisse ati'ir. on emploie les moyens lu'ci'ssaires à eomliatli' 
cette maladie ou ce symptôme. |)ans l'insomnie produiti' par une don 
leur, la t<iu\-, la dyspnée, les palpitations, la soif, les troubles digestitr 
etc.. il faut avoir recours i\ des médicaments apjjrojiriés qui ne sont plu» 
alors (pie des hypnotiques indirects. 

Les li\])noti(|ues se donnent, liahituellenient à l'iu'ure du coucli. • 
et à jdeine dose. Celle-ci doit être répétée si, au lioul de deu.x ou I roi- 
heures. l'eUet soporiticpie ne s'est pas produit. 

Les liypnoti(pu's s'administrent parla liouclie. en potion ou mieiiv 
encore })eut-êtiv ]»ar le rectum, sous form lavement. A.sse/souvo; 

on cond>ini les liypnoticpies vrais aux hypnotiqui's indirects, suivai 
(|Ue le cas rexi,i!,'e. connue le chloi'al aux bromures, la paraldcliydc aux 
!ileooli(|iU's. 

Mous rann'eons les siilistances suivantes, dont plusieurs soni de d 
couverte toute récente, parnù les hypnotiipu's véritaiiles: 

Amylciic (Ilyilratc d') — ('lia livre indien — Clilural — ("Idoralaiiiùh — limilildii- 
HypnnI — Hy]iiii>nc — .liis(|iiiaiiH' — Méthylal — l'ur;dil'''liy(li — Suimial — Si il foi 1:1 1 — 
Irai — rrétliiiiie. 

7?. — Analgésiques. 

Les anul<"'ési((nes ont pour effet priui'ipal lU' calnu-r la ilouleui'. m 
<piol(pie naturi' (pi'ellc soit . ( 'e sont peut-Otri' les médicaments (nii.;i, 
point de vue du soula<>;ement à apporter aux nudades. rendent le plus li 
services, puis(pie '■ ne plus .souffrir c'est être à moitié «^-néri. " 

Les analii;ési(pu's aii'issent, soit directement sur les centres de ]k'! 
ception et de sensation dans le eorVeau. en en jiaralysant i>lus ou nioii.- 
les fonctions, soit sur les tilires sensitives ])éripliéi'i<iue!<, dont ils dini 
nuent ou abolissent tout à fait la sensibilité et la conductivité. On 1 
pourrait faire, à la rii^ueur, deux subdivisions : les anal^é.>.iques cent raii 
et les anal^'ési(|ues péi'i|)liéri([ues. Ija j)lnpart, cepe'ndant. aii'issent a 1 
fois sur les centres nerveux et sur les nerfs péripliéritpies. i^a inorpliii 
est le type des analgési(pies centraux, la cocaïne celui des analu^ési(|U 
j)éripliéri<pies. 

D'une manière ou d'une autre, les analnésiques |)aralysenl la sei 
bilité douloiireuseï, et, non seulement font disparaître la douleur 
existante, mais aussi empêchent ])lus ou moins, en certaines circonstum 1 
la douleur qui va venir. lia mor[)hine calme une névralgie, la cocaii 
insensibilise la peau l't les inuqueusesde façon il permettre qu'on pratii| 
sur elles de doiiloureii.si's oj)érations. 



i> 



ET THHWAI'KIJIQCK. 41 

Ia's iiniil.<,'('si(|iU's sont |K'ii1-0tro les in»''(licitiiifiit.s les plus souvent 
eniplovés. ()n les prescrit dans tous les cas où il y a une douleur à 
aoulaucr ou i\ prévenir, à moins, toutefois, (piil n y ait de eontreindiea- 
tioiis positives, .\insi. dans les névrali^ies. les attections rhuniatisiiuiles 
et iront 1 (Uses, les intlanunations. pi-inei])aleiuent celles des séreitse.s. les 
spasmes doidonreu.x. les contractures, le cancer, la tulicrculose. les coli- 
ques lH'pati(|Ucs. néplii'étifpu's. inti-stinales et uti-rines, les atl'ections 
ehiniryicales. les plaies d'opération, etc.. les anal.i>:ési(pies sont i-ation- 
nelleniciil indi([ués. 

i.e mode et la forme d'administration îles aiiali;-csitpies. ainsi ipu' les 
doses, varient suivant les liesoins de clwKpie cas. Il faut préférer en 
généi'id le mode <pii assure l'action la plus ])romi)ti' cl l'etlet le ])lus 
(Jfertain. i/injection liypo(lermi(|Uc doit être pi'éférée (duKpii^ foisipi'elle 
eet pralicalile. ("'est le modi' (dioisi pour la morphine. (^)uand on le 
piHit. il est pi'étéraMe d'inti'oduirc l'aualn-ési(|ue /'«v/ i/olinf/ itw dans le 
voisinaii-e immédiat, afin d'assuri'r l'action locale du médicament sur les 
nerfs «louloureti.x. 

<^uanil la douleur est très intense, il vaut micu.v doinier d'eiuMée 
une pleine dose et répéter au lie.soin au Itout de (pielipie temps, mais 
toujours avant (|ue letl'et de la dose précé(U'nte soit ])assé. Lii plu- 
part des anali;-ési((ues appartenant à la cliiniii' ori;'ani(|ue ou an rè^ne 
véii'étal. leur action est plus ou moins passa^'ère et fu<i;aee. en raison de 
lu rapidité de leur élimination. I'res(pu' tous s'altèrent facilement, de 
là liudica'^tion d(! les administn-r lU' fa(;on à ce (pu^ leur composition ne 
Boii pas modifiée. 

.Vertanilidc — .Vcoiiit — .Viitiiivriiic — Mclhi iiiiic — ('inlH)ni(Hic (i\ciil(')^('hiun re 
indit II — Clihu'iil — ('liliiicitciriiit — ("ucn'inc— ('oiiiiim — ('rutoii (' Moral — Kllicr.sulfiu'i 
que — l^Miliziiic — (iclsciniiiiii — lly pliai — N[cMth()| — .Mciliylc (Chlorni'c de) — Opium 
et M<irphiii(' — l'iiciiacctinc — Fisc ii lia crvtliriiia. 

( '. — Anesthésiques. 

Ou donne ce nom à toutes les sulistaïuH's <pii sup]ii'inu'nt c-oinplèto- 
Daeut la sensibilité en ménu' tem]).s (pi'elles ])roduisent la résolution mus- 
enlaire. l'innuoliilisation et le somnu'il. F^'ensemiile «les modifications 
proihiites constitue Vtiiicst/n'.'o'r. 

Mans la i»roduction <les etVets anestliésifpu-s en y-ému-al. il y a à 
oousidérer. au ]»oint de vui' des symptômes, trois phases ])rincipales. 
Apivs .pielipies inhalations, le systènu^ nerveux est jilus ou moins forttî- 
ment surexcité ; la circulation est ])lus active ainsi que la res]>iratiou ; il v 
aénaiviuent de rintelli^euce, aholition do la volonté. ]>leurs, cris. ))aroles 
et mouvomeuts désordonnés, perversion de la sensibilité, ("est la période 
do délire ou dexcitation. A cela succède, les inhalations contintiant, la 
période d'anestliésie ou de sédation : raleufissement de la respiration ot 
de la circulation, «pii retombent au (diillre normal ou même un peu an- 



I 



12 MATIKHE MftDICALK 

WcKsous. ivsuliitioii imisculairt' coiiipli-lt'. iiisciisihililô et ]KTto di' eoiinii' 
siincc ali.soliR'S. C'est le inoiiK'iit clioisi jK)iir les (ipénitiouschinirgiculis 
•Si de plus fortes doses sont administrées, le malade entre dans lu périodi 
<le c'ollupse, caraetérisée par l'arrêt de la respiration et de la circulât iui, 
pilleur i^énérale. sueurs froides, dilatation de la i)U|iille «'t la mort. 

("es symptômes sont susceptibles de variei'. en plus ou en moins, siii 
vaut les cas et Bivivant ]'anestliési(pie employé. La ])érb)de d'excitatidu 
A'st ])arfois trc\s courte, on ne se montre jias du tout. Elle peut êtiv 
as.sez longue, comme chez les alc<)oli(|nes et les sujets nerveux, et il pcm 
même devenir ditticile de contrôlei* les malades, cpu semblent aloi-s ]in- 
dun véritable délire furieux. Li' réveil est tantôt brnscpu', tantôt i;r;i 
<luel. Quelquel'ois les sujets présentent au '"évi'il une excitation semlihi 
ble à celle du début, (^uand la mort arrive, elle est diu\ soit à l'aspliy.xi* 
pure et simple, jiar privation d'o.wgène. soit, ce (pu arrive le plus sou 
xcni, par arrêt de la respiration ou de la circidation. ou des deux à lu 
fois ; c'est ce qui constitue la syncope ivspiratoire ou ciirulatoire. h 
première étant la plus fréquente. 

Les anestliési<[ues agissent essentiellement sur les centres nerveux 
et en ])articulier sur le cerveau. Le ])liénomèm' essentiel de l'anestliésir 
est la pi'rtiMlc la sensibilité, laquelle, bien (pie due A l'action de l'anestlirM 
<pie sur les centres, débute cependant à la ])ériphérie. <^uaiit aux ccii 
très eux-mêmes, c'est le cerveau (pii est pris le ]»remier et dont les foin 
tioiis sont d'abord suspendues, puis la moelle éjiinière. et eutin la moeli. 
allongée, (^uand celle-ci est atteinte, on en est ari'ivé à la période i|. 
eollapse. i/action de ranesthési(iue sur le cerveau produit d un 
manière générale la ]terte de connaissance : abolition (b l'intelligence, O 
la volonté, de la mémoire : sur la moelle épinière. l'alndition des mou\i 
ments réflexes ; sur le Imlbe. l'asphyxie, la syncope et la mort. 

Comment l'agent anestlu''si(pu' ])roduit-il ses effets sur la substanii 
nerveuse '.•' Par une sorte de stupéfaeticm tpii. sexer(;ant dans les limili- 
physiologi([ues. suspend à la fois la sensibilité, la motilité et la conu;ii> 
.sance. mais d'une fa(;on momentanée, comme s'il s'agissait d'inu'])araly.-h 
incom])lète et passagère de la cellule nerveuse. Si cette stupéfactidi 
est poussée à ses dei'iiièrcs limites, par l'etfel de doses toxi(iues. elle - 
Iriiduit par ce (pte Claude Hernard a|»pelle une demi-coagulation «ici: 
jsuhstunce même de la cellule, coagulation <|ui ne serait ])as touioui' 
définitive cependant. ])uis(pie la substance de la cellule i)ourrait revcir 
il son état normal primitif. a])rès l'élimination de l'aiu'sthési(pie. 

Ourant le sommeil anesthési([ue le cerveau est en général anéiii!' 
i't cette anémie cérébrale entre pour une large part dans la ])roducli' 
<!<? la syncp])!'. 

Certains accidents jreuvent survenir au cours de l'anesthésie. lesiin 
légers, les autres plus graves : ainsi on voit souvent se ])roduire <li 
vomissements, parfois o])iniâtre.s, de hi toux, plus rarement desconvn 



HT THKliAI'KrTKH'K. 



l.l 



«uns. |)viii(i|iiil('im>nt clio/ It's alcooliinu-s i't les sujets m-rvcux. (|iu'l(Hie- ' 
fois (If l!i-<|>li.VNit'. et cntiii (le la syiKoiK'. soit respiratoire, soit eireulii- ' 

t<r>ii'«'. 

( 'oiniiie il \ lent d'être dit, ras[)li_vxie est «lue à la i)rivatioii d'oxygène 
•et se produit (juaud ou doiMU". à la fois, de troji fortes doses d'aiiesthési- 
<iue iivec trii|i peu d'air atuu)s])liérique. C'est ordiuaireiueut uu aeei- 
■dent du déliut : eest eelui (pi'ou observe la plui)art du teiupsdans l'anes- 
thésie par le prolox.vde d'a/ote. L'asj)liy.\ie ];eut eu(t>re survi'uir. (piel- 
.que soil rauestiiési(|ue employé. ]iar la laui;iu' refoulée au lond de la 

La s\ Jieopt- est l'aeeitleut le plus redoutable de lauesthési»'. Klle 
t)eut se pro<luire au délau ou au eouix du sonuiu'il anestliési()Ue. Klle 
■î^cdunait ]u>n\- causes dii-eetes: l'aetion stujiéfiaute ou paraly saute de 
raiu'stliési(|Ue sur la ci'llule ui-rveuse de la moelle allouy-ée. et l'auéiuie 
<'érélii'ale. ( 'est l'aecideut (luel'ou oliserveordiuaireuieut sous l'iuHuenci' 
<lii cldoroforiue et de l'étlier. Klle est beaucoup plus souvent respira- 
titive (|ur circulatoire, e'esl-à-dire ([ue la respiration s'arrête le plus sou- 
v> iil ht première, le ed'ur continuant de battre encore pendant (|uel(|ue 
temps, lia syncope est éiniueniment favorisée ]iar la ]tosition verticale 
ou même demi-assise. 

Les usai!,vs n-éu('i'au\ des anestliésiques sont hases sur les trois 
iilicHomciies principaux (pu dominent leur action: inst'usiliilité. r('solu- 
tii>ii nuisculairc, sommeil. 

Ou les em])loie dans tous les cas où il est indi(|ué de coud>attrc un*' 
<l(iulcui' intense, d'amener k' relik-hement des muscles ou de prov(j(juor 
Je -oiiimcil. :'i ]ilus forte raison «juand il saisit de rem))lir à la fois, chez 
un Dièmc sujet, ces trois indications, par exein]ile dans toutes les ojiéra- 
timis cliirurii'icalcs douloureuses; ainj^utations. ablations de tiuneurs. 
•Cautérisations au i'vv nniifc. réduction de luxations et de fractuivs. hernii' 
4trauni(''c. dilatations forcées, etc.. de même (juo dans (pielques maladies 
iliitriics. ijuand la douleur est intense: coli(]ues hé])ati(|Ues. néphréti(|Ues 
■ou intestinales, névralgies rehelles. dans les nuiladies C(Uivulsives : tétanos, 
éciaiapsie. l'-tat de mal é|)ile|iti(pie. strycdinisnu'. etc.. dans les cas d'in- 
somnie rcliclle avec ou sans délire jH-rsistant : manie ai,i;'uë ou chroni(pie. 
•di'lifc iraumati(pu'. (piand les auti'cs niédicanients ont fait défaut. 

On emploie aussi avec le plus grand avantage les anestliési(pu's dans 
lo iravail de i'accou(du'ment. soit norimd soit conii»Ii(|ué. Dans l'accou- 
cliciaent nornuil. ))rinci]>alement chez les sujets nerveux ou redoutant la 
^îtiideui'. ou évite à la fois à la j»arturiante la soutfrance et le ciioc ner- 
veux tout en favorisant le relâchement des parties molles. Dans l'accou- 
<'licment com|ili(pn'. (|uand il s'agit d< ])rati(]uer une maud'uvre opéra- 
toiic : version, application de foi-ccps. etc. Dans tous ces cas. l'am^sthésie 
^oi! être, en général, non chirurgitale mais obstétric:ile. c'est-à-dire 
[>nssée au point de ne produire <piune diminution considérable de la 



Il 



MATIKliK MKDK'ALK 



si'iisiliiliti' sans perte île (•(iiiiiaissanci-, I)aiis les cas (liiitcvvciiti 
inainu'lk' (111 iiistniiiK'inaU'. il est iiéaiiinoiiis soiivcnl lu'ci'ssaivc iraiiici.^ 
riiisi'iisiiiililé alisolno et la résolution nuisnilaire. 

lii's ane.sth('si«[ues sont (•onlre-in(li(|Ui's juir l'exislence île tout ti; 
|)atliolo^i(|ue ])rt'(lis]!osant lY la synco|ie <in à lasphyxie : ainsi les nniLi 
(lies orii'ani(|ues (lu (-(eurri la |)('rio(le de non comitensation ou i'i celle i 
eaelii'xie. t'U particulier les ail'ections aoiMiipies. la (U\ii;(''n(^resc»'iu'e n'i'ai- 
seuse (lu c(eur, l'atliéronie et lanévrisnie <le I aorte, reinpliysi'-nu' pul- 
monaire, la |)k'ur(!sie avec (^|)anelu'nieiit consiiU'ralile. les maladies oriiaiii- 
(|Ues du poumon avanei'es. l'alcoolisme invétéré, la prostration e.\tr(Miir 
des lorces, l'anémie aiiçué consécutive aux liémorrha<;ies, les maladit- 
organi(|iu's du cerveau et de la moelle, eerlaines o])érations au c(Uirs(|(> 
([uellos le sang- peut s'accumuler dans l'arrière-g'orfîo et pénétrer daib 
les voies respiratoires, les opérations où le nuilado doit conserver -n] 
seusiliilité : cataracte, litliot ritie. etc.. celles où il tant s'assurer le cou 
cours actif du sujet : ahlation des hémorrhoïdes, etc. Les anestliési(pic> 
sont loin d'êtro ])ositivenH'nt e()ntre-indi(|iu''s vhv/. les sujets sim]»lemeiii 
aH'aiblis ou anémicpu's. Ils nc^ le sont cerlainemcut jias dans l'iiyperlrc- 
phio simple ou riiypertroi)liie compensât rici' du c(eur. 

Les anestlu'si(pu's sont totis des sulistauces volatiles dont la pluiiarl 
apjMirliennent à la idasse des alcools et des étiiers. Ils s'administrent cii 
inlialiitious, un nunen (rap|)areils. tant(*»t sim])los tantôt compli(|ués. Lf 
choix do rane8tliési(|ue varie avec le hut à atteindre, la iiat\ire du ca\ 
etc. lia dose est éiifidement suscepiilile de variei- uvim""- le i!,-(,'nn' d'aue>- 
thésie (pie l'on veut produii-e : compl(''te ou iiicom])li'>te. (diirurii'icale eiil 
oli.stétricale. 

Az(itc('Prot')x,V'ii' il") — Chliirnfin'iiu' — l']tln-rSult'iM'ii|iH' — Im1i\ ic (■|>i'iiiiiiirc li'r 
Etlijdc'-iic (iîichliinirc iT) — Méthylène (Hiclilormv de;. 

D. — Excito-moteurs. 



(.'c sont des médicaments <pii ont poiu- etlet de stiiiuiler l'activiti- 
tonetionnelle de la moelle épini«^'re et en iïénéral de tout l'apjjurcil moteur. 
y coin])ris le 8yinpatlii(pie et les mus(des. 

A petites doses, les excito-moteurs ne fout (pie surexciter plus mi 
moins léifèremeiit les fonctions do la moelle, auynu'iitant l'excitalulili- 
réflexe et imprimant plus de vii^ueur aux phénomènes nerveux et mu.- 
culaires di' la vie de relation et de la vie organi(iiie. A doses mov«!nin>. 
ces syinptx'uues s'oxagèrent, sans cei)oiuIaiit (lé])assei-. la plupart 'In 
tcmi)s, les limites physiologiques. A doses élevées. K's eti'ets varicii! 
suivant le médicament ein[»loyé : avec les uns on ohscrvi- des convulsion- 
tétaniques ; avec les autres, delà sédation et delà paralysii' luolriit 
avec ou sans ])araly.sie de la sen,sibilité. 



KT IHHlIArKI TK^rK. " !•". 

\,v> (■Nfilii-moti'iirs sciiiiiloiciil. soit :i ]K'liU's. soit à iiiovi'iiiu's doses. 
<l:nis U' traitciuciil ili-s piii-iilysii-s en !j;éiiéi'iil. surtout des piiralysies foiic- 
tioiiiK'ile-. de celles dont lii e:uise a ilispai-u on a cessé (Ta-^ir. li's |iarésies, 
l'inertie n iisenlaire. l'ans les |iai'alysies dv nature or,ii,'ani(nie on liées à 
nn étal nat lioloifi(|ne iiu-nralile. les l'xcito-inoti'tirs ne peuvent cwreer 
oniine action palliative. Leurs etlets sont en ,i!,'énéral lents i'i apparaître 
•et leur emploi doit être continué pendant loniftenips. ( 'eux (pii ai^issent 
-\w la Idirc nuiscnlaire ont une action |)liis proni)>te. 

|;|.,_ri,t — Nui\ vcinii(|iic cl Sii'ycluiinc — i'iciiildxiiie. 

7;,'.— Dépresso -moteurs. 

( 'oui rairenieiit aux excilo-iuoteurs, les nu'dicainents de cette classe 
HiMt )iourett'et de diminuer on d'al)olir tout à lait l'activité t'oiictionnelle 
di' la moelle é])inière l't en n'éiu'ral de tout l'apiiareil nioli-ur. tant lier 
Veux (jue nuiscnlaire. 

I>es iiondireux nu'dicameiits dits dé])rosso-moteiii's n'ont |)as Ions la 
!iicme action ou ne l'i'xereent pas tous de la même manière. Les uns. 
.ommi' le (ddoral. la fève de Calaliar. la cijxué. paralysent les nei-fs 
moteurs sans modilier la sen.siliilité ni la contraetilité musculaire ; ou 
jiourrait U's a|»peler paralyso-inoteurs. I^es auti'es. dits niodénitenrs 
jit'-tiexes. ont ]>our earaetéristiiiue di' dimiinn'i- ou d"al)olii' eompjètenu'ut 
la sensibilité réflexe. Tels sont les opiacés, les anesthési(|ues. la idupart 
(les liypnoli(|ues. les anlispasmodicpies ; les liromure.s. D'autres enfin 
aii'isseul. soit à la l'ois sur le système lu'vveux et le systènie musculaire 
i-olanées viretises). soit uni(iuemeut sur la contraetilité musculaire 
i véralrine. plomi>). Nous les ttroiiiMJUs tous sous le même titre, attendu 
<|ue les l'tî'ets ultimes se résument à la même chose : la sédalion (k's spas- 
iiicN et des mouvements convulsit's. 

Les usau'i's di's d(''jM'esso-moleui's .se déiluisent essentiellement <le leur 
;irtiiiii sur les syslèini's nerveux et museulaire. (luK's em]>loie dans 
<leux iiraiuls ordres de maladies : les alVections eonvulsives et les afl'oe- 
tiiins spasmo(li(|ues. e est-à-diri' dans tous les cas où les s\'stèmes nej'veu.x 
et musculaire sont surexcité.s et où leiii-s fonctions dépassent les limites 
:physiol()^-i(pies. C'est ainsi (pi'on les prescrit tous les jours dans lépilepsio. 
le létauo.s. riiystérie. la ehorée. le spasme de la glotte, la toux nerveuse. 
la eoi|ueluelie. lastlune. r(i'.so|)han'isnu'. U's coliques intestinales, néplnv- 
ii(pu's. liépati(|ues, utérines, etc. l'htsieurs de ces iiUMlicanitMits apimr- 
iieiinent en mÔme tein]>s à d'autres sulxlivisioiis de la même classe; 
liypnoti<|Ucs. aualgési(jue.s, auesthési(pies. 

Ijc mode d'administration des dépre.sso-moteurs n'offre en général 
rien de ])articulier. Les doses doivent être la |)lupart du temps élevées 
.si l'on veut (lue le médicament exei'ce une action décisivi' sur le svstèmc 
nerveux ou musculaire ; la dose devra être d'autant |)lus forte que le 



,aï# 



I 



46 ' MATikKE Mf^DICAI.K 



\ 



plii'iioiiii'iu' i\ coniliatt rc. spasnu' on coiivulsioii, soni plus acccnii 
(J\'st ainsi ((lu- l'on t'hiploin ordinaiimicnt di's <lutsc's lirroïiincs dans |, 
tétanos, réclanipsie, létat <le mal t'piK'ptifpii-, etc. 

Af^a l'ii'tidîi — Hi'lliiiloiu — Iti'oniiit'nniK — Mniimncs alcidins — ('aiii|ilir(' — ('un 
plii'c (Mrniiiiin' (k') — Casloiviiiii — ("iiuii\ ic i m lien — t'Idoiiil — ('ijriii' — ('iinicit'ii;;a- 
Cyanliy(lrique(Ai'itl(') — CyaiiiuH's — Diilmisia— FèvodeCaluliar — (îrindeliarDbu.itu- 
.riis(|iiiaiii(' — Laitue — Lnliélic — Musc — Xitntc d'anivlc — Ni tri te de sodinni — Niin 
l'ivcériiii' — Oiiiuin — l'iil.-atiila — Qnciiiacim — St lanumiinn — X'alériaiic et Valrii:' 



e 

natcs 



II. — ^lOKIh'ICATKrHS ni' SVSTK.MK. CI UCl LATOl l< K. 



Les nuklicanu'iits ponvcnt intlucnciT le systi-nu' circnhitoiro (!«.' tri>i- 
fuçons ditiérentcs : 1*^ on iinfi;mi'ntant la force et la tiv<|uencc des balti 
ments <ln (•(viiv, en même teiii|)s (pie la tension vascnlaire est dimiiuiiV 
2" en augmentant la loree tout l'U diniiiniant la iVéïpimee du en-urr: 
élevant la tension artérielle ; ;»" entin en diminuant à la fois la fréfpK-in . 
et la foiTC du ea'ur. la tension artérielle étant tantôt diminuée, tant" 
augmentée. l>e h\, trois sidulivisions principales. 

J.— Stimulants du cœur et des vaisseaux. 

On a])i)elle ainsi les médicaments ([iii ont pour eltet de surexcit.; 
l'activité circulatoire. Sous leur influence, le cceur liât plus vite, si- 
pulsations s(mt plus fré(pientes. Le pouls est ])lus plein, plus fort, phi- 
résistant. La tension artérielK' est en général diiniiuiét- et «pielqucfoi- 
angmentée, les ca])illairi's étant <lilatésou contractés suivant le cas. le san. 
circulant avec plus ou moins de vitesse. Ce sont, en général, des agent- 
congestionnants. Leur acticm sur le c(eur se fait, soit par rinterin- 
diaire du centre circulatoire et du système nerveux sympathiqui' : e.\( ; 
tation du centre circulatoire et des ganglicms auto-moteurs (alcool i 
soit par lintermédiaire du nerf vague : paralysie du pneunK)gastrii|i; 
(atrt)pine) ; soit entin, d'une fayon indirecte, par paralysie des vu-' 
ntoteurs et abaissement de la tension artérielle (nitrite d'amyle). 

L'action des stimulants cardia(iues (tons tirés du règne organiqii 
est généralement prompte mais fugace ; aussi la doit-on .soutenir par 
doses suffisamment rapprochées. 

Les stimulants de la circulation se donnent dans tous les cas (i. 
celle-ci languit ou fait défaut, (pie la cause agisse sur le cœur ou sur h- 
vaisseaux péripliéri<pies. Ainsi, i's sont indiqués chacpie fois (pic i 
cœur est frappé dasthénie, (pie le système nerveux cardiacpie a bcs^i 
d'être directement stimulé, (pie la débilité ou l'état datfaiblis,sement 
malatles tend à la ])roduction de la syncope par arrêt du c(eur. (' 
l'état du ptnils et de la circulati(m capillaire périphérique qui en indi(pici 
l'emploi. On doit les administrer (piand le pouls e.st petit, faible. ( uin 
pressible. accéléré ou non, dicrote, irrégulier, intermittent, (juand 1' 



le 



Ile- 

C-' 



HT IllftHAI'KlTIQri:. 4T 

ca))ill:iif«'^ sont uii(-ii)ii'.>i t-t (|iif k- siui«i; y circuli' laililiMiKMit. (|iu' lu |h'11U 
est tVoidc et i)iilf, '•..'/. rhiiis K'h pi'ritKk's avaiifi-LH ili- la Cn-viv typlioïdi'. 
dt.s Hrvns (MMi|»tivos, surtout la variole, dos fièvres septiqiu's. de la tièvre 
])Ufi-|H'Talf. d(- l'érvsipèlc, dr lii ]>iieuinonie, et on général dans la ti-oi- 
eiènie iiériodi' <les intlaniinations. lictir emploi t'st encoiv tVé(|Ueiit dans 
la cldurn-îiiu'niie. les nialadii's diali\ési(iues, les caehexies, le eaneei", la 
tulii'i'cnldse. certaines maladies oryanicinesdu (Meiir. surtcnit K's attec-tions 
uorti(|ues, l'empoisonnement par les déprimants du eceur. les liémorrlia- 
gies profuses. les syncopes en général, la tendance syneo|)ale. le choe 
nerveux opératoii'»', U's traumatismes étemlns. etc. 

Il est important (U- ne pas commencer trop tard l'emploi des stiniu- 
laiits. mais les prescrire aussitôt (pie lo e(t»ur et le pouls connneneent îi 
faililir. Mans ces cas. une administration trop lultive serait même pré- 
féiahle à un retard, si lc"-cr cpi'il tut. 

lii's stimulants de la rii-culation si' donnent, suivant les <-as, à do.ses 
élc\ ces ou à doses fractionnées : à doses éli'vées dans les cas ui'gents et 
f)ù la dé])re.ssi()n cii-culatoiiï' est considéralile. comme par exemple dans, 
les s\Mco|)e8 pi'olongées et graves, les héiiiorrhagies profuses, etc.; i\ doses 
l'nictioiniécs (pmnd l'asthénie cardia<|ue survient, lentement, ou (p\and il 
É('ni;it de la pivvi'uir. comme aux i»éi'iodes avancéesde la pneumonie, des 
fiè\ res essentielles, etc. Dans ees derniers cas, les doses, quoifpie frae- 
•tidmiées. doivent être as.se7- rapprochées les unes des autres, di' la(;on à ce 
que i'etlet d'une ilose ne soit pas ettaeé (puind la dose suivante sera admi- 
lii>l ive. l'action du médicament devant toujours êtiv soutenue. L'admi- 
nistration jt'ir les voies digi'stives : estomac ou n-ctum. est alors la règle. 
l)aiis les cas d'urgence, au contraire, il tant choisir nue voie plus rapide. 
(!'('st ainsi que l'on i>rati(iue des injections sons-cutanées ou intra-veini'U- 
80S d'éther dans les syncopes alarnnuites. 

' .\lco()l l'I ses ilérivé.* — Aiiiinimiiic!ui.\ — Ai'oinati((rK>.-i — A:*a t'a'tida — Atro|»ine — 
Baisiiriiicpu'.-i — Cainpiu'f — Kther — Musc — Nitrite d'ainylo — Nitrite ik' .soditmi — 
Nitid-irlycérine — Têréliciithines et hnilen essentielles — Valériane. 

^.—Toniques du cœur et des vaisseaux. 

On comprend sous le nom de toniques du eœur un groupe dc^ médi- 
'Caiiientsquiont pour action prineipalo d'augmenter d'une façon notaltle 
lu tbrce des contractions eardiatpies en même temps que d'élever la ten- 
sion artérielle. Tous d'origine végétale, tous sont aussi, à hautes doses^ 
des poisons ])lus ou moins violents. 

L'ettet le plus ap[tarent, comme aussi le plus appréciable des toni- 
ques du c(eur donnés à doses physiologie] ues, est bien le renforcement de 
systole et surtout île la systole ventrieulaivi^ : le cœur bat plus fort.. 
En niênu; temps, et connue effets secondaires, le pouls se relève, se ralentit 
tend à se régulariser, les capillaires se contractent, la tension artérielle 
igmente et une diurèse pinson moins abondante se produit. 8i la dose^ 



48 



M a'ukkk mC'Idu'ai.k 



<>8t trop l'Icvôc. il y ii «l'îihord nccôlrriitiuii <lcs liiiticmciits ilii criMir :i\,, 
cxiiH'i'-ratioii ilc la prosion arti'Tii'llc. puis ralciitissciiicni <lc |iliis en |,|u. 
])r()iioii<'i' (le ct's liallfiiu'iits ci iiiui't plus (lu niiiin> nip'uU'. !»■ tuMir »'i;uii 
on systolt' (III en diasldjc. 

Ia's ti)ui(pu's (lu cd'ur m- sont pas tous des tunicpics (U-s vaisseaux 
«pu'l(pi»'s-uiis uiiiit (pic peu d'cHcl sui'la tension arti'iicllc. \\\\ rcvam lu 
il est des mi'dicaineiils (pli. coiMiiic Icru-ol. agissent cxcliisivcniciil siirli'. 
vaisseaux, (pi ils font coni racler jiar I inlcrniédiairc de lii lilirc iniivin 
lai rt' lisse, ('levant ainsi la icnsion arl('ricllc d an^nicntant la l'orc^lc 
contractions du e iiir. 

(pliant ;■( leur mode d action, s il esl liicii ('lalili pour (piel<pies-uiis, 
Il est pas eiicor*' )iartaiteiiH'nt coniui ])our la pluparl. Dune inaniôivl 
générale ils agissent, soit directt'ineut sur la til>rc musculaire du ((enrcil 
de« viiisseaux. soit sur h' centre Itullio-inédullairc. soit sur les ganglionJ 
nerveux iul ra-cardiaques. le pnciimogast ri(pie et les nerfs vaso-moleuiv 
Les touiipies cardiiKpies s'emploienl pre.sipie cxcliisivemciil dans K*j 
cas de maladie organi(pic du (•(cur. (piand la conipciisatioii fail d('laiit.[ 
CCHt -à-dire ([Uaiid se moiitreiil l'Iiydropisie. la dyspm'e. Us eongcstion. 
passives, la faiblesse et l'invgularitc du pouls, en un mot lasystolic 
Dans les atfectioiis n.itraleson donne les toniipies ijui, comim' la digiliilc 
agissent à la fois sur le ('(l'ur et sur la juvssion artérielle : dans les allée 
tions aorti(iues. on doit éviler d'augmenter davantage celte tension, aiissi"! 
doit-oii ne prescrire que ceux dont l'action se porte exidusivemenl surkj 
ed'ur. L'action diiiréti(pic produite ])ar la plupart de ces in('Mlicamciit> 
en rend lindicatioii plus rationnelle encore dans Kscasde maladie oi'i;;i| 
ni<puï du C(eur non com]iensée. Ils trouvent aussi leur indication daii»! 
les cas (lasystolic passagère sans lésion organique, alors (pie \c c(eur liall 
faildenient et montre de l'irrégularité ou de rintermiltence. C'est cett 
l'orme d'astliénie cardia(pie (pie Ton rencontre au cours ou à la suite ih 
maladies graves, des Hèvjvs essentielles, des intlammations. La ]tluiiiiri, h 
du tem])silest alors avantageux de coml)inerles stimulants aux loni(|iii>! d 
du cd'ur. I é 

Ijcs toni(|ues ]»urement vaseulaires se ]»rescrivt'nt dans lescasdif ji 
congestion active ou passive, d'intiamination aigué et d'liémori"li:ii;ii ' e 
L'ergot est le plus employé. r d, 

Le mode d'administration ne ]>ré8ente rien de jiarticulier, sinon (|iii! m 
l'on doit Hurveillor avec attention rettet de ces médicaments, qui peuveiilt. \h 
facilement devenir toxi(pies. Les doses doivent être modéi'ées. et ]i(jiirf :i\ 
<{uelqueH-nns (digitale), être décroissantes. 

Depuis (quelques années, hi théraj)euti(pie a été dotée d'un t-ert ait 
nombre de nouveaux toniques cardiaques, dont aucun, cependant, lie 
*ieml»le jusqu'ici devoir détrôner la digitale. • , . 

A(ioni8 vernalis — Uromurcs ai(^iiliiis — Caféine — Digitak' — Ergot de scigli- 
Aliiguet — Quinine — Spartéine — Stropliantiis — Strychnine. 



m 

pet 
un 

toi 



J 



KT TUftKAI'KrTIQL'K. 

^'.—Sédatifs du cœur et des vaisseaux. 



4» 



\as sédatifs (lu cu'iir ont inm- ;i;Mi(iii ti|i|Mts(''f. il'mi eût r ;'i relit' ili-x 
Htimiilaiits. (le liiiilre à celle lies l(iiii([Ues eunliîKiiie.s. Ils (liiiiiinieiil iii 
fré(|iieiie(' en iiu^'iiie l»'in|is (|U(' la toreo des cout met ions (iii cd'ur ; lu plii- 
p«rl aiiaiHseiit. (l'iiiie miiiiièi'e i)ian|Mt'-e. la teiisidii in-tériclic. 

L action dépriiiiante exerct'e sur la cii-culalioii i>ai' les st^dalil's eardio 
VHsculaires se caraelt-rise en preniier lieu par un i-aU-ntissenienl plus ou 
iHoiii-> niar(iu(' des jiulsations du eii'ur. lestpulIeH sont aussi plus laildes. 
L»'^iipu1>. l'alenli et atVailili en proportion, est plus mou. moins résistaiit. 
«t tend iY se laisser comprimer. Ia's vaisseau.x p(''ripli('i'i(pies se dilatent 
et la pi'cssion sanyMiine s'aliaisse notaMenient dans la plujtart des cas. 
Kn an'-me temps il y a aui;-mcntatioii plus ou moins niar(|uéc(|e la s«''cré- 
tion (le la sueur. La températurt» s'al»ais,se. jtarfois de 1 à 2 degrés 
Fahrenheit : la respiration est ralentie. 

(^iU'l(|Ues s(''datit's n'ahaisseiii pas d'emlih-e la tension artt-rielle, 
mais dans un jtremicr dcii-iv' d'action rél(.''vent positivement ; cette éléva- 
tion t'ait liient(')t place à de ral)ai.s.senu!Ht si les do.ses sont poussées un 
pc'u loin. 

Les sédatifs du cd'ur sont pres([Ue tous ])lus oti moins déhilitauts. 
Les antimoniau.x. et en ]tarliculier le tartre stiliié. le sont tellement (pie 
leur emploi e.\'i.ii,v souvent une surveillance attentive. 
• Les .sédatifs a<i,'isst'nt. I«'s uns sur le c(eur lui-mêiue, les autivs sur le 
synipatlii(pU'. les nerfs vaso-moteurs ou le pueuino<^astrique. 

On les ]iresci'it dans les maladies où il est indiipiéde calnu-r la vitesse 
dui^'ulset d'aliai.sser la pression ai'térielle. par cxi-mple dans le cours 
<lesti(''vres essentiel lèse) des inHammationsjii<;-uës : tic'-vre t ypho'ide. lièvres 
^ijitives. pneumonie, pleurésie, méningite, etc. I>ans les tiôvres, on les 
donne onliiuiiremeiit an déhut. alors (jne le mouvement fébrile est très 
aèeentué. la température élev('e. le ])ouls ])lein. foi't et résistant, la ]K'au 
sèclu'. le sujet jeune et robuste. I);ins les intlamnuitions, leur emploi ne 
(lé]);i-se pas en général la deuviènu- période, et leur utilité est .sui'tout 
(vidciite A la ])remière. Les conditions de h'Ui- administration sont les 
inC'iii > ([ue [lour les jnrexios : m')uvenient eoni>est if accentué, pouls i)lein 
et fori. sujet jeune et viij^oui'eux. truand le nu'dicament est adniiuistr(' 
dèh 11' d(''but. et à doses convenables, on peut, en certains cas, enrayer la 
nijln lie dune intlannuation ai,ii;uë. comme la ])iieunionie. l'anivii^dalite. la 
phar\ iiiiite. tout comme on le fei'ait. ]i()ur la pneumonit; par exemple, 
avt'c une sain'uéc faitt' en temps oppoi-tun. 

Ji J.es sédatifs du c(eur, et i-n [tarticulier les antimouiaux, sont contre- 
qués chez les .sujets débilités. anémi([Ues, dans les cas où la constitu- 

est atîaiblie par (pu'l([ue cause ([ue ce soit, dans les inflammations 
J)U(laires développées au cours dune maladie débilitante ou ayant teu- 
(lAcc il anu'nerla mort ])ar asthénie. Dansée dernier cas, un traitement 
t.ii|[i(|ue et stimulant est le seul rationnel. Au reste, l'emploi des sédatiff> 

4 



5» 



MATlklfH Mf:i>IC.\LK 



(lu (-(l'ur doit Otiv Hurvoillû iivt'r «oiii. et (Hi le MispriKlra niissilôt ipir i, 
'■ifiir scinlilci'ti liiittrc plus iailtU'iiiciit. le )iiimIs ilcvcnaiit iimmi it «nm 
|ir«'ssililt'. 

liCS sc-dalifs circuliitniiH'H h»- (loiiiiciit à doses iVactioniuVs. iiiaiM sou 
Ifiiiifs et r('|t(''t('t's IVi'qiU'inim'nt. de ru(;oii à toiiir le fo-ni'ot 1rs viiiMNcaiiv 
roiislaiiiim'iit sous l'oHel du nu'dicaiiiciit. tant (|Uf la iiriModc de coiii;!, 
tioii cl d t'Nsudatioii n'est jias |tass('«', 

Aciiiiii — Anliniiiiiiiiux — ('iil('liii|M( — hiL'itnli' — f^iiniiu — Snliriiic, A(!iilcsiilii\l. 
tjiif et Sidicylnti' (le siniik'. 

111. — .MoniKICATKI IIS m SVSTÈMK HK.SlMIlATolKK. 

.t.— Stimulants de la respiration 

( 'cttc classe, peu ini])ortaiiti'. coiii)irciid les iiii''<licaiiunts(|ui au<;iii(ii 
teiil laetivilé du et'utre l'esjtiratoire el aeeéièreiit la vespiratiou. i|U il- 
rendent aussi ]>lus ]ii'oroiide. Ils atfissent sdr le ceiiti-e res)tiratoire. dini- 
la moelle alloii^'ée. et de là sur la respiration, soit pai" rinli'finédiaii'c lii- 
nerfs inspirateurs ( pneuinoLrastri(pU' ). soit ])ar eelui des ni'i'ts (!.\ pirateur. 
( branches nasal»'s de la eimpiiènie |tain'. nerfs larvnués inférieur et sii|i( 
i-ieur. etc. ). 

On les adnnnistre <lans les cas on la respiration va fair»- oti :i t;ii' 
défaut, soit par aspliy.xie. soit surtout par syncope: i'ni]H)isonneiii(n' 
jiar le ehlorofornu'. le ehloral. l'opiuin, en général par tous les «lépnw 
uioteurs. périodes vdtinies des niahnlies débilitantes: fièvre typlmidi 
tièvi'e puerpéraU'. tièvi'i's éruptives. diiditérie. ]>neuinonie. érynipèle. tir 

Alcool et se.s dérivés — Ainiii<>iiiji(|ii(' — .Vli'dpiru — l-ltiii r — Strvclniiiu' — l{é\ iilsifj 
— Tons les stiinidiiiits de lu circidatinii. 

B. — Sédatifs de la respiration. 

(!ontraironu'ut aux stimulants, les sédatifs do la resj)iration diminmi 
à la fois l'irritaliilité et l'ac'ivité fonctionnelli» du ceidre resitiratoirct': 
<les uerfs do la n's])iration : les mouvements rosj)iratoires sont plus It'iilJ 
(pioiquo plus ]n"ofouils. Pour la itluj)art. cette .sédatiou du contre n's|ii 
ratoire est précédée d une courte ])ériode de stifnulatiou de ce centre, .il 
<loso toxique, ils paralyseid les mouvements respiratoires, et la mort siirl 
vient i)ar as])hyxie. 

Ils sont indiqués dans les cas où la res])iration est accélérée ou liil«] 
rieuse, et cluupu' fois (ju i) y a dys])uée. orthoj)née. toux fatigante 
o]>iniâtiv. en un mot dans toutes U-s nudadiosoù. soit primitivement. ^ 
secoudairciuent, le centre ivspiratoiro et les nerfs de la respiration m'iI 
irrités ou excités, connue par exemple dans les nudadies (U'^ani(pU'>'i[! 
canir. le mal de Brin'ht. lastlime, l\'n»pliysènu' jtulniouaii'o, la coquelinlii 
les brouchites. spasmes de la ji^lotto. et les dlvei"ses fornu'S de dys]imtr 
canliaque. rénale, etc. 



KT TIlftltAPElTKil'K. 



61 



On c«nn|ii*»'inl (liins cclt»' cIumsi- I»'s sôilatils iK- la chvnlfttion »'t \vh 
<i«i>rcNsn-nioli'iir.s. iluiil l'action sédative sur lu ivsjiiratiun si- fi»mj)iviul 
lai'ilciiiciit. 

Aniiiit— Alttiiil — ik'lliulont'— Clilonil — ("liliir.il'.innf — Ciniiiim — Kllébore — 
Eil„.,_l.Vvt' tir Cniuliur— fKIsiniiiiiii— II.V(lriK'yHiii(i>if (Aciiif)— l<«lnri' il'ôtliylc — 
J,i.,|iijnitii — LolM'Iii' — >'i»riti'H — Nitruglycériiic — ()|iiiiiii — Qncliniclio — Stni- 

iii'iiiiiiiii. 

r'.— Modificateurs des sécrétions bronchiques. 

S(Mit raii^t's dans cutlo nitc^orii' ii's iiu>ilicaiiiciits<|iii ont |K)ur elfct 
i\f iiindilit r les sécrétions nin<|nciiscs cf iniic(>]mruli'nt<'s des voies n's|»i- 
ratojri's. Les un.-., coinine ripccacuanha. la Inliélie, aii^nicnlenl la sécrc- 
tioii ; lesantres.au contraire, comme les lialsanii([Ues, la diminuent: il 
en «si (|ui la rendent plus Htiide et plus facile à expectorer, par e.\cniple 
Ic^ ainnioniacau.v et liodure de potassium. 

Le mode d'action des médicaments de celle classe varie suivant les 
e;i-. Ceux t|ui aniiincntent les sécrétions Lroncdiiiiues le font dOrdimiire 
à 1,1 faveur de lélat de nausée ([u'ils ]»rovo(iuent, cet état de nau.sée fuvo- 
Tisiint riiypcrsécréti(m niu([ucuse en «général ; ain.si agissent le tartro 
éni('li(|Uc. l'ipécacinudia. la loliélic tous vonutil's à do.ses élevées, ('eux 
qui. iui contraire, diminuent les sécrétions, et ((ue Ion a. pour cette rai- 
son appelés anticaitarrlniux, sont éliminés ])ar la mu(|ueu.se respiratoire. 
Hvci hupK'llc ils viennent ainsi directemeni en contact cl (lu'ils modifient 
a,\i |passai;c; ce sont lotîtes les sulislances lialsami<|Ues ; gommes-résines, 
térclicnlliines. Iiaiimes. et les médicaments ipii s'en rap|)ro(dieut. (Vn.x 
■eiiliii (|ui tluiditient les sécrétiojis (alcalins, ammoniacaux) a!j,-i.s.sciit aussi 
par Icui- contact avec les mucosités ; quel(|ues-uns sont en outre plus ou 
moins con^'estionnanf.s. et aucjnu'utent en con,sé([uence la (|uantité de 
Uialière sécrétée (ammonia<'anx. iodnrcs). 

Tous ces modificateurs des sécrétions hronelutim's étuii'nt. il n'v a 
pas très longtemps eiicoi-e, eonmis .sous le nom d'expcctorant,s, et divisés 
(Il deux classes: dél)ilitants ou nauséeux (éméticjue, ipéeacuanha. lohéjio). 
ai siimidanls ( l)al,sa!ni(iuo.s, térébenthines, anwnoniacaux). Ati point de 
vnc (jiniiiue. il impoi-te. comme nous allons le voir, de ne pas oid)licr tout 
à tait celle division. 

On emploie ces luédicimeids dans les malailies où il est indiqué 

tiu;i>:inentor, diminuer ou vendre plus fluides les sécrétions hronehiques 

pulmonaires, comme dans la hroncliite aligne. sul»ai<!juë et clironique. 

ltraeliéo-lin»ncliite. la pneumonie, la tulH'rcido.se pulmonaire, les larvii- 

ih's, etc. Le clntix d'un expectorant doit être basé, non .seiUement sur 

nature de la nialadie. mais aussi et ])rineipaleinent sur lu période où 

est anùvée cotte nudadie. (Jeux qui agissent à lu f.iveur de l'état 

luséeux (expectorants iléhilitants) s'administrent à la première période 

la hruneliite aigué et de la pneunumie. ceux qui stimulent (expecto- 

lî 

if. 



.')2 



JIATrf-:KE Mf:i)lCALE 



rimts .stiimilant») étant vése/vés pour la .sccoiuk' i-t la ti-oi-siènu; ])ériiM|. 
ainsi que pour les cas <lc bronchite chronique. Les aiiticatarrhaux. ici. 
<jue les lialsanii(iues, agissent bien dans lescasoù les sécrétions sont tV;ii 
ehemcnt établies, d'oii leur emploi <lans la bronchite elii-onniue. la bini 
chorrhéo, principalement chez les vieillards. A la jtivmière période il 
la bi'oneliite et de la pneumonie aigués. les stiiuulants sont positivenni 
contre indi(iués. 

C'est dans une potion sucrée et chaude que Ton doit administ l'cr li. 
divers moditicateurs des sécrétions bronehi(|ues. la ]»réseiu-e du siu-nr 
l'action adoucissante de la chaleur étant de nature à t'avorisi-r l'expeiti 
l'ation et k dimiinier l'irritation de.; premières voies res] aratoires. I,: 
plupart du tem])s on cond)ine les uns aux autres ceux d'entre eux ipi 
agissent de la même numière : l'énu^tique. par exemple, se combine liit 
à la lobélie. le tolu aux térébenthines et aux huiles essentielles. Soiuir 
aussi on leur associe de ])ctites do.^esde bellailone. il'opium. de jus(|uiani' 
d'acide hydrocvaniqne dilué, dont l'action sédative valnie l'irritaliilitr ; 
la niU(pieuse et les (juintes de toux eon>écutives. 

Alcalins — AiniiiuiiiiU'au.x — Ainnii)iiiai|iic ((itiiiiiiu') — .Vsa fu'liiia— lialsainiiin 
— lîauine ilii Canada — Hauinesdu i'érou et (ieTuhi — ncnjoiii — lieiizu'ùiue (Aciil' j- 
Coiiahii — Créosote — Eiieaivptus — (;()\i(lniii véjréta! — Huiles e.«si'ntiell('S — lodiii 
ah^alins — Ijjécacnaiidia — Jaliorainli — Ki'riiiè.« minéral — Loliélic — Sang-(lraj:n)i- 
Scilli' — Sénéjxa--Siilfiu'tMi.\ — Tartre stibié — Térelientliiiic (Ks.^cncc de) — Tér.l» 
thini's — Téréliènt — 'J'criiint — Tci'iiiiiol. 

IV. .MOniFKATKI HS l)\ SYSTÈMK DtCiKSTI I' HT DKS oIÎO.WKS .VXNKXK- 

.1.— Modificateurs de la digestion ou eupeptiques. 

Ce sont tous les ncuaiireux agents destinés à favoriser \v ti';i\;, 
diirestif.'tanl dans l'-^stomae (lue dans l'intestin. 11 en est (lUi stiniuln 
la sécrétion île la salive (sialagogues), nuiis dcmt les applications |ii;i' 
qiios son' tort restreintes. D'antres excitent la .sécrétion «les glaiiil^ 
gasti'i(pus: alcalins, anu'rs, etc. (^uel(|ues-uns servent de substitut- ;' 
sue gas!ri(|Ue ([uand celui-ci jiersiste à faire défaut : pepsine, acide lu 
tique, acides minéraux ; (|uehpies autres neutralisent U's acides, s'ill 
sont tro]) abondamment sécrétés, comme, ])ar exem]tle. les alcalins, o 
s'opposent aux divers ]U'ocessus de fermentation des substances alin.çi 
t aires (antizyinoti(|ues). 

J)ans 1 intestin, les acides stinuilent la .sécrétion des liquides norniali 
ment alcalins : suc intestinal. I)ile et suc pancréati(|ue ; les alcalins nul 
un etl'et contraire. Quelques ferments digestifs, tels que la pancréatimT 
Tenu)lacent les ferments n(>r:naux. tout comme cela a lieti | - 
r<'stomac. 

Sous l'influence des moditieateui's de la digestion, l'appétit renaît, 
travail digestif se fait mieux, sans fatigue, les vomissements et la diarrlu^j 
disparaissent, ainsi (|ue le pyrosis et hi tympanite. 



1<:T TUfillAPElTIQUE. 63 

Tous li's Cils lie (li.ii'csiioii ditticilc' sont Ju«tifial>K's lU- rom[>loi tW ces 
inédiiaiiiciits. Ou les pirscvit tous les jours dans rina})i)éteiK-e. la gas- 
traîttie. raiiensic. 1rs (lysiii'psirs vu u'éuénil et leurs nouiiireuses luanifes- 
tatious : ])yrosis. uiétr-oi'isuie. lenteur du travail di<;;estil'. leriuenlations, 
Voinisseuu'uts, iliarrlu'i- lientéri(|Ue. ete. 

Les »'U|ieittit|Ues si- douiieut. d'ordinaire, au voisinage des repas, soit 
avant, soit |iendanl. soit après. ' Ainsi, on donne avant les re]tîis : les 
amers, les alralins (si on veut stinnder les glandes gastri(|ues). les aeides 
(si m \vu[ diminuer la srerétiou di' crsghinih's). Les agents (pu Jouent 
h' rôle de t'crmmts : )iciisine. paneréatine. se donnent au moment <ln 
ivpas. soit avant, soit après. On administre a[)rès les repas les aei<les 
(>i le siu- gastritpu' mancpie d'aeidcs). les alealins (si la sécrétion gastri- 
que acidi- a èti^ trop aliondante ou si les aliments sulii.ssent la tèrmenta- 
tioii acide i. 

Ali.^intlii — .Veilles iiiiiiériiux — Alc'iiiii: ('uIihiiImi — (uMitiiUK — Fiigim nu — 

Liicti((ue (.Vcidi') — l,iiet(iiie|itiiie — Nuix. V(pmi(|ii( — Oivxirie — l'aneréiitinc — Papaïnc 
— Pcp.-'iiK — Quiis.ijii — «^limniiiiii. 



1 



/A— Émétiques. 



On appelle ('métiipu's ou vomitifs les médicaments (pii oceasiouiu'iit 
U MJiiiis.si'uienl ci ipu sont oi'(linairement administré.s pour taire vomii'. 
On reconnaît l'existi'nce d un cent re dit vomitif, situé dans k /ullie. et 
(pii [ireside à l'acte du vomissement. >Si ce centre est irrité directement, 
K- oniisscments (j i .se j)rodniscnt sont a])pelés vomissements centraux ; 
si :iii contraire l'irritaticpu est portée- au centre vonntif j)ar le;, nerfs <le 
Ijestoniac. les voini.s.scments sont dits rétlexes ou péi'ipliéri(jues. Ceci 
éosé. nous dixisons les énu'-tiques i-n trois classi's. suivant leur mode 
•ffactiou : 1^' Yoiniiifti pvripliirl(pics. ceux (pli font vomir en excitant 
dans l'estomac les extrémités terminales du ])neumoga.stri(pu' (sulfate de 
«iiK I ; 2' l'oiii'tit's ceiifnm.r. ceux ijui l'ont vomir i-n in-itant directe- 
Biciit le centre vomitif (apom<U"pliine ) : ;>^' Voinitifs nii.rfcs. ceux cpii 
âgissi'ut des deux r'açons à la fois (tartre stihié). 

I Fa's vomitifs |)ériphéri(pies sont généralement ceux (pu agissent le 
Sln> ]»romj)tement. ])arce (pie leur action étant toute locale, ils n'ont pas 
Qi'soiii d'alisorption préalalile. l'ixception doit être faite, ccjiendant. 

)ur l'apomorpliine. (pti agit très vite, mais scidement (puuid elle est 

[itroduitc sous la ju-au. 

<^Maud lui vomitif a été ingéré, il s'écoule un certain ti'inps. de(pu'l- 

kic-- minutes à uni' demi-heure, avant (pi'aucuu effet se produise. Après 
iniiiiient de silence, survient une sensation île chaleur et de réplétion 

ilestoiiiac avec anxiété précord :de. puis nausée, malaise, refroidis.se- 

leiit lies extrémités, salivatioi . augmentation des sécrétions lironchiijues. 

îuls petit, failtle. fré(pient. respiration ralentie et suspirieuse. Le 
îiiisseiiient se montre entin. accompagné d'accélération des l)attements 



MATIERE MÉDICALE 



l'-.i cd'UT, iiiiii'iiu'iiliitioii (lo la l'orco du pouls et coniïostion des ]» li;- 
vuissoaux (K' la |ic''i'i|)lK''ni'. avec rouycur de la liu-e, sueurs aliondanii - 
partielles et luf^aees. I/ettort de voniisseiuent une lois fini, il y a di'tt n; 
y:éuérale. relâelienieut inviseulaire. i-alentissement du j^nds. l'ailiii'sse d,. 
liatteiuents eardiaciues. (eudauce syiieopale. raleutisst>inent de la res|iii, 
tion. aliaisseiueut de la température, diaphorèse. prostrali(.vu des toid- 
déj)ressioM u'éiiéraK' du système Jierveux, augiuentatiou de la séevi'-lin 
l»rouelii(|ue. diarrhée. 

('oiiiiiu'oii le voit, les premiers etl'ets des vomitifs sont eeiix .i . 
irritants ; les effets eou.séeulits sont ceux des sédatifs les plu> pui^-saïu- 
et Trou.sseau. les eonqiaraut aux etl'ets antipliloi;-isti(|ues de la suiiiiii-. 
considère le vomi.sseuu'nt et la tendance syncopale (jui s ensuit eomniii! 
ti'ès éMer<i;i(|nos sédatifs. 

Les nnitières vomies sont constituées tout d'aliord jiar U'ssulistaiu,. 
alimentaires rpie l'i-stomac contenait au monu'ut île liniicstion de l'éiiMi 
que. ])uis par des mucosités, et tin:ilemeiit. si letfort se proloni;'e. pai' lii- 
matières I»ilieuses nu^lées à du mucus et (|Uelipiefois striées de saiiu'. 

On se sert d<'s vomitifs: 1^' ])oiir vider l'estomac snrclini-i;!' . 
r<es(<piiai>"e olisti'ué dans K-s cas d'indiyestioji. «rcmpoisonuemenl. d > i 
Itarras ii'astrif|Ue : 1^^' pour opérer une espèce de l'évulsion sur U' ni 
intestinal ou snr la circnlation aliilomiuale. commi' dans la dyscniii' 
la conoH'stion hé])ati(|Ui' : .'i^' ])our coinliattre une olisi i-nction des \- 
respiratoires. |)ar exem|)le <lans le cronj). la liromdiite ca|)illaire ; -1^ p. 
prodnii'e le relûclienu-nt musc\daire. dans l'astlmu'. la laryngite stiii 
leuse. la co(|ueluclie. et en y;éuéral dans les affections spasmoiiiijUcv ; 
voies res])iratoires. dans les cas de riii'idité du col utérin, etc. 

Les éniéti(|ucs étaient . aut refois, heaucoui» jilus t'rétpiemmcnt cmn 
yés fpi'aujourd liui. ( )n s'en st-rvait. comme relâeliaids mnsculaii ■ 
dans la réduction des luxations, celle de la hernie étrani;dée ; coim 
antiphloj;-isti(|nes. pour ahai.ssev la tension artérielle et i-éduire lemnir, 
ment fédirik' et inflammatoire dans les inflammations aiii'uës : lirondi! 
pnenmonit'. etc. 'rrousscau. dans ces cas. les préférait mcmeà la .siiiiih' 
('etfi' nn^dication est aujourd'hui ])a,ssée de mode, foi-t lK'ureii>emeiil. 

iiCs vomitifs sont contre-imlicpiés dans k-s l'as suivants : c(inn('?.tiiii| 
cérélii'ale. iiiHamniation de l'estomac l't du petit intestin, yi'ossose avance 
prolajisns de l'utérus. ten<lauce à lavortcment et aux hémorrlia^ii 
céréhraK's et utérines, herine. anévrisme. 

Les éméli(|ues s'aihninist rent eu une seule dose, ou \>\vu par jtetitr 
doses fi'actionnées et répétées à de courts intervalles. On les donii' 
iCénéralenient à jeun, le matin, à moins (|u"il n'y ait ur.ii'ence. ( )n ciiciikJ 
rage les \-onnssements l'u faisant pi-emlre de l't'an tiède ou uni- inl'ii-ii' 
aromati(|Ue chaude : canioniille. etc. 

Ap(iiiinr|iiiiiK' — ('iM'cilluiia — ("iiivri- (Snlfati' de) — l|)r'cacimiiiia — Kci'inèri laii. 
lal — Lulièlic — Mciutai'dc — .Sciiit — Sôiièjrn — Tartre stil.ié — 'j'urliitii iiiitK'M'al — '/.'<: 
(Sulfate de). 



ET TIlftRAl'KlTlQl'E. 5J 

( '.— Anti-émétiques. 

< \' Miut toutes li's M\listiiiici's ayant la |)r()iirii't«'' <U' caliiicr la uausi'i- 
&t les voinissi'iiioiits. ('oniim' iioui' k's éiiu'ti<|iu's. Unir action se l'ait 
lentir. soit sur le centre vomitif, soit sur les expansions iiéripiiéri((Ues 
les nerfs (]v l'estoiaac. 

On les atlministre clia(|nc fois (piil est iniii(|ué de faire cesser les 
^'omissenients et letat nauséeux. (|ue ces accidents soient i(lio))atlii<|ues 
lou svi)U>toniatit|Ues. coninio c'est ii-én('ralenu'nt le cas. par exemple, dans 
Ile cours de la i;a.striti'. de lentérite. de la dysenterie, de la péritonite, des 
[e()li<|ncs lié)iati(pu-s et népliréti<|ues. dans la liernii' étvaiiii'lée. Tintussus- 
jeeption. les néphrites ai<>-ués et clironi(|Ues. k's maladies céréhrales. les 
eniiioisoniienients. les vomissements de la i;'rossesse. ceux desah'oolitiuo. 
[des }iystéri(iues. etc. 

Aciili'^ et iiciilillcs — .McuoI et S( s «irl-ivés — .Viiiel's — .\lMliiiUi(itlfS — Arsenic il 
jiietiti's ildses — Hisiii\itli (Sels île) — ('fi'iinii (( ».\iiliite de)— '"iiainjmç^iit' — Chaux (Eau 

,1,.) ("idiT— Créusoti' à pititt's do.«cs — (ilact — lly(h'<i<'viiiiiqiu' (.\ci(lc) — Tiiirliivim — 

Mode A petites (ln-i('-; — Ipéi'm; à petites ddSfs — .Mcii'|iliilu — Niii\ vùirii(|Ue — Uéviijsit'^. 

X».— Purgatifs. 

On aiipello p)irii"atifs tous les nn^<licanients (pii <luniient lieu à ih's 
f'évaeuatious alvines et «pie l'on administre ordiiuùrement dans le but di' 
|T»roduire de la piii'.ii,'ation. < )n U's subdivise en hi.iuttiff^. ilrn.sflijKes et 
\c(ttli(irti//iifs. 

Les laxatifs an'issent failileinent. sans eolicuu's la plupart du temps : 
Ibn les appelle aussi apéritifs, ("'est ainsi (pi'an'issent les svd)stancês 
[siu-rées. les huiles douces, la manne. Ia's drasti(pies, au contraire. ))ur- 
[geut violeuunent. avec coli(|m's plus ou moins fcn'tes. et ])ortent spéciale- 
bneut leur action sni- le i^-ros intestin, (pi'ils conox'stionnent et ii.C'UH' 
['irritent |)lus ou moins, c.r/. lejalap. l'huile de erotou. Ja's cati.;>rti<pu's 
|()ut une activa».' uun'enne. intermédiairi' aux <leux autres, et sans être 
|iuissi iri'itants (pie les di-aslicpU's. ])ur.i!;ent assez vii«;oureusement ; tels 
ïioiit le s('U(''. les sels neutres. 

I>aus l'étude de l'action des ]iury-;itits il y a ù coiisidérei' les etlets 
■iiMUi(''diats et les etl'i'ts éloii!,'nés. 

J\(fi'fs l'iiuiiédidf-s. — A peiiu' ini!;éré. le pur^'atil fait naitre un senti- 
linent de déii-ofit. ])arfois de la nau.sée. ou ih's vomissements. Au hout 
■d'un temps (pii peut varier de une à (h'ux (Ui I l'ois heures, oii même 
Idavantaii'e. le sujet ^[irouve dahord une sensation de (dudeur. ]>uis des 
^ilouleurs fuii'aces (pn ])arcoure!it le ventre. ( 'i-s douleurs.se i-ap]»ro(dient. 
|auifmenteut et preniu'ut hientùl les «'aract ères di' la eolicpie : il y a des 
|horhoryi>-iues. de la sensibilité abilominale. ]»nis le l»esoin d'aller à la 
.aai-de-ndie se fait sentir. .\u moment «les coli(pies prémoiutoires. k' 
hioids devient \k'\\\. faible, il y a <le la sueur et du frisson. FiCS iléjec- 
ftious sui'viennent et se répètent un |)!us ou tiioins i^'rand nondiiv de fois. 



.■>(■. 



MATIÈRE MÈDICALK 



k's inviiiiùn's jiyaiil lieu conj) sui- cou]). les autivs survenant à intcrviilli - 
vaviahk's. Los selles sont d'jiliord purement fécales, ])nis li(|uiiles. > 
elles sont troj» iréf|ucntes. leur sortie produit ;"i la Hn une iinpres>ioii di 
lirfilure et du ténesnie. 

Après ces ])reniiers etîets. il y u une péi'iode de détente: le poiiiv 
r(;]»rend son ani[>leur. la chaleur revient à la peau et le sujet ne ;;-ari|. 
<|u'nne sensation de lassitude résultant de laliondariee niénie des éva<u;i 
lions. Il y a diminution des forceH jnusculaii-es. les jambes sont t'ailiKv 
vacillantes, les muscles al»dominaux doulouivu.x. la voix mal assuni 
.Vvec la dé|ierdition des licjuides il y a soit' plus ou moins ardente ipi; 
persiste Ju.scpi'jiu lendemain. Assez souvent on observe du verti^'e. il« » 
liourdonnements <l()i'eilles. de la tendance au sommeil. 

truand une ilose trop forte a été dounéi'. il y a .^n/ii'rjtiiiu/iifioii. a\ir 
à ])eu près tous les .symptômes du choléra s])( radi(pu'. 

Efiets ('loii/iii's. — i)u côté du tulie di^-estif on ohsei've (U\ catarrli. 
intestinal avec stimulation de touteslescomdiesde l'intestin, horhorvii-nicv 
(•cliques, dilatation de tous les vaisseaux du canal intestinal, 

J)u côté des sécrétions, il y a tout d'abord auy'nu'ntation du mou\r 
ment sécrétoire. puis diminution par suite de la déperclition des liipiidi - 
de là la soif et la consli[)ation consécutives. La plupart, des pur^;atit^ 
.sont absorbés en partie et pussent <laus l'urine, (^uehpies-uns passent 
en partie dans le lait. 

<^uant à la circulation, elle est évidemment affectée par laction pur- 
ii'ativi': le ))ouls se ralentit pendant les premières heures qui suivent la 
pur<;'ation. la tension artérielle est abaisséi-, tant i)ar la déplétion vascii- 
laire cpU' par la dilatation des vaisseaux de l'intestin. 

Après une pur^ation le sang se concentre, en (pichpies iieures, d'iuic 
manière reinarcpndile, et le nombir <les i>loiiuk's rouges augmente, mais 
rt^-ienr au chiffre i;ormal au bout de vingt -quatre heures. Le sérum est 
diminué eu (pumtité, et Ion peut dire qui; la jiurgation ne soustrait an 
sang que des principes aqueux et salins. 

La tenipératui-e s'abaisse momentanément. 

Certains purgatifs semblent exercer une action stimulante sur la 
sécrétion de la bile, et pour cela ont re(;U le noul de cholagogiu-s. Vu 
beaucoup plus grand nond)re activent l'excrétion de la bile, par suite tic 
l'extension des contractions musculaires du duodénum à la vé.siculc 
biliaire. 

<i)uaid au mode d'action des pnrgatifs. il est susceptible de varier. 
Li's laxatifs ne ])roduiseut (pi'une légèi'e irritation, j)arfois ilue à une 
sim[ile indigestion du remède. Les eathai'ticpies irritent un jieu plu> 
fortement, mais se i)ornent toujours à l'irritation ou à la stimulation 
superficielle de la iiuujueuse intestinale. Les drasti(iue.>-' enfin sont beau- 
eou[» ])lus irritants et produisent une véritable fluxion catarrhale du 
côté de la nuKpieuse. fluxion très légèiv. il est vrai, s'il s'agit de dosc^ 



ET THftRAl'EITIQrE. 57 

iiln'sioldii'iiiucs. l't toujours t nuisit oiiv. .Mais ([uil y ait irritation ou 
inflaniination It'H'tMV, lo ivsuitat ultinu' est toujours le niruic : l*"' aui>;- 
jiieiitatioii (le lii (|uantitt' dv li<|Ui(li's dans l'intestin ; 2^' auf>;nientation du 
luouvctucnt iii'ristaiti(|uo, et pai- con.sc-fiui'nt augmentation do la force 
■<\|iulsi\c. liU |ilu])a)'t «les ]>ur,u:ati}s a,i>-issent d'après re double niéea- 
iiisiiio; (|Uel(|Ues-uns i'<'pen(lant se eonlentent de taire contracter la iihre 
imisculairc sans irriter la nnuiueuse elle-nu'iu»'. D'autres augmentent 
Ja 'luantité des li([uides sans stimuler la force expulsive. 

L'augmentation de la (|uantité de liquides intestinaux i)roduite par 
les purgatifs, tient à plusieurs causes. La sécrétio. muqueuse est plus 
alion<lante. de même que celle des glandes annexes ; de jtlus. les vaisseaux 
Jai^sent transsuder une dose l)lus ou moins considérable (U- sérum, tandis 
^|ne. dans un certain nombre de cas (purgatifs salins), les licpiides préala- 
blement renfermés dans l'intestin ne s'absorbent pas. ()naaloi's. sui- 
vant les cas. des selles m U(pU'Uses. bilieuses ou U(pu'uses. Les purgatifs 
•qui n'a^iissi'ut (pien excitant les contractions de la tibre musculaire de 
lintestin donnent lieu à des selles Jeculenîes ou de la consistance de purée 
■de pois. 

|)cii.\ mots peuvent donc résumer le mode d'action des jiui-gatifs : 
au-incntation dés li(|uides intestinaux, augmentation i\v la force ex]iul- 
hivi . 

Lit médication purgative est uni- de celles dont on a le ]ilus abusé. 
vt il est juste d'ajouter (pi'on en abu.se encoi'c. v\i ce .sens (pU' tro]» sou- 
vent on pri'scril les ])urgatifs sans but déterminé, .sans indication positive, 
parfois sur un simple désir des malades. (V]»endant, bien dii-igée. sui- 
vant les indications (|ui lui sont jiropres. cette méilication reml des ser- 
vices dont il est impo.ssible de méconnaître l'importance. On en peut 
juger par l'éunnuM'ation suivante. 

On em]>loie les purgatifs : l'^poiir obtenir une action évaciumte. 
•quand il faut débarrasser lintestin de substances étrangères ou nuisibles: 
poisiins. corps étranger, .dimeiits indigestes, irritants ou non digérés, 
matièrt's fécales dui-cies. miero-oi-ganismes, ou quand il existe soit une 
sini|ilc constipation accidentelk ou habituelle, soit une obstruction méca- 
niipic. conniu- dans le volvulus. l'intussuscejition. ou encore dans les cas 
de iliniinution <le la contractilité de \,\ c(juche musculaire avec distension 
consécutive de l'intestin par les gaz ; 2'-' pour produire une action modr- 
ticatrice locale sur la muqueuse digestive et ses sécrétions. ci)mnie par 
< xi iiipje dans ce (pi'on appelle l'endtarras gastro-intestinal, l'indigestion, 
•cçrlaines dyspepsies ; H^' ])our produire une action substitutive, l'irrita- 
tïbii artiticielle du ])urgatif remplaçant l'irritation pathoiogi<pie; r.ij. 
|ns le catarrhe de l'intestin, la dysenterie ; 4*-' pour faire de la dériva- 
|n ; en attirant le sang vers l'intestin, les purgatifs tendent à déplacer 
.congestions siégeant en d'autivs organes: eoD^;;^e8tion cérébrale et 
ïliionaire. méningite, broiu-hite aiguë, etc. : 't^' ))our exercer une action 



58 



MATlKkK .Mi;i)I('AI-E 



aiiti|»lil(»^isti(HU' ou sitoliat ricc : en iMilcvaiil au saii.y,' une |iai-tii' ilc -.- 
Kéniiu. ils ai^issoiit pai'f'ois coiniiic iiiu' vôrilaliU' saiii-iu'-c. saiii'iu'-c af|U(ii- 
qui (lôprimc moins (lue les émissions saiiijfuiiu's : par le iiiriiu- iiircanisini 
ils favorisent la résorption des épaneliements iiiHammatoins oi; liyilrni 
(pies. v.ij. dans les inflammations aii;-\ii's. Icsexsudatsqni en sont la coiim 
qiicnee, les hydi'opisies en yénéi'al et snrtonl l'ascite : ti^' enfin dan^ i 
but de faire éliminer par la snrfaci- de l'intestin (••■rtains ])rincipev nuis; 
hles on toxiques renfermés dans le sani;-. par exem])le dans liiriMiiie. !- 
auto-infeetions. etc. ; ils a,ii;issent aloi-s i-n produisant ce «pion appela/ 
autrefois, non sans raison, une véritable dépuration oi'ii-aniipie. 

Les pur^'atif's. sni'tout les drastiipU's. sont contre-indicpn's dans lnu- 
les cas d'irritation gastro-intestinale, à moins (juil n'v ail indieati(iii 
positive de débarrasser le eanal alimentaire de substances iiritanles. ii 
<bins ee cas il faut clioisir un pur^'atif doux. ( )n eont ri'-indi(iue ('■n'aji- 
mont les pMryat ils violents dans les cas d'iu-niorrlioïdes. de dvs' iitcrii 
de eystite, «le métrorrbasïie, men; -v d'avorii'ment. i;'rossi'sse. etc.. ■ >-i 
dire elnnpie fois (pie les or^'anes du petit bassin sont coni;estionnt'-. en 
sU8ee])tibles de l'èti-e par l'effet du purgatif sur les vaisseaux de ictti 
])artie. On ne doit les employer ipi'avee de i^randes ]»i'écantions <lans!;: 
saison eliaudj. si féconde en diarrhées et en dy.senterit's. 

j/estomae et le rectum sont les seules voies ordinairement usiliV- 
]M)nr l'administration des ])ui'i>;atifs. Si la chose est |iossible. on <dini>i' 
un moment où le j)etit intestin est vide, par exi-niple le matin, aims (|',ii 
le travail diii^estif est complètement ti'rminé. 

Le choix du pur^'atif exiy;e aussi certaines précautions, t^tuamli': 
veut an'ir ])romptement. il faut employer de préférence les puri;'alils(|i; 
ne subissent aucune transformation ehimiipie. tels (pie les |)U l'outil' 
salins. Hi Testoniae est ii-ritalile. on choisit ceux (pu n'<mt aucune acm 
sur eet orii;a>ie, r.ij. la seammoné.e. Si. au contraire, il est indi(pu'i 
stimuler l'estomae. on euiploiera des pury-atifs «pii. comme la rhidiari 
et l'aloés, sont toni(pU's anu'rs. Dans les <-as où il ini[)orte de ne jn 
eont>;estionner les organes du [H'tit bassin, ipiand il y a met rorrhanin 
H'i'ossesse, menace d'avortement. etc.. on doit ( hoisir des ))Ui'ii'atifs doux 
non irritants, et n'airissant pas sur la c((ntractilité de la tihre nuisii] 
la ire. 

Les ])urgatifs s'admiuistrt'Ul. soit en une seule dosi-. s'il y a nriicm 
soit en deux ou trois doses ré] )étées. Lu certains cas. (K- i>etites dw 
sont préférables aux do.ses ék'vées. Assez souvent une première di 
est tlonnée le soir et suivie d'une deuxième le lendemain nuitin. Ij 
véhieule. ([ui doit êtn' aussi peu nauséeux tpie possible, varii- avec 
différents ])uri;'atifs. Une fois commencée, laetion pui',i;-ative sera .'•i 
ti'uue en faisant ])ren(lre un liouillon chaud ou une infusion émolliin 

Dans le cas d'une pnri!;ation oeeasionnelle. le malaile doit «iardcr 
einind>re au moins l'espace de vingtMiuatre heui-es. pendant lesqucllr 



I 



KT Tll(':i!APKrTIQrE. *')!> 

s'iilistiomlra ilo lioiiv ilo Iciiu IVoidc. i[u'i ])i)iirrait domuM' lieu à des coli- 
(liu-s ou nuMiio i\ un (vdèino iii^u. et l'-vitevii tout uliiiu'ut solide. 

Luxaiifs : — Cu.".-* — Figiu-H — lliiik's (l'ulivc et il'aniamleH douces — Miigiié.-ie 
,.;,lj.in(H' — Miigii('8ii'(Ciirl Minute de) — Manne — Mélasse — Mereureinétniliqiu — Miel — 
Mcnitanlc — N'oix luniine — l'iMinef — Sun — Sunfre — Tamarin. 

('iilliiirt'Kiucn : — Caseara ."^agraila — Kvunyniiis — .Nlajjnésif (Sulfate rt Citrate du) 

Massi- lileiie — Mernu'e à la craie — l'utas.-c (Sulfate, 'l'artrate et Hilartrate (te) — 

l.iinliarlii — Hiein (Huile de)— Séné — Soude (Sulfate, l'iexpliate et Tartrate de 
|ii)ta-^-'e et (le). 

nrii-<tiqui:s : — .Mué- — ('(ilcp(|uinte — Croton (Huik' de) — l^laterium — tîaiididgc — 
.1:1 lap — Le|itandriiie — i'(ii!i>)iliyiline — Sciininiunée. 

./v.— Antipurgatifs. 

Les antipui'ii'iitirs ou amical liin'ti(|iies sont o|)|»().sés aux |iuvn-atirs. 
Xdus avons dit (|Ui' la puvii'ation cl la diarrlu^c consécutive se caractéi'i- 
vciit par dcii.v ])li(''ii(iu)èiics peincipaux : atii^'inciitation des sécrétions 
intestinales et contraction de la coiiclic musculaire, c'est -ii-(lirc. li([m'tac- 
lion des luiitières et expulsion de celles-ci. liCS anticatharti(pu's produi- 
M'iit des jiliénoniéiics alisolumcnl contraires: les uns diminuent lessécré- 
iions intestiniiles ; les aut res diminuent ou arrêtent tout à t'ait le mouve- 
ment péristalti(|Ue. soit en jiaralysant la cotudie musculaire, soit en 
>npiiriinaiit rim[iressionnal)iiité des nerfs sensitit's : d'autres entin aii'is- 
Miit des deux t'a(,'ons à la fois. 

iiCs astrini;'eiils ayant ])our etlét de diminuer les sécrétions, sont j; 

lotis des aut ipur<;'at ifs plus ou moins éuei'giiiues : tannin, alun, acétate 
(ii^ ]il()ml>. etc. Li's absorbants nuH'ani(|Ues et (diimi(|ties : cduirlion. [ 

liisnnitli. l'raie. sont aussi raiit>'és dans cette classe. Ils alisorhent tout f 

>iiiipleiiienl les li(|uides sécrétés : (|iiel(pies-uus forment à la surface de 
l;i miKpieuse un enduit protecteur (pli em])ê(die l'action irritante des 
lailtiùres contenues dans le tulie diiiestif ; d'antres se condiinent (dnmi- 
(|Meinent avec les sécrétions. 

Certains aual.ii'ési(pu's. l'ii diiniuttant la sensiliililé delà nnupieuse, 
iliininuenl les mouvements rétiexes de la eoindie luu.scttlaire et la fré- 
ipieiuv d'expulsion. Il en est (pu. comme rojiiuiu. paralysent la tilu'e 
lisse et pivxluiseut :iinsi directement li- mêiiu' eti'et. 

Les aidi])tiriiatit's s'adndnistrent dans tous les cas oi'i l'excrétion 
intestinale est t fo]i altondanle. et surtout tro]» fré(iueiite et trop li(piide. 
lis sont indiipK's dans toutes k-s formes de diarrliée. idiopatlii(pie ou 
M iiiptoinati(pie : diarrhée due à une indi,t!,-estion. lieiitérie. entériti'. 
dysenterie, diarrhée des tyijhiipies. di's tithercnk-ux. diarrhée infantile, 
choléra épidéiiiupie. idioléra sporadi(pie. diarrhée- infectieuse. super|>ur- 
iration. etc. Le choix du médicumeut varie avec la eau.se de la diarrhée 
c! Il- indications particulières de (dia(pii' cas. 



l 



'(;o 



MATlfOIlE MEDICALE 



Lu liste Huivanto comprend les uiitii»ur^iitils les plus oi'diimireiiuiii 
•t'niployds : 

Acidt'N iniiit'iiuix ililiit'. — Alun — Ai';:ciit (Niti'iitf it Oxvilc il") — ISi.-iiiiith (Son- 
iiitratt', CarliDiiati'vt Snlicvliitcdi.') — CiicIkhi — Cliaiix (lùiii de) — ("raii — I-'iT (Muriiit. 
et Sullatc (le) — (îalli(|iu' (Aciilc) — Kiiio — Plnmii (Acétate (II) — Talc — 'raiiiiin— ^ 
/iiic (Oxvilc et ('arhdiiatc de). 

i*'.— Cholagogues. 

Sous le nom eollectil" (le eliola<i'(j,i^ues on a xoulu ivuiiii' les iiiédii;! 
iiieuts (|iii passent i»oui"étre moditiealeurs île la séeivtion on de l'exeic 
lion de la Mie, Les prenners auraient pour ettet duiiiïmenter lu <pianl il. 
de liile s(''(r(''t('e : ce seraient des stimulants vérital)les de la si'eivlim, 
liiiiaire: les autres ne leruient (pi'aeliver la sortie de la bile hors de hi 
vésieule. (^nelipies eliola,!j;oii;nes enfin agiraient des deux tiu.-ons à l;i 
lois. 

La luiniO're est loin d a\(iir (■t('' faite sur liiitluenee t'xere(''e jtar le.- 
différents médieuments sui' la séert-tion biliaire et les tonetionsdu t'oie eu 
ii'ém'ral. les expiirienees faites dans ce but avant donne' des rt'snltats emi 
tradietoires. Aussi les avis sont-ils ])jirta,i;'és. Pour ipiehiues-uns. le> 
mercuriuux, et en partieulier le ealomel. sont des stinuUants directs (h-hi 
sécrétion biliaire, tandis (|ue pour d'autres ils ne modifient en aucune 
nuinière cette sécrétion. A une épo(|ue où l'on attribuait ma graii'l 
nombre si non la plu))art des maladies à la diminution de la sécrétion de 
la liile. il était rationnel d'étudiei- l'action tdiola^'ogue des médicameiit>. 
I)e])uis, rimportanco de ces recliei'ches a paru moindre, sans être cepeii 
dant négligeable. ])uis(iue. si certaines théories .sont vraies, plusieurs auto 
infections ou auto-intoxications reconnaîtraient pour cause la préseiur 
d'une bile mal élaborée, ou l'ab.senc;' absolue de ce li(|uide. 

On comprend mieux, à coup sûr. l'action des nu'-dicaments sur l'ex- 
crétion de la l)ile. Toutes les substances cpii mettent eu Jeu la contrac- 
tilité de la fibre musculaire de l'intestin et des voies biliaires, ont peur j 
effet de favoriser la sortie de la bile hors de son réservoir et sa descente 
vers l'intestin. La ])lupart des purj^atifs sont dans ce ea.s. et exerceiil 
ainsi une action jturenu'ut nu'canifpie. Favorisent é<>;alement l'excrétidii 
les médicaments (pii ont ])oui' effet de l'cndre la bile ]»lus fluide: ti'l.si 
sont les alcalins en g'énérul. 

Les indications des cholai>;o(fues sont. l'U somme, peu nombreiiso. 
Les stimulants directs de la sécrétion biliaire s'administrent rationnelle 
ment quand le foie ne suffit plus à l'élimination des constituants de lui 
bile, alors ((ue. cependant, sa structure est suftisumment saine encore 
pour lui permettre de fonctionner normalement. Les stimulant.s de 
rexcrétion de la bile se donnent, à leur tour. (puin<l. la bile étant sécrctéi' 
nornuilemeid. elle coule mal dans lu vésicule biliaire, ou s'y condeii,"i| 
tiK)p. ou en sort difîieilement pour s'éliminer pur l'intestin, comme coliii 



KT TIIKKAI'HITIQIE. 



Cil 



.irrive dinis li' catarrlu' dt-h voicn l»iliaiivs, lu litliiase Itiliairc. les coliquos 
li<'|iati(|iu's, l'ictèri' par réteiilion. 

On iK'iit. à l'exeiuple de l'olt»'r, étalilii- lu elassifieutioii suivante : 

Stimuliiiil!< delà sécrétion biliaire, : — A lues — Aiiiiiiniiia(|iii' (Ht'ii/outo i-t Muriati- 

fj AiiiiiiKiim — Arfi'iiif — Ui'ii/i)ï(|iu'(A(;i(ii') — Ciilonu'l — ('olcliiiinc— ("(>lo(|iiiiilc — 

lOviiiiN iniiK — FfM'ilc ("iilaliiir — (îiiïac — llydiu^tim — Ip'.'ciic — Jiilapiiic — .Iii;ilan(iiiR> 
— j.ililaiiilrinc — Nitni-iiiiiriatii|iii' (Acide) — I'iHlip|iJiyllitic — l'utaf'sc (Sulfate île) — 
l'iitasse et Solide (Tari rate de) — l'iiiiluirlie — Sciiiniiiiuiei — Soude (iJen/uate, IMius- 
pliate. Sulfate et Uicarlnpiiale île). 

Sliiiiiildiils ilr riu'i.réiidii liiliiiiri : — Aliiè.-^ — Ai'seilic — ("almiiel— ('ulclii(|ue — 
('ii|(i(|iliiili — Kviinyiiiilii — .lalap — Masse lileiu — M ère lire à la er:iie — l'ndnj)h_vlliiie — 
l'iitasse (Sulfate de) — Wliuliarlu' — Seaniiiionée — Sniide (IMiuspliate de). 

V. — MonincATKiits dc svstkmk i ii(i-fif;.\iT.\i,. 
J.— Diurétiques. 

I,i's (liuivti(| lies sont des médicuiiieiits (|ui ont |toiiret!et d'atiijiiieiiter 
l;i (luaiitité des urines, ils a,i!;is.senl snivunt deux inudes principaux. 
Les lins uuicinentent la pi-ession sanguine dans le vein,si)it ]»ar l'inlernié- 
diiiire des nerfs vaso-iiiDteurs. soit pur aetinn sur les fibres lisses des 
vaisseaux, soit enfin |)ar aui^inenliition de la masse nièiiie du sang ; ce 
Mdit les diiiréti(|Ues dits iiiéc(ti(i</ii(--< ou vaseiilaires : (liii'itale. erj^ot dt' 
siii^de. scille. Les antres, dont le niéeanisnie s\'xpli([iu' inoins i'aeileineut 
:ii,nssent directement sur le rein, rpi'ils irrili'iil au jiassage et par lequel 
ils sont éliminés; ce sont les diurétiipies .séc/'éfo//V',s- : ciirlionuteset nitnites 
iilcalins et salins, alcool, halsamifpies. On a appelé diiirétitpies dialvti- 
jiies les substances (jui agissent en attirant les litjiiides exti-avasculaires 
bt aiignientent ainsi la niasse du sang et lu pressi<ni sanguine; mais c'est 
|à uiMUode diiction cpii doit faire rentrer ces substances dans lu caté- 
gorie des diurétiques mécaniques. 

Les diiiréti(|iies agissent tous a])rcs absorption. Lu jdujiart s'élimi- 
leiit avec l'urine, dont quel(iues-uiis moditient parfois la réaction. Les 
iins appartiennent au règne végétal (diurétiques végétaux), les autres 
fa règne minéral (diurétiques minéraux). Ces derniers ont été subdi- 
isés en salins et alcalins. Les diuréti([ues .salins : nitrate de pota.sse. 
Ihlorate de potasse, etc.. tigissent directement sur le rein, qu'ils irritent et 
r lequel ils sont éliminés en pre.s([ue totalité, sans avoir subi d'altéra- 
lioii. mais ils n'exercent aucune intlueuce sur la réaction de l'urine ; Ivs 
liiiréti([ues alcalins, au contraire : carbonates de potasse, de soude et de 
uliiiie. tout en agissant de la même fa(;on. .s'éliminent à l'état de l>icar- 
beiiate et îilcaliniscnt I urine. Ce fait ne m.inque ]>as d'importance, 
quand il s'agit do faire cboix d'un diurétique dans le traitement de la 
gravelle urique. de lu cystite et de l'uréthrite aiguës. 

Harailler divise en trois classes les indications des diurétiques : 

r' Favoriser l'excrétion urinuii-e <liminiiée ou sus|,endue. rj/.. dans 
les maladies organiques du cieur avec jterte de compensution. la néphrite 
«îliroiiique. surtout il forme ])arencliymuteuse ; 



iVl 



MATikllK Mf;i»ICAI-H 



2*-' Fiiirc rviuMU-r par lu voie iviiali' les lifiuiilos (•|iaii('lu's duiiH divir 
Hcs caviti's ou dans le tissu (H'Ilulairc. i .if. dans les hy<li*(>i»isic's. (•ardia(|ius 
ou ivnaK's. K's (''iJanclii'nK'nls sôrt'ux in laininaloiivs ; 

.■^' Kliniiui'i' di's sulistanccs dt'U'-lc'ri's ou toxi(|Ui's. r.i/.. dans it^ 
intoxications par les alcaloïdes et l'urcc. dans la j^ravcllc. 

A CCS trois indications peut s'en ajouter une autre: diluer l'uriiic 
atin de la rendre moins irritante |»our les nnn|U«'nses. connue dans !;i 
cystite et l'urétlirite. surtout à l'orme aii^ui-. Dans ces cas. on doit clioisip 
vie ju'éterence un diurétique alcalin, qui. non seulement rend plus alniii 
daiito la masse dii li([uide urinaire. mais aussi In t'ait moins irritante en 
neutralisant l'acide uri(|Ue. 

lii's diui'cti([Ues s'adiiunist rent (trdinairemeul dans un véliieiiji' 
a(|ueux aliondant. atin de favoriser leur action t-n auyniciitaiit la masse 
• le li(juide en circulation, et |iar consé([uenl en élevant la pression saii 
^uine. C'est particulièrement le cas ])our les diuréticiues dialyti<|Ues et 
sécrétoii'cs. princi|ialcment (piand il faut faii'e évacuer des siilistancis 
délétères, comme dans l'urémie, la ;4;ravelle, la n'outte. M est consciilr 
au contraii'c. de les donner sous une forme plus concentrée, cpiand un 
veut diminuer la massi' même des li(piiiles,j)arext'mple(l!ins les hydropisio, 
Dans tous les cas. il faut voir à cociuele nuiladesoit placé dans un milieu 
tempéré et évite tout ce (pli peut favoriser la transpiration cutanée: r'vM 
pour réiiondre à cette dernière indication (pie les (liuréti(pies doivciil 
toujours être donnés dans un véhicule froid. 

ri'expéricncc a déiuontn- ([ue la nuMiication (liuréti([uc est souvciii 
infidèle ou incertaine. Plus d'une fois, au cours de la même maladie, en 
est forcé de rei\i]ilacer un diurétique i)ar un autre, atin dolitenir (lc> 
etfets soutenus. Les véritables diuréti([ues ne sont pas très nomlireiix 
Ik'uucou]» de diui'éti(pu's végétaux n'a,i>;issent (pi'à la faveur de l'eau (|iii 
leur sei-l de véhicule (piaiid on les administre i-u infusion, décoction, etc. 
l/eau, en l'tfct. connue nous le verrons ]ilus tard, est un ( xcelleiit diuiv- 
tique. 

Hufhii — iJiisscnilf — ("iif.Mtic — ('itnniill('((iriiiiic.-<(l(') — ('iipalui — Cniièln' — Di^'i 
talc — KiUi — Ktlier nitiviiv (Ks|)rit(l') — (iciiit'viv— Lait — Mn fCraiiic de) — Litliinel 
(Cîirlionato et Citrate (le)— Magnésie (Ciirato de) — l'areini lira va — l'is.-icnlit — Potasse | 
(Nitrate, Chlorate, Citrate. Sulfate, Carlioiiiite et MicariMiiiateiie)— Pvrole — Seillc- 
Sciiparias — Suinle (N'itrate, Clilorate, Sidt'ate. Carliuiiale et Hicarlionate 4le)— Siil 
ères — Térél^'iitliiiie (Iv--seiiee de) — 'l'iiéuln-niiiiiie. 

Il — Anurétiques. 



("ontrairemeiit aux diurétiipu's. les amiréti(]ues ont la propriété do 
diminuer la (piantité des urines. Jlssout ]»eu nomlireux. et leur iimili' 
d'action est encore iiud défini. Il semblerait, an premier ahord. que h 
substances qui al)aissent la tension artérielle dussent être anuréti(|ikvs. 
mais tel n'est pas le cas. Bien qu'on ne sathe pas encore comiai'iill 



Aîî 



KT TIlflltAI'KI TIQI K. 



Ha 



:i-i^-rii( li's iiuMlicaniiMits «h- ccth' classf. il vs\ ci'iK'ixliuit riitiomu'l de 

I, III' ^uiiiioscr 1 lin 1)11 l'aiit n- lies inndcs (riiclinii suivants: Paralysie flf> 

II. ris sécivtrurs lin ivin, alMiissi-nu'iil de la ]»ri'ssiun saiiifuini'. artii>nsur 
. - c-ntivs ni'rvciix. 

Ia's nsa^fs des uniii'i'fi((Ui's sont (ivs restreints. Kn efl'el. llan^ les 
.|iuli|iies maladies où la séeréti», i de l'urine est auifuu-utt-e : dialn-le 
-iMiv. dialiète insiiiifle. hystérie, lu polyurie ne constitui- i|U un .syni))triMie 
a>-i/. |»<Mi ini|>ortaMt |iai' lui-nu'nH'. et qui s'aiuen<le néeessairenieni en 
M'ine temps i|Ue la nialailie prineipale. et sous l'inHueuee du même 
1 r.-iilrinenl. 

Opiiiiii et Miii|iiiiiit' — raiiiiiii l'I suli-litiH'c-i i|ui cil rciitVriiu'iit. 

''.—Modificateurs des sécrétions muqueuses génito- 

urinaires. 



('(•sont des mt'dieamenls (|iii. ;i linstar ili-s mndilieateurs des séeré 
pMiis l)ri)nclii<|nes. ont pour etl'el (!»■ moditier les st'crt'tions mn(|Ueuses i-t 
inueopiirulentes des voies nro-i;t'nilales. La principal»' moditieation est 
';i diminution de la si-ei'étion. et les pi'ineipau.x moditieateurs sont les 
li;ilsami(pu's. les tt'ri'lientliines et les sulistanees (pii s'en rapprochent. 
laiit jiar leur mode d'action (pie par leur composition. Nous avons dit 
di'jà ipie ces suhsiances s'i-linùiieiil ù la t'ois p;ir les xoies i'es[)ii'atoin's et 
|i;ir les voies ii'énito-uriiiaires. (V- sont k's huiles essentielles, et en ^'éné 
l'iil les partii's \'olatiles ih-s li'oninu's-résines et des ti'réiient hines. (pu itas- 
."-iiit de pr(''l'(''ri'nce par la mmpieuse hronclii(pie. une petiti' ])artie seule- 
iiitiit. o.xydt'e dans le saiiu'. ('-tant élimiii(''e par le l'eiii. l'arconti'e, les 
r<->ines. sulistauci's tixes. passi'ut tout enti(''res par k's \-oies uriuaires. et 
^■^■ -;c)nt elles (pli ai^'issent ju'ineipaleineiit comme moditieateurs des sécré- 
lious miKpieiises ui'on'i'nitales. Kt de nu'me (pie dans le traitement des 
Hiircctioiis calarrhales respiratoires on prescrit de ))r(''l'éri'nee les lialsami- 
<pies volatils, les ii'(MniiU'srésiiies riches eu huiles t'ssent ielles et les 
huiles essentielles elles-mêmes, de ummuc doit-on. dans les catarrhes des 
viiies uriuaires. choisir les résines et les ltalsami(pies ti.xes. 

L(>s atl'ectious c(»utre les([Uelles on utilise k-s moditieateurs des sécré- 
tions yénito-urinaires sont la cystite et l'ui'éthi'ite ai^Hiës à leurs (h'i'ni('res 
jiériodes. hi cystite et l'uréthrite chr(Uii(pies. Ou ne doit pas les donner 
«'U y;énéral dans les ])renii(^'res j)ériodes des tonnes aii^'uës. mais attendre 
l'apparition du pus ou du muco-pus. dont ils sont ehari^'és de diminuer 
l;i -l'crétion. 

La forme de capsule est celle (pii convient le mieux à ladministra- 
iidii lies halsauiiques et dos suh.staiices l'ésineu.ses. S'il faut choisir uni' 
jniie liquide, ou s'adresse de ])rétérence aux émulsious. 

Hiuune.sdu Canada, du Péroiict d(''l'(.ihi — Heiij(_iin— Hc'nzoï(pie(.\('ide; — Cnpalni 
it'iilii'iic — (îoudniii végétal — Santal (Huile de) — 'rérél'eiithiiic (K-.sciii'c de). 



*;i 



MATIKUK MKDICAI,!": 

y>.— Aphrodisiaques. 



( )ii ciiiiiint'iKl sDtis <■«' nom les iiu'ilicaiiiciitH «[iii (>\<-itt>iil les (ii'siis 
vriH'r'u'iis il lu ]Miissiiiici' i;('iii(iilc. Il on t'«l <|ui ]irovo(|iU'iit l':i|)|)('tii 
vi-nt'HiMi : (ran'i'c-i aiiifim'Utfiil IVncry;!*' des ('n'clions on vw |ii'oloiiu;ciit 
la (hiivc ; «l'aiitrcs ciicoi-i' l'iniu-'clii'iit les vciiii'sdii pôiiis de st- \i<U'r ti'ii|' 
i'a)>iili'int'iit. ( 'l's (livcrs plu-noiuiMics i'»''Hultt'nt «U- l'action des aplirodisiii 
• lUfs. soil diivctcniciit. soil par voie i-('fU'Xi'. sur le ocrvi-aii. la nuK'll' 
('pinirrc l't le i^raiid synii»allii<pii'. I,c pliospliovt'. par cxcniplc. at>'it sip 
les «vMti'cs nerveux; eervean et moelle, la si rvcliniiu' sur la moell 
l'pinièi'e et le centre «i'énital, la eanlluirid»' sur les expansions périphôr 
(pU'H du pU'xus lomliaireet sui- la nunpuMisi' vésico-urétlirale. A la suil 
lie l'administ ration des apliro(lisia(|Ues, on voit, dans les cas l'avoraMo 
les désirs vénériens au;::ment»'r d'intensité, les érections devenir pii^ 
vin'ourcusi's et jilus persistantes. .Mais il est juste d'ajouter ipie cett 
médication t'st. plus souvient l'ncore. sui\ie d'insuccès, en ce sens ([ii. 
dan.s le traitement de la Irii^idilé et de l'imiaiissance. ce ne sont pas tair 
les médicaments (pie les moyens liyi>;iéni(pies et ])sycliifpu's et les ajjfcnt'i 
impondéi'aliles. tels (pie l'électricité, l'iiydrolliérapie. (pii nous donnciii 
des résultats vraiment ai»]»récial»lcs. La plupart cU's aplirodisia(pies a^'i^ 
sent d'une nninir-re indirecte, et 1 Hii peul dire (pU' les véi'itaMes aplnv 
disia([uos sont tn^'s rares. 

iVimpuissance et la tVii^idité sont li's deux maladies ou sym|it(')ni(- 
conti'e les((Uels on a de tout temps diriijfé l'arsenal aplirodisiaipie. ïn-yl 
aplirodisiacpies réussi.ssent ])rinei]>aleinent dans l'impuissance t'onctidi 
nelle ou idiopatlii(|Ui', c(;lle qui suu ou accompaune les att'ections (h'Iijli 
tantes, aiicuës ou clironi([ues. (^uchpud'ois ^m les em])loiera dans lin. 
|)uissance sym|)tomati(pie de (pu'l(i\ie autre nndadie ]»lus ii'i'ave. Jii!ii< 
seulement après (pi'on auracomluittu l'affection preniièi-e jiardes moyeii- 
ap])roi)riés. Dans rimpuissanco con.sécutive aux excès véMuriens, ;'i !;■ 
spermatorvliée. à la continence t'orc('c. l'usage des aphr()disia<pies doi 
aussi l'aire suite à uiu- médication toni(|Ue. hyu'iéniipie. t'tc. dirigée cd! 
Ire l'affoction ([ui a causé la jicrte du pouvoir i^-énilal ou la t'riy-idil » 
Dans tous les cas il faut se défier do cette médication, ne pas cumpti': 
exclusivement sur elle, et sui'tout ne ])as eu aliuser. D'une mani('r 
générale, elle ])rocède avec lenteur, par pt'Iites doses, et compte plus sii' | 
les nutyens d'ordre liy,i;'iéni(pu^ et moral i|Ue sur les médicaments. 

A!i'(i(jlii|iK's à jx'liti's (lii.-i('s — Ariiniiiti(iiu .•J — ("antliiiriilc — (Miaiivri' iiidion — Cini: 
cit'iiiTii— Diuiiiuiia — Kr^ut — Ft'rru;iiiicii.\ — Opimii ù jx'titi'.-* ilo.-es — IMionplum— j 
Poivirs nuir cl ruiigc — Hui' — Siibiiit— Sutraii — Sangaiiiairc — Strychnine — Tonii|M>- 

ii',— Antiaphrodisiaques. 

Cette classe renferme toutes les suhstances qui dépriment les f'om 
tions <;éi\itaU's en diminuant à la fois ou séparément les désii-s vénériciiil 



KT 'i'iil':ii.\i'i:rTfQrK. «^ 

li'l lu viixin'ur (li'H t^ivctioiis. Ils ii,u;iHs<-iil l'ii (liminuaiit Icxcitiiltiliti' <li's 
liH'rfs (lui wMlisIrilMit'iil aux or^imcs i;riiilimx. on (li'|iririiaiil les cent n-s 
ItMix-inr'mcs, ainsi i\\U' bi ciniilation idialc. Iai i>lnparl |Mii1cnt icnr 
Lclion sur If ccnli-f /it-nitai <hins la inoi'lli' allongi-o. «^uel«ini ■«-nns ugis- 
ii«iit sur les iicH's ])t'ri|tln'n(|Ui's. 

lis trouvent leur indlcatiiui dans tous Ic^s cas <n'i il y u surexcitation 
lU'H iVuictions nt'-nitalt's, (•(•ninif dans les pollutions nocttirnrs et (liunu's 
la siK'ruuilon'lM'c. le priapisint-, le satyrjasis. la nvniphoinanii-, la manio 
Si'otiuui'. etc.. ijuc CCS accidents «oient idiopallii(|Ucs ou incmc. conunc 
U'iii arrive la ]>luparl du temps. symptoinati(|ues de (|ucl(|nc autre 
laladic. 

Aconit — Alcoolit|iK'H à iIdscs cicvéo.-* — Hcliuilom— Mmiiiiu-cf' iik-îiliiis — Cnl'i- — 
Jiiiiipliiv — f'iainin — !)iL'itîiic — (îclHcmiiun — Lupiilin — Opinni à luiiiti's doso — 
|5triiiiiv"iaiii — 'riilmc. 

i''.— Emménagogues. 

Ou appelle «jjénéralomeid ennnéiuigo^"ues les ai;ents thérapeutiiiues 
»ui nul [lour cHet de déterminer ou de l'appeler 1 écoulement menstruel. 
)n peut dire tout d'ultord qu'il n'y a pas de véritables emniénanoifues. 
(Vst-à-dirc <p)'il n'y a pas de nuMlicanients «pii aient la propriété spéciale 
It expresse da^ir nni([ueineut sur l'utérus et dy provoquer 1 héniorrha 
ic périodique. Kneore moins y a-t-il des médicanu-nts (|ui puissi-nl 
ftvoriser la maturation et la déhisconee des ovules, avi'c ou sans ('coule 
lent san^i'uin. 

iiCS a;;"ents soi-disant enuuéuai;"o<;-ues n'exei'ccut d'oi'diuaire leur 

Bliunquedune façon indirecte. variaMe suivant la cause de l'aniénorrhéi-. 

l'aménorrhée est due à un état yéué-ral d'auéuiie ou de dél-ilité, les 

[)ni(pu's voeunstituants v\ les moyens hygiéniques si'ront certainement 

meilleurs emniénaii'o<i,-ucs à employer. Si elle reconnaît ])our cans4' 

défaut dostimulation de l'ovaire cl dcl'utéi'Us. auxc^uels il ninuamjne 

i\is (pi un peu de con^-estion pour (jue la menstruation se ])roduise. al*>rs 

[faudra avoir rccoui's aux conge.stionnants des oi-i;-anes du petit bassin 

aux excitants i>énéraux : drasti(|ui's. stimulants ditl'usibles. apiol. rue. 

liiiie. safran, l'arnn ces sulistaiu-es.il en est (pli au:issent plus cHicace- 

9iit (pie les autres, .sans toutefois exercer d'action spécifique. /•.(/.. a]>iol. 

ipvihuine. Certains a,i>;ents physi(jues. tels que la chaleur a])pli([ué'(^ 

is l'orme de pédiluves ou de bains de si(We. l'électricité, etc.. sont aussi 

iméiian'oiïues indirects, conii-estioiiuaut d'une manière favorable l'ovaire 

Il utérus, et iM'ovo(piant ainsi la lueiist ruatiou. surtout si on les api>li- 

fe à ni. moment où l'ovule est sur le ])oint de.se déta(dier et n'attend 

I» pour le faire (pi'un peu de congestion ((ui agisse aloi-s comme cause 

?rniinaute. 

[ KaciborsUi divise ain.si les emménagogues : 1*-' Kxcitants généraux 

Iplos. (,Vs agents auront certainement pour ettet tic favori.ser (inel- 



«;i; 



MATliCRK MftorCALK 



«|iU'loi.s lii nu'iistnialion ([Uand la derniôn' ovulalion ai'lt- un peu taidiM 
I/r-k'vulion (le la tciiipôratinv du corjjs. un jh'U (l'afcék'i-iition de l;i 
<-ii'cnlati<)n. ]K'iivc'nt alors suHirc à aiucm'v la i-uj»tuiv dos capilu.i.vs d. jii 
^forifôs dcsany' sons l'iidluenir deroru;asint'. celui -i-i ayant (''lô iiitorro?n|iii 
< 'lie/, les anr'nii([n.'s. on ivtircra <U' ^Tands avantages de ICniploi du hi 
«1 de l'arsenic, lescjuels n exercent cependaul qu'uiu' action iijénc'rale. 

2^' ( 'ei'taines sulistances iiu'dicainenleuses a^'issant s|i('cialenient. •! 
les coui^'estionnant. sur les ori'-.iiies du petit lias>in. L'excitation pin 
duite ])ar ces uu'<licaiueuts sui* les orj^anes voisins de lOvaire j»eut t'a( ili 
lueul se coMunnnicjiU'r à celui-ci. (^ne cela coïncide avec les conditimi- 
l'ave râbles à l'ovulation, et il n'en faut ])as ))lus piuir que celle-ci se pni 
duise ainsi que riicniorrhai;'ie utérine. T'»us ces so' -disant einnicnau'oniic- 
>oiit. dans une certaine mesure, des sternutatoires des ovaires. 11 



tion jieut. en très peu de tt-nips. anu'nei' la crise tinalcou li('niori'hai;ii|iir 
< ''est à cela (|ue se liornt' leur l'ôle coniini- eniniénai>'oi!,'iU's ; seules. !(■> 
l'eniines (pli sont à la veille de leur nieiistruation en l'itrouveiit les ioiiv 
etl'ets. ' 

i]^' Les ai';ents (pii st'uililciit aii'ii' plus ou moins sur l'ovulation, r.ij.., 
la température élevée il'un pays, le contact jiroloiiiié ave<- les honnni'vl 
la lecture des romans, les exc'tations se.^'.iielles. etc. 

.lieseniménajxoguesou soi-disant tels se |)rescrivent dans I aménonir.vl 
en ,>;éuéral. soit (pi'on veuille rétalilir une menstruation dis])arue depiii<j 
(inehiue tcmjis. soit (pi On désire ramener un ('coulcment l>rus([ueriu'ni| 
snpiirinu''. Dans tous le . l'as. il tant, av.iut touti's choses, voir t'i ce (|Ui| 
lacau.se delà su])pression soit enlevée. (pU'lle qu'elle puisse ("tre. (Vis 
t'ait, on ]»eut doinu'r ie.^ sulistances réputées cmméiian'ogues, se guidjin' 
toujours sur les indications propres à clnupie cas. choisissant de juvio 
renée, pour administrer ces remèdes, le moment où la menst rualioi 
disparue devrait nonnalement se montrer. Si l'on échoue dai" "" 



s IIIK 



de nouveau lors de la ])ériode snivaiilij 



première tentative, on essaie 
P 

.Vlciidl — Aluès — AiièniuiK.' jxd.-^iitiiii. — Apid! — A.«îi f'vtiJa — liair/ 



première lenTaTive. <mi essaie (le nouveau lors ue la perioue snivaiiu 
Dans 1 intervalle, on s'etl'orce de mettre le système dans les meillcuiv 
conditions possihle |iour (|iie la l'onction nu nsti'uelle .se fasse normali 



ment 

Aci.)iut 



iVCOlin .* I n >l M .\ M n r- . 1 ll< Il l< MIL I Ml I.- III 1 I II. .\ JMl M /Y .''cl 1' ^ 1 1 U tl U 

clumils — Hdiii.x — ("iiniulU — ('ii-itliariik — ('iiiiicit'iiv'n — l>nisti(|iu's — Krii;ut — IV 
L'ineu.x — (iaïuc — .MiMiiiiinèsc — Mvrriic— i'olassi'(l't'rinanjiiiiiiit('(ii') — Kne — Salii 
Safran — Strychnine — 'l"oiii(|iK'H. 

Yi. — .MCltlKlCATKt KS \iK l..\ SÉt'UÈTION SIDOUALK. 

y I .— Sudorifiques . 



T es ^adoritiques ou diaphorétifpics sont (k^s inédicanients qui iifJ 
vent et ri'i. k'iit plus aliondante lu sécrétion de la sueur. 



ET TUftllAPEUTIQUIv (57 

Il ii'v ;i piis très loniitompH eiicoiv. on is;:in>":iit le mode il ;i( iIdii ilc 
!:i ])iii|»!irt dos siulorifiqiu's. Aujourd'liui (jiic l'on rcfoiiiiuît roxisti'iu-c 
de iicrt's |)n''sidiiut à la sc-crôtioii di' l:i sueur, ou sait qu'un certain nom- 
lire de <li;n»lM.réti(iuos agissent eoninie tels en stimulant ei's menus nerls 
-(•eréti'Ui"s. Dautivs favorisent 'a transj)ivatioii cutanée en ii-ritant les 
_dandes i-lles-iiièmes par lesquelles ils sont éliminés. (^uel((ues-uns t'ont 
!rans[)irer en ])rodui.sant la nausée, celle-ci étant i^énéraleinent accom- 
jiaii;née de sueurs })lus ou moins j)rot'nses ; c'est ainsi ([u'a^'i.ssent le tartri' 
iMiélique e( les antini:>niaux. Il en est entin (pli activent la .sécrétion 
-udorale eu activant la cire dation entai:'''" et en aui;,-nientanl la pression 
du sauii' ilans le.s ca])illaire.> de la }»ea\i. comme le l'ont, par exemple, la 
•liidcui". les tisanes (diaudes et les lioissons alioudantes. Pour plusieurs. 
, activité de la circulation cutanée si'rait une cause a.ssez prolilémat i(|Ue. 
Kn ett'et. comme le fait renumiuer Hei'lioz. si cette suractivité suHisait à 
|irnvn(|uer la sudation, celle ci devi-ail se produire durant la jn'riode de 
lialcur de l'accès de tièvre. ( c (|ui n'est pas. comme on le sait. 

Hi^onreusomeut. on ne devndt ran<;vr parmi les diaplioréti(pies (pie 
'(•■- sulistances <[ui aii'issent sur les nei'fssécri'teursdes irlamU ssudoriiiares. 
Or. CCS sulistances .sont j.-'Mi nomliri'uses. du moins dans l'état actuel (le 
nos co.Muiissances. 

\ la suite de l'administration d'un sudoriH(|ne. la circulation iréné. 
rale csi activée; il y a élévation de la temi)ératuiv dans une p-remiè-re 
période . puis altaissement quand la transpiration s'est produite; celle-ci, 
plus ou moins alumdante. favorise l'élimination de certains jirinc'ipes 
•loxi<iuc^ et iiuisililes. tels(|ue 1 acide uri(pie. l'i l'ée. en même temps qu'une 
îccrtaine (piantité de sérum. Jjc mouvement téhrile. s'il existe, est calmé, 
■et Ic-i li(|iddes éj»an(diés se résorhent ]dus on moins. 

Ou prescrit les sudoriti(pU's au déSut des maladies de re froid i.sse- 

niciil. dans le hut de ramener la circulation et la ( liaieur à la périphérie, 

l-coiniiattant pa • là même les rony-estions ))rol'ondes, (piehpiefois jjour 

tcalniei' le mouvement léljrile, au coui-s di^s tièvres es.sentielles et des 

iiitianuuations. Au début dtw tièvres éruptives, on voit souvent l'adini- 

(ïiistration d un diaphorétiqiie êire suivie de la sortie d'une éruption (pii 

se taisait attendre. On les (H)niie aussi dans l'urémie, la cholestéréniie, 

Me rhumatisme, la ijjoutte. dans les é|)anchemenls hydropi(pies ; ascite, 

Ihyilrotliorax, auasar(,'.ie «rénéralisé, etc.. dans les épanchements .séreu.x 

hnthunniatoii'cs : ]>le»irésie avec cpanehemont, péritonite, etc. S'il y u 

[<laiis le san^; (pielque princi,»- nuisible, on en fa>'orise l'élimiiuition ; s'il 

a liydroinsie ou épanchement s(''reux, !a s(>»ii,> d'une plus ou moins 

grande quantité de sérum ho 's des vaisseaux' a])p.'lle la n'-sorption d'une 

<I()H' correspondante de litpfde épanché. 

\ |»art (piehiues exoej)tions, les sudoritiques s'administrent ordinaire- 
Bieiit dans un véhicule chuud. .a chaleur étant. i)ar l'etfet eon^estionnunt 
Ju'elle produit Hur la peau, et aussi ]»rol»iiblement ].ai" /aetion qu'elle 



68 



MATIKiîE MÉDICALE 



oxei'ce SUT les iierls sëcroteiiris, un de nos plus puissîuits diaphorétiqii.^ 
Do tuil, boaucou]) de tisanes réputées (liaplioréli(pU's u'anissent (pie p;.' 
la elialeur à laquelle elles servent de véhicule. Kn niênie temps on de\ 1,1 
placer les malades dans les ineilloures (•onditit)ns ]>i<ssil)le pour que i- 
transpiration cutanée soit activée: le patient au lit. dans une ]nv< 
chautt'ée. et recouvert convenal)lein('nt de vêtements de laine, etc. 

Alcool — AiiiiiiDiiiiU'.iiMx — Ariii()i^!( — Haiii^ciiaini.-^— (!uïac — Huiles f.-<.-fiitii'l le- - 
Ip.'cat'iiiiidiii — .liiliuramli — Ment lie — ( hiiuin — i'issciilit— SaU('|iari'ilK' — Sas.'Jat'ra-- 
.Scoi)ai'iiis — SniitiT et sultiuciix — Siu'can— Tartre .stihié. 

li. — Antisudoriflques. 

Les antisudoritiques exercent une action alisoiuim'iit contraire : 
celle des médicaments précédents, en dimiuitaii! l'activité et l'aliondain 
de la sécrétion sudorale. Ils agissent ])rol)ableinent ])!ir l'intermédiair 
des nerfs sécréteurs. (|u'ils paralysent. (Quelques-uns ccpi'ndîi"t. te' 
que les astritiyents. ont pour ellet de dinùiuii'r latHux .sm^'iiin à la ]ieai 
;ii faisant oontracler les capillaires. Tons les astringents, tant véy;étii\i 
((ue n inéraiix. ])nssent ])our être antisudoritiques. mais leurs etî'ets .son 
la ]»iupart du tem]is intidèles. 

Ces •substances s'emploient pour coiiMatt rc les sueurs prol'nses (|i; 
se montrent an cours de ditt'ércntes maladit's. surtout celles de la ])hti^-i' 
«le la tièvre liecti<|uc en i^'énéral. les liypéridroses localisées, les su'-in- 
t'étides, etc. 

A e il les dilués — .Vi^arieiiie — Asti'iii;ieiil Ai nipiiie — ('aMi|)li<irii|Ue (Aeiilr) 

Ergot — (iallique (Aeiile)— .lalioramli à petites ,|i>sos — Muscariue — l'icroto.xiin 
l'iomli C^cétatc île) — Quinine (Sulfate de) — .'strveliiiini — 'l'aniiin — 'l'ellurali' ■ 
Soude — //Uie (O.wde de). 

\Ii. — .>:onil' IC.V'I'KIHS IIK 1,.\ sftcIiÉTlo.V l,.\(TftK. 



.1.— Galactagogues, 

]ies i^'alacta^o^'iies ann'iHcnteiit l't stimulent la sécrétion l-ictée. 1 ,; 
|>luj)art le font en activant la iitilrition li-énérale. et ayissi-nt coniiiii 
lonicpics ivconstil Uîints sur K- san<;- et indirectement sur les oryanes séen- 
tcurs. liC iiH'illeur des i!,'alacta,t''oi;'ues est une lionne liVi^iène. .Noumi' 
connaissons pas l'ncorc <le médicaments ijui aient pour etiét ])articiiliii| 
d'activer la .sécrétion lactée l'U stimulant k's nerfs séci'éteiirs du sein, 

Ih's substances réputées i>;alactas;-oii'nes s'em])loient dans les cas >" 
la sécrétitiu lactét' fait défaut, tant en qualité (pi'cii (piantité. et où il r 
indiqué de la rendre plus abondante tout en faisant le lait J)lus riclic. 

Anis — Eleetl'icité— -.lalioran li — < »ran;.'e- — l'ola-se M'iiloiate de) — Kiein (Fni'i 
Jes et Huile de). 



F/r THftltAPErTlQl'E. 

/y.— Antigalactagogues. 



«!> 



îi 



Les MM'dii'iniiciits ([ui oui |iniii' ctVct lU' diiiiimu'i' ou i[v suppriiiicr la 
-. ii-(''ti(Hi ilii lait et (ju'oii a cla-'srs sdiis le nom d anti<j;alacta<;'o^iU'is sont. 
.iiiiiiif les y-ala<'la,i>'oguc's. plus ou moins incertains et infidèles dans 
,, urs rlVcts. Iamiv mode d'action ne s'expli(|ue ])as toujours par iine 
iiiMueuce dii'i'i'tc sur la Irlande manunaire et ses nerfs sécréteurs. J^a 
plupart lie diminui'iit la sécrétion lactée (pu- d'une i'a(;ou indii'eet»'. 
iiiiiiic le fout les i>ur,i>;atifs salins. 

Ilss'emiiloieiit l'ationnellcnieut ilans l;"s cas. loujoiirs trop uomUroix. 
1.11. la mère ne devant ]ias muirrir son enfant, il imjtorte de mettre tin à 
..ttc sécrétion et de pi'évenir. eu même temps, ronyorgement et l'in- 
:'.iiiiiiiatioM du st'in. 

1)1 iluilciin l''iiihciil;ilinii~ ri 111 m les — liiiliirc.-' !ilciiliii.< — l'Iniiili ( joilnn' clo) — 

/ ii-'jjiiif- .<iiliii>. 



VIII. 



-MolUKIC AIKI l{S IIK I.A ( II.M.KI It .\.NI .M.\I, H. 



Les iiioditiiateurs de la .dudi'ur aniuudt' ne com[)ortenl (pi une seule 
-laiidc classe: les ititfifltcniii(/ii(s. ou médicaments avant pour ctt'et 
'i aliaissi'r la tem|iérature an.ornuilcment élevée. L'im[)Oi't!i.nce de cet 
ordre de médicaments est considéralile et nombreuses sont leurs applica- 
liiMis. Très souvent en ett'et s'impose l'indication de comliattre j'hypei'- 
iliciMiiie. I>aus le traitement des Mèvri's e.s><entielles et des inflammations 
:ii!;-uës. par e.\emple. de même que dans celui di' plusieurs états féliriles 
-\ in]Uomatiipies s'aceompagiuint d une élévation considérahle de la cha- 
;.ur animale, il est indi(|ué de réduire celle-ci. non [)as. certes, au cl^tfre 
lutrmal. mais à un tlegré où l'e.\ag('-ration des combustions ne constitue 
jiliis un danger. 

Ijc modi' d action lies antitliermi(pu's s'e.\pli(|ue diversement. Les 
uns agissent sur le système uerveu.x. les autres sur le sang. Pour quel- 
l<|iii's auteurs, entre autri's ("lande Herminl. le grand sympat hi(|ue .serait 
Ij ;ip)iareil modérateur «les combustions cliimi(pu's di- l'économie ; d'autres 
(uii localisé dans i'istlmu' de l'encépliale h; point où se règle la température 
jiiiinialc. louant au sang, tout le nuuide admet le rôle (pi'il joue, pai' 
gloiudcs. d;ins le processus iébrile. .Mais, (ju'ils agissi-nt sur le systè- 
iine hei'vcux (Ui sur le sang, ces autitliermi<pu'S(mt ]»onr ettèt de s'oppose}' 
Mlii'cctcmeiil ;'i la production nuMue de la chaleur. 11 est d a u t res moyens 
pulitliermiipies (froiil, etc.) (pli n'empêclienl pas la tempérât ure de s'éle- 
Ivi T. mais l'abaissent etticacemeut uiu' fois (pi't'Ue s'est produite, et cela 
Mil Minstrayaut les calori"s ipu' d/veloppent les phénomènes de combus- 
KMi de léconomie. Nous pouvons d<mc. avec .M. Ibijai'din- IJeaumetz. 
[faire dcii.K grands griuipcs d'autitliermicpies : I" ceux (|ui s'oppo.sent à 
la pniduction de rhypi'rtlu'rmie ; 2^' ceux qui ont pcuir ett'et de la sous- 
traire une fois j)roduit«'. l'armi les premiers nous rangeons tout d'alxird 



' i 



70 



MATIKHK MÉDICALE 



l'iicidi' sîilicvlifuu- ot le salicylatt- (k- soude, k' sultato de *iiiii)ini,', le turln- 
Htiliit-, raiitipyriiic. l'acétaiiilick'. tous aijissaut sur k' systi'iiic uervcux. !,i 
saiyiK'i', Ui^issaut. il va sans dire. s\ii' \v sauii' lui-mènK". l'acido ))lu''iiii|iir. 
exerçant sou action sur k's (k'ux à la fois. Parmi les (k'ruiers vii-ut ch 
premier lieu le liain froid et ses moditieatious. 

Les iudiealions (k's antitliermi([ues setiri'Ut toutes «k- eette proprii'it' 
(ju ils ontde réduire la tempéi-aturi". Au eours dune maladie earai («• 
risée )»ar l'élévation anornuile de la température du corps. I'iiyj»ertherniii'. 
sans constituer toute la nuiladie, ni toute la i;i'avité (k' celle-ci, n'en (■>! 
pas moins un accident ou symjitôme ])Ius ou moins séi'ieu.^. ]M)Uvaiil 
amener, sil se ju'olonn'c. (k's lésions ^^'raves du foie, des reins, du cu'iir 
et des muscles, comme cela a iieu surtout dans les nuiladies infcctieiiso 
téhriles. Il est donc indicpu-. lorsque la température dé]»asse un certain 
niveau, di' la ramener à un cliitIVe inférieur, l'rise dans cette iicccption. 
dit .M. Heaumetz. la nu'dication antitlicrmiquo doit prendre place à cûtr 
des nu'dications cahnantc. tonirpu'. etc.. (juc nous mettons en usai>v duii- 
le trailenu-nt des [)yre,\ies. 

Les tièvre>. essentielles ou symptouniticpu-s. el les intlammation^ 
ai,<>ués. ou sul)-aii>'uës. .sont le> maladies où Ihyperlkermic atteint parfois 
un de^ré tel. (piil devient important d'y ])ourvoir : tièvre lyi)iio'ide. tièvro 
éniptives et sui-tout la scai'latine. septicémie )iucrpérale. tièvre tubercu- 
leuse, rhumatisme articulaire ai,i;'U et suli-aig'U. ii,'outte. érysipèle, ))iu'ii 
monie, umvijjdalite. etc. 

C'est quand la température atteint ou dépasse 1(K{ ' Falir.. (pi'il ([<■- 
vient indi(|ué de doiuicr les antitliermi(iues. Il faut alors savoir i-apprn 
(dier suttisammeiit les doses ou les a])|i!ications. de manière à obtenir iii:| 
etî'et soutenu et ])roloni>-é, n'oubliant Janniis qu'il est inutile de voulcirj 
fain^ évoluer siiii--^ jivrrr >nie intlamnnition ou une maladie tcbrile, attcmlu 
(|ne l'liyj)ertliermie ne constitue pas toute la maladie. Va\ (diniipic. a 
dit M. Ihudiai'd, il ne devrait pas y avoir de médicanu'iils antitbci'ini 
ques. mais des nuMlicaments antihyperthermiques. 

Dans ces (k'rnièrci années, la médication antitliermi(iue s'est nin 
ehic de nombri'uses stibstanccs dont la plupart sont encore à l'étude 

.Vcunil — .\iilil'chi'iii(' — Aiitipyriiu' — Hiiiii- tVniils — I liiiitiilc — I\iiii'iiio — .Mrii, 
cet i lie — I*lièii;ii'(''tiiii' — ^l'lii'i\i(nu' (.Vi'idt') — l'viM.JiiK — Qui ni lit — t^iiimlèii)'.' — l!i'-i 
ciiic — Sidii'iiic — Salir\lii|U(' C.Vi'idc) — Siilicyliili' de si)iid(.' — i'iirti'c stiliiè — 'l'iuiliii 

IX. MfîDKAMKNTS qll l'AVOUIS NT l,.\ M fl'IA MOI! IMIOSI-, l'l{0( J K KSS l \ - 



Sons ce titre nous raujijeons. à l'e.xcmplc de Hartholow. tontes 1 ■ 
substances, médicamenteuses ou non. (|ui l'utrant j)our la plu|):".rt dair 
la constitution nonuale de nos tissus, leur fournissent, soit directenunl 
soit indirecte>"ent. les moyens de se conserver ou de répai'cr leurs jhtIi- 
(V som les toni(pU's reconstituants, toutes substances qui. prises \\ V'xwh 



ET THÈRAI'KUTIQUE. 



rien 1' ou exti'rii'iivi'iiuMit ii|)|ili(|u»''('s. iavorisoiit (ruiu" manir-iH' plus ou 
iiidius rapide la uutritii)u ir«''Ui''i'aii'. et luaiutit'uncnt l'écouoinic ilaus l'rtat 

(U- sautr. 

lit' nuxlt' ]mrtic'ulier d'action de ces remèdes varie essentiolK^uicni 
avec cliacuu d'eux. Dans l'état oivliiuùre <lo santé, les perles é]>rouvée< 
par nos tissus se réparent aux dépens de r'alinieutation. Les alinu'Uts. 
on le sait, fournissent au saui; et aux tissus les principes azotés, j^-i-as. 
sacrés et salins dont ils ont Itesoin pour sii nournr et se restaurer. < \- 
seront donc nos preniiei-s a,u;ents i'é])ai'ateui's. Le fer. le inaniîunèsc. 
touriiissent au sang deux de ses éléments normaux ; les huiles fixes, i-r 
en particulier riiuile de foie de morue, lui donnent la nniticre i^rassi- 
sous une forme à ilemi-diyérée ; les phosphates et le phosphore contri- 
huent puissamment à ré])arei' les portes suhies par les tissus nerveux «'t 
osseux. Les amer» et les eupe])tiques agissent indirectement dans un 
sens analogue, en activant le travail digestif et ]»ar conséfpient l'assimi- 
lation. On pourrait aus.si ranger dans cette classe les médicaments dits 
(('vp((r(/ni'. ou antidéperditeurs. c'est-à-dire ceux (|ui, comme l'alcool, la 
coca, etc., sont hrûlés dans l'économie aux lieu et plac»' des tissus, dont 
.la déiuitrition se trouve en conséquence entravée. 

A la suite de l'administration des toniques dans les cas appropriés, 
notamment dans l'anémie, on voit les fonctions générales .se faire mieux : 
le sang, jdus riche. réj)are mieux les ti.ssus, le jiouls se relève, devient 
plus fort. ]>lus plein, la circulation ca]iillaire est ])lus active, la peau 
|)rcnd une teinte plus saine, les muqueuses rougissent, la leinpératur(' 
s'élève (pielque ]>eu. l'appétit revient, la digestion est meilleure, en un 
mot toutes les fonctions se font mieux, et cela grâce aux éléments de 
force et di' re.'onstitution (pie le l'égime ou la médication est venue 
ap]torter au sang. 

Les usages de.^' agents réparateurs .sont des jilus noinhreux. 11 n'est 
|icut-être [)as. l'u effet, de médication (jui soit ])lus |)ri'scrite de nos jours. 
Klle trouve son indication dans tous les cas f)ù il y a déhilitéet asthénie. 
t;dl>le.s.se et atonie, soit locale soit générale, du côté ilu sang, des tissus 
iiii des appareils, (pie la maladie soit es,sentielle ou s\-m))tonniti(pie. pri- 
iiiilivc ou consécutive, r.ij. dans l'aïK'inie. la (ddorose. toutes les cachexies 
et Itmti's les diathèses: mercinielle, sy}diiliti(pie. caïu'éreuse. tuhercu- 
Unise. la convak^scenc»' des maladies graves, surtout celle de la lièvre 
typluVide. de la pneumonie, de ri''i'vsi|)èlc. de la diphtérie, dans 'Us 
lu'iiiorrhagics. les maladies orgaui(|Ues du cieur. le mal de Hright. le 
(liMliète. les c'vroses si fréfpieiites (du'Z les sujets déitilités. etc. 

La luédicalion reconstituante procède lentement. j»ar ]>etite.s doses, 
cl ses effets s(mt également lents à. se montrer. Elle emjirunte heaucoup 
il rii\giène. L'hyilrothérapie, le massage, l'exercice A l'air lihre et jjur 
sont autant de moyens dont l'hygiène dispose et dont la tir •.•nieutiipu* 
(loil l'aire son profit diins le Imt de n-parer les pertes de l'organisme. 



72 MATikWK M<^:i)K'Al.K 

L»'> mois li)iii(|iii'. :iiial('|)ti(iuc. tbi'lifiiiiil. dont iioii> nous si'r\,,i,- 
encore (|uel<|uofois, sont iiutant de synoiiyincH oxprituaii) ! iietion ivpiiii 
Ificc lies médicaments de cette classe. Ies(|iiels donnent dn ton aux ti>-ih 
ou appareils, et ivndeut le système jilus l'oit contre les causes de inaladio 

Il ne faut pas aluiser des toni(|nes et <le la mé(lication réparatrice 
< 'elle-ei a surtout liesoiii d'èti'esan'cment diri<^ce. Beaucoup de prétenilii> 
ijialadescpii se font prescrii'cou s'administrent des ferrugineux, nneclièic 
i^'énéreuse. etc.. n'iiuraienl souvent hesoin (pH' decpieNpH's conseils liyi;ir- 
iMfpii's. ( \'s et ranyH's clients. ](res(pie toujours des fenimes.se ])lai!.iiu'iii 
constamment de palpitations, de dyspnéi', de fati^'u»', tous symptûnio 
iiuli(|uant ])lut(*>t un excès de santé, et auxcjuels (tu peut faeiloiiiein 
mettre lion ordre en recommandant une diètes un peu pins inodtri'c. 
plus a(|Ueust'. et un exercice actif approprié. Ces personnes sont ^'i'Ik' 
raleinent douées d'un certain den'ré d'emiponpoint. 

Les loni<pics ne se doivent administrer (pie dans un Imt parfaitt- 
ment délini et déterminé. Ils sont contrii-indiqués dans la plétliore. hi 
jtremière période di-s intlammations à forme stliéni(pie. elie/ les sujet- 
rolinstes et vii^ouretix. 

Acides ihiiiériiiix — Aleno! et ses dérivés — Aliiiioiits — Ainciv — Arsciiicnux — ('mu 
— Forment.-' digestif,-; — Femmiiieux — Huile de t'eic de nupriie — Hy])0])lios))liiti — 
-Miiiigiiiièse — IMinsphates — IMiospliori — Qinn(|iiiiiîi et se.s ])réj)iirati<>ns. 

X. — .Mi::i)ic.\.\iKN'i's (,)i I l'.vvoiiisKX'r i..\ .mI^:t.\mo|{imiosk it(^;iiHt';ssiVK. 



A l'encontre des médicaments de la classt' préc('dente. ceux (|iii 
favorisent la niétaniori)liose réi>;ressive agissent en nuxiitiant plus ou 
moins la nutrition ii'éliérale. de façon à l'entraver et à favoriser \y 
nionvement de dénutrition or,!;'ani(pie et liisure des tissus. .\utref(ii> 
on les connaissait sous le nom d'altérants. Ia'S modifications (priK 
impriment à l'économie et aux tissus sont lentes, i^-raduelles et. il faiu 
liien l'avouer. t'Ucure aujourd'liui mal comprises et mal détinies. ll> 
procèdent l'ii i^'éiiéral à |K'lites doses. ,\ doses très fractionnét's on k'> 
voit souvent proil ni re des effets analoifues à ceux des réparateurs ilehil 
nutrition. iK's doses ordinaires, si on les continue pendant un certain 
ti'injts. amènent la fhpiéfaetion de la lymphe l't du sang, ces deux li(|iii 
des devemmt. parle fait. nn)ins projires à l'acte delà nutrition. Kii 
même tein]ts il y a déliilité générak' et émaciafion. C'est dans le traiti' 
ment des maladies contre le.s(pielles on les emploie «pie l'on peut voirie 
jdus claii'enient leurs effets thérapeuf i(pies. L'altus de ces médicaineiii- 1 
]iroduit à la longue un état diathésiipie analogue à celui résultaut de l;i ( 
nialatlie contre hupu'lle on les a prescrits. 

D'une manière générale, les altérants procèdeiii l't agissent, eiixi 
aussi, à petites doses et d'une manière tiussi lente (pie gi'aduelle. Leui> 
etfi'ts se iijanifestent leiiti'ment. Les modifieations (pi'ils imprimeni -i 



ET THftHAPECTrQLi:. 



7:5 



;i pr"iinisiin' SI' dôvi-lopiuMil iivcc lciit«'iir. t'I sont itrotondcs et |K'rsii«- 
.t;iriU's. Uarciiu'iit on les i'ini»li)ic diiiis les maladifs aiifiii'K. cl alors ce 
Il fst (HK' dans les lu-riodoM avancées. |H)ur lavorisor la résorption <\v 
iirodiiils opanc lu''s : pUniréHic, iiéricardilc pneiinioni»'. !)ansU's allcc- 
li.ins ( lironi<|U»'s. ft en particnlii'r dans les diatlit-scs: sypliilis. tnliv.'rcn 
liiKc. scrol'nlosf. rluiinalisinf, <;-onll*'. artlii-itisnic. lu'i'in'tisnic. l'tc. Icni- 
( iiiiiloi »'st JtHirnalici- et leur utiliU'- inconU'stahlo. sinon lonjonrs snsci'p- 
.liliii' d'cxiilicalioii, 

\|,.j,|jii: — A lit! Il mi ne — Ar^'ciii — ('m\ n — -IimIc i t 1(m|iii-cs — Mcrcuriiinx — Xickcl 
_Oi' — j'idiiili — Siiiili'c et Siilriirc- — /Inc. 

XI. — HfiVI l.sil's. 

Ia's révidsits sont iji's an'cnts à l'aide di'sijiu'ls on «U'Ierniinc nnc 
iri'itation locale dans nn imt tliérapenticpie. Cette irritation locak' penl 
L'tre pinson moins vive. e( aller de la simple rnhélaetion à la vésieation. 
[te lu den.x sniidivisions des ivvnlsifs : les rnbétianls et les vésieants. 

Le |iremier ell'et prodnit ]iar l'application d'nn révnlsif est niu' 
viisatioM de (dialeni* d'aliord. |inis i\v cin.sson et de donU'nr pins on 
moins intense ; en même ti'nips la pean i'oni;it. il y a nn pen de n'ontle- 
iiieiit et hi tempera! ni'e locale s'élève. C'est nne irritation doniouren.se 
Lie la peau, i *ans U' cas d'nn rnliéfiant. l'action irritante ne va |ias an 
-delà di' ces phénonu^-nes légers. Si K- contact est prolonii'é. il se prodnit 
k'ii onti'c nne véritaliU' inHammation. avec exsntlation di' sérosité et (piel- 
M|iiet'ois nu"'nH' de pns. comme cela ai-rive pour les vésieants. 

.\fais ce ne sont l:~i (pie les eti'ets immédiats et ])rimitit's des i-évnlsif's. 
[1> antres ert'ets. .secondaires et ('doii^Miés. se |»ro<lnisent anssi. et nous les 
h'i'sunions c(»inmesnil. «l'aju-ès les comdiisions de \otinum;el et Ho.sshach : 
1^' l'iie faillie irritation de la jK^an pi'ovoipie U' rétrécissement 
[ri'fle.xe d'un y-rand noinlirc d'artères péri]»liéri(pies. surtout des artèi-es 
/iilanées : comme consé([iienee. la i)res.sion san^'ulne s'élève, les contrac- 
tions du c(eur sont ]ilns fortes et plus rapides, et les mouvements respi 
[iMtoires se ralentissent. iOn outre, la (diaU'ur rayonne moins de la 
■ripliérie. et la tempérât ni\' de l'intérieur du cor[i> s'élève, 'l'ont reiitri' 
laiis l'ordre (piand 'irritation a cessé. 

:i"-' Si l'irritation <le la |iean a été très intense et très <lonloiireuse. 

le- mêmes pliém)mènes se produisent, mais ils ne sont «pie nninu'iitan.és 

et durent d'autant moins de tiunps ipie l'irritation a été plus forte : ipiel 

l|uef(iis même ils passent inaperçus. .Mais à ces etfi'ts primitifs succè- 

ieiit liieiilôt d'autres, constituant une deuxième ]iériode. |ilus lonifui' 

JUf la iiremièn- et plus importante, et caractériséi' par di's pliéiiomènes 

Inverses des preiniei's : les vai.sseanx i\v la peau se rclûelient et se ilila 

It'iit. ils .se gori;ent <le san/^;; : la température do la pean s'élève, celle de 

intérieur s'aliaisse ; il se fait nn rayonnement plus vif de (dnileur. .Seule 



71 MATIIsHK Mf-IDICALH 

la rt'spiratictii rt'sto ralentit'. I, irritation |>ass('f. toiil rcnln- t-ncorc ilunv 
l'onirc. mais an liont il'nn certain temps «l'ulciueiit. 

.'5''' Knti'e lits irritations les pins (!iil>U's et les irritations les ]ilii» 
inteiisi's. il i-st îles degrés intermédiaires dans Ies(inels les nioditieatiiiii> 
eireulatoiiTH et lliernii<(ues vunent heuueoup. 

4'^ (^uand il v a île la lièvre avec élévation maniuéi- de la teni]ir 
ratu^^ tant eutanée «|u'intenie. ainsi <|Ue de la tension artérielle. li« 
irritations cutanées ne |)rovo(|nent pins, on du moins ne |)rov(>i|iU'iii 
"spi'ii un de;.(ré tout à l'ait insiijniliant. les phénomènes décrits j)lus liaii; 

î}" Il si'mlile prouvé ipii' sous l'intluenee des irntatimis eutaïu-es, |;i 
consommation de l'oxyifène et la |»roduction de I acide carlionii|iii 
épi'ouvenl une forte augmentation : les éeliaiiges orii'anii|ues augnienlciii 
ira(divité. 

(i*^ l'ne douleur existante s'adoucit ou st' supprime ([Uand on fail 
naître une douleur nouvelle. On peut expiii|uer ce l'ait l'u disant, niii 
i[Ue la congestion superticielle provoquée par l'irritation a déteriniiii 
une dérivation du sang de la partie douloureuse, soit ((ue rexeitatiini 
des nerfs sensitifs a donné lieu. )>ar action réflexe, à un»' contraction do 
vaisseaux et à tine iseliéiiue de l'organe malade. 

7" (^uand la resjiiration est très atfaiMie et sui' le point d'être ]i:u;i- 
lysée. des irritations cutanées subites et intenses peuvent l'éveillei' il(<| 
mouvements profonds d'ins])iration. 

Pratiquement, il résulte de ci' (]ui précède : 1" i|Ue les effets pliy.siii 
logiques des révulsifs varient suivant ([ue l'irritation ])i'oduitea étéfailii' 
ou forte. i»rolongée ou ]ias.sagère ; 2" que la congestion des vaisseau 
|)éri])héri(pies .sous l'infliience di's révulsifs a poui" eH'et de diminue!' |i> 
congestions se poi'tant sur d'aut res organes ou ])arties d»- l'organismi 
;{*' (jue l'irritation douloureuse ik' la peau fend à mettre fin à une ikii; 
leur déjà exisfanfe : 4^' qut' les irritations intenses et sul>itessont su>c(|' 
tibles de réveiller les mouven\i'nts resjjiratoires. 

Les usages des révulsifs se dédui.sent <le ces différents points. Moiit-I 
souvent employés anjoui-d'liui qu'ils ne l'étaient autrefois. ilss«»nf c('|ki; 
liant des plus utiles dans une foule d'états pathologiques. Ils sont iini; 
qués dans tous les cas où il est im])ortant d'o|)érer une révulsion cil 
déi'ivation sanguine des organes pi'ofondément situés en attirant le saiij 
à la périphéi'ie ; on produit alors une action dé'congestionnante. Oiili- 
emploie aussi chaijue fois (|u"il s'agit de comliattre une douleur (|Uek'oL 
que, ])rofon(le ou su])erticielle. lU'Vi-algique ou intlamnuitoire. etc. ; ciili! 
dans les cas où il faut l'éveiller la si'usihilité douloureuse et les numv' 
menls (rinsijiration. De là l'usage ([ue l'on l'U fait tous les jours pou' 
comliattre les congestions, inflammations et hémorrhagies siégeant iliii-j 
les parenchymes, les muijueuses ou les séreuses : cerveau, moelle, pinl 
mon, bronches, t'oie, reins, plèvre, péritoine, péricarde, etc. ; dans 
ai'fhrites. sim])les o\i rhumatisnuiles. aiguës ou chroniqius. les doulni' 



KT THftRAPKl'TIQUE. '■>■ 

rhuniiitiMiiult's. Irs iit'-vralfiii's de tduti's sorti's. Ws hy(ll•oJ)i^^ies l()(•al^^s, 
I tiii|Mii»i)iim'iiR'iit i)iu* ropiiiiii. If l'Iilorotornu', etc. 

D'iiiif iimiiir'iv ufi'iu'i'nlc. les siiii])K's i-iiltt'liunls sont |)rt'ti''ivs dans 
Us ras k'\i,a'i's. tandis (jm- l'on i'ni|iloif It-s vt'sicanis i|uand il s'a^'it «k* 
uroduiro uno n'-vulsion plus intense cl pins pri>f'ondc'. Les vésicaloii-es 
sont contic-indicinés dans les cas d'initaliililé nervense eonsidt'raMe. 
('liez U's jeunes sujets il faut en user avi'e |iiveantion et ne les laissiT en 
place (|Uc tort peu de tt-iups. Chez les vii'illards. la plaie i)ro(lnite par 
les vésicatoii'i's met s(Uivent lieaueouj) de teni|)s il puéril'. On ne doit 
pas. <|iuind la eliose est ]»()ssil)le, applicpier des vésicatoires sur îles en- 
droits de la j»eau aeeessibles à la vue, et cela surtout chez les t'ennnes. 
On eu ('vitei'a l'ciujjloi dans les temps où ivtrne révysi])èle. de mênie(|Ue 
chez les sujets (jui. cotnine jmrlbis les dial)cti<|Uos, sont e.\})uscs à des 
i^anici'»'"*^''^ localisées. 

iics ruhétiants ne sont i^énéralemeut tonus eu ])lace ([ue fort pt'U 
de temps, de dix à trente minutes, suivant k's cas. Les vésicatoires 
cxiiTt'ut un contact plus ])roloniré. Si. une fois l'etl'et vé.sicant produit. 
()!i laisse la plaie se ^uéi'ir sous l'iuthu'nce d'un pansement simple, on a 
ce (pt'on est convenu d'ajtpeler un vésicatoire râlant. L'exsudation de 
sérum ou de ])Us est -elle, au contraire, maintenue pendant quelqiu! te)U])s 
au uu)\'eu d'applications irritantes, c'est le vcsiciUoire pcriininint. Tous 
deux ont leurs indications propi'cs. 

AiMiiioiiiiKnio lii|ni'lt — ("iiiitliaiiilc — ('lilurnl — ("idnrofunnt' — Cnitijn (H ni le ilc) 
— 1(1. k' — Moutarde— l 'ni. N di'lioiii'j^utriU' — 'riu'lrestiliii — 'réi-éliiMit]iiiit'(K.s.iii'i)C('(k') — 
Tlla|)^<ia. 

Xll. CAlSTIQrKS. 



On donne ce nom à des agents qui, mis eu contact avec les tissus, en 

détruisent la vitalité et i)roduisent 'Mie eschare plus ou moins ])rofonde. 

Suivant leur nature et leur mode d'action, les caustiqui'sse diviseni 

[en ])hysi(pies. chinii([ues et toxi<|ues. Les causti(pu's ])hysi(jues agissent 

en vertu du calorique au(|uel ils servent de véhicule : fer rouge, galvano- 

(autère. Le fer rouge est dit cautère actu(d parce (piil lirûlc immédia- 

ti'inent et ([u'il ))eut agir à distance. Les causti(|Ues (dnmi(|Ues détrui- 

luciit les tissus en se comhiuant aux principes innuédiats des éléments 

|juiatomi(|ues : allmndne. eau. acides gras ; ainsi font les acides sulfurique. 

Y'\ uilritpu'. le suhlimé, le (diloruri' de zin<-. la potasse. Ils sont dits 

|]i(iliMticls et n'agis.sent qu'au contact. Les causti<iues toxiques i)rodui- 

fi'iit une l'scduire eii détruisant' la vitalité des éléments histologi(|Ui's d<' 

jii iiartic. prohalilement en empètduint k's écdianges nutritifs: ils n'agis- 

Bciit i|u<' sur I":-, tissus vivants. Tel est le cas de l'acide arsénieiix. 

Ldcalenu-ut ap]ili(|ués. les canstifpies produisent la destruction <lc 
kl partie au liout d'un ti'mjis (|ui varie avec (duu|ue substance employée. 



7G 



MATlf;iΠMf":i>l<AM-: 



Le fer roiii^f ciiutôrisc iiistimtiiiit'mciit , ructiini ilc iMcidc iirst'nicux 
vst UHsc/ Iciiti'. l/cscimri' viirif ôi^iilciiicnl fii ('iiaissoiir suivaiil (Hic li 
<'auHti(nic iii^it profomli'iiiciil ou supcrficMi'IU'incnt ; le iiitnito <l arucni 
produit une csclum' livs niinc»' et très suiicrficii'llc : le clilorui'e «l'anti 
Mioiiu-, au contraire. |»«!nètre très avant dans les tissus. Ii'a|t|ilieali()i: 
<U's eausti(|ues est eu i^énérai très douloureuse, la douleur ( oiitiuiiani 
en<'ore un certain teui|)saprès(|ue le nu''ilicanu'nt a été enlevé, li'escliiiiv 
une l'ois HuMuée. s'entoure d un eei'cle iiiHamniatoire. [tuis se détacluci 
s'élimine au lioiil d'iui temps variant de (|uel<|iios lu'urt's à plusi(iii\ 
jours, et laissmt ai)rès elU' une ])Iaie (pli n'uérit plus ou moins vite. 

On se .sert des eausti([ues ])our détruire une partie (piel(iuii|iii 
arrêlt-r une liémorvlui^ie. ou ohtenir une action révulsive, ('oniiin 
agents destructeurs, on les emploie dans le traitenuMit des tumi'urs niali 
y;iies su|)erticielles ou même |iroCondes. surtout (|Uand on redoute iidi 
hémorrliay-ie. poui' modifier la surface des plaies atonicpu's et assiiiv 
une cicatrisatit^n plus rapide, pour détruire les virus et les venins à I;, 
suite do morsures par des cliiens ennii^és. piqûres de .ser|)ents voniniciix 
etc., (pielcpiefois pour ouvrir, lentement et sans dann-er d'iiémoi-rlian'ii 
des alicès ou des cavités. Coninu' liémostaticiues. les causli(|ues. surtoii: 
les cl dorures de ziuc et de l'er, sont emjtloyés (piand les n)oyens ordi 
naires d'hémostase font défaut, ('(uninc révulsifs entin ils sont indi(|iir-j 
(|uelquefois dans certaines imiladies des os. dans les art liritcs. névralgii» 
-<iuel<jues maladies delà moelle, etc. ; c'est alors le fer rouge (pU' Ion 
empl'ùe sous fornu' de ])oiutes. de raies, de lioutons. 

Ta> modi; d'api)lication de clia(|ue causticiue sera décrit plus liinl 
H siittit de dire ici (jue si ra|)]»lication doit être douloureuse, il sera Imh 
<le la faire précédei- d une injection liypodermi(pie de morjthine. I.A 
chute de Tescluire sera favorisée par des ajqilications (diaudcs. et l'ulcùn 
couf.écutif |)ansé connue à l'ordinaire. 

Acides cuiiccntrés: Acétique (rlacial, Sidfiu'iciiie, Nitrique. Muriatiinie, (^'iin 
inique, Phétii(|ue, Arsêiiieu.x — Alcalis concentrés : ("lia\i.\, Soiidi-, l'otas.sCj AniiD' 
ni;'.((uc — Aluti calciné — Ar^'ent (Nitrate d') — Antinuiine (("hli>rure il") — Fer rouge- 
Mercure (Biclddi-nre et Nitrate acide de) — '/Atu: (("lilurure de). 



X 1 11 . 



-.VSTKINCiKNTS V.T II KMOSTATI(.>l"KS. 



Les astringents sont des médicaments cpii ont pour ettet de resseiw 
les tissus avec les(|uels ils sont mis en contact. DéjHjsés sur la peau, le-j 
muqneuses on une jdaie récente, ils produisent, disent Trousseau il 
Pidoux, de l'astriction. un resserrement des petits vaisseaux capillaiiv>[ 
<lontl«^ jiremier et^et est la diminution des congesti(ms. ainsi ([ue celle 
•écoulements séreux, niu{[ueux ou ])uruleuts. s'il en existe. Ku même teiiip'P S 
4pio les tissus se resserrent, se condensent et deviennent moins vaseiiLHj 
risés, ils pâlissent et sont plus fermes. Cette action est toute locale. 



KT THf:i{Al'Kl il(.n E. 7r 

]<(»ciilc i'."*! aussi l'action <l»'.s aslrinifciils iiiu;('n's cl mt^nn- iilisorhôs. 
Iiicci'-ivs à lii'liti's doses, ils causoiil dans la lioiu'lic. l'aiTici'i'-i^ori;»' cl 
jcstoiiiac une sensation tU' réirécisscineni et de resserrenicnt très singu- 
lière l-ii|i|M'lil est auifnu'nté. .\ liantewdoses. la consirlel ion se change 
leii i;«strali,'ii'. vomissements, crampes d'estonuic et même eoli(nic. Il y 
a constipation, suppression de la trans|)ii'ation cutanée et augmentation 
(le la -ccrétion nrinairc. .Misorlié. le niéilicanicnt continue d'exci'cer 
non action astrinij;ente dans les |)artics où il est piu'li" par le sani; : \i\ 
encore il resserre les vaisseaux, tait contraclor les capillaires, s'opitose 
iHiix hi'inori'lianics. comliat les coni'i'stions. intlammatious, ctlusions. 
Isécrctions mu(|ueuses et autres, nmis toujours en vertu du contact de 
la snlpstancc astringente avec les éN'nu'uts contractiles des tissus et en 
Iparliiiilier des vaisseaux cl des glandes. 

Il est «les sulistauci's ijui. connue les sels de liismutli et la craie, sont 
({•lassés parmi les ast riu^'cuts et (|ui. néanmoins, n'excrceut sur les tissus 
laacune action constricti\c. Ils îi.'j^isseul tout sim|»K'nicuI commealtsor- 
Itants inécani(pies des i;a/, et <les li(|nides et al>sorl»ants (diimicpU's des 
lacides. cl. de plus, eu loruuint à la sui lace des mut|ueu.ses un enduit 
Iprotecteur (pli soustrait la pai-tic au conlacl irritant des uuitiéi'es 
laliinentaires ou autres. 

<^ucl(pies astrinn'cnls. et ce sont les plus éueryi«pies au point de vue 

Idc leur action locale, .sont l'U outre liémostati<pu's. c'est-à-dire (|ue, loca- 

lleiiicnt apjiliipU's. ils ont la propi-iété d'arrêter les liéiuorrlian'ies des 

petits vaisseaux. Tel est le cas ))our le jierclilorure de l'er. le nitrate 

]f\r t'er, le nitrati' d'arufenr. l>'actioii héiin)stati(pie résulte à la l'ois de la 

l'on; raciion <les vais,seaux v[ de la coan'ulation de l'alliumine du saii.u à 

i:i sortie de ces derniers. 

On se sert îles a.strini!;ents et des lu'mostati(|ues |>oui' contrôler les 
it'iiiorrlian'ies. arrêter "crtains écoulements, diminuer les .sécrétions 
jxai^érées. les exhalaisons séreuïses. nuKpU'uscs et purulentes, r.y.. dans 
'l!ém()i)tisie. l'iiématémèse. le mela-na. l'hémorrhaicie réiuile. la <fas- 
|irorrhée. la diarrhée sous toutes ses formes, la dy.senteric. la coujonc 
bivite. l'otite purulente, la l»lennorrhaii;ie, la vulvite. la vaginite, l'en- 
Jométrite. la cystite, l'cc-zénni (dlroui(^ue. les joueurs jirofuses. le diahète. 
;al.'U-torrhée, la sialon-liéc. le pur|i\ira. les liéiuorrhai^ies capillaires 
Ses iiuupieuses et de la )ieau. etc. 

Ii'olierts. de l'hiladelpide. s'est <• levé cou ti'e l'usan'e des astrinn'euts 

uis la pratiipU' (dururnicak-. «lisant i\\\v leurs et]'«'ts étant la plupart du 

ups inct-rtains. on jierd souvent, à les employi'r. un temps ^irécieux 

lii'on ]ioi>rrait utiliser plus efticaceiuent à mettre en «euvre des moyens 

[(lus actifs, et cela surtout dans le traitement des hénn)rrha<>-ies externes. 

î. dans ces cas. ci' (|ui arrive le |)lus .souvent, l'astrinn-ent ne réu.s.sit pas 

M'Ont rôler l'hémorrliai^ie. il peut deveiur assez difficile de se déharrasser 

ks ciiillots (jue le médicament a formés à lu surface de la ])laie. D'aprè.s. 

li. enfin, les astringents empêchent la réunion par première intention. 



sOi 










rMAGE EVALUATION 
TEST TARGET (MT-3) 




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1.25 



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2.2 



lî: 1^ 112.0 



U II 1.6 



6" 




Photographie 

Sciences 
Corporation 



23 WEST MA'N STREET 

WEBSTER, N. Y. 14580 

(716) 873-4503 




L 



78 MATIÈRE MÉDICALE 

TiCs UHti'iiii'-onts ont été divisés en végétaux et ininéraux. Les 
jtn'Uiiors, dont la base est lo tannin, sont moins irritants en général et 
sont réservés pour les usages internes. Les minéraux, plus iiritants ri 
plus liémostati(iues, servent aux usages externes et s'emploient loeale 
ment. Les astringents agissent toujoui*s mieux quand ils sont apjiliqué.s 
loealement. L'aelion interne (a]ti"ès absorption) de plusieurs l'entre 
eux est au moins douteu.se, le médieament ayant probablement subi plll^ 
(l'une altération par suite de son séjour dans le sang. 

A l'extérieur, les astringents et liémostatiques s'a})pli((uent soit en 
]»oudre, soit en solution plus ou moins eoncentrée. A l'intérieur on 
emitloie les formes ]»»ilvérulenle. lululairc "^ liquide. Celie-ei doit éli-c 
jirétoi'ée eluuiue lois ([ue l'on désire produi, i etl'et loeal énergique v\ 
]U"om])t. 

A 'des liiiK's — .\liiii — Ai';_'('iit (N'itrîitr d') — Hsiriiitli (('arliouiiii'. SiPiis-Xitnid' 
<•! Salicvlntc lie) — CaciiuM — ("aiiiiii"'clu' (lîdi-ili') — Cliiii'linn véizétiii — Cliau.x (Carlm- 
nati'et Ea\i ik-; — l"(iti> — Civosntc — Cuivre (Sulfate et .\eétal(- de) — I''i r (l'erelilori'ic, 
Sulfate, Acétate et N'iti-ale de) — (ialjt — (ialli(iuc (Aci le) — llydi'ast.s eaiiadeiisi— 
Kiuo — Mairir.'sie (Silicate de) — l'iomli (.Vcétate de) — RataiiliiiV — Rtj.-e jifile — Rust 
n>uj;e — Taimin — Zinc (O.wiie, Sulfate et CliKn-uie de). 

XI V.— É.MOLLIK.NTS. 

CeMe elasse eomprend des médieaments qui reluebent les tissus. U^ 
ramollissent et en diminuent la tonieité en même tem])s (juils en atliii 
blissent la ,'^ensibilité. On les divise ordinairement en : 1" émollieid> 
gonimeux et miu-'lagineux : 2'^ é nollieiits ainylaeés et féeulents ; .!" 
émollients gras. 

l)'a])rès .leannel. le seul émollient est l'eau tiède, attendu, dit-il. que 
l'aetion émollieiite est néeessairement liée à l'iiydratation des tissus. 
Ja's véritables émollients seraient donc les substanees (lui, eomme les 
nuuilagineux et les amylaeés, sont ea])ables <rabsori)er et de retenir 
beaueoup d'eau. L'action émolliente de l'eau est d'autant plus pro 
noncée que eelle-ei est plus tiède. Les eorpe gras, liien que rangô> 
parmi les émollients. ne sont, en .somme. (|ue des agents (le])rotection. 

Les émollients s'emploient dans les eas où il y a ipielque irritation 
locale qu'il est urgent de calmer, c.</. dans les inflammations localisées 
arthrites, orcliite, adéintes, furoncles, anthrax. ])hlegm()n, su])puralil>Il^ 
iliverses, maladies de la ])eau. surtout avec irritation ; dans les inflamiua- 
tions des muqueuses accessibles : vaginite, met rite, dysenterie, gastriti'. 
pharyngite, amygilalite. rhinite, etc., etc. 

On les appli(|ue en fomentations, cataplasmes. lotion.s, injections 
suppositoires, onguents, linimcnts, etc., le mode variant suivant les ciw R 

Amiilon — Arruwroot — Beurre de cacao — Chiendent — Cirt — Eau tiède — Glycc ~ 
rifio — (luiniuuvo — (loniine ai'alii(|ue — Ooinnie adraganto — Huiles d'olive, d'aïuaiMlt- 
tloiice.-* et de lin — Lanoline — Lin ((Jraine de) — Muuvi — Orme (Eoorced") — Panilliiic 
— Réglisse — Sagou — Spennncéti — Tapioca — Vaseline. 



ET THÈUAl'KrTlQllv 
X\'. — l'AltASITIclUKS. 



79 



Les parasitiridos sont (lin<;é.s ('oiitit' les iiombiviix inira^itcs <U' 
i lioiniiR'. suv k'S(HU'ls ils oxcrci'iil uni' action toxi(|Ut'. ( Vs pai'asitos. 
uuiniaux ou vc'i;t'tnux. i-nvaliisscnt surtout la ]u'au, los inu([ueuses. les 
jiurtics ivcouvcrtcs de poils. U' tulu' <li,<>;estit ; (iucl<|U('s-uns juMiètront 
jusque (laiT?; les tissus. 

Les panisiticides n'agissent (jue par eontaet aveo le iiarasite à 
(It'truire. Ticur aetion n'est pas toujours ('gaiement etlicaee. el pour 
ilueK|Ues-uns les applications doivent èti'e [ilusieurs lois ré])étées. 

On prescrit les jiarasitieides contre les dirt'crentes espèces de poux. 
les puces, la gale et son sarcopte, le muguot. la teigne tonsurante. le 
sycosis. la itelade. le ])it_vriasis versicoloi-. les vers intestinaux : tuMiias, 
iixyures et lomlirics. I^es ]»arasiticides (pii s"adres.sent aux vers intesti- 
naux sont |ilus ])roprenient appelés antlielmintiqnes, et il y a lieu de 
distinguer entre les nicdicanients (['.li tui-nt les vi-rs intestinaux, connue 
le font la santonine et la fougère nifde. l't ceux qui ne font que favoriser 
! expulsion (k's parasites hors de l'intestin, connue le font les drasti<|ues. 
Les premiers son I dits vermicides, les seconds. son! simplement vermifuge.s. 
( 'eux qui s'adressent spécialement aux tsenias sont dits tuMiiacides ou 
iicnifuges. 

Les parasitieides destinés aux parasites de la peau s'appliipient 
liicalenu-nt eu lotions, i'rii'tions. iiains. fomentations, fumigation.s. etc. 
Les antlielminti(p'es s'administrent à l'intérieur, soit par la lioucdie. soit 
)iar le rectum. On introduit par le rectum, sous fornu' de lavement, 
■eux (|iu' Idn donne contri' les oxyures vermiculaires. ceux-ci habitant 
le préférence la «lernière ]»artie de l'intestin. Dans les cas d'ascarides 
t de tR'nia. on (dioisit les premières voies. L'administration des 
;iiilhelminti(pu's doit, la plupart <lu tem])s. être suivie de celle d'un 
|iiirgatif <lont le rôk' est .'e faire r.ijuilscr nu^cani(|uenu'nl les vers que le 
vermicide vient de tuer. I mus les cas de tienia. un Jefnie préalaMe de 
'J ( ou ;>(i heures est néeessjiire. afin <[Ue l'intestin étant à pi'U jirèsvidede 
matières alimentaires et fécales, le nii-dicament ait plus de jtrise sur le 
ji:iiasite attaihii. au reste, jnir ce jeûne. Ici encore un j)uvgatif sera 
administré quelques heures après lingestion <lu taniacide. 

l'artmitickles : — Aiitisi'ptiinu's — 15iilsiuiiii|Mc-^ — Hiuniie du Pérou — Ciduroturinc 
— C(ii>ilni — CadeC Huile lie; — (îiiudniu — .Merciii-iaux — l'étrnh — Soutri-et Sidfui'i.'.-^ — 
Sl;i|iliisaijrre. 

Authi:lnthili<iiit'.s : — Clu'UopiKriuni — ('itruuille ((Ji'iiiiie de) — Cuusso — Fuugère 
midi — Gr.'nadier (Racine de) — Kuniivin — Pliéni(|iie (.Vcide) — Saiilenint — Spi^'élie — 
Téréhptitluiic (l'i.-j.-Jenco de). 

XVI — .■VNTISEPTIQt'KS ET DÉSr.NKEOTANTS. 

Les antiseptiques sont dos médicanients ([ui s'opposent îi la déeom- 
]M)sition des substances organiques ou l'arrêtent quand elle est c> innu'ii- 



so MATlf:HE MÊDICAi.E 

♦ 

vvv. Cette ddt'omjiosition (les matières (>r<;2iiii(iiu's est un jmjeessus d 
ttM'iiiciilation. et les antise])ti(iues s'ojiposent au (lével()])iienient A*- 
oryainsiiies vivants : niieroi)es. Iiactéries, haeiiles, ete.. agents de i.; 
ferinentution. On réserve le nom de désinfeetants ou désodorisants aux 
agents qui ne font que masqiu'r ou détruire les mauvaises odeurs i-ésui 
tant de la putréfaction ou autre cause. Le liut de la médication anti 
septi(iue est donc de s'opposer à la fermer, lat ion. soit en li'mpêcîiaii 
tout à fait de se développer (antise[isie j>réveiitiv'.). soit en l'arrêtant -i 
elle s'était déjà dévelojjpée (antisepsie curative). 

L'action îles antisepti<iues sur les luicro-organisnu's et sur leui 
(lév(lo])penient n'est plus à étalilir. au moins pour la pvati([ue chirii! 
gicale et obstétricale. L excessive décroissance des cas de se]»ticémii 
[)yémie, jtonrriture d'hôpital. de])uis fadojttiou des mesures antisei)ti(jucv 
constituerait à elU' seule, au liesoin. uni' preuve suttistinte. Pour h; 
pratiijue médicale, on se trouve l'ii face d'une ditticulté considérable 
réstdtant du degré même de résistance des microlies à l'îictioii des anti 
se[)ti([ues. I)ans le sang et la lymphe où ils circulent et se nuiltiplien;. 
les microlies ne ]»euvent. la plu|)art du temps, être détruits ou mêiiu' 
simplement arrêtés dans U'iir développement (pie sons l'etret de nhitioii- 
antisepti(iues tellenu'iit concentrées (pielles sont iiu-ompatililes avi-c i;i. 
vie. de telle fa(;on (pi en tuant le microbe on court risijue de tuer ans-.) 
le malade. Dans la |>ratiqiK^ (diirnrgicale et obstétricale, la destructicii 
des mici'O-organismes sur place, à la surface des ])laies opératoires ou 
autres, ainsi que dans les cavités vaginale et utérine, se fait facilement 
sans (ju'il y ait à redouter d'accidents, si l'on a s(»in d'assurer la non 
absorption de rantiseiiti(ine. Cette impossibilité d'atteindre ettieace 
ment les germes pathogènes dans le sang ne semble ])as devoir êtn- 
vaincue de sitCit. L'antLsepsie médicale est donc. Juscju'à nouvel ordre, 
réduite au.\ simples mesures pro]thylacti(|Ues consistant ù empéclu'c 
l'entrée dans le sang des micro-orgaiiisines. germes des maladies. Ainsi, 
bien (pie le bai'ille de la lièvre tyi)hoïde existe à n'en ])as douter, iioir- 
ne connaissons encore aucun ai\tisepti([ue qui puisse aller le c(»mbattrc 
etïieaoenient. et sans danger pour le nudade. dans le sang ou la lymplir 
l\)Ut ce (pie l'on |H'iit faire, c'est d'essayei* de détruire le micr(d)e sur 
place, dans l'intestin, ou l'en (diasser de ([uehpie fa(.'()n. ou en em])êchev 
le (léveloppenient et l'absorjttion. L'antisepsie intestinale constitue dan- 
ce cas la seule médication antise])ti(|ue de la maladie; c'est un traiti 
ment purement prophylacti(pie. Lu autiv fait qui a son iniportani < 
dans la ])hysiologie des antisepti(|Ues. c'est (pie telle substance (pii joui; 
de pro))rié'(és antise])ti(|ues est active contre un microbe et inelticai r 
■outre un autre. Il faut donc, dit M. CouRlantin Paul, établir uin' 
échelle d'aeti«.n pour la lutte contre cluujue microbe en particulier. 

Knf.n, les antiseptiques ne sont i)as tous d'égale force et n'agissen! 
pas tous de la même fa(;on sur les germes. Ceux-ci, à l'état de simples 
spores, résistent jdus ([Ue les microbes (lévelo])pés (^ filaments). 



. i> 



ET THKRAPKUTIQljE. 81 

Les iisugcs (les antisi;])tiqiie8 sont priiicipnlomciit cliii'iir'ricuux, 
missi la imîthodie antiseptique eonstitue-t-elle le triouiph»' le j)luséelatant 
le la chirurgie moderiio. Bleasures oiu-ratoiresou aecidentellcs, uleèreH, 
plaies (le tout genre, ubeès, gangrène, etc., tous les accidents chirur- 
ificaiix enfin ..e traitent avec succès par rantisepsie. Kn oltstétri(iue. 
mêmes applications et niêni(!S succès. Aucun accoucheuient ne devrait 
M' l'aire aujourd'hui en dehoi"s des mesures antiseptiques. En in('deeine. 
.'oninie il Vient d'être dit, l'antisepsie reste proplndactiiiue. les niicrohes 
|)atliogènes ne ])ouvant être atteints dans le sang. La tièvrc ty|>hoïde 
tst une (les maladies au.\quelles on peut le jilus etîicacetnent appli(iuer 
lu nu'-thode anli.septi(|ue ])réventive ; citons encore la diarrhée infectieuse, 
la <^yseuteril^ le choléra, la variole, la tuberculose, la diphtérie, toutes 
maladies dont les germes ne peuvent plus être combattus une fois (ju'ils 
ont pénétré dans le sang. 

Le tableau suivant, dres.sc par ^Ilipiel. établit la valeur >'elalive des 
divers antisepti()ues, basée sur le minimum de dose qui leur e.st néees- 
+iiirc pour empêcher la putréfaction d'un liti*e de bouillon de bu-uf Inei 
!iculralisé. 

l'^ Substances éminemment antiseptiques. 

Biioiluro de mercure gr.02û 

loJurc (l'arj!;ent 0;;() 

Eivii ox_vi:6iu''o (l.")() 

liicliliinircde merciiro 070 

Nitrate d'argent OSO 

Acide usiniiiue !.''»() 

Acide clironiiiiue 200 

Cliiure 2Ô0 

2'^ Substances très forfement antiseptiques. 

Iode gr. 25 

(Jhlonire d'or 2.'» 

lîiclilonire de platine .'îO 

Acide cyaiihydri(iue 40 .. 

lodiire de oudiniiim .")() 

Hrome tiO 

lodofuniu- t!0 

Bromot'oniie 70 

Chlorure eupri()ue 70 

Chloroforme 80 

.Sulfate de cuivre DO 

'.i^ Suli.stances fo/'tonent antiseptique a. 

.Veille Piilii-yliciue I •^r. 00 

.Vcide henzo'iquc '. 1(1 

(\vaiiure de potassium 1 20 

Bichromate de potasse ) 20 

(i 



82 MATFKRE MEDICALE 

Acide picrique 1 gr. ."KK 

(Jiiz ammoniac 1 40 

Clilonirc (l'aimninimii 1 40 

('lilorufornic 1 fiO 

Chlorure do zinc l 90 

Acide tl)ymi(iu{> 'l 00 

Chlorure de plomb 2 00 

Azotate de cobalt 2 i 

Sulfate de nickel 2 GO 

Azotate d'urane 2 80 

Acidcf* Hulfuri(iue, nitrique, inuriati((ueet phoHjilioriiiue. . .2,00 à .'Î.OO 

EsHcnee d'amandes amères .'i 00 

Acide phéniciue ^. , ,î 20 

Permanganate de potanne ;! ôO 

Azotate de plomb :! (10 

Aniline 4 00 

Aeitien oxalique, tartri(|ue et citrique .i.OO à 5.00 

Sulf'iijdrate de .-odinm ;') 00 

Alun ,. 4 ;")(► 

Tannin 4 ^■0• 

4" Suhi<ta7icci< modérément nidiscpllqHcs. 

Brondiydnitf de quinine .1 gr, AO 

Acide arsénieux tl 00 

Sulfate de strychnine 7 00 

Acide iioriijue 7 50 

Arfséniate de soude !t M) 

Hydrate de chloral Il .'iO 

Salicyiate de soude ] 00 

S\iifate de protoxyde de fer 11 OO 

Soude caustique IS ()() 

.")" Siihsfunco- j'(i/l)lciitL'iif i(iiti.s('jitiqii< s. 

Protoclilorure de manganèse 'if* gr." 00 

Chlorure de calcium 40 00 

Borate de soude 70 (lO 

('bloruve de stronti\un .- H', (|() 

Ciilorure de lithium '.(0 00 

Chlorure de bariuni !»"> 00 

Alcool '.C) 00 

(i"'' Siilisfiiiirt\-< tri^ fiiililinii ni (nifis<j>fitpics. 

Chlorure d'ammonium 1 Ifi gr, 00 

Arséniate de potasse , 12") 00 

lodure de potassium l.ïO oo 

Sel marin IG") 00 

C.lycérinr 22". 00 

Sulfate (raminoMiii(|Uc 2.')(l 00 

Hy|iosnlliti' de si ude 275 OO 



KT THÈHAPEirriQUE. 



sr, 



Lu (U'ti'nniiiutioii «le ]:i |iuissiincc iiiitis«'])ti«|Uo des JiK'dicaii t'iils lu* 
lient JHIR «f faiii' ui;i(|iu'iii(^nt ou viu' du jiroccssu.s do jiutivfactioii. 
AuKsi Iti liste précédente ik^ eoiiipivnd-elle |>aH tous les :iiitise[>ti(|Ues. Il 
l'aut y ajouter les suivants ; 

Acides Suifareux, Acétique, Chronii(|'.ie et l'yrogiilli(n;e — Aiitipyriiie — Ami- 
tV'lirine — Atitisojitol- -Ai'istid — A^'ept<)l — IJisin'ith (Soiis-nitrato de) — Charbon — 
Cliniix — Chloraluii! — Crénfnte — Crésylol — Eucalyptol — Fer (Perclduriire dej — 
(loiidron — H in les essentielles — Hypochlorites — lotie — lodoforine — Tndol — Menthol 
—Naphtaline — Xa]ihtnl — lléHurcine — Sulol — Sili( ate et Benzoate de soude — Soz.iio- 
,|ui— Téréhène — Zini; (Sulfate de), etc. 

Il faut encore joindre à cette énuiiicration la plujiait des nouveaux 
aiitipyréti(|ues-aiialj;;(''si(|ues et les déi'ivés du ujoinlron de houille et des 
phénols: ])liénacétin«'. )»yrodino, chinoline. tlialline. saccharine, niétha- 
cétiiie. entin les iiiulti|)les conltinaisons i|iie peuvent formel' entre elles 
ces diverses stihstaiices. 

-Mais ce n'est pas tout de déterniincr si teIK' i-u ttdle suhstance est 
ou uou antiscjitique. Kncore faut-il pfmvoir, à l'ai le de la (diniquo. lui 
a8sii>'ner une place dans la 1 liera peut i(|. te des maladies susce))tiblo8 d'être 
traitées antise]»ti<pienieiil. Cette tâ.die ditticile "st laissée à lavenir. 
h'ici à (pi(d(|ues années, de nouv.dles dccouvei'tes viendront sans doute 
éclairer les points oliseurs de l'i méthode antiseptapie et nous permettre 
de doinier une forme pratifpij aux enseignetnents de la théorie. 



MATIERE MEDICALE 

THERAPEUTIQUE ET TOXICOLOGIE 



ABSINTHE.— -IAn//^///"///'. 

Si/Hoiti/iiiis : (iraïuU' al)siiitli('. Ih-i'Iic aux vers. 

On i'in|»l<)i(' U's fcuill»- et sommités (U> Y Arfcminiti ofmnt/tiiini. 
< 'oulour vert pâk'. odeur aroiiii'iii, U'. saveur ainère. rîenf'ernient une 
lniile volatile et un |uiu(ij)e amer: Vtihsintliiiif ou amer <ral)siu(lie 
I, "essence est le |)i'iuei|ie excitant de la ]»lanle. L'alisinliiine l'st cristal 
iisée. iiisolulile dans l'eau, s()lulll(^ dans l'alcool. 

Action physiologique et usages. — L'ahsintlie est amère et 

aromati(|ue. A ce lit i'«'. elle stimule I a]i|iélit. favorise la din'eslion cl 
a:.rit comme carniinatil'. L'huile essentielle, à petites doses, stimule le 
>vstènie m-rveux et la circulation. A doses élevées, elle ])ro<luit de hi 
>tujteur. du lreniltlcn»ent et di's convidsions é))ile])tit'ornies. ou menu- 
nettement éj)ile|»ti(|ues (Mai::nan). Ces trois derniers .symptômes se 
renuir(|uent aussi elle/, les sujets taisant un usay(> continuel dahsintlie, 
<l. ajoutés aux suivants: désordres i\v la sensihili'é, insomnies, cauclie 
mars, ci'am])es, hallucinations, diminution des facultés physiques, intel- 
lectuelles et morales, ahrutissement. forment la caractéristi(iue de cetle 
variété de huveiirs. Ce «[ui différencierait surtout, dans ce tableau 
l'absinthisnuMle l'alcoolisme, ce son*^ les ti'oulilesde la sensiliilité. Taixlis 
<|ue l'alcoolisme détermine ordinairement, aux extivmités des memhirs, 
une ancîsthésie limitée par une zone d hyperesthésie. rahsinthisme se 
traduit par une hyitcraljijiie étendue qui, des membres, ^a^ne le tronc 

Ti'absinthe ])asse. à tort sans <loute. pour étiv emménagoi^ue. KIK 
<'st certainement vermicide, l'a r .son amei'tumi'. l'absinthine est stoiuii 
chique ; elle combat en outre la eonsti])ation d'une fa<;on très marquée 

L'absinthe est peu employée en médecine, sauf eomnii' toiu(pn 
stomachique, dans la ]ierte d'ajjpétit et certaines formes de dyspepsie 
I atoni(|ue et flatulente). ('omine antlielminti(|ue elle est remplacée p:ir 
<les médicaments plus actifs. .\bandonnée comme emménaifoifuc 
L'absinthine. a été conseillée contre la chloro-anémie. la eonvaleseeiitr 
<les maladies «graves, l'anorexie simple, surtout quand elle s'uccompauii 
4le eonstij)alion. Dans l'anémie on la combine au )>rotochl(n"ure de iw. 

Administration et doses. — On donne l'absinthe en infusion (Ui 
vn teinture. Les li([ueurs d'absinthe dont on fait grand usage en Krami 



L' 



AMSlNTHIi— ACIDK ArftTIQlIb:. 



Si. 



Hoiil «l<'f^ tciiitun's iilcoi»li(|iu's diiiis I('s(|IicIK'h riiliHiiitlu'cst iiiiifàdivcrM's 
siilistaiH'cs. t«'lli's<|iii' l'iinis. la iimijolaiiu'. laii^érKiiU'. *'lc. Ia-s pivpiii'a- 
lioiis li<|ui(k's : tt'iiilures l't li(|iK'iirs, si* doniiciit à doset* variant <!»■ 1 tV 2 
oiicos, i'MAH) n <iO.(M» ;;nii.). L'iuiili' ossontiello : '.W à tiO i^outlcs. i/al.- 
siiitliiiif : 1 à ;{ i^raiiiH (0.0;") à 0.1.'» ,i,'nn.). 

ACÉTIQUE ( .U'\UK).—A<i(hini <i(;i-flnim.—Hv. 

Lii|iii(l*' acide |ti'ovi'iiant do la distillation du liois. I iicnlorc, à 
odi'iir péiH-tranlc. i'i saveur l'ortenient aeidr. iJenfei'Die '■>'■'< pour UtO 
d'acide ueéti«|ue alisolu. 

,\cfi'riQl'K iil,.\CI.\l, (.\rll>K). — Ariihliii ili-rfifiiiii illdriillr. — Br. 

.\ii-des.sous de (!0*-' Falir.. se présent»- sons tornu' deeristan.x. .\ la 
U'inp«''ratur<' ordinaii-e. e'est un liipiidt- incolore, à odeur acéliipU' très 
prononeéi'. Uenfernie !•!• p. 1011 d'iicide acéti(|Ue pui-. 

ACÉTIQIK IH\A ('. {.\C\\)K). — Ai-ii/iUli ilntlriuii ilililf Uni . — \U'. 

Iii(iui(h' incolore ; odeur et saveur des deu.x précéfU-nts. mais moins 
prononcées. Renferme 4.27 pour 100 il'acide pur. 

N'iNAhiHK. — Arrtiiili.— \\v. 

Liquide acide produit par la t'eriuentation acéticpie des céréalt'>. 
(îoulonr hruii jimnâtre. odeur particulière et cara(léristi(pii'. lîenferme 
5.41 ]). 100 dacide acéti<pie alisolu. 

('os trois acides et le vinain're ordinaire ne sont, on le voit, .pu' des 
Holutioiis. A doi^rés divers, d'acide acéticpie pur. 

Action physiologique. — L'a'ide acéticiue -glacial. applit(in'' sur 
la poau ou les mu(|UtMisi's. ai^it comme causti([ue. i)rodnisaut d'al>oi-d la 
ruliéliu tion. puis la vésicalion et eiitin la mortitication. par dissolution 
dos tissus. .l/applicati(Mi est douloureust' et la douleur dure lon^tenips. 
Inséré dans l'estonnu'. il y e.xerco son iution irritante et déternniu' lein- 
poisoniioinent à la nuinière des acides conconti'és : vomissements. i>-as- 
tral<^ie, tièviv. e<dlapse. etc. 

Ii"acide acéti([Uo plus on moins dilué n'est |)lus. suivant son doiçrc' 
(lo dilution, (junn lé<rei' irritant ou un asti'inn'ont juiur la peau, lo"^ 
nnitiuousos et la surface des plaies. Inji'éré dans l'estomac. ;i petite-- 
doses, il a,ii;it eoiumo au.xiliaire tles aciflos du suc i^astriipie. cl favorise. -À 
fo titre, la dii^estion. si on l'administre après les repas; pris avant le> 
repas, il a plutôt poui" eti'ot do dinnnuer la séeivtion du suc :!;astritpie. 

.\l>sorbé. l'acide acéti(pio. comme, du veste, tous les autres aciiles 
végétaux, se transforme dans le sany; en acétate do soudi'. |iuis v\\ liicai'- 
l)onate, et asjjit on déliintivo. on qualité- do substam-e alcaline, sur lo salig. 
sur los ti.ssus et sur l'urine dont il angnu-nto la sécrétion, ipi'il alcaliniM'. 
et pai" laquelle il est on gramle partie éliminé. 

Usages. — Lacide acétique n'Iacial s'emploie |)our ciuitérisor les 
plaques vornnpiousi's, les voffétations. los polypes muipieux. les oondylô 
mes et surtout los verrues. On l'utilise aussi (piohpiofois contre le 
psoriasis et le iiityriasis. Il a été conseillé contre le can -or. 



KIvikIii (I eau. I ai'iilc a(-('-tii|iic est iitil«>. ainsi rjut' le vinaii^rf. «-oiiiiiv 
asl riii^rfiil et l'alVaifîiissaiit lucal. flaiis les cas «riiiflaiiiiiiatioiis supcrli 
cirlIcH : «'-l'yl In'iiiv. (•i'vsi|t»''lc. les lii-iiioiTliai^ifs capillairt's. rt'j)istHxis, le* 
lirvri's ;;ravi's ; vt-c liy|H'rl lu-riiiic. U-s lit'iiiori'liairi*'"* uh'riiics par inertie 

A rintéri'Mir (III eni|iii)ie l'aciile <Iilné e( le vinaiifi'e cfininie eontli 
i.:ents. et surl.>iil eonnne ratVaicliissants dans les cas «le fièvres, intlaninia 
tiiiiis aiij^ni's. cl enfin comme aiili<ltite «les alcalin concentrés, 

l'in |iliarmacic. 1 aciiie act''ti(|Me sci-t i'i |p|'('|)ai'er les iiomlircnN vinai 
'jyrs mi'diein.'mN et tons les acc'tatcs. 

Administration et doses. — J-'acide iila.ial ne siil <(iie comme 
eansti'ine. et sa|i|»li<|ne an nioven liiine liairuelte de verre ou d'un jiin 
eean. l/acidc à '■>''> \k lOd sert aux usaices |diai'maceuti(|ncs et cxtcnu-N 
li'iicide dilué seul s adminisli'c à I inférieur, en potion, à dose de 1 ;i I 
dracliines (4. (Ml à l.").(l(» H;rm. ). l'our lofions, injections, fomentations, on 
fait n.saii'c (ie solutions j'eiifermant <lc .'» à !."> p. IIM) d'acidt' pur. 

ACIDES. 

l'in t liiTapeuf ique. les acides const ituent un i^roupe important. 'I'rè> 
nouibreu.N. ils ni- sont cependanf ]>as tous employés avec une é^ali 
fré(|UOU<'e. du moins en tant (|n'aci(U's. ( )n lésa divisés en minéraux ci 
véi;étaux. I.c prcmici' i^rouju' coni))rt'nd les acides sulfuri(pie, ni(ri<pic 
muriafi(pn- et idu)spli(>ri(pie. I' i.•^ le second on railiiv surtout lesaciilc> 
'■itri(|ue. tarli'i(|Ue. mali(|ue et ac('fi(|uc. ( X'oir ces mots.) 

Action physiologique.— I/act ion pliysioloi.'i.|uedes acides varie 
essentiellenu'Ut suivant qu ils sont c()n<'*'nt rés ou dilués. 

( 'oncentrés. les aciiles sout plus on moins ii'i'itauts: les vc-yétaus 
irritent léi!.'creMU'Ut la ])eau. a.ssez forfemeuf les mu'|Ueuses. mais tout an 
|(lus peuvent-ils défi-rniiiicr localeiueut <le l'inflammation ; les iui!uh"aii\. 
au contraire. ]ilus actifs, corrodent, cauté-risent les tissus à un«' plus on 
uioiti» sjjrando profondeur, et. introfluits dans l'estonuii-. y produisent lu 
destruction do la niiupu'use et nu'ine la perforation de l'ori^aue avec 
syrniitôniescaractérisfi(pu'S : sensation de lirùlure à la iiouclu'cl à l'arriùre- 
ijorge au moment de l'iuy'cstion ^-astralnie violi-nfe. nausée, vomisse 
inents, souvi'Ut san^ruinoleuls. eoli<|ues. c()iisti])ation. soif ardeute : période 
félu'ile de jk-u di' durée et rapidement suivie de collapse. sui'touf s'il y ii 
])erfbi"ation «le l'estomac, et mort eu IH ou 24 heures. 

Kteudus d'eau, les acides deviennent les acidulés, et an'issent. locale 1 
ment, à la manièi'c des astringents et <les rafraîchissants. Dans la houolu- 
ils donnent une sensation de fraî(du'ur. auii,'mentent la sécrélion do l:i 
sali\'c et calment la soif. Dans l'estonKU'.on c(uilact avec les orifices de- 
irlaudes irasti'i(|ues. ils en diminuent la sécrétion ( lîin^Tr). et amèueni 
la contraction des capillain-s et raiu''mie de la nuKpU'Use dont los autres 
nécrétions .sont aussi diminuées. ( 'et te diminution de la sécrétion du sm 
.i;-astri(iue sous l'influcnec des acidulés est la c(msé(pionee pratique de l.i 
loi suivante : les acides mis eji contact avec l'orifice d'une y-lande dmit 



ACIliKS. ST 

lit st'civtioii <'st ncidc diminiU'iit cette séevétioii ; si hi séerélioii île la 
ifliiiMle esl jilciililie. ils ran;;;iiienleiil. Même l(»i. en sens invei'M', pour 
!(•>< iiIealiiiH. 

Dans riiitt'stin. les acides dilués sliiuiilent et tiiii^im-iitenl la st^cn'-- 
tioii des ixiandes iiil«'stinales. ruais diniinnciit. à titre d'asi rini;eiils. celle 
les î^landes niiKHH'iises. toni contvacIc'V ici »'iic<tre les ca pi liai l'es, et déler 
miiieiit. «'Il dt'tiiiitive. de la ctiiisti|iatii)ii. Ij'aluis des acidulés ot K-iir 
riiiiiloi à doses trop ('■levées aiiièiieiil de la dyspepsie, avi'c i^ast rallie, 
iliavrhée. cidi<nies. elc. dus à l'irritatidii de la iiniqueuse diifcstivc. 

.\1psoi'Im''s dans le saiiijf. les acides .se conijiortent ditVéï'ciiiiiienl sui- 
,;iiit leur natiii'c. vi-i^'c-talc <ni luinéi'ale. Les acide> iirnH''i'an.\ resleni 
inaltérés: ils an,ii,'iiient«'iit la plasticité du san^ ]>ar la condi-nsatioi de 
-.111 allmniine ( iK'linux). et a^ïissent en définitive c(tiiiiiie toiii(|ues recons- 
tituants, l-es acides vi'ii'c'tanx se t ranstorinent. satiiraiil d almrd Ic«i 
liMses alcaliin-s «In saut;', puis |)a.ssaiil à l'état de liicarli(Uiatcs alcalins: 
iU ajiissent. l'ii soiniiie. à la tîK.-on des alcalins. \'éii'étau.\ cl minéraux 
Miiil éliniiiH's eu ^^raiidc partie |iar riiriiie. dont ils auii'meiileiit la sécré- 
liun : mais taudis (pic les minéraux n'exerçeiil aucune iiitlueiice sur la 
n'action de ce liipiiile. les \ ('■y,'(''tau\. transformés en alcalins, ainsi (pi'il 
vient détredil. rciuleiil liiriiie alcaline, et la maintiennent lelU' tant 
(|UC iliii'c leur administration, l'ous les aciiiiili's s"nt diurétiques. 

.\ )>arl les accidciitN <l\ spi'pti(jues dus à l'usaii'c trop lon^teinjw pi'o- 
Idiiffc .1 i acides et (loi il lions avons ]»arlé plus haut, l'altiis des acides véa;é- 
r;iiix pt'iit anu'iier. comme ' alms di-s alcalins, l'étal aplasti(piedu san*;. la 
Tendance aux liémorrhaiiies. avec amain'ris.sciiu'iit et iléliililé. 

Usages. — liCs acides minéraux coiiceiit rés son! ail'ectésaii.x usages 
i:i'ii(''i'aux (U's causti(pies. 

Ja's aciduU's. V{'';i'é>laiix et miiiéi'aux. se pri'scrivent. comme moditi<'a- 
li'iirs de la diti,'esti(m. ilans plusieurs aH'ections de l'i'stomac. fis font 
liien dans la <lys])epsie atoiiiipie. aloi-s <pu' la ]H'psine u Cst ])as sut^isani 
uiciil acidifiée, ou (pic le suc gastrifpie fait défaiil. l'aiis ces cas. ce 
-.iiit les acides miiH-raiix (pie l'on choisit (acides inuriati(pie cl jdiosplio- 
?'i(|iie) et ou doit k's donner immédiatement npris le repas, car. donnés 
.ii-diit. ils dimiiiucraieiit davantaii'e la sécrétion du suc Lrastri((Uc. Dans 
!:i dyspepsie acide, alors (juil y a fornnition excessive d'acides dans 
1 l'stoinac. (|Ue cet exc(''s d'acides provi"une d une liypersécrélion des 
:;lnn(les iiastri(pies ou de la fermentation acide du liol alimentaire, les 
iicides minéraux sont encore don.nés avec avantaii'c. mais, toujours poui' 
la iin'me raison, il faut les donner alors uranf le rejias. Ils comluittt'iit 
;iin>i. avec lieaiicoup d'etticacili''' parfois, le pyrosis. la n'ast ralyie. la 
-toiiiatite iilcérense. les retours aciiU's. etc. Les éructations ipii .st' pro- 
diiiscul (die/, la plu|iai'l des dys])epti(pU's. surtout si elles ont lieu peu de 
•ciiips après le rejias et ont une saveur acide très prononcée. dis])arais- 
-<nt ]tarf()i.s instantanément, d'après IJiniçer. à lii suite de ladministra- 



fS ACIDKS. 

tinii il'ini iiciilf iiiiiK'ral iit-u de trmps iiraut le rf|tiis. Il jkmi( anivoiv 
piii* (•(Xilrc, i|iu' CCS rc;^iii'4iiliilii>ns des (lys|u'|'ti(|iics sniciil non plus luiilt - 
inaiH iilcalincs, et Muccoiiijta^nciil il»- iiialaisi-. nausée. voiiiiss(>in(>nts. h - 
n)ati(^roH voniii'H ;iyaii( une réaction alcaline. Alors, un aciiU' niinérn 
<l<uin(' irnnicdiatt l'H'nl ((y^/VN le re|)as. mettra tin k ces accidents. 

Ia's acid.'s Miii.<'i'au.\ <lilucs ont. de|Miis lonuftenips. étc reconiniamir, 
dauH les maladies ( lironi(|uesdu t'oie, l'intlammation d(>sconduits lùliairr^ 
avec ictère, l'ietcre d'origine [inludét'nnc. l'aHcite, «'te. 

Comme astrin;.;<'ntH. on prescrit les acidulés, et surtout les ncidc- 
mincrau.x dilués. <lnns le ti-aiti^mcnt des diarriiées en i^énéral. surtout l;i 
diarrhée d'été et la diarrhée colMijuative. le choléra, la dysenterie, eti 
On peut administrer, soit lucido nitreux. sous forme de nii.\turc de llo|ii' 
Hoit l'tti'idu HulfuricjUi". seuls ou comliinés il l'opium. Si. dans ces cii^ 
surtout dans la dysenterie, les acides minérau.x. loin d'amélioi'er l'étu' 
général et <le diminuer la fréipu-mc des selles, senililent aui^nienter Ic^ 
coliijut's et le (énesnie. il faut en susjjcndre l'usaïf»-. (''«'st au.ssi comni. 
aHtrin/LTi'nts (jue les acides minéraux «liiués «"administrent dans leseasd. 
sueurs eolliipuitives et profust^s cln'/. les phli.si(|ues. iK-s lotions aciduléi 1 
aident alors l)caucou]i retficatité de l'acide pris à l'intérfeur. 

\ titre de ralraîchissants, d'eupcptiipies et de toni({Ues ujénéraux 
h's acidulés (minéraux surtout) rendent liea»U't>up de services dans li.^ 
tièvres et les intlanunations aiguës: tièvr»- typhoïde, tièvi-es éiniptivi- 
tièvrcï puerpérale, fièvre intermittente, pneumonie, péi-itonite. hronchip 
aiujuc. érysipèle. etc. Ils moditient les sécrétions ifasiro-intestini'icv 
apaisent lu .soif souvent ardente di's maladi's, servent d'adjuvants à I;. 
|)epsine. augmentent la plast té du saui;' e( «alnienl le mouvement 
féhrile. Dans la Hèvre typlioïile »'n particulier, ils conïhattent avani:' 
ireusement la diarr. .'. 

Parmi les maladies contre lescpiclles on a encore pivconisé a\i' 
plus ou moins d'à-propos l'emploi des acides minéraux, on ran<;t' i;i 
syphilis constitutionnelle, le rhumatisme articulaire aii>'u, la eoquelucliiv 
la hnmehite (dironitiue. l'intoxication saturnine, la diathèsi' phospii:; 
tiipje. <'ertain«'s maladies de la poau : lèpre. im])éti!.;'o. a( né. IMusiciii- 
de ces usa^^es sont au moins discutahles. 

Sous forme de limonade, les aci<les véi^étaux s'em])loient rationnr 
lement. comme alcalinisants du .sany cl de l'urine, dans le rhumali^iii 
articulaire aii!;u. la LCoutte. la cystite. 1 uréthrite. sinipk' ou Mennoi'ili;! 
^'iqne. 

Tous 1(!S acides, dilués, .sont indi<[ués. comme antidoli's chimiijihv 
dans l'c^mpi/isonnement par les alcalis et par les sels alcalins concentré'' 

Administration et doses.— L'a])plication locale «les a(i(k'- 
minéraux concentrés se fait au moyeu d'uT» pinceau ou «l'une l)aa,iu'lt 
de hois ou «le verre. A l'intérieur, la dose des mêmes acides est de 1 à 
fiouttes. toujoui's avec addition d'euu. Les acides dilués* «itîicinaux .- 






ACIDKS— ACONIT. 



H<> 



(Idiiru'iit lYilosi'tli' 10 à .{(Miiiiiimcs ( O.lKlù I.IM» ^riii. ). La tlosiMli-Ka«i(l<> 
vi'iri'taux »'Ht (If 10 iV 'JO ^n-aiiis (OJi') à l.;tO <fvu\.) l'ii H»)lution dans l'eau- 
|)aiis la )trt'|iaratit»ii îles iiinoiiatlos l't tisani's rat'raîclMSMaiit»'s. lu 
iir()|>orfi(»n «l'acidi' vurii* uvt'c !»• ;L;ofi( iIch niahuU's ; aussi ronlouiu-l-i'ii. 
,1. nliuain', "'/ </r(it(iiii iirii/ifiitnn. hc i à 2 dracliuu's ( l.0(» à S. 00 LCriu. i 
d iicidf |»ar pinte de rn|ui(U' conHtiiue un di-^iv d'aeidité '>rdinairt'nK'nl 

siitlisanf. 

Toxicologie. — Les acides nunéraux eoneentivs sont tous îles 
poisons violents. <|ui détruisent sur pliiee, en la corrodant, la ni\i(iu*'Use 
ili-'cstive. Leurs antidotes cliiniiciui's naturels sont lesalcalins: potuas»-. 
xoikU'. aiunioniaqu»'. ciiaux. et leurs earlionales. 

AOOIHIT.—Aconitifoad. Hr.—Aronifi nn/ir. Hr. 

t)n emploi»^ kw teuîlles IVuîclies et la racine de V Ai-innfuin Xiipcllns. 
L'aconit doit ses j)ropriétéi-' iV Wti'onitlw. alcaloïde (pli se jtrésento sous 
ilciix t'ornies : ainor[)lie et ciistallist'e. il renf'ernu' aussi de la napelliiic. 
lie l;i pic"o-aeonitine et de la psendo-acointine. ("est la racine (pu l'en- 
terme le plus d'aconitine. et Taconitine ci''.;tallist'e est )»lus active (|Uc 
l'aconitine anu)rpiu'. L'aeonitine est ani«''re. |> a so'uMe dans l'eau, 
soliildc dans 1 alcool, et donne des sels cristallisaMes et s(duliles. 

Action physiologique. — Sur les nnupieuses t-l la peau dénu(l(''c. 
l'aconitine produit daliord un peu d'irritation, avec rouy-eur et cuisson. 
l)icM(('it suivie d'une sensation de tourniillenient et de picotement, p\iis 
(rcni^ourdissenient de la sensil)ilit('' et anali;ésie. Ces ]»hénoin('iics sont 
surtout renumpuiltles (piand le médicament a été déposé sur la lani^ue ; 
ran!ilii;t''sie se |»ropaye aloi-s l'ajtidement à to\it le pourtour des l('"-res et 
iiiiN aiUs du ne/. 

Introduite dans l'estomac, à petites doses, l'aconitine ne produit 
(|ii'iui peu d'e.xcitation locale. A doses moyennes, on remar(|Ue, au bout 
ilune demi-heure environ, la iiu'nu' sensation de fourmillement séten- 
ilaiif iV toute la surlaee du corjis. picotement dans le lu-/. et à la pointe 
lie la laiiifue, suivis d'i^ii^ourdissement de la sensiliilit(''. surtout au pour 
lou'' des l("'vres et à la lace, l'aconitine oxer(;atit une action anal<;ésiante 
spéciale sur la sensibilité en ijjéiu-ral. et plus |»articuli("'i'ement sur celle 
le la face. Puis .se nuinifestent les etl'ets du médicament sur les autres 
-y-^l('iiies : le pouls se ralentit en nu^'Uie tem|>s (pi'il devient plus faillie, 
hi respiration est é,<;alemeut plus lente, plus ]trofomle, la température 
s'abaisse, la tension artérielle est d'abord élev('e. puis abaissée, la sécr(''- 
tidii (le la sueur est recrue en iu(^'me tenijts (pie celle de I urine. Il y- a 
tépiialalijie ([uebpu'fois. avec resserreiiu'nl des tempes, et un sentiment 
d'allaiblissejuiint pinson moins iuar(pié. le(jUi'l n'est cependant pascom- 
|iurable à la prostration ju'oduite ))ar le tartre éméti(pu'. Il ny a pas 
.le diarrhée. 

A dose toxi(jue, la jtrostration est e-xtrc^me ; les pupilles se dilatent : 
il y a (les éblouissements. des bourdonnements d'oreilles, du vertii^e. de 



it(» 



ACONIT. 



la cdphiiliiliîii'. Jiliolilioii foiiiplèto d*- la st-ii^ihilité. atlaildi.ssi'iaoïU rapide 
(k' la ivs|)iralioii l't du pouls, ahaissmu'iil do la presntuii wuitruiuc et ilc 
la torapôraturt" ; puis survient rasjdiyxic par paralysie de la respiration, 
et la syncope avee paralysie du eteur. la mort survenant pai' l'un oi, 
l'autn' (11- ees deux aecidenis. L'intelligence reste intacte justprà la tin 

Kn résumé, l'aconitine est. à doses médicinales. anal,<i;ési(|ue. surtoui 
du côté de la face, sédative de \a eireulation et de la res[tiration. ami 
î liernii()ue. .\ (k>ses toxiques, elle devient sédative puissante et dépre.sM> 
motrice. Klle anal<>'ésie par paralysie <les nerfs si-nsitifs. surtout di; 
li'ijumeau; elle est sé'dative circulatoire par pai-aly.sie des n'ani>'lions. 
sédativ*' respiratoire par paralysie des nerfs moteui-s des muselés res|)ii;i 
loii-e>. l/aliaissement île la température tient an ralentissement de h 
i"es|)iration e^ de la circulation. 

L'aconitine s'cdimine jiar les rt'ins. les |iniiiiious cl les iilamU'ssudori 
pares. 

Auxiliaires. — Comme analu;ési(pie : le croton cldoral. le i^els,; 
mium, la cocaïne. Convme sédatif circulatoin' : l«'s aiitimoniaux. I. 
(•(dehiijue. la véral rine. 

Antagonistes. — Les stimulants el les toni(pies vaso-moteurs v. 
cardiatpies : alcool, et lier. o)»ium. ammoniacaux, catéine. diiiitale. sulfalr 
de (pùnine. 

Usages. — ( 'omme anal;j^ési(im'. ra(;'nit cl son principe actif sonl 
très utiles dans le traitement des névraliiies eu «ic'-néral. surtout d(- 
névralii'ies de la face, le tic douloui'cux. la mi_<i'raine. l'iiémicranie. I>aii- 
la mis^'raine on coml>ine avantaireusemeid l"ae<mit au.x !)iomuresalealin> 
Hans le tic ilouloureiix. c'est l'aconitine de Uucpie.sne! <pie l'on empleir 
avee le i»lus d'avantaii'e. soit .'i fini ('-rieur, soit sous foi-me de pommndr 
en frictions. 

("omme sédatif de la circulation e! antit liermi(iue. laconit est natu 
l'ellement indiipié el rend <le n'rands servic»'s dans les lièvres et Ic- 
intlammations ai<;uës. Les indications spéciales de son em))loi dans ci- 
inaladit's sont la t'récpience et la dureté du pouls, l'accélération des meii 
veinents respiratoires, et l'iiypertliernùe avec sé(dieres.se i\v la |H'au 
( '"est au <léliut des lièvres et à la |>remière jjériode di's intlan\inati(iib 
que l'aconit ))roduil les meilleurs effets, c'est-à-dire au moment m'i V 
mouvement fébrile et eonn-estif <'st le |ilus intense et où il _\" a le plus il 
(diance de pouvoir, sinon l'enrayer, du moins en diminui-r l'iutensiii 
( )n voit alors le poids se raler.tir ainsi que la respiration, et la tempér.i 
ture s'abaisseï'. 

De toutes les lièvres essentielles, ce sont prol)ai)iement les tièvn- 
éruplives qui liénélieient surtout de l'emploi de l'aconit, notaniment lit 
scarlatini'. ( )n donne l'aconit au déhut de la scarlatine ainsi qu ;i i;i 
pé'riode d > desipiamation. c'est-à-dire aux deux é])0(iues de la maliidi' 
i]{\ la temjiéi'aturi' est la plus élevée. Dans la rouiicole, l'aconit cxciv'i 



ACOXIT. 



'.tl 



Il ->si imc ;iclii»ii siiliitairi' i-l est il un i,'i'iiii(l si'cours coiit i\' lii |iin'imu>iiit' 

atari'luilt' <|ui t'ompliiiuc si sdiivcnt cotte iiialiidii'. l'aiis In fièvre 

tviilioiiit'. Im variole, liieoiiil est iu(iiii> souveiif einpluyc' que le sultit*:»^ 

-ie i|iiiiiiiie. Hartholow et Kiiiyer le vantent lieauet>u|> contre l'éryrsi- 

■ irlc i(lio|>atlii<iue siéircant à la face, et ù forme stiiéni(|Ue. 

(''est |ieiit-èlre contre les intlaniniatioiis <|uej aconit est |irinci|)aK'- 
HKiii en usa,ii;e aujounTliui. Il rénssit snrtont dans les inHainniations 
les |iarencliynies : jineunioiiii'. hépatite, amygdalite, etc.. et dans les 
;iflcclii)ns catarrhales aii;iu's : |iliaryni;'ite. i-hinite. otite. Itroncdiite. 
i:irvni;'ite. ainsi (|ue dans l'inflammation des séreuses: |iérit()nite. péri- 
.•iinlite. ]ileiirésie. méniiiii-ite cérélu'alc et spinale, rlmimilisme articu- 
laire ait;Mi. etc. Dans tons ces cas il t'ant. avons-nous dit. l'administrer 
au déliul des formes aiiiçuës. à la période de congestion, c'i'sl-à-dire avant 
.[ii'il se soit |iroduil un épancliement ou un exsudât. 1,'etVet sédati) 
i.roiliiit i>ar le mé(iicanient sur le jiouls. la res)>i".'ation et la températur»' 
iii(li(|iie la limite de son em]iloi. Dans la pneunH)nii'. IJini^'cr donne 
; amiiil comme s\iit : lue demi-ii'oulte ou une y-outte de ia teinture. 
lontes le> dix on <|uinzt' minutes jiendant deux, trois ou (piatre heures. 
iiMi> la même dose toutes les heures. ( >u évitera reiiiploi de luconit 
dans les inriammalions survenant i-hv/. les sujets déhilités. artaihlis. 

ikacheeti<|ues. la nu'iliealion liini(|iH' cl stimulanli' t'Iant alors jn-éférahle. 
iiiènie <|nand il s'a,i','it de comlialti'c une phiei^nnisic. ( )n iloii v\\ cesser 
I iisaii'c (piand î'inflamnnition passe à la st-eondi- pi'-riode. 

Connue sédatif respiratoire, l'acoint se ])rescrit «|neh|uefois avec 
;ivanta:i'e flans la eoipuluelie. la dyspnée, h-s toux s|)asnu>di(|Ues et ([uin- 

ItiMises, mais il est hien inféi-ieni". c(Hnme tel. aux auti'es m'''dicameuts 

|^[Ue nous donnons tons les jo.irs contn' ces accidents. 

lîinu'i'i' et Hartholow U- rt'commaiHleut dans l'aménorrhéi' ])ar su])- 

Ijiression l>rus(|ue. et dans la dysnu'Uorrhée conn-eslive des sujets plétho- 

|Ti<|nes. 

Contre-indications. — l/aconit t'st contn'-indiipK' chez U's sujets 
■liilit(''s et dans K-s formes ataxi(pu's ou adymunicpics des mahnlies, do 
aiéiiie (|iie dans tons le> cas d'irritation ou d'inllammatiiui i\n tiilx- 
iit;c«.lil'. 

Administration et doses. — Les préi.arati.ms otticinales sont 
l'iMiMii : I à 2 urains ( (1.(17 à d.I.'! n'rm. i en |»ilules : la teinture : .") à 1.") 
Biiiiinies ( (I.2S à ((,S(( yrm. i ; l'aconitine. r^cr à çiff .iÇi'- (s " i '1^' iuilli,i!,'r. ) 
le liiiiineiit d'aconit et l'oniiuent ilaconitini'. ( 'elui-ci contient 1 ])artio 
plcaluide pour (idde véhicide. (''est la teinture (pu- l'on t-mploie le plus 
Duvcnt pour les usayes internes. Il impoi-te d*' i\ Cmidoycr ([u'iu\^ 
eiiitiu'e exactenuMit titrée et l'cnfernuiiit des proportions d'aconifine 
însililetnent uuifornu's. Dans les cas d'inflaminalion. la méliiode de 
liiiii'cr. décrite ]tlns haut, donne les ré'^idlats les plus satisfaisants, 
fciilde fait ohserver ([ue dans plusieurs inaladies. comme l'aniVii^lalit»' 



î»2 



ACONIT-AOAHKMXE. 



îii^iii'. riulininistriition dr l'aconit sons t'ormi' «h- pastilles ((niipriiiKT^ 
renfermant une i^outte de la teinture, et f|Ue le malade laisse se (iissoinlr, 
dan» la bouelie, est préférable » l'administration ])ar l'estomae : les mèiiu« 
<'fiets seraient obtenus avec <les doses bien moindres encore, f^a teintiin' 
dite de Flemini; est une prc|»aration magistrale cin(| fois jilus forte ijUr 
la teinture otiicinale. . Aussi se ])rescrit-elli^ il doses ein(| fois moinilic, 
Fj'aconitine se donne rarement à l'intérieur, vu sa u;rande énergie diu 
tion. Oti l'emploie localement, eîi fi'ictions. 

Toxicologie. — L'aconit umùue la morl par paralysii' du cn'iir 
(syncope) et de la respiration (asphyxie). Le traitement doit suitdu* 
vÏHer à combattre ces(leuxaeci(lentsprinci]>aux : d'abord, vider l'cstoinui 
soit par éméti(|ues, soit, ce qui est mieux, au moyeu de la pom|)e i^astH 
<|ue, puis administri'r des stinudaiits : étlicr. alcool. ammonia((Ue. iiilui 
lation de idtrite d'amyle. resjiiration ai'titicielle. électricité. 

ADONIS VERNALIS. 

( )n emploie les tii^esi't les feuilles. L adonis renferjue un i^'lucositlc 
Vadonidinc. et un acide: raci<le a(loni<li»|Ue. li'adonidini,', (|ui est le |iriii 
cipe iictif, est amor])lie. amère. iTiodoic. soluble dans l'eau ci l'alcodl 

Action physiologique et usages. — Cette substance, eninn 
l'étudi'. semble êli'c un succédané prescpu' parfait de la di,ij:itale. V.\i- 
ralentit et réi^ularise les battenu'Uts du cceur. élève la tension artériol! 
et fait contracter les ca))illaires. en même temps (|u'elle ani^menfc L: 
diurèse. IMus d'une fois elle a semblé être plus active (pie la dii,nl;ilr 
Klle ne s'accumule pas dans l'économie. 

Ou emjiloie l'adonis et l'adouidine comme toni(|ues cardia([iu's dai- 
les UH^nies < as (pie la digitale : m.ili'dies ori>;ani({ues du cceur non con 
pensées, avec liydi'opisie. alors ([ue la digitale est mal supportée ou ni 
produit plus les bons etl'ets (|u'on en attend. Ils sont indi(i(ués dau.sjf 
atfections aorti(|iies. l'art ério-sclérose. et la i>ri'mi(''re jtéviode de lu ii. 
|)lirile iTiti-rstitielle. 

Administration et doses. — l/adonis .se donm- en int'ii>i(ii| 
e.Ktrait aqueux, et extrait alcooli(pie. fja dose des extraits est de M 
20 grains ( 1.00 à I.IJO grm. ) par Jour. L'adonidiiu' se doniu' en pilule- 
à dose (piotidienne de jV à j^ iK' ^raiii ( -'"> à l'î milligr. >. 

Ai RAGANTE din.MMi;). — Trui/iiciii/lin. \iv. — MxHudiitinn gunmicuM- ; 
VAstriKjaLitx <iiiiiniiil'< r. Kiilnuis •n'isàtrc.'' d'ii.ypect coriu'. Iinxlurc et insipjiU. (V; 
tient lie r(*r(»/v'/((' t't di' lu /l'rv.v»»;-/'»*''. Se conipurtc' avec IVau coiniin' les riiiii'ilajfl 
Prenquc insulniilf, elle ,-0 jioiifK' en lioniiiint aii.x liipiiilc'^ aiixr|iu'!,-: on la iii'hiKl 
une fontiiistanfi' (le civiiic, — Aiiiuicirtsatit loca! et éiiiDllicul à la inaiii<'rc de \"\\\<\ 
les snlistancct" niuciiajriiK'USt'P. la «roiimic adrajiante sert à la préparation ilt- iiniij 
lagP.", à tenir en .«ii.'-'pi'n.'-jidn les ]Mai(lres insolulilc*, et ciiinnu' v(''iii('nli' des iiuiiilrtl 
actives. — lies jiréparaticins iplliciiaiics .<<iiU le ^iycéripU'. le niiu'iiajre et la imiili 
eomp<Jsée,('ey den.x dernières à ddSf.-; de 10 pçruinn à luie once (d.fiâ à iiO.dO jiniil 

AGARICINE. — l'rineij)e ueùf de l'agarie blanc. Antisudorilique etlinuii 
dose de ^^ à .] j:raiii (.') niiliijrr. à :i eenti<rr.), niai.« airit lentement. Ttilisi''!' -iir' 



AGARICINE— ALCALINS. 



93 



...iitrf K'-^ ■'■ii»'"'''^ noctiiriu's iIch phtisiques; calme aussi In toux et procure un som- 

■iicil I)!»"" iniiHluiile. 11 faut l'administrer, vu sa lenteur d'action, cini) à six heures 
vniit If moment où se montre haliitiiellement hisiicur. L'agaric, qui c-'t un ('luim- 

,,i,rii,ii]. jnuitde propriétés irritantes ilrasti(iues. Inusité. 

^IL, I.n Imlhe de VAlUnin mitipum renferme uik- huile volatile suifiirée (pii 

, Ht irritante et ruliétiante et ({u'on a recommandée, à ce titre, contre les douleurs 
,('vralL:iquPset rhumatismales, au déhutde la hronchite aijruë (VVood) et même dans 
;i hniMchite chronique, chez les enfants (Stillé). On l'appi ,iie localement, ou 

,ii,(irc on emploie des cataplasmes d'uil finement haché. 

ALCALINS. 

Ia'S inéilicinm'iits oiu])l()vés cotihik' alenliiis. on tli«'rai»oiiti(|iu', sont 
ia potasso. la solide, la chaux et la lithiiu', ainsi que leurs eni-hoiiutes et 
hicarlxiiiates. Fi'aniinoiiia(iiie et ses sols sont plutôl sliniulants; la 
inaaiiésie se fange de |)Vt't'éi'eiice itai-iiii les purgatifs. .\u point de vue 
(le l'action sur le sang ot la nutrition, on classe encore jtarnii les alcalins 
les aci<les végétiiU-X ainsi ([Ue les sels à hases alciilines et à acides organi- 
ques. Ies(|iiels sont t raiistorinés en carhonates alcalins dans li' sang. 

Action physiologique. — Les sels alcalins. coiicentrt'S, sont irri- 
tants i»(mr la peau et les nuKiueuses. Ijcs hases alcalines, à Ictat de 
louceutratioii. t'ont plus quirriter. (dies corrodent et détruisent les tissus 
jivec lesiiuels on les met en contact. Dans la houclie et l'ostoiuiic elh-s 
[jiinèiu'iit. avec lii destruction de lu muqueuse, tous les accidents carjictc- 
ristiqucs de rein]>oisomiement. L'action causti(|Ue résulte de la coni- 
hiiiiusoii <lc l'alcali tivec le-* acides gras et av»'c l'eau des tissus, et de la 
sipoiiiticatioii <le ces derniers. 

Ktciidus d'eîiu. les alcalins n'exerci'iil |)lus. sur la |ieau et les 
)iiu'|i. élises, (piuiie action mitigét-. Ils sem))arent de l'enduit gras <pii 
recouvre la |teaii. nettoient celle-ci. diss(d\'eiit l'épideriue et «loniieiit une 
iH'iisatioii onctueuse au toucher. 

Introduits dans l'estomac, les alcalins, à petites doses, stimulent la 
jécrétion ilu suc gastri([ue, en vertu <le la loi expérimentale (|iii \i'iit 
tpiv les glandes dont lu sécrétion est acide soient stimulées par la [)ré- 
ciuc d'une suhstiince alcaline. Une partie du liquide ainsi sécrété est 
liieutralisée ))îir le médicîinient. Si la dose d'alcalin est tropconsidérahle. 
et surtout si elK- est donnée eu ])leine digestion, la sécrétion sera au con 
traire diminuée, et. dans tous les cas. le li<piide sei'a |)lus ou moins com- 
plètement neutralisé. Suivant la dose et le temits où on les administre, 
les alcalins ikvorisent doiu' ou entravent la digestion. 

Dans l'intestin, les alcalins jouent encore un rôle oupeptique en ser- 
juiil d'adjuvants lY la hile. au suc pancréatique et au suc intestinal, dont 
p t'iivoriscnt l'action digestive sur les aliments gras et alhuminoïdos. 

Les alcalins s'ahsorhent, non totalement cî! nature toutefois. ]mi9- 
Btiune partie i ::'• neutralisée par les acides du suc gastrii|ue. Si hi ilo.se est 
hn peu cousidérahle. ils pénètrent pres(pie totalement en nature dans le 
|iig. dont ils augmentent l'alcalinité. Ils ont aussi pour effet d'v main 



!tl 



AI,("AIJNS. 



Iciiif la dissolution «les inalièr«'s allumiiiioïdes. et <lc rcnli-c le saiii; |ilu« 
tltiidc. moins plasticiut'. Sur la nulfitioii. les alcalins cxiTccut uiii 
a(!tiou dt^cisivi'. Ils uctivont la initrition. élèvent le cliittV»' des ^lolnilc, 
sau,i!;uins et tavorisont le mouvenii'iil de déHassiniilatiou. I^a |»roi»ofti(ii 
d'urée auniui'ute dans l'urine en niêuu; temps que diminue celle de l'aciili 
uri(iue (.Martin-DauKUjrotto). Il y a donc, sous l'iutluence des alcalii\> 
donnés à doses so-Menues, un surci'oît de dé]»enso des matières conilnisli 
hU's, une dcsiissimilatioii j)lus active. la(|Uelle ])rovofiue à son ti>ur luii 
augmentation du mouvement assimilatcur. à la manière de l'exercici 
|»liysi(iue, des inhalations d'oxy^'ène. l'tc. ('c|iendant raliusdesalcniin> 
k'ur em)iloi trop prolongé ou à des doses trop considéraMes. ])en\i'iii 
j>roduire un otîet exactement cfuitrairc à celui ivsultant de leur usunv 
modéré: la dissolution des i>"loliules et île lalliumine. l'état apltisticpicihi 
san;^, son extrême Huitlité, la tendance aux liémorrhai>ies multiples, avtr 
amaigrissement, déliilité et caclicxie. ( 'ette cacliexie alcaline ne si' indii 
tre. cependant, ipi'à la suite d'un alms extrême des alcalins. 

liCS alcalins s'éliminent par les reins ilont ils stimulent, au passuni 
la sécrétion, l'augmentent notalilement cl la rendent neuti'e d'aliord 
puis alcaline. La projtortion d'urée augmente, celle de l'acide uri(|iii- 
diminue, lia propriété (pi'ont les alcalins il'alcaliniser Turine est liv- 
importante, et trouve [tlus d'une fois son application ; cette action n'cM 
qne momentanée toutefois, et a liesoin d'être soutenue par des doso- 
))lus ou moins fréquemment ré|iélées de la sulistanci' alcaline. Ils s'éli 
minent aussi par touti's les mn(|neuses. rendent le mucus plus fluide c; 
en augmentent la (juantité sécrétée : entin. ils t-xcitent et raniment le- 
mouvements des cils viliratiles. 

Les acidi's végétaux, comme il ;; été dit plus liaul. sont dans le .suiii;' 
ti'ansformési'n Ivicarltonatesalealinset agissent en détinitive commesul^ 
tances alcal'iu's. 11 faut en dire autant dos .sels alcalins à acides végétau.x: 
citrates, tart rates, acétates de potasse, de soude, de lithine, de mag'uésii. 
qui tous sont brûlés dans le sang et transformés en liicarlxmntes. 

Auxiliaires. — Tous k.-; alcalins sont auxiliaires les uns di's autiv^ 
Antagonistes. — Les acides, surtout les acides minéraux. 
Usages. — lii's hases a Icaliiu^s s'emploient, concentrées, en •|U!ilil 
de caustiques, dans les cas où il est iiesoin de cautériser. I>ilués(ni| 
(•tendus d'eau, les sels aleulins rendent des services, employés en lotioih 
hains, injections, fomentations, etc.. dans les cas suivants : transj>iratiiiii| 
tétide des extrémités, acné, séhorrhée. eczénui aigu, ju-urigo. urficair. 
lichen, prurit des ]>arties génitales, K-ntigo. inter^rigo, pityriasis <lii cuiil 
chevelu, cîitarrhe nasal, halaiiite. leucorrhée avec séci'étion aci<le. i'ti 
Les lotions alcîdines et les hains alcalins donnent en général du soulii;;! 
nu'ut dans les maladies de la peau accoi .pagnées de heatu'ou])de priuii 

.\ l'inléi-ieur. les alcalins sont employés avec avantage dans iiiiB^v 
grand nomhre de maladies, dont les ]»rincipales sont peut-être celles 



ALCALINS. 



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,„l„. ,]jjr(.sti('. On U's prescrit t'.iriik'iiu'iil dans plusii-urs ntlect ions dos. 
voies hiliiiiri's. i^énito-iirinairoii, rcspiriiloires. et(\ 

Ou côté dos voies diirestives, ce sont les dyspepsii's l't le catarrhe 
,lii(iHi<|ue de l'estoniae <nu' ion traiti avec le plus de sucr-ès par le* 
iilcaliiis. •• Trois CHS. dit M. Dujardin-Heanniel/.. peuvent se présenter 
diiiis l'emploi des alcalins cdie/, les dysp^•pti»|uc^s : 1^' le suc i^astrique 
iiian(iiie, ou il est jani acidi-, ou il est noyé par du mucus et nianqui* 
,.|K(H'(' d'acidité; 2 ' le suc ujastriciue est très alumdant ci très iU'ide : 
;',-' lu l'onction pancréu'.'iuc s'accomplit mal, et |)ar>,uite l'absorption des 
iH-iitoncs est ditlicile. " S'il y :i nianqiU' d'acidité du sue i>;astri(pie a\ ec 
miniliondanee de mucus, un alcalin, donné ((rouf le repas, au^'mentera 
la sécrétion «^ustricpie et tiniditiera k- mnciis. S'il y a liyjjci'séci'étion et 
suniciilité du suc ^'.istriciuc. le même alcalin, pris iiiiiddnt ou iiprè.s le 
relias, neutralisera l'excès de sécrétion et d'acide. Si la sécrétion du 
iiaiuréas l'ait défaut. les alcalins la ri'iuplacent. pour ainsi dire.el facili- 
lont la (llifcslion des substauces alltnndnoïdes. Dans le catarrhe g'astvi- 
(|ueclironi(iue,a\ec on sans dilatation, ainsi que dans la(lyspe|)sie putride, 
les alcalins nettoieront l'cstonnic et stimuUn-ont la sécrétion y-astrique. 
1 Mtit administrés en miture, soit introduits au moyen In tulie de Fau(d(,'r 
{|:ivai,fe di' l'i'stoiuac). -M. Dehove a ])récoinsé le ti'aitement alcalin 
iiiaiis l'uli'èrc simiile de l'estonnic. l'u alcalin donné sous forme elferves- 
[ccnte soulage très sotivcnl les vomissements survenant au cours des 
[tièvreset des inflammations. Ils riMident encore des scM'vices importants 
Klaus lindigi'stion des suhstunci's grasses, non si'ulenu'Ut in cni]Ȏ(dnint 
lia tbi-niation d'acide l>utyri(iue, nuds aussi en favorisant l'émulsion des 
léléinents gras et |)ar conséquent K'ur alisorption. Dans K' cal-irrhe du 
lutiilénuni et l'ictère calarrhal t|ui en est si souvent la conséquence, les 
Llcalins constituent un mode de traitement aussi rationnel (|u'ett1caci'. 

De nonikri'Uscs observations étalilissiMit l'elticacité des alcalins dans 
les affections du foie: engoi'gements. intilt i-at ions graissmises. ictères 
Bhr(iMi(|Ues. Ils ont surtout leur indication dans la lithiase liiliaire. à 
litre de inoditicateurs des fonctions d;; foie, et prohalilemeni aussi 
ttiiiuue tluiditiants du mucus. 

.\ litre <li' diurétiqui's. les alcalins sont utiles dans la iu'q)lirite 

«inncliymaleuse. nniis au début seulement, d'après [îabnteau. parce 

|ur (|uand le ri-in est très malade, comme ci'la arrive dans les périodes 

caïuées du mal <le Hright. ils ne peuvent plus s'éliminer facili-ment et 

accumulent. Leur utilité dans l'albuminurie en général n'est pas' 

Heure démontrée, l 'a r contre, ils trouvent niu- indication très ration- 

fllc dans la diathèse uri<pu'. la gravelle et les calculs urali<|ues. d'abord 

trieur action su'" la l'éactiou de l'urine, puis. sui"tout. par k' rôle (piils 

Hciil dans la nutrition en favorisant les oxydations et augmentant la 

ti|iortion d'urée tout l'U dinunuant celle de l'acide urique dansl'nrine. 

kiis la cystite aiguë et l'urétlirite aiguë, les alcalins ont leur place 



«•G 



AI.CALINS— ALCOOL. 



<'omin(( (liiin-tiqucs. Kn aui^nuMitiint lu |ii'<t|»ortii)ii (Venu diiiis l'untu' 
ot roiMiaiit celle-ci iiicalinc. ils cin|)cclH'iit l'action in-itaiiU- <le ce li(|iii(lo. 
De j)lus, ils îitfissent en tluiditiant le mucus. 

L'actioi) fluidifiante <les alcalins sur les sécrétions muqueuses, !,• 
mucus et le mueo-pus est utilisée a\'ec succès non seulement dans lu 
cystite et rurétliviti-, nuiis aussi dans la lu-oncliite aii^u". la Itronclio 
pneumonie et même la ])Meumonie l'ranclie. Dans cette der'iière maladie 
ils ajLïiraient uus^i sur les mouvements des cils vihratiles et favoriseraient 
l'expulsio»! des nu.cosités fluidifiées. 

I^e tr 'teni( it du rhumatisme arli iilaire ait^u |tar les alcalins a 
longteiuj)s passé pour être un des plus cl icaces. Sous leur intluencc on 
vi'rrait la «huileur se calmer et la tempéi'iture s'aliai8.ser notablemcnl 
on a même ])rélendu prévenir, par eeitc ipéthode, les complication.s 
ciirdia([ues. Bartliolow réserve le traitement alcalni .i.i.v rhunuitisaiit^ 
obèses, pâteux, buveurs de bière, et souffrant ordinairement de dyspepsie 
aci<le. mais il ne croit jias que cette méthode, même si elle abiùijf 
matériellement la durée di' la maladie, soit à recommander, attendu 
((u'il faudrait donner do si fortesdoses d'alcalins et pendant si lonf^teniiis 
<|ue l'on courrait J'isc^ue de ])roduire une véritable dysci-asie du san^r 
l'in,ii;er, ainsi cpic (Jull et Suttoii. concluent (jue le traitement alcalin ne 
diminut' n aucune f'ac.on I intensité et la durée <le la maladie. Dans h 
l'humatism'' subaii^u et chronique, ainsi qut' dans la goutte {dironi(|iU', 
l'arthrite elironiciue, les alcalins sont souvent utiles et lîartlndow cou 
.seille alors les sels de litliint-. 

Ce sont aussi les s(;ls de lilhine (jue Martineau a rccomnuindi'-s si j 
cluileureusement dan> le diabète sucré des sujets goutteux. 

Les alcalins sont les antidote» chimiques naturels des acides coiiccui 
très et s\>mploient dans rempoisonnement par ces acides. 

Administration et doses.— Ja's alcalins se prennent i>-éni 'niji' 
ment en solution a([ueuse, acidulée ou non au moyen d'un acide véi^vlal 
TjU dose i>;énérale des sels alcalins (bicarbon.ates de potasse et de soiulc 
etc.) est de 5 à <>() i^rains ({).H2 à 4.00 ,i:rin.) Ti*ès souvent on loi 
administre sous foi'ine d'eaux minérales naturelles. Les lotions, injiT| 
tions, etc., renferment de 2 à 4 drachmes pour S onces d'eau (S. 00 à lii.ll 
i;rm. pour 24tl.OO grm. d'eau). Les bains contiennent de 8 à Ui oiict" 
(250 à 500 grammes). 



ALCOOL. 

1/alcool est h- résultat de la fermentation des substances teniiiiml 
<(ui .se transforment d'abord en sucre puis en alcool et acide carlnMiiquii 
< îelui dont nous nous servons en médecine est le produit de la distiH:: 
tion de l'eau-de-vie ou des liqueurs fermentées. C'est l'esprit de viuosi 
alcool étbylique ou vinicpie. 

Les pharmacopées reconnaissent comme otiicinaux des alcools pi» 
•ou moins dilués, c'est-à-dire renfermant de 95 à 45 p. 100 d'alcool aWij 



ALCOOL. 



!t7 



La )iliartiiitci)p<'«' liritimni<|UO iidiiu't foiniiu' ottli-iiiaiix : l' Ai. cn.tL AHSot,!' 

I Mni/iiil it/n/licuiii ), l'Ai.ctKii. KKrTinf; ( Sjiir/tii" rrrfificdtiis ). LA i.cdoi, 
niMÉ (SpirifKx temihr) ci LKai -dk-vik. ou Bhandv. ou Coonac 
{Spirifiis viiH tj(illici). 

Ijr. pliiivmacojii'i' ilos iOlals-l nis n'coniiaît en outi'c le wliiskcy ou 
:.|(M)ol (K' grains. 

1/iik'Ool alisolu t'.-t Lalfool |)ur. sans auriiin' addition d'oau. Cwt 
un liiiuidi' i.u'olore, très linn>ido. à saveur lirfdanti-. tn^'s avidi- (Loau. 
N a pas (Li'iuploi en nu-di-finc. 

i/alcool rcctitit' do la ])liai'niacopi'o liritannii|U(' conlii'ut S-t j». 10(1 
,1 alrool ai)Solu et l(i partii's d'i-aii. ('est un li(|uidc' incoiori'. transpa- 
yiiil. très inol)ile et iutlanunaltie. à odi'ur caractéristique, agréable, à 
-avcur lirfdante. soluLle en tt)ute proportion dans Leau et i'éther. 

II dissout l'iode, le ])hospliore. le Itronie, raniinonia<|ue, le cani|)lire. les 
iiaunies, lliuile <le ricin. Ja niannite. la jiotasse et la soude, le tannin, la 
]ihi[iart des .sels déli(|uesc»'uts, et les ])rincipes actits des plantes: huiles 
,—<entielles. alcaloïdes, nhicosides. etc. Son pouvoir disM)Jvant étant 

oiisidéralile, il .sert. iMi pharmacie, à ]MV[)arer ])lusieurH teintures. 

L'alcool dilué ne contient que T)? p. KM» d'alcool alisolu. Ci'pen- 
(laiit. il sert aussi lui à préparer un grantl nonihre de teintures. 

Le cognac a une odeur et une saveur earactéri.stiques, et une con- 
liur jaunâtre ra]>pelant celle du vin de Xérès. Il renferme di' 4S à .")() 
ji. ]U(I d alcool ])ur. 

Action physiologique. —Sur la jK'au intacte, l'alcool ne donne 

iii'U. pai'son évaporatiou rapidi'. (pi'à une sensation de froid avec res- 
~cri\'nieiil des vaisseau.x et pâleur .• la surface. Bientôt après a Wvn la 
l'éactiou accom[iagnée de cuisson. Sur la peau dépouillée d é[)idernie. 
sur une niU(|Ueuse v\ niênu' sur la peau saine, alors (|ue l'éva|ioration de 
1 alcool ne peut pas se f:nre. il produit une sensation de (diali'ur. de cuis- 
xMi el Mu'-nu' (le I intlammation. suivant qu'il est plus ou moins<'oncent ré. 
A >^n ji. HMI. disent Xothnagel et Wossliaidi. il eautéi-ise el ratatine les 
lisï^iis. dont il coagule l'alhumine et ahsorhe l'eau. Il est antiseptique. 
j)ans la Louche, l'alcool iri'ite la inuipieuse et augmente la sécrétion 
11' la salive. lOn jiassant dans le i»harynx et l'(esophage, il donnt! lieu à 
MiK' sensaiion de chautî'enu'ut plus ou moins m;ir([uée. 

Ihuis l'estomac, il [iroduit <1 aliovd un seiitinu'Ut de idiaU'ur au creu.v 

iiiiasti'i(pie, la(|uelle se ré])and à tout l'alidomeu et. hieutôt. à tout je 
■«'irps. .\ doses modérées, il ne l'ait (pie congestionnei- et stimuler super- 
liriellcnu'ut la nuujueuse. fait dilater les capillaires, augnu-nte la .sécré- 

inu (lu suc ga-irique et stinndi' la cdutractilité de la couche mu.sculaire 

iJiuii'iiientant ainsi la force d .s luouvtMuents péristaltiques ; la digestion 

t^t en consé(|Ueiu'e activé»^ s(uis l'intluenee de ces doses modt'réi's. Mais 

il ^'st pris à do.ses trop fortes, laleool irrite véritaLlemeut la mu([ueuse 

istrique. coagule le mucus el u général les sulistances alhuminoùles 

.'S jieptones. etc., fra])pe d'impuissance la ]iei)sine et arrête la digostion. 

7 



î)8 



AIJ'OOL 



Lalms (It's uk'.)()ls. môiiu' quand ils so;it ]»ris n doses niodt'ivi's. iiuii. 
f'r(''(|iieiiiiiu'iit iv]»éir'«'s ou l»/;ii^toiu|»s contiinu'i's. coniiui' ce'" i lien eh v 
les liuvi'urs d'iiiiliitudt'. piV/duit <! s li> svsiriiu' diiicslif des idlt'riitinii* 
importantes. Il sm-vieiit l'ii )treiiiiei' li<'ii de la i;-awti'ite (dir(Mii(|iie nu 
eataiTl'e i>'as(ri«|iu'. eoninu' cela arrive, du reste, jiour toutt 'l's iiui<|Ueii 
ses (|u) sont tVéi|nennnent ifvitt'i's. Kn outre, l'irritiiti !oni;'tfni|t- 
I' Mitinué»' de la nni(|ueuse amène l'Iiyperplasie du tissu eonjonetil' di; 
derme UHKpieux ; les ji-iandes «••asiriipies. altérées dans leur struetuiv. 
e()ni])rinu;es par eotïi' liyperplasie. s'atrophient et ne tonetionneni i>lu- 
De liV inie diminution sérieuse du ]»ouvoir diyestif. et les nomlu'eii> 
trouilles dyspepii(|ues dont se plaii^nent les liuveiirs et (pu- l'on a eom 
pris sous I. nom eolleclil'de eatarrlie nastritpu- des aleooli<pies. |,r 
mucus joue ici le rôle <le t'ei'nu'iit : les nuitiùres aliinenlidres suiiissi-nt l;i 
fermentation aeétifpie. laeticpie et I»ut3'ri(|ue et donnent lieu à desaciili 
.j, (loideui's n-astral,ii'i(|ues. ivii'uri;'itation des aliments. »'t à des vomis-r 
nu'Uts survenant di^ pré*éivnee le nuilin (roinifus iiintutiiuix). I/alm- 
de ral<M)ol j)eut encore ju'oduire l'ulct-ration. or<liiiairement ditl'use. delà 
imKjueust'. et même, d après (pu'l(|Ues-nns. le cancei' de i Csiomae. (Mi 
est à se demander, néanmoins, si. dans le cas de cancer i;'ast i'i<pi.> cluv 
les Imveurs. l'alcool n'ai>;il )ias tout sin\|ilemeiit coninie cause dt-terim 
liante, à la ta(;on de n'importe (piel iri'itaiit. 

JailK^t est d avis qu'une partie de l'alcool iiitrixlnit dans lestoiuac 
se t ranstornu- t'U aldéhyde l't aciile acéti(|ue. le l'esle ctaiU alisoi-lié. n, 
très lïrande partie du moins, juir K's veines de lestonuic. cl cela avcr 
d'autant plus de i-apidité ipu' l'alcool est moins concentré, moins irritant, 
et ([ue l'estomac est plus vide. \ai grande puissance de ditVusion d, 
l'alcool en reml d'ailleui's l'alisorption éminemment facile et i'a|iide. 

La ]»lu8 ,i«;rande partie de l'alcool inu'éré- étant ahsorbéo par l'esli 
mac, une bien ]K'tite (puintité seulement se dirii^e vers le petit inte.sliii 
Le l'<iie est le |iremier or^-ane (pii. après l'estomac, subit l'action di 
l'alcool, [je sanu; de la veine porte, rendu ))lus stimulant par la |iiv 
sonee «le l'alcool dont il est ehari>'é, accroît tout d'abord l'activité séciv- 
toire des cellules hépatiques. ]iuis. si le sujet fait ;iiius d'alcool, l'aclioi, 
stimulante.se continuant outre mesure, devient une véritable irritation. 
Les cellules hépati<pies, sur-stimulées. ne .séci'ètent plus ([u'un suc iiiii! | 
élalioré ; elles sont fra|ipées de dé_i>"énéreseeuce i>'raisseuse et atroplii(|iH'; 
il se déi'lare de la ]iériphléliite des branches de la veine porte ( ('liai'cut;. 
a(H-omiiaguéi' d'hyperplasie du tissu conjonctif de la capsule de (ili.ssui]. 
auiïmentation d'alior»! puis diminution du volume de l'orii,'ane. cii'rlinMi 
ou hépatite interstitielle, c'est -à-dire hypertrophie et atro])hie. 

;-sur l'intestin lui-même, les effets de l'alcool à doses modérées HHitl 
pi!U nuirqués. atti-ndu (pi'nne très petite partie ^\\\ médicament écli;i||i' 
aloi'H à rabsor|ition i;Mstri<pie. Dans le cas «l'e.xcès alcoolicpies liabituckl 
on voit se manifeste!- du côté de l'intestin les um'uics lésions que iiimi>| 



AU'OOI,. 



•tît 



vi'iiinis d'iiKlifiiuM' pour rcstoiiiMc !c tinit s'îlccomiHi.uniMil, l:i |ilii|>iirt ilii 
iciii|is. <lf (liarrlu'c. 

A (losi's niodriV'i's. l'iilroul stiiuuli' l'iictioii du cdMir. I:i circulnliuii 
iiiliim'i'. l't lii i'<'s)iirali<<ii. Li' (-(fiir Itiit plus t'orl. plus vite ; les ctipil 
iuiivs :•(.' iMMitvacttMit (•( la ttMisioii artérielle sélôvc. I')n niêiue ti-uips on 
iiliscrvt' uni' lé^'èrc l' lé val ion <!«' la tfni|>ératur('. A doses nu peu tories, 
r innie pai- exeinpli' flans la |iério(ie dCxeilation «le l'ivresse. U-s mêmes 
iilii'iMMnènes sOliservi'Ut. mais plus a<!centués. Si une dose tr(>s eonsi- 
(li'ralile est prise, .elle exiila.ion eireulatoii'e esl vile remplacée par de 
la >(''dal ou : le ((eur se raleiilit ainsi (pie la respiration, et la températui-e 
>'aliaisse. île uu^me que la pression arlérieile. Le ralenlissi-meiil du 
(•(l'ur. ilaus e<'s cas. s'i'Nplinuei'ait par i'irrilalioii du pneumo^'aslri(pu-, 
cfhii de la respiration par la paralysie du cenli'e respiratoire. 

.Mais e'i'st sur l(> système nerveux (pie l'alcool produit ses etVets les 
plus uiaiiirestes. Sous rinHueiice de dost-s modéréi's ou l'orles. une seusa- 
lioii de douce chaleur si' répand dans tout le corps : il y a auunieuta- 
lidii des j'orces. .sensalioli «le n'aieté el de hien-étre ; le sujet esl plus t'ort 
cl plu-> viril, sa .ii"aii'l<'' esl loipuu-e. e\pausi\e ; la parole est plus l'ai'ile. 
li'spiMl |iius vif. les idées |)lus nettes el plus noinlireuses. l'ai nu iidl il 
v a siii'-slimulaliou ou e.xallation des t'ouctiims céi-éhrales. la cellule 
i-érélira le ayant rei.M l'impression iliredi' (le l'alcool, (''est ce (pie l'on 
a a|)pcl('' la période d'excitation. Si la dose a él('' trop tort. . l'ivressi' se 
(•(iiiliruie : il y a du délii'c. lesuji'l livre tous ses secrets. (U^vient (piert'lleiir. 
vioKu;. ou ex])ansiC. amoureux, etc.. suivant son caracl(''re lialiiluel : la 
(Iriiiartdie esl chaucelanle : les mains t ivmhlent. (piehpiet'ois 'I y a des 
veiiiissemeuls. pres(pie liuijours survient un sommeil pi-orond. (pli dure 
(HK'l(pies liiMires et dont le sujet se réveille courliaturé. se plaiiiMiant de 
(•('■phalalyie et de lassit ude iivm'-rale. Si eiiHii la dose a été excessive, 
livresse contirmée esl remplacée ])ar l'ivresse comateuse avec résolution 
iiiiisculaii'e ii,'éiiérale. ])rostration. anesthésie. coma, lemeur excessive des 
iiioiivemeuts (lu (Metiv et de la respiration, et la mort. 

l/i'iisemlde des symptcMues nervt'ux >\nv nous venons de décrire 

(■(inst.itue l'alcoolisme ai^u. Ils sont dus. à n'en ])as douter, à riuHiionce 

jcxerc(''i' directenu'iit sur les centres par l'alcool lui-nn'me ; c'est une 

ui'tioii decoutacl. Lalcool a été retrouvé dans la siihstance cérélirale 

[et il' us le li(pii(le cé|>lialo-ra(diidien. et Ilamniond a t'ait voir <pie ce 

iiU'dicameiil a une artinité spéciale |)our la sulistance nerveuse, daus 

|lii((iu'lle on lo retrouve en plus i>-rau(le (piantité (pie dans tous les autres 

Itissiis de l'écoTioinie. 

Mais il e.st une autre forme d'alcoolisme, dit chronicpie. ivsullant 
|cs iilais aleoolifpies trop sonvent répétés, ou de Tusage tro]> Ioni>"temjis 
poutimié de l'alcool il forte dose. Celle forme d'alcoolisme intéresse 
eucere ]>riucipalement le système nerveux et eomprend deux ordres de 
rouilles: or.i>'aiii(pies et fonctionnels. Les premiei-s sont constitués par 



IfM) 



ALCOOL. 



lil «h'.ift'in'vcscciic»' ni'itissous»' et rull'(i|iliif des (•«•lliilts de lu MlltsiMiKi 
iivi.si', 1 liyiifrphi.sic tic la iH'vroiflii' cl la sclôrnsf côivlinili' (•(Mist'tiiliv 
avi'(> aiii^iiu'iitatiou ik> la pi'oportioii <k> li(|ui(U> criilialii-racliidicii. Lr^ 
trouhics tonctioiiiK'Is. trôs iioinbreux, '•oiiHistciil en liallnciiiatioiis. vt-rii 
lii's. iiisuiiiiiic. Irciiililciiu'iit inuHculaiiv. surtout aux iiiains. et «It'liiv 
|iart()is t'iirit'ux {ilrlirinin tniucns). (V «k-liro pt-ut siirvt'iiir à la suili 
<k' ralciinlisnic ai^ii sinipl»-. mais r'csl rare. Le plus souvcut. il oi 
l'apanam' de l'alcoolisiiu' chroniciui' ravivr par un lifi-iiit'i- cxcts. nu 
t'Ucorc il accoiupa^uc la piivatiun sukitc d'alcool cju-z li-s ivvt»i;iK's dli;i 
liitudc. Notous cucorc. pai'iMJ k's trouklcs nerveux. riicMii-aucstlit'^ic, 
I ('pik'psic. la pai j>lc;;ic. l'a nui u rose et l'aliéiiatioii uiciitalc. Ci-s divers 
irnuliles t'ouetioiiiicls trouvent leur explication dans les altérations oroii- 
iii(|Ues décrites i.lus haut. 

(»n doit coinprcnilre encore daiis la patliolo^ie de l'alcoolisinc 
clironi(|Uc. <liverses déu'énérescenc«'s : ij;raisseuse. atlii-roniateuse. alio 
pld(|Uc. etc.. <|ui. à la suite <k' l'akus des alcools, atlectcnt la plupart îles 
tissus de l'écoiKUnie l't eu parlicidier le tissu uiuscidairc. k's pai'ois :iit(> 
rielks. le c(eur. le rein. I/inHueucc de l'alcool sur ce dci'iiier oriitiiic 
est désastri'Usc. l'ar suite de l'itritatiou |irolonLi,-ée résidtant du passiii;i 
lie l'alcool dans le ti.ssu rénal, il jicut se produiir dans ce ileruier ci'(|iii 
nous avons si/^nalé à projios du loic : dénéiu'rcsceiicc des cellules cpiili(; 
liaics. liyperplasic. jiuis rétraction <lu tissu coujonctit' et cirrlio.se alin 
plii<pie. L'intlueuce de l'alcool dans la prodiwtion de l'atlH'innK 
iii'tériel cl de la déu'énércsci'iicc i>'raisst'Use A\\ uiyocaivlc n'est plii> ;i 
|pi'ouver. 

L'alcoui. a\(ius-noiis dit. pris à dose> uiodcrées. élè^•e la ti-mpci;! 
liirc. ))our l'akaisser s'il est jtris à doses ('xccssives. C'est là i'etVcl |iiii 
• luit clicz un sujet non habitué aux alcooli(pu's. ('lie/ un liahitué. |i;ii 
<'Xeuii(le clic/, un ivi'o;^'iie contirnié. on ne reiiiar(|iic pas cet altais.scnirm 
di' la tcnipéi'aturc. niènie à doses pres(|Ue toxi(|Ues. A (pioi attrilniii 
cet ahaisseuiont ? " Sans aucun doute, dli Hartliolow. à la diuiinuliuii 
de la niétaniorphosc i-éiçrcssive des tissus, car on s'est assuré (pic. sim- 
i'iuriuciicc de l'alcool, il y a diiuinutioii et <le l'uiveet de l'acide carlMini 
<pU'. La combustion <les aliineiits hydrocarhor s et a/otés est doin 
retardée, t't c'est ce (pli ex]ili(picrail rauiiiiieiitatioii du poids du v^w-yA 
et l'embonpoint dont jouissent, pour la plu]iart. ci-ux ipii l'ont un iisiiMi 
modéré des liipieurs alcoolitpies. " 

(Quelle est <loiic l'action de l'alcool sur la nutrition cl ipu- dcvitir, 
<'e médicament une t'ois (|u'il a |)éiiéti'é dans rori;-aiiisine '.^ Nous !iV(iih| 
déjà dit (pi'une partie île l'alcool in^'éré se transforme, dans l'esliiiii;!! 
<'n aldéhyde et acide acétiipie. JiC reste est absorbé. Sous riiitliii'iin 
de doses théra])eutiques d'alcool, l'urée et l'acide carbonicpie dimiiiiiciij 
<'t la tempéi-ature s'abaisse. Il faut en conclure <|ue l'alcool est m\ 
modérateur de la nutrition, imiscpi'il .s'o])po.se au travail de dé.sassiiiiil; 



ALCUOI, 



ICI 



tiiMi : i-\'r*i iiii iiliiiK'iil (rr|»ai'i;'iic. l'iif |iiirtit' de riilniol in .rt'n- finit 
,nr lin'ih'»'. oxyili'r (liiiis l'iir^jiiiiisiiic. ce i|iii («Il luit un nliiiifii l'i-spirn- 
idiri'. liiiliii. piir «on inti<iii siiniiilanlt' mu- le systônu' iicrvnix • l:i 

n-spiriitioii. il (■«■«le de la Inrcc : r\-s\ un li>ni<|nr i |)iijiir<liii-li( cl/, i. 

I,ii |iiirtic n'in nsydiU" irulciKil alisorlu- ««st ('•liniini'c en iiaturi'. \,r^ 
vdii'sil (''liiiiinalinii mhiI les voies rcsiiiraluircs. la |tt'aii et siirttuM les icin-. 
Kii passant par li's n-ins. il les excite (liiuTti-nu-nl et pfovtKpie la dinrèse. 

li'éliininatiiin de lalenol par la peim H'nee<iiiipai;ne de diapliort^sr 
pîir in'ilatiiiii des j^-landes stid(»ri|)ares. et e(da d'antaiil mieux ipie le 
iiiédicainiMil aura ('-té donm- dans un V(>liieult> plus (diaud. 

( '"«'st sous l'oi'ine il'acide eaflMUii(|Ue et d'eau ipie la pai'tie owdt'e 
lie laleool est en lii'ande partie ('liiniiK'e. ('ette ('•liniiiialion est fapidi' 
lie iiièine «pie celle <le la partie ('•liniiiK'e en nature. 

Auxiliaires. -Tiuis les autres stinnilants de la circulation ; t('-i't''- 
lieiitliines. essi-in-es. principes aroinatiipies. les aniiiioniaeaux. l'i-tlier. Ii' 
( liloroloriiH'. laU'opiui' ; tous les an'eiils cniitcestionnants. et en partieii 
lier I opiuiii. la (dialeur. 

Antagonistes. — Tous les ivtVitrcrants. les astriiii^-eiils v\ les Inui- 
ipies vaso-moteurs : (piiniiie. dinitale. Iielladone. Iiroiiiun-s iilcalins. eri^ot 
(■i)iiti"iri<'iit li's eHets coiiy'i'stionnants de laleonl. A dosi's toxi«pies. il 
;i. poiii' <'ont ri'carrer ses etlels, les stiundants du cu'ur et de la respira- 
Mou : aiiinionia<pie. ('■ther. i-atëine. la tla^'ellation. l'clei t ri<-it('', 

Usages. — lioealemeiit. l'alcool est utilisi- comme antisepti(|Ue. 
roiiiiiie ii'ritant et nièiue comnu' coaii-iilant de l'alliuiuine et causti(pie. 
dans un n'rand noniluv de cas (diiriiru'icaux. /•.</. dans le panseiin'ut des 
plaies opératoirt's. des ulcères. surl(Uit i", l'orme atonicpu-. sinus, trajets 
li.stuleux ; eu injeetioiis dans l'Iiydrocèle. les kystes de l'ovaii'c. les cpiiii- 
iheiueuts pleun'ti<|Ues. les liénioiM-lian'ies utt-rines; en lotions <laiis les 
h(''iinu'rliai''ies siipi-rlieiello. en nap|ie. haiis les jilaies atonifpies. il linte 
!a cicatrisation par son aeti(Ui stimulante: ilans l'Iiydrocèle et les cas 
analon'iics. il produit l'accolemeiit i\i's parois en pro\o(|uaiit une inllam- 
iiiation adliésive. Kti-ndu d'eau, il constitue une lotion ralVaicdiissante 
ilaiislescasd'intlammationssiipei'iicielles. cou tusi(. lis. arthrites, éry thème. 
1)11 lotioniie aussi à l'alcool les parties de la peau exposét-s au déciihitus 
]irolonL>é et. parla, iiienacées dulccratioii : on pratiipu «h's fomentai ioiis 
ali'(ii)li(|ues sur les uiamelons aliii de prt'Veiiir la rormatioii de tissures 
'•liez les t'emiiies (|iii doi\eiil nourrir. l'es lotions à l'alcool alisulu Jiii'i • 
raient hien. comme aiitisepticpies. dans l'c'rysipèle (Bidireiidi. I>aiis 
lieaiicoup de ces applications locales on emploie, soit l'alcool seul, soit 
l'iilcool camphré, utilisant ainsi, au hesoiii. les propriétés stimulanles et 
l(''i:ii'einenl aiitisepti(pies du eaniiihre. 

A riiitv'-rieur. comnu' stimulant <les ronctions din'i'stives. l'alcool est 
utile, à petites dosi's. dans la dyspepsie atoiii(|ue des vieillards, eelK- des 
iHTsoiines sédentaires. v.\ dans les cas de lenteur et d'iiisullisance di- la 



loi 



ALCOOF.. 



iliMft'siiuii î'i lu Niiilc lits iiialinii»'s ;^nivi!s, Ittirtiioluw en :> i»l>lcim di - 
MliMrs (l:iii> I ii|ic|»>if (U's (•ii(iuil>. haiis lu ilyN|K'|»if uridc. il c.-t iii:ii 
.Mi|»|ii)i't<'' cl uu;f|iicnlc il' iiiul un lien ilc le ;;u(''rir. Il l'Mt •'^^ali'iiH'in 
iiiiixiMc dans le calai'rlic i>:aslii(|iu' <lfs ivrii;;in's. I'arc«>iitrt'. il |ir()ciir< 
II. ...iiuii|i <|f sttulai^i'iiiciil dans |ijii>it'Mi's t'nniirs df voinissi'im'iils : ccn , 
<lu < liiiN^ra t'-pidriMiiiiit'. dr la ^ntKMfsso. de la so|>tict'iuii'. fU; lu |iéi'it()iiilc 
<'t<'. ('(«iilrt' les voiiiissriiii'iils. on le doiinc sons turnic d'cau-df-vic uvci 
addition de <;°la( ". Hurtliolow i-fconiniandc I alcool dans la diarrlii< 
d'clt'. tant (dic/. h s i-nt'unls (|nc clicz les adi Iles : il tant avoir soin dCn 
lever an [ircalalilc loiitc nnitici'c irritante c( nteniic «lans l'inlt'siin. 

A titre de stiiunlant dn systènu' nerveux et en |»urticidier i|c I:, 
4'ircidation. l'alcool est indi<|nc dans les eni|iois(>iinenients <m'i la mort 
survient pai paralysie du c(enr. par .xenrde dans renipoisoniienant 
par l'opinni. laconil. le cMoi'al. la .lii;italc. I. ■•ocaïne. le ( Idoi'otorinc 
< )n a nn'nie n'coninuindc. conirne |»n»pliyla. ,. j c de la synt'ope eliloïc 
tornii(pie, ra<liMinist ration dune l'ort*' dose d alcool avant l'opéi'ation. ( )ii 
le prcsci'it tous les joui's dans la dcliilitc. raïu'niie. la chlorose, la conv.i 
lescence des maladies «graves, les licinorrliai>ies, etc.. (diaqni' lois, en im 
in<it. (pie le systciiie nei'veiix est alVailili. (pie l'ori^anismc a ('-prouve'' un 
idioe considéralilc. (pie le c(eur liai plus luililenicnl. (pi'il y a tendau(c,i 
la syncope, et cela (pielle (pie .-oit la cause de l^'-tal asi lu'iiitpie ; I;; 
(l('liilil('. la l'ail liesse du pouls sont alors des indications positives. I>ai> 
les iK'morrliaii'ies y'raves et en |tai'liculier celles (|iii acconipai;uenl i;i 
dt'lixraiice. ou olilieiit. dil I (ujardiii IJeauiiiet/. par l'emploi de l'alciini 
des n^sullats reiuar(pial)lcs ; ou |ir('vicnl la syncope en coni;"eslionuaiii 
le cerveau, el la contraction des ca|tillaires arivte r("eonlenu'nt du saii^. 

C'i'st à la fois c>tinme aliment dépari,nie. comme modiM'atenr de l:i 
uutritioii cl sliiuulaiil du (-(eurel du syst(''me ncrveu.x (pie l'alcool trouvr 
sa ])lace dans les cas de H(''vres essentielles, d'intlainniations aii!,'iiës l'I ilr 
maladies d('liililantes de tout li'eure: H("'vre typlioi'di'. typliiis. variole, 
.scarlatine. ci'ysip(''le. dii)lit(''rie. septicémie. Iiè\i\' puei'ju'rale. |inetimonir. 
]ilitisie ]»ulmonaire. <'a(du'xies. (liai IkVscs. maladies or^'aui(pU's du ((ciir 
purpura, etc. Les conditions sp(M'iales (pii. dans ces diverses maladie- 
iiuli(pient reiu|)loi de ruieool .sont rastlK'-nie eonstitulionnelie. jirincipali 
ment (diez les vieillards, la com]uvssiliiIit(' du pouls, rallailtli.sscmcut di- 
pulsations cardiacpU'sel du premier l>ruil du c'(eur ( ti-ndanceà la syncope 
la uvue de la circulation capillaire, la s(''(dieres.se de la laiiiçue. ie di'liii 
la stupt'ur. le t remlilciuelit. les soiiliresailts ri d(^jcetious involontaires, ci 
lésiinn' l'i'-tal adynami(pie. On reconnaît alors, dit Hart iiolow. (pr 
l'alcool produit de lions effets*. ([Uand i' diminue la fivrjueuce dn pou> 
tout l'ii auiiineulaut la force des contractions du cd'ur et la ten.sion arti 
rielU'. (piand la laiiii'Ue. préulalilement sc-clie. sliumecte .seusilileineni. 
<inand la li'iniiérature s'uliaisse et (pi'il y a aniélioratioii des sym))t('iiiic< 
lU'rveux : soiiliresauls. d('lii'e. insomnie. I*av contre, il sera facile (le vni' 



AI.ClMll.. 



l(i:i 



.inr liilcool î'iiit iDjil. «iiiiind. sous son iiiHuciirc. le |mhi|s di-vicnl plus 
rapiili'. «|Uf la Icnsitiii iirU'i'iflK' s'iiltnissc. (|Ui' la liinitui' se di'sst'clii' tli- 
iiliw iii |ilus. <|uc la ti(''vn' aui;;ni»'iilf ainsi (|Ut' If ilt'-lii'c cl «iii'il survii-nl 
,|ii ii'iiia viiîilf. l'iiii-» plusieurs de ces mnladii-s. ciilrt' aiiln-s dans hi 
lii'vrc ivplioïdr *'I la iinfiiiiitinic. lo palifiits l'ii vitMincnl pai'l'nis à pi-t-ii- 
■ Iri'. sius (pi il se priMJuisc aucun des synipd'inifs d»- I ivivssc des (pnmlitt's 
ivlnlivcuit'Ut l'norhii's d'ali'oid. < 'rttc nim ini|U'i'ssi(iniiai>ilil<' du s\ sicmc 
ucrM'UX. dans «'t-s cas. scnil''c ("•Ire une preuve de ruiilit»' di- l'alinol. i,ii 
l'ilililesse du pouls es| le ineilieur indice <le l'oppoi-lunitr- d adndnisl l'ei' 
l'alcnnl dans la fièvre lyplioïde. Il faut en es|)acer les doses iv^ulière- 
iiidil dans les viniil-<pia1re lieni'es, alin (pie le sysh^'ine nerveux et le 
.u'iir sciient conslaninienl -muin l'intlnence du sliuiulant. I.e Iraileinent 
• II' la pnei'.niiinie par le^ polious alc()()li(pies. lel ipie pr(''e(inis('' parTinld. 
/»t aiijoui'd'liui (U's plus ré|)aiidus. Il ne faul cependant pas en almser. 
Niias le croyons rc'servi' surtout aux cas de pneiinionie survenant ehez 
(li's sujets d('d)ilit(''s. allaililis d'avance, on au cours des maladies adynanii- 
niies. coinnie la ti(''Vre ty|)ln)ïde. la varioii'. etc. il convient l>ien ('U'ale- 
iin'iil à la pneumonie i\\-s A'ieiliards. à celle des liuveiirs. à la liroindio- 
inuiiiiiouie des jernes t'iit'ants. (^uaiit à la |iiieiiiniuiie développ('e (liez 
I, s sujets forts, viii'oiireux. elle peut pres(p,e toujours (Aoluei' lienreuse- 
iiieiit et u'uérir .sans alcool : si l'on en donne, ci- ni' .sera (pi'à la deuxi(''mc 
■ Il à la trt»isi("'me juM'iod.'. alors ipu' la l'aiMesse du pouls et autres sin'iies 
d'ailynamie comnicncei-onl à se manifester, ('l'peiidant il ne faudra |»as 
attendre trop lard pour commencer laduiinisl ration des stimulants: 
mieux vaudrait s'expo>er à c(Miiinencev trop t("it. I)ans la pneumonie 
-■iinniie dans la ri<'''vre typhoïde, on doit ('viler de donner A la fois des 
doses trop fortes d'alcool, ipii troiililenl la dii^'estion et dérann'ent les 
!nii(tioiis de l'i'stomac. On devra ('•n'alenu'iit en suspendre tout à faii 
! ailministration si la ipiantitt'- d'urée 'xen-tée diminue notalilement. ^i 
riiriiic devient alliuinineiise on si sa i;'ravit('' spi'citi(pie s'aliaissi'. M. 
.hiK's Simon, jtartisan convaincu di' l'emploi de l'alcool dans les maladies 
'If^ iiri;anes respii-atoires. nlu'sile pas à dire (pie dans la lu'onidiite (•ai>il- 
iiii'c. la lironclio-piH'umonie et la pneumonie, lalcool doit i"'tre eniployi' 
:.' ]ii'(''f(''rence à tons autres i^'iui^-des, tels (jui- l'aetuiit et K' tartre stil»ié. 
I /alcool a l'-ti'- tr("'s vant(' dans le traitement de la })litisie ]>ulmomiire. 
l'iisier. unissant l'alcool à la viande crue, prétendait jiar ce moyeu arrétei' 
;a plitisie dans sa marcdie. • L'alcool, dit .laccoud. préseiiti- souvent. 
I lie/, les plitisi(|ue.s. de sérieux inconvénients : il ftiti^-iK- restoniae et 
:iui;tiieiite la dyspe]isie, si luiliiluolk' on par-'il '_as. ( Viiiendaiit loi-sipie 
i('!< fonctions ili<4'estives sont eu hou état, on peut donner le rhum et 
I oiiii-devie à la do.sc de (i(* gnimiues (2h onees) par jour, soit à l'état [uir. 
-oit cil luélangoant. en pavj^îi's ési'aU's avec de la glycérine. " On pourra 
voire (pie l'alcool convient à un phtisi(pie (j.iand. grâce à lui. la diges- 
lioii (>st plus active, (pril va augmentalion du poids (in corps et de< 



101 



ALCOOL. 



t'on-i's i.':t'iu'ral('s. diininutioii do la ti*'\ rc. de In hnix. de ri*x]nH-toi'ali(i! . 
des siu'in-s nocturiK-. Stillo ]iose K'sdo\ix conditionssiiivantes à l'iitilii, 
de l'alcool dan.s la ]»liTisic: 1^ r|iu' la tiialadii' soit proinfirr vt <diroiii(|ib 
'.('. (pi elle ne viomic pas se ifretlcr sur iiiu' iiiiiiuiuoiiic (ni sur nue |)li';i 
iV'sic ; 2" (lUc le malade prenne en niCMue teni]»s. à l'air lilire. un i>xi'rciir 
niuscidaire pro]iortionnc' à ses forces. 

I*ar la stimulation ii,-('n('rale du système nervi-ux et Fimpi-essin; 
directe sui' la cellule cérébrale, l'alcool est ipielt|uet'ois un liypnoti(|iir 
indirect (pi on emploie dans certains cas d'insomnie ncrveus*-. dans lin 
somnie du ilelirium t remens amené ]iar la supi^ressioii Lrustpic de l'aline, 
celle de la tiùviv ty])lio'i'<le. etc. Ici encore il faut se yardei- de l'aliiN. 
surtout clic/, les sujets nerveux. 

Comme dia)»liorcti<|Uc, on prescrit tréf|ncmiuen( lalcool sous i'oriiic 
lie potion chaude, au délmt des maladies de refroidissement. ( )n faciiiii 
alors la diapliorèsc au moyi'nd'nn pédiluve (diaud. 

Dans tous les cas où il est indifpié. l'alcoo] doit, en i;-énéral. être 
administré avec ])récaution et mesure. I)'un côté il faut éviter les do>cv 
trop fortes qni pourraient produire les accidents de livresse : de Taulri 
on doit é\iter non moins .soigneusement l'administration trop longteiii|i~ 
c(mtinuée. même à do.ses modérées, des li'pu'urs alcooli<pies. au risipidir 
voir s'étalilir l'Iialiitude et. avec elle. Talcoolisme cdironique. ( ".ii-/. ii'> 
sujets nerveux, et ]iarticulicrcment cliez les femmes, cette liabitude m 
contracte tr»V vile, et il faut à tout prix la ])ivvenir. iJèiide générai/, 
on doit cesser l'usage de l'alcool dès loi-s qu'il n'y a plus dindicalin! 
|)ositivi' M son emploi. 

Contre-indications. — T/alcool est contre-indi(|Uc dans les i ;i- 
cl'irritation forte et d'intiammation de la nuupieusi' digestive. daii- 
rnk'ère et le cancer de l'estomac, la dysjx'psie acide, les néj)ln"ites cluv 
niqnes. le dialiètc sucré. Kt.mt congestionna.:!, on doit l'ii éviter ICin 
ploi chez les sujets exposés aux congestions eéi-éhrales et ]>ulmonairc>. ;; 
rap)oplexie. etc.. surtout elle/, les vieillards. Ou .sera réservé dans sdi 
usau'c clii'Z les enfants, les sujets nerveux, les femmes surtout, et ccl; 
pour h's raisons donnéi's plus liant . Ku général, on eu cont re-indi(;ii' 
l'emploi dans le traitement des maladies nerveuses, surtout c -Iles il'ui' 
gi]\i' céréliralc. de même <|Ue dans toutes les att'i'ctions cutanées aiguiM' 
un ci-rtain non. lire de dermatoses chroniques, telles qui> l'ec/.éma. le pin 
riasis. le psoriasis, l'urticaire, le prurigo, l'ecthyma. < '<"ntnvinili(|iii 
ans8i dans le rhnmatisme ( hr()ni([Ue. la dialhèse goutteuse, la sy]»liili- 

Administration et doses. — Localement, l'alcool s'appli((Uc ' 
lotions, injections, etc. sous t'ormi' d'alcocd rectitié. .\ l'intérieur. > 
l'administre, toujours dilué, sous forme d'eau-(le-vie. de whiskey. de n^ 
whiskev. <le genièvre, de rhum, i^es dt'ux pi-i'mièros sont les ]>lii 
employées. La (k)8e ordinaire de l'eau-de-vie et des a\itres liquciii' 
alcooliques fortes est de U à S onces (r)4.(l() à 21(!.()(i grm.) par jour. A"- 



AIX'OOL-Al.I.MKXTS. 



1(15- 



lii'is i"i <losi's l'rnctioiiiu'-i's et i'('ii;uliôiviiK'iit rs|)iiei'OS dans les vinii't-quiitiv 
Ik'Uivs. Kii certains cas L'.\c(']»tii>nni'ls on va jiis(|u':i donner 24 diuvs 
itir)(I.IMI li'rm.) en 24 Injures. I>es aii'ools Ibrts se donnent avec \ine 
iiuantitc d'ean snttisante à li's eniix'che)' d'irriter les voies diitestives. 
i'duria niênuwaison. si on ne donni' (lue trois ou (|nati\> doses |»ar Jour, 
iiiieiix vaut les ra]>i»roclier iln moment des repas. 

Toxicologie. — (^uand la mort est le résultat d'un excès alcooli- 
iiiif. elle survient par paralysie du c(eur i-t de la res]iiration. comme 
litUM' l'opium. Le traitement est le même. .Vu dclmt, lavoriM'r le rejet 
,|ii poison (ordinairement pris à doses nia.ssives). au moyen <li' la jKnnjie 
irastriqn»'. ou. à défaut d'instrument, vomitifs, eau clia\i(k'. doi^'t dans la 
irurii'e : jniis stimuler au moyen de raminoniacpie. (U- la caféine, du café 
fort et chaud, etc. Activer léliniination par les reins -. li(piides en g-rande 
i|Uanlité frictions : tenir le malade (diaud. Si le c(mia est alisolu. sti- 
ninler par les mêmes moyens, faire inhaler de rammonia<(Ue ou du 
iiitrite d'amyle. Kn outre, élei-trisatioi». respiration artitieielh-. atlusions 
froides à la face, fra])jK'r avec rt-xtrémilé d une si rvietîe mouillée, dou- 
|, elles froides et chainles alterné<'s. nuiis toujours tenir le malade (duiud. 

ALIMENTS. 

Le> aliments sont toutes les .oistances ..usceptiliK's de foui'iiir à 
I iirii'anisme vivant les matéri!'- .< suHisants ])our réparer ses ))ertes conli- 
nuclles. entretenir le jeu U' mal de ses fonctions et assurer sa con.serva- 
lioii ( Dujardin-Heaun»' /.). i^es alinuMits répondi'Ut ainsià la détinition 
i|ae nous avons donnée des médicaments (pii favorisent la métamoi'[)liose 
lironjressive. Ce sont des toniques et les pins importants des toniques, 
rvWK au.\(|Uels on doit son^vr tout d'ahord <pnind il s'a<^'it d'aidei' à l'or- 
:,'aiiisiae à réparer ses ])ertes. Ia's ])rincipes nécessaires à la nutrition 
lies tissus et à la ré]!aration des ])ertes de !'ori;;anisnu' sont le>. princi]>es 
:i/.otésou alhuminoïdes. les princi|)es hydrocarlionés (amiilon et n'raisses ). 
l'run ei le- sels. Ces é'Iénvents nous sont fournis ]iar les règnes aiumal. 
végétal cl minéral. I »<■ là t rois (Masses pi'incipales d'aliments (|Ue nous 
l'iiitlions ici au point di' vue purement t héra|)eutique. c"es(-à-diri' en 
autant (|u"ils s"aj)pliquent au traitement de l'oryanismo maladi'. 

.\i,iMK.\TS TlKÉs m i{K(iNK .VX[.\IAI,. — Les aliments fournis par le 
ivH'iie aniiiuil sont les viandes proprement dite-, la (diair des poissons et 
'les iiiolhiMpies. '""■ <i .;fs. le lait et ses dérivés et les graisses auiimdes. 

Viandes. — l'armi les aliments cinuplexes. la viande, t't en ])articu- 
iii T la chair musculaire, occupe une place important*', iiuisiiu'elle sert 
i'Dur ainsi dire de hase à l'alimentation de l'homme, l'ar sa riidiesse en 
liriiicipes alllUminoïde^. plus (pie tout autre aliment, la chair musculaire 
..loiivicut à la ré[)aration et à l'entretien des tissus. La (diair musculaire 
.loiitieiit la iiiirine. ralluimine. lluMuatosine. les sels, l'osniazôme ou m.i- 
li(''iv extractivc conteiianl à son tour la créatine. les iiiosates. les lactates 
iil(;aliiis. (piehpies principes a/.otés et des sels. 



lOil 



AIJMKNTS. 



Lf liifitt. (lit liartliolow. est l'artick- «le dièti' le plus iinjiortiint ]iiiuv 
k's iiiiiliKk's. iiiiiis il (luit t'trc de Itonuc (|ii;iiité et l'on doit clioisii' les |i;ii'- 
tii's U's ))lus ti'iidivs. entre nutrcs Je Hict . Le Ixeiifcoiilient les |)i'iii(i|M - 
a liment ai ivs les plus iniiiortanls |)i)\ii- la nulritioii du syst("'iin' : l'allui. 
mine, la tilirine. les mati(''res n-vasses. les sels el r(isiiia/('>Mie. (^uand i 
e>t de lionne (|ualil(''. id trop jeune ni trop vieux, entre (piatre et (iiii| 
ans. (pi'il eonlieni di's pro|iortions convenaMes de yras et de maigre, 
enit à point, le Ixeutsain eonstitue k- ]ilus toiTupie des alinuMils l'ourni» 
)iar le ivu'ne animal. 

Ji»; riiiii. (pli se diti,'('re moins facilement (pic le Ixcnf. est aussi nmiii» 
nutritif. Il est en outre icn'("'rcnient laxalil. l>'apivs Fonssaii'rivcN. ii 
\('an est plus allmmineux (pie tikrineu.x ; il contient aussi ln'am-oiip di 
gélatine. iiC ri'- de \cau. Iiouilli cl assaisonm''. est. suixani iV'reira. m 
mets aii'rc'aldc cl luit i ilif (pu convit-nt parfaitement au.\ convalescciii- 
\ tout jtrcndre. le veau ne doit pas(!'tre rccommandi'- aux malades (|il 
ont kesoin d'une nourriture très sukstatiti^dk- sous un petit volume. !■! 
(le faeiki diu,-cstion. 

!Moins nutritif (pu le Im^nf. le inntit--' est cependant un cxct'liiin 
toiU(pic animal ; (diaii' saxdureusc et nor iiitc. Si (piel(|Ues t-stoinT. 

le su[i])orti'nt mal ou s'en fatiii'u. lU facile., jut. l'cla est dû à la (pianiii: 
(le yrai.sse (|u'il renferme el '|ui doit en ("tre >(''par(''c. ('ert:nns sujci- 
fait ]vnuir(picr liartlM.iow. l'prouvenl jiour la \iai;de du mouton iiih 
Ni'ritaiilc idiosyncrasic. 

lia viande de y/(//'-. Iiicn (pU' tr('s iiourri.ssanti'. est de dittieile diuc- 
tion. en u-ému'al. comme la plupart des viandes lilanidics, .\u.xsi >'(•! 
sert-on t rcs peu connue toiu(pU' alimentaire, an cours des maladies m 
(k> convalescences. Ncamuoins. il i-st des nudadcs (pii dio'i'-reut kiciii' 
porc et aux(picls on peut, pai' exception, pt'rnicttrc riisai!,"e de ciHi 
viande, à l'état fi-ais. kii'U entendu, Ia's viandi's de (•iiai'cnterie. sali'-t-l 
ou funu'es. indigestes toujours, sont peu nutritives et ne doiveu! pu- 
entrer dans la dit-te des malades. 

\iV pmilct. de facik' diii'cstion. l'st d'une ckair tendre, molk'. et ivii 
ferme ) peu de ii'cas. Sa valeur luitrifixc t'st sullisante. mais ne saiM';ii:| 
(•tre compai'éc à celle du iMcnf ou du mouton. 

Le iUihIou. l'oitvl le rdiuifd sont li'op ijras. surtout les di'ux tleriiiii- 
pour pouvoir êti'c de facile dii^-estion. .\ u reste ils sont ii ins noiirii- 1 
sauts (pie le poulet., <^uant aux oiseaux-ii'ikiers : jjcrdrix. ]ilu\i(r- 
pif^'eon- sanvaiïi's et (loniesti(pU's. etc.. ce s(Mit. dit I )ujar(iin-l5eauiini/:| 
des viandes (pie l'art culinaire rend avivai îles, excitantes ]»ar les a>-;ii| 
.soniu'incnts. diji;-estifs ius(prà un certain point, nniis (pii n'apporiciii |i;i- 
à réconoinie une source di- princi])es réi»arateurs ])liis im])(iriautc i|i' 
les autre- viamk's. t'es mets (U'Iicats et reclierckés excitent phih'it (|iri!' 
n a-^souvissent la faiii . 



Al.IMKNTS. 



107 



I,!'- r^^''f/■('^ (k- fci'liiiiis Jiniiiiaiix : Inic. i-ciiis. cci'Vt'îHi. ctt-.. soiil ûv 
ijuTslitiii «i'ônériik'nioiit <litticiU'. oiitiv ((n'ils sont |kmi imtritiis ; à rcjcti'V. 
.•,uit'il:iiis (|iK'l(HR's cas cxcciitioinirls. de la dicte ordinaii'c des malailcs. 

PcnsSOn. — La cliaii-du |)tiissiiii Irais est. en i;'('>ii(''i'al. |k'11 luitritivc. 
('.-1 ini aliment assez Ic^h'I'. Les iioissoiis m tdiair iiiaiuiie. très <li!;-estif's, 
-,iiit iiH'iiis iiuti'itirs <|iie [es iioissoiis liiiileux. lesipiels sont les plus imtfi- 
lit's de tons. Les poissons salés on tiinn's. étant tivs iiidii!,-estes et peu 
nourrissants, doivent être rejetés. La ]n'oportion de |)hospiiore eontenne 
|;iii> la (dnur des jioissons n'est pas assez eonsidt'-i-alile |iour aider niati'- 
lirlleiiienl à la nutrition du système ni-rvenx. 

Huîtres. — L("s Imitres sont tiv> diy,'estililes et eonvienneiil aux 
.■•.teinaes les plus délicats, (''est un alinu'Ut savoureu.x et sain, surtout 
i|iiniid elles sont vivantes ; le (dilornre de sodium (|u'i'lles renl'ernu-nl eu 
lacilile la di,i;-eslion. 

Sang. — JiC saui;' étant riciie en élé'meuts nutritifs, on a son^'é :"i 
I iiiiliseï' eomnie toni(|i"" reeoustit uaut. Il n'a. à coup sûr. aucunt' vertu 
>]ié(iti(pu'. S'il pouvait s'alisorlier tel et îiussitôt (piinuéiv. il pvoduii'ail 
les Imhis elVets delà tvan l'usiou. mais comme il lui Tant èti'e préalal'U'- 
iiieiil diu'i'ri'. il ]ier(l une i;'i'a:ide partie de ses constitiuint<. (pli l'estcnt 
luHs le j'('sidu intestinal. liC sauii' desséclié et le sauii' «létiiiriné seraient, 
•tluiircs des expéi'ii'uee^ rc'ellenu'Ul eiieourai;'eanles. de hous toniipies. de 
■ilii^estion facile it d'aliMirplion rapide. 

Graisses animales. — Les o-ras animaux proxiennent du liieuf. 

i>(lii iiiniiton. du |tore. «lu ]iotdet . IK serveiu à l'alimeutation. et les ali- 

iii(iil>. pour être eoin))lels. doivent en renfermer uiu' ei-rtaine proportion. 

Œufs, — Les œufs constituent un aliment compk't. pui.^^ipfils i-eii- 
IfriiicHt M la fois de i'allninuiu'. <les nnitièri's itrasses et des sels. Au 
|]iiiiiit de vtU' niUi'ilif. le jaune ICmporte de lieaueoup sui" le lilanc. Cet 
Lliiiient. I rès diy,-estilile. surtout (|Uaud il est cuit à [)oint. eonstit ne un 
ii'ticle liien utile aux nuilades : additionné de pain, il peut parfaiti'inent 
guttire i"i l'alimt'Utalion. .Vussi r(eufest-il un di- nos meilleurs tonifpies 
liiiiineiUaires. 

Lait et ses dérivés. -1-e lait est xéritalilcmcnt k' type des ali- 
hiuiil> complets. |iar si's principes alliunuuoïdes (caséine, albumine et 
Biirld -protéine), sa nnilière u'rasse (l>eurre). son suciH' ( laetosi- ) et ses 
Bi'U (chlorure de potassium, phosphates de (diaux. de soude, (k' inaii'iu'sie 
pt (le t'en, ('est peut-être le meilleur di' tons nos toiu<pies alimentaires. 
lu \nn\\\< au point de vue de r(''tendue et <lu nonilu'e i|e ses ap|ilication"s 
^11 irailchuMit des maladies et au régime îles malades. 

Le lait s'alisovife ('li'.-dcnu'iit l)ien ]iar la mu|Ueu.se de l'estomac et 
Hii' celle du rectum, |)ans l'e-^toinac il st' coan'ide d'ahord eu n'runieiiux 
llis (|ui ^oni plus tard dissous puis ahsorliés. I>aus certaines maladies 
lu riM'lains états dy.siu'ptifpies de l'esKuna»'. le lait, à peine inii'éré. est 
niiiiiMiatemeiit coaii'ulé v\\ une masse dnre (pu. si elle n'est pas liient('it 



lOft 



AIJMEXTS. 



irjon'o ]i!ir II' VDiiii^-i'iiiciit. ])iisso <l!iii>* rinti'stiii, où ollc ((ccasioiMic i|, 
riri'itiitioii et do la tliarrliôi'. •• Li' lait lu- ]>r(i<lnil de la <liarrli(''c (pi, 
«(iiund il n'ost pas dii^i'iv. " ( Hci'Iio/,. ) 

*• Ai)sorlio. le lait di'vii-iit. dit ncidiainlu'c. iiii alinicnl doux i|i 
|M)vtc et ontrctioiif le caliiu' dans roriratiismc. l't ])ai'.s(>ii action locali , 
|iar son action ii'riH'ralc. IMk- stinuilc pas les voies dii!,-estives. m- Ici, 
iinjiose pas d'opération laliorii'iise, ne leur présente an contraiiv (pic h- 
substances aisément assindlaliles. ou d'une facile absorption et ne laissiii 
)>re.sque ])as de résidu. Il transmet an toiTcnt circulatoire un chy!, 
qui ne nécessite (pi'un travail ]ieu actif d'hémalose. En même t<iii|,. 
qu'il nourrit sans fatisi'ue. il fournit ]ien ;'i la comlinsti<m. lîien di^cr 
il tend à développer l'endionpoint. 

Il y a cependant ici une restriction à faire. Le lait. Iiii-n (piil cdi.. 
titue un aliment eom])let. ne saurait, non plus (pie les (eufs. n'-poiulrc; 
tous les besoins de l'orixanisme. <'omme les lenfs. bien ([u'à un ninindi. 
dci^ré, il manque d'\ine (piantité sutti.sante d éléments liydrocarbui'c.-N (.1, 
d'aliments de comi)nsti()n. Il ne saurait donc ré])ou(lre aux lie.soins di, 
travailleur, et en i^éiHM'al de ceux (pii mènent une vie active, niai^ iiiix | 
nuilades. comme au vieillard et à l'enfant, il présenti' un aliment dnni 1,. 
constituants sutHscnt amplement aux besoins or<linaircs. ont re (pi'il f.' 
de très facile digestion. Le lait cru est plus diu'estiblc et par c<>ns('M|iui. 
J)lus nutritif que le lait iionilli. 

Le lait est un excellent dini'(''li(|Uc. i\ ht l'ois jiar la ipiantité lïnc 
<[u'il introduit dans l'orn'unisme. par sa lactose dont des ividicivli,- 
réeontes ont établi d'une nniiiière absolue le^ ])ropriétés dinn'ti(|Uc>. 
]»ar ses sels. 

Le /(lit ('ifciiir est le lait aiupiel on enlève la |iarlie ^-rassc ptuu' .: 
fabrication du beni'rc. Il rejn'é^eiite tous les ('h'ments du lait |ini'Mn> 
l'élément i;ras. et est conséipiemnient moins nutritif. Le lait i''crcnir.> 
ou le laisse repo-cr à une température convenaiile. se prend en un m- 
l'aillot constituant le /<ii'f rtdl/r. Si on enlève ce caillot . il reste un lii|ui'i 
aiidule qui est le /xtif-liiit. lequel est siirloul coiniiosi' île lactose cl ■; 
sels, et dont on e\f l'ait le sucre de lait. 

hc luit ilf hiiirii e>t cette [»artie liipiide de la crème qui reste ;i; 
fond dos vases qui ont servi i\ la confection du beurre. ( 'e lait «le licuir 
est assez nutritit. renferinani de la casi'ine. île la lactose et des m'U. ! 
constitue en même temps une boisson rafraicliissante. 

Le hfiirrc. partie ii'rasse du lait, ne |iivM'nte aiici.:ie propriété nui' 
tive ])artienlière et rcnti-e dans la caté^'oric des i;ras animaux. 

Le ('/•o//M/r/r est constitué par la partie albununeuse du lail. < • 
un aliment dont les qualités nutritives dépendent de la ipuiliti' iiiri: 
«lu lait qui l'a prodiiil. (^)uaut à sa diiçestibilité. elle varie avec Ifiuvi 
fromai;'e et avec sa com])ositioii. On s'accorde assez, cependaiil l"': 
ne pas recomiminder le fromau'c aux miilailes 011 aux convalese;'iit>. 



ALIMENTS. 



10» 



T,c lait t'st siiscoptiltlc de t'crinciitcr sous l'action (riin tcnin'ut (|in'l- 
.iiiKiiK'. conmu' la ieviin' de liii-rr. L»- lait teniK'iité prend ditlércnt-* 
noms suivants les cas. Onapiicllc /{onnii/s |.e lait t'crnu'ntc di' lajnnii'nl, 
<r(ilazi/iiic le lait fermente <le la vache, et /\i''ïi/r celni oLlenn pai- l'addi- 
pon. an lait, d'un lennent spécial (Uétyi-). 

Le lait fermenté rent'enne une certaine jtroportion d alcixd ( i ù 15 
M l(tO). de plus, de Tacide lactiipte. du sucre, de la caséine, du Leurre, 
(les sels, de l'acide carL(>ni(|ne l'i de 1 eau. St's qualité-s nutritives n'é^a- 
l,.iil urdLalilenu'nt [)as cidlo <ln lait ordinaire, nuiis dans certaines nnilu- 
ilies de l'estomac, il est mieii.v supporté et nneux diii-éré ipK' le lait jiur. 
cil éi;ard surtout à la pré.sence «le l'alcool et de l'acide carlioni(pie. y,'râco 
;iux(|uels il est effervescent et stimulant. 

Peptones. — Les ))ei)tom's représentent le résnltat ultime de la 
liiMH'stion des suLstance» alLnminoïdes : ce sont des matières al Lu mi no'ide.s 
' Tuutcs diii'érées. On les produit artiticiellemeiit en faisant macérer des 
viandes, surtout celle du Lieuf. <lans d<' l'eau acidulé»- |iar l'acide clilo- 
rlivdvi(|ne et contenant île la pejisine. Le ])rodnit doit représenter trois 
lois son poids de viande. On ]ieut aussi faire ditj,'érei' séparénu-nl k-.s 
diverses matières alLumino'i<k's. et c'est ainsi (pie n(Uis avons les tilu-i- 
ïieptones. les alLumi-jieptones. les caséi-|)e])tones. etc. ( llennini^-er). 

Les ])eptones présentei\t un véritaLle j»ouvoir nutritif. d'aLm-d par 
fiix-iiiènies. |)(n.s(pi'ils ri'nferment un alinu'Ut tout diy-éré. puis par la 
jii'opriélé (|u'ils ont. d"aj)rès plusieurs oLservateuvs. de stimuler !•' sécie- 
;i()ii du suc ii'astri(pu-. 

]>es ditVérents aliments dont nous venons de passeï- t'n l'evne U-s 
]ii'()pi'iélés nutritives constituent ce (|U'on est convenu d'ai)peler la diète 
.animale. \'o\ons-en maiiitt-nant k's applications au traitement des 
iiiiilMÙies. nous ré-^ervanl do consacrei' un ai-ticle spécial à la diète lactée. 

Diète animale. — I/usage i)lus on moins exclusif d'une diète 
Liii''>iaK' il |>onr ellei d'améliorer la (pialité du saui;- en an^;inentant le 
.iiiidirc de i^'IoLules rono'cs v\ la proportion d alimmine. La ii'ra\ité 
[si)('citi(|Ue de l'ui-ine est accrui' ainsi (pie la proportion d'urée et d'acide 
|ni'i(|Ue excrétés. Ceux (pii font grand iisau'e de viandes ne sont pas 
Igi'iiéralenient gras, dit Hartliolow. mais ils sont doués d'une grande 
Ifeive imi.sculaire. 

La diète animale est ])a\'t iculièrement indi(piée dans la convales- 

iicc des maladies longues et déLilitantes : tièvre tyjilio'ide. fièvres énip- 

Itives. piieumonii', ]ileurési»'. dans la plujjart des dialhèses. surtout 'la 

givofide et la tuLerculo.se, l'anémie, la cliloro.se, la déLilité générale. 

Itliiiipie fois enfin (|n'il est nécessaire d'enrichir le sang ap|iauvri. 

.'usage de la viande crue (lans le traitement de la phtisie imlmonaire 

10 s.'inhle pas avoir donné des résultats liieii remaiypuihles. Cette 

ide crue constitue un aliment très digestif, facilement supporté par 
l'ostoiiiae. mais (pli ne joue ici aucun ré)le spéciH(pie. outre (pi'elle jn-é- 



110 



AI.I.MI'^N'TS. 



scutf le il:iiii;-t'i' d'iiit l'odiiivo fhiiis roi"ii-:iiiismt' k-s cysticcrfincs du licnii, 
iiuTiiK'. .M. |)i'li(>vc a ])ro])()sc'' do MilistitiuT riisiii>-t' di-s poudres il,. 
viande à <-cdui de la viande çnie. (diez les tuliercnlenx et en i^'énéral datb 
les cas on il tant |iralii|nei' le ^avaife on la snraiinientalion ; la viainl. 
ainsi i)nlvéri.séc serait .snscej»til)Io d'Clre mieux et ])iusi'a)»idenient diiii'nV 
vu son extrême divisi mi. r>es résultats olilenns par l'i-niploi de ces |i(in 
dresalinienlaives. dit .M. hujai-din- lieaumet/. sont des plus reniavi|uali|cv 
Cet auteur a ohsei'vé de lions eti'ets. non seulement dans la plitisic 
pulmonaire, mais aussi dans tontes les maladies où la nutrition est tr^ii 
Idée : convalescences, diallièses. caiduwics. ('est encore dans le Iraiti 
ment de la tnlterculose ])ulmonaire «pie l'on a conseille' i'usaye du saii;; 
frais, liquide, et (-(dui du sanij- desséclié et détiln-iné. (inerdcr a iililiM 
ce derniei- dans la convalescence de la lièvre typlioïde, la cldoro -anéinit 
etc. I)"a|U'ès (juel(|Ues olisorv: 'eurs. le sany de IkcuI' desséclu' siTaii 
surtout utile au déhiif de la phtisie. 

Dans (H'rtaines formes de diarrln'e. sni'tttui la dian-liéc (dironi(|ni\ 
soit chez les adultes, soit (die/, les enfants. Trousseau a re<-onuiiaiHli 
rem])loi (U- la vianilc <'rue tinemcnt hacdu'c. ou mieux triturée. priviV 
lie toute particule til>reu.se et assaisonnée au liesoin. Cette nuMicatinii 
(pli a donné dos succ(''S. et (pi'ou ](eut utiliser dans les cas reludles. expfb, 
toujours, il ne faut ))as l'ouldier. au daiiiier d'int l'odnction des n'eriiiesij. 
ta'nia. 

La di('te animale ou purement a/.otée est de règle dans le dialK'ii 
sucré, d'alxjrd parce (pfclle est éminemment reconstituante et toiU(|ih 
et snrtoiit parce (juc dans cette maladie, le patient doit rejeter de mij 
alimentation tous les articles féculents et sucrés. ( 'liez les dialiéti(|Ui> 
le gras rem]ilace les técules pour entretenir lu clialeur animale. 

Les ditféreuts articles composant la diète dite animale se preiiiicir 
s(jus forme solide ou sous forme li(|ui(le. le degré de cuisson variaiii 
suivant les cas. Les viandes s'administrent généralement cuites, .son 
rôties, soit houillies. lui certains cas |)articuliers. comme il a été dit 
déjà, la viande de l»(euf est prise tout à fait crue, (')ii la luudie menu ci 
(m l'assaisonne de poivre et de sel. avec ou sans addition d'alcool. l>iiiii 
manière n'énérale. les viandes rc'ities doivent être préférées aux viamlf 
bouillies, étant plus nutritives, de ]>lus facile digestion et plus agn'alilr 
au goût ; ce dernier point est important dans l'alimentation par li- 
viandes, rajiiiéteiice étant reconnue être indisj^ensable pour la ])ai'lai!i 
digestion des aliments. L'odorat, la vueet le goût doivent, dit Diijaiilin 
Heaumetz. venir en aide à la digestion. L(\s viandes crues, (pii. ilnVir 
((uemeiit. nourrissent mieux (pie les viandes cuites, sont jiarfois nioii;- 
nutritives <]ue ces dernières, précisément parce (pie les malades su 
dégoûtent. 

fiCs préparations de Ixeuf sont le l'oastheef, le lieefsteak. le liuii:l t 
bouilli (en nias,se ou en jioudre ). le bouillon, le thé de b(euf. le consoiinm' ■ i 






AI.IMKNTS. 



111 



!,(• ri'iistlici'f'H le l)t'ot'stoiik saiiiiiiiiits. f'c'iK'vali'incul Ition acccjiti's ]tiir 
les iiKiliiik'S. sont les doux tunnos soliik-s sous l('s(|U('lk'H on (It)inu' lo 
liu'ul'avi'c le plus d'avaulanv <|uaii(l l'état des fonctions i>;astro-inti'sli- 
nalt's k' permet, par cxcinpk' (kms la convak'sci'ncc ik's maladies aijfuës 
,.( les (liatliiVes. Il est des sujets (|ui ne peuvent se taire à l'usauje du 
Ixeiil' saiii;nant. il faut alors leur donner cette viande ])lus cuitt-. Le 
liiiMif lionilli est ])irféré par certains estomacs capricieux : desséché, 
puis réduit en pou<li"e. il coustitue la poudre de viande, dont nous avons 
■ •urié' jilus haut, et (|ui a été prônée par .M. hehove dans le ti'aitement 
lies atlection.s déhilitantes ci eu ]iarticulier dans celui de la phtisie pul- 
iiioiiain'. iiCs poudres de viande sont introduites, soit ])ar l'estonuic, 
suit par Iv' rectum. 

Les liouillons. thés de Ixeuf. consouiinés. jus de viande, etc.. consti- 
lueiit Mil moyen facile d administrer aux malades i/iii'/qiit.-<-iiii!< des prin- 
cipes nutritifs de la viande, mais itun j)<i'< tons. Lu etfet. [lar sa cui.sson 
(liuis l'eau, la viande n'ahandoune à, ce lifpiiik- (|u'une ])ai'tiede ses cons- 
tituants. c'est-ii-<lire mi /'cn d'allmmine. des matières i>-rasses. la créatine. 
la d«'xtrine. le <i;lyeogène cl les sels, l'incore faut-il. pour (pie le lioiiilkni 
iciil'eriiie uiK' proportion ralsonnalik' de ces princii)es, (pie la viuntle ne 
xiit ]ias jetée hrus(|Uement dans l'eau iionillanti", comme cela se fait si 
stiuvent. mais au contraire riise dans de l'eau froide (pie l'on chautfe 
tfiiuliiellement. afin (|Ue cette ('lévatioii u'rii!iclle ik' la tein|iorature 
|ieriiii'tte à l'eau de si- (diarii,'i:' de tous les sels soluliles et des produits 
îilliiimineux avant la coa.ii'ulation de l'alhumine et le resserrement de la 
viande. S'ils sont moins nutritifs (pi'on ne le croit ijcénéralemeut. le 
liiiiiilloii et le consommé ont cet avantage de jiénétrer rapidement dans 
|l;i circulation, et de faciliter la dii^estion en aui;Mnentant la sécrétion du 
(MIC i:astri(pie (etfel de sapidité). Les liouillons se préparent surtout à 
[la viande de l)(euf. Ou [leutcn faire aussi au poulet.au mouton, au 
jvcîui. les(piels s(jnt moins nutritifs, mais ont l'avantage de ndever la 
jsiivonr un peu fado du iMmillon de lt(euf. Ia's l>ouiLl(ms doivent être 
■préparés avec une quantité sutîisante de viande. I^es extraits do viande 
Idits (le Liehig et autres sont réputés n'avoir qu'une valeur nutritive 
extivmemeiit faible. Kini^er donne la fornuile suivante pour la ])réj)a- 
•iitioii du thé de ImouI' : Doux livres de hd'uf (sans i>;ras ni os) sont 
liiicées. avec une demi tasse à thé d'eau froide, dans un flacon que l'on 
lautl'e au haiu-marie durant qmitro heures. Le liquide que l'on recueille 
• prend par cuillerée à thé. dans un demi verre d'eau chaude assaison- 
[!(■(■ un i^'(n'\t. 

Les viandes de mouton, veau, porc, volailles, gilner. etc., .se prennent 

bien cuites et rôties, si on veut utiliser tous leurs principes nutritifs. 

uc poisson se donne à ]teu près indifîeremnient bouilli ou rôti, mais 

Jujoiirs bien cuit. lies huîtres s'administrent crues, et vivantes. "Les 

llcillcures huîtres du inonde sont les huîti'os canadiennes, et surtout les 



112 ALTMKXTS. 

iii:ilpo«'(|ii('s. " ilihiiiil fou le professeur Tial'ur. Les (l'iifs se iliijèiciii 
iiiii'ux (|iiim(l ils sont )k'ii c-uils, l'alhmniiio à |ioiiio l('tct''n'iiR'nt et i»arti(| 
Jement coagulée : pour l»eaue()up (restoiuiu'S les (i>ufscrU8HOiit préléris 

Lt'8 poptono» artificiels sont indiciués dans les cusoù ro8tomac ai 
peut |uis Hc'eréter le sue gastrirpie en (piantité sutlisanto pou" digérer k^ 
jiiatières alininiinoïdes. Aloi-s. en iiiti'oduisaiit dans l'estomac iiii 
aliment (pii n'a plus liesoin. ])our sa digestion, d'aucun travail ultt-riciu' 
on éj>argne à eei organe une tâche pénil>le. en même temjjs (pi'on t'avd 
viso la sécrétion des sues digestifs. On les emploie iteaucouj» «laiishi 
dyspc])sie atoni<pu'et la dys|(e|>sie putride, l'apepsie. le catarrlie gastri 
([Uo. de même (pu dans tous les cas où la dyspepsie, au lieu d'être esscn 
tiolle ou de n'être liée qu'il une simjtle maladie de l'estomac: uhi'iv. 
cancor, gastrite chronique, est syniptonuiticpu' d Une maladie génénik': 
tiêvre ty])ho'ide. pneumonie, convalescence des maladies délàlitaiitis, 
jihtisie pulnx.naire. alliuminurie, mal de Hright. dialièle. anémie. 

JjCs pe])tt)nes de viandes s'administrent à dosede 2 à Houces ((i 4.(Mi;[ 
U.'jti.dO grm.) par jour. On peut prendre les solutions de peptone jniiv 
par cuillerées, ou dans un liol de bouillon, ou encore mêlées ù un sii'cj, 
îl du vin, surtout du vin tie licpieur : malaga, etc.. ou ù <lu cognac. (In 
évitera les vins ri(dies en tannin, les jH'jitones ('tant précipités par celui-ci, 
Usera lion de faire varier fré(piemmcnt le n)ode d'administration. Si 
l'estomac est trop irritahle pour pouvoir supporter le moindre articlodi [ 
iiourriluiv. (•omme dans le cancer et l'ulcère de l'estomac, il fauilnil', 
donner les peptones en injection rectale, à ddse de 2 ù 1! cuillerées à s{)\uk, ' 
trois ou (piatre fois par jour. 

Diète lactée.. — Le lait s'adresse à tous k's cas au.\(|uels convicn 
nent les toni(|ues en général cl la dièti' auimaU'. ( 'onune t(>iii(|Ui'. si 
ju'incipale indication se trouve dans sa richesse nutritive; sa t'jnik 
<ligestion et on action diuréti(pu> constituent aussi deu.x ])oinN tiv- 
iui[)ortants dans la détei-mination tle ses usages thérapeuticpies. 

" TiC régime lacté, dif Dujardin-Beaumetz. devient de plus en plu- 
un moyen de nourrir, et souvent aus.si un nu>yen de guérir." On reni]i|(iii 
<lans l'anémie, la chlorose, la convalescence îles maladies déliililanicv 
voir au cours de toutes les inflammations et lièvres essentielles, dai.sic 
(liathèses et les cachexies : cancer. tulierculos(>. scrotule, etc. J)ans imi 
ces cas la diète lactée ne saurait rem])laccr alisoluinent les autres ali 
ments. nuiis elle leur est un adjuvant ])récieux. et peut au lieMjinlc 
remplacer tous, jirincipalement ([uand ceux-ci .sont nnil supportés. I>;iii> 
la fièvre typho'ide. la diète lactée iloit venir en premier lieu coniiiiri' 
gime alimentaire. C'est peut-être l'article (pie les typhiques supiKU'Ii'i 
le mieux en général. C'est également celui ([u'ils peuvent digérer k 
jtlus facilement, qui leur otîre, sous forme li(piide. l'alinu'Ut le pIiB 
eomplet, celui enfin qui convient le mieux ù l'état d'ulcération iIcIjH 
iiHupieuse intestinîde. 



ALIMENTS. 



11.» 



'• TiC lait t'st un iidniiraliU' inodicaiiuMit dans certaines l'onues de 
ilvsi'oi>!<it' ; ^''^''^t ruiii([U(' traitt'iiu'iit du catarrlic de l'cstoiuac ot dr 
lulci'iv de cet orguuo." (l)ujardin-Hcaunict/,.) Kn cttet, dans le catar- 
ilui !raHtri<iue, l'ulcère gastrique, Hiinj)le, iierlbrant ou al('t)()li(|ue, le lait 
(loi\ne parl'oiH des résultatH étonnants. Il t'st tvi-s utile dans le cancer 
(le l'fstoniac et. couHtitue souvent al(»rs le seul article de diète (lue les 
malades puissent sui)porter. Très etticace eiu-ore dans l'iiuligestiou in- 
testinale chronique, la diarrhée chronitiue, la diarrhée infinitile, tuber- 
culeuse, typhique, etc. iJans tous ces désordres gastro-intestinaux, le 
luit se donne, soit ])ur, soit, au besoin, iidditionné d'eau de chaux, d'eau 
,lo Vichy, etc.; l'addition d'eau de chau.x est surtout !iéces.siiire <|uaud il 
y a beaucoup d'irritation de lestoniac avec vondssenients Iréciuents et 
diarrhée, comme cela se montre principalement chez les enfants. 

Après les nudadies du tube digestif, celles ctmtre les»|Uidles on em- 
ploii' surtout la diète au lait sont les diverses formes de néphrites, uiguës 
A surtout chroniques, et l'albuminurie. l>'ajtrès M. nujardin-Heaumetz. 
|(! lait peut donner des succès durables dans le traitement de l'albumi- 
Hurie et du mal de Bright. La clinique de tous les jours est là i)our 
«ontirnier cette pensée. Tous ont observé les effets, parfois inespérés, 
iilitenus chez les femmes enceintes albuminuriques, les enfants affectés 
.le iu''jdii'ite scarlatineu.se, les brighticiues, à la suite d'une cure de lait. 
■ Chez une femme albiiminuri([ue, dit M. Tarniei-, un régime lacté absolu 
.(ui aura duré six jours ou plus, écarte toute menace d'accidents éclamp- 
ti(iues. Ici le lait agit à la fois comme tiliment et comme diurétiiiue. 
Il rétablit les fonctions de nutrition, favorise lélimination de l'urée, 
soulage le rein, qui, sous son influence, retrouve une partie de son acti- 
vité sécrétoire. 

Dans les nudadies or,j.niiques du civur, le lait est au.ssi très em])loyé 
il avec succès. '• J)ans ces cas, dit M. Peter, la diète lactéi! a des effets 
multiples et plus qu'on ne croit. Klle a d'abord un effet diuréti(|ue 
dont la conséquence physi(iue est de diminuer la tension vasculaire. 
ot, par suite, le travail du c(eur ; c'est dans ce sens qu'elle est hydi'auli- 
([uoment bienfaisante. Klle l'est encore, mais dynamiquement, dans cet 
autre sons qu'elle est un mode de traite?nent et du foie et ilesi-einsen 
voie de sclérose l'un et l'autre. Or la sécrétion ])lus active de l'urine et 
delà bile est encore un n^oyen indirect de décharge vasculaire et ])ui" 
consé([uent de diminution dans la tension artérielle et dans le travail du 
«vur. D'un autre côté, la diète lactée n'est pas sans utilité [lour l'esto- 
inac. (]ue son hypei'émie passive met dans un certain état d'impui.ssance 
digestive. Pour toutes ces raisons, la diète lactée est bienfaisante. Ou 
administre le lait à la période dyuami([ue des maladies organiques du 
cœur, c'est-à-dire au moment où se produisent les congestions viscérales, 
la dyspepsie, la diunnutionde la sécrétion urinaireet un commencenu'nt 
d'anasarque. Dans la période de cachexie, le lait trouve encore, et à plus 

8 



114 



aijmp;nts. 



f'ofto raiNOii.soii indication. Dujuniin lU-aunit-t/. tait «liiiait. la Itasf |ii'iii 
cipali' (lu traiti'nu'Ml <liiiri'tit|Ui! des nialaiiics ui-^-ani(|nt'S «lu cn'ur iim, 
coniiH'uséos. ("twt nutiHi à soh t'tU'ts (linivtio es iiuc !«■ lait doit los siucc» 
qu'on lui uttriliuc ilans le traitement de rascit»- «'t en général d«' tuut,. 
les vuridtéK (riiydropiinie. 

Piinni Iteaucoup d'autn-s maladies conli'e lest|uelles a étt- vante v\ 
avec raison, le i'é/.;imi' lacté, signalons la di|tliléi"ie. la y;outte et ses ai ci 
dontH. le rliumntisme articulaire ai^u. lantHM-isme. !a fi,ravelle, la cysliic 
le (lialtt^te sucré, l'oliésité, la cirrhose du foie, l'into.xication .saturnine, l'iin 
jioisoiinement jiarles acides concentrés, le sMlilimé et les sels mélalli(|iic> 
l>anh la diphtérie, le lait est aussi précieu.x. comme ahment. ipi ji 
l'est dans la tîévre typhoïde. Ses ju-opriétés diur(''ti«pies favorisent n, 
outre léliminatiou du principe toxicpie jiai" le rein (M comhattcnl iiv.in 
ta^euseinent ralhuminurie. ,si fré(|uentc dans ces cas ; (diaud.il est cniii 
utilisé comme li'ari^ai'ismc éinollicnt. non seulement dans la diphtcrii 
pharvn^iée. mais aussi dans la [)har\n;;iti' et l'anivnilalitc simples aiiiiii'.v 
Dans la ("goutte et le rhumatisme, il ai^it sans doute comme (liuréli(nic 
eu favorisant, avec la diurèse. réliminati«)n de l'excc's d'acides uiM((iir('i 
lacti(pic. ()m a rap|)orté des cas de ^mérison de la cystite chronitpic |iai 
une di('le exclusivement lactée. Dans la cirrhose hépati(|Ue. il l'iuii 
prescrire U' lait aussi près (|ue possihledu déliut de la maladie. Tant (|iii 
la lésion reste dans les limites de la formation emhryonnaire. on |»'iii 
attendre la tcuérison du régime lacté, i-t Semmola va jusiju'a dire (pi m, 
doit espérer une anu'liorati(Hi séi'i(Misi' de tous K-s sym]»t('>mes lanl (|ii( 
lintlammation du tissu conjonctif [)érivasculairi' n'a pasatti'int sa pliasi 
r(''t!;ressive. ( "e clinicien ordonne toutes les trois heures de KM) ù liOd 
li-rammes de lait eu au<^mentaiit les doses suivant la tolérai\ce du lulu 
di,ti;estif. Dans l'intoxication satui-nine le lait si'rait ayent curatit pai 
son action (liuréti(pu', c\ uu'muc proj)hylacti(pic. On a constaté le liiii 
(pie dans les fahri([Ues de hlanc de plomlioù les ouvi'iei-s avaient ét('iiii- 
à une ration de une ])inte de lait par jour, aucun cas de colicpu' .satuniiiu 
ne fut si(i,"nalé ])endant lespace de trois ans. Dans rem])oi.sonnciiitiii 
|tar le suhliuié. les acides, le nitrate d'arifent. le lait au,'it comme antidoU 
«•himi(jue. par sa caséine (pli se comhine avec le poison et forme un ailm 
minale insoliihle. 

Tcheltzotf a essaNé tout récemmeni le lait sur viuiït-huit scorlpiMi 
(lUes. et conclut : I" ipu' le régime lacté ah.solu constitue un traitciiiciii 
abortif du scorhut. n'importe à (pielle période de la maladii' (pi'on liib 
titiie ; 2'"' (pie ce traitement met à l'ahri des rechutes ; IV^ ([Ue la i^nuri 
son survient beaucou]) plus rapidement (pravec les traitements iisiti'.'*. 
4" que l'addition d'un aliment autre que le lait retarde le rétablisscmciil 
du malade. 

Undes [(rincipaux iiu-onvénients de la diète lactc-e est la ré])UgMaiH( 
parfois invincible, (pie viennent à en éprouver les malades qui sont smi 



AI.IMENTS. 



llô 



min à c»' ré^iim*. Ausmî ut on chcnliô. i-ii plus d'un cas. ;\ siiIistiliUT nu 
lait pur. tantôt K' luit i'htimui', tantôt ii- lait de (n'uriv. U' pi-tit-lait. ou 
,.,i(iii if lait tiTUionti*. , 

Tvson a partirulit'ivnu'ut rccoinnunuU'- le lait ('crônn'' dauH le trai- 
U'Hifut de la fj;lyc'osune, de la diatlièsi- uriipie, de la nuilad'.e de liriglit . 
(le lu ilvspep.sie .sinipU' et d«' l'oliésité. Le lait de heurre reniplaee aussi 
avec avanta^jje le lait pur dans les atVections i^asl riipu's, 1 allunuiiiuric. 
le (lialicte. et dans l'alinientalion des enfants en lias âiu;e. Le petit lait a 
(joiiuc de lions résultats dans le catan'lie cl rulcèri^ de l'estonuic. la <lys- 
pcpsic atonir|Ue. la <l\spcpsie des i^raufls nianifcurs et des liuveurs. i-le. 
Lis succès (|u'on lui a attrilnu'-s dans la phtisii- sont )ti-olialileiuoid dus 
au i^rauil air, à l'exereii-e et au.\ excursions dans les pays niontai!;neu\ 
(Suisse. Tyrol. Hongrie) où se tout les cures de petit-lait, tenant au 
kouinys et au kclyr. ui au.ssi toniipies ni aussi nutritifs, mais plus 
stiiiudaiils (pu' le lail pur. on s'en sert principalement dans le traiti-- 
iiicul di' la tulterculose ])ulmonaire. de la fièvre typhoïde, dans la conva- 
Icriccnce des nuila<lies alignes, t't dans tous les (-tats adynanii(pu's lixigeant 
:'i la l'ois un loniipU' et un stimulant. 

La question (W l'alimeidation des enfants par le lait étant plutôt du 

i'i'>s()rt de l'hy^'iènc. nous n Cn parlerons ici (pic pour mémoire, et ]ioui" 

('■lal'iii'. eu pjissanl. avec li.irtliolow. les faits suivants : l^c lait i\v vache. 

trais, est le meilleur snhstituf du lait nuitorni'l. Ijc lail condensé i'(^m- 

|)iacc au.ssi avantageusement ci'lui-ci. et Ic^ ("ufants s'en trouvent géné- 

ralcment hien. De tous les constit uanls du lait, c'i'sl la caséine (pli est 

le ()Mis uud sup])ortéc par l'estomac (les enfants, jj'addition d'eau, d'eau 

M' cltRiu.x. lie tisane d'orge, assure souvent la digestion et rah.sorption de 

la caséine, mais il est des (mfants ipii ne |teuvent ahsolunuMit pas la 

I (libérer. On réussit pai'fois en diluant de la crème dans de l'eau d'orge 

ou (le ri/, ou en ajoutant de la crème an lait (pii n'en contiendrait \nis 

Uuthsainment. .lacohi conseille d'ajouter au lait un peu de bouillie 

lil'avuine. Pour notre part, nous avons ])lus d'une fois employé avec 

Imiccès le moyen suivant : A une (di<jpine d'eau ajouter 7 i\ 15 gouttesd'ucide 

luiuriaticiue diliu-, puis mêler le tout à une pinte de lait et porter à éhuUi- 

Itinii. L'éimllition comnu'n(ée. retirer du feu et conserver dans un 

leiiilroil frais. 

l)ans l'administration du lait aux malades et la détermination des 
[doses de ce précieux agent, plusieurs points méritent une attentiim 
pjitVialc. Kn mettant un nuilade à la diète lactée, il faut se .souvenir 
jiu' le luit ne convient pas nécessairement à tous les estomacs, et (pu* 
K'nic chez ceux (pii le tolèrent le mieux au début, il peut tinir par déter- 
aiiii'i- une répugnance qui, si elle devient invincible, doit forcer à sus- 
ptinhv le traitement. Pour ne pas fatiguer le malade, il vaut mieux 
jomnu'iuer graduellement, augmentant chaque Jour la «pnintité du lait. 
Bi le malade est docile ou manifeste un goût prononcé pour le lait, on 



llfi 



AMMKNTS. 



)»'iit ('tiiMir «rciiil)!»^»' In «lii'^to liictrc mIihciIuc tcnit»' aiilfc itourritur*' «liiin 
mis»' fit' côtt' : niais il imporh' «li- ne jaiiiuis iiisislfr à <■«• «jm' h' nialinli 
«•iiiitiiHK' ri'tto <li(-tt> lactéi> uIihoIiu- (|Uaiirl IVHtoiiiac iic supports ]tas lijcii 
II' lail. Ijcs aliiiH'ntH juv-paivs au lait : riz. lap'ttcu. suj^ou. t'aiiii(> 
duvoiiu'. <U' liU', »U' l»lt''-<riii(U'. woiit coiupris dans la <lirti' lacft'f <■! -i i 
vi-nl plus dinu' fois à taii'ti snjiiiorti'r Ir lail. Ia' lail cru l'-tanl de |ihi- 
tariU' ditft'sliun ([\w le luit liduilli. <»n doit le pi-rfri-cr à (('lui-ci. <^ii;iiii| 
]'«>Htoina(' HUpportc mal U' lail. coninu' cfla a lien dans la dyspepsie ai iijc 
on associr à l'aliment un alcalin <|U(>l('on(|U(' : liieai'l)onat(^ de Moudf. cini 
df clniu.v. etc. Sotivcnt le lait donne lien i\ de la iliairlir*'. co qui eu imli 
i\\w la non-dii^i'stion. 

tenant A la dose, clic varie avec les circonstances et les indicaliuiis 
liarticuliO'rcs à eha«|uc cas. l'Iialiitude, etc. h'après Harlliolow, il suilii 
au dcliut. de 4onccs ('120.0(1 i^rni. ) données toutes les trois heures ; si tmii 
va l»ien. on élève la dose. (|Uc Ton peut, dans les ens uraves on ur^'ciitv 
jiorter à li. :{. -I et nicinc .') pintes C'. '.l. 4 ou ."> lilicsj par Joui'. Le l;iit m 
prend ni trop froid ni cliiiud, Kn lieaucoup de cas le nnihule (■onsultcn 
ses n'ofilM ])ersonnels. 

hans les maladies où la diète laclée oi-dinairi- est indi(pice mais n. 
pi'Ul être supportée ou suivie, comme par e.xemidi' dans la nastrile cluv 
ni<|ue. alcoolique ou non. les maladies or^anicpies du c(cur. la lulienii 
lose pulmonaire, la maladit- de Hri;;l\t. la lièvi-e typhoïde, etc.. il y a^nmii 
avanta.i^e, parfois, à prescrire le lait pci>tonisé. Celui-ci réussit éifiilt 
ment très l)ien dans ra))epsie des enf'Uits avec ou sans diarrhée lieiiti'i'i 
(|Ue. et en général clia(|tu' fois (pu- l'enfant ne diii,'ère pas ou dijj^èrc iii;i 
If lait naturel, il se donne aux mêmes floses (pie le lait ordinaire:** 

Amments Tiufis ni: iiKd.NK vÉoÉTAi,. — Les ditfércuts aliments tiiv> 
<lu reloue véirétal ne contienneni pas. à rt'xccption de l'amidon, de prin 
ci))es particulièrement toni(pies. ("es aliments sont fournis surtout |i;i' 
les si-meiiees d'un urand nonihre de jdantes. notamment les céréales. ii 
par certaines raciiu's et certains légumes, lis ri'ufcrmont surtout ili 
l'amidon ou farine, de l'allmmine (iïluten). de la di'xtrine. de la i>'lii(o>, 
de la cellulose, des sels : jiliosphates de ])otasse. de soude, de chaux et il 
magnésie, chlorure de pota.s.siiiin. des n'raisses. celles-ci étant eu plii' 
forte |)roportiou dans les semences huileuses (noix, amandes, etc.). 

Los aliments féculents sont ilone des aliments complets au iioiiii i' 
viu' de leur com]iosilion alisolue. mais insuttisants. parce qu'ils ne rcnlii 
ment pas uiu' (piantité sulîîsante de (piel(pies-iins des ])rinci])es nt''(r- 
>aires i'i la nutrition, surtout ralhumine, les graisses, les sels. 

l)e toutes les céréales, le hlé est le plus nutritif, aussi sa farine w 
*dle employée à la préparation du principal article de <liète vé^jétalo: it| 
]tain. Le i)ain, avec la viande, sert de hase à ralimeiitation. Sa viilfi 
nutritive déi)end lu-aucou]) de son mode de préparation et de la i|iiiili 
<le la farine employée. 11 en est ])lu»ieui*s variété.s, dont les priiuipiil 



' 



Ar.IMENTS. 



117 



Miiil !•' |>!>ii> l<l)ti>i'' 1^' |>i>i>< ''<^' '^' |"i>i> 'I*' ^*>>i' !<' |>iiii> 'If i:;liit('ii. le pain 
vk<i>iu)is. Ia' piiiii l>laiii- or'liiiairc csl de l'acilt* dii^cstioii <|iiati(l il (■>! 
coiivi'iial'It'iDciit fiiit. Il laisse peu ijc ivsidii cl priidiiit un peu lU- cons- 
li|intii>ii. < "t>st la salive siirliMit et le sue paiicréatifpie (pii sont eliar;^és 
lie sa dii^estiou ; auHwi la nianticalioii du pain tloit-ello è\\v assez prolon- 
^ôe pour «pic lu salive rinipr(^f^ne convonaliloineut. Le paiu trop frais 
un trop "liiv est iudiLîeste ]iiirce cpi'il n'est |»as sutHsaninient pi'-nétré pai- 
la salivt-. Ijc pain de son est plus nut l'itif «put le pain Idane. nuiis un 
iH'M moins diu,'t'stil»le ; en revanclie, il est laxatif ot convient aux pcr 
•Honnos dont l'intoslin est pui-esseux. (''est le pain Maiic (pie 1 un pres- 
crit d'ordinaire aux malades. 

La farine de 1)1»' sort (Micore à iu'»']>arer lieancoiip d'autres ai'tielt's 
(le nourriture : les liouillies (fai'ine et lait ). les pâtisseries, «'te. ('ellcs-ei 
s(>nt i^cnéraleiuent indigestes si elles renferment autre <dn)si' i|\U' de 
Ininiilon («eufs. heuvre. etc.). Les pâtisseries sèehes (liiscuits. friu-hrrs.) 
se diiièrent Itien «puind elles sont hien cuites, et remplacent souvent le 
pain. Ijc Mé tcrossièrenieni i'inwnsM' (rraflicil irhcaf) et l»ouilli avec de 
l'can jus(pi'à ru])ture de son enveloppe. )iuis additionné d«' crème t-t de 
su(^re. forme un aliment nul rit if. île facile digestion et lé|;èrement laxatif, 
('est encore avec la farine de Mé «pie se falirique le macaroni. Celui-ci. 
Iiouilli au lait, convient assez liien aux nuilailes. .\dditionné d'ieufs. 
t'roniai,'»'. Iicurn'. «-te., il est indiii'este et doit êtiv rejeté. 

La fai'ine d'avoine est nutritive, ct.de plus, laxative. Klle convii'ui. 
sous forme de liouillie (à Vvtxn ou au lait), aux sujets constipés. 

La farine de lilé-d'inde se digère moins facilement «pie celle «lu hlé. 
On l'utilise sous forme de <o/7(-.s^/yrA (amidon de hlé-iliude). Le Lié- 
dinde, cueilli sur la tii^e alors ijuil est encore jeuiu' et tenclre. v\ Iiouilli. 
se prend avec addition de lieurre. sel, lait, etc. Il s«' dinèiv facilement. 

L'orge occupe uni- place importante dans la dièt«' végétale, comme 
toniipie reconstituant, eu ce «pi'il fournit le ina/f. lequel est prescpu' 
fiitièrement composé de diastase. 11 a jtour etfet de favoriser la «ligcs- 
tion des aliments féculents, outre «pi'il est lui-même très nul ritif. i \'oir 
ce mot. ) 

Le riz, de très rapide et facile digesti«)n. est moins nutritif ipu' le 
hlé. Mouilli avec le lait, il constitue un aliment très utile aux dyspcpti- 
tiucs eu général. 

Los racines féculentes n<uis fournissent surtout la jiomme de tervc. 
i[ui est. après le Lié, un des [tins im])ortants articles de diète végétale, 
i^ràcei"! sa lécuk'. C'est un pain tout fait. Se digère Lien, surtout «piand 
t'iku'st liouillie et sècdie. 

L'arrow-root, le sagou, k^ taj)ioca donnent des farines pres({Ue aussi 
I nutritives que celle du hlé. Conviennent aux «>stomac!* délicats et se 
im'jmrent souvent à l'aide du lait, ce qui les rend doublement nutritives. 

i,>'iant aux légumes, n«ms avons les navi'ts. «dioux de Siam. car(>*tes. 



11? 



ALIMENTS. 



oignons, aspor^ijo.s, Jtcttt'vaves, choux, choux-tlouvM. célei'i, laitiu-s, toinalcs. 
pois, fèves, otc. Ceux qui renferment de l'amidon nourrissent ii lu 
inanit'-re do celui-ci. mais la présence d'autres clcmenls de moins facili' 
di,i;'es(ion en diminue la valeur aliiueiitaire. Ainsi les pois et les fèvos 
sont dos aliments lourds, (jui doivent être bien triturtV: par Ui mastica 
tiou : ([uelquos-uns. c inmc les ehoux, los asperges, les 'ruttes, les clunii 
)iii;nons. sont riches en alimmine végélaleet en azote; d'autres sont sur 
tout mucilagineux (laitues) ; ilenest(|ui renf(;rment<les acides (tomates). 
Les légumes ju' sont pas. on général, des aliments à recommander aux 
malades, i'i moins d'indication particidière, leur valeur nuti-itive chini 
assez x'estroinle. oui re (pie beaucoup d'entre eux sont de ditlicile di^cs- 
lion. La plupart sont laxatifs ; ])lusieurs. entre autres les lonuites. sdni 
(liuréticpies. 

Fies fruits mû l's : raisins, pommes. [)éches, ])oiros. oranges, citroi^. 
iiauanes. fraises, framhoisos. etc., sont peu nutritifs. Par Icuits acides et 
leur sucre ils s(mt laxatifs, rafraîchissants. <liuréliques. Ils alcaliniscni 
)f sang et l'urine comme le font tous les acides végétaux. La ])lu])!iii 
se digèrent facilement. C'est par leurs sels <pi"ils sont surtout rc])ai'a 
teui"s. Les fruits coutils ou desséchés. Hgues. prunes, etc.. se digèrciii 
moins facilement. Ils sont égalenuMit laxatifs. Les fruits huileux sont 
laxatifs, jnais de ditlicile digestion. Ils lu' conviennent pasaiix maladcN 
(•tant peu nutritifs. 

Diète végétale. — Dans l'alimentation des malades, la diète pinv 
ment végétale ne doii venii' (pi'en second iii'U. au [»oint de vue de l;i 
reconstitution des forces <•! de la réjta rat ion des portes subies pur l'écoiid 
mie. ('omme toni((ues reconstituants. les aliments fournis par le règiu 
animal sont, on le.sail.de beaiu-oup pi'éférables. Cefiendant, jwui- ne 
jias fatiguer les voies digestives. il convient (h' varier la diète et d inttr 
caler. |)our ainsi dire. (pU'l(|Ui's articles de diète végétaK' : farines de l>lc 
et d'avoine, riz .ic. 

n'une manièi'e générale, les régimes téculoni et heri)aêé convieniicin 
aux personnes sédentaires, aux enfaiits, aux sujets habitant .sous \r- 
elimats chauds. 

Dans un eei'lain nomiire d'affections cl'.roniciues de l'estomac carac 
térisées par un défaut de sécrétion gastri([Ue. on ]n'escrit souvent nvci 
avantage une diète végétale et surtout tariiuu'ée: riz, rapioca, arniw 
l'oot. S'il y a fernu'utation de ces aliments téeuh-nts et prinluelion 
d'acidités, di' pyrosis. il faudi'a y renoncer. Dans ces cas. mieux vaut 
emplover les fruits et les légumes acides. 

Dans la constijiation hai>iluelle on ]»rescrit avec avantage le pain 
«le sou. la bouillie d'avoine, les fruits acides, les fruits confits. Chez if- 
enfants affectés de diarrhée, on mêle |>arfois de l'eau do riz au lait ilc^ 
jietits nuilades. Mais les aliments féculents et sucrés sont généraloiiu'ni 
eo))tre-indi(pU'!i dans los cas d'indigestion intestinale, de diarrhée d'éti'. 
de choh'ra infantile. d'ictèiH» catari'hal. 



AMMEXTS— ALOf:S. 



ll!t 



Un vecoiniiianfU' un vôtçiuH' priiicijtalciiR'iU cDinitoso de U\i>;unR's. 
liiliiiionts féculents et de fruits acides dans la goutte, le rhumatisme, 
la (liathèse un(jue. Les fruits aiides. eu alealiiiisaut le saut;,' et l'urine, 
11,'iitraliseiit l'exeès d'aeides dans ces deux li(|uides. 

l)ans lo <lial>èle. les aliments féeulcnts et sucrés sont po.sitix emenl 
,-,iiitre-iudii|Ués. ]jes malades devront eu eonséqueuce (dioisir tels arti- 
. les dn rèn'iie véu'ét^-al «lui ne eontieuueut ni si'.ci'e ni auddon ; léi;-umi'> 
iiliiiuaiiieux. fruits acides et huileux. |iaiu de ii'luteu. etc. 

M. Dujanlin-lii'auniei/. ri'commaiide ce (|U il a|)|ielle le n'-^ime véii'c- 
larifii dans l'iusuHisanee rénale, la diiaiatiou de lestouiae. les diarrhées 
'lUi rides, dans le Imt de foui-uir moins de matériaux à la production de> 
pliuiiaïnes dan^ le tidn' dii;-estif et de |trévenif iCs auto-infeetious. 

.\i,l.MK.VTS KOïKNfs l'AH l,K liKti.NK M 1 Nl^at.Vf,. — Le rèi;ue miuéial 
Kiiii'nil à l'aliiueutatiou un article ti'ès important, l'eau, dont les pro- 
iiriétés et les usages ainsi <|ue le mode d'i'm|)l()i seront étudiés ailleui's. 
1! l'ounùt ;ius.si les sels : ehloi'ures. phosphates, fer, manganèse, etc.. dont 
los tissus ont liesoiu jtour se réjtarer. et (pii. tous, sont contenus en ]>ro- 
poi'tious vai'ialiles dans les aliments végétaux et auinuiux. 

ALOÈS. — A/ur Hiirliihli'nsis. Ww—Alùc SocofrhKt. Hv. 

Suc ('paissi. gonuuo-résineux. ohtenu des feuilles de plusieurs espèeo 

lu genre aloés. Les variétés otHcinales sont laloèsdes Harhadeset l'aloès 

,té Socotora. l'iie autre variété, l'aloès du ('a[i. étant plus ou moins im- 

jiiiiv. ne sert «jui- pour la médecine vétérinaire. L'aloès pur s'ap])ellf 

aussi (dois liK-ldc : ci'lni <[ui e.st mêlé à des matièi'cs étrangères ou qui se 

iroiive être (le (juahte intérieure prend le nom {Va/ois ((ihallin o\i (//or.v 

■j,(Hjiii\ L'aloès se pré.sente sous forme <le morceaux hrun rougeâtres ou 

|in'si|Ue noii's, àcassni-e i'é.siueuse. irrégnlière. et donnant, par trituration. 

luie poudi'e jaune. ( >dcur forte et désagréahle. saveur ti'ès amère e; 

I uséeuse. L'aloès renferme deux ]iriuci]tes actifs : r(//(>'('/((', renfernu'*^ 

laiis la pr()])ortion de 2") p. KHI dans l'aloès des Harhades (Ixirhuloine) 

•i constituant la |>res(pu' totalité de J'aloès de Socotora {sai-aloinc^. et 

i iiloi'tini'. moditication de lalo'iue. plus al>ondaute et plus purgative ([ue 

cllc-ci. L'aloès l'eufernu' eu outre deux ré.sines nud détiuies. ri'alo'i'ne 

isi cristallisée, inodore, de couleur Jaune, à saveur anH''ri'. ]»eu soluMe 

■ iiiiis l'eau et l'alcool i\\,\(.\. ti'ès soluhle dans les mêmes liquides chauds . 

Ile s'altère au contact di's alcalis. 

Action physiologique.— Dans restomac. à pctite,s doses, l'aloès 
iL;il :'i la faç(tn di's amers: il ouvre l'appétit et favorise la digestion, 
l'arvcuu dans l'intestin, il amène, au hout d'un teuips plus ou moins 
iiii'. une selle d(»Ht rabondanc(* est susceptilile de varier. .\ do.sc 
iitiycnue, les selles, plus abondantes, metteid cependant toujours quelque 
lii'iups à se montrer (5 à 10 heures ou plus). Ces selles sont féculentes 
•t s'iiceompagnent de févacuatiou d'une as.se/, grande quantité de hiK-. 
Kiitiu lu purgation par l'aloès se caractérise pai- une irritation nuirquée 



12(1 ALOKS. 

»'1 iMU' f'oi'tt' coni^vstioii <lu yros iiitostiii. laquelle se communique i\ tcnK 
les orn'aneH du petit hassiu. 

La fornie féculente des selles est due au [leu d'exosiuoae aqueuse du 
côté des vaisseaux de 1 intestin. F^a sortie d'une i>Tande quantité de iiih 
s"expli(iue. suivant (rulder: l*-' par lirritutiou que produit l'aloès sur li- 
iluodénuni et. consécntivement. sur la vésicule liiliaire (pii .se vid»- inécu 
idcpUTuent ; 2'* pai" le fait (|ue l'aloès. ahsorlié par les vaisseaux de 1,-, 
veine ))orte. pénètre dans le foie où il excite la sécrétion de la l>ile. 1 
est doiic puri!,'atif ch<dai>;oii;'ie. et le fait (|u'il ai;it ain.si après ahsorptioi, 
ivnd compte de la lenteur de ses elfets purL'atifs. 11 ne faut pasouhlici 
nor. |)lus .|ue l'aloès. commis toutes les résines, so dissout peu dans k- 
licpiides aciiles. l.eaiU'oup au contraire dans les liquidi's alcalins, il lu; 
faut donc attendre d'être en ]>résence de la Itile et des sucs intestinaux 
pour ])ouvoir être al)sorl>é, ce qui prend rn c"rtai)i temps, l'our ce (pi; 
est de la con,ii!;estion du i>ros intestin, et en iiarticulier du rectum, on peu! 
1 attribuer, soit à l'action directement irritante de l'aloès lui-même et di 
la bile sur la muq\ieusi'. soit à. la congestion passive <pii se produit di; 
côté du foii' et se pro)>an'e aux ramifications de la veine pin'te. ("ettr 
congestitm du rectum et de tous les organes du [tetit bassin peut avoi; 
|)Our consé(pience. <lans un cas <le purgation éiu'rgifpie. la productKn 
d'hémori'lio'ides (.si le sujet y était d'aliord prédis])o.sé ). dliéinalurie. et 
chez les femmes, de métrorrliagie. voire de décollement ])lacentaii'f c 
d'avortenu'iit s'il y avait grossesse. Souvent on a reniarcpu'- aussi l'exci 
tation génési(|ue. 

Administré à doses troj) élevées, l'aloès agit à la fa<;on des irritaui- 
simpK's et peut déternnner de la su])erpurgation avec .svm})tômes il 
colIa])se. 

Kn résumé, l'aloès est toni(pie amei'. stoniaclnque et laxatif à pi'titc- 
iloses ; à hautes doses il est yjurgatif (diolagoii'ui' et congcstionnaul ili 
rectum et des organes pelviens. 

L'aloïne que l'on a dite être ti'ois à cin(| fois plus active qui' rnluiv 
ne serait en réalité, d'api'ès DragendorH'. .Méliu et auti'cs. qu'une miIi- 
tance dont les effets purgatifs sont douteux, ('galant à peine ceux li 
l'aloès. I/aloétine serait, au contrai. e. très active. 

Auxiliaires. — Toutes les autres gommes rt'sines |»urgalives : jalii| 
gaml»oge. podophyllinc. les(|uelles sont t'ré(|Ueinment associéi's à rnlm- 
dans la formule de certaines pré]iarations ])urgativcs et catliaitii|Ui- 
Les alcalins sont au.ssi des adjuvants en ce sens (piils facilitent la dissdhi 
tion et l'absorption de l'aloès. 

Antagonistes. — 'i'ous les antijxn-gatifs : les acides. 

Usages. — .\ lu'lites doses, l'aloès s'emploie comme st(>niachi(|Uc' r. 
apéritif dans la i)erte d'appétit, la dyspejtsie atonique. surtout (puni 
elle 8'accomj)agne de digestion lente, diminution de la sc.rétion biliaiii 
constipation et flatulence. Ces* le laxatif des gr.inds mangeurs. i|ii 



•'■';-'''.\.., 



AI.OËS. 



^o\\\ oi'dinain'incnt constipés ; aussi l'alors tovine-t-il lu base de la [)lii|»arl 
des inliiios apérilives connues sous le nom <lc (limier pi Us. < ' Cst un (U-s 
inir^'atit's auxquels on a le plus souvent recours dans la constipation 
atoiiiiiue lial)itui'lli'. On le coiniane alors à lipécacuaidui ou à la ii;en- 
liane. 11 est reconnu (|ue les amers auijnu'ntent les effets p\irii;at ifs de 
l'iiloès. et il en serait de in'"iue du sulfate de ter. Dans la constipation 
(les ildoroti(pU's. on )»rescri( souvent la piluU' il'aloèset de sulfate de fer- 
lie niêine (|ue dans ci'llc des sujets liyst(''i'i(|ni's on ordonne la ])ilule dalftès 
et d'asa f<etida. A doses drasti(pies. l'aloès doit être préféré aux antres 
niirifatifs <puind il sagit de sujets lynii)hatiques, alors (pie la muipu'use 
intestinale a besoin d'être stimulée ainsi que la couclie musculaire. ( "est 
le i)in',i^atif (les atral)ilaires et des hypochondriaquts. Il pourrait être 
prescrit, à hautes doses, comnu' dérivatif, dans les cas de congestion céré- 
hrale, de méningite, mais sou action est tro}> lente et on doit lui préférer 
alors des drastiques plus prompts à agir. 

l'ar son action c(mge8tive sur les organes du petit hassin, l'aloès 
serait indicpn'' dans raménin-rhée. mais on ne doit y avoir recours cpi a- 
nri's avoir fait disparaître les causes qui em])è( Iniient l'écoulement meiis- 
iriK'l de se produire, par exemple la cldoro.se. l'anémie, etc. (^tniml. ces 
causes disparues ou écartées, il ne reste plus, pour ([ue la menstruation 
KO produise, qu'à amener un certain degré de congestion du côté di' 
l'utérus, alors l'aloès peut. l'U déterminant cette congestion, rameni-r 
récouleinent. L'action emménagogue est donc ahsolumeut indin-cti-. 
Ou peut lui venir en aide au moyen de pédilnves chauds, de sinapismes 
aux mollets, etc. 

("est aussi ])ar la congcsti<m qu'il détermine du côté de la tin de 
ilintcstin ipu' l'aloès a été tant recomnnindé dans les cas où il faut faire 
«liguer les hémorrlnudes chez les sujt'ts habitiu''s à cet écoulement saii- 
kniiu, et chez lesquels l'arrêt Innisque ou la suspension prolongée du flux 
lliéniorrlio'idaii'e peut anu^ner des accidents plus ou moins sérieux. Kw 
outre il rend des services eu combattant la consti])ation. si ordinaire chez. 
Ik's porteurs d'hémorrhoïdes. Harker l'a recommandé contre les hémor- 
Ivhoïdes des nouvelles accouchées, alors ((u'il y a. non jias nue congestion 
[iu'tive, mais une véritable gêne de la circulation dans les veines hémor- 
Irhoïdales. 

Comme cholagogue, on donne l'aloès dans l'ictère i»ar rétention ou 
iiiHue par défaut de sécrétion de la bile, les con'iïcstious ])assiv(.'s du foie. 
fe l'oie cardiaciue, etc. 

t'ouime anthelmintit[iu'. on l'utilise cont ri' les asearides et surtout, 
[iii lavements, contre les oxyures. 

Hartholow croit à rt^fticacité de l'aloès dans la gonorrhée et dans le 
BtiuThe de l'utérus. I>ans la chaude-pisse il K- donne en injection (jtar- 
Sesésiales de teinture d'aloès et d'eau) après aj)aisement des symptômes 
ms. Dans le catarrhe utérin il le donne en lavement. 



122 



ALOKS— AIJN 



Contre-indications. — L'alocV «-st <(nitrf-iii(li(nu' touti-s les un^ 
<[u'il existe <lo riiiflaininal ion du tulic inlcsliiuil et <iu foie. (U^s vuiiio 
au col (le la vessie, des héinaturies. des iiiétrorrhagies avue tenduncc ;i 
l'avorteiiient. ou cntiu des héniorrlioïdes irrilaliles qu'on ue veut |i;i> 
eou<J!;estioiiner davauta^'e ni faire couIcm'. Nous le evovoiis eoutre-indi 
que. à doses drastiques, (du'/, la i»lu])art des fenuues eneeintes, et, toujoin\ 
à l'é}K)(|iie de la Miéno}»ause. 

Administration et doses, — Les jjivpavations olfîcinales sont h 
lavement d'; 'S : K) y-fain^s (2.(i(l tïvni.) ; l'extrait : 1 àof>;rains (O.tlTn 
(1.20 i^nn.) en pilules : la pilule d'aloès. la pilule «l'aloèsel de ler. la jiihili 
d'tiloès et de myrrhe, la pilule d'aloès et d'asa lo'tida. toutes à la dose de 
r» ù 10 grains (0.32 à O.tiô gi'ui.). la teinture vi le vin. A dose de 1 à 2 dcacli 
nu's (M.40 à ti.T') grm.) et eutiii la décoction «l'aloès composée: i à '1 oiico 
(15.00 à (iO.OO grni. ). L'aloès se donne en nature, le jjlus souvent soii> 
forniepilulaire. à dose de 1 à 10 grains ((».07 à 0.<i.") gnn.). L'alo'ine, aussi 
en pilule, à celle <le -k à - grains (O.OHàO.lH grni. ). Les petites doses soin 
réservées ])our les effets stoniaclii([uos et laxatifs, les plus fortes ])Our Ic:- 
etïets drastiques. La forme pilulaireest ordinairenu'iit (dioisie pour iiia.- 
qucr ici la saveur amcre du médicament, L'aloès est rarement prcsci'ii 
seul ; presque t. ujours on lui associe un autre purgatif (pu en soutient cl 
complète l'action. 

Ji'aloès forme la itase dune foule de pré]>arations nuigistralcs un 
guère très renommées et dont les princijiales sont : les pilules de .\ii(l(r 
son, di' .Morris.son. (K^ kufus.de Ilolloway. les pilules écossaises, les pilulo 
angéli(pu's. les grains de santé du l>r Kranck. l'élixir de longiu' vie. Icii 
.\ir de < iarus. 



ALUMINE (S. LIAI K I. ) ET DE POTASSIUM i 
ALUMINE (SI i.K.vTK I. ) ET D'AMMONIUM » 



M II II 



irii. l.r 



tSi/iioiii//iie : Alun. 

Sels cristallisés. trans|)arents. incolores, .soluhles dans l'ea'u et la i;ly 
cérine. insoluhles dans l'alcool : saveur astringente acide très énergiiiiu 
( 'es deux sels se di.stingucnt l'un de l'autre en ce que le sulfate d'aliiiiiiiir 
et d'ammonium donne i\v rainmonia([Ue sous l'intliu'nce de la chaleur. 

Action physiologique. — L'alun est un type d'astringent iiiiiiv 
l'ai et de stypti(|Ue. Sur les nuuiueuses il produit i'astriction et le ivv 
serrement des tissus avei«contraction des ca])illaires. pâleur et séclicriwl 
«les surfaces. (|ui deviennent lilauches et dont la sécrétion, d'ahonl an:' 
mentée puis précipitée en grumeaux blancs, est ensuite diminiK'c oui 
abolie. Dans la Itouclie il iiroduit tout d'abord. ])ar .sa saveur acidciiml 
augmentation de la sécrétion salivairc. jiuis I'astriction. Djins l'est oiiia» 
«'I. l'intestin, même action locale astringente sous l'influence de dm^l 
médicinales, d Où dérangement de la digestion et constii)ation. Si ilrj 
closes très fortes ou trop concentrées .sont administré»'s. il y a ii'rit;itio!| 



Ai>r.v. 



l'j.» 



,1 iiit'iMc iiiriaimiiiilioii lU' lii iiiiK^iuMiM.' yii><ti'()-iiili'stii)!iK'. :i\oe vumisse- 
iiMiils et diarrhée. 

Million- l'iistrictiini Incjilc (|ii'il pi'iMinii. raluii est alisorlit'. Dans It^ 
-anti' il coiitiiuu' à oxorciM- son action asi i-iiio-i'iitc sur les (issus vei-s k-s- 
(lui'ls il est ))ortt''. Il (liniiiiuc le caliljre de k-urs capillaires, diniinue ou 
arivtc les sécrétions nm(|Ueuses. cl s'oi>|Mtse au.x !icinorrlia,ii,'ics [y.iv les 
iH'lils vaiissi'aux. Il s'élimine |)iir k- t'oie et le rein. 

CiiiiMiié et |ii'ivé de son ciiii i\v ci'islailisation. l'alun ilevicnt un sty|)- 
liiiiic (I inênie un eaustifiuc assez, éncryicinc. très avide d'eau, avec 
laiiiullc il se condiine jiartoul où il en trouve. 

Auxiliaires. — Les autres astrinii,viits minéraux. 

Antagonistes. — Les émollients et les adoucissants sont les anla- 
ixoiiistes de tous les astriuii'ents. l^es incomi>atiliilités clnmi(|Ues de 
l'alun sont les alcalis et leurs carlionatcs. les st'ls de ploinli. <le ( luiux. ii> 
larti'c slihié. les astriny-ents tanni(jues. le lait. 

Usages. — ('"est ]trincipakMnenl comme aslrini^cnt v\ liémostHti([ue 

local (|iic l'alun est em|ilové. en collutoire et i^'ari^arisnu'. dans les utl'ec- 

tions de la liomdic et de la ii'oi'i^'c ; ramollissement et ri-lâcliement de lu 

iiiu(|iieuse. ii'inyivite. |)iiarynu"ile. am\ iidalite. diphtérie. a]»htes liuccaux, 

vil inicctions dans la rhinite (dironi(pie. la «i'onorrhée. la vaii'inite. la 

loiicoirliéc ; "Il lotions ilau> la vulvite supptirt'e. le prurit vulvaire. les 

.^iicurs prot'us(s localisées aux aisselles, aux ])iods. aux mains, les jilaies 

lo lit ; cil potion dans rin-iiiatcmcse. riiémorrhaiiMeintcstiualc. la diarrhée 

Uhroiiiiiue. la dysenterie cl!roni(|Uc: en lavt'inent ou en sujtpositone dans 

Ml' jimlapsus du rectum, les hémorvhoïdos. rhém(U'rhai''ie rectale, lu 

:i\ -ciiicric. < >ii l'appliipic aussi eu poudre cont ri" les hémorrhaii'ics cu- 

pillain'.- à la surface des petites plaies, les piijfires de sanii'sues (pii don- 

nuiil trop de saiiy'. les plaies opératoires avec hémorrhai;"ie en nappe. 

Laluii calciné, astriiiiiciit jilus ciier<i'i(pu' et même caustiipie. se 
iiivscrit iTordinairi' '-ont re les tumeurs vascnlaires et les excroissances 
[niu(|Ucusi's : condyliniies. véu."étations. (piil (h'-truit en k's desséchant. 

.\ I iiitéiMcur. I alun est plus rarement employé. Hartholow en t'ait 
iiiii n'inédc très etticace contre la coliipie des [leintres. soiilai^'cant la doii- 
itMir cl la nausée, faisant cesser la constipation jdus sûri-ment (\nv tout 
Riili'r aiiciit. et cela en diminuant la ]>aralysie de la coiudic musculaii-e 
lie liiitcstin. 11 ne faut ]ias oiihlier. au reste, (pie l'acide siUfuri(|Uc (likn- 
ist un de nos incilleiirs a^'cnts dans k- traitement du saturnisme (dironi- 
Llic. li'alun. sulfate soluiile. doit être diuis le même cas. .Ij'ainu rend 
lussi (les services dans la n'ust rali>ie. l'eutéralgie et le catarrhe intestinu]. 
|)ii Iciiiplcic avec jikis ou moins de succès dans les hénioi'rha.nMes des 
rgaiics profonds : hémojitisie. héinaturk'. contre les sueurs profusos des 
litisi(|iics et autres sujets. .\ ut refois on le donnait souvent dans k^ 
[»iip spasiiio(li(|Uc. IJiiiii'cr le recommaiule encore dans la coipieluehe 
jiréti(|iie cl non com[)li(|Uée. 



IL'I 



ALUN-AMAXDE. 



Administration et doses,— Les i)rt'|)umti<)n.s oitifinales soui i, 
ff\yvxn'o\6 (rnliin ot liilun ciilcim'-. tons deux aHl-clôs i-xcliisiNciiiont iiiix 
iiHiif^os cxti'riK's. On iii»[)li(HU' l'alun sciit en poiulrc fine, soit en lotiniis. 
injoclions. su|)](o.sil()ircs. ]H)tit>ns, laA-cineiits. La do.si,'. à 1 iiiti-rieui'. oi 
lie 10 à ;»(( i;i"aiiis (((.(i.") à ].'.>5 j^rni.) par jour. Les iiijeetions, lotioiiv. 
y'ai'jiîuriHnies. et e., renferment environ H <>'rains jK.r onee d'eau (7i2 centiij;r 
p. HO. 00 grin.). (^uand on veut une action Htyi>tique très ibrte, on sllll^ 
titue l'alun en poudre aux solution.»;! L'alun constitue. ave<- le lienjdjij 
la Itase de l'eau liénios<uli(|ue de l'agliari. 

AMANDE.— Aiiuj</d((l(i. 

Fruit <le l'amandier. On en distingue deux variétés ottieinalo 
l'amande amère et l'anninde ilouee. toutes deux produites par lU'ux 
variété8 de l'amandier. 

A.MANDK AMKRK. — Amijt/f/tlld illDiirit. Uv. 

Fruit de ï Amiiijddhix (:oiiuiiiiiilx. var. (iniitra. l'amande amère oi 
lirune à l'extérieur, blanche à l'intérieur et possède une saveur amer. 
particulière ([u'elle <loit à l'acide prussi(pu'. Uenl'erme une huile fixe, 
de l'émulsine et de l'amygdaline. La décomposition de l'amygdaliu' 
donne naissanceà une huile esseiitielli- (hydruredt' henzo'ile) (pii renléniv 
14 p. 100 d'acide i»russi(|ue. 

Action physiologique et usages. — L'amande amèie v\ sm 
essence, par l'acide eyanhydrique ([u'elles renferment, sont sédativ(■^ 
antispasmodifpies et dcpresso-motrices à doses métlicinales. et narcolin 
iîcres à doses toxitpies. Les exemples d'empoi.sonnement |)ar l'i-ssciH' 
d'amande amère ne sont ))as rares, la mort survenant alisolnment e(Muiii' 
clans le cas de l'acide i»russi(pie. par paralysie du c(eur et de la i"cs|iii';i 
tion, avec symptômes de collaj>se. 

L'essence d'amande amère s'emploie dans les mêmes cas (pie l'uciiir 
hydrocyanique. pi'incipalement dans les affections spasmodi(pics ili- 
voies respiratoires et digestives: toux convulsive et quint eusc. coquoluelu 
asthme, ho(|uet, gastralgie, vomissements. Localement, comme anal 
gésique, dans les névralgies superficiel les et les affections ciitaïu'es |iiiii'; 
gineuses. 

Administration et doses.— Aucune iiréparation oHiriiim- 
l> huile l'ssenticUe, pure ou privée de son aciile prus.si(pie. ne sert (|u'mi:| 
usages culinaires. La mixture d'amande amère se prescrit dans les Iouï 
.spasmodiques. à dose de ^ à \\ once (15.00 à 45.00 grm.). Fn Fraiit; 
on eni]iloi._' l'eau distillée, le lait et l'huile es.sentielle. 

Toxicologie. — li'empoisonuemeut par les préparafions d'aniand 
amère se truite comme ri'Uipoisonnement par 1 acide cyanhydriqui'. 

AMAN»K DoircK. — Aiiii/f/ddld dvlci-'i. Hr. 

Fruit de VAiii;j(/d((his romniunii<. var. didris. Ressemble lieaiumij 
à l'amande amère: s'en distingue par sa saveur douceâtre. liuiK'ii> 



AMANDE— AMIDON. 



12.1 



Uonfermc; une huile fixe, ijjoinme. sucre, de runinudiiie. «le Icimilsine et 
m ])en «raspiirai^niie. 

Action physiologique et usages.— liocalement. «"est uu 

ciiioliicnt et un atlouei.'^sjuit à la iiianitTi- tU's ein'ps <j;vas et «le.s huiles 
fixes. L'huile (ruiiuinde douée assouplit la ])eau et les tissus, les prései-ve 
lu «(intact de l'air et fait cesser le prurit et l'irritation. A l'intérieur, à 
haute dose, c'est uti laxatif doux. piii'<>'eaiit ])ar action nu'cnui(|ue en 
l'avorisant le iflissenruit et la sortie des matières fécales, li'aniande 
, louée elle-même, in^évée dans ICstonuic. est émulsionnée, puis ahsorhée, 
<'t ai^'it. ]»ar .son huile, e.)mme udouei.s.sant des voies respiratoires en même 
temps que comme aliment de caloritication, avec cette particularité 
iiuelle ne se transforme ])as en yluco.se dans rori!;anisine. 

Locaienient. 1 huile d'amande don»-.' s'em])loie c(nilre les excoriations 
lie la ])eau. I éryt''ème. les tissures, crevasses, etc. A l'intérieur, on la 
donne conune laxatif chez les enfants, (pii la prennent facilement «pumd 
elle n'est pas rance. L'anuinde elle luême. triturée avec addition «l'eau, 
tonne la hasi' «le dragées, looehs. sirops, etc.. emitlciyés coninu- ad«)ucis- 
smtset calmants dans les inf1auiniati«ins des voies respiratoires, «iigestivcs 
f oénit«»-urinaires. La pâte résultant «le la trituration et de l'expres- 
-ioii (les amandes après «(u'on en a extrait l'huile, sert à préparer des 
;i';'iteanx nutritifs «lont Tusage t'st reeoMiman«lé aux dialiéti(|Ues. attendu 
<|u'ils ne contiennent pas d'amidon. 

Kn pharmacie, l'amaudo douce et son Inule servent à la préjiaration 
ilnn ^nuid n«»ml)re de iiomnuules, émulsions. poti«)ns a«l<meissantes. etc. 
Administration et doses.— Jjcs ])réparati«)ns othcinales sont la 
mixture «l'aiiKinde. employée, comme véhicule, «lans les potions expecto- 
rantes, à dose de 1 ù - onces (;{(>.()() ù (iO.IMIgrm. ) : l'huile d'amamic. «puse 
donne à dose de 2 à 4 drachmes (T.îîO à lô.OUgrm.) comme laxatif, et la 
poudre d'amande composée, adoucissante et lié«dii«|ue. A dose de (ill à 12(1 
livains (4.(10 à H. (Ml grm.). 

Jj'huile «l'amande douce s'altère et rancit facilement. Pour les 
usasses externes il faut ne .se .servir «pie «l'huile fraîche, surtout fpuind on 
veut ohtenir des effets adoucissants. L'huile runee est plus laxative uuiis 
aussi plus irritante que l'huile fraîche, et donne lieu à des coli<iues. 

AMBBB GRIS. — Concrétion iiitestiiitde «les eaclialuts. KeiitVrinc dv Vani- 
hffuK. \ii'\)\\\i' .<Uni\ilaiit, aiitisjiasii)(>ili(|iu', iiplinHlJsiaqiic. Imisiié, saut' «n ])arl'u- 
iiioric. 

AMBRE JAUNE ou Sueeix. — Siilistatiee résintiise iiiovenaiit «le vé;;étaiix 
.■intédiluvifiis. llenjernie une iuiilo vulatile eontc-iiant «le Vacidc ■succiiiiqnt'. ll?puté 
Mlmuliiiit. iliai)iioréti(iU(' et antispasmddiinic. Inu.sité. 

AMIDON.— ^w.(//«Hi. Hr. 
Si/nnin/iiicx : Kmpois. fécule. 

.Matière amylacée du finiit des graminées tit des légumineuses. La 
[jiharnuicopée reconnaît comme otiicinaux les amidons de blé, de ma'is et 



12a 



AMIDON— AMMONIACAIX. 



<leri/,. F'oiidr*' liliiiHlu- Htk!. ou niassi-s iri't'uiilivrt'sci Iriuliles. li'ainiilni, 
<le poiiiuuis lU' torrc est iil)soliiiui'ii( i(lciiti(|Uf à l'amidon dos ct'iViilc» 
Dimsrouu cliaudo. los ^ruinsduiiiidoiiHCiçontli'Ml. l'ar ôlnillitioM prolon 
ffée dans beaucoup d'oau, ils se dissolvoiit. li'anndoii. ainsi bouilli uvci 
l'eau puis refroidi so t'oloroeii bleu nu contait de l'iode. Kn contact avci 
lin ferment ou un aciile. il se transforme en dextriiie. puis en ijlucosc. 

Action physiologique et usages. — Loealemenl. c'est m, 
adoucissant pour la peau et les nuupieuses. lni>;éré. il l'st de plus nutritii. 
ai;issant aprùs t-u transfornuition en glucose. ' 

On se sert de l'amidon pour en saupouilrer les surfaces enflamnins. 
dans l'érvllième. l'érvsipèle. linlerl riiÇo. Kn cataplasnu-s dans !(> 
intlammations localisées, los pblcii.'mons. furoiicdes. etc. Kn lavenunts 
dans la dysenterie aii^ui- ou chroniinu'. l'ulcère du ivctuni. Kn potion. 
dans les inHanunatioiîs et irritations des voies respiratoires et digestivt'\ 
l'empoisonnement par les irritants, etc. L'amidon sert enein'c :"i lu 
(••mfectiondes Itandaiîes inamovibles et ù la prr|)aration des poudrcMli 
toilette. 

Administration et doses. — Localement, lamidon s'enipldi, 
sous forme de poudre, ca1a])lasme, lavement. Les ])rcparations otticiiiiili- 
sont le !i;lywérolé et le mucilau'e. ein])IoV('s tous deu.\ pour a]iplicali(iih 
locales et lavements, et comme vébicules. à ilose.-s illimitées, 

AMMONIACAUX. 

Nous yi'oupons sous ce titn les diverses eomliinaisons de rMiiiiii' 
niuni et de rammonia(iuo avec los acides et les juétallo'ides. 

Amjio.niac {(i.VA). — Aiiniioiiid. \W. 

(raz incolore, d'oileur vive et pi((uante. tivs soluble dans l'i-au. 

AMMoNiAyrK i-K^i IKK. — Ammoiiiiv ////nar fortiur. lîr. 

Si/Koiii/iiics : ,\lcali volatil, esprit de coi-ne de coi'f. 

.Solution de !j;az aminoniac dans de l'eau distillée. Liquide incolonv 
•X odeur forte, caractéristique, à saveur urineuse, soluble dans l'ciiu i' 
lalcool. 

AcÉTATK ii'a.mmoni.vqi'K i.fqiioK. — Aiiuiinitii (icetdtii^ liquor fortiiii 
Hr. 

Hjinonymoi : Ksprit de Mindererus, vinaigiv ammoniacal. 

Solution a"queuso d'acétate d'ammoniaque, (.'elui-ci, bien <pri'.\i> 
tant sous fonne solide (cristaux), ne s'emploie qu'en soluti(m. Li(|iii(it 
incolore, odeur de vinaigre, saveur urineuse. 

Bk.n/oatk D'AMMo.NfAQi'K (Voir Acide hknzoiqie). 

HHo.nHYUKATK d'ammoniaqik ( V^oir Eromi'rks). • 

Cakbonate d'ammoniaqik. — Ammonii rarhonuH. Br. 

Sol cristallisé, blanc; odeur forte d'ammoniaque, saveur nriiuiiM' 
Soluble dans leau et la glycérine. 

C'hlobuydrate d'ammoniaque. — Ammonii chloridum. Br. 

Synom/nies : M uriate d'ammoniaque, sel aminoniac. 



AMMONIAC ATX. 



12T 



MiissfM HliivuHos, transparciitos. iiu-oloiv.s, inodoirs, savouv urinousi' 
iii'U urtinoiicée. Si- piilvérisc (litticili'inent. Solulilo dans loaii. 

<'iri(.\TK it\\M.Mt)MAQi K lAin i\)K.—Aiiiiii(iiiii citiuttis (iqHor t'urtiur. 

Solution couoeiitiv»' de citratt' d aiiiiiioiiiiii|Ui- «laiis li-au. Li- citratt- 
!„• s'ciiiploif ]nifi ii l'i'tat solide. 

[olHHK o'AM.MONfl M (Voir loin KKS). 
XlTKATK DA.MMO.MAglK. — AlHIIIDIlii Hltrils. IW. 

Sel l)ianc. di'li(iut'scciit. peu ciiiploy»-. 

l'ilOHl'IlATK DA.MMoNfAc^lK. — AllilItOlul pliDXphOX. Hl". 

Sel iiu'olon'. crislallist'-. solnlilc dans l'oaii. insolnltlo dans l'alcool. 

\'AI,Kltl.VNATK liAMM i\f AQI K. (\'oir \' .\1, f;it I A.N F. ) • 

Action physiologique. — Ijaction tii-néraU' des aninioniiU'aux_ 
iiiirès al)rtor|»(ion. est la niOnio poiii- tons U-s nu'dicanicnts de ce grouiK'. 
Alisorlu's i)ar rostoniac on injectés directement dans les veines, rammo- 
iiimiiie et ses sels, notanuuent l'acétate*, le Itenzoate. le innriate et le 
nirlionate, stimulent éner^ficiuemvnt le .système nerveux et l'appareil 
I ircidatoire ; le pouls s'accélère, devient plein et fort, ainsi «pie le cd'ur. 
iiiu' sensation de chuleiir et île liieu-ôiro se répand par tout le corps, la 
température s'élève, les caijillaires .sont t-onyestionnés, les sécrétions 
Ltéii^ralcment activées, notamment celU' de la sueur. Il y a, on somme, 
une petite lièvre artiticielh' ]iassai;-ère. .\ forte dose, les etfets sont inver- 
Iw's: le poids se ralentit et la température s'aliaisse. 

l>ans le sang, les animoniacau.x si' com])ortent comme tous les ulea- 
|liii>j, diminuant la coa^'ulaliilité di' la tilirine, ([u'ilsdissolvent. Leur usage 
nivoloiigé amène, à la longue, i'altératiiui des glolmles rouges, l'état 
(iiplastiipie du saing, avec tendance aux liéinorrhagies nudtiples, tout 
liiimnie dans le seorl)Ut et le purpura, anénue générale, pâleur, émaeia- 
Itidii. I)u côté de l'estomac, il y a anorexie, dyspepsie. 

Lamnioinaque et ses .sels s'élinnnent par la ])eau et par les voies 
l'sinratoires. Venant ainsi <'n contact avec les glandes mu(|ueuses de 
l'arlire aérien, ils en stimulent la sécrétion, qu'ils rendent aussi plus fluide, 
lorisant de la sorte l'expectoration. L'aition congestionnante de 
l'iimmonia(|ue <loit aussi expliquer eu partie cette augmentation des 
ipiivlioiis l)ronchi<|ues. 

Il résulte donc de ce (jiii précède ([ue les ammoniacaux .sont à la fois 
Itimiilants, dia]»horétiques. expectorants, et. si on en fait abus, altérants' 
It tiiiiditiants du sang. 

Le (itntti' et Ciirétdfc n'ont aucune action particulièri' (pii les dis- 
Ingue des autres ammoniacaux. Cependant l'acétate passe ])our être 
keillour dia])horéti(iue (|U0 les autres, nmis doit être, pour cela, donné à 
iutes doses. JiC rarhoiKttc d'ammoinaque étant plus volatil (p.ie les 
btres, s'élimine de préférence ])ar la ])eau et les poumons, aussi j)i'oduit- 
niu'ileiuent la diapliorèse et Huiditie-t-il rapidement les sécrétions. 



128 



AMMONIACAUX. 



liroii(lii(|ii('S. Le wuriatc, \A\\h tix('«|iu' les autres ncIs. s'éliniiiiccn ]iartii» 
|>ur I»' rt'iii, <l()ii( il stiiiiulc la s«''cn''li(>ii. l'iii n-vaiiclic, il poiiHw iiKiins,, 
la diapliorÙHo ot rtiiidififi pent-f'tn' moins les sécrétions Itroiiehiciui'K. Il 
fst très p(!U irritant. 

Jjv (fti~ tuiiiii()iiii(<i'>ii très irritant. Km contact avec la niu(|uiih 
(lu nez et du pharynx, il donne lieu à de l'éternueinent «>t àuneseusiitiiiii 
do vive sullocation avec spasino d(^ la fj^lotte. l)i.s.sous dans l'eau, il (oiis 
titiie Vdiiimoiiid'/uv liquide. Appliqué sous cotte dorniùro forme, sur l,i 
peuu et les inu(|ueuses, il ]>roduit d'altord une rultétaction intense iM 
Menlôt de la vésication; si le contact est nu juni ])r()lou <;»'•, c'est In ilts 
Iructioii des tis,sus. la cautérisation. Ingérée dans l'estonuic. à (|(i,sf> 
luédicinales et suttisammcnt diluée, l'animoniaqui' est antucide. c'est ii-din 
iprelle s'empare des aeidesdu suc gastri(|ue, qu'elle ncutridise. Kn iiinm 
teni|»s, à titre d'alcalin, elle stimule la sécrétion des glandes gastri(|ii(sH 
agit comme t(Mii(iuc eupcpti<pic. \ liantes do.ses et concentrée, elle d,' 
vient un poison corrosiC. pi-uduisant immédiatcnu'nt une sensation de Im'i 
luro à la ImiucIic la gorge et l'estonuic, avt-c vomissements sanguindlcnts 
gastralgie atroce, colique, sensihilité altdominalc. en un mot t(Mi> je 
svmptômes de la plus violente irritation. 

Le lienzoaleet le valérianate danimonia<|ue agissant surtout cniiinii 
préparations de valériane et d'acide l)en/,oï([Xie. l'ioilure et le liniiimn 
d'ammonium agissant exclusivement ù titre d'iodnre et de bromure. Ici» | 
action t't leui's usages se .it étudiés ailleui-s. 

Auxiliaires. — ( 'ommc révulsif. l'anuuonia(|Ui' li<piiilea des;ui\ili:i; 
l'es dans la cantliaride. la moutanle, la térélienlliine. ('omnu'stiiinilaiil- 
expectorants cl (lia})lK)réti(]Ucs. tous les sels d'ammoniatiue peuvent n 
>ulistituer lesunsaux autres : ilsont pour syniirgiciues les alcools. Ii'iliiri 
l'opium, les linik^s cssi'ulielles et les goiniucs ri'siues autis])asMiuilii|ik' 
lasa fo'tida. la valériane. 

Antagonistes. — Les antagonistes dyiiaiiii([Ucs des amiiKuiiai;!' 
sout rellél)ore. l'aconit, la digitale, le tartre stihié et t( us les sédatilsikl 
(•(cur. liCS incompatilùlités cliiuii(pu>s .sout. jxiur ra'.iUKUiiacpU' liiiiiiik 
les acides, l'alun, les sels niétallii]ues et orgaui(|ue?. ; pour le carl)oii:iifj 
les acides, les sels acidulés, les .sels terreux, l'eau de «-haux ; pour le 
riate : les alcalis, les alcalins teri'cuxet leurs carltonati.^ lessels ile|iliiiiii| 
et d'argent. 

Usages. — ("omuu' stimulants de la i-irculation et du système iii.'l 
veux. 1 animonia<pu' et se;- sels s'emploient danstousles états caraelrN 
})ar radyuauue, la (léhilité. la proistration, la tendance à la syneoiieoij 
l'asthénie: formes adynamique et ataxicpie de la fièvre typhoïde. ilij 
variole, et autres fièvres essentielles, troisième jiérioile de la pneiinidDij 
pneumonie typhoiele. ''rysipèle. di])htérie. .septicémie, sim])le ou piu'r(| 
l'aie. Leur emploi est alors indiqué j)ar la faiblesse du |k)uIs, la eViin/ 
des extrémités, le délire. C'est aussi comme stimulant que se \)mi 



AMMON'IACAIX. 



l'Jl» 



.iiiiiiiDiiitKiiU' ilaiitH r>.>ini)«)isi)nii('iii('iil piir les siilislaiicos i|iii aiiiriiciit i:i 
I nii imr iii'ivl l'u cd'iir oii lit' la rcspiriilioii : clilurot'oiiiif. aiidi' |inis- 
■.iiiiu', opiiiin. cliliiral. (•(xaiiH'. alcool ; on t'iiiploic alors surtout U" car- 
lioiiatc. (^lU'Iij lies (gouttes <raiiiiiioiiiui|ii(> li(|iiiit('. en |iotioii. passi'iit pour 
laii'i' ilispaniit II' l'ivresse. proliiiMrini'iil par la sciiK- stinuilalion ilu 
-\>i(iiu' nerveux. Autre eH'et stimulant ilans le 'leliriuni treniens avi'c 
jini'inie eérélirale et astliéiTu' cunlianue. 

Les amnioniaiauN l'tani îles ilissolvants ilc In lilirine, sont utiles pour 
ri.iiiliattr»' la tlironiliose. surtout ei'lle ipii l'ail suite aux liéium-rlia^ies 
:ilMiiiilantes. ou aceonipai^ne I étal puerpéi'al. lie meilleur nioile ilailmi- 
ni-t ration ilaus ces derniers cas, di' um'-juc ipie dans tous les cas ui';L;eiits 
, >i I injection intra-veineuse d'ainnionia<|Ue lii|uid('. < )n a aussi utilisé 
a\anla,y;eusement le carlionale. 

( 'est à titre ilantispasuiodiiiue ijuc 1 On a conseilli- les ammoniacaux 
i|miis l'iiystéri»'. la min-raine. la céphalalnie. Il est de l'ait i|iu' l'addition 
K' I anunoniai)ue aux Mntis|»asmodi«|ues : valériane, asa fietida. etc., 
iliiiilile pour ainsi dire les ]ir()priétés anlispasmoili(|ues de ces sultstances. 
On la aussi recomnuindé dans la eo(jUelu(dii>. 1 asthme, le spasme de la 
jiulte. le létanos. l'épilepsit'. nuus avec des résultats Itien vai-iaMes. 

('iiiiime modilicaU'urs des séerétiiuis lu'oncdiiipu's. l'ammoniaiiue cl 
M's sels lendeiit ilcs services à la deuxième et à la troisième période de la 
)iM(iinionie. dans la hrouchite aiu'ué à sa deuxième période, la lironclute 
. liioiii(|ue et la lironcliori'liée principalement ([uand les mucosités sont 
iivs é|iaisses et ditliciles à expectorer. Ils sont surtout indii|ués duus la 
|iiu iinionie adymimit|ue et celle ipii complique la lièvre lyplioïde. Le 
• ariionate est le sel n'éiuM'alemeut emjdoyé comme expectoi'ant. IMu- 
MiMir> praticiens lui préfèrent cependant le muriaU'. 

Au déliut des nudadies île nd'roidissi'nu'Ul. de même ipi au lomnien- 
■iiiieiit des lièvres essentielles éru|)tives. etc.. il est souvent indii|U(' de 
]ir(ivn(|uer une sudation aKondante : rammonia(|uo répond Meii à ci- Imt. 
outre qu'il a<;"it comme stimidant du système nerveux et du cieur. 
l/acétate est le sel ordinairement jtreserit dans ces cas. 

A titre d'alcalin, l'ammonianiu' lii|uide s'emploie iiueli|uet'oisdans le 
Uit de neutraliser l'excès d acidité des sucs digestifs. ( )n le ]u'escrit 
-lUivent avec succès, sous l'ornu' d'e.spi-it aromatiijue d'anHuunia(|Ue. dans 
ii's cas d'indii^estion. de vomissement, éructation, tympanite. I)anslc 
•atai'rlie gastriijUe. le catarrhe du duodénum et le catarrhe intestinaK il 
iiiîil i'i la manière des alcalins, de même <[Ue dans l'ietèro catarrhal eonsé- 
l^uiifà la duodéuite. 

On a cru devoir recommander d'une manière s])éciale le |)hospliatt^ 
l<l;iiniiionia(pie à titre d'alcalin, dans le rliunuitisme et la i^outti', mais il 
[îiii^it pas nùeux que les autres alcalins. Squireen exalte l'etlicacité dans 
11' traitement des calculs d'acide iirique. 

On a lieaueoup vanté les ammoniacaux et surtout le muriate dans io 

U 



i;iii 



AMMOMACAIX. 



tniitciiifiit do la mii^niim', do lu cititliiilaliAic »•! des iu'vral;j;it'N. An-li, 
|irt't('ii<l <(iu', adiniiiistiV' (>n tiMiipH oitpnrtiiii. le hv\ ainiiioiiiac i'uU|k- )iiv. 
fjiu' toujouvM courl i\ UMO altainu' do iiii<fraiiif. Il le ciiiisfillc dmis 1;, 
iiiyali^if. C'est fiifoi'c lui <|iu' l'on invt'ôrc dans le ralarrlii' ifast iii|ii. 
<dironi([n<'. I)'a|irî's Mari Imjuw. il rend de icrands services dans le calai iIk 
diiodcnal. dans liclère calai'rlial et lu pivinit^re pôrlude de I lié|)alii< 
ititoivlitielle. Le ineine anletir en a retiré des avantages Kii;nalcs daii- 
l'étal dit l'ilieiiN. caractcrisi- pai- de la c()nsti|iatiiin. diniinntion des scii-r 
lions intestinales, laii^ne tliar;;ée. nrine rare «'t liante en coidenr. A iIcpn 
lie 10 à 20 crains (O.li'ià l.;JO,u;rni.) il constitue. dit-on. un e.xcelli'iit eniiii< 
nai^o^ue. 

Ii'aninioniai|iie i;a/-eiiN «'I li<|nide et le niuriute sont à peu près |,., 
seides pi'éparations d'ainnioniafiiie utilisées localement. < 'oniine vésiciiiii 
l'aniinoniainie li(|uide est surtout eniployi'-e ijUaud on veut olitenir um 
vésicution rapitle. pai' cNcniple s'il s'ay-it d'administrer un métlicaiiiciii 
|iar voie »'ndermi(|Ui'. ou encore dans les cas de nr-vral^ie l'clielle. ('oiiiiu, 
ruli(''tiant. en frictions ou t'omeiilations, dans les eni:;ori:,fments i|r- 
^'ani^lions. les y,-ont1einents iidlammatoires. les entorses, les art lirilo. li- 
cou t usions, les douleui's rliumalismaleset névrali>;i(|Ues. l'orcliite. ( 'oui m, 
causti»|ne li(|uide |ioiivaiil pénéti'ci' dai> les aiif'ractuosités tlos plaies, m 
s'en sert <lans les cas de morsures jiu chiens l'urayés et les pii|inv« 
d'animaux veninu'Ux. < )ii ra]»pli(|Ue aii.ssi. diluée, contre les pi(|iiii. 
d'alieilles et de mousti(|Ues. 

\jV iXi\7. ammoniac est utile, l'ii iiilialatioiis. dans les cas de s\ii((i|ir 
d'i'uipoisoiineiiu'nt itar les dépresso-inoteurs et les narcoli(|ues. etc. ()i 
se trouve éi;'aK'nient iiien des inhalations de vapeurs ammoniacales diin- 
la n»ii;,"ra''ie. la céplialal^ic. etc.. surtout chez U-s l'enimes nervcusr- 
Melsoiis a recommandé ces inhalations dans les cas de phthisie piilinc 
luiire. 

Lo tnuriate s'emploie <|uel<piet'ois en lotions dans les contusions, h 
entorses, les inHaiiimatioiis superticielles. les arthrites, etc.. en vaporisi 
lions dans la pliarvnnite chiMni(|ue. !a laryn--;ite et la laryntîo-liroiicliiii 
chroni<|Ui's. 

Administration et doses. — I>es inhalations de ,/(iz iinininnin' 
se font en appliquant à l'oritice des narines un flacon reiifei'niani '\< 
ramnioniacpie li()uide concentré. 

l'our usages exti'i'ues. VdiiiiKOiniV/ne //(/«/V/r s'i-niploic conceiit i'(r mi 
diluée suivant l'ettét ù obtenir. Comine caustique, on l'applique pure. iHi 
moyen d'nn ])inceau. Comme vésicarit. on en imhibe un hourdonint di 
onate absorbante que Ion met dans un dé à coudre, leqi-el est l'ciivciv 
sur l.i i»ai'tie oii l'on veut agir, et maintenu cin(| à dix minutes. :\\\rc 
(luoi on l'enlève. Lépiderine est alors ridé, soulevé, et facile à détiicliti 
Le derme étant mis à nu,on panse comme îl l'ordinaire, s'il s'agit ilni 
simple vésieatoire. ou on ap])li([uc le médicament que l'on vt'ul f;iiiv 






AMMONIACAUX— A.M.MONIAQUK. IHl 

■(liM)rlici' ' >" •'"' •'^'•>iv«'nl iilii-<irlu'r <lc rt'iti" t'ui.uii U'M alt'iilnïdfs. t't «Ml 
iiiirticiili» r l:i moi'l'liiiii'. <'oiiiiiif nilii'tiiiiil. riiiiiiii'>iiiai|Uf > nii|ili<|iu'. 
ililm'i'. t'ii iVictioiiM. souHroniu'(U' liiiinu'iii olliiimil. iiicoriKtivc ù uiu- liiiilo 
lixo 1)11 «rctiu srdativ»', uiiicau caiiiiilin'. A l'iiilrrifiir un 'loiiiic raimuo- 
niiuiiic (liliU'i- à (It)si' ili' 1(» à lid ;;;t>iitU's ilaiis un vôliiciilc ailniicissaiil. 
l'ii*' troisiriiic |ir(''|iarati<)ii oMii-iiiali^ est It-siirit <rainiiiiinia<|ii(> t't-tidf. 
diiiis la<|iii'll*' l'aiiiiii»iiiia(|Mf est iiuifi'i lasa ttrtiila.ct (|ii' s»- «loiiiicà dnst' 
,li" A (Irafliinc à I flraflunc ( 2 i'i J !^rai)iiiic>). <'uiiiini' aii(is|»asii:(»ili<|Mf cl 

.liiiiiiliiiit. 

\j'iii-i'liitr frdiiiiiiiiiiiiK/iir Hijniili se dm me en |M>li(»ii. à dose de liO à (it> 
iiiiiiiiii('s( l.'jr)à;{.T.') i>Tni. ).t''lciidiu'.sd'i'aii. La seule préparatinii (lUicinalc 
(Si la sdliitimi diliUM'. i|iii se domi»! à dose de A à t! dracliiiies ( 2. (Khi 22.r»0 
'••rai.). Il t'^' iMMCSsaire (le donner une torte dose d'es|n'ilde .MiiidereniN 
(iiiand on veut produire la diapliorèsc. 

Le luiihoitiitc se preseril en solution a(|neuse. m dose de .'î à lll M'rains 
lO/Jdà O.ti.') i«;nii. ). La si-nie pivparation ottieinak-est l'esprit arotnati<|iie 
iruii!iii(>nia(|iie ipii est uni' solution alcooliijue de earlionate d aniuii>nia- 
(iiic. et i|iii se donne à dosi» de 2t( à tiO u,'outtes. 

La dose du iiniriiifi' (l'ininiiitiii<(t/iii\'s\ di-.")!! 2((yraiiis ( (>..'{2 à I ..'{(loTni. ). 

I en suiutioii dans l'eau. ()n en l'ait aussi des pastilles, (diaeiine eonlenanl 

:i ;i .') i;raiiis (^(l.l.'J à ((.20 <;-rni. ) iln . .édieaineiit. (pi'on utilise <laiis le trai- 

Icaient des lironeliites. Les lotions, lonientations, etc.. reiiferiuent d(> 1(1 

[pniiiisù I once par onet' (l'i'au siiniile ou acidulée (((.(i."» à ."JLOO yriii. 

)i.nir.l(l.(Mli;riu. ). 

Le fUrdtc iranrin'iiiiiii/ih h'i/.'ii/f se donne à doNC de .'idà !•(• minimes 
c'. (Il) à .').(»() ^•nn. ). dan> un véliiciile approprié. La .seule préparation 
ciliciiiiiK' est la solution diluée, à dose de 2 à (» dra<dinies llniiles ( T.'H) i'i 
•.:-', .'lll ni'iii.). 

\a' pliosji/i(if({'{ le /////v//c s'administrent en [»otioii. aux inéniesdoses 
Iquf '(• nixridti'. 

Toxicologie.— Oans un cas d'empoisonnement par rainnioniaque 
yi(Hii(!e il t'aul .se hâter de vider l'estomac en même temp.s (pie de diluer 
Bi' poison et <le le neutraliser chimiquement : ]>ompc stomacale, l'aire 
pcihv lie grandes (piantités d'eau acidulée, vinaig-re. acides végétaux 
llilués. Jus de citrons, d'oranges, aussi eau alhumineuse, lait, émulsions 
nuili'iiscs, lioissons émollientt's iniUMiagineuses. Contre les douleurs: 
miir|ihiiie, sinapismes. S'il y a de la dvspnée par ledème de la glotte, 
aire la trachéotomie. 

AMMONIAQUE {i.inMMy.).—Ai,unoi,i<i<:iiiii. Br. 

(loniine résime du Dorciiid aiiiinnnianuii. Se présente en larmes 
unies, presque inodores, ù saveur très amère. Fornu' une émulsion par 
fituration avec l'eau. Partiellement soluhlc dans l'eau, l'alcool et l'éther. 
eut'crnie une huile volati!" et une résine. 

Action physiologique et usages.— Localement, la gomme 
miioniaque eat légèrement irritante et produit la ruhél'action. Long- 



132 



AMMO \ I A QUE— AM YLKXE. 



Icnips on l'ii cnu- foiKliiiilc et rnsoliitixc dans les eus (riiyiH'rtmiiliii 
l'ur son aincrlnnu' et !a N'^-ôrc irritation qu'elle iiroduit sur la mu(|UcM;,( 
yastriquo. ollo est tonicpu' diirostif. Absorl»i'e. die agit surttoU liaison 
huile csscntiollo qui. éliminée pur les voies res]»iratoires. diniinnc i{ la 
t'a(;on de tous les l>alsainif|Ues. la sécrétion de la muqueuse t rachéo Imm 
«•hi(|Uo. ('"est un anticatai-rlial ainiio^i'ue aux léréiienthines. 

Presque inusitée aujourd'hui eomnie rultétiant. fondant et i-ésoliiiir 
la i>'Oinnu' ainmonia<|ue se |ti"eserit sui'tout comme anti-catarrhal. ihiih 
la deuxième période île la ltron(diite aiguë, et |)rinci|ialemeiit dai:» lu 
lironcliite ehroni(|Ui> et la liroiudiorrhée. surtout clie/, les vieillar<ls. 

Administration et doses. — La <lose de la yomnie ammonia(|ii, 
<'st de 1(1 à :>(► grains (<».(;.") à 2.00 grm. ). l-a plu])ai't du temps un h, 
donne sous forme liiiuide. Ijcs préparations otHeinales sont la mixinn 
.|ui est une émulsion di' gomme amm(inia(pie. se prenant à dose de hit I 
once (lô.OOiUiO.OOgi-m. ) et l\'in]iliitred'ammonia([\ie(.'( mercure cm plovr 
surtout comme ])réparation mercurielle <lans les arthrites chroni(|iicv 
les engorgements ;;;niglioiniaii'es. l'orchite. etc. 

AMYLE ! MiiiiiK h' ). — \'()ir MTiîiTi'; n'.\.\ivi.K. 

AMYLENE (llvnK.vTi; u). 

Alcool tertiaii'c ol)tenu en traitant l'amylène ])ar 1 acide sidfuri(|Ui 
I,i(pnile huileux, incolore, à odeur Ibrtc. étliérée. àsaveui" traîcdie : soli 
iile dans !!• parties d'(>au. et en toutes proportions dans l'alcool. 

Action physiologique.— li'hydrate damviène est un hypiidii 
que ([ui pi'oduit ra]iidi'ment un sommeil calme, réparateur, durant i! 
cinq à <louze heures, sans laisser au réveil aucun .symptôme dés;ign':ilil 
VjU même temps il y a légère diminution de la sensiliililé. .\ i|in 
)>hysiologi(jnes. il n'agit pas sur l'estomac, et la i-espiration cl la ciiTiil;! 
tion ne sf)nt pas atlcctées. .\ hautes doses, il diminue la pression sm 
li'uine. accélère les l)attenu'nts cardiaipies. diminue les mouvcnuiib 
respiratoires et réflexes, abaisse la tem))érature. .V doses toxiipics. i- 
Téflexes disparaissent, la respiration s'arrête, t't tinalement. le cicnr;iU" 
L'action de l'hydrate d'amylène, à doses moyennes, s'étend jtarticiiliiiv 
ment sni' rencéjthale : à- doses ])lus fortes c'est la moelle épinièrc li fc 
moelle allongée (pii sont affectées. 

(vom])ar<'' à la parald<liyde. l'hydrate d ani lènc. d'après Vm 
Mehring. l'emporte sur celle-ci : sa saveur l'st moins désagréable cl 1 li: 
leine n en reste ])as (dnirgéi'. comme (cla arrive avec la paraldéhyiltM 
<uitre il manifeste son action hypnoti(|ue à des doses "dus ]ielitcsi|n 
pour celle-ci. Comparé au chloral.il l'em))orterait encore piii'liliii 
«[lie, même à hantes doses, il est sans danger | our le cienr. cl i|";| 
influence peu la respiration : mais son ])ouvoir hypnotique est ludiini 
<pie celui du chloral. ce (pn fait (pie (■(■lui-ci .sera encori' |)réfcré ihnisl 
«•as où il faut avoir recours à un hy]>notique très puis,sant. i''liiit mfj 



II' 
|s' 
[il 

{m 



AMVl.kNH— ANKMOXK l'Cl.SATILI.H. 



i:i;; 



proclu' l'iiclioii (U' l'iivdi'iitc (rainyit'iu' ilc cclK' i\y fiilcool. cl. un iiuinl 
,1c vue (le ri'itonsiti' ilr l'iictioii liypiiotifiiic. raiii^c Hivdi'Utc daiiiyUMic 
, .litre le siilton:>' t't la iiaraliléliyile. 

Usages. — li'liydralc <ramylciic u été employé avec suecès dans 
! iiixiiiiiiie en uéiiéral. surtoiil riiisuimiie nerveuse, celle du delii'iutn 
H'ciiieiis. riusouuiie des lulici'cidcux. surtout <|uaiiil la toux est iiiee>^- 
-aiitc. celle des vieillanls. des convalescents. lU's sujets nerveux, des sujets 
..(Veclés de lièvre typhoïde, de dialicle. ireinpliysèine pulmonaire. (i\i 
■liez ceux qui se sont livrés à des elloris inlelleettiels. ainsi (pie dans les 
c;is (rinsornnie reliclle ou ])rolouu,'ée ayant résisté à lemiiloi des antres 
iivjiiioli(|Ues. Il s'est comporté comme un excellent liypnoticpie ilans 
les cas suivants : mélancolie avec stupeur, mélancuiie ai^'itéi'. démence 
iiavalvlique. épilepsio avec <léiuenee alcoolique, tblie avec hallucinations. 
liv])(icli(»ndrii'. alcoolisme chroniipie avec insomnie, manie, délire aiii'U. 
livslérie avec insomnie et déliiH'. épilepsie avec excitalion et délire. I>ans 
ce dernier cas. il a a^i comme dépresso-moteur. notamment ehe/, les 
iiuilailes atteints de liroinisme aig-ii. l'action antiépilepti(pie s'exen.-ant 
iii(lé|iendamment de l'étal jtsycdiirpie du nndade. 

Dans l'insomnie causée |)ar nuv douleur quclcoiupie : névral^'ic. 
rluiiiiatisme. etc.. l'hydrate d'ainylène étdiouc ordinairement, de même 
(iiie le chloral. parct' que. couiiih' celui-ei. il est 1res ])uu anal^'ésique. 
Fliii! en d('coii>eilU' 1 usaye dans k's cas de dyspnée cardiacpie et urémi- 

(|UC. 

Administration et doses. — La dose de l'hydrale d aniylènecst 
• le l'n minimes à li dra(dimes ( 1 1:J à («.T") n'rin.) ]iar jour, en potion. 
i;i|isules ou lavement, dose que l'on peut au<a,'ineiili'r encore du donhU- 
SUIS inconvénient, si le i-as l'exii^e. i<a l'orme de capsule est la seule (pii 
m;is(|uealisolument la saveur un ]»eu désai>;réal)lede l'hydriite (l'amylènc ; 
i|uaiiil on donne le remède sous l'orme de potion, le ineillcui- correctil' 
-(■rail, d'aïu'ès .M. l\i>;asse. l'extrait de r(''n'lisse. ( )n adminisirc le nu'di- 
l'iiiucnl à riii'Urt' (hi coucher, ri'pétant la dose an liout de deux ou trois 
heures si le sommeil ne s'i'st ]»as ])ro(luit. Dans les cas d'insomnie don- 
Inni'ciise on peut coni liiiier l'Iiydrat c d'amy lène à la morphine. 

ANEMONE PULSATILLE.— /'-//.s,//;//./. 

Si/n'iiiiliiif : Anémone des pré's. 

< )ii emploie les racim's, t't'uilles et tleurs de \' Anrniniii' /iiilsiitiilii-v\ 
[{\v [ AiniiiDid' /)i-iifnisis. Ilenferinc un principe acre, cristalli Yiiiinii"- 
luhr eu camphre de l'anénione. et de l'acide anémonicpU'. 

Action physiologique.— Irritant local. .\ppli(pi('esur la peau. 
li'llc jiroiluit delà rou^'cur. delà vésication. et même, si le contact est 
Isuliisaiiinient j^'olon^v. de la cautérisation, irritant aussi pour les 
liuu(|ii(iises. Sur la laiiii'ue. elle donne lieu à une sensation de chaleur 
llnonlicaiile hient(">l suivie d'eny'ourdissenu'ut. comme cela a lieu pour 
ll'ai'iinil. |)ans l'estomac et rinlestin. elle produit. mt"-me à doses moyen 



134 



ANÉMONE l>Ur.SATIIJ-E— A.VKTH. 



ucs. lit' l;i iiiiusût'. :iv('(' voiiiissemciit. n'ast raln'ir. (liavrlu'-c. coliiiiK 
AI).sovl)ée. elle donne Vh'U aux pliéïKinuMios suivants: sédation du cd m 
qui bat plus IciitouK'Ut et plus failik'incnt. aliaissenient de la i(ii>i(,i 
artérielk". raicntisseuu'ut de la respiration, abaissement de la tempcTii 
tui'e. diurèse. dia]thorèse, diminution de la sensibilité et nu peu tiiis-i d, 
la inoliliti''. Sous l'intlueuee de doses toxi(iues. ces symptômes s'acrcn 
(ucnt : il y a abolition de la sensiltilité et de la inotilité. dilatation )Mi|iil 
laire. stupeur, ludiétude. coma, convulsions. I,a moi'l a lieu par p;ii'al\ 
sic de la res]»iralion et aspbyxie lente. Il semble pi-obable (pie raiiinio 
nine s'élimine par le rein. 

Usages. — l'eu em|iloyéeen Fi'an<'e. l.-UK'inone pulsatille est suitom 
en voiiMU- aux lOtals- ['m's. où elle a été beaucoU|i vantée, et tout d'aliovn 
par les boméopatlies. dans à ])vu près tous les cas auxquels coiivirni 
l'aconit, notamment dans les nu'-ninn'ites céivbrale et spinaK' aiiiniiv. lu 
rbinile. la i)baiyni!,'ite. la larynyi. . la bronchite aiguës, l'épididx mit,. 
1 (U'cbite. etc. ( )n l'a conseillée aussi, non sans raison, comme séd:itii 
g'énital. ilans la dysménorrhée. rauH'noi'rlH'e fonctionnelle, l'arrêt iini- 
que <ie la meiist rinition. la leucorrhée. .M. liovet. de l'oua;ues. (pii ;; 
employé ran('moniue. non seulement dans la dysménorrhée, mais cimiiiv 
dans la métrite. la périMU'trite. rendométi'itt' t'oni^uense. l'ovaro-salpin^iii 
le prolapsus utérin, appelle ce rcMnède ranali''ési(pie |iar excellence i|t- 
maladies ulc'rim-s. ,Stor(d< et autres s'en sont bien trouve', pai'ait-il. ijnii^ 
le rliumatisme articulaire sidiaiii'U att'ectaiit sui'tout les i»elites joinliiiv- 
le rhiunatisme ii'outteux. le catarrhe vésical chroniipie. le cory/a clii'dni 
que. la conjonctivite, les (q»acités «h' la corm't'. la cataracte, les ]»araly>i(- 
la sy)>]iilis. etc. ( 'es dei'niers usages, passablement ilisparates. sciiiMi 
raient [trouver (pie l'i'tlicacité de l'anémont' coni re la plupîirt de ci'> (•i;i;. 
patholoui(pies est au moins douteuse. On peut en dij'c autan* de mi| 
em|iloi dans la dyspepsie, les propriétés iri'itantes de l'anémoiu' en coimv 
indicpumt l'usage dans tous K-s cas ou le tube digestif est (k'jà irrid'. 

Administra.tion et doses. — Se donne ordinairement sous l'enii 
de ti'inture. ;"i dose (le 1 à 20 gouttes. Jja teinture des homéojiat lic-i: 
sei'ait une bonne préparation, d'après l'otter. i-a dose de rani'niniiiiir 
est de j^ à 2 u'i-ains. ( (i milligr. à l.'i centigr. ) en jiilules. 

Toxicologie. — .MCmuc Iraitemenl (|Ue pour laconit. 

ANETH. — AikIIiI /'nif/ns. \',y. — [•'niits dt-ssocliés du l'ciirii/innini i/nirinhu. 
l-îi'.-scinlilciit il l'anis ileiif ils (Hil la .-avciii' et redciir Mrmiiiitiiiiu's. lîriiri'riin!.; 
inic huile \iil;iiile. — l'iii' .-^nu huile cssi'iiticlle. c'est un siinudiint areiiiiiliiiiic. m 
eanuiiiatit' et ini .-iiildi'iCKiui'. — Un s'i'ii sert, cuininc Av l'aiiis, dans lii tl;iiiili'iiii. 
i;iistri(|Ui' i'[{ iiitcstiiuilc, pritici|iiili'inent clic/, les cnfantH, rindi^cstion, clc Qm' 
(|iU'tViis on donne riniili' csticiiticlk' coinnic c<iiTi'(;tif' des iné(licanient.< iri'iiiiiii-,-> 
jii'cscril en infusion, ou, ce (|ui vaut mieux, sous foriiic iriniik' essentielle (J?r.j. 'i '1"" 
<lr ] à 4 gouttes, |)rise.- sur du siicri'. L'eiiii d'anetii (Br.),Ki' iloniit- à dose de \ ai 
once (l."..0(l à :!0.0U grrn.). 



' 



ANCKI.IQIH— ANTlFf-liUIXE. 



11!.-. 



ANGELIQITIÎ. — llaciiu'silc \'.\iii/i /'iii iirr/nnn/i lien. Ucnt'iiiiU'iil il\i laiiniii. 
,),•- ivr-iiKv- cl une Iniili' Milalilc. — ("niiiiiic riiiictli, raii;.'t'll<iiK' c.-t un .-tiiniilaiii 
•iroiiialiiiiK'. caniiiiiatit', tiiniinic iliu'c^til'. .--udiiritiiiuc an lic^oin, it .-<•- iL-airis .-oui 
|,ii-i''s <iir ffs ilivi'f^'i'.- |)ro|>i'i(''t(''s. Ou ri'iiiiilnic sihIdiiI clans certaines (lysj)Ci>sic- 
■,[\vi- tliitnlcMci , c| ilans les in(lii:esti<ins avec c(ilii|ucs. — La |Minilre île racine iraujré- 
IjiMic <c iliiimc à iln-c (je 10 à ;i(l '.Tains ((l.(;."i à 1 .11,") ijriii.). On en laii aussi uuc 
infnsinii. 

ANIS. — Allisi fruitils. Wv. — Ainsi stilldti frilrtils. 1)1-. 

i.a |iliariii:u'<i|)('c lintanni(|iu' rcioiiiiiii) comiiu' oHiciiKik's deux 
variélésd'îinis : l'A M s \i;in'. tVuit du l'iiii/iiiii l/d iiiiismu. et l'A M s frroii.f:. 
iVuil de y llli'-iiiiii iiiiisiifiiiii. \a's fruits d'auis vert soûl |n'tits. de cou- 
leur vert I Pille. ( Vu.v de l'aiiis étoile sont |ilusi;'ros. hruuâtreset groupés! l'ii 
forme détoile, 'l'ou.s deux ont une odeur aromati(|Ue et luie saveur (d\au 
(le. Keiiferinent du iiiueilau'e. du sucre, et surtout une huile essentielle 
U'ès ar(unati<|Ue. faeileiiieut soliditialile. couiposée d'un liydrocarluiri' et 
il'iui eaiiiplire : \ iin/f/io/. i/liuilc csseuticllc. oxydf-c. donne naissance à 

\',l,-iilr illi'sniili . 

Action physiologique et usages. — l'ar son Imile essentielle, 
l'anis l'st uiistiuiulaut aroiuati(|iie et un carininatif puissant . Mu potion 
chaude, il stimule la circulation, amène la dialihorèsc. favorise l'e.xpul- 
<\i)\\ i\<'- ua/. li'astro-intestinaux et calme les colùptcs. Il j»asse jiour 
-alaciaii'oii'ue et ciuniéiiaii'oii'Ue. mais il ne l'est piis ])lus (pic les autn's 
siiiiitdauts aroiuaticpies du inêiue n'cnrc. L acide anisitpU' est un anti- 
M')ili(|Ue analo^'ue à l'acide salic\ licpie. 

( »n utilise siii-KuH les jiropviétés cariuiuatives dv l'anis dans la dys- 
|icpsie tlatulente. les coliipics. le niétéorisnie. principalciut'nt chez les 
1 iifaiils '•! les nouveau-nés. ( )u si' sert de lliuile coiunie correctif des 
|iin'^atif> drasti(pu's. l/acide anisicpu' serait excellent dans le pansi'iucnl 
ili's plaies en sii])puration : on l'appliipn' sons forme de poudre. 

Administration et doses. — L'anis se donne très rarement en 

nalure ; lu à lid i;i'ains i d.ti.") à l..'{() y-rm. ). l'resipic toujours on jHVScrit 

1 Imileessciitielli' (^]h\ ) à dose de 1 à -t n'ont tes : l'i'au d'anis {Wv. ) : h à 2oncc> 

l.'ï.lio à (1(1.0(1 u'rm. ) et lessenci' d'anis ( Br. ) Kl à 20 u-iuittes. (V'tti'der- 

iiicre est une soliitiiui d'huile d'auis ( 1 ]iartie ) dans l'alcool ( .") iiarties). 

ANTIFEBRINE.— .l'r/,/„;/;,A/»/. M,-. 

Siiiiiiiii/iiirs : Acétanilidc. pdiénylacétamide. 

L'antiféltvint' représente de l'aniline (k)nt un liydroijène est rem- 
phicc par le radical acétylc ("'est une poudi'e cristalline, hlanclic. 
iuiiilDre. à saveur hrùlante. lns(tlulilc dans Teau froide, ttn peu soluhle 
laiw l'eau (dunule. très sohiltle dans l'alcool, l'étlier et le clilorid'ornu'. 

Action physiologique.— Lacétanilide. à doses pliysioloyiques. 
ucxerce aucnni" action sur rostoniiic. A doses élevées, elle irrite plus 
ni moins. Klle sahsorbe va])idemen( et porte princlpiilement .son iiction 
Miv le système nerveux l'I le sani;-. Le premier etlcl (jui se remarque 



l.'iC 



ANTIKÊHUINE. 



est raliiiissi'iiH'iit de la teiii|K''ratuiv. (|ui. sous riiitliiciicc de 1 à 7 n'rairis 
fonniu'iict' il tomlier au lioul dini" Iieuiv ou deux, cl reste ainsi réduit. 
pendant (juatre à douze lu'uri's. I'!n niônu' temps, la tension artéridl. 
est élevée, les (•aj)iilaires et artérioles se eout raeteiit. les liatleuiiMil- ,||! 
ea'ur .sont plus torts, mais ralentis, puis, dans une seconde iicriodc. ir« 
mêmes hattemeuts s'atVaihlisscnt tout en devenant irrcii,-uliers. Ku miim 
temps (pie le cienr se ralentit, la respiration fait do nn'me. !-»> cer\r;iii 
n'est nullement attecté par des doses médicinales, i >cs doses moyenin'. 
ou un peu élevées amènent en outre la diminution de riri-italiilité de- 
nerfs sensitit's et moteurs, i't consé(picmincnt celle du |)ouvoir l'é'tlrxc 
ranaiii'ésie et l'ant'stliésie. Comme lantipyrine. l'aeétanilide est dom' ;, 
la fois un antithermique et un analgésique. 

Les etî'ets de l'aeétanilide sur le sang son! ri'imirquaMes. i-l c'oi -., 
cn.v (pie se rapporte l'action antitliei"nu(jue du médicament .sous l'iii 
tluence dt' doses élevées, l/o.xyliémogloliine dinunue en (piantitc'' cl ivi 
remplacée par une dose correspondante de métliémogloliine. ('onsi i 
qiiemment. le processus de métamorpliosc progressive des tissus csi ci 
t rave, la comliustion res|)iratoire diminuée, et la tem])érature s'ali;ii'^«. 
•ivec la production <ie la (dialeur animale. 11 si-mlde jtrouvé ]iai' li- 
expériences de .M. Lépine (pie les gloliules rougi's ne sont pas allcic- 
dans leur forme et que leur nomhre n'est pas diminué, ce qui fait cinii. 
ipie la métliéMi()glol)inc se ])roduit sans des! ruction de gloliules. L'aliai- 
sèment de la température est |)éripliéri([iie d'alioi'd et devii'nt ceiilni: 
ensuite. Il atteint s(ni maximum quatre lieui'cs apn-s l'ingestion <li' I; 
substance, l/acélanilide est sans action sur 'a température noriii;il( 
elle iK' l'aiiaisse (pic (piand il y a fièvre. 

Ku résuné. l'antifélirine produit : l"-" une aclioii d(''tci'niinéc mii' 1(- 
éléments du sang : 2^' des elVets l)ien accentués sur le système nei'veux 
Il résulte de l'intervention de ces deux facteurs, dit .M. Wcill, unecxiili 
cation rationnelle des effets symjttomaticpies atti'ilnialdes à la sulist:iii(v. 
Soit (pic li's altérations du sang soient [U'imitives et agissent sur le -y- 
tome nerveux, soit (pie celui-ci soit jtrimitiveiueiit im|)ressioniic |i;i' 
l'aeétanilide. on arrive à se rendre coiiqite des etl'ets essentiels de su: 
action : atténuation des échanges et des phénomènes niUi'itifs. panniM 
quent aliaissemeiit général du taux fonctionnel, hypothermie, aiialgt'-i' 

L'act'taiiilide a sur l'antipyi'ine l'avantage d'agir plus éncigii|Ui 
ment comme antithermi(pie. voire comme analg(''sif[ue. et à dosc^ iini- 
fois moins ék'vécs. et de ne pas affecter le ((cur; en revanche clic a:: 
d'une fa(;on défavorahle sur le sang, ce (pie ne l'ait pus l'antipyrinc. 

Usages. — ( ■lini(piement. l'antiféltrine l'st un analgési(pic. un id 
presHO-moti'ur cl siirtoiil un antithermi(pie. ('ommi' antithermi(pic i' 
!a conseille et on l'emploie (le préférence à ranti|»yrine. dans la lièvii 
typhoïde, le rhumatisnie articulaire aigu, la tièvre des tuherculcu.s. I;. 
pneumonie, etc. Ou l'a trouvée si»éeialement utile dans rinHaniinatiii 



ANTIKKHHINK— ANTIMOMAr.X. 



13T 



(les iii'rt's. Dans la iK'vi'itc. Harlliolow csi liini luvs <li' hii att l'iliucv une 
■Kiinii six'ciliqiH'. l't hujardiii-Beaumcl/, la rocoimiiaiulo iicaïK-ou)! dans 
la iK'vrite optique». Krotkott'ft Siiiiliolin en auraient oKti-nu des yau'-ri- 
-oiis dans le traitement de lu nn'nini''ite eérélivo-spinale. 

( 'oninie anait!;ési(|ue. l'antit'éitrine est utile (Jans les affections don- 
|,.iin'iises ; névralgies, niiii,raine. Iiéiincranie. sciati(|ue. rhunKitisnie 
musculaire, douleurs hmeinantes de l'ataxie locomotrice, etc. hans c* 
ilcniicrcaslesrésultatsont l'tc |iarticulièrcinenl liem'enx(Lé])ine, Fisher). 
I)aus les névrites, sa splièn' d'action est doulile. |iuis(|u"elle condtat à la 
toi- la douleur et le processus iiiHammatoire. 

A titiv <le dépresso-moteur. Fisher. Léiiine et Dujardin-Ueaumet/, 
lOiit cni|)lovée. avec un certain succès, dans l'épilepsie. le nu''<licamenl 
avant surtout diminué \v nomhi'e des accès. (|Uoi((ue cette diu)iriution 
n'ait ]ias ]iaru être aussi accentuée que celle proiluite pai- les hromures. 
Rationnellement, comme le lait renKiripier Bartliolow. l'acétaiiilide con- 
viendrait mieu.x. vu son action toni(|ue va.somotrice. aux cas d'épilepsie 
caractérisés ])ar des jdiénoniènes de con^j^estion : routçeur de la face. 
Iiypcrémie des conjonctives, ainsi ([u'à ceux où. les atta(pies .sont diurnes 
iilntôt (pie nocturnes. Lov»f s'en est très l»ien trouvé dans les trouMes 
«|iasiii()di(|nes t'éliriles des enfants. 

L'action de l'autifébrine sur le sany,'semlile en contre-indi(|uer l'usai^v 
ilans les maladies jndmonaires ayant tendance à amener la nH>rt par 
apuéi'. 

Administration et doses. — Un la donne en solution aipieusc 
>ii al( i)()lir|ue. ou en cacdiets. à dose de 4 il S jj;-rains ((>.2(!ii U'yJ. centitïr. ) 
lans les cas ordinaiivs. ( )n lient en ilonner liien davantai^i' par jour: 
;ii à i.") ou même (iO yrains (2.(»(». ;i.(l(). 4.00 y-rin.). mais on conseille île 
ic pas dépasser S o-rains ((1.52 ii'rm. ) par dose, en en surveillant l'action. 

ANTIMONIAUX. 

I,cs antimoniaux constitm'ut un groupe de médicaments auxcpiels 
m attriliuait naguère une grande im])ortance, mais(|ui sont aujourd'hui, 
Il une lui deux exceptions près, assez ])en emjdovés. L'anlinn)ine métal- 
li(|Uc n'est pas oHicinal. 

l'K(irocni-i>KiiiE n'.VNTl.Moi.VK. — Anfiiii'iiiii ihluriili //'(/imr. Mr. 

Si/iiniii/nic : Beurre d'antimoine. 

Se! très avide ileau et très déliipu'scent ; n est officinal <[Ue sous 
'iriiic li(piide. hupielle est une solution de ( Idorure (rantinH)ine dans 
;i(ii|c i-ldorhydriqTie, et se [)résente sous l'aspect il'uu li(piide jaune ron- 
-•i';iti'c. '-oluhle dans l'eau. 

OxvKK. Bi,AX(' it'.vxrr.Aior.NK. — Anfiinoiiii n.n'dini). Br. 

l'nudre lilum- grisâtre, inodore et insipide. insolui)le dans 1 eau et 
I alcool. soluMe dans l'acide muriatiquo. 

Si 1,1'iitK n .\NTi.Mt»iNK. — AiitiiDoiiitdii iii(/ritiii jitirififdfiuu. i5r. 



•i;!8 



ANTIMONIAUX. 



l'ouilrc i;Tis noii'ûtiv, iiisuliilik- dans Ifaii. No sert (|u'ii la |>iv|iin;i 
(ion (k' raiilimoim' mc-lallitiiu' ot des autros sols (rautimoiue. 

Si I.KIUK l>'ANTIM<trNK l'IlÉCI IMTÉ. — Alifilli'iiihlia silljilnirdtmii \\v 

l'oiuln' jaune (>vaiii>i'. inodoir, ]»resquu insii)idi'. iiisoluliif dans 1 1 an 
( )XVSI I.KIKK d'a.NTI.MoINK. — Aiifi iiniiiii ii.n/ftii//i/i iirctii m . 
Sijiioiii/iiK : IviTinès minéral. 

^h'Iann'c «le suli'urt' |»i'i'rii)i(t'of d'oxyde d'antiiiidiiu'. Poudi'c iMiiifc 
lirnnâlrc, inodoi'c et insi|tidc. insoluhlo dans i'can. 



AltTHATK l> ANI'IMOINK KT IiK l'ol'ASSK. — Allt i ni(in> lllli fil rfd/'ilt ilW. 



l\y 



SiliKHiUiiiis : 'l'art l'f si il lié. tavti\' i''iMrti(|Uc. (Miu'tiiinc. 

Cvistuux Iransparcnls. (U^viMiant opaciucs au contact de l'air, iinxlo 
res. à saveur iiit't:dli(inc. moins solultlcs dans l'eau froide ( 1 dan> 1,V 
i|Ue dans l'eau liouillante ( I dans 2). iusoluliles dans l'alcool reetitié. 

he toutes ces |iré]»aralioiis. la seule (|ui nous inti'resse est k- tuiliv 
cnu''ti(|Ue. aussi nos remar(|ues s ail ressent -elles à celui-ci de préf'éreiici 
surtout au point de vue de l'action n'c-ut'ralc. Au reste, à l'exeeptinn iji, 
tartre stihié et (lUelquefois du kermcs et du chlorure, les antinioniaiix 
sont aujoni'd'hui à |icu pivs inusités. 

Action physiologique.— liocalemenl. les antinu-niaux sont jilib 
ou moins ii-ritants. \a tartre stikié. a]il)li(|ué sur la ]>eau ou k's nuif|Ucii 
ses. en ])oudre ou en solut ion coiicent rée. y détei-mine de l'irritation. \ nin 
une intlarTiUiatiou très douloureust-. ((ui se traduit par l'apparition ili 
\"ésieo-])Ust ides assez semlilakles à celles de la variole, et (j[ui. eomiiic cr- 
dernières. laissent a])rcs elles des cicatrices indéléliiles. Le cldoi'iuv 
d'antimoine l'st un causti(jue très ('■ni'ru-i(]ue ayant l'avantaii'e de poindi; 
pénéti'or t'acilement ilans la jtrol'ondeur des plaies l't des solution^ di 
(•(mtinuité. nuus aussi rim-onvénii'Ut de fuser au loin. 

I>ans l'estomac, le tartre cméli<pie. à dose de ,\ à ] grain, prodiiii 
au kout de dix minutes eii\iron. la nausée, avec salivation akondaiilt 
auiïnieutatioii des séi'rétions de l'estomac, de l'intestin, des ^'huidi- 
annexes et des kroindu's. ,\vi'c l/.">on l/li gr. les mêmes pkénomèiifSN 
|)roduisent. kieutôt suivis de vondssenuMits. composés d'akoi'd de niatirir^ 
alimentaires. ]>uis de mucosités et di' kile. Kn peu de tt'iujjs survient ili 
la diarrkée. d'akord composée(lc matières técales. puisde kile. puis ciitii, 
si l'ert'et (*atlun'ti<|Ue est exci'ssif. de sérum prescpu' incolore, teimiil i 
suspension des grumeaux cpii leur donnent i'aiiparenee des selles chnlr 
riques. Cette dékâcle. (pie l'on a a])]K'lée dinlvrd .s7/'A/c'. s'a(•eonl]•a!;•lR'(lr 
.symptônles généraux suivants; pâleur et refroidissement de la surt'iio 
abaissenu-nt de la temjiérat ure. ralentissement ^\\\ |iouls. ipii devient plu- 
faikle. ralentissement de la respiration. dépres.sion du système n^-rvciix 
l'ésolution musculaire, sueurs ]tlus ou moins al>ondautes. proslr;itini 
morale. Il junit. ménu'à eesiloses. surv«'nirdi's cram])esetde la cyaini* 
Jjien (jue ces derniers ,synii»lômes ne .se nH)Utrent. d'ordinaire, ipi' ' 






ANTIMONIAIX. 



lao 



^iiiîi' lU' ilosi's ('U'Vi'i's. A doses Iro]) furies. '2 i:;r;iiiis du |iliis. ou en solu- 
tiiiii iro|> <()iieenlrée. le tartre éiiu'li(|Ue |iro(luit tous les symptôines de 
I ,'iii|)i)is(iiiiieiiient par un irritant : nausée, voniissi'uu'iils violents et 
|icr.Mstants. n"astrali!,'ie. eoliiiues. diarrlu'e altomiante. eraniites dans les 
liras et les janilies. t rans|>ii'ation visijneuse. i;'rande dé))ression. t'aililes.se 
•oiisidiTaliK'. ]ioii!>* faillie, resjiii-ation courte et douloureuse, collaiise. 

li"absor))tion «lu lartre éniétique dans le sani;- peut se faire à ti-avers 
la peau dépouillé*' dv.' son épidernu- et pai' la surface des plaies et des 
iiHKiueuscs. Ainsi al)sorlié. il s'élimine par la niu(|ueuse i^-astro-intesti- 
iiale. sur hupu'lle il exerce une (H'rtaine action élective, produisant t(jutc 
'a série de symptômes (|Ue nous venons (Tétudiei' en l'ajiporl avec son 
iiitrnduclioii par l'estonKic. Introduit direct«'nient «lans les veines, les 
•llels restent i-ncore les niênu's. 

j/altsorplion du tartre énu'-tiijue par la muqueuse di^'estive se fait 
iiroinjitement. l't il est prolialde (piil eireMli-dans le sanj;- à l'état d'aliuind- 
iKite. à la l'a(;oii île la pluiiart des sulistances nH'talli(iues. Ainsi alisorlu', 
■\ doses variant de t'a à i ^rain. il donne lieu au.\ symptômes suivants : 
atlaililissement u'énéral et prostration des forces, diminution de la force 
et (le la fré(|uence des ])ulsations eardiacjues avec abaissement de la pn-s- 
-ion sauiiuine. Le ])ouls peut tomber de 12 à Kl pulsations. Iiieu (jUe la 
rédaction ordinairt' n'e.xeède ynèreliou Ht par minute. Kn même temps 
K' pouls devient ])lus mou. plus coin])ivssil(le. la respii-ation se ralentit, 
mais proporlionuellemeiil moins (pie le c(eui'. et la ti-mpératnre s'abaisse 
lie li" à -1^' Falir. I^a sécivtion de la siu'ur est n'éueralcnu-nt accrut', de 
iiiènie (|Ue celle des broU(dies. et cela surtout durant l'état de nausée et 
(le vomissement. 

Les effets déprimants de l'antimoine sur la cireuiation et la ehaleui- 
animale s'aecompajiMieiit d'uni' auiiinentation du mouvemeid de dénu- 
tiition avec élimination |)lus ji'rande de 1 acide earboni(|Ue et de l'urée. 
l'oin'i»eu (|Ue l'etU-t .se proloiii^'e. il y a amaigrissement et émaciatiou. 

Le tartre stibié s'élinnne par les l'cins. les i^-jandes s\idoripares. la 
iiUKpieuse digestive. le foie, la g'Iande nnimmaiiv, et ou le retrouve dans 
les produits de séei'étion de toutes ces yjandi's. notamment dans l'urine, 
l'ette élimination est lente. 

Les effets voiintifs de rénH''ti(pie ne si' produisent pas toujours : on 
|n'MI les évitei' par des doses fractionnées. Il ari'ive souvi'Ut (pie les 
voinissements s'étani monti'és à la suite dune do.se d'éméti(|Ue. des doses 
'ilt('rieures n'ont |)lus d'effet, ('lie, 'es malades tébricitants. réméli(pie 
-t |iMrfois impuissant à faire vomir, ("'est à l'absence de vomissements 
ii:uis ces diverses circonstances (pi'on donne le nom de f'/lrruiifc. nniis il 
liait bien reinanpier ([lU' Cl' n't-st là (pi une tolérance stomacale, et que les 
M'rt'cts (hi médicament sur k' système in'rveux. la respiration et la circu- 
l;iti()ii se produisent au contraire avi'c d autant plus d'intensité ([u'il n'y 
;i ]ias en de vomissements ( Bi'rlio/ ). I>'apr»\s («ubier. on remanpie cette 



11(1 



ANTIMONIAIX. 



toU'VaiK'c suiioilt (■ lu-/, N'S sujets rpuist's nu tV;i|)|t('s (le (Hit'l(|iic iiiilhidi. 
rvi's ii^nivc : |»iieuiii<)iii(' tyiilioïdc. »•!<•. 

li'oxydc (rautiinoiiu' l't le kt-niiès miiu'i-iil sont tmis deux si'diiiii-. 
de lu circuliitittii et imtitlierniit|ues :'i la t'ai.nu du tartre t'-iuetiiiue. !.. 
kermès est eu oiili'e uu vuinitif énerni(|Ue. tro)» ('uer;i;if[Ue luênie. ]i\\\^ 
"lu'ou ue reui|ilt)ii' n'Uèi'e plus eoiuuie tel. 

I,e luode d'action des antiuutuiaiix os) eue(M'e controversé, l'our 1. - 
uns. le tartre éniéli(|ue est. ainsi (|ue les auti'es autiinoniaux. un hy|i(i> 
tliénisaut nénéi'al anis.saut ajtrès absorption ( l{a.sf»ri, Uinu'er): d'autriv 
à la suite de liroussais. soulionni'Ul (pu; son action sédative est simple 
ment la conséfpu'ucc de ses effets sur le I ulie dio-estif. ( i ulileiv sans niiM 
la première liypothè.se. peiudie lieaucou|t vers la deuxiènn- ipu Ihii 
<l(''rivi'r la jdupart des syiu))tè)mes : 1^' de l'action nauséeuse du iiinè.lt 
2^ de la spoliation et de la dérivation opéréi's par la diarrliée et le voii.is 
senu'iit. K'iuii't'r. (pii pense (pie le tartre énu-tlipii- atciî après altsorpiiini 
|trélend (pu- ce nu-dicament est to.\i(pie pour tous les tissus azotés, et i|iii 
son action déju'imante sur le cu'ur doit s'expliquer par lactioii (piT 
e.xi'rce sur le tisHU musculaire, les i;anii"lions et les nerfs de cet oriiaiir 

lit' tartre éméti(pie est un \nun\\ï mi.i te : il irrite U-s nei'J's de I CnIh. 
mac. en même temps (pie, alisorité. il va stimuler le centri' vomitif (hm- 
la moelle allonift'e. 

Auxiliaires. — Les vomitifs, les purn'atiis. tons les sc'datifs .je h; 
circulation et les aiditiu'rmi(pies. surtout la saiii'iK-e. l'aconit, l'clh-lidiv 

Antagonistes. — liCs antai^onistes dynann(pies du tartre >tiliir 
sont les toni(|Ueset les stimulants : opium, alcool, él lier, les aromati(|iii> 
les toni(pies vaso-moteurs. Sesiiicompatihilités cliimi(piessoiit nomlircii 
si's : Cl' sont les acides et les sels acides, les alcalis, les carl'oii;i1t'^ c; 
sulfates alcalins, les astrin!.i;ents. le tannin et les sulistances (pii en ni 
ferment, les sels de ])lonil>. l'eau de (dianx et les eaux calcaires. 

Usages. — iiC (ddorure d'antimoine n'est employé, asscy, rMicimii' 
ilu reste, (pie comme causti(pie. .Vyaiit l'avantau'c de péiu't rcr d;ni- Ic- 
anfractuosités des plaies, on l'a conseillé dans la )nistulc mali^iic. I; 
moi'sure des diietis enragés. I;i pi(pn'e des serj)entset insectes veniiinu.\ 

fiocalement. le tartre stiliié a été em[)Iové. comme révulsif, daiisli- 
maladies cliroiii(pies des orijanes tlioraci([ues : catarrhe puliiiniiaiii 
liroiudiile (dironi(pie. ])leurésie. péi'icardite : mais ra|)plicatioii en l'tiiir 
très doiiloureii.se. et les pustules (pi'il proijuit laissant après eljc^ dr- 
cicatriees. on l'a à peu près aliandoiiné comme vésiculisant. I*lu< iVccii, 
ment il a été conseillé dans le traitement des incvi. 

Comme vomitif, le tartre stil)ié s"em])loie dans remliarras ^a-iiv 
inte.stinal. les indigestions, les empoisoniicinenls. les alicès du pliaivii? 
«m des amygdales <[u\ tardent à s'ouvrir, la laryngite pseudo-mciiilii;i 
lieuse, le croup diplitéritique. le larvngismus stridulus. ( Vpeiidant. (hiib 
les empoi.sonnements. il doit, (juand cela i-st [lossihle, céder le pas aux 



i 



ANTIMONIArX. 



III 



-ult'ati's (le /.iiic i'I lit' cuivre. ^\\\\ mmiI imis (U'iix |)lii> |>roni|tts à im;ir. 
I);iiisli' crini)). on lit' l'('iii)i|(ii»' à finso voiiiitivcs (ni':'i lii ilciixit'iiu' jh'-- 
riixU'. i|n;iiiil la tiiussi' lufinln-aiic raiimllic va se détat'lifr pai- Mi|i|iiira 
:iiiii ; il i'iint iiu'me, (lansoo c-Jis. son servir avec pm-uiilioii. élaiit doimée 
|;i (|é|iressi()i) considéraliK' des forct's proiluile ]iai' lo inédiciiment. Mar- 
ilmlow en déconseille positivenu-iil rein]iloi clu'Z les ii(nivea\i-iii's el les 
iirs jeunes entants. !a' l<ei'inès niiniTal serait alors un éniétiiiue moins 
déhilitant ipioique aussi etticMce. |)aiis le lai'\ iin'isninsstridulus il produit 
-iirlout le relilclienient du spasme ylottiiiue. 

Coinnu' sédatitde la circulation el autipyréli(pie. le tartre stiliié 
• lail tout naturellement indiqué dans le traitement di's intlammations. 
\iissi est-ce cont l'e ('Iles et conti'eles affections t'éhriies en ^'énéral (pu 
lantinioini' a surtout été )iréeonisé. .\ntretoison en a tait i;-raiul nsu/çe. 
cl même n'rand al»ns. dans les noml>reusi's ap|»lications de la nn^dication 
ilile contro-^i 'iiiulanle. Aujourd'liui cet enn'ouement est. tort lieureuse- 
iiiont. jtiissé. ot l'antimoine est rései-vé' aux cas anx(|uels convient aussi 
',i\ saiii'iiée. ("est dire (pi'on ne s"en sert plus dans les tièvre.'^ essentielles. 
l'i ipie. dans les intlainmatioiis. on n'y a recours «pi'à la ))remière péi-iode 
iiii piiasc de couyestion. et clie/ les sniel> jeunes et rolmstes. ca])aiiles de 
>ii]i|)ortt'r i-etti- médication déliililanle. ( )n l'emploie surtout dans les 
iidlamiualions des jtaremdiymes et en particulier dans la pueunn)tue 
i|ui est la nuiladie à la(|Uelle convient pi-ut-étrele mieux la médication 
^lihiée. (V]»cndant réim''ti(pu' rend aussi des services au dél)Ut delà 
péi'icardite. de la )ileurésie et de l'orchite ainMiés. de la Itroncduti' ain-në, 
■ le la lironcliite capillaire, du catarrhe suffocant. i\c la ]»iiarvnn'ito. de la 
iirvnuile. I>ans la lironclnle capillaire et la lirontdiite ai^-ué. il aa;it 
-iirloul connue modificateur des sécrétions lironchitpies ipiil fluidifie à 
Il taveui-(k' l'état de nausée et dont il facilite le i-eji't. avei' ou sans 
viinii.-^seiiient. l'in outre, il calme la fièvre et provo(pie la t rans|»iration 
iitanée. \h' jn'tiles doses sont alors plus utiles ipie di's doses ék'wH'S. le 
vDiiiissenu'nt devant être i;'éuéralemi'iit évite' comme inutile. J^a tluidifi- 
r;;tion des séerétitms Itronchitpu'sesf én'aleim-nt utile dans la pneumonie 
et constituerait une indication su)))>lénientaiiv à son emjdoi dans cette 
iiiidadie. 11 ne faut ]ias ouMier. au reste, (pu' la ]>neunn)nie est une ma- 
ladie à cycle défini et (pli est susceplilile de n-uérir pai'faitcment à l'aide 
ilune médication purement palliative ou même ex])ectante. (pumd elle 
l'st jieu étendue ci non compliipn'-e. l'arlholow déconseille lemi)loi du 
uu'tre stiliié dans la pneumonie. 

[/'action dé]n"essivo exercée directenu'iit ou iudirectenu'ut |iai" 
liuitinioine sur les systèmes musculaire et nei-veux a été utilisée dasis le 
iniilemeni di- |)lusieurs maladii's spasmodi(pies et convulsivi-s. entiv 
autres dans l'asthme, le croup spasmodi(pie. le spasiui' de la flotte, le 
ii''tinu)s. l'échinipsie. la ehorée. le delirium t remens, la manie aii;ué idio- 
lathicpie. etc. D'autres médieanu'uts [)liis actifs, plus efficaces et moins 



142 



AXTIMONIAIX. 



iK''l>ilitiiiitN uni rciripljici' le laU rt' s', il m- diiiis lit |ilii|i:ii'l ilc «'l'x utl't'clion-. 
ilcstdc l'ail, iiraniiiniiis, i|ii'il |ir<)('Ui-f un siiiilai>'<-iii('iit iiian|ii<'' ilan. 
l'asthiiM' spa.HiuoiliiiUf avec drlaiil (!<• st'-i ivlimi lin)iK'liii|iU'. on (|iuiii(l 
ratta(|ii(' est diu'à la suridiari;»' de l'i-stoiiiac ( l'ai'lhdlow ). ('"(''lail à liiiv 
do rclâcliaiit iniisciilairc <|iio r(''iiirli(|iK' ôtail aiil reluis l'inpluv»'' dans le, 
• •as rie ivdncliun di- Inxatioiis i-t di» (Vacl lires, dans la lu-rnic él i'aiii,dir 
la riyidilé dn cul nlt'-rin ot du périiitCan cuiii-s d»- raccuuidii'nu'nl : luai^ 
nous ]»()ssi'd()ii,s aujourd'hui dans les anestlK''si(|Ues de.s agents aul reiiicn! 
sûrs ei piveieux pour eoinlialtri' la cuiitraclion innscnlaire. 

hans les cas où leniplui de l'anlinioinesendilc indi([ué. l'oxyde |ii'iii 
laphil>arl du temps, remplacer le lartre stiliié (piand il s'a<;il de prodiiii', 
dos elVots sédatifs sur la cii'culaliun. r.ij. dans les intlainmatiuns «i 1, ■ 
pvrexios. Conime V(»mitil'et rcsuhitil'miiscnlaire. le Uoriuèsniiiiéral est 
de son côt('. 1res sou\'ent prélei'é à rénit'li(|ne. sni'Iout (die/ les ontanls. 
Contre-indications. — I/anlimuine est cuntre-indiqiié (du-/ K- 
sujets t'ailik's. dt^hilités. exposes aux vomissenienis. n la diarrliée. diiii- 
los cas de lésions de l'esiomac un de l'intestin, les temps et Tumix il^' 
dysoiitorie un de (dioléra. dans la saison idiainle. ()n ne doit pas imi 
plus r(>mpl<iyer dans les t'ornies adynainii|iiesdi's intlanimatioii.t. ni diin- 
les pt-riodos avancées. Sou emploi doit être très résorvi' (dioz les ent'ani- 
et les vieillards. 

Administration et doses.- Le lienrre d antimoine s'appli(|iio 
<-omme caiisti(|iie. au moyen d'une lia,i;"uotle de verre ou irnii |)in(i;u, 
Ou ])eiit en l'aire uiu' pâte, avec addition <lo farine. 

li'oxyde se donne en pilules, àdose de I ù .'> iii'ains ( (1.(17 à (•.-(• u'i'in. 
11 lurtnc la htise de la poudre aniiinoniale. ( lir. ) on junulre ih- .hiim.-^. 
dont la dose est de 1 à (i n-rains ((>.!;> à (».;i'.> griii.). 

I.a dose du sulfure précipité est {\(' 1 à ") n'rains (().(>" à (!..JlJ n'nii, 
en ])iliilo!s. ("<' sulfure foi'ino la base di.'s jiiliilcs île Fluiniiiir.(\\\'\. reiil'ci' 
iiiaut aussi du calomol, ont joui (ruiio a'raudo vogue, naguère, dans !■ 
ti'aitomeiit do la syjiliilis et qui sonl aujourd'hui inusitées tout coiiuiir 
io sulfure lui-intuno, du reste. 

Le Ivoriuès minéral sadmiiiistro. comine éméticpie. à la (h)sc de ."i 
2(1 grains (0.152 à !.;)(» grm.), et. c(Uunu^ sédatif, à celle do 1 i\ 4 giiiin- 
((».(»T à 0.2() grm.). 

Localement, le tartrate d'antimoine et de ])otas.se s'a])pli<[Uo. coiiuiir 
révulsif, sous forme d Onguent ( IJr. ) ([u'il faut laissi'reii place un ccrtiin 
tem])s.attondii (pie les pustules ne se foi-mt'iil (pi'aii lioiit de ;!(» à 4S liouiv- 
A l'intérieur, comme vomitif, le tartri- stiliié se tloiine à dose de là- 
grains ((),(»7 à (I.L) grm.) : comme sédatif circuhitoire, diaphoréti(iiU' i- 
déprimant du sv.stème miisculuire. à colh' i\v ^^ à \ gr. (;> à IG milliu'i. ! 
Dans la ]troductiou des ottets pun-mont sédatifs, il faut éviter les vomi- 
sements. et par consécpient, ne )»as pou.ssor les doses trop loin. Des (l(w. 
fracti(jiiiiées, ré|)étées toutes les 2, ;{. 4 ou 'i heures, convioniient le mieux 



' TIMOXfAlîX— ANTIPVIUNK. 



It.r 



(liiiis CCS cas. <^iuiii<l nu veut laii'c \ iMiiir.il iiii|i(ii le lU'ilumicr les donos 
I i,nii<iiiiN|tliis cli'vct'H) (U' tiii'ti'c cm«''ti<|Uf (liluccstlaiis tin vcliiculciilion- 
iliiiii. l'ai' l'xcmplc : 2 ti;rains ((MI5 Lçrni. ) dans un i^vainl vcrn- (IVaii. ;i 
iirciuln'par grandes cuillciH''csiVs()U|KMlc(jiiiirt ( l'heure ''Ui|uart d'Iicurc. 
iiis(|u'iV iti'odiu'liou des voniisseuieuts. (jfsl ù ci' ujode ji.irticulier d'ad- 
iiiiiiist ration (|H <>u a doiiu»' le uoui (\'i'iiii'ti</iif eu liirniif. Ou peut eutiu 
ilmuicr rciuôli<iue sous i'onuc de vin, ( Mr.) dont (duuiiu' di'achine reu- 
ici'iiic { de Efrain ( 1'» luillii^r. ) de tartre stiliit'. et <|Ui' l'on administre à 
ilo.sc <le ') lidninies à 1 dracliuieun '1 diaelmies (((.."tt» à IlTôoti T. '><) ,îj;i'in. /. 
Miimiit l'etVet i{\\v l'on veut produire. 

Toxicologie. ^ — i"e <|ni frappe dans 1 Cnipoisonneuient parle tartri' 
riiu''tii|ue. ce sont les svniptôiues dirrilation i;!istro-iiite«tliuile iuten.si', 
les voniissoiuents persistaut.s. la diarrhée tdioléril'onne. et surtout la 
prosl ration tivs considcrahle (U-s forces, la failtlesse du caMir et l'adviui 
mie. Le traitement <loit surtout visi-r ces points jirincipaux. Il se 
résiuiic comme suit ; \'ider rcslomac ; s'il \\ y a pas d»' vomi8.semeut>. 
Cl" (pli est rare, ilonnerdes vonntifs (apomorphine. moutarde, sulfalt! «le 
/■.inc). titiller la liU'ite. Kau tiède et li(pudcs iniuséeux eu ii'rande alion 
(liiiicc. ( 'omme antidotes <diinii(|Ues : l'acide taniiiipie. Tacid»' ^alli([uu ei 
luutcs les sulistiinces (pli en reufei'meiit : ('•corce de (diêiu'. (piiiKpiiua. 
ili('el calT' forts, etc.. ri^jiélaut la dose aussi souvent ipi'ils sont rejetés. 
Le poixiii ('tant rejet (■ on nent ralis(''. t raiter les sympt(uues d'irritation 
iiiir le repos de l'estouuu- et de l'intestin, émollients. sina]iismes. injec- 
tions liypDilermiipies de nior|)hiue. Contre le collapst'. donner les 
stinudants: café et thé forts, alco()li(pie.s, injections hypodermi(iues de 
(iilV'ine. d'aininonia(pie. d'éther. l'hivelopper le nudad<> dans des cou 
\ (Il 11 l'es cliandes. Iiouteilles d'eau ( liaude aux jiieds et nu^'Uie tout autour 

'ill ('(JI'JjS. 

L'empoisonnement [»ar l'éméti(|ue est rarement mortel ; le poison. 
I i;iiit vomitif, se trouve être à lui-même son ))rojM-e remède. La dose 
iipiiti'e mortelle est de Kl à 20 i>;raius ((Miô à \.'.W i;rm.). 

ANTIPYRINE.— P/k«((,-o«////(. Hr. 

Si/iioni/ini'K : Diméthyloxyquinizino, amd^'ésiiie. 

L autipyrine est un des uomhreu.x dérivés du goudron de houille 
[et (le la chinoline. Poudre cristalline. Iilaïudie. inodore, à saveni- amure, 
[tivs solulile dau.s l'eau et l'alcool. Elle se c()m]»orte comme une Luse.'et 
pont t'oniiei- des sels avec les acides. 

Action physiologique.— A la numière de la chinoline et île ses 
dnivi-s. lantipyriueest antisepti([ue. Kilo le serait même plu.s que l'acide 
li(ylii|Uo. et sa solution à S p, 100 arivterait, -X ég-al volume, la i)utré- 
liiclion des liquides. ]?ien d'ai)préciable dans l'esloimu-. si ce n'est peut- 
Itiv. à petites doses, une léijjère augmentation de ra])pétit. et, à doses 
llevi't's. (les vomissements. Dans l'intestin, elle exerce son action anti- 
eiiti<[ae sur les nombreux microLes ilu tulte digestif. 



144 



ANTII'VUlNi:. 



Alwdflu'-i'. à iloM' «II- l(( à ;{0 ;xi"iiiis. riiiili|i\ l'iiii' imitt' lapiili'iMi'iit 
Miii notion Miir !«• sysk'iiu' nerveux. |iio(lnisinl la série de Hymptônic^ 
Niiivautn: an luiiit de (|iiin/.e à (rente minutes, sensation de elialeiir nvr. 
l'OuHée eon^estive à la faeo. léj^ère excitation eireulatoire et eér»''|p|;il( 
i':i|)ideinent suivie de indi-ur de la lace, de dia|di(irèse plus itu nmin. 
alioiidanti'. d'al>aisseinent delà li-nipérature. ralentissement du imimIsc 
«le la respiration, ililutation des capillaires eutunéset aliai.ssi ment ilcla 
tension urtérielle : <|Uel(|Uetbis on oliservc de la nausée, plus l'arenii'iii 
<les voinissements. du vertitçe. des lioui'donnemenis d'oreilles, i']n niéiin 
temps, il y a diminution inar*|Uée de la sensiliilité douloureuse et .nial 
ifésie «pie l'on constate surtout s'il exi.Htait, au préaluhle. une doulcin 
<|Uelcoii(iuc. 

li'aliai.sseiui'nt de la température est remarquaMe et .se luiiijiiii 
même avec des doses ne dépas>ant pas S ou Kl ii;rains, " (lénériileiiicni 
une première dose t'ait descendre, en moins d'une heure, la tempéiMiiiiv 
de l*-' ù, 1".'). Si on cesse aloi-s l'administration du médicament, clic m 
maiiitiont à ce deujré plusieurs heures, et même descend encore de (|iii'| 
nues dixii'ines. Si on administre iim- ileuxième dose. la tempcr;iliiii 
descend encore de (>^'.r> à 1"', et si' maintient ainsi huit ou neuf hcuiv> 
( Arduin i. Ces etVets antithcrmi([Ui's se produisent surtout che/ lessujch 
dont la t»'mp<'raturiMlépas.sc les limiti's physiolo;^-i(|Ues ; (die/, le sujel siin 
ils sont à pi'ine appréciahles. 

Li' ralentissement du pouls, de même ipu' celui de la respiration 
n est jamais |)iMportionnéà i aliais,scmenl delà température. \ ces(|irH> 
le p«)u1b reste l'orl et résistant, lia transpiration cutanée l'st parfois |ini 
fuse, il' malade en étant litti'ralcmcnl liaiy,'n(''. <^»Hant :"i la diminulidii lii 
la sensibilité doidoureuse. elle est nninifeste. et constitue un |ih('hiiiiii'iii 
aussi important (|ue la chute thernucpu'. 

l)'apivs plusieui'sol)serva leurs, l'antipyrine .serait anti-u'alactii::iiyiu 

.\ doses élevées, l'antipyrine est non .seulemeiit un autithei'niii|Uiii 
un analii:ési(|Ui'. mais aussi un déprinntnl du cicur et de la circidnliinivi 
un dépres.so-motcur. Le co'ur. ralenti, hat plus faihlenient. cl l'oiiavi, 
alors survenir de la .syncope, parfois morlelle. coïncidant avec un iilmi 
.sèment exagéré de la température, accidents (diolériformes. ahattciiinii , 
nausée, sueurs, cyanose, etc. Les réflexes sont plus on moins sup|iriiiu> 
le médicament agissant comme déprimant sur la moelle épinière ((i. SiV 

L'antipyrine s'élimine par les l'cins. la peau et les i^'laiides inlotiii;! 
les. Sou élimination par la peau s'accompaii'uc parfois, iijri'ice à la Inii 
]iiration abondante «jui se fait aloi-s. d'éruptions diver,ses, la ])lu|iiii't(lB| 
temps à caractère moi'hiliformc. 

Le niotle d'action de l'anal^-ésiue est encore mal interprété. Smij 
action antithermiipie doit être l'attachée, .soit à une action directe sur li 
centres tlu'rnio^'ènes. soit |)arce([iu' l'anti]iyrine, comme la (piiniiic. iihnIi 
reruit l'oxydation des tissus. Xencke a démontré que les hautes il"'*'! 



ANTlI'VltlNK. 



Il,') 



(raiitipvriiu', pri^'s à iiitt-rvallfs |nii(liiiil un liTlaiii t»'m|ts. n'duisciit la 
iir.ii)iir!um •!<-'« mat cria ux fxcrr'iiu'iilitii'ls a/.uti's t-Iiiniiir's soit par la ivs- 
niiiitiiiii. !«>it 1">'' '*■'* "l'^i'i'î^ »-monct(»in's. 

Auxiliaires. — 'r«»UM U-s autres auti|tyri'ti(|Ut's et «nalu('>i(|U»'.H : 
iiiititt'liriiu'. uinr|iliiui'. |»lit'iui('»''tiin', aciiU- salicyli<iui'. (|uiuiut'. clf. 

Antagonistes -I.fs sliiuulauls alcDolliiucs. les aniiUDuiacaux. 

Usafj'eS.- <'<'iiiMif aiilitli('i'Uii(|Uc rauti|»yriu(' a l'-lt- dés je drliul 
( laiilovt't' I""' K""i'i'- '*"" iiivi'ulfUi', dans la tièvi'c des liducculcux. puis 
|ilii^ lard, dans la tit-vri' typlnndi'. la lièvre luTliciue. la tièvi-e puerpértde. 
les liôvri's t'riiptivos. le rliuniatisnii' articulaire ai^;u t-t >uliaiL!:u. la pneu 
iiiouie. la linin<diite, la .i,'rip|ie. la lièvri- <i l'ri)/<in\ réiTsii)èle. en un mut 
ihiiis liiiis les cas où il est indi(|Ué de eondiattre l'Iiypert liermie. Klle 
l'Ointitue l'ii etl'el un moyi'u puissant et mu* d'al>aisser la température 
iJaiiH )ires(pie toutes les nuiladies l'éliriles. hllle atténue, dit .M. IIu(du»rd. 
les sviiiptômes (|ui sont sous la dt'peiidanee de l'état tliermiipu': aeeélé- 
ratiiiii tlu pouls et de la respiration, sécheresse de la liouche et soif. 
iiKippélenec. insomnie. .Ius([u'ici. «Joute le même auteur, elle constitue 
II' seul iiiovcn connu d'almisser eHicacement la température des tuluM'cu 
k'ux. Mlle exercerait mcnu'. dans ces cas, une action )ires(pu' élective. 
Dans la tièvre typhoïde clK-an'irait éifalemcnt avec elticacité, sans cepen- 
claiil exercer d'intluence notahle sur la marche de la maladie; comme 
iluus la tièvre tuhercuU'U.se. il faut en réservei' l'emploi aux cas où la 
ii'iii|iérature dépasse certaines limites. Suivant \'on .N'oorden, les syni])- 
iriUH's céréliraux s'améliorent très notahU'iiieiit sous l'action de ce médi- 
caïuent. Dans le rhumatisme articulaire, elle agit, d'après Hcrnheim. de 
la iiiènic t'ayon (jue le salicylate de soude, son action étant i»lus rapide et 
[aussi persistante et se manifestant une à trois heures après la première 
[dose; elle comhat à la fois riiyjierthermie et l'élément douleui", et il est 
jl'ucilc de voir qu'il n'y a là aucune action s])éciti<iue. On en peut dire 
uutaiit de son action dans la <j;ri]»pe. Pour .McHeath, elle n<x'\i. à la façon 
liluii spécifi(iiie dans la tièvre pueritérale, à dose de 1(1 grains toutes les 
[quatre heures. Pour M. Iluchard, rantijn'rine est un médicament uuti- 
lliyn'tifjue très etticaee chez les enfants, mC-me très jeunes. Klle ji hieii 
Irt'iissi. chez eu.x, dans les cas de tièvi-e herpéti(iue. de ])neumonie. de 
ibviiiicliite. 

Les u.sage> de rantii)yriue comme aiitithermi([ue .s( ut loin d'égali'r 
liujourd'ilui en 'mpoi'lancc ceux aux(|Uels la destine son action analgési- 
^[\\v. A ce titre, elle a sa place toute trouvée dans les nomlireuses niala- 
[lii's ilmdoureuses et en ])articulier clans la nugi'aine, l'héinicranie. le tic 
loulmu'cux, la céphalalgie, les névralgies: dentaire, intercostale, sciati- 
|f|Ur I te. le rhumatisme musculaire, les douleurs fulgurantes de l'alaxie 
oiiKitrice, l'angine de poitrine, les affections ocidaires douloureuses : 
tis, kératites, migraine o|)litalmi(]ue. névralgies ciliiiires. etc.. etc. 
aiN taudis que. comme antitliermi(jue. elle n'est tout au plus que pallia- 
it) 



140 



ANTJPYRINK. 



tivc. n'exerçant juieiine influence suvia marche et la 'luréedela iiiaijiii, 
|iviiiei|iale. comme anal,ii;ési(|ue. au contrairi'. elle peut en cei'taiu> ( a> 
sciatiques intenses, névrali^'ies faciales et surtout névrali^-ies cvanieuih^ 
devenir |(osi^ivenlenl cuvative. •• 11 est |»ei'Miis de dire ([;ie l'antiiiyriiir,;! 
doses massives. ,a;ucrit la ])lu|)art (U's nu,ii;raiiies. (|uelle([ue soit leur ciuin 
prochaine" (Deinau). i'our notre ])art. nous avons ])lusd'une l'ois (iii:~ 
taté sa supériorité évidente sur la morphine dans le traili-nu'ut du s\ iii|i 
tome douleur. 

\n cours du travail i\v l'accouchemeut. l'aulipyiiMe a paru, en rci 
tains cas, pri.se à riuté''icur ou injectée li\podi'rmi(p;ement. |)rocui'cr n 
soulai^ement, mais soumis.' à l'épreuve d'une e.xpérimeiitat ion rin-ourciiv 
entre les nuiins de M. Auvard. elk^ n'a pas donné as.se/ de sucées l'iVv 
jiour UK-riter d'i'utrer en parallèle avec le chloral. la morphine et , 
chlorotoi'Mie. .1. Phillips la ci'oit t ivs t^tlicace contre <'ei'taiues lorinc-- li. 
douleurs |)ost-])Uei'péi'aU's. surtout che/. les t't'ir.mes impressionualiir> ,! 
licrvt'Uscs. 11 la donne en ont re avec suecès pour rendre indolores !i< 
ellorts durant la |H'riodc de (l'Iatation 'lu col chez les ]irimipai'es. 

li'a<'tion dé-presso-mot ric( de l'antipyrine a été plus récciiniiii'; 
utilisée dans ré])ik'psie. la cotpU'Iuche. la laiyu^'ite si riduleusc. l'asiliini/ 
la cliorée. le tétanos, l'ataxie du mouvenu'ut. l'éuurésii'. et cela -.w,: 
des succès variahles. Dans i'é|)ilcpsit'. il. ( '. W'ood a olitenu d un niéi;iii 
H'c d Vmtipyi'iue et de lu'oniure d ainmoninni des résultats (|u'il ilii iiiv 
supérieurs ;~i ceux produits ]iar les hromui'es seuls. Il donne (i ni;i|i,, 
dautipvrinc assoi'iés à 20 i;-rains de hr(unliydraic d'amnioniacpic |i;ii;- 
la co(|Ueluche. la do.se ^, mi' un enfant de 1 à .") ans varie enlrc 1 ii .i 
yranis. ré[)étés toutes les deux ou trois lu'Ui'i's jus([u'à ]iroduction dCtlii- 
iiln'^iologi'pies. puis toutes les (piatreoii ciu<i heures; on suspcml ; 
médication s'il se pi-oduit do la eyauo.se (Ilare. Aidde). Dans le iani 
«jismus stridulus et la (diorée. les do.si's doivi'ut également être jH'tiiis,; 
répétées à (h' l'ourts intci'valles. i'aus l'énui-ésic (dii-z les enfants. Ii< 
résultats sont merveilleux (Houisson)- Le remède est doniu^ à doscir 
;{() grains, eu trois fois, d'heure en heure, [ou ."> lu-ures avant IccouiIm! 
<^)\uint à l'astlmu'. si l'aidipyrine ])eut pi'ocuri'r du soulagi-niciit irij 
nionu'ut do ratta(pU!, elle est loin do produire des résultats permaiu'iii> 

.M .M. (Jerinain Sée et l^imis ont vanté l'autijn'rino coi.tre le di.ilrt 
siicré. I'our .M. Panas, elle jouit d'uni' action autiglycogénicpu' cliii.n 
et promitle, l't réussit la où ni le régime ni K's autres médicaments iim: 
]iu ahaisser le taux de gliU'oso au-(k's.sous d'une (pumtité donm'e. 

Comme hémostatique enfin, elle a donné des résultats favoi'iil'ii- 
<lansdescas (riiéinoptisie. do gustrorrhagie. d'épi.slaxi.s, do nu'trorrliiiL'i' 
f In'morrhagic s'arrêtant ra[»i(lemeut en général et nu^-nu' ndi un i|iiavn 
l'ergoline et le perchlorure de fer. 

11 n'est |)as doutiMix (|Ue. avant longtem])s. l'anti])yrine aura cm r| 
oté utilisée avec succès dans un certain nomhro de mahulios, et (|n'àir| 
suroque l'on sera mieux fixé sur son mode d'action ou pourra l'eniiiluvi 



ANTIPVIUNF.— A1'()M(.I!PI^\^:. 



1J7 



iiliis vationnellcmont. .Iiisini'à aujoui-d'liiii ses iiKlirations coimiu' aiiti- 
tlit'i'iiiiqiit', (lépresso-iiiotnirut sui'tout comiiu- an:ilii,'é,si(|iK' priiiunt tciiUrs 
les autres. 

Contre-indications. — liaiiliiivi'inc est ratioiiiK'lli'iiu'nt coiitrc- 
iii(lii|iu't" dans tous les cas <\v lail)lessc du cu'ur. dans la diplitt'i'ic avec 
l('si<'ii 'I" inycardc. les atlei-tious oriçaniques du c(eui" avec asystoliv 
iirouduccc. la (lt''n"('U(''ri'sceuc',' n'raisseuse (ht cd-ui' ; elle l'esl eucoiv à la 
^uilc de>; iR'iiiori'liaii'ies ti'ès protuses. dans la pm-unionie avec (cdènu'ilu 
iioiuiutn. dans les derniers stades de la |)litisie ]iulni(in!'.ir<,' v{ dans ((.)us 
K's ras de tail)le.sse i'\l renie et d'éniaciation. L'allninnnurie m- constitue 
lias nue coiitre-indicatidu. 

Administration et doses. — l/anti[i\ liiu' se donne eu solution 
aiHiciiseou en ca<dicts.;i(lcs doses variant de Sa t.") i;-raiiis( O.ôdào.dd içrni. ). 
Xou> croN'ons inTili'iii de ne [las di'|iasser '17} i;-rains ( I.ÔO !:,'rni.) à la l'ois 
rlic/. l'adulte. Si l'on veut oWtenir un cti'cl di'cisit'. antit lieriui<|Ue ou 
aiial^i''>ii)Uc. on répète la dose au liout de 1 à!! heures. .M. Dujardin- 
livauiuct/. conseille de ne pas di'-passer la dose d" '.U> à .") t i;'i'ains CJ.iîU à 
'.',.')U i;MMii. ) |iai' jour : si cette dosi' était incllicace. il faudrait avoir recours 
;i un aiil rc iiii'dicaniciit . i'our les entants, la ilcsc sera en n'ciii'ral d'autant 
de ^Taiiis ipie rcnranl coiiiplc d aiim'i's. 

l,a voie stomacale e.^1 celle (pli convient le inieu.x. On peut en cer- 
tains cas. cependant, donner i'antipvrine en su])pc ' oiixM ou eu lavi'- 
iiuuts. TiMp douioureiisc. 1 injection liypodcriiii(pie ne devrait pas être 
i'iiilil<i\'ce. ;'i moins (ju'oii ne si' ser\'e de solutidiis ('tendiU's. tout en iiiiil- 
ii|iliaiil ics iiiji'ctions. 

( '(iiiiliiiii'e iV l'iode, à l'aeii'e saiieyliiiue. au ciiioral. l'antipyriiic t'iuir- 
iiit tiMis dérives : ['ini/niii/riiic. la sti/ipjjrinc v\ Vi .id/i/im . tous analn'ési(jiK's 
.'liicaccs ( \dir ces mots). 

ANTITHERMINE.— ItiViiho de liicomiiinalsdii ilc Paciilc K'\ iiliniciiir iuce 
:ivcT la ]ilii'iiyl-liviira/.iiu'. — Aiititlicrniiiiuc, aiialtrésiiiiu' et iiiitist^pilipic. — Se iloiiiu' 
iii ra.'lii i<, il (liisL- (le 4 à ."> irrains (i).'l'> à ()..'!(• iri'iii.). l'",uc(irc peu ii.<itéi'. 

AP0M0RPHINE.—.l//(>///o/7yA///(/. 

.\lc!.'oïde dérivé de la morphine. Forme avec les acides des .sels dont 
1111. le iiiuriate, est ottieinal. et se ])résente sous forme de pouilre erisla!- 
liiK' lilauc (;'ri.sâtvc. solidde dans l'eau cl l'alcool. 

Action physiologique. — i'i'ise par l'estomac ou injecli'e .sous la 
naii. à dose de , V à ^ ''^' g'"''"- I apomoi'pliiiic amène, au hout de cin(| 
viiii;l minutes, des vomissements éueri;'ii|ues, rapides, non pi-écédés di' 
liiuiiséc. et non suivis de l'abattement et de la prostration (pii a;'e()m])a- 
ïiiciit ceux du tarti'e émétique et mènu' ceux de ripi'cacnanha. Il w'y 
[las de diiirrliée. le mé ii'-ameut n'exer<;ant ancuni- irritation locale. Si 
lit (l(jsc d'apoinorpl, ne est ék'vée. celle-ci. outre (pT^'lle provo(pie les 
'iiMiisseiiie.nts. donne lieu à des troubles circtdatoireset nerveux (jui peu- 
fcui ne pas être sans daus^er : les haltements du e(i;ur s'aceélùrent daliunl 



148 



APOMORPHINE. 



ainsi quo la ivspiratioii. il }• a cxaltatioinU' la soiisiliilitô. dos nioiivi'iiuiii 
incessants et incoovdonnés. ])uis, ù eos sviu|itôn\es in(li(|uant l'excitalidi 
dos oentros nerveux sensitit's et moteurs, du eentre respiratoire ci ,{,■■ 
nerfs aeeélérateui's. siieeède la ])aralysie de ces mêmes centres, se ti'adiii 
sant jiar le colla|)se. le ralentissciui'iit imis l'arrêt du cd'uret de la iv-|,i 
ration, la paralysit' des mcnilovs. la disjtarition des i-étiexi's. taudis (ni, 
la teiupératuiv haïsse jteu à peu. 

li"a])oniorp!iiue passe |)our êtn.- un expectorant ellicace. et .Miirn-;; 
tait oliserver (pie cette action i-xpectoranti' s exerce surtout à la suite i|.> 
l'ailniiiiist ration de fortes doses (A i;M'. h ."> ^-l'aius ))ar jour) par voie un.. 
tri(|Ue. A ces doses, et ini-'érée par l'estomac, l'apcunorphine fii\nii., 
rex])ectoratiou sans ])roduire de nausée ni de vomissenu'nts. Il famlinii 
donc admettre (|U elle exerce mie action moditicatrice .spéciale sui' h, 
muqueuse lironclii(|Uc. 

L'ajiomorpliine provcxpie le vomissement par excitation direcic ih; 
centre vomitif ( ''l'st le t ype du vomitil central, ("est aussi r('iii('ti(|ii, 
K' plus ])rom})t. le ])lus certain et le moins irritant de tous. 

• Usages. ^IVapomorpliine est à peu pivs exclusivement eiiiplnvr 
coninie vomitif dans les cas où il faut a^'ir prom|)tcnient. cner^Mcjiicnuiii 
l't où l'introduction du vomitif par les premières voies est dilliiik' cii 
impossilile, comme par exem])le dans l'indiii^ostion. et siirt(Uit dans ICn. 
poisounement. ainsi que dans les cas de corps étrangers du pliai'vii.x. di; 
larynx et de. l"(eso))liai!:e. ( '"est alors lenieilletiréméti(|uean([uel iioiis|iiii. 
sions avoir recours, sauf peut-être cpiand. dans reinpoisonnenicnl |i;ii 
les narcotiques, les centres nerveux sont déjà stuj)étiés. Dans ce cii^i 
faut y renoncer. On doit s'en servir avec précaution chez les nitiiiih 
reiix-ci étant ])articulièrement suscej)tihles de ressentir son action ilé|ir 
mante sur les centres. 

On l'a conseillée, à doses vomitives, dans le catarrhe .sutrocant,: 
crou]) intlammatoire ; elle agit alors en vidant mécaniquement Icsvcin 
res])iratoires olistruées. Siredey en a olitenu de lions résultats, à n- 
doses. dans jtlusietirs cas de hronchite chronique avec eiiqiliysènu'. d lu' 
inoptisie. d'(edème pulmonaire, de coqueluche, d'asthine catarilm 
Murrell l'administre, à doses élevées, sous forme de jiiliiles ou de ikiIJm: 
dans la hronchite chroni(pie avec ex]iectoration diflicile. la linimliiK 
tuhercnleuse, la hronchorrhée, la toux d'hiver, etc.. insistant sur le fui: 
(pie le médicament doit, ]»our agir comme exjiectorant. être ildiiiH'. 
hautes doses et par la voie ga.stri(|ne. Petreseo l'a récemnieiit rnoii. 
niaiidéc comme expectorant, sédatif de la cireiilation ci diapliorétifi 
dans la pneumonie, la hronchite. l'arthrite rhumatismale, et siirt<iu1 ibil 
la rétrocession des érujitions téhriles : variole, rougeole, scarlatiiu'. 

{'otnino dépresso-nioteur, elle a semltlé etticace, entre les iii!iiii>'l 
Vallender, comme prophylactique des attaipies d'é])ilo{)sie. AV. .1. I!;i: 
soin dit s'en être hieii trouvé dans un cas de strvehnisme. cl Ih^r* 



APOMORPHIXE— ARGENT. 



14!» 



ri'i'it iiu't'll*' sera t'tHcacc toiiti's Irs tni> (|iu' 1rs coiiviilsions m- •ont |ijis 
(hu's M ik's lésions ()rii:iuii(|iu's (U's cc'utri's iicwt-iix. 

l>:iiis (jiu'l<nu' ciiToiistanct' (m'ou riulmiiiislre. il ne faut ))as jn'i'iliv 
(U' viu' 1 iH'tioii (léprinuinte do ra])()in()i'i)liiii<' sur k' systènu' lu-rwiix et 
ic cu'ur : au reste, e'est précisément cette déjiressicni (|ui constitue k" prin- 
ciiial olislacle à la i^énéralisation de sou eui])loi. luêiue eomiue vomitif. 

Administration et doses. — Par l'cstomuc, le nuiriatc d'aiio- 
liidriiliino se donne à dose de ]j- i!;r. (S milliifr.) comme vonntif. Kn 
iiijcrlion liv])odt'rmi(|Ue. la dose doit être réduite à ,5 yr. (4 milli.n'r. ). La 
siilutioii orticinale ( Br. ) si' donne à do.si" de 2 à S o-onttes. représentant 
(ic ,,'t; il i\ iiT. ( 2^ à 10 milli<>;r.). J/apomorpldne s'altérant assez facile- 
iiii'iit au contact <le l'eau, il im}>orte de ne pas pi'é|iarer trop loniftemps 
a lavance les solutions a(|Ueuses. 

ARABIQUE ((io.M.MK). — Ai'iiriir i/iiiiniii. Rr. 

i'ixsudation LComnieuse de VAcarin Siiic/itl. Larmes arromlies. 
inedores. incolores ou jaunâtres, hrillantes. à saveur douce et mueilaixi- 
iiiiise. entièrement solulile dans l'eau, elle donne un mucilage clair. 
Ki'iil'ernie de '.acide arahiiiue. de l'acide nnu-ique. résine, etc. 

Action physiologique et usages. — Adoucissant local, tant 
iiiiur la peau <|Ue pour les naKjiU'ii.ses. Dans les voies dii^estives elle ai>:it 
(■eiiniie sulistance colloïde et empêclie les ]ilu'nomènes d'exosmose, en 
inOiiie temps (|u'elle s'oppose à l'alisorption et (pi'ellc l'orme nn l'nduit 
|irutccteur à la surface de la mncpu'use. 

()n s'en .sert comme émollient dans les irritations de la peau. <lu 
tube digestif, des voies respiratoires et génito-urinaires : érvtliùme. 
cxi'oi'iations. I)ri*llures. stomatite, gingivite, pharyngite, amyg<lalite, g!i.s- 
irile simple. diaiM'liée, dysi-nterie. empoi.sonnoment par les irritants, l»ron- 
cliite. pneumonie, laryngite, etc. 11 y a avantage réel à l'iidministrer 
, <l;nis les diarrhées, attendu ([u'elle s'o]»pose à l'exosmose aqyuMisi' et com- 
li:it la fré|nence et la fluidité des selles. Dans les empoisonnements. 
|cl!i> constitue un oiistacle à l'alisorption <lu poison. Kn pharnnu'ie, la 
niune aralii(|Ue s'em])loii' comnu' excipient et correctif d'un grand 
liioiiiliiT de médicaments, dans la fal)rication «les trochisques et i)astilles. 

Administration et doses. — Localement, en ]t()udre, mucilage. 
Igous t'orme de gargarismes, collutoires, etc. A l'intérieur, on potion 
|ai[Ueuse. à doses illimitées, ou ,sous forme de niucilage (Br.). dont la dose 
[e>t lie 1 à 4 cuillerées à tiu'-. ( )n en fait un t'Xt'ollent sirop qui, de môme 
jui' la Potion (/(iiniiii'iiae du ("odex, sert d'excipient à une foide de sul)s- 
tuiUTs actives ou in.soluliles. Dans les cas de stomatite ou de pharyngito, 
IH'iit laisser hi gomme se dissoudre lentement dans la Itouche. 

ARGENT.— An/ni hm. 

-VituKN'T iMMiiKrÉ. — Anfentuni imrifiraiiim. Hr. 

Xe sert que pour la pi'éparation du nitrate. 



150 



ar(;ent. 



XlTHATK l)'AH(iKNT. — Ar</<lltl ll'trils. Bl". 

Si/noHi/nii')^ : ( "aiisti<iuo, ciuistiqiu' huiairc, itionv intVniale. 

Sel cristallisé, incolore, à saveur ]m''tallif|ue, brûlante. Sdlulii, 
dans l'eau et la Lflyeérine. Fondu puis coulé, il se présente sous tonne 
de crayons ifrisâtres (|ue Ton |)eiit nuiuipuler jjIus faeilement (\\w lu< 
cristaux. 

OxvDK DAiuiK.VT. — An/aiti 'Kfi(liiii). Hr. 

Poudre brun olive, insoluble dans l'eau. 

Cnr.oKi'HK h'auok.nt. — Aiuienfi c/ihtn'fhim. 

Sel blanc caillebotté, insoluble dans l'eau. 

loDiTRE I)'au(jknt. — Anjeiiti iodiduin. 

Poudre blanc jaunâtre, insoluble dans l'eau. 

Cyam're d'auuknt. — Ar(/cHti ryanidum. 

Poudre blancbe. insoluble dans l'eau. 

Action physiologique. — T* ut l'intérêt (jui jieut satlaciiir i 
l'argent et à ses sels se concentre dans le nitrate, lequel, outre ses proprii'li- 
comme composé argentique, est. de ])lus. un astringent et un caustinii, 
employé as.se/. t'réquemnuMit. 

Sur la peau buniide et les muqueuses, le nitrate d'ai'gent. ap|ilii|i!i' 
à l'état de cristal ou de crayon, ou en .solution concentrée, détermine mu 
sensation ti'cs douloureuse de cuisson, et ttiriiu* une eschare inii ii. 
dépasse guèi'e en épaisseur une traction de ligne. ( 'ette escbare. (ralinri 
iilanclie. ])asse bientôt au gris. ])uis au violet ou au noir: elle se tni'int 
rapidement et tombe au bout de un à deu.x jours. Klle résulte <k' 'm 
coagidation de l'albumine. Dissous dans l'eau et dilué, le nitrate d'îi!- 
gent cesse d être causti(]iu' ])our devenir astringent et hémostati(|Uc, \. 
resserre alors les tissus, fait contracter les capillaires, s'ojipose aux mViv- 
lions mu(|ueuses. et agit comme décongestionnant. Kn solution à hr. 1 
1 p. 1(1(1. le nitrate est un exci'llent antiseptique. J/oxyde et les autre 
si'Issoni déjtourvus d'action locale. 

Introduit dans l'estomac en solution concentrée ou sous toriui' o 
crayon, le nitrate d'argent produit une très violente irrittition. uvi^ 
nausée. vomis.sements. gastralgie. crani]»es. résultant de l'action caii^': 
qiu' du médicament sur la iau(|ueuse. .Mais, même dans ces cas. la piv 
sciUH' i\v rescliai't' em|)êclie le nitrate d'agii' plus |)rot()n'lémenl. (t ijni 
ex])lique le t'ait (pU' la cbute d'un crayon de |iierre int'cniale daii^ IVM' 
mac a ]»u n'être suivie d'aucun accident fiiclieux. 

A doses fractionnées, le nitrate d'argent 'jigit sur la niii(|U(ii'r| 
ga.stro-intestinale à la façon des astringents, ressei'ranl les vai>-i';iiis| 
diminuant les sécrétions l't produisant de la constijiation. Desilosc- 
peu plus élevées stimulent la muqueuse et peuvent augmenter le lauii 
ment péristalti(]Ui' ainsi (pu- les sécrétions. I )u catarrhe gasti-o-iiitt'-iiiai 
pi'Ut ainsi résulter de l'emploi prolongé de ce sel ainsi (|ue de celui ifj 
autres composés argentiques : oxyde, cb.lorure. iodure, etc. 



ARGENT. 



i:.i 



Hiins l'ostoinac. les si'ls (rari:;i'ii( passent m l'état (ralluiiiiiiiatos. lU' 
ililornivs l't (le ]K')it<)iiati's. ot sdiiI alisoi-hr-s. Hart liolow r(''suim' roimiie 
suit k'ur action sur le sany; el les tissus ; •' Des uiudiHeations importantes 
M- i)r<>iluisent dans le sanu^. (Hii devient pins noir et ]tlns fluide, et dont 
les irloliules roui^es jmlissent tout eu se déformant, l'hénio^'loliine étant 
ininstbrniéo en liématine. l'n léijjer ahaissement thernii(|ne résulte de 
rcs iiKidirications du sani;,'. IMusieurs tissus subissent en outre des alté- 
rations ])atholo,)^iques. L'épitiiélium de la imKjueuse intestinale, des 
iviiis et du l'oie se gonfle, devient nuageux et subit même quehjuefois la 
ilétréiiéreseenoe graisseuse. La liile est sécrétée en ]ilus grande (juantité. 
et souvent l'urine devient 'dliuniineuse. \ai nutrition générale est eu 
souttrance, le poids du corps diniiiuu> progressivement en même temps 
ijui' les forées générales. 11 y a stase veineuse; des truusudatious ont 
lien ci et là ; les mouvements du cœuv s'accélèrent et deviennent irrégu- 
liors : la respiraticm s'embarrasse. Le svstènu' nerveux participe égale- 
iiH'iit ù ces altérations de structure ; on oliserve comme conséquence des 
Kiiiviilsions tétaniques, de la i)aralysie, de l'insensibilité. " Hâtons-nous 
il'ajoutcr ([ue les symptômes graves observés du côté du (Mcur. de la 
ivs]iii'ati()n et <lu système nerveux ne se ])roduisent qu'à la suite de 
I aiiministration longtemps continuée des .sels d'argent, et constituent 
y,tnji/rir. Vn phénomène qui se produit toujours alors e.st la coloration 
lileiic (les tissus, résultant de la réduction de l'argent qui im))règne l'éco- 
iKiiiiie. Cette coloration se fait voir surtout aux mu(iueu.ses: gencives. 
Iiouclie. lèvres, vagin, et à la peau, le liséré gingival jtrécédant de beau- 
(■011]) la coloration de la ))eau. 

1, argent s'élimine surtout par le foie et les glandes intestinales. 
Uvs peu par U's reins. ( 'et le élimination est k'utt'. le métai séjournant 
loiiglcinps dans les tissus, l't même, si l'usage des sels d'argent a été pro- 
Iniiii-é. il en reste toujours un peu dans l'économie. 

.'>i l'on considère l'action des sels d'argent à petites doses, il esi t'vident 
i|iril faut les classer, à rexeinjiU'de iîab\Ueau. ])armi les niodéi-ateurs de 
i:t nutrition. I mu ((u'ils ne soient jamais donnés dansée but. d'après P)er- 
iiiiz. Celui-ci. -appuyant sur le fait (pie l'usage de l'argent est restreint 
,1 iHii'l(|Ues maladies ' système nerveux, est d'avis (pie son action est 
analogue à celle de la strychnine, et le rangea c(*)té de la iioix vomiipie. 

Auxiliaires. — 'Pons 'es autres modérateurs di' la nutrilion. la noix 
viiini(nie et ses alcaloïdt's 

Antagonistes .-^Tous les médicaments ([ui favorisent la inéta- 

iiior|)liose progressive. Les inconi))atibilités (diimi(|ues du nitrate 

i il avii-i'iil sont les alcalis et leurs carlionates. les chlorures, k's bi-oinnres, 

lii"hnvs. cyanures douilles, sulfates. ])hos])hates. U's acides tari ri(iiie et 

jililorliy(li'i(pu'. et toutes les nuitières organiques. 

Usages. — Comme cau.stitpie su])erticiel. le nitrate d'argent est 
hiiiployé. soit sous forme de cra^'on, soit en solution concentrée, jiour 



1.-.2 



AIKÎEXT. 



caud'i'iscr ou modifuT les aphtes et autres uleératioiis i\v la l»iuelie. ilo 
lèvres, (le la langue, «les ainy.yilales. les ulcères sanieux. iiidoleuts. atoiii 
([ues, les hour^-eoMs eluiriuis li-o]) exuliérants. Ii's vétfétalions. les ])UstuK■^ 
(11- la variole, les surfaces cutanées atteetées «rérytlièuie. d'eczéma, de 
psoriasis et de ])ityiMasis elironi(|ues. dans l'antlirax. la ]iustide inaliLiiic. 
le t'uroucle. les ulcérations du col utérin, rendoci-rvicite et l'endonu'li'iic. 
l'érvsipèle trauniati<pie. la sperniatori-liét'. les kystes, les petits lipôtncs. 
riiydrocèle. le (diancre simple, l'ulcère sy))]iiliti<|Ue ; mais il n'est |i;b 
éii'alement efficace dans toutes ces atVeetions. l)ans les uleèi'es de ]■,, 
lioiudu' et les a]tlites, il produit une cuisson tellement intense f|u'il vjiii 
(Irait mieux le remjilacer ])ar un eausti([Ue moins douloureux et aus^ 
efficace, tel (pie l'acide pliénique. il est très utile ])()ur emjtCclier la |irii 
duction de cicatrices à la siute des pustules varioli(pU's ; il faut :iliii< 
ouvrir (duupie vésicule i-t la cautériseï- au moyen d'une solution l'cntcr 
nuii:t KiO li'rains à l'once ( "in'n'inliot (om ). Le procédé est loni^. iiiiiis 
ordinairi'ment couronné de succès. Dans les cas d'eczéma et de )is()ri;isi. 
chronicpies. Kox reeomnuuide une soluti(jn de 40 i;'rain> |>ar once il'iiiu 
lia même solution peut servir dans les cas d'ulcères indolents, d'ul(éia 
lions du col utérin, d'endoeervicite. d'endométrite. conti'e lesquels dH m 
sert aussi du causti<pie solide, (''est Ilig'irinliottom (|ui a ])récoiiiM' |, 
traitement des inHammations localisées par di-s solutions concent !■(■(■> ij, 
nitrate d'arii-ent ( KiU y-rains à l'once), l'our être efficace, rapjilicaliui, 
doit être faite au déliut de la maladie, et non seulement sui' la pariii 
malade, mais encore sur un esjiace d'environ deux ou trois pouces di 
])ai'tie saine ; on nu't deux ou trois eoucdies de la solution. l'e (rtlt 
façon on a ])U fairi' avoi'ter des furoncles, des[)anaris. l'oi-chite. rérysi|i(''lf 
traumati(|Ui'. Le traitement du (dtancre simple et du cliancre syjiliiliii 
(|ue i»ar le nitrate d'argent est aujourd'iiui ] tassa l)lement démodé, allcinli; 
que l'on reconnaît l'inutilité des cautérisations dans ces eus • l'iodotoniK 
rticide 8alic3'li(pie et les lotions simples donnent à coup sûr d'aussi Imii» 
sinon de meilleurs résultats, (^nant à la sjtermatorrliée. contre laijiiolli 
LallcUKind a préconisé son ])orte-causti(pie. c'est aux cas oii il y a ili 
l'irritiition et de la sensibilité à la ])ortion ])i'ostati(|ue. (|Ue la eauléi'is;i 
tion au nitrate d'argent est particulièrement indiquée. Ces cassons 
assez rares. On a recommandé encore l'ajtplication d'une solution (un 
centrée de causticpie lunaire dans la ifonorrhée vai^inale et le prurit ikh 
vulve. Pour être alors réelU'ment utile, le nitrate d'ai'i>vnt doit ôtiv 
appliqué dès le déhut des accidents ; or il est rare que le médecin soii 
appelé au déhut d'une clniude-pisso : la plupart du temps c'est ]ilul()t:i 
un moment où l'a])plication d'un eausti(iue a cessé d'être indiipiéc. Mi 
début lie la conjonctivite purulente, une solution de 10 à lô i^i'iiiii-a 
l'once, ai)])li(piée sur la conjonctive palpéhrale. réussit quelquefois. 

Ou utilise les proitriétés hémostati(pie,s du nitrate d'argent dansk-l 
petites héniorrhag-ies supertieielles circonscrites, telles que : héniorrliiijrii 1 



AIKJEXT. 



1.-.:! 



Wi'iitiiiiT. i>av piqûre <lt' HUiiiÇsiU's. t'Ic, t'iii|il(>\;iiil soit ii' (•;iusli(|m' solide 
Miil mil' solution coiiccntriH'. 

( 'oiiinu' iislriim;ciit ptiri't siiii|tk'. on n Ik'îuicoiiii pivscrit k' iiitfiitc 
d'aru'i'iil. <■" solution l'tt'iiiUu' (A à 't y-riiins ù l'oncr) dans lu ]ili:irvnn-it»' 
tnlliculiùrt'. Il' latiii'i'lii' nasal antt'vicui' et itostt'ricur. la conjoiu'tivilr 
( itiai'i'iiali'. la conjoiictiviti' pui'uK'Utr. l'otorrln'i'. lii U'iicori-lii'i'. la Idrii 
iinrrliai^ii' ; mais dans la plupart de ers atVcctions il l'st anjoui'd'liui 
avaiitaii'i'usi'nu'nl l'i'niplai'i'' pai' di-s asi vinii'cnts moins douloui'oux. rt 
^nrloul pal' di's airtisr|»ti(|U('s plus rtlicaci's. hansla cystite rlironiipU'. 
lU's iiijri'tioiis intvaA'ésicak's au nitrate d'ari;'eut sont souvent très utiles. 
M.(iiivou t raite dii'ecteiuenl les cystites du col par des instillations de 
:.'(i ;'i .'!ll ifouttos d une solution de nitrate d ars^ent à 1, li. '.'>. \ ou .') p. l()(i. 
(luil pousse par nue seriniçuc de l'ravaz adaptée à une sonde dont le 
lidiU nlivairi' est iierl'oré en arrosoir. .Mêmes résultats heureux dans le 
caluri'lie de l'urèllire. 

A l'intérieur, le nitrate d'arn'eut se presi'i'il. à titre de stimulant des 
fonctions u;astri(pies. dans la dyspep.sie nerveuse; comme astriuii'eiit. 
(huis le catarrhe ij,'astri(pie ehroni(|Ui'. l'ulcère de l'estomac et l'ictère 
catiirrlial. le choléra s]ioradiqne et épidémiipie. le i lioléra inf'antik'. la 
iilupai't des t'ormes de diarrhée ain'ut' ou (dironi([ue : infantile, tuliercu 
k'Use. ty]»ho'ide. etc.. la dysenterie aiii;uë. la dy.senterie chronique, l'ulcèri' 
(lu rectum, hans le catarrhe y-ast riipie. les indications de son emploi 
sent : douleur épiu;asti'i(]Ue et u'asti'aln'ie consécutives aux reiiaset durant 
lUie luure au plus, pyrosis. éruetations aeiiles et âci'es dues à lu fermen- 
tation acidi' du contenu île l'estomac. Ici l'oxyde dai'n'ent est ettïcaceà 
l'éual <lu nitrate, de même ([ue dans la ,ii;astrite ulcéreuse ( liartholow et 
Kox). où il peut être com])aré au hismuth. ("'est le nitrate (pli se donne 
(le ]iréférence. au contraire, dans les diarrliées et les dysenteries, il ne 
doit être ])veserit dans les formes aii!;uës que qinind les symptômes in- 
Hîiininatoires sont passés, il réussit notamment dans les formes chroni 
([lies, et surtout dans la dysenterie chronique, la diarrhée des phtisi([ues 
l't celle des typhiipies. Ou le donne alors ])référal)lement en pilules, 
coiiiliiné à ro])iuni. Dans la dysenterie il est Ih)!! de joindre à l'ins^-estion 
lin nitrate par les premières voies sou introduction en lavements ou en 
sU]ipositoires. Souvent il est nécessaire d'introduire les lavements au 
ineyeii d'un tulie assez loni;' pour atteindre ou (lé])a.sser la (iexure siu;moïde. 
Les ulcères du rectum se t raitent très Im-n par des lavements, supposi- 
toires, ou même ]tar l'aj^plicution directe du crayon caus(i(|ue. I)ans 
l'ii'tère catarrhal, l'effet théra])eutique du nitrate d'ari^-eiit s"i'X[)lique |>ar 
l'action fav()ral)le (pie ce sel exerce sur le eatarrliegastro-duodénal. 

Coiiiine moditieateui's du sy.stème nerveux, ou a. sans i;-raud succès. 

lilfiuit le dire, employé les sels d'arLcent. en ])articulier le nitrate, dans 

k' traitement de l'épilejKsie. de la chorée et des paralysies: ])urai)léii;ie. 

Ihéinipléi^ie. paralysie asjjitunte. D'aïu'ès ("harcot. le nitrate d'ar,i:;ent n'a 



ir.i 



AIKJENT— ARISTOL. 



|ias à son actif un si'iil cas di' icuciisdn dctinitivc ili' l'i-pilcpsii', Oii ;( 
• ilttcnu (les anicliorations et niônu' des ^fiu-i'isons (Charcot et Vul|tiMi) 
dans qnchpu's cas d'alaxie locomotrice. Cependant la i-ii^idité (les iiiciii- 
lires inleritïurs ainsi (pie l'atroiiliie de leurs muscles, des douleurs t'uluu- 
i-anles violentes seraient des eontre-indieations à l'usage de l'argent . Il 
serait utile, (i'ai)rès les mêmes atiteurs. dans les parapk'<^ies avec tlan j. 
dite des niemitres inférieurs. Hell. de (îlasijow. a recueilli des succ(n |i;ii- 
l'emploi de l'iodurc d'ari:-ent dans la ('(xpu'hndu'. 

Administration et doses. — Le nitratedar^cnt s'applique. Inci- 
lemenl. sous forme de crayon ou en solution plus on moins conceiil nr 
lies solutions de 15 à (10 ujrains par oneo d'eau (1.00 à 4.00 «i:rni. p. :',o.m 
ii\'u\.) sont caustiques, tandis que celles de \ -X 5 <;rains (O.o;» à 0.:{2 i^Tiii., 
ne sont (pi'asi lin «.Rentes. l 'ou ries .solutions causti( pies. l'iH lier est nn nui! 
leur véhicule que l'eau distillée. . Comme causti(pie. on se sert (picli|iic 
fois du nitrate d'arii,vnt dit miliijé. ( lir. ) le(piel est un mélange de nit raie 
d"ar<i;ent et de nitrate de jtotasse fondus et coulés ensemble en ]iro|ioi' 
lions variables. A l'intérieur, le nitrate d'ari^ent se donne, de ])réféi'(iii i 
en pilules, i\ do.se de ^ à ^ ij,'r. (10 à 20 milliifr. ) 

L'o.xvde ne s'em])loie (pi'à l'intérieur, à dose de -h à 2 i^rains. ((t.(i.'l;i 
0.1/5 itrin. ) aussi en pilules. 

L'iodure, ran'ineiit eiuployé. se donne à dose de -^ à \ a;r. (fi l'i 1'. 
milli^fr.) et le chlorure à celle de '1 à S o-rains ( O.liJ à 0.r)2 li-rm. ) l.i 
cyanure, employé surtout dans les arts et l'indiistrie. ainsi que ]i(>iiii;i 
préjiaration de l'acide cynnhydric pic. ]H'ut s'adniinist l'crà dose de* ^-'f, ^Wn -i 
(lAà;) milliii'r.) en pilules. 

Toxicologie. — l/cmpoisonnement par le nitrate d'arn-ent. a»!/. 
rare, n'est pas <j;-énéraleinen( nioi'tel. ]ioiir les raisons indi(pu'es pins luuii 
]a' t raiti'inent consiste à vider restoiiiuc par le \()inisscnient. et à ailiiii 
nistrer comme antidotes cliinii(pies : le sid coniiiiun dissous dans du la-; 
ou tle l'ean, rallmmine. les ti.sanes émoUientes. .V dcfaiil de chldruiv 
de sodium, on peut faiiv boire de l'eau, pour diluer le pins possililc i» 
poison. 

ARISTOL. 

('om]iosé résultant de la coniliinaisoii de l'iocK' avec ic ilivii. 
(iodurc de diiliyinol). l'oudi'c rouu'c briqui". impal|iabli'. ainiii|il:: 
inodore, insoluble dans l'eau, la u'iycéi'inc et l'alcool, facileineni ■-nlul;' 
dans l'éllier. le chlorofornie. la vaseline cl les liniles i^-rasses. 

Action physiologique et usages.— c'est un antiseptii|ur;;ii;i 

logue à l'iodoforme, dont il n'a jias l'odeur désai^'ivalde. ayant en l'iu; 
ravantaii'e de lu' jias (*tre absorbe par la surface des plaies. 11 ^rv: 
d'une mani('^re i;énérale. à tous les u.saiLfes (diiruru'ieaux <\v. riodnldiii;' 
HiehhotV, Swieeieki. (iaudin. Hroc(i. Xeisser et autres sont d'acctiril i»'':- 
recommander l'aristol jmr comme ai^-ent favorisant la cicatrisatieii i! ■ 
ulcérations de toute nature, surtout celles de natui'e sy[)liiliti(pic. cl " ■' 



AinSTOL-AKNICA. 



iôr> 



pins rajiitU'iiu'Mt <iiit' ri(>il«>tni'iiic. Ils s'en sont tsiTvi avec i;riuiil succion 
dans ri''i)itl»ôli()ino tli' !a tiii'c, K- lu|)us iilct'-n''. les uccideiit» sy))liiliti(|ue8 
Il rtiaiivs«k' naluro iil((''i'ativt' : li'omini's. syiiliilosc iiaso-itliarvnirit'iine, 
nasale, otc. Tozèiio. k' luilion. k's ulcèivs variniieux. k's ('rusions du col 
iiti'iiii. ri'ndoiiu'tritc, ré)titlK'li()iiii' i-t loczéma de la vulve, et ci» i:;t''m''ral 
i()inine])aii8enK'nt des attuctionn vai^ino-viilvaires i iilarrhales, |»iiruleiites 
,(ii .siiécitiqiu's. Kicdihott l'a etii)»l()yé eu outre avec avautai^e ilans le 
iisoriîisis. contre les uiycosos ; (Taiirès lui, h' serait le uu-ilU'ur des reuiè- 
iles connus contre le lu])us. 

Administration et doses.— on appliciue l'aristol localement 
sous toruie de poudre ou de ])oniinade {'.i. .') ou 10 |iai"tios ]umr UH) par- 
tics (le véhicule). Les pouiiuadcs et solutioi s doivi-ut ne faire à froid. 

ARMOISE — i.i's tlcnrs, feuilles et niciiu's de \'.irtciiiisi<t (■((/(///(/.vnii liciln' St- 
.hiiii iriit'crni'.'iu inic liiiilc volaille. — Elles . 'uni siinnilaiiles, sii(l(iritii|ues cl eaniiina 
live^i. viiin'enHiiéiiaj.'iiL'ue-'.-Se prescrivent, elle/ le peuple, -mis t'urineirinl'iisiun.dans 
l'aiiiéiuirrliée, la dysméniirrhce. les maladies de ret'inidi-iseiiienl. 

ARNICA — Anili-iv rlii:niim. Br. 

On emploie le rlii/ôme. les feuilles et les radicelles de Y Aniica mon- 
tiiiiii. l/odeuv de hi racine fraîche est aromati(|Ue. la .saveur âcro et 
aiiièiv. li'aiMiica rcnlenne une matière colorante jaune, uni' huile essen- 
tielle et un i;diicosidc : Vitritii-inc. 

Action physiologique et usages.- -Par son huile essentielle 

.1 I iiriiicinc. l'arnica est un irritant local et un stimnl.inl ]iliis ou luoins 

( ncri;Mi|iic du système uci'vcux. luii-crc. il cause une sensation de hrù- 

Imtc à la i^orn'e. puis de la nausci-. vomissement, ^'astrali^ic. diarrhée. 

vlisorlié. il accélère le pouls et la respiration, produit la diurèse et siir- 

!uiit la (lia|>horèse. avec céphalaln'ic. vi'rtiues. trcmhlements. spasmes 

iiiuseiilaii'cs. etc.. .symptômes (pii sont |tlns tard suivis de ]dicnomèiu's de 

i|é]ircs.sion. Sous l'iiitincnce de doses fortes, il y a en outre «les conviil- 

Moiis tétani(|Ues coninu' dans le cas de la uoi.v vomi(iue. suivies de ])iira- 

vsic. la nuu't. dans le cas de doses toxii^iu's. survi'nant au milieu ilii 

ollapsc. 

Les iisan'es di' l'urnica. à rintéricur. soiil anjoiinriini passaldemcnl 
restreints, ( )n la recoiiimand('- comme ncrvin et cxcito-inotciir dans 
les paralysii's. surtout infantiles. v\ l-'onssai:' rives l'a appelé lii imix fjini- 
jiii ili's l'ttfutits. I )es succès ont clé olitcnns dans la manie, la mélan- 
■iilic, la torpeur cértdirak', ('ommc sédatif circulatoire, il a trouvé des 
ui(lie;itions très rationnelles et produit les meilli'urs clfets dans le rhuma- 
ii-<iiu' et la n'outte rhumatismale ( Hai-tholow ), la lièvre internuttente. le 
'atarrhe sutfoeant, la jiériiim'umoiiie. l'érysipèle. l'eczénui aiii'ii, la ilys- 
méiiorrhée à forme couiyestivi', la méti'ite ai^'iié. la tièvre tyidioïde. Il 
liiiit avouer toutefois ([lie nous av(Uis à notre dispositimi des inédica- 
iiieiits liien autrement etticaces contre ces diverses maladies. 



ir»f) 



AltXICA— AIISKNICAIX. 



("est surtout à rcxlt'-riciii' (juc l'iiniirn s'cuiploit', sous fonuc il. 
Idtiitns. <lc loini'p.lMtidiis. «liiiis K's (Mintiisions. ciitdrsi's. fccliyuio.si's. Ili^•^• 
sures, t'iiroiick's. etc.. coiistiMiMiil i\n viilnt-niirc ilnut l'usiin-c est devciiu 
|Mi|iiiliiirc. Il est Jiistt' (l'aj» .ter (|iU' laniii'!!. iloiit la rrimtatioii a l'i. 
<|Ui'l(|iU' |it'U suvtailf. lit' (ail ni mieux ni pis dans ces caH quo les auirr> 
a|t|tlicatioiis. ("i')»eiiilaiit. an dire de l'hmat. il si-rai) |»articiilièreiii(ii! 
ettieaee pour eoniliatl re le l'uronele ( I partie d'extrait pour deux parlio 
de miel ). 

Administration et doses.— I^a dose de la iiondre est de .') ;i :' 
^•vains ((».;{() à 1 ..'Ml li-rm. » celle de la teint nre : Kl à (i(l lionttes. ( )n peut c 
taire une infusion et une dt'eoelion (|u'(in donne à rint('-rieiir ou (pi > 
appliipie loeiilement.au liesoin. lia teintnri'. pinson moins diluée, .mti 
aussi pour les usa,i;'es externes, en lotions, eompresses. l'onieiitatioiis. iii' 
li'arniea t'oriiu' la hase de pluisieiu-s linimeiils dits vulnérairos. 

ARSENICAUX. 

ii'ar.senic iiit''Iallii|iii'. non ollieinal. n'inléri'sse la t lii''ra|)eutiiiiic (|iir 
par ses d('ri\('S. 

.\(II)K .Mtsfi.NI KIX. — Arif/iliH d rsilii(JSll)ii . Wv. 

l'oiidre lilaindie, lourde, on masses opa(|iu's. Inodore. |»ri's(pie in^i 
pide. l'eu solulile dans l'eau l'roidi'. plus dans l'eau liouillante r\ h 
g'Iyft'viiie. 

Blîo.MI IM', n'.VUsKMC. 

Corps solide, cristallin, de couleur Jaune pfile ; très liyi;'romi'tiii|iir 

loDlKK d'AUSKMC. — Arsi'liii int/ii/l'lli. Hl'. 

l'ouiln- cristalline, roug'e orani;'e, ))artiellenu'nt solulile dans loaii. 
entre dans la (•()m])o.sition de la soliitioii de Dononin. 

Aksé.mtk dk ciix'ki;. — Cu/iri ((rscui.-i. 

C'est le rcrf de Sr/n'clc. Pondre verte, inodore, insijiide. insdluMi 
ilans l'eau. 

AcÉTO-.MiSÉ.MTK DK. CI IVKK. 

.Mii'iix connu sous K' nom dv l'c'rf de Paris. Poudre orist;illisi 
vevt d'iierlie. inodore et insipide. iiist>luMe dans l'eau, solulile dans l'ai 
monia(|m'. 

Aksémtk iiK l'oT.vssK. — Pdfitssti' (trsniifi. 

Résulte de la comliinaisoii de l'acide arsénienx avec le earlioiialci 
potasse, et forme la luise de la litpieiir arsenicale ou lii/iirur dr l-'nirhi 
(Br.) huiuellc contient le centième de son poids d'acide arsénienx à I ('ta 
d'arsénite de jiotasse. La liipieur de Kowler est <le couleur ron^'câliv. ; 
odeur ot saveur aroinati(]ues. 

Aksé.vtatk de kkk. — Ft'rri tirsoiiiiti. Br. 

Poudre amorphe, verdâtrc. insijiide, insoluble dans l'eau. 

.\ksé.vi.\tk de soiDE. — Sodii arsenitis. Bx-. 

Cristaux tran.sparents. incolores, so!u!>les dans l'eau. L'arséiiiatc 
+le soude forme la lja.se de la aolatif.n de, Pearson. 



AUSKN'ic.vrx. ir.7 

Ia's .s(///'"/(',>< d'il /'.'<( Il il', l'un ntu^H' ( ivali^ar). l't liiutn' jaimc (urpi- 
iiii'iit). sont à lieu pivs inusiti's. cK' luèini' «|U*' Viiriili' iir!<i'nii/iii . \ iir^niiiiti: 
,l'iuiuiiiiiiiii'/iii et Vitr.séiiiiitf il'iintiiiiniiii'. Nous no les nu-ntionnons quo 
polir nu'inoiiv. 

Action physiologique. — Tous les aiMuicaux sont irritants cl 
!().\i(luos. Seul. ee| ndant. l'acide ai'sénieux t-st t'inployé eoinine irri- 
tant, à titre de causticiue. L'action ii'éïK'rale. après alisorption, i-st la 
iniMiie pour touti's les jin-parations d'arsi'nic. dont les plus usitéi's vw 
inédceine sont, outre raci<le arst-nii-ux. I ars('uile de potasse, les arst-ida- 
tc> (le souile et <le t'er. et l'iodiiri' d'arsenic. 

LocaK-uicnt appli(|ii('. l'acide arséuieux ilcterniine une violente irri- 
iMlioM avi'c escliarilication de la partie, l't'paisseur de l'escduiri' variant 
avec rc]iaisseur de la couche ile caustiiiue et la durée de l'application ; 
,clle-ci est très douloureuse, l/csidiarc loinlie du (juinziènie au vlui^t- 
iriiiejour. i/ai'idt- arséiueux n'exerce Na puissauee causticiue ([ue sur 
les tissus vivants ; il a^'it vraisendilalilcnient en s'opposanl à l'cchani^e 
il(s matcriaux <|ui constitue la nutrition des élciiu-nts aiwitoiui(iues. 
L arsenic s'altsorlie a.ssez t'acilenieut jtar K-s tissus sur les(pu'ls il est ainsi 
appliipic : s'il y <'st en troji i^randi' quantiti' ou étalé sur uiu' surface 
tiiip étendue, il peut produire l'enipoisouneinent avec ses symptômes 
(■aractérisliipie.s. et nienu' la mort. Dans la |)lupart des cas où ou l'ap- 
|ilii|iie di' la sorte, il survient di-s désordres du côté de l'estomac, indi- 
(jiiaut l'alisorjition d'une certaine dose du caustique. 

lioniHsà petites dosi's. par restomac. les arsenicaux stimulent les 
luiictious u'ast ricpics, l'appétit et la diy;estion ; la sécrétion mu([iU'Uso 
;j;astro-intestinak' est augmentée, de nu'-nie (pie le mouvement i»éristal(i- 
(juc. .\ doses un ])eu l'ortes. la stimulation l'ait place à de l'irritation et 
iiu'iiic à une inflammation véritalde. si la dose est très élevée, hans ce 
(Icriiicr l'as les symptômes de l'empoLsounement surviennent de un ([uart 
il heure à une lieuri' après l'inii^estion île la sulistanee arsenicale: acide 
arsénieux. vert de Paris, vert de S(dieele, etc. Ils consistent en une 
-l'iisatiou d'âcreté à la gorijje et sur tout le pai'cours de l'iesophaife. dou- 
leur lindante à l'estomac, nau.sée. vomissements de matières hrumîtresou 
vi'rdâtres. mêlées à du mucus et striées de sang ; ces vomissements sont, 
nvs violents. ])énililes. et se ré]iètent à intervalles assez rajiprochés. , 11 
y a (le la gastralgie, coliiiues violentes et diarrhée, avec cram])es dans 
les Jaiiilies et soifintense. Bientôt la tièvre s'allume ; le pouls et la respira- 
lidii s'accélèrent, )u température s'élève, la peau est sèche, l'urine rare et 
>oiivcnt sauguinoU'ute. A cette tièvre succède la période dite de col- 
iapso : pouls petit. t'rér[uent. irrégulier, parfois imiierceptilile, respira- 
liiui faillie, suspirieuse. aiiaissement de la température, la jieau se refroi- 
ilissaiu et .se couvrant de sueurs froides et visqueuses. ])uis la mort au 
liiiul (le 24 i\ 48 heures, précédée ou non de convulsions, (,'es symptô- 
iiu's. (|ui caractérisent l'empoisonnement aigu, peuvent se montrer au.ssi 



l'iH 



ai{si;ni('aix. 



à lu .suitf lie ra|i|tli(alii)ii (U-s arsiMiiciUix a It-xtôrii'Ui'. à la surlact- i|i> 
philos v\ (U's Molutiniis (k' ((iiitimiit»'-. ou t-ii cDiilact avoc d'aiitrfM niiU|iii'ii 
HQH. telles ipu' la inu»|iU'US(' nasale, rectale, etc.. i>ii à la suite «rinlialntiiin, 
tlo vajieurs d'ai-seiiie ou d'Iiydi-oi^èiie arsenic''. Nous avons dit plus liam 
<|ue l'aeide arsénieiix a)i]ilii|Ué eouinie eausti(|Ue e.xpose au même dan^ci 

L'alisorptiou des arst-nitaux par la mu(|Ueuse dii^eslive est rapi(|, 
Dans le san;;". où ils eiieulent comliinés aux ylcdtules routes, leur i,,|, 
intime é(duiplte un peu i'i l analyse et ne seeon(;oit. lY proprement pariii 
(|iU' par les etVets aux<|Uels ils donnent lieu. Administ ré à doses nii'dici 
nale>. rar.senie aii,'it à la manière des tonicpu-s reconstituants: lapin'il- 
auii-menti'. la dii^estion se lait mieux et les l'ouetions intestinales se r('u;ii 
liirisent ; le teint et I apparence i>;énérale du malade sinm'-lioreiil, hi 
nutrition est plus activa', le sujet preml de l'emlionpoinl, la tension ai'tc 
rielle est plus élevée, les capillaii'es se contractent, le cieur liât |»liiNtnrt 
la respii'ution se lait plus lihremenl. les t'oiictions céi-éhrales iin'im 
.seraient surexcitée? le patient éprouvant un .sentiment de l>ien-ètic, ii 
en certains cas. dit Karl liolow. une \t''ritalile i^'aielé. 

li'arsenic nu'-i'ite donc d et re rany'é parmi les au-enls i|ui t'avori^rii- 
la mé'ianiorpliose proi^'essive : c Vsl aussi un toni(pie vaso-moteur. ."^(Hi. 
son intlueiice on constate nue iliminution de la proiluclion d unV ri 
d'acide ( ai'lionicpU' ; les comliustions sont donc nioindi'cs, ce (pic scniNi' 
l'ail prouver, d autre part, racciimulatioii de y^raisse dans le tissu (cllii 
laire. I'"cnoi;'lio a constaté' une auii,'nientation noIaMe de la propuiiim, 
d'li('moi;'loliine dans le saiii^'. sous rinîlucnce de la liqueur de l'"u\\l(r 
.\u reste le^ mauii'curs d'arsenic du Tyrol et de la Styrie sont l'cimir 
<|Ualilc> par leur t'inlionpoint. leur xin'ueiii' et leur ai;'ilit('. remli(iii|iiiiii! 
résultant, nous dit lîa luit eau, <le l'insuttisanci' de coin Imst ion des iiiatit'iv- 
H'ra.sses et jéeiilentes. la viii,'iu'ur étant produite par l'oxydation plu- 
lente du muscU' et la l'ormation moins rapiile de l'acide sarcolaclii|iir 
cause de la fatigue musculaire. Ew outre les arscnicopliiii^es soiil |nii 
essoutHés. et peuvi'Ut. sans dys])iiée. iairi' des ascensions de moiitauiic- 
[/A pi'oduction moindre d acide carlioni(pu' siiltirait à ex|)li(piei' la iliiiii 
nution d'excitation du centre l'ospiratoire et cette alisence eonséciilivf 
de dyspnée. 

(^hiand les arsenicaux sont administrés, même à doses ininiiinv 
pendant un tem]ts jiliis ou moins loiii;, ils tinissent ordinairement |iiii 
proiluire une série do sym]itômes exactement opposés à ceux (pie iiiiii> 
venons d'éiiuméi'er. et (jui in(li([uent (pie l'économie est sursaturc'c |tiii 
le remèile. Il y a houttissure des yeux. (ed»"^me des pau])ières et i|U('l 
i[uetoi8 même des l'xt rémités, ou U'i^-er anasarcpie i^'énéralisé, hléplwirili' j 
eiliaire, éruption d'ee/.éma et de p.soriasis, prurit, eluite des elu'vou.x. 
saveur métallique, salivation, état nauséeux, vomissements, diari'liw'. 
<iuel(iuet'(jis dysenterie, urétlirite, j)alj)itatioiis, irréy,-ularité d'aetinii di 
<'(X3ur, dyspnée, tremhlement, secousses museulaire.s, unulgésie, pariilysie 



AUSKNIC.\r\. 



I.V.> 



|t,'-,(|iir 1 (''lut iiaiiHÔi'UX. la l>li'|iliaril«'. l'irth'^iiu' <li's |tau|>i«'rt's, ri-c/ôina 
,1 le iiiMirit coiiiiiMMifrii! à m- iiiaiiiit-slfi', il timi ct-sM-i- rciiiploi ilu rcinriU-. 
,uiis iiciiii' "lo voir se profluin- (U's uffiilciits plus st''riiu.\ ilu côlr (U- la 
, iniilatii'ii l't il«'s syslt'iiuis (liixcslifct m-rvcux. ('oiiciidaiil il n'i-si pas 
(luiiti'iix <pH' la liilt-raiicf pour rarM'iiii' pciil s't'-iaMir <U' t'avoii h ce «pion 
,11 vifiiiu' à ailininisti'cr j^nuhu'lli'mcnt d sans aecitli'hl.s lY ('crtaiiis suji-ts 
,U's (Idst's (pii.i'ii (InutiH's circdiislarici's. siitliraii'iit à les cmpoisi mici' 
ilciiilili''»'. IK'ii rôsiilU' an coiid-aiiv uiu' aiiK'liiti'atitin stnisililc et fort 
i',nKii'ipial»UMlc l't'lat ,i>;(''i'.('ral.ot les individus ipii en iiscnl nllrciit tinitos 
li'> aiipafi'iH'i's «If la saiitt'la plus tlttrissaiilc < "csl ('('(pi'ou <ilisci'\c dans 
I;, |,asM' Aiitriclii' ('r\rol)i'l la Slyri»' <>ù U-^ paysans dut llialiiludc de 
iiiiiiiii'*'!' jnnrnrlli'nu'nt une pi-tid- (puintitt- d'arsenic, pour se donutu- un 
Iriiil trais, des l'onU'Uvs cl un certain cndionpoint (Ts(dindi). Ils devien 
iiiiil (■•ii'alcMienl. suivani l'exiircssion «lu pays, plus mlutih. plus aptes à 
1 ;i.ceii>inn des uioulanMies. l'ar coulfe.il est é^'aleuieut certain (pie 
riialiiiade de uuiun-er l'arsenic, telle (pi'ou la rencout re (diez ces pay-aus 
cl iiKintan'iiards. est ordinaireuieul daui,fereuse. cl (pie plusieurs de ces 
;u'»eiiic(iplia!i'es ('•pi'ouvi'nt. t('>t ou lard, des accidents doiii la nnuM a t'h' 
iiliis d nue t'ois la suite ualurelle. 

.\'i)ii> avons dit (pie l'action néin'-rale. apivs al)soi'ption. est la nu'ine 
iiiiur ((Pilles les pivpa rations d'arsenic. I ' apivs de ivo-utcs e.\p(U-ieiice> 
de liiuii'cr. il seiulilerait ('■laldi. m'aiiinoiiis, (pie les ars('nite.s sont |ilu.-. 
juiil's ipie les ars(''niales. c"est-i\-dire (juc les c(Uupos('s moins oxyifcuiés 
a^iiaieiit plus ('•ueri;'i(pieuieiit (pie les coniposi''s plus oxy<i'(''iu's. 

li'arseuic s'('liiuine. lenlenieni hnijoiirs. |)ar le t'oie, les reins. le> 
ii!ii(|Ueuses (lii;-estive. respiratoire et oculaire, et la peau. Les niinpien- 
M>>()nl irrit(''es an conlacl. d'oii la conjonctivite, la sloiualite. la naiis('c. 



■i 1. 



1 iliiirrli('e. l'uiN'tlirite. et la peau pr('-seiile des ('•riiptions A caracl(''re 
!T\ ilu'iiiateux ou vésieiileux. (Jrâce à la lenteur de son (''limination. le 
iiUMlieainenl est susceptiliK' de s'accuinuU'r dans r('conoiuie pour peu (pie 
les ildses j(»iirnali(''res soient a(liuinistr(''es d'une t'a(,-on soutenue. T^'accii- 
iiiuhitioii iiin('ne nécessairi'Uieiit des accidents loxi(pies(|oiit les priMnieis 
Il -v iiiiiiilrer sont, nous l'avons dit. la naus(''e. r(ed(''ine des paiipi^'-res. la 
lik'ltliarile. Il l'aut alors suspendre la inc'dit'alion ou diminuer les doses. 
< V t'ait doit être pris en considi'ratiou (piand il s'aii,-it d'instituer un Ivai- 
liiiu'iit arsenical. 

Auxiliaires. — Tous les a,i;'ents (pli favorisent la nu'tain()r])liose 
|inii,nvssive. outre autres les l'erruifineux. le ma un-an ("-se. l'iuiile de t'oie 
Uiiunnie. l'alcool ; tous lestoni(pies vaso-moteurs: f[uinine.(li<>itale. Iiro- 
luuivs alcalins. 

Antagonistes. — [)vuami(pienient. ce sout les ai^viits (|iii l'avori- 
[miiI la (UMUitrition : ioduros. alcalins, ainsi ipie les stimulants dirtusililcs. 
.'himi(pK'ineut, ce sont les sels de ter. de magnésie et île (diaux. les eaux 
|<;iK'aires. le nitrate d'argent, le tannin et les astringents tanni(]ues. Le 



1 (1(1 



ARSHXFCACX. 



soN.f.HDXV'U' (le i'vv liydi'ult'- v\ \v J'it dialysô sont K-s :uiti(lott.'s onlinnii'iv 
(le l';ici(U' arsriiicu.N. 

Usages. — lioculciiu'iit. l'acide arséiiicux est (_ u'hiuetuis ciuni,. 
hii'ii i|iu' rafciiK'iil. l'iiiployt'' ••oiHiuc caustiiiui' |Kiur «UUriiiiv (u- |i(iii(^ 
tuiiu'urs sujicriiciclU's. tcll.s (|'ic réiiitlu'lioiiif drs lèvres c; de l'aile <{■,[ 
nez. l-a doulenr (|ui suit son a]i|tliealion ainsi (jue le danii'er d'aK^i ;|, 
tion de l'arsenic sont le deux principaux inconvénients de son eni|ii(ii 
dans ces cas. (''est un des caiisli(|nes t' .oi'is des (diarlatans. l'oniiii 
enipêclier l'alisorplioi en trop i;'randc (|uantitc. il est lion de ne l'apiiii 
<|Uer (|U à peu près sur un |iouce eai'rc' à la l'ois. ( )n s'i'U sert enii.iv 
jiour cautériser le lU'i't' dentaire, dans les cas de carie douloui'eu»-. je 
conihinaiit alors à la niorpldne (parties éyalesi et à h, créosote ( 1 mi :.' 
li'oiittes). tonnant une pâte dont une très petite ([uantilé est introdiiiir 
dans la cavité dentairi'. (^)uand on l'emploie coninie causti(pie. il <-: 
utile de i'aii'c précéder son apjilication d'une injection liy|ioderinii|Ui 
de morphine. 

A l'intérieur, les arseidcaux son* employés surtout dans les imila 
(lies des or^'ani-s dinx'stit's, du système rospiratoirt'. du .système nerveux 
et de la peau, et dans les états anémi(pies. 

Miiliiilii's i/cs rôles i/i(/(sfii-rs. — Jja dyspepsie irritative et certaini- 
t'ormes de vomi.'-sements sont, t'ait et rany,'e au premier aliord, mervcii 
leusement améliorées, parfois, par l'emploi de 1 arsenic à do.ses très t'riu 
tionnées. (^luind. dans la (lysi)epsie irritativi'. la langue est roni^e >: 
pointée. (|u'il y a anorexie avec sensation de nuilaise. coli(jue l't lic-uii. 
do défécation inimédiatenienl après le rt-pas. une y:outto do li(jueiir il- 
Kowler. eoinhinée ou non à <|uel([ues li'outte; de vin d'o[)iuni, soiihi:.'. 
lieaueoup los : aUnles. La inOnio dose de licpieur arsenicale donne l^^ 
meilleurs résultats }iossililes dans les vomissements du matin accniii|);i 
ii'uant le catavrlio gastricpie des alcoolicpies. Nous avons raremeul 
le remède échouer dans cc^ cas. KUe est encore utile, (|Uoi(pie ù ii: 
nioindrc tlo^Té. contre les vonus.sements du cancer et d'^ l'ulcère de IV- 
'iv. mac, et ceux de la uTossosse. Jhins ce dernier cas, ilit iiarllmli 
l'arsenic est su)"tout elticace quand les t-tforts de vomissetncnt sont vi 
lents, (pie les matières vomies renferment un ])eu d" SJini!;, et i\\w 
fi'inme se -plaint de s^astrali^ie et de douleur intersca]»ulaire. I>:u^ : 
iiastral,L!;ie simple. !'ai'seiuc est aussi très utile. d'aj)rès Hini^er. tiiisii 
disparaître le jn'rosis et autres sensations ilésugréuhles. On en |kii: 
lire autant des ré,u;nrif;iati()ns ([ui survieinient. sans trop de nau-e 
immédiatement après le re{)as, et ([ue de j)etit»'s doses arsenic i 1 oni 
ij:outtes de li(pu'nrde Fowleravant le repas) font (lis|)araître d'ordiiiaiiv 
On l'a adminir.tré avec succès (l{ini>;er) dans la diarrhée lientéri(pu'avc 
'vsiiepsie eiironi(pie, caractérisée par une sensation di» va<'uité an cnnv 
épigastricpie t't liesoin impérieux de défécation, les t, '.}>i eoi'tenniil lir i 
al'Mienls à demi diti;éréf'. I>ans ces cas il \- a excitabilité anormale ili 



ARSENICAIX. 



l(il 



tilirr iiiuwciila'nv dv lintostin. dont los iihiivciiioiils sont trop ('iK'ru;i(HU'.s. 
('i)niliiiH' à ropiuin. l'arsonic u pour » tt'ot principal do i-alnu-r cos iuouvl'- 
iiu'Hl^ pôristaltiqucs exagérés, 0* d'-uignionlcr riiitorvalliMiui doit sépan-r 
If ii'pas des seilcM nornialcH. Bartholow donne l'arséniatL' de Moude, 
ciMiiltiné an phosphate do soude, dans Tietèi-i' catarrhal lié au catarrhe 
uastrn-duodénal. chez los sujets alc(ioii(|nes. 

Aulde préconise heauconp l'emploi de l'arsénite de cuivre dans les 
alicctions aiguës de l'uitestin. Suivant lui. l'arsénite de cuivre, adîuinis- 
tvé |iai' jietiles doses tr'.M|Uoniinent ré])étées, «'st etlicace dans lesdivorses 
maladies de ra|)[)areil digestif, en particulier dans le clndéra sporadicjue 
^•\ é|iidéini(iue. la d_\'.senterie, le catarrlio gastro-intestinal, les coliipies 
intestinales, la diarrhée de la lièvre typhoïde, etv . Il fait prépiiror des 
UiMeltes dont chacune coiitiont ,01? gr. d'arséidte do cuivre a.ssocié 
à (lu ^-ucre do lait, l'iie do ces tal)lettes est dissoute dans 1 ou •! oiu'os 
,'ivu\\. l't lie cette solution le malade prend une cuillerée à thé tt)Utes los 
(li.x iiiinutes pendant une heure. i)uis toutes los heures, sauf durant le 
>^einmeil. C'est principalenu'iit <ii( dvhiif dos affections sus-nonunéos 
([lu- l'arsénite tlo cuivre est surtout ellicace. Si lii nudailio n't'st plus au 
(léliut. il faut donner conjointement de petites d(>ses d'o])ium. 

1 1 est lion do ne ])as ouldier (jne dans !o iraitonient do ces divers 
liMui les gastro-intestinaux, il ne faut pas (lé])asser los dosi-s très fraction- 
née d'arsenic, au risiiuo de [)roduire un résultat alisolumont cimtraireù 
\'u\\\-\ dt'siré. 

Mididiieti (les rolrs rt'{ij>initi)irt's. — L'arsenic améliore locorv/a :iigu. 
la iiriiiicliite (dironique, la c-otjuohudie. l'omjjhysènio. !>:ius la hromdiito 
(■hnini(iue. A iilde conseille d ad nu nistrer rar.sonic(yj^4 gr. ) conjointement 
avec le sulfure do calcium ( ,',j gr. ) toutes los deux heui'i's. Uaiis l'astli- 
lue s|)asniodi(jiU'. il u donné dos succès véritahlos. de même (pie dans 
^a^lhlne de foin, l'astlinu' gas'.ritpu'. et dans les cas d'éternuomenl s|)as- 
iiiii(rK|Ue survenant sous linlluenoe d'uiH' jioussièri- ou mémo sans cause 
apim'ciablo. Dans la phtisie pulmonaire, au déhut. il est d'un usage 
iniiriialier, contrihuant à calmer le mouvement téhrile, à moilérer le ])ro- 
(■t's>us (le dénutrition et à. augmenter le poids des malades. Hrunton -i 
vu, xiiis rinfluonce de l'arsonie. le poumon hé])atisé ù la suite (ruiu- 
piK'iunonio catarriiale. se dégager coniplètoment (dioz un sujet dont les 
aiitiM l'dcuts lie i'amillo étaient on no peut plus défavoraliles. li con- 
viciidrait su-lout à hi tuhoreulose ]>ulnionairo et assez peu aux cas de 
jihtis e ca.séou.se. Mais, si utile (|u'il soit, il ne guérit jtas la phtisie, et 
N)U lanile d'action dans cotte maladie r/a p.as encore ro(;u d'oxpiication 
i'iiti(;'reinent .satisfaisante. 

.\r(ilttdies du système na'rcu.r. — C'onuiu' toni(iue reconstituant, l'ar- 
jH'iiic est encore utile dans plusieurs ait'oetions norvousos : mélancolie, 
iliypocoiidnc. épilojtsie, hystérie, cdioréo. spasmes chronii[Uos, névi'algios, 
IJ'iins lu choréo, .sou otîicacité, bien étahlio par le.s l'aits cliniijues, no 

11 



1G2 



ARSENICAUX. 



st'Xliliqiu- pas oncoiv Ivc'S Inon. On la constate par la dimiiiutioii i\v 
l'intriisitô des mmivonu'nts. raiii^mcntatioii de ra]i|p('til cl l'cnilionpoini 
des nialadi's. mais jias plus qm- dans la phtisie il n y a ici d'action spcii- 
tii|ne. Sir .lames Sawycr l'ait olisei-ver que si le tniitement arsenical 
é(dioue ]iai't'ois dans la (diorée, cela est dà au t'ait (pie la dose ordinaire- 
ment recommandée ]>ar les auteurs est trop])etite. ( 'ette <lose jieut cti,' 
auii-mentée du doiiMe. et avec les meilleurs résultats. Mann conscill,. 
(K' |pi'ét'i''reiice. dans la (dioréc. l'administ l'atinn par vnie liypodermii|Uc. 
('■vitant ainsi suivant lui. l'irritation de l'estoinai'. cl jimduisant de imi,. 
elfets lieaucoup plus vite. <^uant aux névraliiies. si elles sont tnuio 
suseeptililes d'être ainélioi'ées ]iar l'arsenic, le remède exerce une iircMlj. 
lection marcpiée |)our ccdles d'orin'ine ]ialu(léenne ou à caractère rémittent 
ou intermittent : tic douloureux, liémicranie.sciaticp.e. anii'ine de ]ioil ri ne, 
etc. ("hiireot s'est liien trouvé de l'emploi de l'ai'senic. en injection s(iu>- 
cutanéi'. dans la paralysie au'itante. et l'eid a conseillé l'arséniti' île 
'uivre. à dose; dv fiî^s .i^'i". toutes les demi-heures, contre les douleurs uli'- 
rines post-pui^rpéi'ak's, 

M'i/iii/its (/(■ /il //rdii. — ("'est peut-êtri' la classe de mahulies conii'e 
l-.'s(pielles les arsenicaux ont été le ]i!us l'Uiployés. i)i> t'ait. U'ur etMcaeitc 
est ineontestalile dans les att'ections ciitanéi's avec descpuunation liir 
t'iiracée (dartres), et dansTeczém." i (ir<ini(|ue. llseonviennent mieux ae,.\ 
cas chi'oni(|Ues i-n i;én(''ral : psoriasis. ])ityriasis. l'czéma s(puimeux. nienic 
dans l'acné et la diathùse t'uronculeusi'. Ils font mal dans la périini. 
aii;'ué ou inthimnuitoiiv de ci's nuiladies. IJinifcr t'ait ohs -rver (pie le 
])romier etl'et produit par l'arsenic dans le traitement du ]isoi'ia>i> e-i 
(.l'augmenter la rou^'eui' de celui-ci. ce (pli ])ourrait ]ieut-èti-e porter Ir 
médecin ou le malade à suspendre' l'emjjloi du médicament au iiniineni 
jiréeis où il va produire ses lions ett'ets. ^fais cette rougeur diiniinir 
liientc'it. l'éruption guéi-it par li' centre, wv lais.sant après elle (pi'uiH 
ii'gèi'e tei) le ros 'C. Ilutcluuson a guéri. )>ar rarseiiic. réi'uptinn du 
peinphigiis v{ <\v l'acné, et Hinger la vu .soulager des cas de liclieii ci 
aiiti'e.-^ .lermaicses invétérées. l'ullin traite a^ec succès les vei'rue^ (■ 
les poireaux pai' l'arsenic à l'intérieur. Unna appllcjne en outre lai' 
senic localement sur les verrues. L'éruption aenéit'orme [u-oduite \m 
lusage interne du bromure de potassium peut être même prévenue ]i;u 
l'ein]»loi (le l'arsenic. Herlio/, peiisi- (jne l'arsi'idc n'agit, dans les nialii- 
ilies cutanées, (pi'en (pialité de toiii(pie et pai' son élimination par l;i 
peau. 

Miiltiiliis iliiur.srs. — On a projiosé l'ai'.scnic. comme sulistitutit'ilfl;: 
(piinine, contre la lièvre intermittente, et la clinique a t'ait voir (jinii 
etl'et. il est. api'ès le (piiiKpiina. le nuMlleur métiieainent antipéri<iili(|iit' 
On y il recours ([uaïul la quinine manque .son ett'et. 11 est surtout utik' 
dans les tièvres intermittentes invétérées, notamnu'ut les fièvres (piartr 
Tous les désordres et ac(ideiits dus au poi>;on paludéen ou liés à la titviv 



AltSENICALX. 



im 



])ar rarscnic : iic'vrali^ios. 
( )n le n'('oininaii(li' ciitin 



a cliliirosc. l'arsi'iiif vient 



Inirrinitti'iito so traiti-iit (■u'aK'iiicnl hn'ii 
ilvsiiiu'O. (It'sordri's n'astro-intcstinaiix, etc. 
dans la caflu-xic paludôcnni'. 

I)aiis Ir t l'aitrincnt de raïu'mic et de 
inini''dialt'iiu'nl après le t'rr coinnu' toni(|iic l'cconstiliiant. et snuvtMit on 
ICianloi*' di' invt'i'ivncc à cidiii-ci. Hn l'iitilisi- aussi dans l'anéinit' )n.'i'- 
i:icic\isc |ii'(i,i;'r('ssiv(.', la U'iicénni-. la maladie de llodii'kin. hans ces 
lieux dcrnièn's maladies. WarlVini^'c |ii'ati(|iie avec avantai>\' des inji-etions 
dr liiiueiii" de Fowler dans la i-ate et les ^'anuiions hypert n»|iliii''s : eeiix- 
ri iliniinuent aloi's rapidenr.it (\r volume, tandis (pU' le nondu'e des 
-ioluiles lilam-s est notaMement ivduil. ( )sler. cependant, n'a jamais 
.ililenn lie ln'uétiet' nuiivpié paf l'arsenic dans la leucoevthémie. (lUiaut 
Il l'auéuiie jii'i'incieusi'. sui' I fois cas (pi'il a ol)sei'\t's en 1SS(!. deux ont 
^uccoiuIh' l't K' troisiciiu' était en lionne \'oie de li'uéi'ison. Wart'rini^e 
|ii'éseiite une statisti(iue lieaucou)i plus t'avoi'aliK'. ayant, dans les cas 
iraïu'iiiie peniiciouse ])roi!,M'essive. toujours oliteuu de l'amélioration et 
i|iH'li|Uet'ois la i;auM'ison.a|trèsuii Ion «j: et inutik' essai du t'eret îles toiii([ les. 

On a eonseillé' l'arsenic contre le cancer, quelle qu'en soit la forme, 
-lu'lmit contre l'épithéliome et le sipiirrlu'. Des cas de lymphome nuiliii 
,iiit été gtiéris (Karewski) par l'emploi de la liqueur lU- Fowler à l'in- 
térieur en inôine temps ([u'en injections hypodermiipies. Ces injections 
atiraieid aussi i^uéri (?) un cas de sareome cutané. 

Mentionnons encore, parmi les maladies traitées avec plus ou moins 
le succès par les arsenieaiix. l'arthrite cnroinque nvvv raideur des arti- 
'iliitiiins et contraction de quelques muscdes circonvoisins. l'aménorrhée 
iiie ù l'inactivité l'onctionnelle des ovaires, la ménorrha.iî.e des anénii- 
|iies. la s|)erinatorrlHk\ l'impuissanee fbnctionnello avec éjaeuhitioti Iroj) 
hâtive et atonie des muscles génitaux, la glycosurie, l'alliuminurie. l'azo- 
iiirio. le diahète d'origine hépatique. Clemens. de Berlin, a vanté, contre 
lediuliète sucré, la solution de hromure d'arsenic, il dose de 1 à 'A gout- 
us. (hitis deux oiu'es d'eau, trois fois par jour. 

Contre-indications. — ^I/arsenie et ses préparations sont contre- 
imliiiiiés. d'une manière générale, dans tous les cas où il y a irritation et 
iiitliuiuuation des voies digestives. Cette remarque ne s'appliijue ce[)en- 
àiint ]ias à rem])loi de l'arsenie à doses ])res(|ue lioinéo])athiqiies danfl la 
'lyspepsie irritative. les vomissements, la diarrliée lientéritpie, etc. 

Administration et doses. — liOcaK'ment. tomme eausti(iue. 

i avilie arsénieux s'appli([uesous fornu' de pâte, mêlé à une poudre inerte : 

iiii|Kiis. i;()mnu' arahiciue. etc.. dans la proportion di' ,1. Coninu' il a 

li'tfdit déjà, il est priulent de ne pas ap]iliquer l'emplâtre sur uiu^ sur- 

Itiicr exeédant ui, |)ouee carré. 

A l'intérieur, l'acide arsénieux se donne, en pilule, à la dose de 
Is'i! '' TiT .iC'"- (- î"' '> luilligr.). liC (d\loriire d'arsenic !i(|uide (Hr. ) est 
llmo solution d'ac-ide arsénieux dans l'.iiidc nmria'ique, et se doniu'à la 
Itii'H' de 1 à 10 «routtes. 



IGt 



AKSKNICAI'X. 



Lu solution d'uvsi'iiito de potasse ou li([ueur de Fowler (l^r. ) rsi 
peut-être la ]iivparatii)n arsenicale la ])lus eniployéi-. à dose de 1 ;, 
1(( i^outtes. Jia sdlution ilarscniate de soude, ou li(iueur de i'earsm: 
(]h'.) se donne aussi à la laênie dosi'. |,;i dose de l'ioduro d arsenic (■>! 
"Il' 3iy i^i'' (- niillii;-r.) en pilules; ce s(d s'adniinistn- la ]ilu]»ai-t du 
leinjis sous t'ornio de solution de Donovan (Jir.) à dose de 10 à 'M iroui 
tes. L'arséniate de 1er, qui convient liien aux cas de ehtoro-anéniie. -c 
])reserit en pilules, à <lo.s(,' de ,'« i;'''- ( ^ unllin'i'.). (^uant à l'ar-st-nitede eu 
vre. !a dose employée Jus(|u'ici par Aulde varie entre 1/."!(M)() et 1/5000 ^i 
(lA nullijfr. divisé eu ii- ou 4S doses). 

J)'une manière générale, la l'orme liquide doit et ri' préférée ;i |;i 
tonne solidi- pour les usaii'es inlernes. l'our éviter l'aceumulation ilr 
médicauicnt et la ])i-oduction d'accidents, il vaut iiiieux. suivant le ciin 
seil de Bai'tholoAv. donner les arst'nicaux à dosi-s décroissantes, coimini; 
<;ant par la dose init.iimuni et diminuant n'raduellcment. De leni|)> n 
auti'o un tcm))s d'arrêt est néces.Naire. Dans les cas où l'on n'utilise 
(pie les (|ualités toid(iues du uu'dieament. surtout (|uaud on doniir 
les doses iiiit.i'iiiKi. on doit l'administrer a|)rcs K's inqias. atin d Vsi 
ter l'irritation ^astricpie. (^uand lestouiac est ii-ritahle. on |kih 
adjoindre à l'arseiuc (piel<[ues i^outtes de teinturi' d'oimim. ou don. 
ner le niédicujnent par voie liyjiodermicpie. Ce dernier moyen a éir 
conseillé dans les cas où il importe d'introdiure dans le systèiur Av 
t'ortesdosi's d'ar.M'uic sans iri'iter les voies dii;-estives. par exemple (lan- l;i 
(lu)rée. la leucémie, etc. On )»i'Ut injecter ainsi la li(|Ueui" de l''(i\v|, 
ou. ce ([ui vaut mieux encoiv, une solution titrée d'arséniate de >nii.|, 
renfermant J„ gr. d'arséniate par do.se. Dmus le ti'aiîcuient de l'asllnni' 
l'arsenic se donnt' souvent et très avanlai!;eu.seiuent en cigarettes ( ,1 ,i 1 
d)'a(dime (Tarséniate de soude ilans 1 once d'i-au distillée ; i'U iiuKilniih, 
papier non collé vi l'ouler en cigarettes dont (duicune ' DUtient | gr. à : 
grain). ].ie mahule fait trois ou (piatre inhalations par Jour. 

Toxicologie. — L'arsenic est le type des ]K)i,xons irritants. I: 
exerce, comme on l'a vu. une action élective sui' la nnupu-use dig(sii\, 
s'éliminant par cette mucjueu.sc et l'ii'ritaut. nu*'me s'il l'st introduit pai 
V(»ie cutanée. La dose mortelle de l'at'ide ar.^énieux est. d'après Tayl"i 
<le - à 3 grains, (tt.lO à 0.1") grm.) (die/, l'adulte. Celkî di- l'arséniiM 
de l'aeéto-arsénite do cuivre est de 2 à 10 grains (0.10 à O.tiS gim. 

Le traitement dv reu'ioisonnenient aigu par l'acide arsénieu.x > 
vei't de l'aris se résume ai. ' : liejet du poison par vomitif (>ull'ali' 
zinc et de cuivi'c. a])oinorphine, moutarde), ou pompe stomacale | 
lavage de reslonuic. Mu même temps, donner du fer dialyse, à dosed m 
cuilleréi' à soupe, qu'on fait suivre, au liout île (jnelques minutes 
rejet })ar le voniis><emenl, et que l'on répète |tlusieurs fois de suilr. l,:i 
magu ..ie peut aussi êtreilonnéeeii aliondaïu'c. Moissons mucilagiiu'iiMv 
huiles tixes. Contre la douleur: .sinupismes, mori)hine. I{ei»os IcIV- 



nui- 

(in 



A RSENFC A IJX— ASA F( K TI DA . 



l)i,-, 



tiiiiiiK'. ("ontn' 1rs vomissonuMits : iii()V|iliiiic. iflacc dans la Itouciic. S'il 
siirvifiit ik' la prosli-atioii et dvi colla | )se' : stiiiiulaiits on injection liy])o- 
ili rnii([nc (c'tlier) ou rectale (alcool. ammoiiia(|Uc). Eaniencr la cha- 
leur à la snvl'acc ; lionlcillcs d'eau chaude aux extrémités, co\iverturos 
cliMiides. 

Dans l'ein^wisonnement chroni(iue : su])])rinier la cause. ]n\\s ordon- 
luv le chanii;enient dair. les tonicjues. 

ASEPTOL. — Ii"ii>'<'iitiil, 1111 iUM'ilc Mi/.iilii|iic, (wt uii iuitis('ptii|ii(' iimi l(ixi(|iio, 
iiiii.lc'iiiii' il raciiio salicyli(|iu', et iiiêiiic, ilit-dii, |)lus |iuissiuit (pic ci'lui-ci. ayiiiii 
C(Pinnn' lui li> ]in)]iri(''té le se l'uniliiiicr aux lia-^cs ])(i\ir t'nniicr des sels. I,ii|uiilc, 
.(iluMc i\[\\\< l'eau Se ])ré|)arc eu iiictlaut eu cuntact racidc sulfurii]uc et raciilc 
|ili(''iii(|U('. S'('iuj>l<pi(', à l'iiitcriciu" et luraleim-nt, dans les luêuics cas (|iu' l'acide 
s:iii(vli(|\ie RlKtiire à l'élude. 

ASPERGE. — On se sert du rliizcmie et des jeunes |inusses, ijui reut'enneiil de 
ViisiKirii^/iiie. — l)iuréti(|ue assez etlieace, i'uriiU' |ireiiaiit snus sdu iiitluenee une 
iiileni' félide ('araetéristi((ue. FJle est, de jilus. t(ini(|ue eardiai|Ue. i)"a|irès .NIartin- 
Snliiii. l'a-^parairiiie serait le iirinei|i(- i!iurétii|ue et sédalit'de l'asperire- — ''n jire-ierit, 
liiracine il'asjierL'e et ses préparatiiins ; sirups. infusions, etc., (Minime iliurélii|Ues 
liiii-^ les niidadies iirL'ainijues du l'ieur .•nce liydrnjiisie, la cystite, etc. 

ASA FŒTÏDA.—As<,f,rti,/ii. lîr. 

(ioiniiu' résine fournie ])ar la racine du Fcnilii niirf/ir.r. Masses 
irréu'iilières. formées de larmes aiciflutinéi's. de couleur littin jtiunâtrç 
r' liruti foiH'é. saveur acre, timère. alliacée, odctir alliacée, forte et 
re]imissaiile. Renferme, en ju'oportions varitildes. de la i^oinme. une 
huile essentielle, une résine et des acides vét^étaux. L'huile essentielle 
|iossèdc l'odeur du mé<licamenl. et paraît Tdro constituée par descomlii- 
n;ii>niissiilf'uréi's. 

Action physiologique. — Par son huile cssenticdle et sa résine. 
lasa ficlida est un stimulant du système ni'rveiix et de l:i (drculatioii. 
liiLiéii' à doses nnnH'iuies. il stimule les fom-tions y-asl rii|Ui's et activi' la 
'liMcstinn. auiiMnentaiit aussi le mouvement péristalti(|Ue des intestins cl 
lis si'c ridions inlestiiiiiles. et a mena ni une ccrlaiiic lilierh' du \-eiil re avi'c 
i\|iulsii>n des n"a/.. .Vhsorlx', il acl i\"e il'alioril la cii'euhition cl la res- 
piraiimi. élève lii températui'c )ioiisse à la diapluursc. cl stimule le 
-\stèiiic iierv(iix à la manière des huiles volatiles. Il s'ensuit eu c(M"laiiis 
'■;i^ im sentiment de liien-êt re et de i;-aieté. Plus tard, celle si i m niai ion 
l'ail place à des ])hénomèncs de si'dalion n'i'm'ralo. ci,'ssalion dessj)asmes. 
'Il ijui ont fait i'aii!.i'er celle suhstance parmi les anlispasmodiiiiies. 
L.i^a fiilida. d'après l'artholo*v. stimule aussi la l'onction menstriKdle 
'1 pi'u\ii(|iie récouk'menl (h's rendes, ('es projiriétés emméuaii'oii-ues ne 
ileiveai cependant )>as dilfércr de celles (|iie l'on reconnaît à la pli'.jiarl 
de»- princijK's aromaliipies c't ^'ommo ré-^oieux. Fj'ica fietida jiasse eiitin 
l"iiir être vermifuu;»'. l/huile volatili' s'/diiuim' par les voies respira- 
iiiir.s cl ]Kir la ])eau. I<]n ]i:issant à I i-avers la muqueuse l)ronclii(|ue. 
elle en diminue les sé<'rétions ù la façon des l.als nniiiues. 



l(îl> 



ASA l'dlTIDA— A.\(>N(ii;. 



Auxiliaires, 'l'ont 's les n-rtnuni's n'siiic.scl les siilisliiiH'i'.s arniMM- 
tiniu's cl li;il.saiiii(|iu's, ul en ^'éniM'al li's ])iviia râlions snifnnk's l't ])\\n>- 
jihoiri's. ainsi (inc K's alcools, les t'tlicrs. l'Ic. 

Antagonistes. — Fh-s acides, les si'ls ncnti-t's ci les |nvi>aralin||. 
rent'crniaiil lie l'aiide |)russi(|nc. conslilueiit antanl (rinconipatiliiiiics 
cliiniii|ucs. Les antai;'oiiistcs (lynanii(|ncs sont le tVoiil. les s('ilalit> iln 
ç(cur. 

Usages. — ' 'oiiiinc aiitis|iasnioi|i(|iic. l'asa iietida s'cmiiloit- coninir 
la valériane, dans divi'rs états nerven.\. entre autres dans l'Iiyslérii', 
snrtont dans l'iiy.siérie «•oni])lète. à cai'actèi-e eon\ulsjt'. s aceoni|iai;Miaiii 
de niétéori.^nu'. de conslipation o|iiniâtri' et de eoli(|nes ; il fait |ir(iiiiii 
Ii'nienl disparaître la cé|)lialali;ie intense dont soniVrent si souvent K- 
liyslt''ri<|Ucs. Il a é'i;-alenienl donné de lion> ri'sultats dans (|iH'l(|ues ca- 
<ré]tile])sie, d'liypo<diondrie et di' con\ idsions infantiles. On l'a reeuiii 
mandé' dans rastlmie. 

('oinnie cninH'nagoii'ue. on a prt'scrit lasa fu'tida dans rani(''norrli('i 
toi'l»ide des (diloroti(|nes <'t des anéniif|Ues. A titre île niodificateur di- 
sécrétions l)roncln'(|nes. il peut et rc utilisé dans la lu'oniddte (dironii|ii. 
et la lironcdiorrliée. tout coninie son congénère la y,()nune aninionia(|Ui 
Son action sur l'intestin le fait ein|iloyer souvent, et avec avantage. dan- 
la constipation des anéniicpics et dvs liystéi'i(|ues, la flatulence en yéiir 
rai et les e(Ji(|nes lîatnientes. 

Contre-indications. — ( )n ne doit pas cmployci- l'asa lU'tida d;ii,- 
les cas où l'hystérie s'aceonipaii,Mie de lièvre, non i)lus que (|uand il y ;i 
irritation ou inllainnialion ilu tul>o «gastro-intestinal. 

Administration et doses. — li'asa f(etida s'adminisIriM-n natiiiT 
sous foi'nie de pilules, à dose de ,"» à 2(1 y,'rains ( 0.."»li à 1 .iiO ^i'i'ni. ). La turim 
pilulaire est colle (jui nias(|ue le mieux l'odeur et la saveur désu<;ivalik- 
<lu médicament. On ])rescrit .souvent aus.^^i la ])ilule d'asa fietida ((Uii 
posée ( Hr. ). à dose de .") à 1(» yrains ( ().,'i2 à (•.(!! cenlii^'r. ). ou celle d'alei- 
ot d'asa f<etida ( lir. ) à la même dose. FiCs formes li(inides .sont le lave 
ment (Br. ). (|ui renferme .'!<» li'rains (2. IMI i^i'in. ) jiour une injection : lu 
teinture ( IJr. ). (|u'on in' devrait jamais adnuiùstrer jtar la liouiln' .n 
dont la dose est di' A à 1 dracdime ( l-TO à o.-K» y-rm.). l't enlin l'cspn' 
d'ammonia(|ue fétide ( \W.). à la même dose. 

AVOINE. — L:i tiiriiie d'avoiiie coiistitiu' nii aliniciit déjà étudié coi r tv.. 

On (Il tint iui<-i lies cjitiiiilîi-iiK"; éiiKillic'iits (péuii ciiipleic ;iu\ ii-age.- jjénrinux ir- 
eiit!i]il!i-nu'> et tiiiiu iilutioiis. 

AXONGE. 'A</rj,.sj>nrj>,intt,i,-i. \h: 

Sifi'nitjjiiii' : Saindoux. 

.Matière y'rasse fourine [tai* répi])loon du ])orc. Suhsttmee lilaiulu'. 
molle, oiu'tueuse. à odeur et à saveur douceâtres (pumd elle n'est ]i;i' 
funce. F'eu falsifiée en n'éiiérul, elle est, néanmoins, souvent mal [nv 



AX()N'(}E— AZOTK. 



\i\- 



|i;irtr. IJaiicil îissi'z lac-iK-iin'iit. ^ l/ii.\uiii;i' est iiisolulilc dans l'i-au. 
oiititTciiu'iit soliihlc dans l'ôtlifr. 

Action physiologique et usages. —(^ian<l l'il.ni'st pasianco. 

l'iiNiiHU'^' ^'^' "" l'iiiollicnt t'( 1111 ailoïK'issaiit local : l'ile assouplit la [(caii 
l'i les tissus, li's pivscrvf du (•dutacl de l'air, l'ail ci'ssor li' jUMiril v\ m'U- 
vtiil raluH' riiitlaïuiiialioii des iiartics sur l('S(|iu'llfs on rainiliiiiu'. 

{)ii se sert de l'axoiii^t' dans U- |iaiisi'iiu'nt des |»lait's. di's liriilurcs, 
,l>-> \ ('sicatoiiTs. ainsi (|iu' dans le traitriiR-iil local des inllaniiiiations 
-,ii|pcrticicll('s, iK's maladies de la peau, entre autres de l'eczi-iiia. du pso- 
riasis, de l'érvtliènu'. de rinti'rtriu,'o, du prurit, etc. .Mais dans ci's cas il 
liiiil se servir ila-xon^c (|ui n'a pas ranci. L'a.xolim' rance peut être 
ulili-ce pour la prt'paratioii des poniniades irritantes: oimmeiits de sa- 
liiiic. de cautliarides. etc. 

l/axoiiu'e sert . en pliarnuicie. à la préparation de (piclipies onmu'nt^. 
|iniiiiiiades et eiii])liit res. l'our reiiipêclier île rancir on peut lui adjoin 
lire une sulistaiiee antiseptique telle (pie li' lienjoin. l'acide liori(pio. etc. 

Administration et doses. — On l'apiiHipieen nature. suivant lc> 
lii'^uius de (dia(|ue cas. lia si'uK' pr(''parati(Ui otticiuale est l'a.voiiii'e 
ln'ii/.iMiiée (pli contient du lienjoin. et ]ieut ainsi se conserver ind(^'tini- 
iiieiit. On s'en sert pour pré]iarer }ilusieurs poniiuades otHcinaK's. 

AZOTE (l'IîoToXVDK !)■). 

N.//(o/( /////(■.< .• Oxyde nitrcux, y-az hilarant. 

(Ja/, incolore, (ditonii en (léconi])osaiit. par la (dialeiir. le niti'ate 
il :niimoiiia(|ui'. Il est inodori'. d'une saveur douce et sucive ; solul>le 
ilaiis l'eau. 

Action physiologique. — Le premier etrel produit jiar les inha- 
liitidus (le ju'otoxyde d'a/.ote nu'h- à l'air atmospliéri(jue eonsislent en 
Vfi'tiii'es. liourdonneiuents d'oreilles, sensation de tluirmillement m la 
peau et de l('n-(~'ret(' ext raordiiuiire, ])erte(lela .sen.sil'ilité. délireet hallu- 
(iiiutioiis très remarqualdes. [a' sujet elianle. di^cdaine. pleure, rit aux 
(Vlats et veut (piel(piet'ois même lutter avec ceux (pli reiiloureiit. ( 'c^ 
eîloi s cessent pre.s(|ue aussit(>t (pie 1 aneslliési(pie est enlevé, et le sujet 
-('•veille t >ut à coup. sur|»ris de .se voir, parfois, en des jiostuivs [lassa- 
lilciiieiit ridicuK's. 

l'ail-* lu production de l'anesthésie cliirury'icale. les inlialations se 
liHii avec le |)roio\yde d'azoti' piiret soumis à une plus n'raude jiression. 
.\!iiis la ))ériode d'excitation est presipie nulle, et iiRUne ne survient 
Niuveiil (pi'à la iin de l'anestliésie. alors (pi'on laisse pénétrer de l'air 
;ilni(isj)liéri(pu' eu même temp.s (pie le ixiv/.. La face rév(;'le un sentiment 
'le terreur iuten.se et devient d'aliord très pâle, mais cette prdeur est 
liiciUoi rem|)laeée par une teinte Ideuâtre et livide. La res|iiration. 
laliord |irot'onde. devient stertoreiise. les \t'Ux sont pi-oéminciils. Le 
iviiiur a la conuaisaiiee est très rapide, même ipiand le n'azaété inlial.' 



lOs 



AZOTK. 



|tui"i'l siiiis mélanine : (iucl'|iicsiiis|)i\;îiti()iis(l'iiiratiii()S|»lit'ri(|Ut' sutti-i m 
à raiiinu'i' lo nialadi'. 

\a' |ii'ot().\y<lf da/iilc cii'ciilc ilaiis le sani;. pi'olialilciiiciil. à I Viat 
'If siiii|iK' MK'laiiiiH'. in'sc (•(nnliiiiiint avi^c aucun des r'ii'iin'nts du liiiuid, 
saiiu;uiii. Il n'allrrc pas non plus la striuMurc de la cellule iicrvn>,' 
Autant (|u'on en peut Jui^er paf les symptômes extérieurs, il priHJiiii 
'tonsles pluMiomènesde l'asphyxie: K' saiii; cesse d'être oxyi^éin'. iMeiil ■ 
carli(ini(|ue s'y aci'umuli' et amène la ])erte de eoniiaissaiiee et l'insni-i 
liilité. i!n rt'sumé. c'esl lasjiliyxie (pii détermine l'anest liésie et la nior: 

Durant l'inhalation du <j;\\/. hilarant, le sujet éprouvt" une sensniinu 
jténiiile de constriction auloui- du thorax, et c'est lu. on peut dire, le nuI 
e'I'et désaii,"réahle produit parcet anest hési(pie. dont l'emploi semhlcriic 
exiMiipt de (lanii'i'rs pouvu (pu- la séanci' ne duri' pas luniftemps. l'Iii 
sieurs cas de niorl oui néanmoins été rapportés. 

.M. l'atil Hert. en IHTS. s'a])puyant sur le ("ait (pu-, si on oniplim i, 
^■iiz sous la ])i'i'ssion normak^ l'anesthésie ne se produit «{u'avec linlia 
lation de protoxyde d'a/.ole |iur. ce<pii dét.i-inine forcément l'asphyxi, 
suite de nuinque d'oxyi;'cne. en conclul (pie si le sujet t'st placé daii> iiii 
milieu où la j)ressi()n é;^-ale deux atmospheres.il sulhra d'un mél:iii:;ri|r 
parties éy;aU's de i^az hilarant et d'air jiour oliti-nii- uni' anesiiuUi,. 
parfaite sans (lanii:i'r d'asphyxie. Partant de là. il a préconisé rciii|i|i>i 
de ce n'a/ dans la prali(pie di- la ifi-ande '-liiruruMc. à condition i,ii 
l'opération se fasse dans une chandu'c spéciale, siuis une |n'ession de iK;; 
atmosphères. Li's e.x)iérienci'sde .M. lîert sur les uniiuaiix avaient daii,; 
ipie. dans ct's conditions, l'ant-sthésie peut être |ioussét' aussi loin i|iin:, 
le vi'Ul et pendant loniiiemps. sans ilani^'cr. .M. IN'an. ojtéraiil »ii: 
riiomnie. conslala la véril(' de ces faits, et ]ilusieurs opiM'ations de Inn^ 
durt'i' f'.u'cnt faites avec su'-cès dans les conditions voulues de pi'i's>iiii' 
t'ependaiit on a du hienlôl ahandounei' le procède' Hert par suite i|c ii 
difHciilté de son em|)loi. et du maniemeiil de l'outilla^'e sjiécial i|ii" 
exiii'c. 

Usages.- -l/aclion proni]itc du protoxyde d'a/.ote et li' rrvi 
é-!j;'alenient promptcpii s'ensuit, en même ti-mpsipu'le «lann'er d'as]iliy.\, 
(pli a<'co!n]ian'ne les inhalations prolouii'ées.sous la pri'ssion normale, toi ■ 
(pièce ga/< ne jH-ut être ein|iloyé (pie poui'Ies opéraiionsdc courte 'luivi 
a\ulsion (les dénis, ouvert uri' d'ahcès. ahlation d'ony-le incarné, etc 1'- 
fait. de|iuis ipic le proce'dé l'erl a été prati(picmciil mis de c("il('. le ]ir" 
(oxyde d'azote n'est plus utilisé (pie ]k\v les dentisles. Ies(jucls eu fciil \>.: 
usai^v journalier. 

Contre-indications. — I/emploi du protoxyde d'a/.ote iHiM!:: 
anestJiésique est ratiomicMcinent coni rc-indi(pi('' dans les cas de nim.i i. ■ 
ori!;ani([iies (lu c(eui' et d'atrections des ore'anes tlioi'aci(pies avc( -\ luj 
i iines d'asphyxie et de coni;'cstion ])assive du poumon. 

Administration et doses.- -Le i^a/, hilarant sadmimsin :' 



AZOTK— HALSAMKirilS HT IJAlMKS, 



ii;;) 



niovcn d'un appan'il spi'cial. dont la ](lu|iart (K's dentistes sont aujour- 
(l'Iiui l>"iii'\'""^< ^'' Israël' aïKniel raMestlu''si(|U(' est introduit jnir dans les 
vi.iiN respiratoires sous une eertaine pressioii. l>o T iV 1<> i^^illons de ij^az 
sutliseiit à |)i'oduire. dans les eirconstanees ordinaires, une dose d'anes- 
ilK'sie suHisauti' à Tavulsion de une à dix ilents. 

Toxicologie. — r<e traitement de reii)]>oisoniuMnent jiar le ])ro 
tdxvdc d a/.o'.e est essentiellement relui de i'as|)livNie : di'diarrasser la 
iioitrine. ouvrir portes et fenêtres pour doinn'i' de l'air, li. ,.iration 
artitiei'.'ile imméiliate. et la eontiniuM- deux heures ou mênu' davanlaije. 
s il est nécessaire, avec dix-huit inspirations à la minute. Inhalation de 
iiitritc d'arnylo. lOlect rieité. Douches tVoides l't chaudes alternées sur 
l:i téic et la poitrine. 

B 



BALSAMIQUES ET BAUMES. 

On comprend sous le nom collectif de halsamiciues toutes les suhs- 
I;in(cs résini'uses et ifommo-i'ésineuses. k's haumes, téréhenthini's. »'t 
leurs dérivés. 'Contes renlV-rmiMit. en propin'tions varialilc>. des liuiK's 
(■".seiitielles et une ou plusieurs résines. aux(pu'lles elles doivent leurs 
propriétés. liC noiri de hanme est particulièi-i-ment ré.servé aux suhs- 
taiices résineuses naturelles (pu. outre les résines, n'uterment. soit de 
I Mi'ide lien/oïque. soit di' l'acide cinnamiijne. soit les deux à la t'ois. 

i,es ])ro})ortions i-elativcs d'huiles essentielles et de résines renl'er- 
iiiécs (l;uis les dilVért'Uts halsand(pies vai'ient lieaucoup. Ceux (pu con- 
tiennent une ii'rande ])roporlion d'huile essentielle sont de consistance 
mclle ou même li(piide. ('eux (pli. au contraire, renferment |ilus di' 
iv-iiie sont demi-mous ou tout à fait solides. 

Action physiologique. — iiocnlcmcnt. les halsami(picssont lén-è- 
l'fiiieiit irritants pour la peau et |)our les mu(pieuscs. .~>ur la peau 
ik''nu(l('e ils ]iroduisen( d.' la rou;;'eur et delà cui.sson. l>ans l'estomac. 
il< stiiiudenl, à petites doses, les fonctions ii-astri(pics. ci à doses élevées 
ilsiri'ilcnt ou cntlaninient la miapieuse. amciiiinl aloi's des renx'ois désa- 
/l'éalilcs. de la naiis('c. de la ii'ast i'a|i;'ie. des xonussenients. el, du ci"ité de 
iiatesiiii. des c()li(pii's el de la diarrhée, ('est dans l'inlesiin (pu'se t'ait 
leur aiisiirplion. i;-râce aux li(iui(les alcalins (pii s'y trouvent et (pii-le^^ 
ili-Milvenl cl les éinulsionnent. 

.\lis(irii('s. tous les lialsami(pu's sont,, de par liMir composiiion même. 

'los stimulants de la circulation, accéh'-rant le jiouls, éK.\;nit l('<;-(''ren\ent 

l;i U'iiipi'rature et ])roduisant une ])etite ti(''vre arlilieielle. V.w outi'e ils 

[exercent uii.e action s|iéciali^ sur la mu(pieuse des voies respiratoires et 

l^viiito-uriiKiires «pu leur servent d'émonctoires : vu contact avec -es 

[iii'ii|iieuses. ils en diminuent les sécrétions, ou les rami'uent à l'état nor- 

Jiial si elles étaient devenues juirnlentes. Ce sont donc à |)ropren"Mil 

|i!ivlor des anticatarrhaux. L'huile essentielle est élinunéede préférei ce 



17(1 



KAI-SAMiyrKS KT HAI .MKS-liAUHM. 



|t!ii" la iiiii<nn'nsf lif()iu'liii|iu' cl un peu iiiissi pur Itt |k'iiu ; r'vM elle (jnj 
;ii,'il sur hi stici^'-tidii l>r(>ii<'lii(HU', la |iai'tii' t'IiiiiiiH'-f par la peau piuvi, 
(piaiil plus ou ni<(iu> la diapliuirsi'. hluliii une pclilf parlic ijr icn, 
liuilc cssculiclli'. oxydi'c dans \v saun'. pasM'à i l'-tat i\r rt''sinc t't s'iTuuiii,. 
par k's n-ius. Ia-s rôsiiirs s'ôliiniuful eu pn-sipic lotalilô juirccs (Itiniii, 
ori^ani'sct ce sont elles (pii, avi-c la ]ii'liti' dose d'Iiuilc oxydi'i'. untiliiion; 
ou l'ont ci'sst'r au passai^c la st'crôlion ilc la nuuiucusc ii'i'nilo-uriiiiiirr 
Mn niênic U'Uips les résino soni diurélicpics. i|Ui'l(|iu's unes, roiniuc \;, 
résine de copaliu. l'élaiil à un assez liant deii,'n'. Plusieurs lialsaniii|Ui« 
eoinnie le liauiiie iju l'érou. la eréosoie. le i;oiidron. sont aussi des ami 
septi(|ues et îles aniiparasitairi's. 

Usages. — -Les ltalsanii<|iU's se pre>ei'ivent. à litre <rantieatarrli;m.\ 
dans toutes les niahuiies des nini|Ueuses ri'spiratoii'e et i;'(''nito-ui'iiiair. 
earaetérisi'es pai' inie x'-eri'tiou exai;"én'e de minus ou (\v mneopus. Oi 
s"en sert tous k-s jours dans la deuxiènu' péi'iode de la hroindùte ,ii^ii, 
et surtout dans la l»ron(liite (dironi(|Ue. la lu'oncdiorrt'i', le ealanii 
liron(dii(pU' des vieillai'ds, l;i deuxiènu' périoile de la cystite et de I \\\: 
1 II ri le aiy'ui's. la cystite et l'uréllirite (dironiipies, la larynu'itcet la liiinii, 
(dironi(|ues. la tulierculose |»ulnH)naire. ele. 

|)'après Ci' (|Ue nous avons dit |)lus haut, il est éviilent (pic les liaU,, 
niiqucs ri(dies en liuile essentielle sont plus spéeiahMnenI indicpU's ilaii. 
les maladies des Voies respiratoires, tandis (pic diins les atlcclioiis ilc 1;, 
niiKpU'iise géiiito urinaire on doinu'ra la pivtV- renée aux i)alsaniii|Ur. 
reiileriuant plusdi' ivsinc. 

( 'oniiiie antise|)ti(pieset aniiiiarasitaire.s, on les utilise dans la pliiiM. 
pulmonaire, la hroneliitc tetide. la ifann'ivnc du poumon, lu eo(pielu(lir 
la tulierculose la rynii'(''c, la diplitérie. les maladies eutaiu''es parasiiain^ 
le ])ityriasis versieolor, la '^n\v. ele. 

Mode d'administration. — La meilleure forme sous hupielltMii 
puisse ad miuislrer les lpalsai:ii(|Ues est lu l'orme pilulaire, ou mieux eticoi, 
lu ])orlc et lu cup.suk', toutes ayant ravuntai;'c (kt masquer eompl(''temti:: 
la saveur prcscpu' toujours (lésau'i'éalilc de ces sulislunees. Si l'on wir 
une forme li(piidc, ce .sont les siroiiset les ('mulsious (pi'on devra eiii|ilo\.' 

BARIUM. 

Le liarium n'a alisolument aucun intcivt par lui-inême, et sc-ih^riv.. 
n'en ont ii'ut'rc, sauf comme )ioisons ; les principaux s(uit : 
('ni.oHiKK II''', iiAiur.'M, — -li((rii fhlor'nhtiii. 
Lamelles incolori's. Soluldc dans l'eau. 

loiniîK DK li.VItlIM, — Bdrii ioi/ii/llitl. 

Cristaux incolores. .S(dul)le dans l'eau, 

()XVnK DK B.VHir.M or IJ.VKVTK, — /hin'i ".rit/inii. 

l'oudre blanciu". Solulile dans l'euu. 

Action physiologique et usages. — A fortes do.scs. Iom 

solulilcs de liurium sont tous irritunts cl donnent lieu à des svniiiimii' 



|{.\1{[IM-MKM,.\I)(>NK. 



171 



d irriliiii"" '■' «riMllaiiuiiiilidii ilii <-nt('' i|c>. \ui»'s (lii^olivcs. avi'i' |ili(''iii>- 
iiii'iM" nerveux: iiutcniHs»'. Miilioiiic. (lilMliilion jiu|iilliiiri'. raliMitissciiu'iil 
(If lu rcsiiiratioii et du pouls. |irns| iMiinn «les lurces. |iaval\ sic des cMn''- 
iiiili'>. couvuNious. eunjac't luoii par paralysie .lu feur. A petites dose-, 
n- M'|s aifisseiil priiieipak'ineul sui- le système nei-ven.x. imlaiiimeut sur 
|r i;r:niil s\iiipat liicpie. aiiynieutaui la tnne de- eniit raitidus i|u eivui'. 
tiiisiiil ('•iieriîiqueiueiil eoulraeter le> ea|iillaires et élevant eu euiisé- 
uiiciice la tension artérielle, stinuilaul eiiliii les euut raetiiuis de la tiln-e 
iiiM-iulaire de I intestin, l-es sels de liariuni passent ptuir »"•! re anliser»i- 

tiiloaN. 

\x cldiMMiri' <le l>;iriuni à dninn' des sliceès dans le tl'aiteniellt de 
rmii'vrisnie, et s\'st niout iv utile, eouinie louiiiui^ vaso-moteur, dans les 
lii'iiii'rrluiicies. les conifestious aiguës ile> iiareueliymes. l'atonie île la 
(iiiulie MUiseulaire île l'intestin et de la vessie, l'asthénie cardiaque avei 
.■iliiii>«einenl de la tension arli'rielle. et eulin ( iîai't liolow ; iiuand il s'au'il 
• te liiire ré'soi'JK'r des exsudats intlanimatoii'es. I >ans ce dei'iiier eas. iU 
ic'isNciit |)roi>al>lement en qualité d'ulealins. 1/iodure et le hromure de 
i.;iriiiiii i>Mt été quelquefois prescrits dans la serotuU' et les dartres. 
nii ne s'en sert plus aiijourd'liui. 

Administration et doses.- Le cMorun- de liarium l'sl >urli>ul 

i-ilc. en pilule ou i-n solution aqucusi^ diluée, à dose de ,1, à h ii^v. 

il iiiillinr. à ;! cenlin'r. ). I-a liaryte s'emploie qiiclqui'iois eu lotions. 

ihiiiv les cas d'ulcères scrol'ideiix. ainsi (pU' l'iodure. celui-ci sous l'orme 

lir jiiiiniiiude. 

Toxicologie. — l>ans rem])oisonnemeiil par un .m'1 de liai'ium. il 

liiui tuul d'alHM'd vider l'i-stomac îiu moyen de la pompe yasl rique ou 

Iti un vuniitif: sulfate de /,inc. juotilarde. i)>écac. eu même tem]is ipie l'on 

iitiiiiiiiisirc des antidotes (diimiques. ijui sont l'acide sulfuriciue dilué et 

tiiu> les sulfati's .solidiles. surtout ceu.\ de soude et di' nuin"nésie. l'uis, 

irailiT k'ssympt»"»ines : niorphini' cont l'e la douleur, et lier et alcool cont l'c 

llr rollapse. KnvelopiKM" le nuiladc dans des couvertures idiaudes et 

|iiji|i|ii|uer des lioutt'illes ou hriqucs (diaudes jiux pieils. 

BEBEEIIINE— A Icalu'idi' extrait do la niri le iJélrèiTii.— Anior tV'l,i ifuirc 

« :iiiii|i.ii...lii|Uf aiiiilii«zai' à lu (iiiiiiine. niiiis intériiiir m (.•cilc-n. S'cnqiii'i'.' dans le.- 

ni'liii - CM-, — 1,11 dnsc est de 1 à ."> LTllills ((1.07 j'i O.'JO lM'Mi.) l'oillinr lonJiiMr. l'I de ï< 
!" .'im'iii- (U.'.'i'l a d.Ci,") L'rni.; euMune aiili|iériudii|ui-. 

BELA (Fruit de).— Fruit de WE<ilr miDinrln.s.—Tri'y^ a-tiinL'ei.l, Knqplt.yé 
fcciiH'i- la diarrhée et la dyscntcrii. — La l'liarniat'ii|) 'c liritan:iiqui'en l'ail un extrait 
pu;!, .iniii ladii.se est de 1 à 2 enillcréi'- à thé. 

BELLADONE.— /;<//,^/o/,/,,f^,//,r \W.—/ir//<h/n,i,nr nt<lix. Hr. 

<»ii emploie les feuilles fraîciies ou iK'ssécliéos et les racines de 
Ll';'.y>,( hi'Hiitloiinit. Les feuilles sont d'un vei1 .sale, à odeur faitileinent 
foviisc, à .saveur acre. Les racines .sont ii;risâtres. ijresqiu" inodores, à 
ÉVuiir ilouceâlre. I"\'uilles et racines renferment on alcaloïde ti'ès im- 



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WEBSTER, N.Y. 14580 

(716) 872-4503 





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172 



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BELLADONE. 



portant: Vntrojiiiie. iniquol elles doivent leui-s projn'iéti's. T>e plu?., elles 
eontienneiil de V(isj)(ir(i(/iuc. Lu hcllddouiitr ne serait qii'nn iiK'laii;', 
d iitro])ine et d'oxyatropine. L'atro]»ine est eristallisée. incolore. ]i,ii 
solnLle dans l'oan, hoaueoup plus dans l'alcool et l'éther. Saveur miuciv 
Elle se eoniMne avec les acides pour former dos sels dont le principal, I, 
sidt'ale. est otticinal et se présente sous forme d«' ]ioudre cristallisiM 
lilanclie. à saveur amère, solultle dans l'eau. I*ar sj-ntlièse. ratri»].iiir 
fournit ])liisieurs dérivés: tropinc. impidinc. homnt rapine . etc. 

Action physiologique. — A ppli([uées sur la peau déiHuiillé. 
d'éj)ideriiie ou sur une mucpieuse dénudée, la liclladone et l'atiMpiiK 
produisent de la douleur.de l'irritation, avec conicestion localisée, han- 
le cas d'une solution diluée d'ati"o])ine, la cuisson fait liientôt place à lu 
perte ])lus ou moins marquée de la sensibilité locale ou aiialii;ésie. 

Instillée entre les paupières, outre les phénomènes d'irritation plu- 
ou moins prononcée suivant le deitré de concentration du ''«piiile. un. 
soluti<m d'atropine amène rapidement une remanpiable dilaialion iKhi 
]iU2)ille, très manifeste, dit (fubler. même avec la dose intinitésimali 
^^^ TAff.Vïïff .i^'"- '''" même temps «pie la ])upille se dilate. la sensiliilitiMlt 
l'ceil diminue, surtout celle de la cornée et de la rétine. La inydria» 
dure ]ilusieurs joui-s : elle s'accomi)a<fne nécessairement d'amblyoj ic.ij. 
presbvo])ie. même de diplopie. avec perte du pouvoir accomiiiodatiii! 
impossibilité do voir les objets rap]n'ochés. dilatation des vaisseaii.x o: 
diminution de la tension intini-oculaire. 

Tni!;érées dans l'estomac, la belhuione et l'atropine, à doses médicina- 
les, ne ju'oduisent aucun elîet a])])réciable sur les diverses coiRdiesduliil». 
digestif. '.Quelquefois im observe de la nausée, un jieu de séclien^'^'ilt i 
la muqueuse, etc. mais ces cii'ets purement locau.x s'etfacent ik>ai:; 1 
l'action {généralisée tlu médicament ajirès absor])tion. Si la belhuli* 
est ino-érée à hautes doses, elle irrite la mu(|ueuse u;ustro-intestiiialiMi! 
même tenijis que, absorbée, elle au'it sur le système nerveu.x. coiiiiiii| 
nous le verrons plus loin. L'irritation y;astro-intestinale ainsi ]ii'iiiliiiu 
par la belladone se traduit ])ardc \u nausée, des vomissements, de la ;;> 
iralii'ie, avec colique et diarrhé'.-. et a fait ranger ce médicamem \yM\ 
les narcotico-âcres. les sym|)t-ômes d'irritation étant loin, ceiieiiihiiitl 
d'égaler en imjigrtance ceux produits du côté du système nerveii.x. 

L'absorption de l'atropine ]iar la nuu|neuse gastricjue esl l'api'li 
|ilns rapiile encore est celle (pii suit l'introduction de l'alcalo'idi' |iaiV''! 
h3'podernii<jue. Le jtreniier cMet a|>})réciable jiroduit à la suite ik'laj 
sorj)lion d'une dose ordinaire se montre au bout «l'une heure eiiviiMiij 
c'est une sensation de sécheresse tle la bouche et de la gorge, s'aceoiiipj 
gnant de soif et du besoin de boire. Il est as.se/ probable (juc "l'ij 
sécheresse se fait sentir en même temi)s du côté des niuqueuses gastiii 
et intestinale. Puis, survient la dilatation de la ]iupille et les ti-diil'ltj 
visuels déjà énumérés, tout comme lor.sque ratroj)ine a été iiiti-dilii!'! 



lŒLLADONH. 



IT.î 



tlhvTtenuMit (hins l'cL'il. Dun» uiu- pi-riodc plus avancéo, surtout si lu 

4<isi' l'st un JK'U plus torto (j, à :|^ ij:r.), il y a ditticulté «le la ])ar()k' et do 

la ili'iclutitiou, ]»ar suite do la séohorosso do la dukjuouso, onrouoiuont, 

aii:ili{(''sit' do la f'aco. ainauroso moiuontauéo avoo inydriaso oxoossive. 

Kii nu'uu' tomps. oôphalalgio, vorti<^os, ôMouissoments, ralentissoniont, 

nuis aocôlrratiou du j)()uls, délire, içai ou Iristo. oaraotérisé par uiio 

vi'ritid lo iucontiiionoo de ]taroles. do iji;ostos et de rires, hallueinations 

iii'iiililes. illusions specti'alos. idées sonilires, diminution et (juelquet'ois 

mOiiR' suppression de la sécrétion bronchique. L'action de latropine 

^t ù son maximum au bout de iW'nx heures. Kilo reste stationnairo 

juiRlant un tem]>s éi^al ou plus proloiii^é, ])uis diminue pour s'ellacerau 

niiut lU' douze à quinze -es. Si la dose est très élevée (^ à 2 u^rains) 

l;i st'rrétion salivaire disparaît, la déiflutition devient impossible, même 

:i\vc ellort. l'aphonie oA complète, la res[)iratioH est accélérée. ditHcilo ; 

lu lU'lire survient, avec les caractères i)articuliers décrits plus haut, des 

iivinlilcments .se produisent, ainsi que des convulsions cloni(|ues ; la ])cau 

e>t l'IiiUide, rouifo comme tlans la scarlatine, la sensibilité s'éteint, le 

(d'ur se ral'Mitit en s'attaiblissant, de même que la resi)iration, tous deux 

>i' iKividysont, et la mort arrive, le sujet étant dans le conui. 

L'actiim de l'atrojjine sur l'économie niénte d'être étudiée en détail. 

Sur la circulation, lesetlets(l<! l'atropine sont des })lus ronuinpuibles. 

.Ui 'léiiut, et avec des doses moyennes ou élevées, le ])0uls est ralenti, 

Hiiv. résistant, en même temps que la pression sanguine diminue, et ces 

itiits (lurent d'autant moins longtemps que la dose est plus élevée. 

.Mais bientôt survl nt mie accélération considérable dans le nombre des 

|i,i|s:iti(ins ainsi que dans la force des contnictions du cieur, le nt)mbre 

liattements })ouvant être double ou triple du chitVre normal ; la 

jtcibidii artérielle est augmentée, les cajiillaires et les artérioles se con- 

ti;Ktt'iit. Avec des do.ses excessives, survient en outre une troisième 

[lit'rioile, dans laquelle le c(eur s'att'aiblit, les vaisseaux si' dilatent, lo 

[j'uiiis devient petit, faible et iiTégulier, la pression sanguine tombe au- 

làssoiis de la normale, et le cœur finit })ar s'arrêter en diastole. 

Jmi même temps que le pt)uls s'accélère, la resj)iration s'accélère 
|aii>si. mais ])as ilans la même mesure. Elle se ralentit ensuite, les inou- 
Ivcnu'iUs respiratoires deveiumt aussi plus profonds, et Unit par s'arrêter, 
ïomme lo c(eur, sous l'influonee de doses excessives. 

La température s'abaisse parfois au début do l'action de l'atropine, 

mis. en même temps que la tension artérielle augmente et que l'action 

Bu cœur est ])lus énergiqiu', elle s'élève, pour s'abais.ser do nouveau 

ÉUiUid la pression sanguine diminue. Avec l'élévation de la température, 

peau devient quelquefois très rouge, se couvrant d'un exanthème 

léïK'i'idisé fort semblable à celui de la scarlatine ; cet exanthème se fait 

ealcmont remarquer sur quelques muqueuses, notamment celle du 

Jliaiyux, ce qui conti'ibue ii le faire res.semblor à rexanthème scarlati- 



174 



BKLLADONK. 



A (l()«'s ])liysit»l(tyi((iu's. riitr(>|tiiio jjrotluit quel(|iK'lois de la iiausiV 
«'1 <U's v()mi!ssoiiiont.s. Un accident plus rciiianiiialilo, et qui niaii(|Ui' 
ravonicut. est la rtcchoressc de la iforye et de la houche. avec soif iniciiM'. 
Cette sécheresse, si elle est très pvouoncce. ]iar l'eHet d'une forte ilux-, 
donne lieu il de la dysplia^re. De l'aililes doses d'atroi)ine et de lulhi. 
done excitent et accélèrent les cont raclions de l'intestin. i)ar |taralv>i,. 
des tihres motrices de.N nerfs modérateurs de l'intestin. J>es selles h- 
produisent alors plus facilement. Des doses élevées, au contraiiv. 
parah'sent les i^an^lions moteurs, les tilires lisses en mC'ine temps (pic h^ 
vaisseaux, d'où stase san,guine et diarrhée consécutive, et ])arf(iis iik'iu,. 
selles involontaires par paralysie du sjihinctor. 

L'action de l'atropine sur les séci'iUions est, comme nous ravoii>\ii. 
des plus remarquables, et s'exerce |)ar l'intermédiaire des nei-fs séçiv- 
teurs. Il y a diminution et arrêt de la sécrét'on salivaire par ])ai'al\>ir 
des nerfs sécréteurs des i>;landes jiarotide. sp«us-lini^uale et sous-maxilluiiv. 
Les sécrétions niu(iueuses en ^'énéral sont éi^alement diminuées, il'où >u- 
cheresse du ]jliarynxet soif, de même que les sécrétions lactée, Ijiliairc w 
pancréatique. L'atropine supprime la .sécrétion delà sueurprobalileiiiiiu 
par action sur les nerfs sécréteurs, et passe ]iour être un des mvi'loiiiv 
antisudoritiques connus. Il semble établi (pie. en même temps (ni'iHr 
élève la tension artérielle, l'ati'opine doit auifmenter la sécrétion urimiiiv. 
mais cette action diurétique n'est pas très prononcée, et plusieurs autcii!> 
ne l'admettent pas. 

Sur le système nerveux, l'action de l'atropine varie essentielleiiioii! 
avec la dose administrée. Le cerveau en est manifestement inHneiin'-: 
les doses sont élevées, et l'on distingue alors deux pério(.es, la jnvmiiii 
cai-aetérisée par de l'agitation, du délire, des hallucinations, l'autre. ]«! 
des phénomènes de sédation, le coma, etc. Même action sur la inocllc 
épinière, dont l'excitabilité réflexe est accrue d'abord, puis diniinuir 
Il y a manifestement de la paralysie des nerfs sensitifs avec analicé>k 
"en que cette action analgésique soit de beaucoup inférieure à colk' i\<- 
la morphine ; elle se fait sentir danw tous les organes et appareils iluiu> 
de nerls sensitifs et en particulier sur la peau et les muqueuses. J.i- 
nerfs moteurs se paralysent ytartiellement, et cette paralysie. niiV par 
quelques-uns, est iiien établie: quelques nerfs se paralysent même toiita 
fait, (pliant au grand sympathi({ue, l'intluence exercée sur lui jmr 
l'atropine a surtout été étudiée eu rapport avec le système vaso-iin'ti'iir 
avec de petites doses, il y a excitation du centr>> vaso-moteur et coiitna- 
tion des capillaires, tandis que la ])aralysie de ce centre et la dilatiitiiiii 
vasculaire, avec sta.se sanguine, se remarquent sous 1 influence de «li*] 
élevées. 

l'n phénomène très imp ant de l'action de l'atroijino est lai 
dilatavion de la pujiille. produite directement par l'introduction du im'ili-| 
cament dans l'ieil, et aussi, quoique plus lentement, à la suite de l'alisorp 



IJELLADONE. 



175 



tidii (U' lii iK'lhulono |i!ir I«>s voios ditji'stivos. (Vttc (lil:it:itii)ii do hi 
piipilk' t'St éti,'uk'inent produite par les auircs solnuéos vircusos. mais- 
ii'fst pas alors aussi prononci'o qu'avec lalropine. KUe tler.t à lu fois à 
li-xcitatioii du svnipatliiiiuo (lilire^ l'adiées) et à la paralysiv' do l'oculo- 
mi>ti'iir (tilires circulaires), lac-tiou di- latropiue se portai>t sur les 
extn'iiiités pér' |)lu'ri(|ucs des ucrt's cl nou sur les ceutres. Les troubles 
oiuiaircs dont se [)laiy;iu'nt les malades dont la ])U])ille est ainsi dilatée 
sont la conséquence directe di' celte dilatation et de la paralysie de l'ac- 
comniodation «lui s'ensuit. 

Le svstènii' musculaire de la vie de relation n'est jias intluencé par 
l'ulriipine. du moins aux doses physiologiques. Sous l'action de doses 
tortos. on constate de la t'aiMesse nuisculaire. ])ar suite île l'action dépri- 
iiiiuitc du médicament sur la moelle. Par contre, la tihrc musculaire 
lisse siiliit manifestement l'action de l'atropine, comme on a pu le voir 
iiarcccjui précède. Klle est stimulée et se contracte plus éneririque- 
incnt jiar l'efl'et de doses i)etites ou moyennes, j)our se paralyser et se 
vflâclicr si la dose est forte. 

L'action dépres.so-motrice exercée ])ar la lieUadone sui* la moelle 
^'iiilile se faire sentir spécialement sui- le centre ii;énital, ce qui. Joint à 
il diminution de la sensibilité de la nuiquense ,i>"énito-urinaire et "à la 
Miimilaiioa de la tihre lisse, explique les bons ert'ets obtemis en certains 
■ils d'incontinence d'urine et de pertes sémimiles involontaires. 

Kn résumé, ce qui frappe le plus dans l'étude de la belladone, c'est 
Miii iiction sur la ]>upille. le c(eur. la tibre lisse, les sécrétions et les centres 
iKTvcux. C'est, avant tout, un myilriiitiipie, un stimulant du cieur, un 
iimi(iui' vaso-moteur, un antisudoritique et un dépresso-moteur. .Mai^ 
1 iK' liuit pas oublier qu'elle agit d'une façon toute spéciale chez cer- 
, tiiiii.s tempéraments. Il est des malades, en etfet, qui présentent des 
symptômes sérieux d'intoxication avec des doses relativement faibles 
diitrupine. Nous même avons observé de la dilatation pupillaire, du 
[di'liro. des hallucinations et de la sécheres.se de la gorge à la suite de 
llapltliciition, sur la région lombaire, d'un emplâtre de belladone mesu- 
[Nnit iU ])ouces carrés. 

L'atropine s'élinnne très facilement et très rapitleinent jtiir le rein, 
ït un peu aussi pai- les glandes sudoripares. 

Auxiliaires. — Le stramonium. la jusquianie, le tabac et leui*s 
primipes actifs, la duboisine, etc., sont de bons auxiliaires de la bella- 
douo, surtout quant à son action sur la pupille. Comme agent dépresso 
noteur. elle a îles analogues dans l'acide ])rus8ique, la lobélie, les 
^tiosthésiques, les bromures alcalins ; comme tonique vaso-moteur elle en 
idiiutres dans l'ergotine, le sulfate de quinine, etc. 

Antagonistes. — Le tannin, le chlore, le brome, l'iode, constituent 
lutiiut d incompi'.tibilités chimiques de l'atropine. L'antiigonisme ilymi- 
li'iui' est j)lus important. Il comprend tous les médicaments qui font 



ni; 



BELLADONE. 



<;oiiti'ui'(ur hi ]»u|)illo. ceux (jui conufcslionnenl lus cupillairos, qui .stimu- 
lent les s(5i'rétions et uu^nientent le pouvoir exeito-i loteur do Isi nioi-lk. 
épinière. Aussi les principaux autîii^onirle.s de l'atropii.e sont-ils la 
niorpliino, l'ési-rine. la ])ilocar]»ine et lu slrveliniiie. 

Jj'antai^onisme de la nu)r])liine et de l'atropine ne se fait sentir (jUi' 
pour les doses [letites ou moyennes, mais nullement pour les dt)ses tu.\i- 
que.s, et, môme pour les petites doses, l'antagonisme est assez liiiiiiû. 
Ainsi la morphine l'ait eontructor la pupille, tandis que ratro])iiu' la 
dilate; la moi'pliiue paralyse et l'atropint' stimule le centre resjjiratoiri'. 
la morphine excite le pneumo,içastri([U^^ l'atropine le paralyse; la mur- 
j)hine déprime l'action (hi c(eur, l'atropine la stimule ; la morphine cou- 
•jestionne les eai)illaire.s, ratro])ine les fait coiuraeter. D'un auti-c^ ciMû. 
toutes deux excitent et paral^'sent les centres nerveux, toutes iKii.x 
])aralysent les nerfs sensitifs et produisent l'aiial^'ésie. toutes deux vm- 
tent et [)araly.sent les centres vaso-moteurs. >,'ous concluons, avtr 
Berlioz, qu'il est impossible de fonder un esjioir sur rantagonisnic dr 
l'atropine et de la mori)liine dans l'einpoLsonnement ])ar l'une lif d- 
substances. 

Lalro]»ine et l'ésérine ne sont anta^-onistes que dans leui' aclidu 
sur la pu[)ille, celle-ci étant contractée par l'é.sérine et dilatée par 1 aiin 
pine. 

Nous étudiei'ons plus tard, en jtarlant du jtiborandi et de la Hdix 
vomique, l'antagoinsme qui exi.ste entre l'atropine, la pilocarjjiiu' et lu 
strychnine. 

Usages. ^ — Comme mydriatique, l'emploi de l'atropine est \i\- 
répundu. On s'en sert, en instillations, ])our faciliter les exanuiisu 
l'ophtalmoscope, ainsi que dans le traitement du myo.sis accidentel (mi 
habituel, des kératites, des iritis. îles synéchies, .et chaque l'ois 'ju'iloi 
indiqué de diminuer la tension intra-oculaire, la sensibilité et les Jouloiii^ 
Dans l'iritis, elle met l'oriçane nnilade au repos on le soustrayant à l'ai 
tion contractante qu'exerce lu lumière sur la impille. elle détruit k- 
synéehies et exerce de plus une action calmante. ii'al)us des cnlhiV' 
d'atropine détermine de la conjonctivite et de l'eczéma ])alpébral. 

( 'omme antisécréteur, l'ut roj)ine e.st un des meilleurs médicaiiu'iilj 
que nous po.sjsédions. Elle e.st employée, presque toujours avec i,n'iinil 
succès, contre les sueurs noetui'nes des phti.siques et en général (laiis 
tous les cas où la sécrétion sudorale est exagérée, soit partiellciiK'iit: 
sueurs des pieds, des mains, des aisselles, de la tête, transpirations uiiila 
térales, etc., soit sur toute la surface du corps. Prise à l'intérieiu oui 
upitliquéo localement .sous f rme de j)oiumade ou d'etnplâtre, la ln'ilal 
donc contriime îl diminuer la sécrétion lactée dans la galactorrlu'e.elj 
les cas où l'allaitement ne doit pas avoir lien ou doit cesser, DaibIsJ 
bronchite chronique des vieillards et la bronchorrhée, elle dimiiuif 
sécrétion exagérée du mucus et du niuco-pus bronchique. IIIK' i^l 



ui«:m-ai)()X1v 



177 



l'iicore in(ii(|iii'T. touj<jiii> «•oiiiiiit' iiiili-si'>cn''U'iir, (l;ms lu sialnri'lu'i'. I:i 
.fiislrdrrÎH'u. reiiti-rorrliéc. Dans la diarrlnV «les cillants un a ulitcnu 
, les -«iKcùs en. donnant I à H gonttes de teinture de hidlacltinc toutes les 
IfUN heures. < ientillionmie a veeoiuinandi' ratro|»iiu' dans le c.try/.u, à 
doM' de Tftïr yr. Pour lui. le sulfate d'atropine ext'rce un»- action iiunié- 
.iiate contre les premiers accidents ilu coi'v/.a. an ])oinl (|u'on ]K'ut. le 
nliis souvent, enrayer la iiiarclic(lc la maladie. Si le eory/a est contirmé. 
iiii olitient aussi un «^rand s()ulay;i'meiii. (|U()i(|Ue moins ]irononcé (|ue 
ilaiis la t'orme ain'uë. .\ulicrl a allirmc (pie la céplialalii-ic et le cor v /a 
<iui suivent l'aduàinstration de doses élevées d'iodure de potassium peu- 
vent être prévenus pai' leniploi sitnultané de la liella<lone. 

('(Uiune médicament dé])resso-motcur. la bi-liadone est |n'cscrite eu 
jin-inicr lieu contre répi]e]»sie. Pendant loni>'tcm])s cllo a passé })our 
(•tiv un s]»éciti<pie dans cette maladie, et Trousseau a recommandé une 
iiilulc contenant l i<;v. d'extrait de lii-liadone cl ' gr. de ]»ondre de l'cuil- 
K'S. (juc le malade ]»rend deux fois pai- Jour d'abord, pendant un mois. 
iiimiiicHtant tons les mois de une pilide par jour ; on élève ainsi tîraduelle- 
iiuMit les doses jus(ju'à 7 ou S pilul(>s parjoi'.rau bout de l'anncc. La 
iihi|iart des auteurs insistent sur la nécessité de donnei- la bolladone i\ 
ijdsts croissantes dans lépilc))sie. et d'en continuer rem])l()i pendant une. 
lieux, trois ou (|\uitrc années, i'our iiartliolow. elle aifit mieux dan.s le 
]iotit mal i|uc dans la grande convulsion, à la<iuelle convient surtout le 
In'iimuic de potassium. De l'avis de tous, copendant. le bromure de 
jioliix^iuni a détrôné la belladoiic dans le traitement du répilej)sie. 

hans l'asthme, l'atropine et la belladone rendent des services r^els. 
mais il faut, dit iJinger, les donner àaloses élevées : 10 gouttes île tcin- 
iiii'e(le belladone toutes les trois heures, allant mr-me jusqu'à ;{(> gouttes 
Mlcsiijct n'est pas j)art>culicrement susceptible à l'action du médicament. 
L'injection hypoderniiipic d'atropine réussit également, surtout combinée 
;i la morphine, au début de l'attatiue. autant que possible. Le principal 
tttl'l du remède est de prévenir l'accès ou d'en atténuer la violenc*'. 
t"('st au cours de cet accès cpie l'on fait fumer la belladone, seule ou 
iiH'ln' au tabac, sous forme de cigaivttes, et ce mode d'cm[iloi est peut- 
l'trc lo plus etiicace dans le traitement de l'asthme. 

La belladone et son alcalo'ide pi'incipal sont encore très etticuces 

■l.ins la c()([ueluche. notamment à la période de spasme ; mais ])our en 

retirer i[rx bénétic«'S réels, il faut doser le remède de faf;on à lui faire 

lii'oihiire des etfets physiologi(|Ues manpu^s : dilatatitm pu|tillaire, sécdie- 

resse de la gorge, etc. La même reînanpie peut s"a])pliquer au spasme 

Ne la glotte, contre lequel ou conil>ine souvent la Ixdladone aux bronuii"es 

Uilealins. ainsi ([u'à la contraction spasmodi(pie du vagin, de l'urètlire. 

Ule la ves.sie, du col utérin et de l'intestin. \ tout ])rendre. en etî'ef. 

IJ action dépresso-niotricc ne s'exerce pleinement (pie sous l'influence de 

|4lf>,si's élevées. . . .. 

- - ■ ^ 12 



11 ti 



HKLI.ADONK. 



liii lit'lladiiiii' c's( ])iii'rois Itioii iitik'. en onctions sur le col iili'Hn 
(lanH les cas de rii^idité de l'os à la première période de raccouclunnui 
Ashcr l'emploie de prétereuee à l'intérieur dans ces cas, et la floiiiic h 
hautes doses : '20 à 'M) ijfouttes de la teinture toutes les heures ou int'iiic 
plus souvent. I^a dilatation stî produirait d'ordinaiiv <lcs la premii-i'cdii 
la f-econde dose. 

A titre d'aual^ési(pu'. l'atropini' est l»eaucou[i moin.s utile i|iit|;i 
morphine ; elle l'est oej)endant dans une certaine mesure, surtout (|iiani| 
la «louleur s'aceom])a<;m' de spasnu', et on Tt-mploie comme telle daih 
les douleurs et névrali^ies diverses : mii/:raine. tic doidoureux. sciiui(|iii' 
les spasmes douloui'cux : collipu-s intestinales, jxastraln'ie. coliiiues hrjiii 
tiqueiJ, né]>hréti(pies, colique saturnine, etc. Dans la iîastral<i:ie si ilmi 
lonreuse (jui acc()mpa;y;ne le cancer de l'i-stomac. «m se trouve liieii ildn 
formule stiivante : sulfate d'atropine. 1 i^raiu ; sulfate de/im'.^di'acluiu' 
eau, 1 once. M. — Do><i' : de ;> à "> «jouttes. deux ou trois fois par jour 
Uartholow reconnaît i\ l'atropine une cHicacité particulière dans le tii 
douloureux et la seialique. C'est l'injection hypodermi(|ue qui cnnvinn 
le mieux dans les cas de névraliries. et il faut avoii- soin di' priitiinui 
l'injection aussi piofondément (pie possiiile dans le voisinage {\n inn 
maladi'. et donner, nous le ré})éton,s. des doses élevées: j'^^ à j'^ yr. ()| 
a fait remarquer que. quand l'atropine a pu réussir à calmer très sciisi 
Mement une douleur névralgicpu'. le soulagement est plus penuamiii 
(pu* celui ]»ro(luit parla morphine. Dans les cas de névralgie supi-rti 
cielle. on l'inploie avec (piekiue avantage, soit un liniment helladoiié. sdi' 
l'eniplûtre ou la ])ominade de helladone. Les mêmes moyens soin iitilr 
dans le rliunuitisme musculaire, la myalgie. etc. Anstie a reconniiiiiKli' 
ratro])ine dans la dysménorrhée nerveuse, l'ovaralgie et l'iniliitiui 
ovarienne. F^a liclladonc .st" donne tous les Jouus. non seulenu'iit (hui- 
les cas de douleur névralgi(]ue. mais encore contre les douleurs inllam 
matoires : péritonite simple ou jjuerjiérale. rhumatisme articulaire, itr. 
en frictions, sous forme de pommade. Klle ])roc\ire du soulagcnifiit 
dans plus d'un cas de nuiladie cutanée douloureu.se : prurigo, cczi'iiia. 
prurit vulvaire. etc. 

Comme stimulant cardiaque, Uarley et Schaéfer ont recoiiimainlr 
l'atropine dans les cas d'empoisonnement par le chloroforme, avec s\ iki)|h 
circulatoire, et dans le collap.se qui accompagne si frcqueiniiHiit \t> 
maladies de lalxlomen. C'est aussi à ce titre qu'on l'duploic cikhiv 
aujourd'hui dans rem))oisonnement par l'opium et la morphine. 

Comme tonique vaso-moteur, on peut utiliser la lelladoiic (laii>k'> 
iiémorrhagies, maie elle est bien moins active, dans ces cas. (pic Icii,'" 
tine. Elle a donné de meilleurs résultats dans le traitement de (pielqi» j 
inflammadons : ])haryngite et amygdalite aiguës. On prescrit aluiM 
petites doses de teinture de belladone : 1 goutte toutes les quinze laiimtes, 
ou toutes les demi-heures, ou toutes les heures. En faisant coiilraetw 



HEI.LADONE. 



179 



les ( ;i|'illaires, clli' (liiiiiinii-rait l«^s iilit'iioint'iHvs (h- comlmstiDii. Aiildc ;i 
ivc(iiiiiiuiii(li'' remploi (11' l'utropiiK', à |H'titos doses, dans le tniiteineiil de 
l'iiimiii*' " tri (/on' et des lironeliites îl répétition. Il fuit disHoudre ^in yr. 
liât rupine dans 4 onces d'eau, et donne de cette solution une cuillerée à 
tlic toutes les dix minutes pendant une henije, puis toutes les lieui'os. 

C'est il titre de stimulant do la contraetnité de la fihre musculaire 
lisse i|iic la liclladone donne des succès, depuis Trousseau, ilans la consti- 
imtii'U lialiitiudlc par atonie intestinale, et de petites doses sont alors 
in(lii|iu''cs ; i 11 1 i^r. de l'extrait. On réussirait éifalemeut dans la cons- 
tipation avec spasme intesliind. mais alors il faut des doses plus élevées, 
parce que l'on l'iudierclu' faction dépre.s.s>»inolrici' du nuklicament. 

hans l'incontinence d'urine, le mode d'action de la helladonc est 
l'iicori' multiple; elk' diminue d'alioi'd la st'usihilité de la mutpU'Use 
vt'sicale, dimiinuiut j)ar le fait même lu sensation du hesoin d'uriner et 
la contraction de la vessie due àce liest)in. puis stimule la contra Mlitc 
ilu spiiincler cjuand celui-ci n'a plus assez de force de résistance. Klle 
ne convient donc pas à tous les cas d'énurésie. mais seulenu'ut à ceu.x 
caractérisés pur riiyi)ersen.siltilité di- la mu(iueuse et le relâchement du 
sphincter. Pour la nn'me raison on l'utilise dans les eus d'atonie du 
corps (le la vessie avec rétention d'urine et incontinence pur reijor^e- 
iiicnt. (pioi((ue, dans ces derniers cu.s, on ohtienuo de meilleur;-» résultats 
iivcc la noix vomiqui' et l'ergot iiu'. 

Dans les pertes séminales involontaires, de petites doses de hella- 
iluiic ai^is.scnt liien en stimidant la contra<'lilité des tîhres lisses (jui 
entrent dans lu structure' des i;-landes séminales et surtout de l'oririci'des 
c;niaiix éjaculateui-s ; elle convient donc surtout aux cas de ])ollutions 
avec atonie et relâchement, comnu' on les roneonti-e chez les sujets 

li'liiliti's [mr des excès vénériens ou la masturltation. Ce qui fuit hien 
aussi, dans ces eus, ce sont des injections hyi)odermu]ues d'utro]»ine uu 
niveau du périiuîe. 

Administration et doses. — La poudre de feuilles de helludone 

1 H' donne, (pioique très rurement. à dose de 1 à 2 grains (0.07 à O.IH grm. ). 

Lu plupart du temjts, on prescrit l'une ou Fuutre des nomhreuses pré- 

l|iaralioiis otîicinales (jui sont : 1''' pour lusay^e interne : lu teinture, dose : 

15 à 2(1 minimes (0.2H à 1.12 n-rm.) ; l'extrait uqtieux : ^ H ^ gr. (lli 

liii:r. à '.' centigr.)aui''mentunt gruduelU'ment jusqu'à 1 ou 2 gruins (0.07 

lO.fi grni.), en pilules ; le sue : 5 à 15 minimes (O.HO à 0.i)0 centigr.) et 
8'cxtrait alcoolique: y',, à ] gr. ('4 à Ki milligr. )en jnlules ; 2^' ])our 

l'usage externe : l'emplâtre, le Uniment et lu i)ommude. L'atropine est 
ticinale. ainsi que son sulfate, tous deux à tlose de ,4^ -i 5,1 gr. (^ à 2 
lliirv. . Leurs )»répui'Utions officinales sont : la pomir de, les lamelles 
lii ,soluti(»n. celle-ci renfermant 1 grain de sulfate d'atropine duns 11(> 

jiiuimo (l'eau camphrée et se donnunt à dose de 1 à 4 minimes (((.OfJ 

\il'li grinj. 



1>(I 



1!KI,I,.\|)()NK. 



l*<Mii' li's usa/^cs intiTiios, l'oiiiploi «le latropiiic se siiltsliliu- d, jilu. 
«•Il plus fi «•(•lui des pi-t'-pa val ions «Jti lK'llail<)U«'. surtout <|iuini| il s i,^ri| 
«rolit«^nir l«'s «•tlVt» aual^i^siipics «•! i|('iir«^sso-inolc'urs du nuvlii'iiiiicni 
<^uan<l on r«'ni|>loi«' ù titre d'aiuilif«''si'|\u', on lui asso«'i«' souvent la lunr 
pliine. Tni^ pr«'pavali<>n U-lladonéi; asMc/, fVi'fpU'niint'Ut «^Ui^Uoyi'f, i|ii(ii 
«|Ui' non otHcinalt^, «'st le suppositoire, «jui ici ferrM«' I i;rain (<(.(!" iji'iii.) 
«l'extrait, et «pie l'on utilis«^ surtout dans U^s «-as oii il faut eonduiitiv 
une douleui' «Ml un spasii.e .-.l«'jL;;«'anl dans les organes alMlomiiiiiux on 
pelviens. 

|)aus l'aduiinistratioii de la iie!lad')n«' et de ratropin«-. on doit hm. 
Joui's d«'^ltuter ]iai' di's dos«'s niiiduH's. puis :iuniu«^ut«'r. mais ii'radiicljc 
nient, jusipi'à production, s'il l«( faut. desetletH j)liysi«»l()ju;i«pi«^s parlieiilii'fs 
«lilatati«)n pupillaire. si-eheresse do la ^oruje, etc. Au reste, pour ce 
médieanu'nt. la dos«' dit«' «'Hieaee varii' iK-aucoiip d'un sujet i'i un mniv 
et l'on i"«'ue«intre nonil»i'«' d'i«li«isvnerasi«'s. Les anénii(pU's. les miJcIv 
«'■puis«'s. inauitit's. ete., snpport«'nl nuil la l)«'lla«lnu«'. tandis «pu- les mi|h> 
))l«''tliori<'Ues. t'oi'ts. à .sani;' rielie. «-t a''e«' t«'iidaiie«' à la eony;esti()ii iji- 
eentn's nerveux. p!ivex«'nipli' U-s «■nlaiit.s, la sup[tortent lteau«'«)up niiciix 
< '«'st un nu^dieatnent dont K's eti'et s doivent «"'t re surv«'ill«'s sois;-n«'Usciiiriii 

Toxicologie. — On doit «•onsid«'i'er «'oninu' toxi«pU's toutes ddsi. 
sup«''ri«'ures aux doses pliysiolon-i«pu's indifpU'es pour (duu'une des juv- 
|iarations d«' lu'lladone. H «'st plus dit1i« ile. voir*' ini|)ossil)l«' de (li'icr 
niiuei' «'xaetenu'ut la dosi' niort«'lli'. L' trait«'nieut (!«• «'etle csik'h 
d'eiiip«)isonn«'ui«'Ut «'onHiste d'altord dans !«■ rej«'t <\\\ poi.son au niovi'n 
des vomitifs : nututarde. sulfat«' de /.inc. o i nn«'ux «'ueore <l«' la pi)iii|ii 
stonia«'ale. i)uis dans l'administration du tannin. «|ui favorise la piv(i|ii 
tation «le l'alealo'ide. On a roe«)mmand«5 aussi l'iode «•! le Itronie «'eiiinii 
autid«>tes «ddini«pies. Le poison «'-tant rej«'l«' ou ueutralist\ on a l'ccdin- 
.•iu.\ stimulants: aleool. ainin<)nia«iue, étlur. eafé. ete., «jui eoml)att«'iill;i 
ti'udaiiei' à la paralysie d«!s ei'uti'es respiratoire et eireulatoire. L';iiil;i 
ijonisme existant entre la morpliin«' et lati-opine ne saurait être iitiJN- 
avons nous dit, s'il s'ai^it «le «lo.se8 toxitpies. Plus sûiv serait l'aetion ilu 
)al»ovan«li et d«' la pil«)ear]>ine, «)ui sont aujourd'hui, «lans l'opinion diiiii 
i;rand n«)mbre. les antaii'onisti's les ]»lus din'cts de la l»elladi)n«'. On 
«lonn«' 'i gr. de pilfH-arpin»' ««u iujeetion liyjiodermifpie. rt'pt'-tant la diK 
si e'«'st ni'«'essairi'. La stryelmine peut aussi être es.s!iy«je, eu ('•i,riii'ilàsiii.[ 
a«-tion exeito-motriee sur la moelle. S'il y a ret'r«)idissement. on ii|i|) 
<pu' d«'s sinai»ismes aux jamhi's l't l'on entoure le malade d«' iKUilcill^l 
d'eau eliaude. Stimulation ave«- une s«'rvi«'tte mouilli'e. Faradi^Jalinii 
Respiration art itii'ielK' prol«)n<;'t'e pendant deux ou trois heures si cimI 
niH'es.saire. M«'me «[uand le malade survit -X l'empoisoniienuMit. cr 
est la l'èij^le g«jn«jrale, il s«)uttre. ])endant jdusii'urs j<uirs eueore, iÏmI 
Myopie, d'hallueinations et d'illusions spectrales. 



l!i;i,l,\I»()\K— A<'II>K l{K\/()|Qll-; 



ivl 



|,i'-.(l('ri\ ('sclr l'ai ru|iiii<' n'otln'iit niirrcd'inU'irl. I //<"//(<( //v,y)//M.fiii- 
|i|ii\ 1 r iiuiniird'liiii sous toriiii- illi vili'olirdiMîiti' ( lir. ). ui^il à la ra(;i)ii iji' 
i iiliiil'iii^'- M""'M"'' l'Iiis laiiili'iiH'iit. et |i('Ul servira |k'ii |nv-aii\ meniez 
iimiocs. stu'ttiiil en (iciilisliinic. 'l'u (■cdy a <>lisi'rv(''(|Ut' la ililatatimi |ni|'illai-_ 
l'i'sf iii'ikIiiII t iv>* i"i|ii<li'iiu'nt s<iiis rartidiiilc riiomat ropiiiccl liiii'c |m'1i i\r 
ii'iii|>s. le iiK'itii-aiiiciil lu- |ini(liiisaiit aiicinic irrilalioii df la coiiionctiv c 

BENJOIN. Ii<n:niinim. Wv. 

liaiiiiic Mdi<U' toiirni |»ar l'i-corfi' du Sti/iii.r liiii:'iiii. lianiu's Man- 
iliât l'cs. o|iat|iU's, ou innsscs irr('jfuli«''n's ^\'y\\\ Jaune luunât rc. I.c lu'ujuiu 
sf r;iiiiiillil |iar la iduileur. i'r('si|Uf iiisi|»idc. odeur aiirt'-aMe de vanille. 
IJcnreriiic |ilusicurs ivsiiH's. une huile volatile, de l'acide Iteny-oique ( I I 
|i, lllll) et de l'acide cinuauniiue. I'res(nu' entièrement soluMe dan-, l'al- 
,(Mil et l'i'tlK'r. 

Action physiologique et usages.— l-e henj(;in doit ses pro 
iiriôtcs à l'acide hen/oique et à ses résines, liocalement il ii'iite pinson 
iimiiis. Coninie tous k's iialsainiques t'I comme l'acide lien/oï<|Ue. il est 
Miniulnnt des premières voies et de la circulation. Kliminé |tar les voies 
r('s|iiraioii'cs et surtout parles rcius.il nnnlitie.au p«ssai;'e. les sécrétions 
iiai(|iu'uses de ces voies, en les diminuanî -M en en (dian^'eant la naiure. 
i'Vsi lui anti'' .«l'rlial. Il est aussi antise]>ti(|uc. purson acide licn/oï,., : • 

Ou remploie principalement comme anticrtarrlnil. dans la seconde 
iirriddc de la liroiu-iiitc alyMic. et surtout dans la linjucdnte «dironicpie. la 
lii'oii(liorrlu''e. l'empliysènu' |iidmouairi'. Localemenl, on se sert i|e la 
'liiitnre lie lienjoin composéi' dans les cas d'ulcères indolents t-t fétides. 
Si on ri'tend sur la peau, elle laisse, eu se dessé(dniut. un vernis résim'U.v 
i|ii'oii peut utili.ser dans les cas de tissures du mamelon. i^HM^-nrcs des 
iiiiiins et des lèvres, etc. Kn inhalations, sous forme de va[»eurs. elle a 
|i!U'Htrès ellicace au délmt du cory/a ai.u'U. 

Kn pliannacie. en ein])loie aujoui'd'hui le iienjoin dans la prépai'a- 
limi (les jiomn.ades : étant autiseptiipie. il empc(die ii's coi-ps ^ras de 
ffriMcnler et de l'ancir. 

Administration et doses. — Le iicnjoin se donne à dose de II) à 
m ::i'aiiis ((l.l).") à 2.0(1 n'rm. ), en ])ilules ou l'U émulsion. La teinture de 
lniijoin composée est otticinsiU; et s'administre à l'intérit-ur à dose de i à 
Idracluac ( l.TOà 8.4(1 ,ii;rm.) en émulsion. liC henjoin entre encore ilans 
la ((iniiiusition de l'axouiije heu/.oïnée et de l'oîiituent de si)ernuieéti. et 
[sert l\ l'cNt raction de l'aciile l»en/.o'ique. 

BENZINE — ("arlinrc iriiydroirènc ii(|niiic fnuini |i;ir \\\ Iniiiillr. Inculurc, à 
iciiiiii'ilc ji'li'nic. Peu solnlilc dans rcun, . niulilc liiui» l'iilciio! et r'''tlicr. — l'ava-^iti- 
li'iiii', ciniiliiyt' en lotions dims le triiitcniiiit de la lmIc. des ihiux. de lu Iciirin'. 

BENZOIQUE (.\(ii>K). -Arhhnii binz»ir,im. \\v. 
Acide fourni par le lienjoiu ; se retrouve aussi dans tous les liaumes. 
l' iMau.x soyeux, lég-ers, d'un jaune pâle, ou presipu' incolores, à oileur 



Iti'Z 



ACII>H uiiNzoïyrH. 



îiroiiiali<|in> jiijfrt'alilc. i\ saveur acidul»' et cliaiuU'. à pciiif s<»lul»lt's .Ijin» 
It-aii. s()liilil»'s dans l'alcool, l't'ilicr cl les alcalis coiicciitré«. .\vc( |,s 
alcalis, l'acide lieiizoKHie tnrinc des lii>ii/,oatcs. dont les jtluH impoiiam, 
coiiiiiic les ]dus employés sont : 

lU'.N/oA'i'K n'.\\i.MoMA(ii K. — Amiiinnli hrnzoïi.s. \\r. 

Sel erislallisé incolore, solulile dans l'eau et la i^lyeérinc. saveiii- smIiV, 
légèrenii'iit ainèi'c. odeur <1 acide lien/.oï(|U«'. 

liK.N/oATK l)K. sol liK. Soi/ii hrnZotls. Uv. 

l*(;u<lre lilau(die. cristallisée on ainorphe. saveur astrint^enlc. <m|iiii' 
de in'iijoin : solnlilc dans l'eau. 

Hk.\/.o.\i'k hk uis.mi th. 

Nous ne mentionnons les lienzoates de (diau.\ et de lilliinc ipic |miiii 
nn'moire. 

Action physiologique. — rAH-alement. sur lu poan dénudicii 
les mu(|m'uscs. 1 acide lien/.onnic est un irritant. I>an>ia lioiudie il (liiiinr 
lieu il une sensation de (dialeni' qui se propaye à rarrière-gorii'e cl ;i r(^ 
lomac (|uand le médiciment est ini^éré. Alisorlié, il stimule la eii(iil;i 
tion, accélère II' ])ouls et él»''Ve léjLîèrement la température. Ihiidilic k- 
sécrétions hronehiques tout en les diminuant. »'t augmente la t i'aii>|iii;i 
tion cutanéi'. l lu' petite pai'tii'de I acide l>euzoï(pie inséré est éliniiniM 
par les voies res])iratoires et la ])eau. la plus grande partie passe en m 
lureparK'.s reins.doiii.au passage, la séeréti(Ui est augmentéi'. laiiili> 
((u'il va dimimition delà sécrétion mucpu'use. l'iu- denuère partie eiiliii 
est convertie dans le .sang en acidi' lMp|)uri(|Ue. et éliminée, en cel étui 
par l'urine. Sous rinliuence de l'acide iK-nzoùpie, on voit augincnicr 
l'iicidité de 1 urine. 

L'acide Ijenzo'ùjue est un antiseptique analogue à l'acide sali( yli(|iii 
et l'acide l)ori(|iu'. détruisant la vitalité des niicroKes, bactéries, etc.. h 
^opposant a\i.\ pi'oce.s.sus-de 1 iMuentation et de ])Utré<'actio;i. .Méléaiiv 
gras aninuiu.x. il les empécdie (K rermciitei- et de rancir. 

JiCS henzoatesde soude et d'ammoniaque agissent à la façon de I ariili 
lienzoùpie. mais plus f'aililemenl. ( 'e sont do'.cde.s anticatarrhau.Kcl ili- 
aHtise|»ti(pu's. Le lien/.oale de lùsmutli passe également pour (■liv un 
excellent antisepti(|Ue. 

Usages. — l 'omiue moditicaleurs des sécrétions nluqueu.sl•^ iiinii 
(diiques et génito-urinaires. on pri'sci'it i'ai-idc lien/o'ùpie ainsi (|iu'li< 
lienzoates de sonile et d amnu)iiia(pie. dans le catarrhe clironi((ui' ilr< 
ln'oiudies et la lironcdiorrlu'i'. dans la cystite et l'uréthrite clireiii(|iii'- 
La projjriété (pie j)ossède l'acide lienzo'iipic d'acidiiiei" l'urine |K'iit Hiv 
utilisée dans les cas de cystite où il y a tendance à la f'jrmatioii dicil 
culs pliosjduiti<iueset où l'urine donne une réa'.-tioii alcaline. On le |nvv 
crit, ainsi <[Ue les henzoates <le soinle. d'ammoniacpie. de litliiiie d ilf 
chaux, dans la diathèse phosphati(]ue avec urine ammoniacale, l'iiinm- j 
tinenci' d'iirinedue ù cette cause, etc. Il tant alors en pi'olongcr lowi 
temps l'emploi. 



ACIUK llKNZ()iyi'K-lU(:ilKS. 



is:; 



('omint' :intis('|»li<|iu' on s«' nort. Idcali'iiit'iit. <l»' I aciiU" lK'ii/.oi<|iif 
(laii> !«' 1"'"^*'""'"' '''■'^ l'Iiiifs (le iimiivaisc naliirf. (U's uIctTcs suiiifiiN. 
„j,p,fi(.iii'H. t'tc. ('fsl aiiHsi |ir()lial>U'iiifiil (•uiiiiiic aiilis('|itit|\U' (juc le 
licii/.Hiiii' <!•• siiudo a «l<»inH'. cntiv les mains de |ilnsii'nits praticiens. cU' 
niiiis ivsultals dans !»■ tniitt'nit'nl d»' la diplilrric. Lcl/ciiili a nn'nif d't 
M\H'. (liiMs siin cxiM'Tii'nfi'. ancnn nii-dicanicnl n'a jn-ddnil. dans la dipli- 
ti'Hi'. ilcsrtlt'ts ansHi rapides ni anssi ju-rmanents. ("et anteni- non senU- 
nient ilnniiail li- lien/i>at<' à l'intt'rienr. mais i'appiitpiail eiiinr*' locale 
ment """■ l'''* '^'"''"^'^'^ '"'''''•"^*''''*''^ ''*' 'iii'!^^'"'* nu'inliranes. Le hen/.oate 
,|c lii>iiiiitli est 'n-ancoup recommandé, par l''iiii>ei". dans le ti-ailement 
lin ('li:ni( l'e sini|de. dont la cicatrisation se ferait 1res ra|Mdement. 

I,;i pi'opriété ((u'aiirail l'aciile licîn/oi(|tu' lUi t'avcn-iser la translbrina- 
liiin (if l'acidi' nri<|Ue en acide liippnri(pie l'a fait conseiller, de niêmi 
iMic les lieii/oates de sonde et <l"ammonia(pie. dans le traitenu'nl iln 
rliuiiiiilisme ai'licnlaire cl de la n'ontte. 

Administration et doses. -- L acide l>en/,oi(|ne s'administri' à 
,i,)sc lie I à - .crains ((t. (17 ù 0.K5 i^rni. ). en pilnles, la dose ((uotifliennc 
viiviani de I à 1') i^raius ((l.2(iîi l.(t(» ^^-rm. ). Ja;s Irocdnstines d'acide 
licn/.i»i(|iie. otticinaiix. se prennent à dose de 1 à 5. (d'.iciin <'onteMant A 
_'!•. ("."•> .^'rm.) d'acide lienzonpie. 

Les lienzoati's d'ammonia(|n<' et de sonde se doniu-iit Ions denx n 
,l,iM' (le H» i'i :.i> on :>(• i^rains ((».(>') il 2.(M( ^rm.). en solution ai|neuse. 

BERGAMOTE. — i-r- traits .In Cilni.t Hiriimiiin n iit'crini'iii i Iiuilo cnscn- 

illc i|iii c-t fliiiiiil'"If et iii'iiniiitii|ii(' et s'c iii|ilnl(' surtiiiii cuiimM |i;ii'linii. Elle est 
i>u'li|iii'l'i'is ti'é- lit. assiiciée à l'Iniik' «le iirmiiIic, contre la ^T'ilaclni'i'lii'e, 

r^ÈRES. 

lii(|iieiirK ferinontées ))roveiuint des eéréules et snrtou' de !')rne 

/iiiiu'e, et aii.N<iuelles on a ajouté (piehiues Hul»s(unco8 anières. telles (lue 

!• hotdiloii. Il en est plusieurs variétés, l/i pro|»ortion <i alcool contenu 

unis les liièn's varie en i^énéi-al de 1 à (i pour KHI. Les liit-res allenuindes 

Mint géiiéraleiiient fortes et de honne (jualité. Les liières ani!,-laises sont 

[in's fortes, alcooliipies. parfumées et uiiiùres. Les laères autriciiiennes 

Unit légères, claires et peu alcooliques. Les làères uinérieiiines se ra]i|)ro- 

fiuiit (les liières allemandes. On les divise eu làùres \y'\\iis {pitle aie). 

liii'Tes colorées {jiorfi-r), liières fortes (,s7o>/0. Inères douces ( W)/'^/ ^//iK 

l'iii'cs aini''res {hitter d/c). A part l'alcool, la liière renferme de l'eau, 

iiiiosf. dextriiie. matières extraetives et «jurasses, essences aroinati(jues. 

|liiiii(i|i(inncr du liouldon. pliospliati-s de potasse, de nui^nésie. de chaux. 

jcliUi'iifc (le sodium, de ])o(a.ssiuni. acidi- carhoni(pit'. et ô à 1 I ]>. ](l(l 

l'iixlrail (le malt. 

Action physiologique. — Coinme liqueurs ulcoolicpies. les bières 

liiii une action pli_vsiologi<lue analogue à celle de l'alcool et di'S vins. 

'ar k' malt quelles renferment, elles sont de plus nutritives et toniques. 

'il' leur iirinci|te amer elle.i deviennent stomticliiques, 11 est certain 



184 



HFKHKS— HISMCTII. 



(•i'|»i'ii<l:iiit «HIC leurs [iropriéti-s nul i'iti\ fs ont rlé l'Xii^'c'nk-.s. Kilos iiii;_ 
incntoi\l l';i))|tétit. iiclivt'iil la (liu;i'sti(iii et favorisen; raceumuliitidiMlr 
liHHii a lijK'Ux dans li's inailli-s du tissu ai'c'-olairc. Si rlk's n'amèiu-ni |i;i. 
dans les cciitivs lU'i'Vt'iiN les lésions (|ui' ]»i'oduit l'alcool, l'IK-s n Cn doinicii: 
pas moins lieu, à la lon<;-m'. à |)lusi('ursalt('rationsori>;ani(mc>iin|)ortinii(< 
surtout à la dôn-t'-nércsccncf iii'aisscusc du loio. du cn'ur rt aiit ivs orHim,,, 
Ia's liTaïuls liuvt'urs de hièrc sont ohèst's. ont la laci- foni''CHtiunn('c 
liouttio. la H's|)ii'ation n'ênée. la conjonctive j-nui'. Ils vivent ilOrdiiKiir, 
|)eu lonirtcin|is, lîi mort survenant ir: i- maladie ori!,'ani<iui' du cd'tiroiii 
foie. l/usa_iî;e modéré. (|Uoi(iiU' luildtuel. de la liièn'. n'amène pas Hrili- 
naïvement, il va sans dire. Us lisions décritt's ))lns lif.ut. 

Usages. — ('omme 1oni(|ue stomachi(|tie et tonitpu' u'énéral. mi 
sert avec avanta^'e de la liière dans les maladies chroniques et di'iiii 
tantes, telles (|ue la convalescenci' des atî'ections aiii'uës ou des maliiiii.v 
cliiruri;icales. les -up[)urattt>ns prol<inu;ées et ]»rol'uses. la lai'tation |mi 
lonfj^ée. l'agalaxio. les maladies artu'ulaires. la scrotule, la phtisie. 

Les liières sont encori' utiles, à titre de stimulants, dans rinsuiim;, 
des anémi(pies (lu delirium t remens, du ilélire mania(|Ui' aiii'u. siirtou 
(]uand il y a adynamie. lOlk's stimuK'nt l'apitétit. calment le déliivi; 
provo(|uent le sommeil. On lésa recommundées. dans le même hiit. dal- 
la mélancolie. 

Kn i;vnéral la liière est mal supportée dans les désordres de l\'>!i 
niac avec acidité, les maladies (dironiques du t'oie, surtout la dé:;'éin'iv- 
«■ence graisseuse. On constati- ([uc la liière est nuisiltle ipiand elle a ]«iiir 
ett'et de déranger l'appétit, de causer une sensation de poids au (ivii\ 
é])igastri(|Ue et de (diarger la langue. 

Administration et doses. — Les Mères se prennent pankii, 
verres on pai- verres enticrs.au moment des re|)as. Souvent, (|ii;iiiil 
s'agit de ])rovo(iner le sommi'il.on les adnnnistre au moment du ((iiicli' 

BISMUTH. — liixiinillndi,. —liisniiit/nnii l»iritir((ti(iii. Mr. 
('omme plusieurs autres métaux, le liismuth n'intére.sse la tliériqui, 
ti(|ue (pie ])ar ses .sels, et surtout par ses sels insolnhles. 
( 'ahiso.x.vtk I)K hismi th. — Jiisjiniflii rdrhoinis. Hv. 
Poudre hlanche. inodore et insipide, insolulile dans l'eau. 

ClTHATK DK KISMITU. — liismutlii flffds. Hv. 

Poudre lilar"he. inodoiv et insi|)ide : insoluble dans l'eau. 

("iTKATK DK HISMITII KT \)' \y\\\(^S[ Mirv..— liisniHt/ti Ct (tlldiintii 

fni.'<. Hr. 

Paillettes transpai-entes. incolores, soluliles dans l'eau. 

SolS-NITHATK llK HISMITII. — liisliniflil .■^tlh-nitrUx. Hr. 

Sijiwiuimrs : Sous azotate de lùsmutli, tri-nitrate de hismiilli. W;iii'| 
<li' fard, niagistèi'c <le bismuth, blanc de bismuth. 

Poudre blanche, pesante, inodore et insipide, insoluble dans I Viiii 
OXVDK 1>K HISMITII. — Blxiniifhl ii.ridiini. Hr. 



lllS.MLill. 



It^i 



l'oiidn- jauiu' citron, inodore et insipiilc. insolulilr dans !'f:iii. 

SAI.ICVr VTK DK HISMI Tll. — liisniilllii silliit//,ls. 

l'iMidrt' liianclu'. |»»'ii soluliU) dans l'can. 

lidltATK l)K HIS.Mt ril. 

Si'l insolnbli', Idanc jauuâtiT. 

i{KN/,o.\TK nK UIS.MI TH. 

\)v tous CCS SL'ls. k's ])lns inii>ortants sont le sons-idtratc. le salicviali- 
et If cai'lionate ; le seul <\\i'\ soit soinidc dans l'can est le citvatt' d«' liis- 
liUitli l't d'aniinonia<[ne. (pi'on peut considérei- connne étant pinlût nne 
■<iiiil<le solution de citvate de liisnintii <lans raninionia((ne. 

I,c tannate. le valcrianale. le cliioi-nre et antres composés di' liisrnntli 
lie ■^ollt pas eni]tlovés. 

Action physiologique, — liocaicnicnt. les sels de l.isnmth sont 
(lépoui'^ns de tonte action irritante. .\n contact di's liijuides et des li'az- 
ils ali.soi'lient nu'cani([ncnient ci'ux-ci. à la n/awièrc de toutes U's poudres 
sôclics ; en ])résence di^r^ atides, ils si) comportent coniuu' les sels liasiquos? 
et se conihiuenl, ncutruli.sant los acides. \m siilicylato. le lienzoate. le 
JMirate et le sons-nitrate sont, en outre, antiseptiques. s"()]»posaiil au.x 
[iroccssiis de fermentation et de putréfaction. 

Introduits dans les voies dij;estives. les selsde liisniutU aii'issent loca- 
Iciui'ut. en qualit('' d alisorliants mé( ani(iiies et (diinTupics. de même (jne 
roiiinie antise])li(|ues. ainsi (pi'il vient d'être dit : ils s'em]tar('nt des i;-a/ 
iitiucnus dans les voies di<>'estives. al)Sorbent les .sécrétions, neutralisent 
les acides li lires et empêchent la put iv faction. De plus, en qualité de 
siilistances insolul)ies, ils enduisent la mu([iu'Use i^'ast ro-intestinale d'une 
louelie protectrice qui neutralise l'action irritanti- des substances ren- 
fermées dans l'estomac et l'intt'stin. et notamment des matières alimen- 
taires. Tous amènent de la constijiation. et colorent les selles en noir ]»ar 
Miitc de la formation d'un sulfnri' de bismuth. C'est donc là. à tout 
|ireiidre. une action purement topi<jue. cl dans tous les cas, absolument 
liliysique, résultant de l'insolubilité presque absolue de ces sels dans les 
liquides i>;astro-intestinaux. l'no très minimi.! proportion de liismuth. en 
ftt'et. est absorbée dans les circonstances ordinaires, luais ne semble 
l'xereer aucune action aiqiréciable sur le système. 

Il est généralement admis (pU'. en si ,i>;riinde quantité que l'on admi- 
nistre les sels do bismuth par les voies dii^estives. janmis il ne se produit 
'l'iioeidents si le sel est pni'. et l'on a attribué à la présenci' di' l'arsenic 
li's symptômes «l'empoisonni^ment observés en (|Ui'lques cas. 11 résulte- 
liiit eependantdes ivcherches de .M.M. i'alchéet N'illejean. «ine le sous- 
nitrate do liismuth sei'ait to.\i([ue lorsiju'on l'introduit dans l'écoiu)mie 
;iiiiiiiale au moyen d'injectio)is smis cutanées. •• Pris parla voie slomu- 
. «ale.disent ces auteurs, le sous-niti'ate de bismuth est très ditîicilement 
alwM'Iié. et partant inotfensif. Introduit sous la peau, l'oxyde bismv.thi- 
1 '[lie devient .soluble par combinaison jirotéiipie. et rabsor]ilion. quoique- 



18() 



msMlTH. 



lento, t'iitraliio l'inloxicatinn. ])inTc (luClk' est contiiHU'. 11 est hou île 
ne pas oultlier iei ([lie si i'absorijtiun du liisinutli par la luuqueiise ili^cs- 
tive saine est presque nulle, elle lest éifalenieiit quand cette nuu(U(iist' 
est ulcérée et ]>ai' conséiiuont ouverte à l'absorption. Kn effet, on ik^ 
constate pas plus de cas d'intoxication par le iiisuuitli (puind celui-ci est 
administré aux tj'pliiques ou aux sujetsattcints d'ulcération de i'estoiiKic. 
(|ue dans les cas de siiii])le dyspe])sie ou de diarrhée catarrliale. 

Auxiliaires. — l;a craie, loxyde de zinc l'eau de chaux, les alcalins, 
sont les auxiliaires dynamiques. 

Antagonistes.-.— r.cs ]iuryatif's et les irritants. Ia's principale 
incom])atil)ilités ciumi(pics .sont le st)ut're et les sulfures soluhles. le ker- 
mès, les acides. 

Usages. — ^Les qualités alisorhantes et antacides du sous-nitrate de 
liismiith le rendent utile dans le ])y rosis, la ii;astralgie. la «gastrite suli 
aiii'uë et chronique, la (lys]K^])sic aciilc. le catarrhe n'astro-inte.slina!. hi 
dian'héc |»ar excès de sécrétions, surtout (piand les licpiides intestinaux 
sont acides. Il contrihiie à calmer l'irritation de l'estomac à la suite des 
cas d'indiiijestion. avec ou sans diarrhée consécutive, et aussi l'irritation 
intestinale (pli. dans ces cas. .se traduit par une tendance à la diarrlicV 
immédiatement aj)rès cha([ue repas ou durant le repas lui-même. I»aii> 
l'ulcc'^re et le cancer tle l'estomac, le liismuth. comhiné, s'il le faut, ii l;i 
morphine, rend service en seni]mrant des sécrétions acides, et en si'waiil 
d'enduit protecteur à la muqueuse et aux surfaces ulcérées : ce r('>le esi 
purement palliatif. ( )ii l'utilise avant aii:euscment dans jilusieiirs variétt-N 
de vomis-sements, par excm[)le les vomissements de la dentition, de hi 
ufrossesse. et ceux qui accompagnent les diverses maladies de rcsldiuai 
dont nous venons de jiarler. 

Le sous-nitrate et le salicylate de hismuth sont les deu.\: remèdes K^ 
])lus ordinairement em])loyés. < royons-nous. dans le traitement des ditt'é 
rentes formes de diarrhée, notamment dans la diarrhée infantile, ht 
diarrhée de dentition, la diarrh'^" -r.u,'.. celle accompagnant la tièviv 
typhoïde, la tuherculose ]mlinonaire cl la tuherculose intestinale, lu 
diarrhée clironi(Uie. etc. JiC salicvlat;.' étant plus antiseptique (|Ue li'> 
autres sels de hismuth. comliat plus etiicaccment les formes de diarrlu'i 
([ui demandent une médication microhicitle. en particulier le choléra in 
fantum et la diarrhée de la tièvre ty]»Ii(yide. C'est aussi le salicylate ili 
hismuth ([ue Khring recommande sjiécialement chez les enfants, dans l;i 
gastrite calarrhalc aigué et (dironicpie. le catarrhe gîistro-intestiual. leii 
térite. la diarrhée acide et la dy.senteric. Hoiudiard le vante licaiieiiii|i' 
comme antisepti([ue. dans la dilatijtion de l'estomac. 

Dans la diarrhée on donne le hismuth. soit .seul, soit condiiiie ■■> 
d'autres médicaments, tels (pic la pepsine, la craie, la rhuharhc. la mer 
|diine ou l'opium, suivant les cas. Bien (pie le sous-nit rateet le salieyiaii' 
^soient surtout employés, on peut néanmoins les remplacer au lie.snin |kii' 



MISMUÏFI — 1{ULI)0. 



187 



](' carlioiiatc. l'oxyde ou U' titrtiti'. (lui jouissent de propriétés analoiijues. 
suit pcut-r'tre liietion Jintisepti<iue. 

'ro|)i(|uenu'nt. le sous-nitrate et le salieylate de i)isnuitli' sont 
l'iiiplovés avec avantaife, soit eoninu' absorbants, soit eomnie a,i>;onts 
inntciieiirs ou comme antisepticiues. dans leezénui avec sécrétion al)on- 
(liiiilf. le zona, l'intertritjo. l'acné, les hrfduri's au ])remier de<^ré. les 
ti-^iires des lèvres, de I anus, du mamelon, les gerçures et crevasses des 
mains, les ulcères de mauvaise nature, le cancer ulcéré, les plaies gan- 
-•reiK'es et fétides. On les nisutHe dans les iiarin'^s dans certains cas 
d'iizcMe et de corvza. On les injecte, eu suspension dans un véhicule 
iiiiin'nprié. dans les cas de Itlennorrliagie urélliraleel vaginale, hi leucor- 
l'iu'c. etc. Le lienzoate a donné des succès dans le (l'aitcmcnl local du 
rliancre simple. 

Administration et doses. — Les sels île iùsmutli s'api)li(iuent 
localement, sous forme de ]ioudre. d'onguent, de lotions; on les injecte 
;iussi. en suspension oans du nuicilage. A l'intérieur, étant presipie to\is 
ins(ilnl)les. la meilleure numière de les ailministrer est de les donner en 
1 ac'liets. on encore en suspension dans du lait ou de ICau gommeuse. 
La dose du cariionatc. du citrate, du sous-nitrate et du salicvlate de bis- 
niulii est de .') à (i(l grains {UMO à 4. (Ml grm.). ou niTMiie <lavantage. 
.\li)uueret administrait parfois le sous-nitrate à dose dv une cuillerée à 
Mtujie. .Mais il ne faut ])as oublier que si le bismuth est inott'ensif dans 
l;i iires<|ue totalité des cas. il est cependant possible encore <pie des acci- 
lU'iits surviennent si le sel est absorbé. Les préparations otîicinales des 
M'Is (le bismuth .sont la solution de citrate de bismuth et d'ammoniaque. 
ijoiit la dose est de \ iV 1 ciullerée à thé. et les losanges de sous-nitrate, 
Miht chacun renferi:ie 2 grains ( <l. Ki grm. ) du médicament, et qui se 
Iniiiit'iit à dose de I à (i losanges. 

BLANC DE BALEINE. — Ct/mr«///. iir.— Sulistiincc ;;rassc concrète, ol.lc- 
I le (lu crAiic iU'.< ciKi'.iiiits. .\hisst'.- lilaiiclics, traiisiiiciili'-j. insoluiilfs dans l'caii, 
•'iJiiliK's ilaii.» Talcnid, l'étliei- et les hiiiios. Pi'i-.sqiic ciitièiviiK'iit eniii)>u.-'é lic ccti- 
M — JMiidilicnt cl adoucissant airalngiu' à la cire, mais rareiiiPiit (•in])lo\é seul. — On 
-'•Il scri dans la i)i'é])arati((n di'- imnimadi's, cinplàtrcs et cosniéti(|iU's. Entre dans 
il l'uniiHisition de r(pn<:ueiii de céline, employé comme art iidc de pansement, et dans 
illcilu cnldi-rcdiii. Dans l'iii.|iis|rie, la eêtiiie sert principaleiuent à la t'alirieation 
V< liii\i:.'ies de |ii\r dites de speriuacéti. 

BOLDO. — (In enipiuie les Cenilles du l'euiiius liiihhis Moliri. Elles renier- 

iiiiiil mil' liiiile essi'iiticdle, un alcaloïde: la hiihliiic, cX un ullU'oside (pli serait le 

|'iiiii'i|ii' actif. — r,es ert'ets pliysiolojriiiiies de ci jrliieoside ont été étudiés par La- 

'"!iii'. .Administré par voie liypndei-inlipu- nu par la liouelie, il déterinino rapiile- 

III' lit lin sommeil tranipiille dont la. durée est propoi'tioniiée à la dose ingérée et (pii 

hiiiiiii'iir a la suite aiuMiii trouble dans les fonctions. En injections Hous-ctitanécs, 

liiixiite |.| iiu>;niente les sécrétions de la liilc, de la sidive et de l'urine. — Par .-on 

l<-v'iice, le lioldo se rapjirocherait des térélienthines et rendrait des services dans le 

Iraiteini'iit des artéctions eatarrhales des voiew génito-urinaires. Comme liypnoti- 

kj'U'jlt' srliicosidcest indiqué dans rinsoninie. On l'a recommandé dans les maladies 



l.>m 



HOLDO— ACIDK |{i)IM(,»ri':. 



cil l'un i(|iic> lin l'nii', mai- il n'a jriK'i'c ilninic de sucui's. — l.'liuihissi'iiiiciK' Mt i^'c-ii 
à ilosi' ili- ."> à 1(1 gdiiltt's; la tcintinv à celle île 6 à 20 gniitti'H. Il lanl .-e «runk-r l-. 
doses ^r(i|i fcirlt'.-', (|iii irritent le- \iiies ilio^esti\-es. 

BORIQUE (ACIDK). Arit/nm hnririlni. \\v. 

Si/iiiiiii/iiif : Acidi' li()rjuM(HU'. 

Kciiillcs Piicivcs. iiicoloirs. iiiodovcs. à sjivoiirà |ti'iiK' îii-iilc. )kmi xiiu 
Idi's dans l'eau tVoidr (1 dansli.')). lK'aiu-()ii|» |iliis dans l'eau liouillaïur 
(1 dans."!), la ii-lyci'riiK' ( 1 dans 4). et l'alcool. 1/acidr lioriijui-. ((nii- 
l)in<'' aux Lasos et il eiM'tmns aicaloides, doiuu' des s.'ls : les Imi-ates. 

Action physiologique. — La<i(U' hoi-iiiue est dépoui'vu de tinur 
action irritante locale, ('est un antise|tti(|ue de |uviniei" onliv. iiiiM 
(ju'un di'.sodoi'isant. Il s'opiiose aux t'ernienlations et arrête la putrét'îii 
tion. dtUrui.sant la vitalité des nii<'ro-orn-anisnies : liaetéries. viiirions. Im- 
cilles, etc. Il possède le yrand uvanta,i>v de n'être in irritant, ni toxiiiut. 
t't ]tar cons('(|Uent de itouvoir être a|>|tli(|ué sans dann'cr à la surface de- 
plaies en su])pui'ation ou des solutions de continuité, (^ueliiues cas eiii 
étt' rapportés, C'ei)ondant. où l'acide li(M'ique aui-iiit. j)araît-il. donné lieu 
à des accidents de nature toxi([ue. à la suite de son emploi connne aiili 
septi(|Ui' local. 

Usages. — Ji'acidc liori(pu' est très eniiiloyé aujourd'hui connu. 
aiititV'rnienlcscilile et antiputride, dans tous les casoù ilest inditjué d'in- 
tituer une médication antise])tic|ue, suilout ilans la iu'ati(pu' (dnruriiie;ilr 
et gynécologique : plaies o]iénitoires, lllc^-urc-. ulcères .simjdes ou de mai; 
vaisc nature, sinus, alicè.s. sui't'aces gang nées et fétides, lu'fdui'cs. camn 
ulcéré, opérations sur le col utérin, dans intlanunations des miKnieii 
ses avec suppuration: otite externe et luo .nue. conjonctivite, vulviti. 
vaginite, urétliritc. cy.stite, endoinéti'itc. Iciu-orrhée. dans <pud(|Ues iiKiht 
dies infectieuses, notaninient dans la dipliléi-ie. Il n'est peut-être pasili 
moyen au.ssi |jrompt ni aussi etiicace de faire cesser un écouleMicnt 1 
l'oreille externe (pie des insutllations d'acide liori(pU'. .Nous l'avni . 
trouvé i)iirticulièrement utile dans la lialaniteet la lialano-postite sii|i|ii 
rées. Dans la cystite. Hosenthal ne se contente pas de faire des injcctinih 
intra-vésicalesà l'acide l»ori(pie. mais il donne aussi K' remèdeà rintériciii 
à dose de oO grains ])ar jour. Dans la «liplitérie. tioodliearl a|i|ilii|ii. 
localement l'acidi' Itorique en solution saturée, en liadigeonnagcs et vii|ih 
risations. Il rend encore îles services dans les maladies de la ["iii' 
notamment celles de nature parasitaire, ainsi que dans l'ec/.éma, le ps"- 
riasis. le ])ilyriasis. l'urticaire. rher[)ès. i'érytliènu'. rérysipèlc. la icinin' 
les sueurs tétides îles pieds et de l'aissi'lle. MctJregor en vante i'etliraiii' 
dans les ditférentes maladies de la liovv iie : stomatite eatai-rlialc siiii|ilf 
ou ulcéreuse, .stomatite ]>arasitaive, muguet, etc. aii si (pu' poni- lai iiiin 
le nettoyage de la langue et delà cavité huccale dans la Hèvre tyiilii'iil> 
(luerder s'est liien ti-oiivé des insufflât ions nasales d'acide horiipu' pulven» 
dans la coqueluche. 



A('I1»K liOlîK^I K-l'.liOMK 



\>'.i 



Le l>r HciMi'iuul «'iii|»l(iii' l';i''i(li' lioriqiu'. coimm' t(>|)i(|iio. |»()Ui' 
^)rr'V('iiii' on l'i'iidrc moins .•i])|t;iiH'iitrs les cicjitviccs de la t'!i«c ihiiis lu 
vitriole: il se siTt d'un ylyci'roli'' rcnt'cvniiint fid «iTiiins dacide lioriiiuc 
|i;iv iHicc di' tflvcénnc. cl 1 a])|ili<|n(' au moyen d'un pinceau dès ijne 
l'criiittion est etl'cctuée. 

A l'intcrieuv. on l'a em|ilo\c dans la dyspeiisic |)utnde. la dilalation 
,|c l'cslomac avec fermentation du liol alimentaire, comme anlise|ili(|nc 
iiiicstiual dans la tièvr(! typlioïile et la diarrlice infectieuse. Li' i>r F. .\, 
Moiifkton a cite le cas d'nn enfant atteint de dialiète sucré. ^\\v\'\ par 
rnsMii'e de l'acide liori<|Ue à la do.sc de S n-vains trois fois jiar Jour. <iau- 
.•lier vient entin <le le rtH-omnuinder dans la tulierculose. à dose (pioti- 
iliciiiif de l.'jùtid «i'rains. et ]>lus récemment encore on a conseillé l'insuf- 
fiutiou. dans K- l'ectum. d'une pincée d'acide iMU'i(|Ue dans les cas dccons- 
tipiil'on lialiituelle ayant résisté aux anti'es modes <\v traitement. 

Administration et doses.— l.a dose de l'acide lioriiiue à linté 
li.ur est de .") à H» ,ii,-rains ( (l..'!2 :'i (1.(1.') ji'rm.) d'après la pharmacopée, 
(ircriif donnt' d'ordinaire, chez l'adulte, de 2(» à ;>0 i>-i'ains (l.;!0 à li.lM» 
^rin.). t>n l'administre en solution a(pU'Useo<i en cachets. .\ l'extéricui-. 
l'acidi' s'applique sous forme de poudre, de solution aqueuse, de u'Iycérolé. 
lie pommade, di' <duir]iie. en lotions, injections, etc. I^a pommade est 
,)tticinale. FiC «flycérolé. ou l)oro<i,-lycérine. liieii (pi'il ni' .soii pus oliicinal. 
constitue une excellente préparation jKKir usan'es externes. On prépan 
aussi avec l'acide liontiue de la ouate et de la (diarpie antise])ti(|ues des- 
tinées au pansement des plaie.s oiiératoires. au tamponnement du van'in. 
;ni |ianseiuent du col utérin, etc. Les solutions acjueu.ses |)our lotions, 
iuicclioiis. etc.. renferment de 4 à 15 «frain., à l'once (0.2(i à i .t»ll u-nn. 
|i(iiir ;i(l.(l(( grm. ). Très souvent on se sert dt' solutions saturées. 

BROME.— H rominn. Hr 

Mt'lallo'ide extrait de l'eau de uu'r et de la cendre de <pU'l(|Ues ali^Mies 
M iiiiiriues. Liipiide. rouy-e foncé, très volatil, à odeur nauséabonde, à sa- 
veur acre et forte. Se volatilise à la températuiv ordinairi' en donnant 
ilo vapeurs rutilantes. Solulile dans l'eau. 

Action physiologique. — Le hrome est un anti.sei)ti(iuc très 
imissaiit. à la fa(;on du chlore. H agit en s'emjiarani de l'Indroy-ène 
jionr le(|Uol il a nue grande attinité : uni de la sorte à l'hydrogène, il 
amène la décom|iosition sul>sé(iuentc dos tissus dans lesquels se trouvait 
irluici. Localement, c'est un irritant plus ou moins énergiipic (M nn-'Uie 
un (•au.sti(;uo. suivant son degré déconcentration. A]ipli(|ué pnr sur la 
iH'aii. il cautérise eelle-oi en la colorant en lirun. L'application en est 
nvs ilouloin*euse. Sa vapeur est très irritante pour la muqueust' respira- 
ii>ive. et. inhalé, il produit du coryza, lie la laryngite et mf>me de la 
tracliéo hroneliite. Ingé-ré dans l'estomac, le hrome. à l'état de concen- 
uation. détermine tous les symptômes et toutes les lésions pro lui:es par 



lïll) 



UROMK— A('[I)K MI{(»M1IVI)|{IQUK. 



I' 



los poisons covrosiCs, l)ilur, il ne fait (|irii'i'iter ù lu fii(;oii dos irrituni- 
siinplcs. SiiHisamiiu'iil diliii'' pour si ôtiv j>liis irritant, k' hroîue s'alisinlir 
td a^^if coninu' les Itronuii'os alcalins, produisant une " diminution i| 
l'excitaliilité rcHi'xc ot d(( la sciiiîdhilit»'', une propension au soninicil 
(Notlinau;('l cl IJossIiacli ). 11 si-nililc ]>roli.iltlc(|Uc. dans le sani^;. le lirmn 
se convertit en hroniure di' potassium et de sodium. 

Usagées. — C'est principalement comme causticjuc et comme anii 
septi(|ue que le hrome est aujourdliui employé. Comme causli(jiic i; 
constitue une des meMleurcs ap)»lications à iW.n- dans les cas de cliii.ii iv 
simple et de ifan^rène dlulpital. Plusieurs chirurgiens lui donnent |j, 
prét'érenco dans le traitement du cancer utérin, il a été conseillé comiiii' 
antiseptique dans la diphtérie. I'an/.çinc concnneu.se, le croup, lotorrluv 
Dans la diphtérie. lles.so l'emploie dans la proportion de \ à ^ poui' ciiii 
d'eau, avec une quantité éi.>;ale de bromure de |)Otassium : il l'appliinir 
non au moyen d'un j)inceau, mais en inhalation : i)lus le traitemcnl est 
rapidement institué, plus le pronostic est favorable. Ces inhalai ionv 
«loivent être praticpiécs toutes les denn-heures pendant les ])remièrcs l'i 
ou 4H heures. 

Hartholow n'connaît l'erticacitédes va)teurs de lii'omciians le coivza 
aigu et l'asthme de i'oin, et suggère la formule suivante: broinc. !, 
drachme; alcool. 4 onces. Une petite ([uantité de cette solution o> 
placée dans un flacon à large ouvorturc. l't réduite en vaj^eurparla seul. 
chalour <le la main. ])uis inhalée ])ar les narim-s. TiC mf-me procédé peu 
servir au traitement du catarrhe nasal (dironique et de l'ozène. Ou; 
recomnuindé le brome dans la scrofule et la tubercuk)se. tenant à l'épi 
lopsie, contre la<iuelle llammond a voulu employer le brome, nous i, 
combattons tout aussi bien au moyen des bromures alcalins. 

Administration et doses. — Localement, comme causti(|Uc. 0! 
rai)pli(|ue au moyen d'une baguette de veri'e. Comme antisei)ti((Mc oi 
en fait des solutions plus ou moins diluées: 10 à 15 gouttes jiour H! i»ii 
ces (500.00 grm.) d'eau. La dose pour usage interne est de 1 à 2 niiii! 
mes (0.05 à 0.10 grm.). en .solution aqueuse toujoui-s très diluée. 

BROMHYDRIQUE {wiin:) DILTJÈ. —Acidum hydrohronunu, 
dllutum. Hr. 

L'acide bromhydri(iue pur est gazeux tV la température ordinaiiv 
il est très irritant. Ses solutions aqueuses — et l'acide dilué otticinalcinv-i 
une — sont incolores, inodores, à saveur fortement acide. Celui-ci reutiT 
me 10 pour 100. en poids, d'acide pur. 

Action physiologique et usages.— II est reconnu que \'\mV 
bromhydriquc. absorlié. agit de la même l'aycm que les bromures alcaiiih 
c'est un sédatif du cceur et du système nerveux, et un dépresso iimtt'ui' 
Son action est moins persistante que celle des bromures. Moins qu'eux 
il expose à l'acné. .,. , = ., , 



ACIDK l{'l().MHVl)RUirH— miU.MoFOKMK. 



11*1 



l/iici<lt' lin)inliy<lri(|no dilut' tU'Vvail servir aux Urtn>^es ii'i'iH'raux des 
|l^l>mul•t'^ alfuliiis ; iiéaiiinoiiis il ni' remplace avanla^ousi'iiu'ut ri'ux-ci 
(iiic dans nu nombre assez limité de cas. Ainsi, il est etticace eontro les 
voinisHOiuents d'ordi'e réHexe. les spasmes museulaired, la tnux spasmodi- 
(1110, lacoquelnehe. les névralii'ies. la tendance aux cuii,a;eslii)iis «'érélirales. 
le tintement d'oreilles dfiùla rcplétion des >-aisseaux eéréijraux. 1 ans^iuo 
(le iioitrine, l'irrégularité des liattenients du c(eur due aux acidités «^as- 
tri(pK's. Par contre, il est resté peu utile dans lépilepsie. avant nu^nie 
paru, (lit Stillé. aui>;inenter la tré(|uence et la i^ravité dtw atta(|ues. 
Ij'acide l)rondiydri<[U( est un lion séilatif à adunnisirer aux enl'iints 
à rén{)i(Ue de la dentition. On l'asisocie trè.s avantatceusement à la ([ui- 
iiine i' uis le but de pré\"nivla cépliai.il,i;ie. le tintement d'oreilles et le 
vortii^e produits par celle-ci. '''«'ultiné à lamorplnne.il |irévieudrait 
('•«ralenient l'état nauséeux et la dépression nerveuse que l'on observe 
si souvent à la suite de l'adoùnist ration des préparations o])iacées. 
\jv I)r Marshall a relaté deux cas de cliorée dont la «fuérison tut 
olitciuie en trois senuiiiies par l't'mploi île l'acide bromhydrique. les mé- 
dicaments ordinaiivs ayant été emi)loyés sans .succès. 

Administration et doses. — L'acide bromhydriciue dilué s admi- 
nistre en potion, dans du sirop ou dans l'eau, à dose de 1.') à ,■)(( minimes 
(II.IXI à :!.12 <^vn\.). 

BROMOFORME. 

Kst 1 homoloi^'Ue du chloroforme; c'est le u'azdes nuirais (t'ormène) 
DU li\i!i lire de méthyle trihroiné. Li([uide incolore, à odeur aiïréable, à 
sav'.'ir sucrée, peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'aicoolet l'éther. 

Action physiologique et usages. — PossèdiUes mêmes pro- 

liriélés pliysi()l()i>M(pU's (pie le (dilorotorme ; comnu' lui il est d('pi'(>sso- 
iiKiteur anesthési(jue. et peut, si on ])oiisse les inhalations troj» loin, 
amener la mort. A l'extérieur i! est irritant et même vésicant. Sur les 
miupicuscs et les voies ditîestivos. il est irritant à la manii're du (diloro- 
l'orme. 

liC liroiuoforme n'est yuère employé que dans le traitement de la 
i(i(HU'liulie. Stepp. liiiwenthal et (îoldschmidt en ont obtenu de bons 
siUTis dans cette nuiladie. Dans <îO à 70 cas traités par Stepp, la maladie 
ilispariii deux à trois ou tout un plus cinq semaines adirés le début de la 
iiiiihiilic. Les enfants ainsi traités n'ont pas |)résenté de catarrhe pulmo- 
iiiiiiv. l>ans plusieurscas de coqueluche _i>;rave compli(iuée de pneumonie, 
|tloldschmi(lt a même l'éussi à guérir en 14 jours, au mo^en du broim)- 
i ttirme. dos enfants (pi'on croyait déjà pei'dus. 

Administration et doses. — La dose du bromoforme pour les 
[enfants est de 5 à 20 i^outtes par jour, dissoutes dans 24 cuillerées à 
Isoupe (le liquide (potion alcoolisée); on donne une cuillerée toutes les 
yieur€B. Harle le prescrit mélangé avec du sirop de goiume arabique. 



il 



l!fj 



H1{()M()1'()|{MK— HKOMIUKS. 



iiC liiMiuotoi'inc (loit »*'tn' misa l'alti-idos niyoïis snlaiivs : antn'iiirnt 
]{' liciuidc cliiir, t riiiispaiviil. d» viont niiiiii'. par iiiiscM'ii lilterté du lndiiie. 
et poixi oon8t'<|Ucinin('nl /s itropriélt-s cm-ntivcs. 

BROMOL — ('iiniliiiiiii-(iri ilii hrti.'nc inn' l'iicidi' pliriiiiiiii'. l'uiiilrc Jiiiiin', ii 
udeiir (!iiruetf''risti(|iu', non iléHUgrôulilc. iiiMnluulc Imis IVaii, sdliil.lc rlans l'al( i.,,l, In 
<^ly''>'i'ini', Ic-^ liiiilcs jini-sfr^. — Peu tn.\i.|u<'. ]ii<v i.iitis(>|)tM|ni>, ('in|ilciyt'' ave,' simcc'.., 
par llaili'iii! ' it. dans le parisciiKMit des nlcôrc^, ili" pluie.- et pdiir le traiteiiicni de 
la diphtôrio, mnt en pninli'i'. sdit en suliitioii dans Pliiiilc il'nli -i' ('i dans IM). |,i \a. 
Hcliiic (l dans ,'i(l), nu la jriyct'rinc (l dan?- 2'>). M- niôim' autcnr I"u aunsi iciiim. 
inamii' à i'inlôrifiir à dose de fV à j ^r. (.') à 1(1 niilliirr.) dans le clidlôni inlnntili' 
et la tl(''vrf lypli.tïdf. 

BROMURES. 

De tous ios dérivi's du lire. me. <•(• soûl les j»lus iiiiporlai\ts au |ioiiii 
de vur lliôrajteuti(|U(.'. l'aviui les hromuros, ceux dits alcalius (di' potas- 
sium, do sodium, «rauinionium, de calcium ot do litliium) «""* les m'uI> 
<iui a<;issi'Ut ])ar I'cs])èc«' hrninr : vc soin les plus eiu]»lo_vés eu médeciiu'. 
surtout les trois ])r<'uru'i's. |)aus les autres lirouiui'es. le hrouie ilispariiîl 
devaut liu-liou île la l'ase nii'tnl ou de la i)asi' (*(7/rc : tels sont les lirinnu- 
l'es do fer. d'ai"<>'eut. de eaiu]>lire. d'étiiyle. etc. (Vux-ei .sorout ('tu(lit'.>^ 
ailleui's. (puind il s'ai>"ira <le (diaeuu de ces métaux ou de ces Ka.ses. .\'imi> 
ni' i)arieroiis ici ((ue des lirouuircs alcalius. 

Hro.\h;re dk l'OTAssir.M. — Futiissii liroiiiii/idii. Hr. 

.Soi cristallisé, iucoloro. inodore, à saveur tbrtonienl salée, tivs xilii 
lile dans roau. 

lÎKoMriiK DK sonii'M. — S'i(/ii hramithiiii. \W. 

i'oudri' granulée Idancho. un ])eu déli(juesccutc. inodoiv, à saveur 
juoins salée que celle du précédent, soluhlo dans l'eau. 

Hho.miuk d'a.m.monh.m. — Ainnitniii hi-Diiiiihiin. Hr. 

t'^ipi'iiiijinc : Hroinhydrate d'ammoniaque. 

Petits cristaux incolores, à légère odeur de lirome. à saveur saKr. 
solulilos dans l'eau. 

linOMlUE DK ('A1,('H .M. — Cdlcii hroillidillil . 

Sel blanc, granulé, déliquescent, inodore, à saveur fortement aiiiiiv 
et salée. .soluMo dans l'eau. 

Hko.MI IlE DE I.ITIIII M. — Litliii hroiiiidiiin. I 

i'oudre i)lauchc très déliquescente, inodore, à saveur pmigitive, 
a mère ; soluble dans l'eau. , 

Action physiologique. — Surlu peau dénudée et les nHi([ueii.>ies. 
les hromures alcalins produisent une irritation pinson moins vive, sui- 
vant (|ue la solution du uuMlieamont est pinson moins concentrée. Cetli 
iri'itntion se fait sentir an.ssi dans rarrière-gorge, surtout chez lessujol^j 
atteints d'in Hammation ou d'ulcération de l'isthme du gosier ; eepeiulaiit. | 
<les applications ré[iétées sur la nnupieusedu pharynx tinisseut ])araim' 
ner un degré pinson moins nnirqué d'anosthésio de cette miKiiu'H*. | 



ItlIOMlKKS. 



l!>:t 



Hiiiis l\'atomjic. li'H !»voinnvcH. en soh.iioi- suitisaminont rliliuV. n'cxcrei'iit 
■lUciint action K)u'ciiil('. saiil"(|n'ils donncnl lien qut''(|iif'ois!'i des ivtnur- 
iifsa"r'''u'"li'»^- ''-H .sohilioii (•(Miccntn'-t'. mi donnr's ù hiiiili's (Iom'n cl pcn- 
.liint lon,i^ti'iap«, Hh ii'ritc'ut la iiuKUU'ib le rcstoniac et |K'ii\fnl (UMcr- 
iiiiiiii- (lu catan'he f^astriqnc avec y-;; i-aln'ic cl i\v la iliari-li'-c a\<'c 
coliiiiU'rH. On rencontre, oecasioniiclK'nu'iil.descas do y;iistrili' clnoniiiu»' 
,t de diarrhée (jui ne reconnaissent pas d'autre ea\ise (pie l'al'us de» 
linmnnvs. 

,\iisorl>es. et leur alisorptiou l'st aussi rapide ipie eoinplète. les liro- 
ii\ui\'s alcalins iiortent ))riiicipaK'nient leui- action sur le systènu' nerveux 
ifiilral et le i;'rand syuipat lii((Ue. et. st'coudaii'einent. sur la circulation 
ri la ivspiration. Sous I ii;Huence de doses l't'-pétées et souti-nues de liro 
mures (45 à 7") i^rains). les piiénomènes suivant» se ]»ro(inisent : ci-plial- 
;ilific. ordiuairenjcul frontale et à caractère const rictif. sensation de 
linm-iieiir intellectuelle et d'aliatti'nient «••éui'ral ; les impressions sont 
uliis (iliiuses et les idées moins ni'ttes. La céphalalgie cesse hientôt. mais 
est remplacée parla diminution delà mémoire, ditlicnltédes conceptions 
cliiiri's et lucides, dilïicidlé dv la jjarole (jui devient traiiK'.nte cl ilout les 
moisson! ditiieileini'iit trouvés. Kn même temps, sensation de fatigue 
,1 (le prostration, vertiu-es, litnliation. diminution de la sensibilité péi-i- 
iilu'ri(|ncel l'étlexe. somuolenci' qui. avec des doses plus élevées. déii,'i'nèi'e 
, 11 1111 Noiumeil vévitaltle se ]n'olongeant plus ou moins longtemps !,a 
|n\'ssi()ii sangnini' dans les vaisseaux s'élève, de nuMne que la teiisiiui 
urti'rielle. en mC'me tem))s (pie les capillaires se contractent et (pi'il se pro- 
iliiit tic l'anémie locale : le c(enr se i-alentit ainsi (pu- la res|)iralion. la 
U'iiilK r.Uiire s'ahaisse un peu. La vue et l'ouïe sont allaililies : il y a 
iriiridilr plus ou moins manpu'i' et même impuissance. Ces divt'rs ])hé- 
tMiiiit'iu's. hieii caractérisés, constitui'iit l'ivressi- hromitpie ou liruniisini 
l'ijti. Si les doses .sont toxi(pies, les sympl(Mnes s'exaii'èi'eiit hieiitût. le 
Miiiunoil déii;énère en conui. la respiration et le cieur. de jtlus en pins ra- 
li'iitis. se i«iralysent, la mort survenant par arrêt du cduir. 

Tous les ])hénomènes que nous venons d'énuniérer indi(pient une 
action déprimante et paralysante exercée par les bromures alcalins sur 
11' syst(''nie nerveux et sur les fonctions ffénérales de l'éccmomie. l^e cer- 
vi'iiu est (U'qirimé. comme l'attestent l'ohtusion de riulelligeiice, la _)erte 
lie la mémoire et la somnolence. Celle-ci, de même que le sommeil, a fait 
laiiiicrlcs bromures panniles hypnoti(pies. Beaucoup d'auteurs pen.sijnt 
|U(.' le sommeil de l'ivresse ])romi(pie est dû à l'anémie cérébrale consé- 
['Utivoà la contraction des capillairesdu cerveau, mais il semble rationnel 
hlail mettre aussi, pour explique)- riiy[>notisme, l'action (_lirecte du médi- 
lament sur la cellule cérébrale. I)uc(')té delà moelle, même ett'et sédatif: 
<limiiuition de la sensibilité d'abord. })uis de l'excitabilitd réflexe. L'anal- 
rtye se fait surtout remarquera la [»eau. priiicii)alenient ù la i)aume des 
liiaijis. àJa plante des piedsel aux muqueu.ses. notamment aux minpieu 



VM 



miOMVHKS. 



I 



st'H (lu |)liiirvii\, ilii lai'N n.\ cl de l'iu.Mliri- ; pc'au vl iiiiKjiU'iist's pciivoiit 
•"•tro toiiclu'cs, clmf ouillt'i's. |ii(ni(VH. otc, siiiih <|iu' le suji't cii ait cniisriciK.,. 
si (les tloHvs sunisammc'iit fortes ont {'\v domu-cs. |ja ^(Mlatioii ,i,M'iiital. 
Itnu'i^ilc elle aussi de l'aclioii ({('pirssivc cxerciV' hui'Iu moelle, et eoiisiitni 
iiii trait iin|Mii'tant dans raclioii des Iiroinures. <^iiaiit aux iiorl's sciisill), 
et iiioteiirs, disent Nol liiiai>'el et liosslmcli. ils ne perdeiil leur eondiicti- 
liilit('' (|ne t'aililenieut el iiieii apV('S la paraly.sie des eenli-es. 

La s('dation eiretdatoii'eel le valent iHH(Mueiit dos Imtteinents iU\ ,,|.||| 
senililent ('Ire dus, d'ainvs .NoI lihaii'el et {{ossliadi. m la paralysii' l|(■^ 
nerfs aect'l(''rateîirs du (euret du muscle eardia(ine. Ces mêmes niiicinv, 
pensent (pie sous rintluenee des Itvomures. la pressiuii af(('i-iellc. joiiul, 
s'i'lovei*,eonime nous l'uvon.s dit pins haut, saliaisseau couli-aife parsiiii, 
de la faililesso du cd'ur. et peut-être aussi par paralysie du centre vhm. 
moteur, il est ici. croyons-nous, une distinction A faire, l/elt'et des lin. 
mures sur la circulation vai-ie essentiellement avec la do.su; les (Idsc- 
moyennes (/{tl à (iO içrains) ralentissent le c(enr. il est vrai, mais ils ci 
auifinentent la force, et élèvent la tension arli'rielle pai' cont raclinn i|(.. 
capillaires, tandis (pU' des doses exees.sives. surtout si elles sullisi'it,' 
amener l'ivresse In-oinirpie. a^jissent en sens inverse. /. c. paralysent li- 
vaso-moteurs, abaissent la tension va.seulaire. tandis (pie le cieni' s'alliii 
lilit tout en continuant à se i-aientir de ]»lus en plus. 

Lji res])irati(jn se ralentit elle aussi sous l'inHiien'-e de foiii s ilus,- 
de Itromures. et la teinp('ratnre s'abaisse, cet aliaisscnn^nl ('•lanl i|ii ;ii, 
i-alentissement du mou\cment nnti-itif. Il est d(';mont r(''. en ellet. (|iii'li> 
iiromures abaissent le (diitiVo de l'iuve ; ce .sont des mod(jrateni-s i|o I; 
nutrition, ralentissant les eomlnistions ori!;ani(Hics en raloi, tissant hnii 
culation et la respii-ation. d'où moindre oxydation do l'organisnie. 

liCs hronuires alcalins s'('li minent (Mi tr(''s y-i'ande partie |>arlcs r('iii>, 
la iH'laii<le mammaire, les ylandes lacrymales, sndoripareset lesiflandiik- 
(les miuiueuses servent aussi -X leur (^■liminatiou. Im S(*crétioii tiriii;iiit 
est an,i;"mentt''e(l'embl('esousl'intUience des bromui-es donnés àdo.sesmov 
ennes. tandis ([u'elle diminue si les doses sont troj) élev('es. La diuiv-i 
tient probablement, suivant (iubler. ù l'élévation de la tension arh'ricll' 
dans le rein, ce qui fait ([Ue les bromures ])envent ('tre regardés coiiiin 
des diuréti(pu's vaseulaires. A titre de composés alcalins, ils aiiisseii' 
peut-(''tre aussi comme diurétiques sécrét(Mresen stimulant au passiiircl; 
sécrétion rénale. ICn s'éliminant par les glandes siidoriparcs, les broiiui 
ves. surtout le bronnire de potassium, détermiiuMit une éruption vésiiii 
lenseou acnéifornuMpii se fait remar(juer |>arfois(l(js les premii'TcsdoH- 
et (pli. dans le cas d'inné médication bronuirée prolongée, oonsiiliu'iii 
inconvénient ])ouvant forcera suspendre le médicament. L'éliiiiiiiatioi 
des In'oinures est rapide (l'a|nvs (piehpies-uns. lente suivant (rautivv 
Hartholow est au nombre de ces derniers, et de récentes comimtiiicatioii- 
sont venues étal>lir(iu'en ett'et; non seulemeut léiiminatiou des bruimii^ 



llItO.MIIiH.S. 



11'.- 



M' lait livoc lontc'ur. iniiis tiussi «|u'ils s'iK-ciiiiitilont duns !«• svstrmc. Ia'> 
lii'iiiiim'i's s't'IiniiiH'tif en iiiituiv. 

li'adiiiiiiii^t nilioii |triiluiiir,;,. ,|,.s liroimiro |H'inliiiit un tciiips l'oii.xi 
(li'nil)U' t't » <I«>H«3H souti-mu-s ili'lcrmiiif iiiu' m'iIc de s\ in|it(HucH |iiirticii 
licl's ilHX(|llt'lsuii il (Imiihi' le iiuin de lirnnilsnir i-lironi(l>liK'\ *\\\\ lif iliMV'i'fiit 
iius csst'iiliclK'iiii'iit di- <'t'ii\ (|iu' lions iivons l'Iudirs en rii|i|M>rI iivt'c le 
liroMii'^Mit' aiicu. liarlliolow ivlati- le cas i| un sujet ('|iilt'|ili(|nf an(|ni'i 
i|«u\ (Irai limes «le Iti'oiiiiii'e d»' |i(itussiiim avaient été adniinist n'es (diai|iie 
jdiir iiciidaiit Mil iiidIs. les syiii|ilôuiesse présentant eoiniiiesiiit : am'-tiiii'. 
iiiileiu' extiviiu'. dilalaliiin lie la pupille, éruption d'acné i\ la tace. au 
l'oiil et aux éjianli's. fétidité de l'Iiaieine. <pii donne une odeurde liroini'. 
liiiiijesseel ralentisseniciit des pulsations eai'dia<|nes. c-soiitlleinent. acei'-- 
li'i'iilioii «lu iMiuls au moindre exercice. i-etroidisHeinciit de< picils cl de^ 
iiiiiiiis. sensation ;;énéraU'de froiil. incertitude de la dé'inarclie. treiiiMc 
iiu'iil. diminution de la seiisiliilité tactile. niui|uense et cutanée. sé(die 
rcsscdc la u'orire. l'aililessedes inoiivements réilexes, ;i;énede la déo-lutitioii. 
rniri<lité. reliudienieiit complet du svstî^me n'éiiital. atl'aililisseim'iit de 
riiitellitft'uce. Les trould«'s inti'lU'ctuels sont la rèii'le dtiiis le liromisiiie 
(liroiuipio ; rintellinence est atl'aildie. connue clio/- le malade d',' I5ar 
didlou'. mais sans ipi'il y ait cependant perversion complète et alisolue 
lie cette f'acullé ; les malades , se plainMient de ci'plialée: plusieurs soûl'- 
t'iviit dliallucination. (U- mélancolie (ilamniond) ; «piehpies-uii.s ont des 
acH's de riro iininodéré. La plupart ont perdu la inémoiri'. 

Tous les accidents du hromisme (dironiipie trouvent leur expliea- 
tiitii dans l'ettet sédatif produit par les liroiuures sur le cerveau, la moelle. 
Il' syiiipatliiipie. la circulation, etc. 

On s'accorde à ad met t re une u<'tiou à peu près ideiiti<|ue pour les 
ilivi'is lironiures alculin.s. Les exjiérionees de Hartnolow ont cependant 
fait voir (piil existe i|uel(pies ditléivuces ipTil ex)M)se comme suit : comme 
^(■(hilifs circulatoires l't res] aratoires et aiitithernin|ues. le liromure de 
-odium est au premier raiiii;, i>uis viennent ceux de litliium, do ]iotas 
MUiu et d'amiiionium. C'est le hromure di' ]iotassium ([ui est K' plu^ 
iiixique. et celui de sodium (pli l'est le aoins. Le liroinure de lithium 
rst le )»liis liy|inoti(|Ue. puis ci-lui de sodium. ])uis enfin le hromun» de 

lioliissiuiii. L'aliolition complète des rétlexes \w .se produit ([u'à do.se> 

mortelles, et alors les liromures doivent être ranâjésdîuis l'ordre suivant : 
laiiiinoiiium. pota.ssium. lithium, sodium. Ajoutons eiitin ipie le hromure 
Çiraiumotiium est plus stimulant et plus aetif que tous les autres, agis- 

wwX plus pronqitemout (|u'eux et s'éliininant jilus tôt ; ipie celui de 
ijioiliuni s'élimine plus ieiitement que ses eongénèi'es. et que tous deux 

('donnent pus lieu à de la diarrhée, ce que fuit souvent le bromure île 

lotiissinm. 

triant aux hromures non alcalins, nous le répétons, ils agissent 

lurtout ;'i lii fa(;on de leur métal ou de leur hascï active. -1)111101 (pie 



un; 



mtO.MlUKS. 



Il 



«■oinnic |»r('|mnitions île Inonic </iU'l(|m's-ims cciiciKliuit. r(»m)iii- les 
liroiuuivs <l or. <lt' iiiiki'l cl «riirscnii'. iminiiciil «litiis imc » ri'tain»' iiicMiri.' 
U'H i»ro|)ru't«'H (U)H \mnm\rvH à c-i'IIi-s de Umip iih'IiiI. 

AuxillairOB. — I^i'h l»roiiiiiivs nlinliiiH iK'UVi'nt, <luiis in i|i:mi ilc. 
fîis. se r('in|ilii(i'r les mis les aiili'cs. ( 'oiiinio st'diitif's circulalnirt'.H. toni- 
<|iU'M vitso iiHilciir.s »'t (liuri''tii|iirs, ils ont dt'.s aiixiliiiii'fs dans Ir siiiliilc 
lit! <|uiiiini', lu (lii^itaU-, le iiil raie ilc ikiIushc, lu cuiriiic. ( 'oiiim»' (U'iircsiso 
iiioU'iirs. la liclladont'. li' chloral, le ijt'lsi'iiiiiini d anli't-s s('dutirs ijc jji 
inoi'llc pcuvi'iit leur ôlrc associés. 

Antagonistes. — To'is les ai.!:i'iits conii-cstioMiianls et ii\s Ktimn 
lanls du s\ sli'iiic iiiTVi'iix ; al('ooli(|iu's. slimulanls dilliisilik-s, (i|iiii(t''>. 
iodt' cl iodiii'cs. Ia's inconipuliljilitt's cliiiiiitiiuvs sont les acides. Ic-^ aci 
dilK's. les sels acides, les sels de |i|oinli, ilc nierciire. et d ar^^ent . 

Usages.— .\ titre d'analy;csi(|\U' de la |»eau et surtout des niil(|ii{'U- 
M's. les lironiures alcalins. l'I en |>artieidiei' <t'lui de ))otas.siuni, ont ('le 
einplovi's localement pour ohlenir l'anest licsie de la ,i;"or,iÇe, du larviix cl 
de i'urèt lire dans les cas m"i l'on voulait lacilitcr un exuinou lur_viij,'(i'.- 
coi)i(|Ue. la sla))liylorrha|»ide. le cutliélérisme. Heurd prescrivait ili« 
injections de lironuii'c de potassium ( l once |). 1 oncesj dans les cas de 
perto.s séminales avec liypersciisiliiiitt' di' l'urètlii'e. et <iul)U'r a conM'ilJc 
le inéiuo nnnède. à l'intéi-ieur. dans les alteetioii.s irritatives et doiileii 
rense; 'm plnirynx. de r»'stoniac et de l'isthme du «gosier. I)e nos jouiy 
la cocaïnea t'oi't liieii reinplaeé les hronuiri's pour c«'s divers u.sa^^'s. 

( 'omnie sédatifs du système nerveux et dépresso-motoui's (et cCsi 
là la principale indication de h'ur einphji), les hroniurcs sont indi(piés ihm. 
la ))lupart K-s désonires fonctionnels de nature l'étlexe, et suilout (imi- 
un iii'and uoml»r<' de maladies convulsives et spasmodicpies. On >Vii 
trouve liien. parfois, dans les vomissemi'Uts d'oi-i^'ine céréliralc ou lirs;i 
une conii'cstiun eneépliali<|Ue, ceux <lu nnd de mer, dc^ la gi'o.s.ses.se. cic 
( Hartliolow). Tlionisoii recommando le hromure de potassium (liiiishi 
diai-rln'c infantile d'ordre rétlc.ve reconnaissant ])oui' cause la deiilitidii 
un excès de chaleur ou une congestion céréhrulc. 

I>ans le traitement de l'épilepsie. l'etticacitc des hroiinires n'est |i|ii> 
à jirouver. et le bromure de ]»otii,ssiuni est peut-être le nieilleui- inédic;! 
ment anti-'''pilcpti(pic (pie nous possédions. Si le succès n'est ])as ton 
jours complet, les accè.s »'élol<i'nent au moins, ils diminuent de vii)KMi(v 
et se réduisent à de simples verti^'cs, au |)oint de ])ermettrt' au nialiiilf 
(\o re])rendre les occupations de sa vie normale. J)ans k-s cas les |ili< 
heureux, la rémission totale des accidents ])eut durer des années ciitiHiv 
ce qui équivaut à une «fuérison ((iuhicr). Les bromures sont partie" 
lièrcnient indi(|ués et déploient touti' Icui- ]»uissanee (hins les formes ion- 
vulsives de ré)>ile]t.sie. surtout (juand les afta(iues .sont violentes et m i 
réjiètent fré(iueniment. De même ils semblent ug'ir mieux eliezlri 
sujets sanguins, pléthori(iues, dans les cas récents, et quand lesaecèsMir 



HUU.MCIIKS. 



m 



vii'iiiit'iit If joui" plutôt <|iU' l;i unit. Il Vil siiiis «iir.' <nic les iiroiiiiircs 
(■(•M^ssissoiil iiiicii.x <liuis I ('•|iil('|i><i(' dite i(lii>|)iti|ii(|U(>. si liuit vn\ (\\\\'\U- le 
«oit iiiiiiai: (|iU' iliuiM li's iittiu|\i('M |tri»\(M|iu''i's pur lu pivst'iici' il une 
timiciiri'ii iiuti'f It'sion côrôlinih' orirtiiilipio jiicii tlcfiiiif. ('cpt-inliiiit, 
iiK'iin' flaiis ciss (ltM'iru'i"s ras. lu iiH'dicalion liroiiniri'i' ii pour «'tVct (ItMoi- 
:,Mit'r i|ii('lipif peu les ii<*cÔH et tTcu diiiiinucr l'iiitciisitt'. mais ne saurait 
l'iiirc plus, la N'sidu «-a. sale ('-tant toujours |;'i. haiis le petit mal l't le 
siiaplf vcrtiifc. les ln-i mures sont lica.iroiip uioius cUicaci's <pic daus 
l'utta'pU' Iranciicnicut coiivulsive. ils sont mal supitortés clif/. les sujets 
caclii'eliipu's, (hc/. ci'ux (pli éprouvent «les «letaillanees, avec leinlaiice 
coiislanle 11 la syneo]»'. La nu'illei\re preuve de l'ellicaeité du ti-aite- 
iiiciil iM'oMUiré, diiiiH l'ep j'sie. est la moindre tVétpU'nee des altacpU's et 
IcMiA moindre intensit»' après plusieurs semaines de traitement, 

luicinie anit'lioi'ation ni sesl produite, en dé|)it de lapiiarition du lu'o- 
Miisnie elironitpie. le cas doit être reiyard»'- comme l'-tant jieu suseeptiliK* 
(l'i'Ire traiti' |)ar K's lir(uuures. Mrou n .sié(pianl a prétendu <pie i'i'rup- 
lioii (l'acné à la liiee. au cou et aux ('paules est un siijne positif de l'etli- 
iiicité du traitement, eelle-ei. d'api'ès lui. étant nn'me v\\ raison direeti- 
(le l'aliondanee de l'éruption. De son côté. \'oisin a si^Mialé k's maniies- 
tiitions suivantes comme imlicpuml lis lions effets des liromnres : alisence 
d'ctl'di'ts d(* vomissements à la suite de titillations de la luette, sommeil 
(iii seninolence, lassitude et prostration générale, unaphrodisie. -\ notre 
sens, loiit cela fait liien voir ([ue le système nerveux se trouve être sous 
iiiitliience de la mé<lication liromurée. mais la diminution du noiulire et 
lie l'intensité des accès eonvulsifs reste encore le seul siii'ue certain indi- 
(piaiit (pio la maladie eède an traitement, '^nant î\ la dose à administrer 
dans répile])slo, elle doit être proportionnée à la fréquenee et ii la i^ra- 
vité des attacpies. Dans les cas ordinaires, la dose «piotidienne doit varier 
(■litre .'(Il li'rains et 4 drachmes, donnée en trois on ipiatre fois. La 
|iliipart du temps. ]'.U\ grains j)ar jour siillisent ani[ilement. Dans le 
cas d'accès nocturnes, on doulile la dose du soir, et si l'accès ne survient 
(|ii(' lii niiil. il vaut mieux (Ilncliard) ne doiinei' le liroiiiiire ipie le soir. 
[ii'U de temps avant le coucher. (îénéraleinent il est néce.s.saire de con- 
tinuer l'emploi du lii'omure longtemjis a|)rès ipie les convr,lsions ont 
(lispai'ii. par «'.xemple. de 1 à I années, senlement on éloigne les djses 
Idiit eu les donnant moins fortes, pour en \eiiiv à n'administrer ipie <!•► 
:,'raiiis tous les soirs, et. au liout d'un ali. tons les deux soirs. 

('est ordinairement le liromure de potassium ipie l'on administre 
(liins l'épilepsie. (pioi(pii !;.s autres lironiures. ses congénères, soient ai.ssi 
employés ([uol(iuefois. seuU ou comhinés les uns aux auti-es. comme dans 
lu fonnule de Hrown-Séijuard. Laufenlaiicr et lîotteiiliiller ont tout 
ivimniient ])iiliiié les lions résultats obtenus par eux dans l'épilepsie jiar 
l'e-mploi du bromure d'ammonium et deriiliidium ; la dose de ISll grains 
juir jdiir aurait toujours réussi à réduiiv le nombre des accès et .se serait 



ISH 



liUU.MUlîlîS. 



(■oiislaininciit nionlrôc plus ctliciicc (|ii'iim' «loso ('quivalciito (k- l>roiiiiirc 
«lu jiotassium. II.('. Wood .s'rst iiiit'ux trcnivé d'un iii(''liin<i;c' (]'aiili|)\- 
l'inc cl (lo In'oinuiv (l'aïuiiioniiini que de l'emploi isolé de l'im ou raiiiii> 
<K' ces deux uicdiciinuMits. (îoulicrt et Shlcherbak ont. (U' leur (•ôt(''. fiiii 
valoir l\'xcellciici' du hroninrc; d'or. (pii. àdoscilc ,1 '^v.. l'ctissirail fiicciic 
mieux (pU' les hrouiurcs alcalins. 

Les aut res maladies eonvidsives coutr(> l(ïs(|uelles ou institue avic 
8Uecès la uu'dieatiou liromun'e sont réciampsie infantile. réclaiii|i>i( 
pucrpénilc. le tétanos, la <diorée. lliystérie. les convulsions uréniicpies. 
le stryelmisuie. Dans la plupai'l de ces cas. Iiicn <pu' les convidsioii.s 
soient ilues à des causes fort diverses, il est pi"ol»al)le <pie l'état du systi' 
me nerveux déterminant immédiatement l'attaipic est le miMue die/, tous 
les .sujets, il. ('. Wood a jtulilié une série de (juinze cas de télaiiiK 
traités par le hromui'c île potiissium, avec treize succès. Ici les doses de 
liromurc doivent cire ék'vées si l'on veut ol)tenir fpu'hpie etVet : 1 
drachme toutes les trois ou ([uatre heures, haiis les convulsions iidiiii 
tiles de nature réflexe, le bromure de potaiisinm est excellent ; non sculi - 
ment i! combat la convulsion, mais encore il la prévient en faisant ci'shi' 
laconi>;cstion cérébi-alequi ])récède et acc()mj)aLfne ralta(|ue. Hartliolou 
le conseille pour combattre les convulsions se (lévelo])])anl au cours de 
la ménin.i>'ite tuberculeuse. Dans l'éclam])sie puerpéi-ale, il l'st certaiiu 
ment inférieur au cliloroforme cl au cldoral. et c'est ))eut-élre perdre un 
tem])s jti'écieux (pie de vouloir recourir à la médication bronuirée !i\;iiii 
remploi de la saii;'née ou l'inbalation du cldorofoi-me. La même oii«r 
vation peut et i\' faite au sujet de rem])oisonnement ])ar la strycIniiiH 
bien qu'on ait ])ublié des cas <le i^uérison par les bromures, un. eiilri 
autres, du I>r (îillespie, où H tçrains de strychnine ayant été inti;éré.s. lu 
g'uérison fut obtenue au moyen d'une once de bromure de potassium 
prise à doses fractionnées. IVu de succès dans ''hystérie sim])le. 

Ktlicaces dans les maladies franidiement cenvulsives. comme iiini- 
venons de le voir, les bromures le sont éi'-alement <lnus une foule d'allW- 
lionsdOrdre nerveux, dans lesquelles l'élément spasnuxli(|Ue joue un roli 
plus ou moins ))rédominant. i»ar exemple dans les maladies spasmiidi(|U(- 
des voies respiratoires: asthme, coqueluche, spasme de la i>;lotte. luryi' 
.t!;ismus sti'idulus. toux s])asmodique rétli'Xi'. dans r(eso])bayisiiie. Ii 
vaginisnu'. l'éréthisme nerveux, i'én'tbisnu' cérébral, le nervosisme. lin 
.soinnie. le delii'ium tremens, les iVayenrs uoeturnei-; des enfants, ii- 
n<-\ rali^it's. les palpitations nerveuses, le délire syieptomaticpie des lièviv- 
l't des inflammations, la manie, la juélancolie, Thypocondrii'. viv. 

hans lastlime spasm«Mli(pu\ les bromures, s'ils agissent bien, iicih 
dit 15;irtliol<)\v. ne pi'nduiseni (pie îles effets transitoires, il est Imii ili 
les associer aux iodures. Les inhalations de vapeurs de iiromurc ilaiii 
moniuni sont souvent très efticaces ilans ces cas. et jieuvent UK'me coupiT 
court à un accès, si on les fait en tem|)s op])orti'ni. Un obtient n'- 



HROMURES. 



199 



viiiK'iii'.s en iiK'laniïoant lor.t sim|iloim'nl de laciilc lir(>iuliy(lvi(iiu! con- 
iitré tivt'c une sohitioii (riiium(»ni!U|iH'. Dans la (•(xjiiohiclu' les l»ro- 
iiiuvt'S no (Hemldeiit i>as al>rL'<;or la (iuréo de la inuladie. agissant sini[)lc- 
laciit sur 11' spasme réflexe. Xous avons pu eonstater à plusieurs rejn'ises 
lottiraeité vraiment surprenante du hroniuredanimonium dans ]es|iusnie 
i.dottique et le larvngismus stridulus. soil d(Miné seul, soit, ee qui vaut 
mieu.K. eroyons-îious. as.soeié lY la lielladone. Pour ee qui est de la toux 
■ipasmodiciiie réflexe, elle se calme liien .sous l'inrinenee des bromures, 
uirtoul du lironiure d'ammonium, et cela ipiel (juV,.. soit le point de 
iléparl ; ii'astri((ue. ovaricpu'. intestinal, utérin, rénal ou liépati(jUO. Tei. 
«k'S (lo.ses moyennes réussissent la pluj>art du temps. Chez les sujets 
nerveux, rérélliisiu-e e^iraetérisé par la moliilité des impressions, l'aui»- 
luontation de lémotivité et de rexcital)ilité réflexes, l'insomnie, se cal- 
ment sous l'intluenev du lii'omure de ])otassiuni. et nous en avons })u 
1 iiiistater plus d'un exemple lors de la récente é])idémie de grippe, les 
trouilles nerveux ayant été au.ssi fréquents que variés à la suite de cette 
iiiahulie, surtout rhv/. les liommes de cal>iiiet l't ceux dont le cerveau 
;ivait été surmené. Des <[osos i-elativement t'ailtles ont suffi, 'e plus sou- 
vi'iit. à calmer cette nsjtèce de désécpiililiration nerveuse, tandis «pie plus 
inné fois de fortes doses ont été nui.sililes. 

Dans les conditions ordinaires de santé, les hronuires ne procurent 
la soMimolence et le sommeil (|ue quand ils sont doiuiés à doses élevée;- 
ti soutenues. .Mais il n'en est plus de nu''me quand il y a insomnie, pro- 
iliiite. soit ])ar érétliismc nerveux, soit ])ar congestion cérélirale. Alors 
les doses moyenni's deviennent liyp]U)ti(pu's t-ii cahnant l'ii'ritaliilité ner- 
veuse, et surtoul l'u anémiant le cerveavi. ("est ainsi que l'on réussit, au- 
moyou du liromure île [(olassiu.n. à vaincre l'in.somnie des sujets ])létho- 
Kiucs. celle du delirium ti'cmens, île la manie simple ou puerpérale, du 
U'iire mania(pie. de l'hypocondrie, de la mélancolie, l'insomnie des 
■ujets (pli s'adonnent aux travaux (U' l'esprit, etc. " Uien n'est mieu.x 
talili. dit Uartholow. que l'influence heureuse exerci'c jiai' le hromurc 
'ie potassium sur les cas d'in.somnic duc à une congestion intra-eranienne." 
I.'insunuiie produite ])ar des |)réoccu]tation^ mentales excessives, les 
motions morales, le chagrin et autres caus'-:, scmlilaliles. l'isparait ordi- 
laireinent aussi par remploi des hronuires. Dans le deli.ium tremens. 
Uncruiil pas que provoipu'r K' sommeil, ce qui l'st déjà licaucoup. ils 
alniout eu outre !<' délire cl mettent tin aux hallucinations. Ils sont 
|ii'iuci])alen)ent utiles dans la première périodi'. avant ipu' le délii-e soit 
îiirieiix. Ici encore les doses à administre)' ilevront être fortes, par 
xt mille ;!U iY 41) grains t<mte8 les heures, jusqu'à ce que le malade dorme. 
i 'ans I insomnie de la manio puerpérale, les lu-omures ne sont indiqués 
jiu' (piand il y a des signes de congestion cén'lirale : pouls plein et rapide, 
nvpi'ivMiie des conjonctives, loui'deur de tèti'. cé])halalgie frontale ot 
'■'■ipitale avec pulsations. Dans les cas de déjtression générale, d'as- 



200 



BKO.MURES. 



ilii'iiio, otc. ilssuÉit mal toli'n's. Imi soininc (lirons-nous avec l5av(liol(.\v 
|i()ur juiiX'i' «le ro|>iK)rluiiiti' de doiuier les hniiniiivs dans le I raitciiiciii 
de rinsoninif cl du dôlirc. il faut se guider sur létat de la (.•irculatidii 
ci'ri'lu'ale. 

( '"l'st t'ncoivà litro de t oniqucs vaso-moteurs (juc les Kronuiresalci;liii« 
sont utiles elle/, les tenunesi|ui, ai'rivéesàla niéno|)ause,sepiain'nent decdn- 
i;estions suiiites de la t'aei' avi'c sensation de |ilénitude dans la tête. I)ii]i> 
les trouilles vaso-mott'urs sié."' 'ant ailleurs (|i.. la tète, on s'en ti'uiiv,. 
également liien. ( 'ertaius sujets nerveii.x. partieulièreineut les teiuine>. 
aeeusent des sensations ('tranges dans un ou ))lusieurs ini'inlires. yviK'- 
raleinent le '»ras et la jainlie gaïudie.s, et eonsistant en engourdisseiiu'iits 
refroidissements. ]iieoteinents. etc.. à la main e! au ])it>d. aecom]iai;iur- 
d'angoisse épigastrifine ou précordiale. jialpitations. irrégiihirité et t'iii- 
Idesse du pouls d'un seiU côté, cte. Ces sensations cèdent presque tou- 
jours à ri'în|)Ioi du lironiure <lo potassium, qui. dans ces cas. régularise 
la circulation locale, l'ans la mcnoi'rhagi*'. c'est aussi un effet vaso- 
moteur (pii se ]>roduit (piand la men.struation devient moins altondantr 
après l'administration des iironiures. (^uainl on les ddime alors, on dnii 
régler leur administration suivant les circonstances. Si la inerte de san- 
n'a lieu qu'aux éjKxpu's ordinaires, il faut commeni'er à donner le iiinli- 
cament une semaine environ avant le retour présumé de la perte ei 
i|inind celle-ci a cessé, on discontinue la médication. )iour recontinciici'i' 
le mois suivant . Si l'iiémorrliagic a lieu tous les (piin/e jours, on |j1ii« 
souvent encore, ou doit administrer les liromures sans interru)>lion. Jus 
([u'ii ce ([u'(Hi ait maîtrisé la maladie complètement. lOi'iist. de N'icMin 
"a même observé (pie les é|»o(|Ues menstruelles retardent heancouji clic/ 
les femmes faisant usage des lironuires pendant un c(>rtain ti'mjis. Aiitiv 
effet vaso-moteur dans le rliumatisuu» articulaire aigu et sous aigu, iiuii- 
ici les iu'omures agis.sent aussi en cpialité de substances alcalines et i|r 
sédatifs du système nerveux, cahnant le délire et l'insomnie. 

Les liromures se sont montrés efficaces en (piel(pu's cas de iiéviii!- 
gies, notamment dans lliémici'anie et la miu;raine à forme congestivi, 
avec rougeur de la face, sensation de pidsation dans les tempes, Ii\|r'iv- 
mie des conjonctives et pliotoplioliie, de même (jne dans les duak'iii'- 
iu''Vralgi(pies fugaces des li_vstéri(|UOs. la névralgie de ro\!ure. etc. I';ir 
c(mtre. ils restent sans l'tfet dans les névralgies avec anémie locale li- 
névralgies tixes el durant depuis longtom]»s. telk's (pie la sciati(|M('. i'- 
tic douloureux, etc. 

ii'intliience .sédative remar(|ualile exercé(.' j)ar les iu'omures siii' l^ 
système génital en indique l'usage dans les pollutions nocturnes duo ;i 
une continence prolongée ou se moiUran) cliey. des sujets jeunes, t'erlsri 
pléthoriques, et résultant évidemment de ce ([uon pourrait aiipeloruia 
plétliori' spermati(pie. Dans ces cas. une comlpinaison de liroiiuirc '!'■ 
potassium et de digitale amène la plupart du temps uni' diiiiinutici! 



Vjf-' 



BROMURES. 



2or 



iviiiiivquiiMi' (lu nomiive des jjolliitioiis. Si au coiitriiii'»' K-s ori^anos 
■M'iiitiUix sont ivlik'lii'S. Hasciuos. les ('ivctions taililes ou uullos. le sporine 
si'i'Dulant sans oru^asme, le mai s"at'fontU(>(lnvaiitau;e sousleur iniluonee. 
j'iiis les ))ertes sémiuaK's se rappvdclicut du ly[te |)liysioiui;'i(iue. dil 
lîartholow. ])lus les lironuives sont ettieaees à les eoiitrôler. (\'s médiea- 
iiioiils t'ont bien éii^aleinent dans le traitement des troubles nerveux dus 
à la non satisl'aelion des drsirs vénériens : |iria|)isnie. nviniilnjuianie. el 
t'ii j,^énéral dans l'éréthisnie ii;énital. Au cours de la lileuno\'rlKn;'ie. les 
l'-rections (loulourcusos se calment |)res(|ue toujours par l'etl'et d'unt- 
torte dose de hroniure ])rise le soir an eouidier. Dans l'ineontinenct' 
nocturne d'urine, le liromure <le potassium est très utile quand il y a 
hyjierestliésic de la nuKpiense vésiealo. Il aii'it aussi, dans ce cas. comme 
<léi)resso-motcnr. en dinunnant la lro|) u'rande excitaKililé du pouvoir 
ivtloxequi fait contracter la vessie avant <|u'olle soit pleine. 

Parmi les nsaj^es très secoudaires des bromures, nous sii;-nalerons 
encore la scrofule et' les localisations scrofuleuses. la syjtliilis. l'iiypi-rtro- 
nliic (lu cffur, le <lial>ète. le saturnisnu'. hans l'iiypertropliii' cardia(pie 
coinp nsutrice, ils sont ' itiles. sauf (puind il y a de violentes palpita- 
tions. Ils réussissent r . à dos.'s moyennes. (|inind la compensation 
;i cosse et que 1'- (lùnie se niontre. Les bromures sont alors des auxi- 
liaires de la (lia;liale. .lamieson a attiré l'attention sur «les cas d'acné' 
rebelle !i.:;r»ocié à l'ovarite et à la ménorrluiifie ; <ra])rès lui. les troul)les 
ovariens, les rèi^-les pi'ofuses et l'acné disparaissent, grâce ù l'udministi'a- 
lion ilu bromure de potassium. Le Dr Saniper a entin relaté un cas 
il'eiupeisonnement par l'iodoforme traité parle bromure de jiotassium. 
(■t conclut que celui-ci peut être employé connne pi'o])byIacti(iue de l'eni- 
IKUSonnoment i)ar l'iode et les iodures. 

Localement, les bromures sont peu usités, sauf comme anal^ési- 
i|Uos sur les nnupieuscs, comme il a été dit ]»lus liant, l'eyraïul a 
employé le bromnn' de potassium avec un certain succès dans le traite- 
iiiciit local d'un eancroïde; le mé(licament aurait auicné la n'uéi'ison de 
hi tumeur ulcérée en arrêtant la cii'cidation (hms les vaisseaux ca])illa".res. 
Mesnier a rai)porté deux cas de lupus serot'uleux it de litdien liy]»ertro 
pliiiiiie ulcéré, traités avautaii'eUvsement par les apjdications tofticpies 
lie poudre de lu'omure. Bartbolow recomni nde une solution bromurée 
m ;'i 2(1 ^-rains à l'once), comme application locale antiprurigineuse. 
ilans le pruritus. \r prurigo et autres affections semblables, llielen entin 
traite localement la diplitérii' au moyeu d'une solution renfermant lÔ 
irviiins de bromure jiour 1(1 onces d'eau distillée. 

Contre-indications. — Les états anémiques, en général, sont des 
iDiitrc-indications à l'i-inploi des bromures. ( )u ne doit pas s'en servir 
iiiiii plus dans les cas d'irritation vivi' ou d iuHainnnUion île l'estomac 
et (!e l'intestin. 

Administration et doses.— J^es '.romures alcalins se donnent à 



202 



BROMURES— lU (11 1". 



flosc ii)ny«'iiiio do là à (i(» i;'riiin« (l.(»(t j'i 4.0(1 lirin.). ConinK» (U'prtssd. 
luotiMii's c>t st''(Jalit's (lu systùiiu' norvunx. on ne ]H'iit ])as |iroseriiv lnllill^ 
(le 20 içrains (].:5(» .içrni.) chez ra<lul(t' et di' 1."» «^'i-ains (1.00 cfriu.) oluv. 
un cnCanl de sept Ti liuit ans. Los enfani,s. il tant le dii'o, (supportciii 
-dos do.sos rolativonu'Ut plus fortes que les adultes, vu la richesse de Icui 
circulation ca])illaire encéphalique. ( )n répète les doses plus ou nioiiis 
souvent, le manière à tenir le sujet, s'il le faut, sous l'intluence cdiis- 
tante du médicament. En beaucoup de cas on peut nen donner qu'iuit. 
deux ou trois fois par jour. S'il s'a<.>it do comhattre des accidents ahir 
niants. ; onune dans le tétanos, l'éclampsie. etc.. ou s'il faut produire le 
sonuuoil 11' plus tôt possible, comme dans le delirium tromon.s. le roint'ilt 
sera ailniinistré toutes les heures ou toutes les deux ou trois heures. 

Tous les bromures alcalins doivent se donner eu solution suttisam- 
ment diluée pour no pas irriter l'estonuu' ni lintestin. Le lait est uii 
oxcoli(Uit véhicule qui nuiscpu' assez bien la su vt'ur du médicament. Les solu- 
tions a(iuousos sont également trèsomjiloyéos. (^uand l'usage longtciiih 
continué des bromures alcalins a donné lieu aux accidents du bromi.siric. 
il faut, à moins d'indication pressante, suspendre la médication bromuriT. 
et la rem[)lacor ^lar un traitement toniqm» reconstituant, jusqu'à ce ([lu- 
l'organisme se soit débarras.sé des doses do bromure accumulé. ( )ii )ieiil 
même, jusqu'à un certain point, prévenir le broinisnio. ou du iiiuiii> 
retai'der l'ajiparition de ,ses manifestations, on donnant des ferrugineu.v 
concurremment avec les bromures. (Quelques aiitenrs ont reconnuaiidi^ 
dans ce but l'usage du café fort. (^)uant à l'acné bromique', on a cru 
pouvoir le |)réveuii' ]iar l'usagi' do l'arsenic donné on nu''iho tenqis que 
le bromure. 



BTJCKU. — B'ir/Hlfn/nl. Br. 

On emploie les feuilles desséchées do j)lusiours espèces du i^viiiv 
Barosma. Kilos sont d'un jaune verdâtre. à odeur forte, pénéiiimtc. ;i 
saveur ai'omatiij ne. amère. et renferment, outi'o dos matières résiucUM- 
et colorantes, une huile ossontiolK' (pii. )iar le repos, hus.se dé|K>ser iiii 
camphre : le i/insp/iâm/. 

Action physiologique et USa.geS. — i'ar .><on huile esscntirii. 
(jui est le vérital)le princi[)o actif do la plante, le bucdui ingéré dnii^ 
restomacest un tonique digestif, stiiuuhint l'ajtjiétit et favcjrisanl la iliuv- 
tion. .M(sorl)éo. l'huile esseutiolk' est un diurétique as.sez puissant, ti 
communique à l'uriiu- une otloui- aromatique. Kilo s'élimine |»!iv lt'> 
reins, et venant, ainsi ([uo les substances résineuses renfermées dans li 
buchu. m contact avec la muqueuse géiiito-urinairo, on diniiiuic l;i 
iSécrétion. Le buchu est donc un antioatarrlial en môme lomp> iinuii 
diuréli(iuo. 

On utilise h'r. p-vipriétés diuréti([ues et anticatarrbales du ituchii 
surtout dans l'intlaninuitiou chronique do la vessie et de l'urèthre. I;i 
pyélite chroni([Uo. et (pielquefois aussi dans les liydr(q)isies. 



RCCHI— 151 TYJ.('IIL(il!Al. HYDRATÉ. 



20:i 



Administration et doses. — Lr Imclui se domu' ordiiiiui'cincnt 
,11 iiil'iisioii (l>i"-)- il <li>^<^' "lo 1 ù -i onces (/ÎO.dd à 1:^».(M) i^-nn.). Lu ti'iii- 
nive (1^1".). moins uniployée, se donne à dose do 1 à 4 draclimos (:i.40 à 
i;}.')*) ,i;i"in. ). <^ni'l(|Ui'.s-nns préfcTcnl l'cxl rail tliiidc dr la pli:irnni('o]»ée 
(les Ktats-luis. à dose de 10 à (îO mininirs (((.(!0 à o.T.") i>iMn.). T-a dose 
,1,. lii i)()iidi'e des teuilles est de 20 à 40 grains ( l.MO à 2.f!0 y-iMn. i. mais 
,11 ilniinc rarement le hnclui sons i-otte derniève tbrini'. 

BUSSEROLE.— Tw ars; fnli,i. Hr. 

Sijitoiii/iiii'- lîaisin d'onrs. 

On onipioit' les fenilles desséchées dr V Ari'fo.-<fii/i/ii/lo.-< mui iirsi. 
Klk's sont lisses, ont nne odcnv de tlié et nnc savcnr astringente, et ven- 
lorment de lu gomme, une résine, un principe amer, beaucoup de tannin. 
,1 surtoiit un glncosidc ])articulier : lV//"A//////r. aufiuel le médicament 
iloit en grande partie ses propriété.s, et qui, o.xydé, donne naissance à d»' 
riiydrofpiinone. 

Action physiologique et usages. — Par son tannin, la bus- 
H'i'ole est un loniqiu' astringent, stimulant les ionctions gasti'iques ri 
jiroiiuisant de la constijjation. Par l'arbntine, elle est (.linrétiiiue. Le 
uiiniiii et la résine (|u"elle ivnlerme agissent aussi sur les voies génito- 
uiinaires. dont ils diminuent les sécrétions muqueuses et muco-puru- 
k'Utes. 

Li' raisin d'ours s'emploie comme diui'étifpu' dans les mêmes cas 
.[Ui' le liuoliu : catarrhe de la vessie et de l'uréthre. hydropisies, etc. 11 
tant éviter do l'associer aux sels de fer et de ])lomb, au nitrate d'argent. 
M\ alcaloïdes et à la gélatine. (|ni. tous, constituent les incompatibilités 
.hiiiiiques du tannin. 

Administration et doses. — La dose de la poudre dt'S touilles 
i>i iK' 10 à ;j(» grains. ( 0.()5 à 2.00 grm.j mais on presei'it (.rdinaii'ement 
iiit'iision (Br. ) ou la décoction, îl dose de 1 à 2 onces (;!0.00 à tiO.O grm.). 

BUTYL-CHLORAL HYDRATÉ.— B>it///-('/,lnr,il hudms. \\y. 

Si/tii<niiiii(.'< : Croton-chloral. cbloral crotoni([ue. chloral l)Utylique. 

Le cliloral liutyrK[Uo résulte do l'aclioii du ehlore sur l'aldéhyde. 

]'uv. il est li(|uido, Kn présonci' do l'oaii. il s'hydrate et se présente 

hiluissuus t'oi'me do petits ci'istau.x blancs ou inoolores. lirillants. àodeni- 

Ijniu'tranto de ehloral. à saveur atroce, beaucoup plus désagréable (pie 

jirlledu chloral lui-même. Solublo. (pioique 1 ntoment,dans la glycérioe. 

Itiv- siilulilo dans l'alcool rectifié, il l'est ]H'n dans l'eau froide, beaucoup 

[lins dans l'eau chaude. 

Action physiologique.— A do.sos méilicinalos. le croton-chloral 
iHddiiii pas d'otVet aj)|)réciabli' sur l'estomao. .sauf peut-être un peu 
ji'iiiui.séo. .\ hautes doses, il y a miusée, vomissements, gastralgie, par 
l'viliitidii (le la mn(pU'Uso. Absorbé, à dose de 10 à oO grains, il produit, 
|ii! liout (le ."i à 10 minutes, une sensation <lo lourdeur, avec confu.sion des 



204 



|{L'TVL-C'IIJJ»1!.\1, IIVDitATK. 



idéo». ejiifoiivflîssomcnl des sens. (liiiiiiiulii>ii de l:i snisiliiliti' de l;i lin, 
])uiH. au l">iit di' un (juart d licurc à uiio dciiiidu'urc. un soiunu'il imIih, 
vt pai'^il'K'. sans nioditication a|)]iivcialil<' <U' la circulatioii. <li' la i'(s|iiij|. 
tion ou di' la tonipératnri'. Il n'y a pas de relîlchi'nu'ut niusculaii'c ; 
torc'O nuisculairo vcsU intaolo. A doses nnissivvs. le hutyl-tddoral «li-vium 
toxiqut". l't auu''ni> la mort ]iaT])aralysi(Mlc' la moelle allonii'é(> et du ci'iitiv 
respiratoire. 

('elle action ressemble assez,, en somme, à celle du «ddorai. maiscl], 
en (litière sur deux points: \v ei-oton-iddoral e.st heaucoui) moins liy|iii,, 
tique ([Ue le (diloral. mais en ri'vantdii-. il e.st plus franeliement anaJui^i 
(pie. la dindnution de la sensihililt'' douloureuse se taisant sentir ]iriiiii 
]>aloment sY la face, dans la réii;ion du ti-ijumeau. Ce n'est ])as un |Mii.-iMi. 
cardiafpu'. la circulation n'étant pas sensiMement atl'ectée pai- de> dosts 
même élevées, de croton-elilorul. 

Dans le sancj. le eroton-eliloral st» dédouble en aeidi' formique et cii 
un composé liomoloii'ue du (ddorot'orme : rallyhddorot'oi'me. (pii lui. 
même SI' transforme en un composé am'slhési<iiie ; le liiiddoraUylène. 

On re])i"oehe au butyl-eliloral d'être un peu incertain duns ses etl'eiv 
produisant parfois l'analgésie faciale à la dose de 5 à •> grains, tan(li^ 
que, d'autn's fois. I(( ù 15 grains restt'ut inettieaces. Ce repi'oclie pour 
rait, à la rigueur, s'adresser à !)eaucoup de médieainents dont l'inteiivi'. 
d'action est susceptihle île varier avec une loule de circonstances. 

Auxiliaires.— Comme hypnotique : le cldoral et les autres soiKirj 
tiques. Comme analgésicpie : la nnu-phine. et surtout l'aconit, le ^vlvr 
mium. (pii s'adre.^sent sui'tout à la sensibilité de la face. 

Antagonistes. — ^l^es alcalis et les carbonates alcalins en sein lr> 
antagouistt's chimiques. ' 

Usages. — l'eu employé comme hypnoticiue. le butyl-iddonil •>■ 
prescrit presque exclusivement comme analgési(iiu' dans le ti-aitcmcii! 
lies névralgies, surtout celles siégeant à la face et à la tète : tic deiiloir 
reux, migraine, hémicranio, névralgie occipitale et cervicale. IJin^'i! 
dit que c'est le meilleui- ivmède <pu' nous )ios.sédions contre les lU'Via! 
gies faciales. 11 fait encort' iiien. ajoute-t-il. dans les névralgies par 
carie dentaire, la névralgie faciale, toujours si rebelle, chez les vieilliii'il> 
la migraine survenant (die/, les femmes et les jeunes tilles nerveu.si'.><. l'r 
l'a recommandé dans la dysménorrlu'e et la sciatique. 

Administration et doses. — La dose du chloral bulylicimMv'j 
de 1 à li") grains (0.07 à 1.00 grm.) très dilués dans l'eaiiou le iini(il;ii.'t 
La dose de ô grains (0.:>2 grm.) toutes les -. H ou 5 heures, suttil onli 
nairemeut. d'aïu'ès J{inger. Squire indiqiu' la dose de J à 2 grains (O.o; 
à O.KJ grm.). toutes les heures ou toutes les deux heures, augmciitiii 
ius([u'à .") ou même 10 grains (0.;»2 à 0.f>4 grm.), si le malade sapinn'tij 
bien le médicament. Dans tous les cas. il sera bon de su"veiller ractiinij 
du remède (piaud de fortes do.ses auront dû être administrées. 1! i-'j 



HUTYL-CHLORAL 11 YIUtATK-fACAO. 



i{):, 



unijoiirs iin|K)rtaiit di- inascuu'i' lii >av(.'uv iv|)Uin-naiiti' du t rdtini-flilural. 
,1 le sirop (le i'(',u;lisse iviissirait dans ci' scmis. M. IJardct i'ni]>l<>i*' sou- 
vent la i)()ti()n siiivauto. (lui dissinudc piTsinu- cumplètL'ini'iil U- n'oàl 
(i(''!<a""Vi'id)le du ui»'dicaiiH'iit : Crotou-cliloval. (iO <j;raiiis ; alcool à !•()". 1{, 
,,iiit'; eau (U' lauru'V-ct'risc. 1 oni-c : i-ssciu-i' de uu-iitiie, 4 pniltfs ; rau 
lisiillûi'. - onci's. .La dosr est de - cuilU'ivi's à soupi'. ou ciicoiv di- 1 
iiiilli'Vi't' ù sou]K'. il dcsscri ou à catV'. suivant (ju'on vi-ut ai^ii' ^l'onipte- 
i,„.iit tiii lentement. ()n rc-pète |ilns on moins tViMiuemnienl. au lie.soin. 



SeMU'Uees du Tlicohrunni ('((c((i>. lienlennenl .")() j). lut) de matières 
•fi'iisses et 1 à '5 |i. l(M> de t/i^ohroiniiii'. .f^a matière i>'rasse est nommée 
l.nirn' ili' l'di'ii" l't est oltieinale. i'ille ivnlernu' de l'oléine, de la stéarine. 
,|c !;• iialinitine. i'ille ne raneil ])as. .La théoliromine est une hase très 
ailile. foriuaut avec les acides des sels cristallisaltles. facilement décom- 
,,sililes par Tcau : l'IU' a une saveur léy-èrement anu'-re. l'eu solulilo 
ilaiis 1 eau et l'alcool. I^a théoliromine est rhomolo,i;iie iuiérieur de la 
I utVine ou théohromine méthylée. elle n'i-n dilVère (|Ue )iar un i-'rouite 
mHliyliijiie l'U moins. 

Action physiologique. — Le heurre de cacao est un émollieiit 
liwiil à la l'açon de tous les corps gras tixes ; sou action ne va jtasau delà 
ik Iciidroil sur le(piel ou rai)pli»pie. Il ramollit et assou])lit les tissus. 
niliiie lirritation et le ])ruril. 

La théohi'omine. (|Ue Ton croyait naguère être à ju'U près inerte. 

iM (lécidénient (Schroéder. Sée. ) un diurétique analogue et même su[)é- 

lirur :'i son congénère la caféine. Seulenu'ut on n'est ])as encore d'ac- 

loni sur le mode de production <le la diurèse. Pour les uns. l'augmen- 

latioii (le la séci'étion urinain- résulte d une action directe du médicament 

viu' le roin. Pour d'autres il s'y joint l'augmentation de la ]»ression 

<;muiniic. i'îlle ditlère de la caféine vu ce (lu'elh' est déjxiurvuede toute 

iiithuMice sur le système nerveux central, ("est pour(|Uoi son eniidoi 

lu'st jaMuiis suivi d'insomnie ni de nudaise. La théoliromine étani 

ditlieilenient soluhle dans leau. et son adnunistratiou pi'ovoquant sou- 

vt'iit (les voniissements. Sehroëder et (iram l'ont comhiuée au salicylatc 

icsmide. et l'ont ainsi administrée, sous fovnu' de salieylate doiihle de 

Lvuule et de théoliromine. ou diiirétinc. comme on l'a encore ajqielée. 11 

ri'siilte des exjiériences faites (pie la diurétine est un hon diuréti(|Ue'en 

nuMiie temps qu'un toni(|Ue d>i c(vur. et (|u'elle élève incontcstaliliMnent 

i:i liR'ssion sanguine. Chez l'homme sain, la diurèse n'est augnu'Utée 

[•i|iie (riuie manière peu seusihle. (^uand le muscle cardiaque est nndade. 

lli'setl'ets sont aussi plus faillies, surtout les etfets diuréti([ues, cequi sem- 

ilc Ijroiivcr que la diurétine agit sur le c(eui' lui-même, ce ("[u'on avait 

tiii(.' t(.iut d'ahord. D'après (iram. elle est ])arfaitement tolérée parlesto- 

jiiiar. et ne provoque ni nausée ni vomissements. 



206 



CACAO. 



Usages. — Ja- liounv ik' ciicjii) s'iiniiliiii". à tilri' t\v ((ii-ps liijiN i 
«rciiiolliciit. dans IcK cas d'ôrvtlit'iiu'. i^i'ivuivs. intciliino. i'c/,t'iiiii. cti 
On h'cii sci'I |m>iii" (liiiiimitT le iii'\irii (|(ii îKToiiipagMRi la scarlatine ci |,. 
atUïctions culaiKH's iiniriniiieiiscs. < )n a iu-aïu-oii]) vanté los )»rn|irit''ti- 
t'Miollit'nti's (lu lit'iinv (l(î cacao à riiilcriciir. dans les liroiudiitos ci ],.. 
catarrl.cs cln-oniqiics. Kn ])liai'Miacic. il sert à la jtrcparation de (|iicl(pii> 
pilules v\ oni^uent-s, flt sui-tout à celle des sup|)osit()ives. pour lescpiclsj: 
constitue un hon véhicule. 

Tja tlu'ohroiuiiie pure et la diurétîne ont été presci'ites avec sii(ci.> 
conmu' diur(''li(|Ues. dans les cas de nndadii's cardia(|Ues et rénales, avi'i 
asystolie et hydropisie. surtout dans l'insutHsance valvulaire avec asy> 
tolie et dans la néphrite aiii'ui'. Mlles ont réussi, mênie alors (pic li.' 
avait échoué aveu la diyitale et le stro|ihantU8, et n'ont fait défaut rni. 
dans les cas où elles n'avaient ]ias du tout été aliso''lp('es. lor.s(|U<' l'('|iiilii 
liuni rénal avait déjà subi une dé^'éuérescence eoinjiR'te ou (pU' la lilm 
musculaire cardiaque était malade, comme dans les cas de myocunliii 
L'action diurétique commence ordinairement à se montrer daiiN li- 
jiremiùres viiii^t-cpuitre heures et atteint son nui.ximum du 2e ou (!e jour, 
jtour s'aliaisser rapidement a]>r<''s la suspension du remède f)u la dispari 
tion de l'oedi'-me. ije ])ouls devient ])lus lent. ])lus rén'ulii'r. plus éncri;': 
(pie, la force de la systole aujj^mente. Pas d'ctl'et cumulatif, ('liez li- 
cardiaques, irotfmann la c(jnsidère comme supérieure à la caféine. 

Les semenci's entit'-rcs de cacao n'ont tcuère d'application tlici'a)K'ii 
tique. If)rs(pi'elles n'ont ])as subi la torréfaction. Lue fois torrétii'rs v. 
privées dune partie du beuiTe de cacao, ces semences, pulvérisées, uiiii- 
au sucre cl à diverses sulistances aronuitiques. con.stituent le cIkmoIi;! 
auipu'l on peut associer diveiv médicaments: fer, santonine, etc., (l'oùji- 
chocolats fermuMutuix. vermifui!;es. etc. Liebreich a suiijjjféré l'eniiilc 
du cacao préparé dans le traitement de la diarrhée et du vomisseiiien; 
chez les enfants. Ce cacao se prépare c\\ enlevant aux semences ili 
cacao leur matière ij,-ras.se. les réduisant en une poudre à hupiellc oi 
ajoute les ])arties solubles du n'Iand de chêne rfjti. sms cellulose, un peu 
de sucre et de farine grillée. Sur 1(12 malades traités. (> seulement suc 
combèrent. les autres se rétablirent en un ou huit jours. Le Dr l'IIsne- 
a cité vingt cas de diarrhée per.sistante avec vomissements contiiiii> 
traités ]iai' le cacao prépai-é. Les effets furent toujours très proinpls. i;: 
guérison étant complète au bout de deux -X douze jours. 

Administration et doses. — Le lieurre de cacao s'ap)>li(|iii' ci, 
nature, à la manière des pomnuuU's. Dans la fabrication des supposi- 
toires, on rcm])loie pur ou mêlé à d'autres coi'ps gras. La théobromiiic 
et la diurétine se donnent à dose de l.j à 18 grains (1.00 à. I.IS «friii.'. 
répétés jus(pi'à six fois en vingt-quatre heures. La poudre, aussi liici; 
(|ue les solutions de diurétine, doivent être consei'vées dans des tla(.iiii> 
hermétiquement fermés. 



CACIIOr— HUFLK DK CADE. 

CACHOU.— r<^/,v/,,/. Uv. 



20: 



l'ixli'iiil <K's fbiiilles et jcmu's litres de V l'iiniriii (iniithir. Morct'iiux 
lirniis t'oiit'é», socs ot tVH«;ik;.s. à saveur d'alHinl aiiièrt ot très astrini^cnte. 
nuis siicm". iiioilnivs. solulilcs dans Toaii cl l'alcool. Contient do 12 à 
|i; 11, 100 do raféc/iiiii'. ou acide catcclii(|ue, et de Varidc-cdti'clui-tntinii/m. 
;uii|ucl il doit SOS proiiriétés. 

Action physiologique et usages.— l'ar lo tannin tiuil ron- 
rcriiic. k' catdiou osl un astringent puissant, ijui. cointno tous les tatuii- 
.Ufs. l'csserrc les tissus, t'ait contracter les capillaires et dituinui' les 
<tk'ivtions. 

(»ii l'oniploii^ surtout dans le traitement dos diarrhées ot dos dyson- 
iiTics (dironiciuos, soûl ou associé à la craie, et dans (juclquos uttoctions 
(lo l:i laufiuouso l>uocalo ot pliaryniçée. avec reliudioniont ot état spou- 
i;ifii\". On s'en sert aussi, coninie hémostatique, on insutHation dans 
rt'iiistaxis. et iVlintévieur dans l'hématémèse ot la méuorrhagie. surtout 
■clic de naturi' atoni([ue. ( 'ommc le tannin, il jieut être utilo ihins lo 
catavrlie l»rouchi([ue et la lirondiorréo. On l'u fait dos iiijeotions dans 
lu Iciicorrhéo. Localonu'nl on l'applique sur les fissures et les uloéra. 
lioiis du nuunolon. 

Administration et doseB. — A l'intériour, le oaohou so donuo 
iii |M)udn', sous l'ornu' de oîiohet, à doso de 10 à 30 grains (0.(i5 à 2.00 
'Tin.). l'Ius souvent on proscrit la poudre <le cachou composée (Hr.). 
àilosc de 20 à 40 grains (l.;50 à 2.(>0 grm.). L'infusion (Br.) ot la tein- 
ture (Hr.) s'administrent, la première à dose de 1 à 2 onoos (HO.Ot) ù 
illMKI grni.). la seconde à colle de ^ à 2 drachmes (1.70 à 6.75 grm.). 
Ituiis les nuUadios de la houclio et de la gorge, on utilise d«* préférence 
vs troclii.squos (Br.), dont (duicun renferme 1 grain (0.07 gvin.) de 
riiclion et dont on peut prendre de 1 à <i. 

Ou devra éviter d'associer le cachou aux alcalis, aux .sels métalli- 
i[ii(s et à la gélatine, qui se précipitent par lo taninn. 

CACTUS GRANDIFLORUS — 'r.ini(Hio canliiuiue aiuiloiçne à 'a digitak- 
ism .■^tniphiiiitiK". Ne «''accumule pii.s, et n'agit aiiciuiemcnt .<in' lu teii.<ioii va.scii- 
iiivc— A pani utiic dans les cas de dilatation cardiaiiuc avec liyi/crti'ophie, dans les 
ii;il]iitiitiiiiis lie nature foiieticiiuieik' ou nerveuses, l'irrégularité d'action du cœur 
iiiiciii'C pur î'ahus de l'opium, du iddoral, du taliae, ilii thé, etc. — On iloinu- le 
lU'tiis snus l'orme de teinture ou d'extrait fluide, à dose ile 5 à 1.") goutte-^. Kneore 
1 réunie. 

CADE (iifFi-K i>K). — Oli:iim C'acUinnii. Hr. 

lltùlc iiyrogéuée. résulttint de la comhustion imparfaite du hois de 
L'enévrior. Liquide hrunâtro, consistance d'huile épaisse ; oileur forte, 
|it'.sineiise. analogue ù, celle du goudron ; saveur acre, cau.stiqne. 

Action physiologique et usages. — L'huile de cade n'irrite 

p la iteaii saine ni les niiu|ueuses. Sur les [)artios dépouillées d'épidermo 

pu ukérées. elle provoque une légère cuis.son jjassagère, et même une 



'H)>* 



Hni.K DK t'ADK-CADMirM. 



('•ni|)ti(ni i).:i|iuli)-}tustiiK'Us»' si l'a|iiiliciitM>ii est ])r(»lon^('c'. l'illc cm 
|iiirii.si(i(i(|('. et. (lit-on, ivsohitivf. A l'iiiU'-riiMii'. élit' est |n'Ut-i'tiv l'iicniv 
|iariisitici(l(^ idCiiU'. AbHorltée, t'Ilo ai^il î\ la liu/Dii ilu ^(Hidroii ; c'ol diic 
(|u\'lli' est aiilicatarrliaic |»iiiir \vs hukiiumiscs lirdiicliiqin- l'I yi'niti, 
iiriiiairc. 

l/liiiilc il,' cadt' ne sfiiipluii' ^mutc <|ii'i'i ri'xlt'nciir. (>ii I iililisc 
siii'ioiit coiiinu' aiiti|iarasilaif(' <iai»s le (railciiu-iit «le la yalf. hciix 
vif>;()iii'ciisi's frictioiiH à riiuilc tic cailc siitlisciil i"i tuer le Harc(>|ilf. K||, 
est t''italt'riK'iit clticacc «•outre les poux et les teignes. Coiniiie iiinililicii 
(rice (les maladies delà |»('aii. l'Iiiiilo décade reniitnrferail sur le gou- 
dron, daiiivs llclira. On s'en est l>ien trouvé ])i'inci|>alenu'iil iliiii- 
I érytlièinc. la coiiiiei-osc. l'eczénia sei-oCulciix et iiupétii^ineux. I iiii|)étii;(i. 
l'aené. lu men<aifre. le liclieii. K- prurigo, le j)soriasis et le |iil\ riasjv 
Dans ces diverses maladies, il inii)orle toujours d'instituer, en outre, un 
traiti'meni interne approprie. A l'intérieur, on l'a employé»' ((iiniiir 
antipai'asitaire dans le traitement des vers chez les l'nfants. Le priii 
ci] i| ineoiiV(''nieut n l'emploi de l'Iiuile de cade est son odeur r(|Miih 
santé, et la coideur (|u'elle imprime à la peau. 

Administration et doses.— A rextéri<Mir. on emploie iliuilcd, 
cade |iun' on mêlée à un eoi-rcet il. tel que la glycérine, l'Iiuile <raniaM(li> 
douces, la lanoline, en frictions ou en simples onction». 

CADMIUM. 

Les sels de ciidmium. non officinaux, ont lieaucoup d'analonic avcr 
les sels de zinc, dont ils se rajiprocheni au |ioiiil de vue de leui'> |ii'ii 
priétés et dt; leurs usaii'es. 

Si i.K.VTK UK ('.\n.Mir.M. — <\vln}ii •^uljilnis. 

( 'ristaux iiicolori's. SoluMe dans l'eau. 

loin itK ni-: r.\h.\iii -M. — Cadmll lodidum. 

Cristau.v Mancs, Innllants. Soluhle <lans l'eau. 

Action physiologique et usages.— L'action pliysioloi^iiiiu' 

di's pré|)arations de cadndum ivssemlile à ct'lle des sels de zinc et d 
nickel, saut' qu'elle est plus énerii;i([ue. Comme ' 's sels de zinc, les scl« 
de cailmium sont irritants pour- les niuquetise< mi les donne eu solution 
<()ucentrée : dilués, ils deviennent astringents. Le sulfate de cailiniiiin 
est un émélique à la fa^on du sulfate de zinc. — lîarement em])lny('s. lo 
sels de cadmium ne .sei'vent qu'aux usages extei-nes. ( )n a em|iliiyé le 
.sulfate sous forme de collyre dans le traitement de la conjonctiviloei 
des opacités de la cornée, en injection dans l'otorrliée et la lilennorrliai,'!! 
J>ans co <lernier cas. une .solution de 1 grain ]»()ur 4 onces d'eau dUli 
gi'm. dans 120. 0(1 grin.) suffit ordinairement. Va\ France, on ciiiiiloir 
l'iodure de cadnuum. sous forme de ponunade. dans les mêmes cas(|iii 
l'iodure de potassium ei l'iodure tic j)lomb : engorgements ganglioiimii- 
les. adénites, yoître. 



CAFK. ■ 2W 

ScllU'lU'i'.s (lu Coffid •iihiril. yXvynxùWvvs Av Iclir^ ('liVfli'lilics. ( 'ou- 
Iciir vi'i'l pâK', odour pi'ii in'niioncr'f. saveur un peu ri|)i*f. N'i-rtc, In 
^l'iiii'iift' rt'ii forme île lu ^oinnio. de rallminiiie, une huile n'rasse. deux 
Iniiies ossenlielleï4. de l'acide eafé-taiiniiiue. et un alcalnïde: la <('//*/it'. 
dans la |ir<)i)()rlinii de 1 à 2 p. IdO. sous l'orme «le cldoritjénale (le polassc 
it (le caféine, 'ron'(''tlé. le café ivnfcrme les mêmes pi'incipe,> «pU' ei- 
liaul. mais licaucoiip moins de <"aféint' ( J à l\ p. 1()(») : en rcvancdic. il 
contient de la riifi'nnr. liuile essi'utielle résultant de la (h'comjxwition du 
, lil(iriu('nale de potasse et de caféine. 

Action physiolOTfique. — Les cMcts pliysioloyifpU's (lu café vi-rt 
>ont ceux de la caf('iuc. (pii en est I*' principe actil". 

Le calé torri'tii-, administré en infusion «duiudc, donne lieu aux 
irtols suivants : le poids s'accélère, une sensation <j;énérale de clialeur s»- 
iivoilnit. avec anxiété épiii'ast ri(pie : la sécrétion urinair.' au!Ltmci\te. Iti 
ivspiralioi! s'accéit're Iciçèrcmcnt. les cont raclions de l'intestin et de la 
vossiesont plus tréiiuentos, les sens sont jilus ini[>rcssi()nimliles. l'inuiufi- 
iiMlion jibis vive, nuds aussi plus moliilc, une sorte d'évétlusnu' nerveux 
alunirait (lie/ li's névropathes : enfin, le mouvement de décomposition 
iruani(jiu' semhle se ralentir ('l'rou.sseau et l'idoux). Kn même temps 
i|U(.' le catë stimule ainsi la circulation, et surtout les fonctions du cer- 
r;iii. il donne lieu A de l'insomnie (die/ la plupart des sujets. 

Il stimule éii;alemeiit la diijjestion. à doses uu)dérées. Si. .s',ms son 
thiciicc. l'a.ssimilatioii se fjut mieux, ce (|ui semhle prouvé. I <puiiitit('' 
.aliments nécessaire dindnue. l)oit-on pour cela dire «|ue le café s'op- 
|i(jsc à la dénutrition? Le fait (iiu' la (quantité d'urée sécrétée diminui' 
.Marvaiix. Lehimin) seinhlerait le prouver. .Mais d'autres ohsi'rvatciirs 
ivaiit constaté, au contraire, uue aui!;mentati()n dans la (piantilé des 
liiiiicipcs lixes éliminés, la ([ue.stion reste uon résolue. 

In fait uioiiis douteux est celui de l'aetiou antia])ln'o(li,sia(|ue i[\\ 
ail'. LiiiiH' a|))iclail le café la h'qin'ur i/rs r/ia])oiis. v{ ]tlusieurs ohserva- 
uiii's lui ont donné raison. Beaucoup de cas d'impuis.-.ance fonction- 
ii'llc tic rccounai.s.seiit pas d'autre cause (pie l'usau'c immodéré du caté. 
A doses trop fortes, le café énerve, ou sui-stimule le .système ner- 
veux ; il jieut alors thjnner lieu à de la eéi)halal,i^ie. à des tremhlements. 
i ilr l'eiiyourdissenient des extrémités, à des nausées, à des sensations de 
'mitléos de chaleur, à de l'éhriété, et surtout ù de l'insonniie, avec trôu- 
;!ik's tlivcrs de la vue. de l'ouïe et de la dii!,"estion. éréthisme nerveu.x. etc. 
Les expériences de Ilcine tendent eiitin à ]irouver (jiie le café 
l!i»iT(îtié est un jintiseptupie. Des infusions de café auraient arrêté et 
ijarfiMs même eom])lètement détruit la niultiplieuti(Ui des haeilles. 

Usages. — D'une manière iféiu'rale. le calé peut .servir à tous les 
iiMjfos (le la catéine. ipu' nous étudions i)lus loin. On utilise plus 
j^liiTialcment son action stimulante sur le cerveau et les .systèmes ner- 

U 



210 



CAFf:-CAFf:iNE. 



voux et civciiliitoirc. dims les iiialiulifs !nl\iiniiii(|m'H cl (h'Iiililiiiitfv 
fièvre ty|ilioï(lc. variolf. |tm'iiiiu)iiii' lypIiuKU-, liiAn- itilcrmilU'iiti!. l'ic, 
tlaiiM li'iii|iniHoiiiienu'nt par \i'h nai-coli(ni('s. Ion iiarcotico iîcitm «t les 
|»()i8onH cai'diaciiu's : (»|iiiiiii, iiioi'|iliiiic. Iiclladonc. ( iiiiiplirc. clilninl 
alcool. Ole. On li' prescrit tous les jinusdaiis Icsci''iilialali;ics. la iniifrniiK.. 
riiciiiicraiMc, la coimcstion ccrcltralc. la torpcui- iiilcllcctucllc cl lu-i- 
\t!iiHc. la iiiclaiicolic, l'Iiypocoiidric. la tendance cxa^^t'-i'i'-c au soniiii"i|, 
lu troisiùme périoflc des maladies or^ani(|Ucs du cieur avec liydropisj».. 

( 'oinnie astrin<rent, a|;issant proltahleniuut par son tannin, le liili^ 
est utile dans les diarrlicc^.. ( )n lui a attrilan- aussi la i^iu'-rison de plu. 
sicui's cas do hernie étranglée, et alors il a dû ai;ir en uuji;niciii;iiii 
l'éncr^io (lt'8 eoiitractions inti'stinaK's. 

A titro (le stimulant diifcsiif. ItMafc est très utile dans l'ètal ii;ii. 
séoux, les voniisseineiits. (pielle qu'en soit lu cuuse. Il faut alors le ddii 
nor en infusion <'oncenf rée et très (diaude. '. no tas.se de café (diiiml ci 
Mon apprêté facilite la tliijestion d'un dîner copieux, ai^issiuil aii>-i 
comme stimidant do la lil»vo musculaire intestinale. 

L'uction aiitia|tlirodisia(|uo du calé l'a fait consoiller conli-e le |ii'i;i 
pismo. l'éi'éthisnu' ^V-nital. rini|tuissance ]iar surexcitation des lonciion» 
sexuelles et rapidité trop içrande de l'éjaculation, 

("omnic antiscpticiuo, ()])pler lu recommandé dans le paiiseiMeiit ilt« 
plaies ( lururgicales, superticielles et mC'me profondes ; on ui»pli(|Ueal()i'> 
le café fraîchement grillé, on poiulro ou on inl'usion. Seijjuin remploie. 
au même titre, dans la dy8]»e)»sie ave<' fermentation. 

Le café ^-l'illé serait entiii très cHicace |)Our nuis([uer l'odeur on la 
saveur de médicaments tels que 1 iodoformo. l'huile do ricin, le siilliilvii, 
nuignésio, ranti])yrine. 

Coninao uniclo de diète, le café est d'un usuge universel, licou 
vient spécialement aux tem|H'raments lymphatiques, aux pei-sonm^ 
lentes, aux esprits lounls, aux o.stomacs paresseux. 

Contre-indications. — Do l'avis do tous, le café est eontre-imli 
qv'é chez les enfants avant lu ]niberté, chez les pei-Honnes excitables (ni 
utteintos de norvosisme, chez les hystériques, les épileptiques, les femiiu> 
vuporouses. les sujets dont lu sensibilité est exagérée et l'esprit iiniiiiei. 
à temi»érament lùlieux. etc. 11 est nuil supporté ])ur les muladcs suiil 
frunt de gastralgie, de gastro-entérite, d'iiéinorrhoïdes. 

Admimstration et doseo — Localement, on appli([ue le ciil' 
grillé sous forme de ])Oudro ou en infusion, ("est l'infusion et ladiVoi 
tion ([ui servent aux usages internes. L'infusion est ])réléralili'. On 
en a fait aussi un extrait Huide. Celui de Squibb se donne à <lose ilo|;i 
li cuillerées à thé. 

CAFÈÏN'E.—( W'inu- Br. 

Sipionymes : Théine, guaranine. 

Alcaloïde extrait du café, du thé. du guarana et de la noix do Kola, j 



CAFf'.INK. 



Ml 



Se pn'sciili' sous t'oriiii' ilc • rislaux sox eux. iiiinlorcs »•! imtildi'fs. à U'-ifiTi' 
«iivfiir iiiiit''rr. SnluliU' «laiis S(l pnrlii-s d'eau fVoiil»'. plus solulilc dau* 
l\'aii liouillanti' fl l'alrool rniitit'. La {alViiic i-st istniièi'c ilf la tlit'iiir 
cl lie la i;uaraiiiiu'. dont on la <lisiinu:uail aulrctois. Kil(> donne l'acile- 
int'iil naissance à des sels. (jui. dit lilondi-l. se déconiposent au contact 
,ie leau. l'ne l'ailiie proportion de caféine seidcnienl existe dans k' cale 
;i l'état lilnv ; la plus grande partii' s'y trouve n l'état de cldofif^énate de 
|Mil;i-se et d«' cal'é'ine. 

Action physiologique. — I.ocaletn«'nt. sur la peau et les niu- 
i.aciiM's. la caléiue ne produit aucun "H'-i ; ppivcialile. lut roduite dans 
l'cNloniac. elle s'alisorlie rajiidenient. et produit d'alitU'd. à tlosi- de '2 
.«•riiiiis. un peu d'assouiiissenu-nl suivi dune excitation cé'i'éhrale. ù la 
t'iivtiir de laiiuelle le c*'rvean l'oudionne plus activement ; il y a lourdeur 
iW tête, céplialalnii'. insomnie. A doses plus fortes. (I à Kl li'raiiis. l'exci- 
iiitiiiii est plus considéralile : il y a aui;nientation de la fré(pu'nce des 
liiillinicnts du cu'ur. suivie idus tard de ralentissement, pjtipitations. 
(l'iilialalifio intense, dyspi v . Iiourdoiinements d'oreilles. éliKmissenients. 

La res))iratioii. d'aliord accélérée, se ralentit comme le cd'ur. Celui- 
li, tout en étant accéléré, hat plus faililenu'ut. ("est du moins ce (pii 
iv.^iulte des expériences de Aniiert et .Méplaiu. .Vuln'rt attriliuant l'acct'- 
lénition et le ralentissement eonsécutif à l'i'xcitalioii d'aliord. j)uis à la 
|iiiralysie dcH ganglions cardiacpies. Il est de fait cependant ((Ue (liez 
les canliaques, iV la jiériode de non compensation, ainsi (|ue dans lu» 
iiiiiladiei? adyinimiques. la calcine non seulement accélère, mais aussi 
iviul plus fortes et [ilus ('nerifi([nes les contractions du e<eur. Si dans 
ri'xpéninentation |jliysiologi(iiie, la caféine peut être considérée comme 
un (lé|ire.sseur du coMir, comme le veut Heicdierts, (dini(iueiTient elle est 
Uiiiiiiuc carilia(|ue. Pour M. Ilu(duir<l, la catéine agit sur la tilnv car- 
liiaqiif au môme titre ([lu; l'électricité sur un muscle j)aralysé. Jia ten- 
Mon artérielle, éle\ée par do petites doses, s'abaisse sous l'influence de 
doses j)lus ctmsidérables. D'ajirôs Aiibert, cependant, elle baisserait dès 
le (lél)Ut, par j)aralysie du centre vaso-moteur et faiblesse des contrac- 
liims cardiaques. 

lUi côté du s^-stème iligestif, on eonstate I "augmentation des sécré- 
lidiis salivaire, gastrique v.;, intestinale ; rapjiétit est meilleur et la diges- 
tion i)lus active. J)es doses élevées provoquent des vomissemenis. 

La caféine est-elle diuréti([ue ".'' Sur ce ]ioint encore les opinions 
Uoiit jiartagées. (Jubler. avec beaucoup d'aiitres. admet l'action diuréti- 
l «nie. et rexi)lique en disant que la caféine stimule le rein directenu'iit. 
[tout en contribmmt i\ élever la ten.siuu artérielle dans cet ortrane 
fli'ajtrès Kustratiadès et Hûbutoau. la calcine ne ferait qu'augmenter le 
lliisiiiii d'uriner, en agissant sur la libre musculaire lisse de la vessie 
quelle fait conti'acter. Von Scliroeder conclut ([ue la caféine exerce 
une aetidu puissante et énergique sur la sécrétion rénale, en stinuilaiil 



CAFKlK'E. 



(lii-fclfincnl !'ii]t|)îii'i'il «('ci't'toiii'. cl iigissant sur ri'|ii(li('liiiin des r('iii>. 
Ne |)('Ui-()ii pas (lire ici (|uc. connue la (lii!;itule, la calcine, sans aclioi suv 
le rein à Ictat de santé. d(fvient dinréti(|ue qnund Torgane est ti-op cdu 
i^estioimé jioiir pouvoir fonctionner nornialenicnt ? 

(^uanl à la nutrition, il st-udile pnuivc (pic la caféine diniiniic !r 
cliittrc (\v liurc et modère la nutrition par la diminution de la force des 
liattcments du c(eur et l'aliaissement de la pi'i'ssion sanyuine. (niliicrhi 
range au nomlire des snltstaiiccs dites d'épargne. 

Le Dr liCt-ds a a]t))clé latteution s>ir les propriétés analgé.«-i(|iicN 
locales (le la caiéiniî. Uupu'lle se raiiprocliei'ait. i'i ce titre, de la cocaïne 
Il n'est j)as doutinix (pu- la caféine po.ssède aussi des propriétés analgési 
<|ues après introduction dans le sang, comme le prouve son oHiciuitr 
dans la migraine. Comme le <'afé. la calcine est antiapliro(lisia(pie. jn'u 
liablement ])ar son action déprimante sur le système nerveu.\. 

L'élimination de la caféine est ra|)idi' comme son absorption : clli' 
se fait en grande partie par les reins t le foie. F^a catéine ne piu'aii 
])as se décomposer dans l'orgaidsnie. et s'élimine en nature; un fait inm 
moins certain, c Cst (pi'elle ni' s accumule pas. ci' (pii est dû ù la ra|ii<lii(' 
mt'me de son élimination. 

Hn résumé, la caféine est certainement un stimulant di's fonctieiiv 
céréhi'ales quai\d elle est donnée à do.ses moyennes, un tléprimaiit du 
cerveau si les doses sont élevées, l'in outre, elli' passe généraleir.ciii 
jiour èti'c un loni(pie gém'-ral. un toni(pU' cardiaque, nn stimulant de l.i 
circulation, un antidéperditeur. un (liuréti(|ue. Iden (pu'. sur cc's ilivcr- 
iioiuts. les opinions soient partagées. Pour IJeicherts. la ]U'éteiidiic 
action stinndante de la catenie n'est, sans aiU'Un doute, (pie suiijcctivt 
et dépend de l'excitation des centres (•(•rélu'aux. Klle l'st eertaincimni 
analgési(]ue l't antiaplirodisia(iue. 

Auxiliaires. — Comme toni(pie cardia(pK et diuréti(|Ue: le> \m< 
luui'cs alcalins, la digitale, le eouvailaria. la spartéiue. la llH^ohniiiiiiir 

Antagonistes. — Comme stimulant di' la circulation : les déprosn 
moteurs et les sédatifs circulatoires. 

"Usages. — Comme amilgésicpie. la caféine s'i>mploie avec siuri> 
dans les céplialalgies. lliémicraiùe. la migraino. surtout quand cesaflci 
lions se montrent (diez les anémi(pies. les eldoroti(pies. U's liystéri(|iir 
l'in certains cas. néanmoins, tdie ('(dione complètement. H:,. Indou- l:i 
donne à dose dv 1 grain to\ites les demi-heures dans la migraine. .M 
Leeils dit avoir olitenu de nudileurs résultats ))our insiMisiltiliser lo dfiii< 
avec la l'aléine (juavec la coca'ine. 

De même que le café, la catéine est utili'. à dosi's UH)yennes, eiiiiiiii> 
stimulant cérébral et nerviMix. dans la torpeur inl(dlectu(dlc. Iatiiid;iiii 
au sonimeil. C'est, avec le café, le stimulant favori de ceux qui veiiliiii 
denmnder à leur cerveau nn sui-croit de travail t't de dépense. On la 
donne aussi avantageusement dans l'astlR-nie essentielle, les tii'Viv^ 



CAFKINK. 



213 



a(lvii;iiiii(|UOs. l'cmpoisoniuMiu'iit par les iiiirc<)tiqiu's : ojiimn. alcool, 
fliloral. l'tc. M. lluclianl a olilciiii dos e Mot s iviiiar<|ualiK's v\ parfois 
fXtraordimiiroH ])ar roniploi dos injections ilo catrino dans les tièvros 
lypiiDÏdi's K's ])lus irraves, dans oertainos roujLÇeoU's nialin'ncs. dans k-s 
iiiuMiiiionios graves di^s vicillaixls '-t des dôliilités et aussi dans le dialiète, 
l'ii ri'sunié dans tous les ôtats ad_vnanu(|ues. De son eôtt'. (u'Uipt dit 
Mvoir employé avec sueeès les sels douilles de caféine dans le traileuieiit 
lies |ini'nnionies et des catarrhes des lirimclics. ipiand l'excitation des 
centres cardia<|ue et respiratoire est indicpiée. Il recommande de devan 
,oi- tons k's symptômes menaçants (laihlesse du ccenr. aiiaissement de la 
|iression artérii-lle. pouls rapide ou aiythnii(iue). et de commencer l'ad- 
niinislration de la caféine le plus tôt possible ; meineenpleincollapsus.il 
liiiil agir av(>c d'autant plus d'énergie que le succès est ]»ari'ois étonnant. 

L'usage le plus imjtortant de la caféine se rtipporte à ses effets tonico- 
stinudants sur la circulation et à son action diuréti»nie. A ces deux 
titres, on la jirescrit ((Juliler. Dnjardin-Beaumetz. Ilncliaed. Sée, Lé])ine.) 
(|;mis le I raitement lies maladies organi(|ues ûu e(eur no.i compensées. 
iivee ou sans hydro])isie. surtout les affections mitrales, l'hydropisie cons- 
litiianl. il va sans dire, une indication de plus à son eniidoi. .Mais pour 
eu tirer du bénéfice clans ces cas. il faut, à re.\emi)le de Ihuduird et de 
Léliine. la faire prendre à doses ra]iidement croissantes, de manière à en 
ildimei' Kl à 15 grains dès le troisième jour. Mlle a sur la digitale l'avan- 
liiil'e pi'écieu.x d'agir ])lus ])rom]>tenu'nt. de ne pas s'accumuler dans le 
siiiii'. lie ne pas exposer à rem])oisonneinent. et de pouvoir être admi- 
iii>;1rée mênu' qinind K- rein est niaïaile. Kn (|uel(|nes cas. on i"a vue 
o|iéivr do véritaliles résurrections. Son emi)lol est rationnel dans tous 
It's cas où il y a tendance à la syncojjo et à la paralysie du eieur. 

On a conseillé la caféine, comme diuréti(|ue. dans la pleurésie avec 
l'paiH lu-mont. Dans un cas typifiue d'épancdn-mcnt' pleurétiipu'. cliez 
k'(inel nous l'avons nous-mCMue essuyée, l'épanidioment se \ duisit coni- 
|il('tenient en dou/.i- joui's. la diurèse étant aliondaiite tout le li'nijps (pie 
If malade prit de la caféine. 

Uarlliolow recommande beaucoup la ('aféine dans \v trailemont de 
la iliarrliée des pbtisi(pi<'s. do la diarrhée atoid(pU'. du choléra infantile. 
'lu choléra morbus. surtout ipiand le système nerveux a été ])lus ou 
moins déprimé. 

.Miscachi enfin a conseillé les injections sons-cntanées de caféine à 
'lusc (le ;; grains, dans les cas d'hémori'hagii- ntérim- ajirèsia délivrance. 
\a' médicament agirait alors plus rai»idonu'nt i|ue l'ergotine et serait 
plus excitant «[Uo l'éther. 

Contre-indications.— l 'elles du café. Xothuagol et IJossbacb 

iliroiiscillent l'usag" du café dans certaines atVections cai'diacpu's. telh's 
i|Ui' les jialpitations nerveuses, les lésions valvulaires. nuMue à la période 
ili' ciMupensation, les liypertro[>hies du ventricule gaïudie consécutives à 



!14 



CAFKINE— HlIiJ': DK CA.IIOI'UT. 



iiiu' sch'-rosi' lies Ti'ins. ( 'oci vient alisolmiK'iit à roiicontrf de l'()|»iiii(iii 
ik' .M.M. I)iijiir(liii-Heauiiu'tz. St'c. liépiuc. Ilucliunl, etc.. (|ui. dans lo 
atlVetions (•ar<lia([Ues (niitralrs princiiialcnient) avec liydi'opi.sie, recom- 
niamlent si clia'.enreusenicnt l'emploi de la caféine et de ses sels. 

Administration et doses.— On administre lu caféine seule. ,,ii 
ses sels, qui sont: le citrate, le tannatc, le valérianate. le lactatc. le 
liromliydrate. le salicylatc. Les sel.s. s"ils ont l'avantage d'être )i|ii> 
sohil)les. ont aus.si l'inconvénient de se décompo.ser an contact de l'caii 
On les donne en solutioa ou i-n cachets. La caféine s'admiiiisirc cii 
])Oudri' (cadiets). en pilules, ou en injections hypodermiques, à dose de 
1 à 1") g-rains (0.(17 à 1.00 g-rm.). lluchard. <]ui ])réfèrc. avec raison je- 
do.ses élevées aux petites doses ( 15 lY .'!() li'rains — 1.0(1 h 2.;!(l grui.), doiuir 
aussi la catéine juirc de |)i'éférence au.\ sels. Seul Iccilrateest otîiciiiiil. 
La dose des sels est diuilile île celle de l'alcaloïde. 

I>e Dr ('ixdiranc i-ecommande de comltinei- l'action de la nioi-pliinc 
à celle de la caféine dans les injections liypo(lerini(|ues. pour évilci' \v- 
ett'ets déprimants de la morphine .seuk'. 



\j' Kt/i<).ii/fi(/i'iiic vsi un dérivé de la calcine. S'ohliciit en Iraiîanl i;i 
caféine l)roinée par la (jotasse en solution alcoolifpu'. Se présente s(uk 
forme daig'uilles. Soluhledans l'eau. Au point de vuede l'action pliy.--i(i- 
loii'ii|Ue. elU' se rap])roche à la fois de la calcine et du nitrite d'aiiiylc: 
elle est sédative du système uerveu.x, jouit d'une action narcotique iiicim 
ti'>tal>le. et auii'meiili' l'activité circulatoire de la tête. coUi;'estiounaiil li 
cerveau et la face; ellee.st aussi diurétiipie. On la pre.scrit surtout iliiii> 
l'insomnie, li's iu''Vi'algies faciales et la migraiui'. à tlose moyeinic ijc ."i 
grains ( .'.','2 gi'm.).en .solution par addition de lien/oate de somlr. ni: 
encore l'h poudi'c. t-ous forme de cachets. Dujai'din-Heanmetz la nuii 
liint' au salit-ylate de soude vi à la cocaïne i|uanil il s'agit de caliiii'i' iiiir 
douleur (luelcouque. 

CAJEPUT (111 II, K MK). — Olcinil r,ljil/>ilfi. \W. 

Huile essentielle oljlenue. par distillatio,i. des feuilles du Mrhilnir. 
iiViiur. riiquide transparent, très mo'oile. à couleur lileu vcnliîti'c. a 
odeur forti' et agréalile. à saveur chaude et aromalii^ue. Insoluiile ihiii- 
l'eau, solulile dans l'alcool. 

Action physiologique et usages. — l/huik' de cajeput.cnmin. 

toutes les huiles es.senl ici les. est stimulante, aronuitique. carmiuativr i- 
sudoriliipie. Localement, elle est analgésique à la fai/on du meiitliel. 

( )ii s'en sert, à l'intérieur, dans la tièvre a frujorc. les hydropi>-ic>. I' 
l'Iiumalisme clirouiipu'. la Hatulcnce. k's coliques intestinales et lUiiiiir- 
les spasmes hystéricpies. ,\ l'extérieur, on l'utilise, en frictions, leutn 
les douleurs rhumatismales, goutteuses. névralgi(|ues. etc. 

Administration et doses.— .\ l'intérieur on pn-^crit I :i I 



HUILK DK ("AJEPUT— (WIA'ICM. 



21.-) 



.■oiitti's il liiiili' ik' C'îijt'iml sur un imircciui di' sucri'. ou (hius \iiu' juttiuii 
rliaudc. liOcak'UK'iit. on la inek' ù un vûliiculc ap]»vo|)rié. (trdiiKiirt'- 
111, •ut un linimont. Tj'esprit de cajeput (Br.). so donni' :'i ddsc d*' .-»() :i 
'iiii uiininu's (2.S(> ù ô.dO utiu.) dans une iiotion. 



ijt'S 



CALCIUM. 

IJaso nutalli(|Ui' de la (duiux cl de ses |nv|»avati()ns. Inusité, 
onuposi'f^du calcium l't de la idiaux sont, au contrain-. très cniplovcs. 

Cakhon.vtk iiK (iiAix. — Ciilrii fdrhdiiits pr(ccijiit(it(i. \\r. — t'nfii 
l,,iiii(tri(t(i. Hi". 

Si/notii/>it('f< : ('l'ail', craie prc'ciiiilt'c. craie prépai'ée. 

La plmnnacopce reconnaît les deux variétés de {•vuio, jiré/iitrée tii pré- 
.ijiiti't'. comme orticinales. ( 'e sont deux ]ioudres hhuudu's. inodoreset insi- 
jiides. insoluliles dans l'eau, soluliles avec idlervescence dans les acides. 

('III.ORIUK DK (ALCIl M.—('<ll'-,'i chloridtllll. Bl'. 

Masses lilauclfes déliipiescentos. Solul)le dans l'eau et l'alcool. 
llvfo( iiMiKiTK PK ciiAix. Voir < 'lit, OHK. 
OXVKK 1>K (AI, m .M OU CHAI X. — < '(ll.r. Bl'. 

Oiiteiiue ])ar calcination du carbonate. Masses comjiactes. Man- 
rliâtres. très avides d'eau et d'acide cai'lH)ni(|ue. Au contact (ie l'air 
huiiiide. la '■//('«.'■ (■//•(' ou |)urc aiiifineiite di' volume et se délite, en 
iir'vel(ip|iaiil du caloriipu'. Kn présence de l'eau, elle aiiyniente d'altiu'd 
iW xoïwnv. /(tisuiiiir. puis se délite et forme l'iiydrati' de cdiaux ( iir.). 
(iinini sous le nom de c/idu.r éteinte, (^uand on ajoute une quantité 
.|\':iu assez, ii'rande pour t'oriner une liouillie. on a le Im'f de rlnni.r. ka 
rliaux vive est ])eu solulile ilans l'eau, et elle l'i'sl moins à cliaud (|u'!'i 
Iruiil. lia chaux éteinte se présente sous l'orme d'une ]ioudre lilaiiidie. 
;iir;diiu' et caustique, peu soluhle dans l'eau. 

IIVI'OPIIOSPIIITK DE CHAIX. Voiv l'iloSl'IlOKK. 
l'UnSIMIATK liK CIl.M X. \'oir i'il oSl>llol{ K. 
i'ilOSlMlATK BI-UASIQIK DK CllAIX. 

Si/iioiii/iite : P]ios])liate neutre de chaux. \'oir l'iiosi'iiouK. 

('lll,oUUVnitol'llos|'|l.\TK DK CIIAlX. \'oil' PlIosPIloUK. 
liACToI'lJOSI'llArK 1>K cll.U X. \'oir l'ilOSl'HOKK. 

Sri.iArK iiK cii.Xi X. — Cdlfii snl/i/iiis. Br. 

Le suli'ate de chaux, ou (Jl)j>'<e. se présente sous l'orme de masses 

i:>tallisée.s. traiisjiarentes ou opaipies. ou de poudre Idanche. Il est 

lii\'M|Ue iiisoluhle dans l'eau, insoluble dans l'alcool, ('alciné. il t'ornic 

îi' /'/'(//•(•(/(■ ./'(//■/.s. p(uidre Idaiulu'. ainor[)lie. qui. mêlée et comliinée à 

ail. se iM'cnd en une masse conn>acti>. et se soliditie rapidement en .se 

'liuTi>sanl. 

Si l.l'l liK DK (AI.CII M. — VoirSolFHK. 

l.e (dilorure de calcium, la iduiux. les ai'lionate et sulfate, aii'issent 
■Il i|ualité ([<• préparations calciqiu's. Il sera (jm-stion ailleurs de rii\ po- 



■nr- CAf.CIUM. 

i-liloi'itt'. (U's |)linsiili;iii'sft (lu siiltiirc. «^uîiiil aux iudi rc. l)r()iuMre, ](li(i>. 
l>lnire. iiitriUt'. silicate et liii)i»ura(t' di' iliaux. iiiUîsiti'S en nu'deciiu'. il 
suffit (Ir K's iiu'iitioMiu'i'. 

Action physiologique. — Los coinposos de •alciuin ont un, 
action i;-ciicralc analogue pour tous. Absorbes dans le sanii,', et (fit, 
al)sor])tion est n'énéralement assez lente, ils servent su "tout à la uutri 
tion du tissu osseux, dans la couiposition duciuel ils entrent poui' uih 
assez i'orte proportion ; ou retrouve la chaux, à l'état d<' dittusion. (iaii- 
tous les tissus et les humeurs de l'ori^anisnie. Xéannioins. pris à (|(im> 
élevées et soutenues, les sels de cdiaux an'issant idutôt iY la ta(;on des alté- 
rants et lavoriseut la métamorphose régressive. Outre ces itropriéii^s 
«•ommunes à tous les calcaires, chaque composé ealcique possède iiui 
action et des usages qui lui sont pi'ojtres. 

La l'hanx vive. ap])li(|uée sur les tissus, les cautérise A la manière 
des alcalis concentrés, en alisorhant l'eau et en se conihinant aux acidt-v 
i^ras ; elle est moins active, cependant, que la potasse et la siude. I);iii« 
l'estomac, cette action caustique détermine la destruction de l,i niu^pieiisi' 
li'jistro-intestinale, avec tous les sym])tônies de l'empoisonnement par K- 
corrosifs: nausée, vomissements, gastralgie atroce, coliques vioK'ntfv 
constipai ion. symptômes téliriles légers, rajndement snivis di coil;i|iM' 
Kn solution étendue, sous forme d'eau de chaux, la chaux agit locah 
ment comme un tonique légèrement excitant, détersif et asiringi'iii. 
D'après quel(iues-uns elle serait un dissolvant de la lihrine Dans le 
tuhe digestif, l'eau de chaux s'empare des acides, qu'elle neutralise, tout 
en stimulant, à titre d'alcalin, la sécrétion des glandes dont la sécrétion 
est acide, l'ar contre, elle diminue les sécrétions (alcalines) intestinalcv 
et ])roduit d(* la constipation. 

Le carhoniitt ilc rlKUi.r est dé])ourvu de toute action irritante loculc. 
Dans l'estomac, il agit connue alisorhant mécani(|ue des li([ui(lot;. cl 
absorbant chimique des acides, qui le décomposent et avec lesciuels il >, 
l'ombine. Comme le bismuth, il forme A la surface de la inuqiuu-t 
digestive un enduit ])rotecteur (pli empêche l'action irritante des cnn 
tenus du tube digestif; il constipe aussi, à la fa(,'OU des sels de bisimiili. 

Le r/ilunirc de l'ttlciiiiii, pur, est causticpui à la manière du clilDriut 
lie zinc. Ingéré à petites doses et sutHsamment é'tendu d'eau, il est absorliu 
sans avoir ii'rité les premières voies. A dose ])lus forte, il peut provi 
quer des nausées, des vomissements, de la diarrlu'c. et. s'il est aliseriii' 
les symptômes pi-opres à l'intoxication pur les ]>oisons niusciil;ùn> 
.^.bsorbé, à petites closes, il se com[)orte à la tois comme les iddoruroH 
les iodures. La clinique u étal)li, sans que la théoi'ie pi'.isse explii|iu'r le 
tai <r me manière satisfaisante, que le chlorure <le calcium couibal direr- 
tenieii( la diathèse strumeuse. On a vu, sous son intluence, les lymiili;- 
tiques hy])ertrophiés et caséeux ivvenir à leur état normal, les aniiisik 
tubercules se crétitier, les cavités d'ubcès se débarrasser de leur ((intciin 



I 



CAI.CIC.M. 



cl se l'iciitrisLT. On uv i)i.'Ut. il est vrai, diri' (Hii-ccs résultais lavorahK's 
X' inoiitn'ut fréqiK'ninient. mais rcxpéricMU'CH'st lil pour prouver qu'on les 
.ilixTvc (If temps à autiv ( Bartliolow). 

L'/ii/jio/'Itiis/i/iltr.Wj'/ioxp/K'fr iieitfrc le p/ios/i/uiti' tr isii/nr et le 
films/iliiifr (icidc. (le inêiiie ([ue le r/ilor/n/t/rnii/insji/Hitc et le Itirtophi/s/ilKiti^ 
lit' i-liaux affissent iY la t'ois connue eouiposés de ]»hospliore et eonune 
vi4s (iileuires. mais surtout à titi-e de pivparations ]iliosphoreés. Ils 
jictivciil la nutrition des tissus osseux iM nerveux. 

Le siilfdfe (le dudi.r. dt'-pourvu de toute action ])liysiolou,'i(|Ue. ne 
doit (I C'tre em])loyé en cliiruri;'ie «|u'à sa |»ropri(''ti' de se soliditier l'U 
l»vi''sciice de l'eau. 

Auxiliaires — Tous les médicaments (|ui tavorisi'ul la nu'tamor 
iilidse |iro,n'res,-ive. i^t en ]»articulier le phosphore et ses dérivés. 

Antagonistes. — Les altérants et les déinlitants. Les ])rincii)ales. 
Micoiuiiatiliilités chimi(pies de la chaux sont : les acides, les sels acides, 
rs mrhonates soluhles. les sels de mercure; celles de la craie sont les 
arides ;»cel les du chlorure de calcium; les acides horicpU'. nitric^ue^ 
oX!ili(|Uc et sult'uri(|ue, les sulfates, les alcalis et leurs carhonates. 

Usages. — lia connaissance du vîAv des sels de (duuiN dans rori;-a- 
iiisnu' animal leur a t'ait a.ssiu;ner une place im]tortante jKirmi les recous- 
litiiaiits. et, à ce titre, le ])hos|thate est certainement le plus employé de 
Kiiis; immédiatement a])rès lui vient rhy[)0])hos])hite. dont laction se 
ra])]iniclie de celk' (lu ]>hosphate. ( 'es sels se jnvscrivi'ut tous les jours 
ijaiis le ratdiitisnu'. l'ostéomalacie. les caries, les nécroses, les su|)pnrations 
lirolons^ées. la tuherculose, la scrofulose. la syphilis, etc. Mais comme 
if |)riiieipal yô\(\ dans les etî'ets toniques des diverses comhinaisons de la 
rhaux avec le phosphore, revient à celui-ci. nous les étmlions à l'article ; 

l'ildSIMIOKK. 

l'iie forme sous hupielle on donne souvent la chaux à l'inlérieur est- 
■hauv;. Assez rarement on la ])rescrit comnu' toni(|ue «général ; 



ii-aii lie < 



'|iiol(HU't'ois. cinnhinée à l'hiliie (k- t'oie de morue, elle rem])la(e le ])hos- 

iihatc et rhy|)ophosphite dans la tulierculose. le raidiitisme. l'ostéoma- 

lacii'. les caries et sup])urations prolon<>;ées. etc.. et la plupart du temps 

'in lu çoinhine alors à l'huile de t'oie de morue. IMus souvent encore on 

a prescrit, à titre de ])répui'ation alcaline, dans K' [(vrosis. la dyspepsie 

: mille (apr(js les repas). U-s vomissements et la diarrhée |)ar excès d'aci- 

litr lies contenus du tulie din'estit'. comme cela se montre chez k's enfants, 

luraiit l'été. On associe alors l'eau de chaux au lait, dans la proportion 

iiie [, \ ou \. et on en ohtient les meilleurs etfets. Il en est de môme de.s^ 

|voinissements dus à l'ulcération de l'estomac, au canci'r de cet ory-ane, 

hHc. les vomissements des ]>htisiqnes. ( )n rem))loie aussi dans le num'uet 

[cl les ajdites. qui. chez, les enfants sont ordinairement dus à une dys 

piepsic acide. Dans la diarrhée chronique et la dyseuterii- chi'oni([ue, 

Ik' diminue notaldement lu fréquence et laiiondanee des selles. 



*JI> 



CALCirM. 



So l)iisant sur If tiiil i|iir l'i'iiu de cliiiux <lissoiil los liiu.sscs iin'iii- 
lii'aues avec Irsquollos on lu met en contact, on a ])réconisc' son ciiipidj 
l'n vaporisation. Iiadigconnagcîs. iri'igations. etc.. dan.s la diplitcric r\ |, 
<Tou]» (li])lit('riti(ini'. Le V('f*ultat aurait été. d iijtrcs Stillé. la yjuérison 
d'un assez, i;Tand noniltrc do cas non douteux de croup. Pour Kicn 
réussir alors, ajoute le niénie auteur, l'iuiialalion (U»it être à peu pivs 
ininterrompue, l'atmosplièro de la clninihri' <lu iiudade étant pouriiiii>j 
dire ini))réi!;née di- vaiieurs de chaux. 

J>'eau de cliau.x est une préparation à la<|Uelle on ])eut avoir eiicon 
recours dans rein]ioisonnenient ])ar les ucides concentrés, snrtoiu |iai 
l'acide snllnri(pu'. avec lequel elle t'oi'ine un sull'ate insoluble. 

LocaU'Mienl. l'eau de (duiux est utilisée, conuui' (létorsive et aslrin 
gente, dans l'eczéma de la tète, les ulcères cln'oni(|Ui's. la rhinite chroni- 
que, l'otite chroni(|iU'. la leucorrhée, vie. l'nie à partii's égales d'iuiil,. 
<l olive, elle l'orme le liniment oléo-calcaire otiiciual dont ou se .sert Irr- 
souvent (hms le traitement des Ijrfdui'es. et pres(|ue toujours avec ili 
Itons résultats. 

La chaux vive ne s'emploie guère que comme causti<iue et ((niiinc 
é])ilatoire. ^lèléc à la ])Otasse caustif|Ue. elle forme la poudre et l;i ]m\r 
de \'ienue et h'causti(|Uc j-'ilhos. ('nipiovés dans le traitement des tuiiiciir. 
érectilcs. du cancer du col utérin, di- ré|iithéliome su])erticiel. etc.. |Hiiir 
ouvrir des aheès. etc. Comme épilatoire elle t'ait partie de la |ilii|i;ni 
des poudres et (U's piltes é])ilatoires. dont les meilleures ont toutct'dis le 
désavantage de ne pas atteintire le lndhe pileux, et par consé(|ueiil lïvwr 
])'àS emjiècher les ])oils de se reproduire. 

Le carlionate de chaux ou craie est pres<(ue exclusivement i'iii|i|iivi' 
dans certaines maladies du tuhe digestil'. Ainsi on le donne coiniih 
antidote (dnmi(|Ui> des acides concentrés, de même (pu- dans le ]iyiusi\ 
les acidités de l'estomac, la gastralgie, la dyspepsie aci<le. etc. Oiilr 
]>re8crit universellement contre les dirtérentes formes de diarrlK'c. Mir 
tout la diarrhée sim]ile. v\ (piand les selles sont aci<les. 11 convient alnis 
de faire précéder l'adniinistration de la craie ])ar celle d'un laxatif. ;itiii 
de débarrasser le tuhe intestinal de toute matière ii-ritanle. I>aiisl;i 
diarrhéi'. les meilleuivs formes d'administration de la craie sont lu 
nuxture de craie, la poudre di' craii' aromaliipie vt la poudre île çi'itic'd 
opiuMi. La mixture de craie est un des jneilleurs remèdes ù ailiiiiiiistivr 
contre la diarrhée séreuse qui ])récède l'invasion du choléra : on \w\\\. 
au besoin, lui associer l'opium sous foinie de laudanum. Dans Icscih 
où le carbonate de chaux est indicpié, on ilonne inditféreuimeiit hi craif 
préparée ou la eraie pi'('cipitée. ' — ^-- , 

Le chlorure de calcium se sulistitue quelquefois au jibospluili' J' 
chaux dans la médication reconstituante, surtout dans les malmlii'S'lu 
ti.ssu osseux. Ou le conseille encore! potir faire fondi'e les engorg('ineiil> i 
serofuleux. dans l'eczéma, l'impétigo, le lupus et en général dans Id 
lymphatisnie et la scrofub-. 



CALCIUM. 



Jl!» 



Lo siill'.iti' lie cliaiix est »'m|il(i\ i- cil cliiniryii' «laiis la i'aliricatioii 
,je;j jilij'îii'i'ils iiiamovililcs (losliiK's au traitriiiciit dos fractiivcs t-t autivs 
affections fliirurn-icuU's. cl. eu iilianiiacic à la piviuinitinii du sulfure do 
.ali'iniii. 

L'liip|>urato de (diaux. de môme (|iu' I"lu|tituralo do sodium, osl 
tiiiployr- dans la diatlioso uriiiuo. la scrut'iiloso. ot dans la cii-rlio.so liôpa- 
ii,|iu' au début (Poiilol ). 

llulihard s'est soni do l'oxysiilfalodo oaiciiiiiUsiilutinii i\i^ N'iomiiudv). 
,1 avec (roxoellents ivsultat.s, dans le traileiuoiit looal <li' la fliiilitérie. 
Il |in i-i'it dos sprays avoo la solution uon dilnôo. rôpôtôos toutes les 
(ioiiii-lioures. S'il s'agit d'enfants tout lu-tits. on se sort d'une si)lutioii 
ijliu'o avof de l'oaii. Sous Tintluenee do ei- traitement, les memliranos 
^paraissent rapidement, la fièvre tomlie, et il survicnl liii'iitùt uni' 
liialilc ;iiuélioratioii <\v l'ôtat gôuéral. 

Administration et doses. — La oraio pivparôo ou prôoipitéo 
viaiil iiisolulile. SI- doniio soit i-\\ sus])Oiision dans un miicilagi'. soit sous 
•nviiic de caoliet. à dose <le Kl à (id grains (().(!."> à iî.ilO gi-iii.). ïm mix- 
nuv (le craie (Br.) s'administre à dose do 1 à fonces (l5(I.O()à<iO.(M»grm.). 
ruiiiliiiK'c ou non aux astringents ou à l'opium, suivant les cas. La 
/'udrc do craie aroniati(|uo (I5r.) eonvient Ition au traitement de la 
:iirlu''c clioz les enfants ; elle l'enferme plusieurs sulistanoes aromati- 
,ai's. et se donne, on suspoiision ou on ca(diots. à dose Av Kl à (i(l grains 
iMl.') à .■!.!•() grm. ). l.a même poudre, avec addition d'o|tium (1 grain 
liiiis Kl), forme la poudre do craie aromati(|u»' et d'o])ium Mîr.), et se 
idiiiic à dose do Kl à -i'I grains (O.l!.') à 2.(t(l grni.). 

La chaux vivo s'applique loealomout. soit en ]ioudri'. soit .sous foniio 

' |i;ilc. seule, ou. ce (pli vaut mieux, combinée à la j)()tasse. à la soude. 

fiiii •<oiifro. etc., commo dans la pâte do N'ioiine et les mélanges dépila- 

hiiives. La chaux éteinte ( 15r. ) .sert à préparer le lininu-nt oléo-calcairo 

i!r. iddiit nous avons ]iarlc [dus hautj l'eau do (diaux ( Br. ) ot le sac- 

::ivi[\v (W (diaux li(piido (15r.). L'eau do (diaux coiitionl environ A 

:T, id.ll."! grill.) de (diaux par once d'eau, et se donne à dose dv h once à 

limées (1'). (Kl à 12(1.(1(1 grm.;. pure ou ni("dée uu lait r\\ proportions 

priant de -}^ à i. La dose du sac(diarato (le chaux li(prKlo est de L") à (i(l 

(iiiiiiiiiu's ('(l.!H) à ;{.Tô grm.). Ce oomjiosé. dont une once rejirésonte 

hiviivin |ii onces d'i'au de (diaux. ne peut se doiiuor en iiaturi'. étant 

li'i)! !'l*"ilin. Il faut r«'teiidre de 2(1 à ."{(l fois .son poids de sirop simple 

l'U lie lait. 

liU dose du (diloruiv de calcium est (le ii à Kl grains ((l.2l) à (l.(!.') 
1.1. en solution a^pieuse : la solution otîieiuale se donne à dose de L> à 
pMniiiiiiies (0.!)(l à, ;;.12 grm.). 

Toxicologie. — Ijo traitement de rempoi.sonnemeiit jiar la (diaux 
lniMMc dans le rejet l't la neutralisation du poison: on administre do 
rmilos doses d'eau vinaigrée, d'acide acéti(pio dilué, d'acddi' eitri(iiie. 



220 



CAI.CirM— HOIS l»K CAMI'fiClIK. 



(le jus (le cit roii iiii d'oriinijc. |»uis on iii'ovoiiuc li' voiuissciiu'iil. \\i,\^. 
sons «'iiiollionti's iimcilîiniiicusi's, v\v., jioiir cjilnuM' l'irritaliou ; i^uii iiHm- 
iiiiiu'iisc. hiit. lisaiu' d'ori^i", etc. 

CAMOMILLE. --J/(^//< //),;// ,s /,;/•,.>. Hr. 

( )ii ciiiidoic K's soniinitt'M tlourios de VAiif/iciiu's iiohilis. ( 'cn tlcup. 
ont lUK' oflciir t'orlo, aroniatitiiu'. i-t iiiu' saveur anit'i'c. Kilos dnivcin 
leurs |»roj»rii''l*'s à une liuile cssoutiolle s]>éciali'. IientcrnicMl de |iluMn, 
acide amer et un iirineipe amer. 

Action physiologique et usages. — .Miudn'e. la ea niii, 

lirovo<|Ui' la salivation. I'uiih l'ost'^mae. elle a^it |>ai' son huile csscn 
tielli' et ses |»rinei})e8 amers, stimulant la nuujueusi" et t'avorisani lai. 
]tétit et la diifi'stion. eu nu'me tem)is (ju'elle provix^ue l'exjiulsiuii ili» 
iliVA aeeumulés dans l'ostonuie. A doses élevées, elle peut produire h, 
nausée et les vomissements. Alisorliée. elle a^"it. par son liuik' viilatilc 
comme stiniulant de la circulation, provoipu' la iliapliorè.se si elle r«i 
donnée hous forme d'infusion (diaude, et peut même agir eomme eiaiiiéii;i 
gogue et antis]iasmo<Ii(|ue à la manière de tous les aromati(|ues. 

( )n emjdoie surtout la camomille à l'intéi-ieur. en infusion. ((Piiiiiii 
tonique digestif et earminatif, dans la dys]»epsie atoni([ue, rindigestien 
avec ou sans flatulence et coliques: son action stimulante sui' h, 
nui<|Ueuse gastricpie e.st assez nuir(|Ut'e pour ([ue. à hautes doses on 
olitienne des ett'etsvoinitils souvent fort ntiU'sdans Tindigestion. ( oiiimi 
stimulant général et sudorillipu'. on la donne, toujours en ))otion cliauilr 
au (lél)Ut des maladies de refroidis.st"nu'n(. Son emploi et ses lions etlii> 
dans la migraine, la céphalalgie, doivent t'tre rap]iortés à sou aelinii 
stimulante sur les fonctions gastriques. .\ titre d'emménagoguc (iiurr 
tain, il faut le dire), on l"a recommandée dans l'aménorrhée toi'iiiili'. 
liocalemont. on fait usage de compresses pré]»arées avec l'infusion, mi 
de cata]»lasmes de Heurs de camomille, ou encore on pratique des tVii 
tions avec l'huile essentielle, dans les cas do douleurs névralgiques su|h'1- 
ticielles. do rhumatisme musculaiiv. d'entorse, etc. Ces cata])lusnu's de 
fleurs de camomille sont égak'ment utiles dans les alx-ès su]H'rtieic:> 
l'orgeolet. la dacrvocystite. lacoujouctivite pustuleuse. 

Administration et doses. ^ A l'intérieur, on don ni', soit iiiifiisi.iii! 
des feuilles (Hi".j à do.se de 1 à ;> onces (MO. (Ml à !Ml.(M) grm.) enniniM 
stonuichique, et de 'j à 10 onces ( 15(1.01) à !{(!(». 0(1 grm. ) eomme éiiu'li(|iif. 
soit, ce (pli vaut peut-être mieux, l'huile essentielle ( Hr.) à dose île liif 
goiittes, dans une potion chaude ou sur un inorct'au de sucre, f e.Mnii 
(Br.) se prescrit plus i-aremont. à do.se de "Jà lOgrains ( O.l.'lào.H.'inrin 
en pilules. 

CAMPÈCHE Oiois iiK). — Hoiiintiixyli lii/nuni. Br. — Se pré.-'fiite sour- Im: 
de jHiiKli'e (111 lie e(i|ieaii.\ i'oul'cs, à saveur asti'iii'jiente. ReiiferTiie du taii.iiiu'i v 
priucipe colorant : V/uciiititoxi/line. — C'est un astringent analngne un caclioni"ta!i| 



IJOIS |»K CAMl'fiCllK— ("AMIMIHK. 



•in 



tiiiiiiiii, fiiiplnyï' siii'tHiit iliiiis Ic.M iliairlici's cl le.-' lii'mnn'liii;;it'.s iiiti-linalc.-*, la iin'-- 
MMirliiiiii'') l'IiiMiioptisir, la Iciicorrh/'C-. lii'.-» incinniiatiliiliti'n ('liiinii|iii's sont ct'lli'.-» 
,ln tiiiiiiiii. — <'ii l'iiiplo'u' lu (Ircoftinii (\ir.) à dosi de 1 à 2 tuiccs CKI.dO à (>().()(i 
.•n.i.;' ''• I"''-''"'"''' C^'")» " '■i^'"'' ''•' 1" " •'" frniiiis((),(;,j n 'J.OO ju'i-iii.)- 

CAMPHRE.—^ V//////AO/V/. \W. 

Huile volatile foiicrète «'Xtraite (\v |ilii>ieiirs plaiiU's. et en [lartieu- 
liriilii Liiiii'iis cdnijilinru. Sulistaiice lilanelie t ransliicidc. à odeur l'oi'te 
et ( ai'aeti'i'istiqiie. à saveur ainèi'e et cliaiale d aliord. |iius lrai(dH'. .\'c 
SI' iiulvérisc tacilcnu'iit «lu'à l'aidi' île l'alcool ou de l'éllK'V. l'eu soiiddc 
dans l'eau, très soluMe dans l'alcool, rétliei'. le cldovoforuic. l'iiuilc 
ilcdiveet resscnce de téréin'uthine. i'iii |irése,nftMk' lacidc uitri(|Uo. le 
riun|ilire s'oxydi* et donne naissance à de Vdi-idr rorii/i/ii>n't/iii'. 

Action physiologique.— Sur la peau et les lumineuses intactes. 
le iiini|dn'e ne doinu- lii'U (pi'à une sensation île lraî(dieur. .Sur les 
iii('iii(-< sui'l'accs. dcnuiU'es. il produit de la cuisson et de la l'oui^'cur 
iurlaniniatoire. Itans l'estomac, le cam))Iir»'. à pi'tites doses. |irovo(|ue une 
M'iisitiiiu de (dialenret stimule la mui|ucuse. Si la dose est considéraMe. 
\ a iia\isi'c. vomisscniont.s, ^•astval'i'ie. en un mol im véritahle empoi- 
-oiuieiacnt. li'inn'estion d'un morceau de camplirc solide peut détei-- 
iiiiiH'V l'ulci'i'ation de la mu((ueuse i;';istrii|ue. 

Alisorlic dans le saiii^'. le caniplii'e ])()rtc i)riniipalemciit son action 
MU' le svstème ni'rvcux. l't cette action varie avec la dose adnniusti'LH'. 
Il l'M sédatif à faillie dosi- ou à dose modérée, et excitant à dose élevée. 
La sédatioii produite par des doses inférieures à Md n'rains .se t'ait sentir 
|iviii(ipalenicnt sui- le système nerveux et sur le cienr. et consiste dans 
ia diniiinition de l'activité réflexe, l'anali^ésie la cessation dos s|)asmes. 
i'anuplirodisie. la si'dation (\\\ cieur. «pu est ralenti par action directe iln 
I im'dioaiiieiit sur cet orifane. le ralentissement de la resjtiration. Sous 
liiitlucncc de doses élevées survient de l'exaltation psyclii(pu'. une sorte 
il'ivrcsM'. iivec (M'plialalii'ic. vertiyx's. délire, hallucinations, convulsion^ 
t'iiik'ptil'urmes. le tout sinvi. si la dose est excessive, de jiaralysie de la 
M'iwliilité. paralysie i\v la vcssii' et du i-ectuni, collapse. raient issemcni 
tt t'ait liesse extrême du ci eu r et de ia respii-ation. 'coma et mort. 

("e (pi'il importe de remarquer le jijus dans l'action pliysioloii-iijucdu 
iiimiiluv alisorhé. c'est la stimulation du cieur sous l'infliience de do.ses 
'k'vées. et la sédalion nerveuse, notamment la sédiition i;-éuitalc produite 
lianles doses modérées. De tout temi)s le camphre a passé pour aiitia- 
'jili,'i)disiaf|ue. Il n'est (\\u' failileinent antiseptiipu". ipioirpTon ait dit. 

Le camphre, étant volatil, s'élimine par les y-landes sudoripares et 
lor la iuu(pu'use respiratoire, l'haleine et la sueur dotuiant une forte 
Kur ranipln'ée ; une jiartie se transforme dans le sang en acide cam- 
lilii>,i;lycurornque. 

Lena attriliué à l'acide ('amiiiioriipie des propriétés antismUiritiques 
|<iui ne se manifesteraient, cependant, que (du'z les tuliereuloux. Aucun 



222 



CAMI'IIItH. 



t'Ilot (lôsin'iviililc ii'acc(iiii|»aijiu'r;tit l'usaiii- du iniMicaiiu'iil. lc(|Url im ; 
trÙH scmvi'iit Ifs siiiMirs ch's jthlisi(|UL'H. U's diniinuc i'i'iM|iK'iiiim'iit cl ri>;, 
nircnu'iil sans ctrct sur l'Ilos, l/adiDii aiiliMii<l»irifi(nii' se laiiiriu'. i|, 
|»ar la cliiiiinii'. il une action aiitisc|iti(|iic. c'cst-ri-<liiv à la «Icsinictic; 
dans le sani!: des produits soluMcs Miicroiiiens ( ( 'oinluMuale ). 

Auxiliaires, — Tous les stimulants, l'alccntl. ro|»iinn auifMiciiici,: 
l'iiitcnsitc d'action du caMi|»lii'e \\ doses élovées. I>'un autre eôti'. |i> 
sédatifs du système uorveux en sont les auxiliaires, à petites doses. 

Antagonistes. — TiCS scdatifs du cicur et des vaisseaux, lesexcitt. 
moti.'urs. liCs piincipales iiu'ompatiliilités sont l'eau i-t les si-ls alciijiiv 
et terreux (pli jirécijiiteut le caniplire de ses solutions alcooli(|Ues. 

Usages. — Localement, k' campliri- est t rès souvent ])reHcrit ((iiniii. 
stinudant local, résolutii' et anal^t'.-<i(|ue. en même temps (pie coinin. 
antise))ti<pu\ dans les entorses, les contusions, le rhumatisme inusculiiin 
les névralii^ies su])erticielles. la mi^Taine. la céplialal<j^ie. dans le |iiuiN 
ment des ulcères utoniques. des plaies chii'urificales. îles surfaces ifiu, 
u:renées ou fétides, etc. Il est ])rolial(le qu'une honne })artie îles irtii> 
antise]tti(pies et stimulants doit être attriliuée à l'alcool dans le(pic||, 
camphre est dissous (juand on l'ajjplique sous forme d'alcool caiii)ihiv 
( )n l'injecte, sotis cette forme, dans la caNiié xay'inale atteinte d'in 
di'oeèle, afin d'y dévi'lo])per une inflammation adhésive. HarlxKri 
reeomnninde un mélaniije t\ parties égales de camphre et de charhoi, 
animal, en application sur les ulcères anciens et ))rofon<ls. dans 1* Imt'l' 
supjn'imer à la fois la douleur et la fétidité. On a}»pli([ue souvi'iil j> 
Uniment camphré, comme révidsif et stimulant local, dans les cas d'ii] 
tiammations internes, surtout dans la hronchite aiguë, la pneumonie, lu 
[)éritonite. ainsi (pie dans les coliques chez les nouveau-nés. a\ec ou siin- 
flatulence. Bartholow conseille, comme analgésique local, un nu'luiii;! 
de cam])hre, iddoral, morjdiine, atroj)ine et chloroforme, (pion aii]ili(|m 
îui moyen d'un pinceau ou dont on imbibe un morceau d'ouate liydii- 
l)bilo qu'on laisse en ])lace sur la partie malade. Un fragiiieiit di^ 
camphre introduit dans l'oreille calme souvent les douleurs aiguës lii 
l'odortalgie. 

Comme stimulant de hi muqueuse gastro-intestinale, on le donne. ;i 
l'intérieur, pour combattre certaines formes de vomissement, suitdiii h- 
vomiftsement des hv-stériques. celui du mal de mer, de rindigestion. li 
se prescrit tous les jours, combiné à ro])ium. dans la diarrhée d'été, lu 
diarrhée simple avec colique, le choléra s])oradi(pie, la diarrhée prémoni- 
toire du (dioléra morbus. On s'en trouve bien aussi, sans additim. 
d'opium toutefois, dans les coliques flutulentes des hy8téri(j[ues, siirvenaut 
à ré))oque de la ménopause. 

Sur la nuKpieuse respiratoire, le cam])hre exerce une action stiiiii; 
lante et sédative dont on utilise avec succès les bons effets dans la liroi. 
chite clironi(pie. la bronchite capillaire, la pneumonie adynaiui(pie. 1^ 



CAMIMIItH. 



•j'j:t 



ciiliiir lu l'Mix. f'aciliU' rc\|K'cturiifi()ii t-t rt-IAvo les lorci's irôiirnili-H. On 
<\'\\ U'oiivi' hit'ii. t'ii inliahilidiis. an dt'-lmt ilu coryza aiicn. Nniis avons 
vu ri'MfliifVùni'nicnt jM-nililc «lu cory/.a (•(■dci' ra|)i<lonn'iit ii riiilroductioii 
il'uii traifiiunt de jutiniuadi' cjimplim' dans K's narini's. lU'aril, dans 
ces cas, le donnait aussi à l'intrrii'ur. 

C'est asso/ rarenu-nl ((iif l'on oniploii' aiijourd liui le caniiilirc conmio 
^limulallt dans k's ti»-vn's adynaiMi(|Ui's et les inllainnialions : lièvre 
iviiiioïdc. typhus, variole. rou^-eoU'. |iueunii)uie. etc.. lU' même (|Ue dans 
Iceollapse. ladmamie, l'état typhoïde, etc. Nous pos.siMh>ns dans l'élhor, 
l'alcdol. rammonia(|Ue. des au'eiits phis aftit's et d'administration plus 
liuile. Shesmiul/.eir s'est hien trouvé d'une eomltinaison (K- l'amphn- 
;iv('c l'antit'éhrine <lans le li'aitemenl de la pneumonie. 1-e eamplire 
riiiiièclierait alors l'aclioii dépressivi^ ch' i'aeélanilidi'. la température 
^a^aissant sans frissons ni coilapse. ( )n piMit utiliser les propriétés 
MMliilives i^énérales du eam|iiire dans le nervosisme, l'hystérie et ses 
svinploines Iti/arres : toux. névralii,ies, palpitations, ete., le delirinm 
treniens. le délire mania<|Ue. la mélaneolie. 

Comnio sédatif j^énital. K- eam])liri' a donné de lions résultats dans 
rih'iil'imanie. le pria]iisme. le salyriasis. la nym]diomanii'. les pollutions 
nocturnes avec faihlesse et atonie «i'énitale, les érections aeeompaii;nant 
la lilennorrliagie. etc. 

On a reeomnumdé le camphre, tant à l'intéi-ienr (pie localement, 
|H)ur prévenir '•• stranicnrie eantharidienne. mais les résultats n'ont pus 
iiiuiiiiirs été s .iisfaisants. Il réussit cependant. Ti dose moyenne, dans 
la strany'urie. la hlennorrhaifie, la ehaude-])isse cordée, la cystite, soit 
M'iil. soit comhiné à l'opium ou à la belladone. Dewees s'en est bi»Mi 
iroiivé dans la dysménorrhée, à la dose do 10 grains, répétés au bout 
iriiiie heure ou devix. si Ijesoin il y a. Hartholow le conseille comme 
ttticiue. à la même dose, contre les douleurs jiost -puerpérales. 

("est à la fois comme parasitieide, analgéi-ique, stimulant, sédatif et 
k'ger antiseptique, que le eamjihre forme 'a hase de la méthode de 
lîaspail. 

L'acide camphoriquo. expérimenté p; r Leu dans le traitement des 
siiiurK l'.oeturnes chez les phtisi(jues, a <lonné des succès, à dose de 15 à 
4J iînniis, HO grains étant la dose moyenne, ij action untisudoriHcjue 
(st d'autant plus sûre que les lésions pidmonaires sont moins puruk<htes. 
In résultat coinpU't a été oittenu dans (iO % des cas. 

Contre-indications. — Le camphre est. à cause île ses jn-opriétés 
liiTiiautes locales, contre-indiqué dans tous les cas d'irritation un peu 

[intense du tuhe digestif — 

Administration et doses. — T^a do.se moyenne du camphre 
piimMle 1 il 10 grains (0.07 à O.liô grm.) d'après la |)harmiico])ée. On 
Mit aller hien au di'là, pourvu (pie l'on ait soin de fractionner les doses 
fctck' ne pas donner plus de 10 grains à la fois. ])ans aucun cas on ne 



2-> l 



CAMI'HItK— MOXomiOMIIJK DK CAMIMIIIK. 



doit aiiiuiiiisti'i'i' ii- (':iiii|ilii'c en rnon-caiix ('iiiii|iu('ls. lunïs. un i-iinlriiiiv. 
(oiijuni-s tirs divisé, eu iioudrc. iiirorjioiv ù de la roiditinv à un .Hii'(.|i.,,|| 
MouH Idi'iih' '!" caclu'I. 

I<fau caiiipluvf (Ur.) su prcscril ù dose de 1 à 2 ouccn (.'{(l (mi ;, 
(io.dfl nTiii. ). liU Iciiilurt' de cainiilirt' on alcool camiilnv ( Hr.). (pii x'it 
in-iinipaicim'iil aux iiNa^'s cxli'nu's, se donne (■i'|u'ndaiil anssi à l'iiiir.. 
rii'iir. à dost' de 10 à .'{(• niiniiiu's (UMi iV 1.7" .iCi'ni.) «lans du lait on mu 
dn snci'f. l'onr nsai>'i's l'xtcnu's, on «'in|tloii' cncort» très souvent le linj. 
nicnl on linilc caniiduvc ( Ww). en tVictions. le IJniincMit eonijosé i \\\\, 
(|ni renliTine en ont re de raniinoinaqne. et enhn le eani|ilii'e |iuiv(''ns(''. 

liU teinture de cainplife coiniiosi'e. ou «'lixir |»aréi;oii<|ne ( Mr. i.scii 
sni'tont coninie |ii'i'|iMfalion d'o|iinni. C'esl nn médicament dr-. plu, 
usités coinnu' sédatif stiniidaiit ei anodin. principaU'nu nt che/,lesciitiiiii> 
l>a ilose ordinaire- est de .') à (lU minimes (((.:iS à ,"!. K( yrm. ) suiviinl làir,.. 
<'li:n|nc demi onci' d'élixir |(ar(''ij,-oi"i(|ue l'enlcrnie I ,i;i'ain (ropinm. 

li acide cam|>lioi'i(|Ue se <lonne à dose de 1.') à 45 ifrains ( i.Oii :, :;iiii 
ii'l'm. ) en cMi'liets. 

On a constaté f|Ue l'alcool saturé de cam|ilnv dissout S |ni> |,1||, 
«l'ioilotofme (jue lalcool non cain]iliré. et ([ue le cani|»lire anniiKiiicinii 
aussi notalilement la soluliilité de l'ioiUd'orme dans l'imile <roliv(>. {\: 
<leux laits peu'H'iit et l'c utilisés dans la pré|tafati<)n des solutions ioild 
t'ornu'es. 

Toxicologie, l'ans remi)ois()iinenn'nt par le camphre, k' ii'ait. 
ment consiste tout d'alioi'd :'i l'aire rejeter le iioison. soit an moven ilcln 
poni|)e i>;astri<pu'. soit |>af nn vomitif'd'aiKunorpliiiie, de moutai'iiciiiiili 
sulfate de zinc, l'as daul idoles chiinifiues. Le.s antidotes d\iKiiiii(|iii'. 
sont les stimulants: ammonia<pie. étiier en inhalations ou niieiix en 
injections sous-cutanées, alcool sous la |teau et non par la houclie. :itiii 
de ne pas dissoudre davanlai^'e le cam[)h ri' inn'éré. lîéclianlVer le iiuilinli' 
jiar Ions les moyens possiltles. Douches (duuwK's et IroiilesaiteriK'cs sur 
la jioitrine. 

CAMP.^^RE (Mo.NonuoMi HK UK). — ( 'iiiii/i/iura inuitdlironKihi. 

( 'etlu c ison du caixipiire avec U- iirome se présente son> liu'iiiv 

Uaigui'' ili<pu's incolores, à o(l( ur et saveur cam])iirées. l'iw 

(|ni' i' 'lans Teaii. soInliK' dans l'alcool, l'ét liei' el le chlorolorim'. 

.jn physiologique et usages.— Li- monol»roiumv è 

canqthrea les mêmes pioiu'iétés pliysiologi(pies (]ue le cumi>hre. ( 'iiiniiu' 
lui. il est sédîitifde la circidution, de l:i.resi)ii'ation et .ai sys|(~iiic lur- 
veux, analgésiipie et léger hypnotiipie. 

Ses imlications .sont celles du camphre. < )u le prescrit surtout iliiii- 
les névralgies, notamment la migraineet l'iiémicranie. dans la cé|ili;iliili,'ic j 
nerveuse, rinsomnie. Comme sédatif, on le recommande avec raison | 
dans la coqueluche ( Bartholow) à touti-.s ses [)ériodes. mais suriniit ;i 



MON'OllItOMIItK l>K CAMlMIltK—CANNKI.I.K. '.''.'.'. 

in'nixli' tU' HpiiHiiu', (liiiis lii (Ifiililitiii jiriiiMi' des t'iilimls. iiv«t ou sans 
(■(iiiviilsiniis, lu ii_viii|ili<)iii!iiii»'. riiNsit'i'ic, la s|n'niiati)rrlit''i'. rt'iii|i()iH<>niK'- 
III, .lit |iai' la strycliiiiiic. 

Administration et doses.- on •lomif le Imiiuurc lU- cainitluv 
,11 )iiliilf i>ii l'ii l'-iiiiilsinii. à cluse <li' I à Kl jjjraiiis (O.OT iV ((.(iô ijnn.). 

CANADA (Tf^lKÊHKNTIIINK h\ ). -Ti rrl'i'lit liiuil ( 'itltudillsis. IJr. 

Si/iioiii/iiii' : iUimunt do sapin, liaiinic du Ciinutla. 

( )|t'«i-irsiiu' li(|uidi' Inurnir pai- Ir l'iinis luilsunirn. ( 'onsistaïu-o (U' 
mifl. jauni' pâle, odi-ur dt- lôn'dicnl liinc. savcnr iici'i' t't ainèro. insolulilc 
ilaiis I eau. soluItU' flans rulcooj. l't'thi'iM't li- 1 idurotornit'. ikcnrcrnif nno 
iv>iiii' cl une litiilc essentielle (pli l'st l'i'ssenee de téivlientliine. 

Action physiologique et usages.--» 'omme tons les balsumi- 
,|Ut>. le liaunie dn Canaila est stininlanl et anlieatarrhai. ( 'ette (k'rnii'Te 
mlion s'exerce à la fuis ]iar l'essence cl la rcsim-. siii- les niU(|ni'Uses 
liniiicliiipic et ii-cnilo-nrinaii'c 

On le pri'scrit (pu'lipndois dans le irailenicnt de la Immcliitt' aii^ni' 
. »;i seconde pcrioile. de la liront liitc chronitpu". de la lironidiorrln'-c, de la 
.\>liiect de l'urétlifite dir(nn(pU's. Il cnli'c dans la composition dn 
'.illddioii élastiipu' et dn ipici' v»'sicani. 

Administration et doses. — On donne la ■;-oniinc de sapin sons 
imiiie de pilule, associée à la uuiu^iiL'sio calcinée, ou encore en ca|isulcs ou 
"H (•iinilsion. à dosi' de .") <>'ruius (i\.',Vl n'i'ui.), à ivpéli'f au liesoin. 

CANNELLE.— rV///(^//;(0/;// nirtcx. Uv.—('(ini'l/<c ('nrfc.r. I5r. 

l'iMix écorci's )troduites pai- II- '^ '(/«(■//(/ (^//*(/ et par le ('iniunitnminn 
y.iilliiiiirinii. La i)ri'iuière a une odeur de cannelle et une stivtuir acre 
ti MiiuMV. (iucrc eiu])lo_vce i-u luédocine. La seconde a une odeuv 
i;ii'a(.'léfisti(pie et forte, une saveur sucrée. aroinatiipU'. cii." ide et 
liii|Uiiiitc. Klle seuil' nous intéresse. La caniu'llc doit ses prop.iétésà 
aiic liiiilc e.s.sentielk' (essence de cannelle), et renteniic en onln.' du 
'aiiiiiii. du siH're. du inucila,!i,"e. 

Action physiologique et usages. — Par son liiuie volatile, la 

aiiiifllc est stiniidaute, ioni(|\U' stoniacirKpu-. carniiuative. ilia[)lioréti(pie, 
aMtispiismodiqtie. I*ar son tannin, elle est. de ])lus, ustringeute. 

On s'en sert jtriiicipaleinent coniine véhicule et correctif des ifkédi- 
iiaiiR'uts actifs et irritants. ( 'oinine tonique stoinaclii(pie. elle est utile. 
Il ia fa(;un de toutes les sul)staiu'es aromatiques, dans rindii;'estion. la 
hastvalii'ie. les coliques, la flatulence, la diarrhée. Dans ce dernier cas, 
l'associe à la craie, au ratanhia, tui hismuth, et, s'il le faut, à l'opium. 
|:Eik' a (loiuié des succès dans quelques cas d'iiéniorrhagie pulmonaire et 
ii'i'iiu'. Klle a^^irait alors jtrom])tement. arrêtant rhémoi'rluiu'ie en 
i«hix on trois heures et ne causant [)as de douleurs. 

A rcxtérieur, elle sert principalement à la C( nfeetion des élixirs 
Ijontifrices. 15 



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22G 



CANNELLE— CANTHARIDE. 



La cuiinello blunclie no sort en pliiiniKuic i\n'ii la prépaviitidii du 
vin (!<' rlmliarlK'. 

Administration et doses.— Lu dose de la |h)ii(Iiv (W ( inmciic 
est do lu à 2u nTaiiis ((».().") à L!>(( grni.) en cachets on on snspcnsidi, 
dans ni 1 mucilaiîo. Jjos |)ro])ai'ati()ns oHicinalcs sont l'iniilc ossciiticllc 
1 à 4 lijonttos, en ]»ilnlo, sur dn snero ou en éniulMion ; l'eau do cauiifllo: 
1 à 1 onoos (:-JO.(IU i\ (Kl. (Kl i^vm.) l'ospril do cannollo : ^ à 2 di-acliiiic>: 
la tointui'o \ à 'J. draciinios ( LTO à (J.T') i;-nn.) ot la jtoudro dt; caïuifllf 
coinposi'o: 15 à 10 tri'idns ((1.2(1 ii (1.(15 ,i!;rm.) on caoliels. 

CANTHARIDE.—^ '.tntharls. \\v. 

Si/u'iiiijiiic : i\!ouclio vô.sioanto iri'lspagno. 

On om])loio l'insoclo ailnlto ontior. de-sséolicot pulvcri.sô. \.n |inuilir 
est grise brunâtvo ; son odour. [)i'nétvanto. rappollo collo i\v la souris : si 
saveur est t'î ' La oantluiridi^ ront'ornie un principe actii' iri'itaiit it 

oristî^'isahio : la ciiitiiud'idinv. laciuolle e.sl à jiou près insoluldo dans IVuii. 
peu sor.ible dans l'alcool, beaiu'oup au contraire dans les étiiois et if. 
liuiles ossentiollos. ainsi (pie dans les corps gras, liquides ou f'ondu>ci >w- 
laut dans le chloroforme. Kilo se dissout enlin dans les idcalis i>y<lrat('î*.i'ii 
formant avec eux dosselscristailisablos: loscantharidatos. Ijacantlinridiur 
se comporte alors comme un acidi' biUisiquo faible. ])ouvant toi'iiicnli^ 
sols ([ui Jouissent on général di'S mf-mes propriétés vésicantos (juclli 
Tels sont les cantharidates do potas.se. de soude, d'ammonium. 

Action physiologique. — Appliquée sur la iioau. la poiuhvpii 
l'cmplàtro do cantharidos ])roduit. au bout do nue à trois lieinvs. un^ 
sensati(jn de ehaloui' (pu dégénère bientôt k.'\\ ouisson et ou (Idulciir 
accompagiiéo de rougeur et d'un peu de tuniéfaotion. A cette nilM'fiic 
tion succède bieutôt la vésieation : l'épidermo .se soulève par priii' 
bulles romiilies d'un li(pùde Jaunâtre ; colles-ci grossis.sent, se réuiii.'HMii 
entre elles, fornnint ainsi une ou jdnsiours ampoidos plus ou mm- 
grandes suivant rétonduodu vésicatoire. Avec remjilâtredo cautliaiiilr. 
l'etî'et vésicant n'est com|)let qu'au bout do (i à 20 heures, selon la léiniitt 
de l'épidermo et la vitalité de la peau. Avec la cantharidine. la V('>i(:i- 
tion se ])ro(lnit au liout de quinze à vingt minutes. En certains iii- 
oxce])tioiniels et très rares, la cantliaride nuiu(pie absolument sou l'Itit 
et. malgré un contact prolongé, ne produit aucune trace d'intlaïunuitinii 
do la peau. Le liipiide exsudé est Jaune citron, albuminoux : il dniiih 
une réaction alcaline et contient de la cantharidine. Si on oiivir Imii. 
l»oule. ce licpndo s'écoule imnu'diateuH'nt ot le doruio. fortemcul i'mi!.'i 
est mis à nu : il se j-ecouvre bi,'u(('»t l'un exsudât an-do.ssous dii(|Uii 
l'éinderme se formede nouveau, la [)eau restant plus ou moins fnrU'iiit'i! 
pigmentée an niveau de la plaie du vésicatoire. Si, ranii)ouK' u'ayaii: 
l'us été ouverte, le li{[uide reste en contact jtlus ou moins proloutft' iivi' 
le derme dénudé, une certaine ])rop(U'iiou do canthari<line s'alisin'K'. 



CANTÎIARÎDK. 



s>itli>-;iiiti.' parfois à produire du cûtt- dt-s vo'n's ii;rnito-uriiiiures. uni- 
st'i'ic d iU'cidontsdout l'iMisciulilc coustitu • le rifiifhdrii/lsitic : l^n'or luou- 
vi'iin'Ut tV'lii'ik'. diuduutiou de la si'civ("n»ii uriiinirc. liosnin fn'cpK'Ut 
(ruriniT. dysiirie, sti-anii'urit', (|Ufl(|U(.'fdi.s miOuk- lii-inaturic. c'-rcctious 
iloulouvc'uses. Cvs frt't'ts varient, il laul le dire, suivant hi jn-é parât ion 
l'iiiiili'Vi'c l't la ([ualité du inéilicument. et surtout suivant les iuieusions 
i\\\ vt'sicatoire et la durée de son a]>])licatiou. Plus le vé itoire est 
^rraiid. plus les accidents doivent être redoutes. Ceux-ci survien<lront 
lutalenient si. une fois les pldyctènes tonnées, on ne ])i.'ud ])as le soin i'...' 
i('s nuvrir iiour eu l'aire sorti i- la sérosité charu;ée de caut haridini'. La 
]ir('ilis|iosition et l'irritaliilité du sujet t'ont '■i;-alenieul vai'ier lu frécpien- 
ir (les ii"cidents. (^iielipies sujets, très ])rédis))osés et susceptiltles, ont du 
ciiiitharidisine (dia((ue t'ois ([u'on k'ur ]»ose un vésieatoire. .Mais il est 
juste d ajouter avec (îulder (pie cettt' coiujilication est assez rare, et ne 
s'olisorve y'uèn' plus d'une l'ois ou (k'ux sui' viui;'!. et niênie moins sou- 
vent eni'i»re. 

J.a plupart du tt-nips. les accidents conséculils à l'emploi des vési- 
latoires ae vont içuèiv au delà des j)hénoniènes d'irritation (pio nous 
venons d'énuinérer. Il n'en est ])lus de même toutefois quand la eantha- 
viile un la cautharidine a été introduite à dose sufîlsaute par les voies 
iliijestives. On observe alors deux ordres de symptômes bien distincts : 
irux qui se y)assent du côté des voies din'estives. et ceux constatés dans 
lis ori^'aues y;énito-urinaii'es. A dose relativement pi'U élevée, la cantlia- 
riiliiu' détermine une irritation plus ou moins violenti- (h- la uuupieu.se 
lie l'estomac et de l'intestin, avt'c nausée, vomissements, gastral^'ie, 
iliinrliée. colicpies violeuies. l'rescpu' eu même temps, l'absorption en 
l'iaiit l'apide. la cantliaridine jiorte son action sur les organes urinaires. 
i|ui lui sei'veïit de voies fl'élinnnation. et détermine des douleurs ivnales. 
ili'lii ilysurie. stranguvii'. (diatouillemeut k' longde l'urètlire v{ au n'Iaud. 
iiivifs l'ré<|nentes d'uriner. l'ui-ine ne coulant (jiu' goutte à goutte. 
ii'iu'sine vésical. hématurie. albunnnuiMe, érjctious, priapisme. tous phé- 
iiiMnèiies <pii correspondent aux lésions suivantes: forte congestion des 
ivius et même né])lirite parencliyiuateuse. cystite et uréthrite. La réac- 
tion intlanunatoire est ]ilus ou moins inteusi' : lecieuret la respiration 
vaccélèrent. la tem]»érature e.st élevée, la peau, sèche d'abord, se eouvi-e 
lie sueurs, il y a soit' intense, dyspnée. Si ^a <lose est morti'lle (."io à 40 
;::i'iuns(le poudre île cautharides). des convulsions surviennent, et entin 
anvt de la respiration et de la circulation. 

Kii ré.sumé. la caulharidi' est. localement, vin irritant dont l'action 

[!"'iu aller, suivant la durée de lai)plication. de la sim])le rubéfaction à 

jl;i vi'sication. A l'intérieur, elle est irritait e ])our les voies digestive.s. et. 

Bilisorliée, irritante encore jiourles organes urinaires. Son action apliro- 

lisiaqui'. (pli n'est (pi'uue eonsécpienee de l'irritation vésieo-iirétlirale, 

keon.siste qu'eu une stimulation des désirs sexuels, et nullement daii.s 



•'•'s 



CANTHAHIDE. 



i'uugnientutiun do la imissiiiice virile. ••('(• soui lu. dit .M. !)ujariiiii- 
Beaumetz, (lew pliéiionii-iics dv stiiimlatioii rt'He.vc des oi-^-aïu's (jr |;, 
tçéiu'ratioii, par la nuKHU'Use iirinaive oiiHaiiuiirc : ce i- mI di'.s ti-oiihlo 
svin|iatlii(|nes senildahles au pria])i,sine de rurétlirite aii^'ue." Au roic, 
l'aelion a})ln'odi.siaque de la eaiitliaridi' iiese j)r(iduil (pie sous rintliieiicc 
de doses sult1sant«'S ù irriter la Miu(|ueuse uréthraK et iiu'"me à reufhuti- 
nier.ee ([ui eoustitue. dans l'espèce, un état ]iat holoiiiipie (piil tiiui 
toujoui's évitir. 

La eantliaridine s'élimine parles reins, dont elle stimule la sécivlidn 
<juaiid elle est <lounée ù petites doses. 

Auxiliaires. — L'ammoniaque, l'iiuili-de c roi on. le tartre éin('li(|iic, 
le chloral, et tous les vésicant.s en i^-énéral. l.v chloroforme, les Imilc, 
volatiles, (pli favorisent la dissolution de la cantliaridint". 

Antagonistes. — Les émollient.s, les mucilairineu.x contrecan'i'ui 
les ett'ets irritants locau.x d(! la cantharide. Fa' camphre, les hroiniii'o 
alcalins, l'opium. calnu'Ut les svmptômes réHexi's d'oi-drt' n'énital |)i'(nliiit- 
par U' nicdicameiit alisoriié. 

Usages. — Comme ii-ritaid sim])le. on emploie la eanlharidc sdih 
l'orme de pommade ou incoi'|)oréi^ à une lotion, dans l'alopécie ((ur-cru 
tive aux u-ramles tièvr/s ou aux imiladies du cuii- chevelu. l'aloiuVic 
syi)liiliti(|ue. l'alopécie circonscrite, etc. i'ille aii;it ici cmi stimuluiil la 
nutrition des hulhes pileux, et ri'ste miturellenient sans elVet (|uaii(| Ic- 
livdhi's sont détruits. La cantharide eiitri' dans la composition de la 
plu|>arl des lotions, pommades, etc.. recommamlées contre la cliuuiic- 
cheveux. 

l'est comme suhstance vésicante et aident de révtdsion que la caii 
tharide est le i)lus .souvent em])lo\'ée. A ce titre, les usai^'es de la c:)]] 
iharide sont ceux de t<';is les a,i!;ents révulsifs, et les indications, de luriiii' 
(pu- le moile d'action de cette sul)stance. sont cimix (pU' nous avoii> dinc- 
loppés dans une aulrt'si'ction (voir pai!,'e ~'A et suivantes). Lisons nran 
moins ici. sauf à ih)Us réjtéter. <pie le vésicutoire à la canthai'iflc. le phi- 
omi)lové de tous les vésicatoires. est mis à ]irotit dans un i^-rand ikumIuv 
d'inllainmations. soit à la ])éri()de ain'ué, ce ([ui est rare, soit le plus smi 
vent (luand l'at'uité commeiui' à cé(k'r. et dans les forn\es chi'oiiii|Ui's,c! 
c'est dans ces derniers cas (pi'il est k' ]ilus tuile, entre autres dans li- 
iiitlamnuitions des séreuses: péricardite. pK'urésic. ])éritoniti'. méiiiiijriu. 
arthrite, dans la ])nenmonie. la phtisie i)uimonaire. la bronchite, de, 

Les o])inions dittèrent un |ieu au sujet île l'opportunité d'ap|ilii|iui 
un vésicatoircà la première ])ériodi' d'une ])h]o,!j;iuusie. comme jini't.xni 
iile la pleurésie, la pneumonie franclie. J^a pkipart des iuiti'ur>. ccihIi 
dant. sont d'avis de lU' |ias s'en servir alors, et Bartholow dit i|iit' I' 
vésicatoire ne fait (pi'auii'nicnler. au déhut. l'irritation des syslèiiii's vu- 
«•ulaire et nervt'ux. Flint y voit en outre le désavaiitatço <pie présontolal 
plaio aiiisi failt'. d'cmpê(du'r la lihre exploration de la |)oit riiic l;i |ni- 



,^^- 



CANTHAHIDE. 



229 



fiis^ii)ii l't rausciiltiUion. A cctti' r.rriodo convifinioiit mioiix les riiln'- 
tiiUits et les foiiit'iitalioiis cliaiules simples, (^uand la maladie a passé à 
la se<()n(le ])i'Ti()(le. dite d'exsudiit ou d'é]miieliement. la vésieation est 
iii'ttciiieiit iiidi(|iiée, soit pour limi'er la (|uantité de matières exsudéesou 
l'ijaiulu-es. soit pour en faciliter la résorption. Aussi le vésieatoire rend- 
il (rcxeellents services dans la deuxième et la troisième ])ériodes de la 
iileiin'sie et de la périeardite avec é])an(diement. Ihius la mt-ninifite. 
>((ii utilité est moins évidente, liieu qiu' son emploi soit des jilus rationnels. 
Chez les ])litisi<|ues. si fréquemment atteints de pleurésitM't de pneu- 
iiuniie circoiisei'ites. de petits vésieatoires appli<|nés au niveau des som- 
mets ou des ])oiuts doulouirux souhii^'ent Iieancoup non seulement la 
douleur nutis aussi la toux. On les réjiète au liesoin. évitant toutefois de 
les appliquer tV intervalles troj) rapproidiés. Nous nous sommes souvent 
liien trouvé de renii)loi d'un vésieatoire au cours de la laryngo-tracliéo- 
linnicliite. avec toux ineessanteou ])'iroxystique et expectoration peu 
iihoiulante : le v ' ..toire, placé au niveau du sternum, a souhiijjé la toux 
il'une fa(;on renuir(|ual>le. 

I»ans la péritonite. rap])lication ilii vésieatoire doit C-iw tanlivi'. et 
succédera l'emploi des ruliétiants. tels que la moutarde et la téivhen- 
iliine. Dans la ])éritonite circonscr'e. ils sont des plus utiles, de même 
(|n(' dans la seeon<le pério<le de la ])éritonite n-énéralisée. On a vu des 
l'Iiaiuliements péritonéaux céder avec rapidité à Temploi d'un ^rand 
vésieatoire couvrant tout l'alidonien. 

I>ansles inflammations articulaires, les vésieatoires tavorisenl liea.i- 
rn\\\\ la résor])tion tlu liipiide épanché ; on peut, dans le même liut. les 
l'aire suivre d'iuie com])ression méMiodlipu'. 

Le rhumatisme articulaire, ain'u et sous-ai£i;u. a. dans la nu''tho<le 
ivvulsive par les vésieatoires (niétliode de Davies et <le Decliilly) un 
iiioilc de tniitenu'ut cpii éo-ale presque en efficacité la médication par le 
silicylafe de soudi-. Sous leur intluenee. ou voit d'aliord disparaître la 
douleur et la sensiliilité articulaires en mênu' temps (pie la tuméfaction : 
If pouls se ralentit et la températui-e tondieen peu de temps : le dauii'ei' 
de ntui|dicatiou cartiiacpie serait )nême diminué ainsi <|Ue la duive de la 
maladie. Uin^-ercl Bartliolow recommandent rajiplication de tout petits 
vt'sicatoires léy;èrement espacés aulourdes articulations malades, de pré- 
l('rt'Uce à un seul yrand vésicatoii'c. Hartliolow att riluu' l'action curai ive 
du vésieatoire. dansées cas, à rintlnence (pi'il l'xeree, ])ar rinti'rmédjairi' 
di's nerfs tropliiqiies. sur la métamorphose des tissus. Comme proiihy- 
la('ti(|ue des accidents cardiacpu's. on a recommandé ra]»|»lication simul- 
tanée (l'un vésieatoire sur la rén-ion ])récor<liale. Harkin a nn^nu' souijé 
MIC traiter le rhumatisme ipic par l.i vésieation de la réiidon ]>récordiale. 
ftacité trei7.e cas à ra|»pni ; pour lui. les vésieatoires ai)pli<pu^s su i- ci'tte 
l't'iriou s(uit un puissant dérivatif dont l'action se faii sentir sur toute 
Iwiniuniie. 



'V.>, ■ 



230 



CANTHARIDE. 



Cniiinu' aii'cnt de n'vul.sion. le vésiciiloivc à la cantliiii-idi' est oiicdiv 
c'iu])loyé avec succès dans la i^astritc suhai^'iii' et (diroiiicjiu;. les vomissc- 
iiK-nts reiiolk's. la périliéputiti", l'ovarite, la péiMinétritoet la |iara-iii('tiitc. 
les C'éphalaly-ii's ehroiii([aes et ï'obclles de nature coiio-estive, les nt'\ iii|. 
u:ies. surtout les uévral<i;ies elirouiqiu's. invétérées : sciatique. i»leuri)dyiiic. 
tie douloui'eux. etc., contre lesr|uelles il ayi t. suivant Anstie. '•connue un 
véi'italile stimulant de la i'onction iiei-veuse.'' ("et auteur reconiniiindi. 
< le les a|)l>ii([uer aussi |irès <jue |)(issilile (lu t rou d'émei'n'ence du li'onc 
<[ui fournit k' uerf malade. Dans les névrites, on olitient én-alenieiil im 
soulai!,'i'nienl niar(|ué par ra])pli(-atii)n d'un vésicatoire sur le trajet du 
nei'l' enllaniiiié ; la douleur se calme en même teni|)st[ue linllammatidu, 

I )ans les utt'ectiinis inflammatoires des yeux ot des oreilles : coMinuc- 
livite. ii'itis. choroïdite. rétinite. otite, etc. les vésicatoires l'endenl xm- 
vent de lions services. 

]/a])|>!ication réi)étée du vésicatoip'à la cantharidea été préciuiisiT 
dans le traitement du hniion. de l'adénite simple, de l'adénite scrdju- 
leuse. etc. On empêcdn'rr.it. parce moyi'U un peu énergique, la t'ornialinn 
d"un ahcès, < 

On a réussi, ]iaraît-il. à ai-réter une attacjue imminente d'é]»iK'|jsic, 
l'ii aj>iili([Uant sur le nu'Uilire d'où ])art l'aura un vésicatoire qui eutuuiv 
complètement ce mendire. Le nu'me moyen a été etticace dans un cn^ 
de paralysie hy.stéri(iue. nous dit IJiynolds. et l'apliouie hysléi-i(|U(':i pu 
être guérie |)arun vé.sicatoire a[)])li(|ué un niveau du larynx ( Bartlidjou . 

A l'intérieur, lu cantharide. sous l'ormode teinture, a été très riToiu- 
mandée. il petites do.ses (1 à 2 youttes), dans les cas d'irritaliililT' de l;i 
vessie, surtout chez les i'emmes, et. chez l'homme, dans les maladiosiir 
la prostate avec ténesme vésical. MlU'a donné .satisfaction, mais touioui- 
à doses minimes, dans la hleunorrliagie (dironicpie. la prostatiu'iii(V. 
<|Uand il y a atonie et failde.sse de la circulation vésicale et iiréthndi' 
dans la spcrmalorrhée atoni(jue. A doses moyennes, elle peut dcwiiii 
utile, l'omme ii'i'itant de l'urètlire. dans l'impuissam-e fonclioniicllc iilin 
puthique avec fi'iii'iilité. Klle est inutile (puind l'impuissance t'st ^\Ul|l^| 
U'.atique d'une maladie <;'éiu'rale ii'rave ou d'une atlection des (cuU'i» 
iiervi'UX : ataxie, etc. Kn i^'énéral. il faut être très sohre de son eniplni 
dans la nu'<lication apliroilisia<pU'. 

L'application la ])lus récente de la cantluii-idinc et de ses sels (ciui 
tharidates de potasse et de soudej est c(dle ([u'en a faitt' dernièivnu'iii 
I,ielireicli au ti-aitenuMit de la tulicrculose pulmonaire. Lescantliuridatov 
injectés liypodermi(iuement. à ]>etites doses, détei'uuneraient du cûlûilc 
parties atteintes de tuberculose une transudation .séreuse altondaiilcqu; 
entraînerait et même détruirait les bacilles (le séi'um étant un aiilisi|i 
tique) et favoriserait la cicatrisati(»n des lésions tuberculeuses, il c-i 
<louteux copendanl <iue ce mode de traitement soit plus etlicace (|in' le- 
autres. 



-if-y 



CANTHAUfDK. 



2.'!! 



Contre-indications. — Nous avons (Ujà dit <iiu' li's vt'sitatoires 
„iiit (■()iitiv-iiiili<iiit''s dans k's (•!l^s d'imtuti./n iiorveuse fonsidL-ral)k'. ot 
nii'il l'îHit s'en servir avec préeautioii chez les vieillards et h-s enfants. 
Ou devra s'en d«''Hcr chez les sujets très déiiilités, surtout (|uand il y a 
alti-ration de la coniitositiou du sann' : purpura, scorbut, période ultinu' 
ilo la lièvre typhonle. (iuliler les conlre-indi(|ue avec raison, d'une nni- 
nière générale, au (jéliut des iiitlanimations très intenses, quand la teni- 
iii'niture est à l(U> (Ui 10.")" Falir.. (pi'i! y a insomnie continuelle et 
îtifitation nerveuse avec an.xiété. I'].\ception doit être faite pour le rhu- 
liiatisiue articulaire ai,y;u. Barlhoiow ranime la i;'rossesse au nombre des 
(■(iiitre-inilicatioiïs. On i»eut y ajouter l'existence de toute irritation ou 
intlainination des voies génito-urinaires. 

Administration et doses. — Les pré]iarations()iïicinalesdeean- 
lliarides sont : le vinaigi'e cant liaridien. uiacéralion di' cantliari<le dans 
1 acide acéticiue ; la liqueur vésicante. solution de cantharidine dans 
lôtlier acéti(|ueet (|ui sert à ])réparer le coilodion vésieant. celui-ci étant 
une solution tle fulini-coton dans la li<pieur vésieuntt! ; la teinture de 
(■aatliarides. .seide ]iréparation destinée à l'usage interne, à dose de .') à 
•JO minimes (0.2S à 1.12 grm.); la pomnuule. le papier é|»ispastique. 
rt'iii])lntre récliautVant. et l'emplâtre de cantliarides, ces trois dernières 
|nvparatioiis étant réservées aux usages externes. La poudi'e de can- 
ihai'ide se donne à dose de Jj à '1 grains (O.dli à (l.i;> grm.) en ]iiiules. 

Pour produire la vésication. on se sert, soit des pivparations li(|ui- 
iK's. ce qui est prétéralile .si elles sont lionnes, soit des ])réparatit)ns soli- 
des. Les formes li(pndes sont d'application plus facile et ])lus rapide et 
Miut lieaucouj» ))lus élégantes, ayant en outre l'avantage de [)ouvoir 
-.adapter aux endroit.s du cor]).' où l'emplâtre pourrait se déplacer Y>ar 
'«■■; mouvements du patii'ut. on serait ditticilenuMit maintenu en place. 
Mais la plupart d'entre elles sont incertaines dans leur action. Les 
|iréparations liquides de la [(harmacopée l»ritanni(pU' en particulier, ne 
loinieiit pas les ivsuitats (pi'on serait peut-être t'u droit d'en attendre. 
et i.ela est dû tout simjtlement il ce (pi'elles ne renferment jias une (pian- 
liié snttisante de' cantliai'idine, l'étlier acéti(|Ue et l'acide acétique étant 
-'■ul> employés comme di.ssolvants du pi'iuci]te actif. On obtiendrait des 
v-ultats liien supérieurs en se servant ilu cblorofornu' comme agi'ut 
.isMilvaui. attendu que la cantharidine e.st jilus soluble dans le (ddoro- 
lorme <|Ue dans tout autre li(iuide. Les formes li(piides s'apiilicpuMit en 
iiadigeuimages successifs, au moyen d'un pinceau, le nombre dv couches 
I îqipliipier variant avec ri.ntensité de l'etlet (jue l'on veut jtroduire. 

La forme solide la plus usitée est l'emplâtre. On l'étend à froid sur 
une toile ou un morceau de sparadrap adhésif. On le maintient en place 
k' tenqis nécessaire à la jtrodurtion des ])hlyctènos. de trois à six heures 
lU laoyeinie. Lue fois les cloches formées, on enlève le vésicatoire, puis 
'Il [iiatique. à la partie la plus déclive des [(hljetènes, une ouverture 



•>:!•> 



CANTHARIDE. 



(i'où s'rcoiilo la si'rosil»'. On ivcuuvrc ensuite lu j)artii' d'un catapliiMm 
on d'un lini^e huilé «m (•('■rali' qu'on ronouvcllc toutuH les quativs licinvs 
peniiaiit la iircniièro jouniée. et ensuite deux fois pur jour. ('Iia(|uc lois 
que l'on elianice l'appareil, il faut constater si de nouvelles plilytènes n,. 
se sont ))as forniéis : on les ouvre, en ayant soin <le ne ])as enlever l'i'jii 
derme (pii sert à ])rotéi!,'er les nerfs péripliéri(|ues (U'-nudés. La iïuériMin 
l'st complète a'i lioul de trois à (piatre jour.s. C'est là ce q\i'on a|q»ellc le 
vésieatoire rohint. Si on vi-ut \v convertir en e.xutoire ou vésicaldiiv 
/wriiKiticiit. on enti'elient l'iiiHaniMiation et la su]»puration jiar ra]ipli(;i- 
tion d'une ]»()mma(U' irritante: oni^uent de cantharide ou de saljiue. 

('liez les personnes sujettes à la .stranuMirie ou doi\t la peau est tivv 
délicate, par exemple eiie/. les enfants, il faut enlever le vésieatoire (puiml 
la ruliéfaction est complète, sans attendre la vésieation. On remphici' 
alors le vésicatoire ])ar un cata])lasnK' chaud, sous l'influence (lu(|U('] !(•< 
phh'ctèncs ne tardent pas à se former. Sur les parties recouvertes ilc 
poils, il faut raser ceux-ci avant d'aiq)Iiquer le vésicatoire. Dans tdii- 
les cas on devra lavi'r la ]ieau completement.au savon s'il est néeessuiiv. 
pour la déliarrasser de son enduit séliacé (pii cnipcclierait l'action de l;i 
cantliaridine. 

I;a forme du vésicatoire varie suivant la jiartie sur la(|Uelle on l'ii|i 
plique : il sera de forme carrée ]»our la poitrine, le dos. l'alidoiiuii 
ohlonu; ou en foi-nie de côni' tronqué pour la partie ])ostérieure du cdii 
en croissant jtour res])ace en arrière des oreilles. On devi'a. autant i|iii 
possible, nous le répéton.s. en éviter l'apjtlication sur des endroits de hi 
])eau accessibles à la vue, surtout chez les femmes. 

On a essayé [»lusieui'8 moyens dans le but île prévenii- les accidcni- 
du cantharidi.sme. Ces moyens, d'après (îubler. n'ont aucune etKcuiiti 
réelle. Cet auteur rejette avec raison l'interjiosition. entre le vésiin 
toire et la peau, d'un pajjier liuilé, les solutions alcalines administrée- ;i 
l'intérieur, le cam})lire ai)i)liqué localement à la surface du vésicatuirc 
L'interposition d'un corps <|uelconque entre le vésicatoire et la yvnw.i 
pour premier et i)rineipal effet d'empêcher l'action irritante de la cnii 
tharidine. ce qui constitue un inconvénient radical. On obtieiidiiiii 
peut-être de meilleurs résidtatsen donnant le camphre à l'intérieur iii 
même tem]is (pie l'on pose le vésicatoire. On peut aussi admiiii.-lvii' 
des boissons délayantes et mucilaiîineuses, dans le but de rendre iiinin- 
irritante pour les voies (pfelle traverse, l'urine chai'ii-ée de eantliaridiiir 
et donner (iuel(|ues doses de belladone ou de jus{|uiame. Au reste, ii- 
accidents du cantharidisme sont assez rares en réalité pour qu'oii m\ 
justitiable d'appli(|Uer di's vésicatoires cliaque fois (piOn les jn^'c iitiliv 
sans s'occuper des moyens préventifs. 

TiC Dr Wyss a publié un véritable ré(|uisitoire contre les vésirn- 
toires. Ils sont, dit-il. bien que dépourvus de toute propriété i liérii|ii'ii 
tique, prescrits journellement dans le but de soutenir la contiaiue du 



CANTIIAIIIDE— (ÎAOUTCHOrC. 



2Xi 



inalinl*'. (If i^ai^iKT du tc'iii|>s ]iiiiir iittoii<lrc lit convaK'Sft'ncc. plutôt (juc 
iioiu' en retirer un liéiiétiei' (|ui'1c()1H|Uo. \m lou<j;ut' expérience dune 
|iratii|ue des plus soutenues lui fait regarder les vésientoires connue une 
I v\uuiti' inutile. 11 les a employés dans le traitement de la pneumonie, 
lie la pleurésie, de la sciatique. mais il n"a jamais vu une amélioration 
iHiclcon(|Ue en résulter. Au eout l'aire, ils sont, d'apivs lui. plus ou moins 
iiiiisililes. troublant le sommeil du nuilade. a<i;issant d'une fac^im fïïclieuse 
siir les organes urinaires et donnant lieu souvent à di's éruptions olisti- 
iH'cs. Hntin ils augmentent la tièvre. et ]ieuveut atlV'cter d(> la façon la 
iihis f'âcluMise les conditions générales du malade. 

Toxicologie. — Leinpoisonucnu'ut par la cantharide est 'tari'ois 
;i((i(lcnt .'1. parfois ci-iminel, et survient d'ordinaire à la suite de l'inges- 
tioii «le la ])oudre. Il est rarement mortel. Ia' traitement comporte 
on premier lieu le rejet du ]ioison. ]iar la pompe gastri(|ue ou les vomitifs: 
;i|ioniorpliiiie, sulfate de zinc, moutarde', etc.. puis l'emploi de boissons 
.li'layantes : eau en grande (juantité. tisane d'orge, de gi'aine de lin, eau 
iilbumiiieuse, etc., de ])référence aux liuilcs. (pii aui-aient l'inconvénient. 
de faciliter la dissolution de la cantharidine, l't ])ar conséciuent son 
iilisorption. S'il y a douleur : morphine en injection sous-cutanée ou en 
>iipp()sitoires. Fomentations chaudes, cataplasmes, etc.. à la région 
hyiiogastrique ; camphre, helladone à l'intérieur ; boissons adoucissantes 
tisanes diurétiques. 

G AOJJT0B.OJJG.— a iitf,i-p,'rr/Hi. \W. 

Suc concret du Dichojtsi.s i/iittii. Si- présente sous forme di' mor- 
miux rugueux, de couleur brune, insoluble dans l'eau et l'alcool, 
Miliilile dans le chloroforme, le bisulfure de carbone et l'essence de téré- 
luiithiue. ije caoutchouc est extensible, flexible, éla.stii^ue, léger, iiuper- 
iiiôalile. Vulcanisé au moyen du soufre, il devient très mou et très 
«iiiiplc. tout en restant imperméable et élastique. On peut également 
11' durcir en le soumettant, api'ès acblition de soufre, à une forte ]jression. 
lU'st alors d'un beau noir. |)oli. et peutêtre travaillée la scieou au tour. 

Usages et mode d'emploi. — Dans la ]tratique de la médecine 
it (le la chirurgie, on utilise surtout l'imperméabilité et l'élasticité <le 
lu ifutta-pi'rcha. dont les usages sont aujourd'hui très nomltrcux. ()n 
t;iliri{pie. au moyen de la gutta-]»ercha. les toiles caoutchoutées pour 
|ii'iitégcr les lits des malades, les urinaiix. des bonnets à double s-ac pour 
In réfrigération de la tête, les coussins et nuitelas dans les(|uelson inslitile 
11' l'air ou (pi'on gontle par l'eau, dt's poches, vessies, pessaires, bandages 
herniaires, lacs pour extension continue, tubes ]>our drainage, compi-es- 
-inii, hémostase (bande d'Ksmarcb). ligatures, des stéthosco|)es. bougies, 
Miiidcs. calhéters, poires, irrigateurs, bandages compressifs. etc.. etc. 

hissons dans le chloroforme, le caoutchouc donne un lirpiide de 
iiiisislaiice é]>aisse, emplo3'é dans la ])réparatioii du papier vésicant. 



2:\l 



cAouïCHorr— cAPsrruM. 



On ;i domu' le nom de I riiininitifiiif à l;i >(iliitioii de 1 icirlic (le t;'iiit;i- 
pereliM ilans s ou II) |i;trti»>s (en jioids) de cliloroforine. Hti'iidiic >.iir|;i 
peim, lu I nimniilifiiK' laisse, après (''vaporalioii du clilorolurnu'. un,. 
iiiiiicc coindic de caoïitciioiu-. (pii sort d'ciidiiit |)r()t('('tfUi' dall^ K» 
lui'iiu'.s cas aiix<pu'ls s'ai)pli<[m' k' collodioii. l-lllt' a sur celui-ci l'avan- 
taire do ne pn^luire ni tension ni <loidt'ur. 

CAPSICUM.— r/zy^s/r/ Ov/r/y/.s. l\x: 

Si/iiiiii;jiiiis : l'()i\ re de Cayenne. j»i)ivi'<' de («uinée. poivre roulée. 

<)n en)ploie les t'niils niàrs du ('ii//sifiiiii /(/■■^fii/ltitinn. l'elits. d,. 
couleur i'oUi>;e oraiifçt'. ils contiennenl plusieurs senienci-s. Saveiw àciv 
et Itrfdanle. l'enl'ernient un |>rincipe acre et irritanl ; la (•(ijui'cnn', ft 
de plus, une liuile à (jdeur forte et de la i-itj).H(iïciiti\ c()ni])()sû sp('ci;i] 
éiuetlant. sous l'intluence de la chaleur, des vapeurs très irritantes. 

Action physiologique. — Jiocalonient. le capsieuiu esl tii- 
irritanl. Wédiiit en va])eur il pi'ovoquo de la toux vl de réterniieiiioni 
Sui' la [>eau il donne lieu à do la ruliétaction avec cuisson violente, d 
même il de la vésication si le contact esl proloni;'é. Dans la liouclu' ii 
provoque unc^ sensation de Itrftlure et de la salivation. Dans l'esioinai 
il occasionne, à jietiles do.ses. de la clialcui" epi;i>;iistriquo et stimule \'i\y- 
petit et la digestion. A loses élevées, il irrite fortement la mu(|ueusi'. (i 
reutlanime inênu'. à la faeon des poisons irritants. 

Alisorlié. les ])rincipt'sa(iifs du poivre de Cayenne agissent à la liirdii 
(le ceux du poivri' noir sur la circulation M les sécrétions. Le poiiN 
s'accélère, la tenqiérature s'élève, la sécrétion uriuaire augmente. |)i 
fortes doses donnent lieu à de l'hématurie avec ardeur urinaire. straii 
gurie. ténesme vésical et priapisnie. \jv eapsicuni est consévpiennnciii 
un aphroilisiatpie. il s élimine par les ivins. 

Usages. — Comme stonitu-hique. le ca]»sicuin est utile dans la il\^ 
pe])sie atonique. et ]ilus spécialement dans la dyspepsie di-s ivrognes d 
le catarrhe gast ricane alcoolicpie s'acconipagnant de treniiilement etd'iii 
somnie. On le prescrit aussi, comme toni([ue de l'estoniac. après li> 
excès alco()li(|Ues. ' On l'associe avantageusement aux aromali(|ues. aux 
amers et aux eupcptitiues dans. les coliijues Hatulontesdes hysléi'i(iius. l;i 
dy.spepsit( Hutulente. surtout chez les hypoeondriacjue.s et le.s fenunosa 
l'époque de la nu'no])ause. Très utile, associé à l'opium et à l'étlier, 
ilans les diarrhées catai'rhales. la diarrhée d'été, le choléra nostras. I;i 
période initiale du choléra épidémi(pie. les vomi.ssements du mal de iiifi 

Le caj>sieum. dit Bartholow, peut êti'o avantageusement adiiiini- 
tré, associé au thé de hcinif. dans les cas de fièvre adynanii(iue et ;uitr.> 
états de déhilité du sy.stèine. de même que dans la fièvre interniitU'iiU'. 
rempoisonnemeul jtar ro])ium. etc. On peut encore prescrire, dans oc- 
cas, la teintun- de capsii-uin qui agil alors comme stimulant général 'lu 
système nerv'cux et du cieur. Xetchaëf a employé avec succès la ti'in 



CAPSICUM. 



'j:!f> 



iiiii' il*' fiipsicum <liiiis huit cas de inii'iminu'n' clic/, k's !ilctM)li(|iics avec 
.|('lirc Irôs intense, «'t en conclut (|uc le l'ciuède l'ait uvorlev ou ilu moins 
liiiiinnc les ueeès <lcMlélire ciiroiiii|Ue dans hi |tnt'uni()nie et exci-ce une 
iiitliicnee tiivoralile suf l'action du c(eur ; l'aiipétit s'améliore ; le summeil 
i'>t calme et i>i'ot'onil. L'action stimulante du |M»i\ re roui^esi' manifeste 
lient -être encore |)lus évidemment dansU' traitement du delirium treniens ; 
11' capsicum calme ra<i;itatioii nerveuse des sujets et iirovoipu^ le sommeil 
idut cil au'issant comme loni(ine stoma(dii(|ue et comme auxiliaire <le 
iuli'ool. l'onr irm.y'ei". c'est le ineilleui- succédam' ([u'on puisse adminis- 
ii'iT aux dipsomanes et utix morpliinonmnes (|ui veulent aliandonner 
l'usinée (les alcools et de l'opium. 

i,e poivre l'oui^e se prescrit au même titre ipie le cuhèlie et le poivre 
iiiiirdans l'impuissance t'onctionnelle et la spcrmatorrliée atoni(pie oTi il 
\\':\</\\ (pio iliine nnmière indii-i'ctc comme le t'ait la cantliaride. Slioe- 
iiuiker Tassoeie alors -X la coca. ({liconimandé dans la cystite et la 
iivélite elironique.s, il doit céder le pas aux halsaïuiipu's proprement dits et 
au ciilièbe. 

r.e.s usai!;es locaux du capsicum sont ceux des ruliétiants. On s'en 

«iTt trrcpu'mmeiit en catajilasnies ou sous forme de lininu'nt. seul on 

;l^^n(■ic au caïuplire. à raninionia(iue. dans les douleurs névralu^icpies et 

rhuinutismiiles. le rhumatisme nmseulairc. l'art liral^'ie. etc. hans le 

iiii'licolis. I{ini>'er fait appliciuer des eom]iresses imlahées dune infusion 

!.■ haies de capsicum. Sir .lames Sauver et \\\u-k vantent l'emploi 

iiiil (le la teinture vthvrée de ea]>sieum dans U» traitement des iiévralu;it's : 

- i;iiii|nc. [)leui".)ilynie. di- la y;outte sidiaiiçui' et (dironiiiuc. du rliiimatis- 

!:u(lironique. du catarrhe hroiiehitiue et de la hroiudiite (dironiqui- ; ils 

!;;|i|ili(pient sons forme de lomentalions, an moyen d'une flanelle ai'rosée 

!i' Ifiiiture et étendue sur l'endroit malade. |)ius recouverte dt^ soii' 

luilée. Ainsi em]tlové, le capsicum a,ii;it T-apidomenl et sfiremeut et ne 

|iroiluit jias de vésication : son action est uniforme et peut se conlinncr 

longtemps. On j)eut é,i;'alement. dans ces cas. employci' le capsicum sous 

Im'iiie d emplâtre et de sparadra]). 

Pour Sawyer, un mélange à jiartics é<jfales de teinture é-théivc de 
I lapsiciiiu, de lifiueni' d'animoniaqtie, d"esseiiee île térélienthini' et d'huile 
le lin turme un excellent liniment ruhétiant. 

Ia's li-ai'n'arismes an poivre roui^e conseillés dans l'amy^-dalite. Tan- 
:iiK' di])htériti(pie et .scarlatineu.se ont fait place aux i;'arn'arisines l't aux 
|iulvérisations antisepti(jues. La teinture de ca]isicum est eeiiendiinl 
hivs utile dans pluijieurs atl'eet ions de |a mu(]ucu,se lie la liouidie etdes 
lirciicives : on ra)i|)li(pu' toujours diluée. 

Administration et closes. — F-o capsicum s'administre -X l'inté- 
li'ii'ur. à do.se de ^ à 1 i;-i'ain (^((.(K> à (>.t)T grm.) en poiulre ou en pilules. 
>'mviMit on le jirescrit sous forme de teinture (Hr.) à dose de It) à 'M) 
t'iuttes. ou d'oléo-résine. à dose di' 1 ii,'outte. conveiiahlemi-nt diluée. 



2;if; 



CAI'SKTM-OXYDK DK CAHHONK. 



riOcaK'iiii'iiI. ou i'm|il()i«' U' capsiciiiii sous fonnc ilf |iou(lr»'. <ri'iM|i|;iii'|. 
ou lurnic (l(* toiutun* dout ou t'ait iiu liuinicut cl <|u<)u a|)|ilii|U(' cii 
tViclious, seule ou assoi'itV à d autres ruliéliaiits. 

CARBONE (Oxvi.i': i.k). 

< iax t().\i(|U(> |u'o<iuit par la eouiiiustioii du eariioui^ à uue Iimiiii' 
ti'iu|)i' rat lire, avec uuv (|uantitc d'oxy/^cue iusultisautc pour prniluii., 
l'auliydridc <'arlioui(|Ue. S'(d)ticut ilaus les lalioratoires eu Irail:i)ii 
l'acide oxali<|Ue par l'acide sulluri(|uc à l'acide do la (dialeur. Il csi 
iiu'olore. |ieruuiueiit. iuflaniuialile. peu solulile dans l'eau. 

Toxicologie. — L'oxyde de carlioue u'eutretieut ni la coiuliiiMiiin 
ui la respiratiou. il est très véuéueux. ("est lui surtout qui rend i|r|, 
lèi'cs les produits de la couiliusliou du cliarliou et le i;'a/ d'cclaiiiii;»' 
Aussi produit-il des euipoisoniienieuts lrc<|Ueuts. parfois accidciitclv 
uuiÎH souvent volontaires. '• Kn France, dit |)ujardin-Ik'aunu'tz. <>ii v 
suicide ]»ar les \a))eurs de (diarliou, numii're facile et peu coûteiiM' di v 
• louuer la mort, recdieirlu'c aussi ]»ar suite de l'c préjuu;é que la va|iiin 
de (duirl)on ne fait itas soutirir.'' I/i'Uipoisoniu'nu'nt accidentel n'>ultr 
ordinairement de la ditlusiou de l'oxyde de carlione à travers les |hi(;^|,> 
en fonte, le ij^az se mêlant à l'air des a]»])artements cliautfés à laide il, 
ces ap])areils. 

On s'accorde à distinuMicr deux périodes dans reni)iois((niii'iinii' 
par l'oxyde de carl)(uu' : la première, caractéi'iséc par des pluiKunt'iic» 
d'excitation (accéléi-ation du cœur et de la respiration), la seconde ]i;iv 
des symjitônu's de dc|)ression ( l'alcnlissement du ]iouls et inseusihijiti- 
mais il est souvent inij)ossilile d'étaldir nettement la limite de co diiix 
périodes, à cause de la i'a]tidité avec hupudle si' siu-cèdent les accidont» 
le sujet tombant ])re.squi' aussitôt dans l'iusensihilité. La plupart ilii 
temps l'em))oisounenient est ,sz;raduel et les sympt»unes ci)nsisteiit iii 
pesai\teurde tête, cé])lialali>;ie avec coni|U'essiou aux tenip<'s. iliiaiautiiiii 
de l'acuité visuelle, vertin'cs. ti-eudilcments. liourdonniMuents d orcillev 
sensation di- lanifueur. station incertaine, faiblesse musculaire ((Hisiili'- 
rallie et <jjraduellemi'Ut croissante Juscpi'à, ce (|ue le nudade devii'iiiic 
insensilile, pilleur ou lividité de la surface, dyspnée et sensalion iiv- 
douloureu.se à la poitrine. Iiattements viidents et tunrdtui'ux du cniiv 
«ecéléi'ation de la rt's|iiratiou. convulsions, puis, si l'em))ois()niu'iiii'iii 
continue, insensibilité conijdète, abolition des niouvenu'Uts. coiua. tint- 
violacée, respiration stertoreuse. allant en faibli.ssant. et se ralcntissini 
de plus iMi ])lus. ainsi <|Ue les mouvements du c(eur. l't moiM jiar ii|iiiir 
|)ans les cas où la mort n'a pas lieu, la ii,uérison est souvent i'etardi'Op;ii 
la survenauce d'uni' pneumonie, d'uiu' coui^'cstion des nK-niiiu'i's. ili' 1 
paralysie du mouvement ou de la sensibilité. 

Ji'oxyde de carbone est un poison dit /n'iiKitii/ur. Il a^it -ur i' I 
suny;, dans riiémo<^lobine dmpU'l il remplace l'oxyu'èue. rendant Icsiin:. 
par le fait mênu'. impropi'c à entretenir la vie. 



OXVDK I)K CAWnoNK— ACIDK ('AIUU)XIQrK. -IM 

TjC trailt'iiu'iil de rc'inpoi.soiiiiciiu'iit |i!if l'oxyd»' di' cai'limii' cunsistc 
tmil il'iilinrd à Ibiirnir de l'air pur au lualadc. et rvUi iMi ouvniut IouIi'm 
les IM'iMi's et t'ouôli'cs. puis un )U'aliipi(.' imnu'diatcini'ut la rcspiralii)ii 
arlilifit'll^' Jiar la lut'-lhudc do Sylvcstcf. < >u s'ctlorce de l'i'Vciiicr la 
siii.siliiiili'' ^('m'-rali' t-u plai/anl de laniinDuiacpU' sous les iiariiit's. ou 
|initi<|uant <li's f'rictiitns i'ni'r4i;i(|u«'s. la (laiïi'lla<iou. la (dialouraux cxtré- 
miti's. des courauls intcrrouipus dans les niciulu'i's. Stiniulci' li- cn'ur et 
|;i n'spi l'ai ion par des injections li\ podcrnniiufs d t'IJu-r. ou ri'clak's du no 
tnrtc inlusion do i-alr ohaud. l)ou(du's IVoidi's sur la tôtoot la poitrino, 
,.|c. lulialations d'oNV^'i'Uc. S'il y a t'orlc coui^'cstion du poumon, on 
|u'Ul saiifiior. 

CARBONE ( Hisii.iMUK i>K).~ \'oir Soi kiik. 

CARBONIQUE ( Aciuk).— .le/;///;» r,irh„nlriiw. 

('(iiidiinuison do r(»xy,i;ôno avoc k' carhoiio. luoido oarlioniiiuo ost 
un ira/ iuouloro, d'uno odeur l'aiMo. d'une saveur l'raudu' et pi(|uanti'. 
iiiiii |icrnianont. iucond)Ustilile, impropre à la respiration ot à la oomlius- 
limi. Très répandu dans la mituro. soit à l'état pur. suit sous t'urnio do 
(iiMiliinaisun. SoluliU' dans i'eau v{ l'alcool. 

Action physiologique. — Localomout. lo içaz aoido carltunlipu- 
(si il aliord réfrii^éranl |)our la iioau. |iuis à la réfriii;ération succède une 
|('i;èro ii'ritation. avi'c rou!j;our et anosihésie. Sur les mu(pieuses ot les 
|il;iics. il produit en outre {\v la cuisson et ilos |)icott'menls. puis l'anos- 
iJKsif. C'est un aual,y;ési(pu' local. 

Inséré on solution a(|ueuse. il ])rovo(pio une savour ])i(puiido avec 
Miisiitiou do olialour à 1 oslomao ; la soil' se modèro, la sécrétion do la 
silivc est aufi;montéo. do môme (pio colles di- l'o-ionnu' ot *\i' l'intestin. 
L;t|i|iélit est stimulé, en mémo temps ipie l'aciilo carlioni(|Ue exerce un 
(vi'Iiiiii ilei;ré do sédation ot (ranal,i>;ésio sui' la miwpu'use i;-astri(pio. 
.Vlisiirlié ilans lo sang, il n'y séjoui'uo y'uèro. étant immédiatement rejeté 
|iai' la rçs[iii'atiou. ( 'ejtondant. on dit (pi'inn'éré à haute dose, il peut 
aiiu'iier de l'oxcitation oérélu'ali- et une es|)èco d'ivre.sse avec accélération 

i|u |l(»ul>. 

Iiilialé. pur. l'aoido oarliouiipio étant irrespirable, amène rai>idomont 
ik's.syiiiptômos d'onipoisouuenient proscjuc vu tous points semlilahlos à 
iriix produits ])ar luxydo do oarliom-. la mort survenant aussi par 

UplU'O. 

Usages. — ( )n a conseillé les douches de i;'a/, acide carlxnii'pu' jiour 

I l'iiti'iiir l'analf^'ésio locaU-, dans la ])otile oliirurn-ie. comme anosthési(pU' 

liins les petites opérations. ^\i.' même quo dans les cas ^h^ douleurs rhuma- 

I tiMiKiles chroniquos, névi'algios, maladies outauéos doulourousos. dans le 

jiirucrr utérin, surtout ([uanil il ost ulcéré, la tlysméuorrhéo. C(uume 

>tiinulant ot oxcitant local, dans les ulcères atoniquos, lo coryza clironi- 

lU'. le catarrlio do la vossio. voire ihitis le luit de ]U'ovo([uor l'accoiudio- 



23ft 



ACIDE CAUHONIQUE— rAUDAMOMP:. 



iiu'iit piviimliin' iivli(i('i«'l (Scan/Diii ). .M. hcliovr ohticiil ilrs riHi, 
rt-viilsifs livs iiilfiiscs iivcc lit iit'ii;»' il iiriiU' ciirlioiiiiiiii', Mans le ciis il, 
si'i:iti(|ii(>. il r:i|i|ilii|ii«>aiiisi li> |nii<r iju iKTiiiiulailc. Ia's (lniiclics d aiitl, 
(•arli(»iii<|in' s .i(|tiiiiiistrt'iil à r»i<U' «ruii a|>|»an'il s|M''(ial : un iri-iu-ratrin 
muni <riiii rnliiiK't cl «1 un tulic à (léifai^i'Uicnl i|ni sert à |>i'i»jrli'i' le iriiz 
sur la |iartii' nuiiadc. 

A l'intérieur, on utilise les propriétés stimulantes et rafVaîelii>saiiiiv 
locales (le l'acide cari ion icjue dans les fièvres essi'ut ici li-s avec soiliMlciiM', 
la f^astritc. les luiusécMiiccomitaiînant leMiniiuvaiscMdi^i'stions, les vuini-.- 
senicnts (lus à l'i^lal irritatil' de l'estomac, ceux de la ^rowesse ci du 
mal de nu'i', le catai-rlie n*asiiM(|ne (ln'oni(iue. On l'administre alui. 
sous fornu" d'eau.x i;a/,euses naturelles ou ai'titicicllcs : eau de Scllz. cii , 
soit t'crrunineuses comme l'eau (r( )re/,/,a. soit alcalini's coinnu' celle i|i- 
Violiy. (Ml cncori' ,sous t'ornu' de vin de ( 'liam|)a^iu'. de cidre, etc.. ddiiin- 
à petites doses, avec addition de ylacc au hesoin. Ja's nombreux nu'hin- 
yes etVei'vesccnts. salins, acidulés ou alcalins, recoinmandc's avec raJNii, 
dan.s k's nu'mes cas. doivent, uni' pai'tie de leur action sédative sur l'csin. 
mac à l'acide caTl»oni(|ue (ju'ils déifai^ent. Len curhonates alcalins, lai- 
saut eux aussi déi^aifcr (U- l'acide carlioni([ue au contact des acides du 
suc i^astricpu'. a^i.s.sent dans le nu^me sens. 

On a utilisé encore l'acide carlioni([ue comme suhstance i,'n/.cuN 
dans r()cclusi(Ui intestiuale et l'intussusci'ption. en injectant dans l'iiitc- 
tin. aussi liaul ([Uc ]iossiipie. au moyen d'une sonde (e.sopliatficniic iiiiiv 
duite pai" le rectum, soit de l'eau de Scllz, Hoil du Soda- Watcr. soit iiii^ 
solution de Mcarliomite de soude immédiatement suivie d'une xdiiiini, 
d'acide tarlri<|Ue. (iavnier a cité un cas de n'uérison ]iar cette um'IIkhI' 
et nous (m avons nous-méme constaté les excellents eitets chez un iiiahidi 
atteint d'inlusHUsception. et triiili' avec succès dans le si'rvicc de M 
Laramée. à riu'ipital .Notri'-Damc. 

L'acide cai'lioni(|ue a enfin t'h' employé en inhalationsdans la ]dlli^il 
])ulmonairo et lai'vnn'éc. le catarrhe (diVoni([Ue du laryn.x el des hrnii 
ches. l'anifine icranuleuse. l'asthme, la toux s|)asmodiqno. le hoquet. cl(. 
mais les résultats olileniis )iar cette nu''th(>(|e ne sont ]»as encore :ismz 
encourageants. On peut en dire autant dos injections rectales (ra(.id' 
carli(mi(HU' (d)e/ les phtisiipu's. (Vpendant. les plus heur(_Mi\ ctld- 
auraient suivi l'emploi des inhalations dans les cas de co(pu'lu(die l Petit ' 
les premiers elVels du traitement étant d'arrêter les voinisscniciils. lic 
nuxlitier la toux, il't'u éloiniu'r les accès, d'en atténuer l'inteu-in' et il 
la rendre moins douloureuse. 

Toxicologie. — l-e traiti'ment de rcm]ioisonnement pai' l'acid.' 
carlioni(|Ue est le iiu''nu' que celui de l'empoisonnement par l'oxyde (!'■ 
carlione. 

CARDAMOME. — Cunlamomi scmiiiu. Br. — Semences mûres et (U'>s(''clin- 
tle YElleUiriu canimnonntiii. De couleur roujre hrunâtre, à odeur et à ^!lvell:■ 



CAKKAMOMK— CASCAUA SA(}IIAI)A. 



i:jî) 



cliiiinl»' et iirimiatii|iu', cIUm (Inivi-iit Icm'H |irn|iii('ti'M à lu prononce d'iinp lmiltM'^Hl>ll• 
lii'llc. — 1<(' ('ui'iliiMKiinc c'Ht un Htiiniiliint iiniiiiutii|iu- et un cnriiiiiiiitil' à lu ln(,-i>M de 
In iiiiiiiflU' l't 'le l'iiniH, i-t ni-rt iiux nu'ini'rt iir-uiic.". — Se |irc.-<cril nrdiiiiiirt'ini'ul .-<iuh 
l.iriiu' lie teinture de curdmM<»nu' e(>MiiM»ée (Hr.) à dose do ^ iV 2 dmclinien (1.70 à 
il.7"i ;.'rni.)- l'ii l'oudre dfs scnieiiet'H, trèx riircnient employée, hp donne l'i doMf di- 
j 11 'jll V'''"'"'' (0..'i- Il IJKI L'fni.j- l'P cunliiinoMic entre cotnine eorree.tit' et aroniii- 
liiiiii' liiin-^ plunienr." prépanitions olliciniilc-i. 

CARVI. — Ciirtii /iwlas Wv — Si'tnenre.i d^ssi-ciiées du Oiirinii rurui. Iles- 
-1 laliliiil II celle;' de l'iinetli. < )Ji-iir iiK' 'nmti(|ue ii;;réHlile, Kiiveureliaude et .-^ucrée. — 
Lr i-urvi doit HCH proi)riété8 à mit' liiiile eHcentielIc (|ui ent olliciinile, el jrnice il 
hiiiiielle ee niéilieunient est siimiiliint, ciirniiniitif it stoiiiaelii<|iie coniin'.' raiii-i. 
Dm s'en sert dans les nn'nie^ en- cpn- ecliiici, snrioiit (laii- les coliipics liatulenteH 
. lit/ les enfants, et eoiiiine cori'eetit' — I >ii dninii' ordiiiaii-i'tiient riiiiile essentielle, 
,1 ilosede I à 1 jiçoutte-^, sur du sucre ou eu crimlsinii, mii rcim .!c :ar\ i (Mr.), i" dose 
1, 1 M 2 "lices (;!(! 0(1 à (;ii(MI LTiii.). 

OASOARA SA(3rRADA.—R/„imii' ]„irsl,l,nil rorfrr. Ri-.— 
llliiiiiiK' J'rini(/idi cortc.r. Uf. 

l/écDiro (le coH iloux Viirit'tés i\v Rlii(niun)^ doit ses |)i'0))i'iét(^s ù la 
|irésenet'. diiiis hi |tivnxit'ri'. de ti'ois résiucH pui'i^iitivi'si't, diiiis lu sc'condo, 
delà frdiK/Klinr. on rhiimiio.xiiiitliine, ^hieoside identitjuo, dit-on, à rucido 
.;itliiirt'u(iu' dti sC'Ui). C'est le /{/k tut nus; //iirs/iidnns (\nv l'on (U'sijfiie 
iiliis |i;irtictilièreiiu'iit du nom (le euscani sa^Tiida. et e'e.st lui <|iii' rmi 
tiii|il(m' il- ]»hi.s souvent. ïm nerprnn. on IUkiiiiihis lUtthdi'tii'ux, dont on 
utilise U's haies et l'écovee. iipiiaflieni iiiissi an iiièiiie n-iv)n|te liotilliique. 

Action physiologique et usages.— La saveur amèi-e dti 
uMiara s:ii>;i'ada en t'ait, à petites doses, nu toni'|ne slonia(dii(|iie et nn 
-linuihnit ilo la (li<'"estion. A do.ses moyeniies, il e.st laxtitif, et devient, 
I :itliiirli(|ne à do.ses élev«''es. 11 oxeree son îietion sur le .système iiei'vonx 
-viii[iatlii(|ne. eono'estionnant (nnd([ne pen la iniupiense. anii'iiieiilant. 
ii'iïèiviiient l'action péi'istalti(iue du [)etit intt'stin l'I heai.eonp celle du 
mloiiet dn vectnin. Cette action pivsipie spécitiipie exefcée sur la tilife 
imiisciilaii'e du i^i'os intestin l'iiit (pie le cascai'u n e-t ptis nn ptif^-atit' sfir 
1 iidiniuistrer aux fcnimes eiueintes. L'iietion pnriïative est ufénéi'ale- 
iiuiit lente à se produii'e niais ne hiisse après elle ancnin' tendance à la 
idiislipation. Les selles sont f('ciilentes. 

Le caseava s!iji;r;ida. le rlitiinnus fraiiii-iila et le nei'|n'iin dont l'action 
est la même, se donnent surtout dans la dyspepsie iitoni(pieiivecconsiipa- 
tidii. l'ielèrc calarrlial. id ht consti[)atiou haliituelle de nature atonitpio 
«m iiai'alyti(|ne. Il vaut mieux, dans ee dernier ctis, les tidininistivr à. 
doses tract ioiUKH's et décroissantes. Dans la constipation iiccidentidle. 
leeuscara constitue aussi un lion purgatif, surtout (piiind il y a torpeur 
de lu couche nuisculaire de l'intestin. Sous tbrmo d'élixir nous l'avons 
nuivé particulièrement utile elie/- les enfants. 

Administration et doses. — Les deux rlnimmis s'administrent 
siiiis (orme d'extrait solide et d'extrait liipiidc. tous deux otlicinaux ; 



24(1 



CAS("AI{A SAfntADA— CATAI'LASMKS. 



I'c\tr;iit s(>li<K' <lu r/itiiiiinis t'riiii(/iifii à ilostule lô ù (M) crains (l.OOù i.iin 
!j,rm.) et l'cxtriiit lluidc à cfllc «le 1 à ( (IracluiK's f '{.TT) à lii.dll i;riii. i, 
tiiiidis (|iu' l'extrait solide du rluiiiiims piirsiiiamis se jirescrit.eii [liliilcs. 
à dose de 2 à M <i;i"aiiis ( (t.l."> à ((.52 ifrin.). et l'extrait tliiide à celle ilc 
h à - draeliiiies (2. (M) ;"i T.ôd i;i-iii. ). Les élixirs se ])reiiiU'iit d'oi'diiKiiiv 
aux doses moyeuiies de 1 cuillerée à tlié à 1 ou '1 cuillerées à s()M]ic. |,(. 
uerpruu. ]ieu usité ici, se luescrit l'n Frauce sous t'ornie de sii-oj). l'i il,,^, 
de S fi 1(» dracliines (4(I.(M) à ">().()() nTiii.). 

CASSE. — Ciissitf pu/p". \iv. — On cnipluic la ])iiliie ilu Cussiaji.iliilii. MIKm^î 
iioiviUri', vi.iciiicMso, sucrée. UciifcniK' dos acides végétiuix, du sucre et nu aciili' 
piu'tiridii'r : Vuciile riilh(nli<juc, iuu|iu'l la cass-c ddjt ses ])r<)i)''iétés. — C'est un pm- 
jxatif léjier mialoj'iie an tamarin ; son acti<jM est (loncf, laxalive pliant que piirpiiivi. 
— Kllecoiivieiit -iiulont aux easde cniistipatioii liuliitiielle du accidentelle, priiiiipali. 
nu'iit (du-/ les entants. — La dn-^e (•(ininie laxatif est de (iO à 120 grains (.'i.llO n 7, mi 
,<:riii.) ; cnnuTii' jinr^atit: l à 2 onces (.'!().()() à (10.00 jrrin.). De fortes doses iliiiuiiiii 
parfois litMi à des coliiiiies plus ou moins violentes. 

CASCARILLiE. — ('•iKrm-i//if lurtrx. lîr. — iM'orcedu (tiiUjua rKspdiic. IIii,. 
ferme de la cfixrdiilliiir. iln tannin t't de-' imiles esscntitdles. — 'roni(|iie anicr -idina- 
chii|He et asti'inirent irritant à liaïUt s doses. Pa-sc ponr être félirifnui' et iimi- 
périodii|He à la fa(;on de la i|uinine. — Kmployéc snriont 'lans les (|ys|i('p.-icr, Ju 
diarrliée (dironiijne, les convalesci'iices. — Se donne en pondre, à dose i|(> 10 à .111 
■irains (O.ti.') à 2.00 L'rm.) on mieux en infnsion (Hr.): I a 2 onces (.'iO.dO à (illjiii 
grm.) on de ti'intnrt' (Hr.;. j à 2 di'a(diines (1.70 à (i.Tô grni.). 

CASTOREIJM. — Matière résineuse, solide, de eonlenr ronge lininâtre. iri»kiii 
aromati<jne, sécrétée par des follicides placés prés dvr^ organes génitaux du Ciislnr 
fibcr. Uenferme une résine, une linile volatile, «le la castorine, des sels — I.imm- 
t'.rénni, très estimé antrefois, ]ia-^se encore ponr être antispasinodii|ne. srdiiiifiirr- 
venx et eininénagogne, à la maniéi'e ihi mnsc et île Pasa fo'tida. Il est d'un iisagi' 
popnlairi dans l'iiystéi'ie et ses nomlireuses manifestations ; vapeurs, spasmes, ctr., 
associés ou non à ramenorrliee et a la dysménorrhée. ()n le donne son> Innin'ilf 
leinlnre, à dose de ^ à 1 draidime (1.70 à ;>.I0 grm.;. La poinli'e se |ire.-crii (l'un- 
ment) à dose de ô à 10 grains (0.;>2 à 0.0 I grm.). 

CATAPLASMES.— CntuphisHnit^i. Uv. 

Lt>s c;itil|dasuu's sont des niédiciiiueiits lo|>i(iues. de la con-isliiiicf 
ti'uiie li(Uiillie ('paisse, di'stiués à être ii|)|di(|Ucs sur les ditlcrc ulcs pailicN 
du cor])s. et constitués ]iar des poudres, des farines délayées on ciiili's 
avec de l'etiu. du laL. des décoctions, iiuicérations ou infusions diversis. 
On les il divisés en cat:i[)lasines simples on éiuollients, cata]iliisiiu'> 
coiii/iosés. <[ui renferment en outre un ou plusieurs médicaments, cl ciitn 
]dasines nihi'jiiints. plus propreuieiit tipnelés sinapisnies. ptirce ipi ilssciil 
le plus ordinaireiueiit formés de moularde. 

Action physiologique et usages.— Les ealii]d!isnies >m\)V'>. 
et ou peut en <lii'e autant des foiueiittitious. no sont après tout ipic ik^ 
htiins lociiux tippliipiés à des surfiU'cs limitées, v *e sont des moyens mis'»! 
eonvensiltles qu'etticiices d'ajijdituu'r à la fois la chaleur et riiiiiniiliU' 
<lana le traitement des atVi'tdions intlammtitoires loctilisées. i-a cliiilciir 



CATAPF^ASMKS. 



241 



,1 1 liiiiiiiditi' ivliU'licnt les tissus, diiiiiiiiu lit la tciisioii duo à TiiitlMiiiiiiii- 
lidii. ('t caliiii'iit la douleur tout ei. diininuaut l'étui conu;cstit'. A])itll- 
(iiiûs au déltut sur les tissus entlaïui u's. phk'n'iiioiis. ete.. les (•ata|)lasiues 
ihaiids arrêtent souvent le processus iutianiinatoire. et eiujtêrlu'ut la 
rormation ultérieuri' du |mis. Les l'oinentations chaudes aijcissent de 
iiii'inc ; tiii les a vues arrêtiT le dével )|)]ienieul île /'iirm inihirdtd. de 
riuriH^ laliial. et auti-es éruptions de nature iullaninuitoire. <^uand. 
iiialii'i'é l'usaii'e des catai)lasiHes et tbnientations. la suppuration s'est 
.'■talilie. ces a])pli<'ations sont eucort' ut des. ])ai'ce (pi'elk's facilitent l'issue 
, lu pus à la surface. l'U favorisent reNpuUion. et euip-'^^idii-nt l'intlaniMia 
;i()ii lie se jtropau'er aux parties voisines. 

()m jnvscrit les eatajilasnies t't les fouientatii.ns idiaudes dans tous 
los ras d'iullaiiiniation localisée, supei'iicielle ou um'uk' prot'onde. dans le 
imt lie calmer K' inouveini'Ut inrianiMialoirc. diiuinuei- la tension des 
iissii> et soulaii'er la douleur et la sensiiiiiité. connue par e.\cinple dans 
lo l'ui'iiiu-le, ranllirax. l'adénitt'. la lvui|iliani:ite. le panaris, les phleii"- 
liions en j:;énéral. les nleèivs irritables, les inflainiuations de la yori^e. des 
ainVLfilales, dii testicule, etc.. dans la ]ineunionie. la ]»leurésie. la périear- 
iliti', la iii'oiudiil ' aiguë et la hrondiite cajiillaire. la ])éritonite, la phlé- 
liiti'. etc. Le soulsigenient ap]iorlé par l'apjilieation des cataplasmes 
liins les inilanunatious d'organes jirofoiids est souvent considéralde. et 
cxiiérience de tous les ])raticii'ns en corrobore l'etîicaeité. 

ils font aussi le ])lus grand l>ien dans les nniladies cutanées où la 
j.wui est trèsentlanimée,sen»ii)le. rouge et t mué tiée. connue dans l'eczénni 
ligu. l'érysipèle. l'érvtlièine. Dans le rlnunatisme articulaire aigu. '.' 
lumliiigi). les névralgies relielles : sciati(|Ue. plenrodynie. etc.. ils procn- 
ivut souvent lo. soulagement marqué. 

Mode d'emploi. — liCs cataplasmes t't fomentations doivent être 
ulipliipiés aussi chauds que possible. ( )n doit, dans la ])lupart des cas. 
ysi'iiauger fré«[Uemment. afin (pie la (dialenr ap]ili(piée à la surface soit 
îiiiiiiiurs la même. .Dans le casd'intlannnations localisées, le catajjlasme 
luit être de grandes dimensions, et s'étendre au delà des tinsuseiiHammés, 
mais, aussitôt ral)cès ouvert, on diminuei'a les proportions du cataplasme. 
Trop grand, il irrite la peau saine, la tient inutilement lunnide. et pei:t 
tiivi iriser la production de furoncles (Ui d'eczéma. J)ans le furoncle. 
raiithvax, etc., on J'era bien d'ajipliquer préraablement sur les tissus 
diHîuniiu's une couche de parties égales d'extrait «le belladone et 'de 
L'iyci'riue. 

bts cataplasmes .simples peuvent êtrefaitsdeditférentessul)stances : 
tiii'iiu' lie semences de lin ou d'avoine, de pain, d'empois, etc. Le cnta- 
ilasiiii- lie graine de lin jirésente plusieurs inconvénients, entre autres 
whii (le perdre assez vite sa chaletir et son Inindd'*' à moins qu'on ne 
k' fasse très épais, ce (^ui ]Hnit, parfois, être nuisible, en rendant rap])li- 
latiiiii trop lourde et difficile à supporter. Kn outre, la farine de lin 

lu 



242 



CATAPLASMES— CEHI.SIKH DE VlU(iIXIE. 



<^t!int sus('('ptil)lc (11' rancir et «le tVrim'iitor ra])i(li'iiu'iit. et ri.-niV'riiiaiit 
souvi'Ul fU's inaliiMVs otraun'ôn's irritantes, (lélcrniiiic lit's i'ru|)tiiii|v 
d'eczéma. La farine d'avoine ne ranci; ]>as a\is.si \".te. ne renleniiiini 
pas d'huile rixe. La fécule de ])onum's de terre donne un cata|i|,isiiK. 
qui s'aii^-rit moins vite, et ne déteriiniie pas il'éruiitions eczémaiiiis,.. 
Les cataplasmes de pain se refroidi.s.seut très vite ; ils soid plus p^rciix 
et n'irritent ])as la peau. Les cataplasmes d'empois .sont particiilinv 
ment utiles dans les cas de cancei' ulcéré cl de maladie cutanée iac,. 
irritation et sensibilité considérables. On peut encore em]»loyer la tiiiiin 
lie riz. la fécide de haricots, la pulpe decarotte. la mous,se d'Islaiulc. cti . 
Lv cataplasme de farine de lin est le seul cataplasme simple (pii sdii 
otticinai. 

Les cata])lasmes co'iij)osés otticinaux sont ce\ix de cliarluni, i|,. 
cojnum. de levure de bière et d'liy])ochlorite de soude. Le cata|iia>iiK 
de charbon est à la fois émollieut et antise]»tique. le ciuirl)on absiirhaiii 
les émanations ])utrides: il convient aux surfaces i;'ani;'renées. t'(''ii(|i«. 
cancéreuses, etc. On le préparc en mêlant la poudre de cbai'boii ijr Imi- 
à la farini' de lin et à la mie de pain ( 1 dans 2S) ; on peut encmvsaii 
poudi'er de charbon la partie malade ou le cataplasme. Le c:it:i|p|a>;i!' 
de coniiim est anodin et anali^'ésiipu' ; on |)eut. au besoin, remplacer h 
conium i)ar l'opium en jjoudre ou en teinture. ('l'Iui d'hypocldonli' ili 
soude est anti.septi(iue comme le calaplasnu' île charbon, et sei-l aux 
nuMues usa,i;"es. On peut é^'alemeiit. dans un but d'anti.sepsie. arniMi'lo 
cataplasmes d'une solution étendue d'acide jihéiiiipu'. de sublinn'. (Hi iK 
tout autre agent ndci'obicide. 

Les catajilasmes s'aitpliquent. .soit ilii'ectcment sur la ]icaii. .-nii 
placés dans un sac de tarlatane onde mo\isseline. Ce dernier nioilcvaii! 
mieux, surtout (luand l'application doit se faire sur une partie (léiiiiilir. 
une plaie, etc. Le meilleur moyeu de tenir les cataplasmes bien cliaiHl» 
et bien Inunides |)endanl longtemps consiste à les recouvrir d'une (m; 
che é]iaisse d'juateon nueux d'une toile impi'rméai)le, ce (juia pdin'illi- 
d'emjK'cber à la fois l'évaporation de l'eau et le rayonnement de la cli:! 
leur, il est bon d'enduire la ])!irtie sur hKjuelle s'appli(|ue le cata|ilaMiu 
d'une légère couche d'huile, d'axonge ou de vaseline. [)our éviter le iv 
froidissemeiit brus<|ue (pu se produit (|uan(l on enlève ouque l'on eliaii;'. 
le cataplasnu'. .\ u reste, on ne devra pas enlever un cataplasme iieinlt 
n'iuplaeer par un ant re. sans (pU' cet autre soit tout prêt àêtre a|)|ilii|iié 

CERISIER DE VIRGINIE (Kceiici: dk;.— l/èeuvee du eeri,-ier de Vn:i 
nie. ou eerisiei' .-auva;^e, reiiferiiie du lainiiii, de l'iinii/j/flxliiic et de W'nutlsiiir ii-i 
ipiello.-^ diiiiiieiit nui-sanee à de l'acide evanlivdriiiue et à une liuiie vulatiK- iil('iitii|iii j 
A res>enee d"ainande> aniéres. — Le eeri.-'iei' .-^fuivaire est amer, aruniiiti<|iii . -Ii'ina 
clii<iue, et, pai'MJii aeide iinisHi(|Ue, sédatif nerveu.v et anlis|)asin()di(|Ue. — On lt|iiv-J 
(jrit surtout sou^ t orme de f^irop. dans le traitement de.- Iiroiudntes et des tou\ ivlcllr 
L'inlnsion .-r donne avee .succès dans la dys]>e|isie et l'anorexie eonséeiiliM- 'Ml 
maladies iiraves, — Le sirop se prerni à dose de 1 à 4 cinllerées à thé. I.'iiili- 
(t'aiic' à froid) à celle de \ à 2 onces (15.00 à Ijll.OO irrm.). 



t>XALATE DH ("KUriM— (If AXVKH IXD'HX. 



ir.\ 



CÉRIUM (OxAi.ATK VK).—Ceril o.nilas. Br. 

l'oudrr lilaiiclic. iiiodon^ et insi])i(le. Iiisolultli' <liins l'ouii. 

Action physiologique et usages.— J/oxnlato de (•(■rimii csi 

un st'diitif local (lo IV'stoiiKU' et en jL^énéral de tout le tulie dii;-estif, i\}fh- 
sunt iiniialileinent sur l'extréinité des tilaineiits inoli'iirs du |iiieiiini)i!;as- 
iriiiue et des iierl's intestinaux. A lisoviié. il senilile exercer la niênie 
action sédative sur les nerfs respiratoires. 

Ou remploie principalement. dei)uis Simpson, contre les voiuisse- 
mouts de la i^'rossessc, et en n'éiu'ral conire ttiules les formes de vomis.se- 
mc.t d'ordre réflexe, dans la i;-astrodyine. le pyi'osis. la diarrhée. ( '<• 
u't'st cependant p:is un s]»écit1<pie. et (ui le voit )»lns d'une fois inancpier 
>()ii ctl'et. ce qui est peut-être dû à ce (pie la doi^e est trop petite. On l'a 
ciuplové avec beaucoup de succès dans la toux nervi'use d'orii^-ine réflexe, 
a'ilc di'-- plilisi(]Ues. des hystériques, etc. Il est ninins ellicace dans la 
tliorée et l'épiiepMe. 

Administration et doses. — La dosi'de l'oxalatedecériumvai'ie 
,lo 1 ;'i .") crains (d.OT à 0.02 i;-rni.). On l'ailmiiustre en suspension dans 
Triiu ou en cachets. SimiNon le donnait à dose de Kl i;-rains (O.Uô grm.) 
ireis fuis ])ar jour, dans les vomissements dr la i;-i'ossosse. 

CHANVRE INDIEN.— CiiiiKihus iiulici. I5r. 
Si/ii'-nipnc : liaschis(di. 

1)11 emploie les somnutés fleuries du Cdunahis huJicd. i\n'] jiortenl 

ilaiis le coiiinierce les noms de Bain/ ou de (runjah suivant les cas. ( \\s 

voiiuiiilés. mises eu j)iiquets. séchées et eomjtrimées. so présentent sous 

lorine de petites masses rugmnises, de couleur vert foncé, ])res(|ue ins'.- 

jiiik's. à odeur narcoli([Ue particulière. Les ))rinci])esactifs du hase liisidi. 

duoivuial connus. -sont prol)al)lement une résine et une liuile essentielle. 

L;i réMue a été appelée. i)ar Smitli. raniuihinc ou h<i-'<c/iieli(ne.t't M. Ilay 

y :i recela ment découvert un alcaloïde ipi'il a nommé téfann-i'uniudu'nr. 

L'huile es.sontielle .se compo.se tie ileux hydrocarbures, l'un liijuiùi. . ie 

• ii.nniiliène, et l'autre cristallisé : V lnjdrurc de naitnahène. et tons deux f rîs 

;utils. Il semlile proliahle (pu' la résine est plus active que l'huile volatile. 

Action physiologique. — L'action du chanvre indien ressemlde 

I un pou ;'i celle de l'opium, au moins dans ses caractères içénéraux. Ainsi 

V^lln'nlil'rs effets sont t'cux d'un stimulant, tandis que les effets socon- 

[iliiiiv.s sont ceux d'un sédatif. Ajoutons pourtant (pie. sur ])lus d-im 

|l«iint. l'action des deux sidtstances ditfère. L'action du chanvre indien 

|(M susceptiltle de varier suivant la do.^e ; elle varie encore avec les jnv- 

liur;iti(in>> employées, avec les sujets aux(pu'ls ou l'administre et leurs 

^i'Iws iloininantes. dOù la dillii ulti' (Ir la (h'crire. 

.\ petites doses le has(his(di est stimulant et inéhriant. à haute dose 
U'st sédatif: umis, même a])r>'s 1 administration de [jctites do.ses, la pé- 
H'iododc stimulation est suivie d'une ]iériode de sédation. de nu'me (pie, 



214 



CHAN'VKE INDIEN. 



à (loso élevt'e, la îsédatioii est pi-'ct'dtk' dv syMi|(tôiiR's iii(li(|uant l'cxciin. 
tioii (lu système uervoux. 

Durant la luvinièrc jn'riodc. sous riuHiK'nce de doses élevées, il v ;; 
s^'usatiou |ilus ou moins manjuée de ])esuuteuv à la tète et dans les Kiiis, 
les veux sont lirillants, il v a des liourdonnements d'oreilles. idt'e> nm- 
îes : le sujet se sent heureux. L'activité inteileetuelle est surcxciiiV 
< mme à la ])ren\ière phase de I alcoolisme. Ja's idées ahondent l'acik- 
ient. sont, d'ordinaire, d'un earaetère gai, eomme il vient d'être ilii.ti 
1, aeeomjtagnent d'éidals de v'wv. l'Ius la dose est t'oi'te. plus l'excilniini: 
est inten.si'. et le délire peut i'a<'ilement .survenir, très souvent furieux ti 
tapaireur. La ])lupart du temps, même alors, l'intelligenee est plii>(iii 
moins intacte, et le sujet répond eonvenaliliMnent aux (|uestions (|iii)ii 
lui pose. \'ers la tin de (H'Ite jiériode. avant (pu' la sédation arrive, ii 
pi'Ut déjà y avoir diminution pinson moins considérable de la si'iisilijliii: 
et anali^é.sie. ^Vais cette analii'ésie se t'ait surtout reinar<|uer à la péiimlc 
de sédation. C'elle-ei survient ])lus <ni moins vite, et est plus ou iiKiiii^ 
accentuée suivant la dose et suivant les sujets. Le nudade éprouve iinc 
sensation de bien-être et de stuiienr volu](tiU'Use. lacpielle laisserait liitii 
loin en arrière celle(juie.st duoà r0|'iium. La notion du temi)sest penliir 
les inui.ii;es et les pensées se siu'cèdent avec la plus i;-raiule rapidité, tcjii 
ment que les heures ])araisscnt être des jours, des mois ou des aiimV>. 
les sons arrivent à l'oreille doux et au'réables ; on se croit soulevé ilii miI. 
quelquefois les sons sont exa,ij;érés par l'oreille <pii les perçoit ; un siiii)iir 
seml)le un tonnerre, n^es objets rapprochés jjaraisseut éloin'nés; jr 
membres seiid)lent être lourds comme du ])lomb. Kn certains cumv 
sommeil ressendile beaucoup à la catalepsie, les membres conservant lu 
position qu'on leur donne. 

Le chanvre indien agit sur les autres organes ou 83'stèmes de l'nu- 
nomie d'une ta(;on variable suivai\t les cas. (Quelquefois la circiihitiuii 
est activée, d'autres fois elle est ralentie : il peut même arriver quelk 
ne soit pas du tout moditiée. lia ]»lu]»art du temps le système génitaKst 
surexcité, surtout à la période de stimulation, de là le fait (pu'r.niii 
vanté le haschisch comuic a]throdisia([ue. nuus des do.ses fré((uemiii('iii 
ré))étées et à jdus forte raison l'abus du médieam.Mit amène»t tôt mi t;iiil 
une espèce d'impuissance résidtant <le la troj) fréciuente excitation di- 
orifanes génitaux. L'ert'et ajthrodisiaque de la première période simiII 
être plus cérébral que médullaire, et résidte plutôt, ii notre avis, ik' l;i 
surexcitation psychicpie du début. La s.'crétion et l'excrétion de rtifiin' 
sont angnu'utées. La pupille est dihitée, ce ([ui contribue à au^im'iHiT 
les hallucinations et illusions spectrales. La température varie, h 
nécrétioti de la sueur iiugmente. 

Les eSets cons.'catifs i l'administration du chanvre indien à din'l 
Jievée no se dissijien p.is entièremen. en 24 he.ires. (»>iuind dcsilnH's 
li'.o' onnes ont été données, ce qu'on remarque le plus est la sur;KtiviU'l 



(-llAWiîK I\I>IK.X. 



'2 1.") 



(■('■ri'lirali' suivii' di' soiniiu'il. Fromniillcr a im'iiu' fait oliscrvcr (iiie !«' 
Mduiiu'il. qui est t ivs iiaturi-l. si- iiroduit. dans la moitié îles cas. sans 
(•xriiiitiDii pivalalilc. Kii mT'iiu' tt'in|is il y a aiial^H'-sic ])lus ou moins 
iiiitri|iir('. Sc'hrott'ot Kvonmiillcr ont t'ait ressortir à ci' ]ti'o]ios la ditlé- 
ivinc d ai-tion entre le (dianvre indien et ro|)ium. Le (dianvi-e enivri' 
s:iiis que le sujet |ierde connaissance. I,es Imllucinations ont un carac- 
tère |>lns ii'ai. et s'accompai^'iieiit. comme on l'a vu. d'une tendance nuir- 
(HU'e au rire et à la turindence. Mn outre, il l'atii;Mio inoins l'estomac, ne 
(■eiisli|te p'.is. et stimule la si'crélion urinaire. \n sortir de ce sommeil, 
(|iii est naturel, il n'y a jtas ii;énéraleinent de céphalalii'ie. 

Le has(dns(di est donc surtout un liy])noli(|ue et nu anaLcésitjue. A 
dose élevée il devient dépresso-moteur. Son usaii'e immodéré et luiltituel 
m\{. coinmi' la morplnnomanie. conduire à la l'olie. à l'alunitisseniont ot 
au marasme, ce dont on retrouve des exi'mples nomlu'cu.x elle/ les Orien- 
taux. • 'eux-ci le preniuMit en jilaci' des boissons ali:ooli(|ues. et rem])loii'nt 
»(ius (litté rentes i'oi'ines. associé aux aromatiipies et aux aitlii'odisia(|ues. 
Ils le tument, le mâ(dient ou le juvnnent à l'intérieui'. 

Auxiliaires. — Comme exhilai-aut et inélu-iant : le proloxyde d'a- 
/.ciii'. l'alcool, les lioissons levmentéos et gazeuses, ('oinine liypnoti(iue et 
:iiiali:i'sii|Ui' : ro]iium. k' cldoral ; mais aticuni' de ces sulistances n'est 
.11 ioii> )ioints le siu'cédané du lias(dùscli. 

Antagonistes. — l^a strychnine, les aciiles. le froid, l'électritité. 
L'i'iui et les int'usions acpieuses ))récipitent le (dianvi'c indien de ses solu- 
■ mis alcoolicpies. 

Usages. — ("omme hilarant, le clianvre indieu serait naturellement 
inili(|ué ilans la mélancolie avec tendance au .syy/cc//. dans le dédire sonduv 
>\v- lyiiéiiiauesou com])li(|uant certains troubles moraux ou intidlectiiels, 
nu encore survenant au cours des maladies aiguës. 

('(imme sédatif nervi'ux et dé]tresso-motenr. il n'a pas donné de 

smiès très remarqutihles dans le tétanos traumati(pie et le tétanos 

■ spiiiitaué. l'hystérie, la chorée. les convulsions infantiles, l'hydrophohie. 

ri'|iilc|isie. Il produit de meilleurs résultats ilans l'asthme s]iasmodiipU' 

ht utTveiix : ou le fait alors tumer en cigarettes. 

Coiunie hypnotique, on le doniu' assi'/ souvent aux malades qui >o 

liriiuvenl mal de l'opiuiu et du chloral. dans l'insomide simple ou ner" 

vfust'. 1111 sympt()iuati(|ue d'une maladie aiguë. Fia teinture, à la dose de 

[l'ià 20 ii'outtes. associée à 12 grains de (diloral et au hromure de potas- 

lïiiim. aii'it fort bien contrit l'insomnie. Klle est surtout utile (|uand le 

IcH'urcst att'aibli ou surmené, et ([ue le chloral est contre-indiqué. <pie les 

*]«miieiis sont engorgés et (pie K's reins fonctionnent mal. alors ipi'il faut 

|<'vitcr I eiii])loi de l'opium. Le siunmeil est profond, se ]U'olong*' ])lusieurs 

'iiivs. et. au réveil, rinquiétude. la délresso du malade ont disparu 

|(E:i;asse). Lntre les mains de Lewis .L)nes. il s'est montré de grande 

^■:ili'ur dans les cas où rinsoinviie s'accompagnait de délire ou de cai;- 



CHANVUK IXDIKX. 



«licinav. ainsi (|iu.' (Iiiii8 le (U'Iin; iioi-tunu' de la Hèvro t_vi)lioï(U'. de \\'>y\. 
sijH'lu du iMiir chevelu ou de la f'aee. du deliriuin treniens. l'te. Diiiis m, 
seul eas. le médieanieut a donné lieu à des hallueiniitious (|ui oui Inrcf 
d\'U suspendre l'eniploi. ( 'oinnie hy|)noli(|ueet eoninu' dépresso-nmiriir. 
il tiiut le donnera doses élevées. 

('est à titi'e d'anal.i;'ési(|ue (pie le elianvre indien trouve ses véi'itii- 
lijes applications. RiunTr. Si'Niiin. (ireen. l)ra)»ei". .MaeUeuzie, le cdiisi- 
dèvent eoiunieun des meilleurs an'entsde soula,u:enient dans la ini<rr;iiiie. 
11 est utile, et <lesoli.servations])evsoiinel]es nous pennettenl de eormlidivr 
ici eu (ous points l'expérience de Hin^ei-, non i)our mettre tin ;i iiiif 
a tta(| ne commencée, mais comme proi)liylacti( pie (l'attaques su liséfuicnlfs. 
I' '-onvient aussi ( AlacUenzic) aux céphalaln'U's continues ou suliconti- 
.'s avec exacerliations intermittentes, sié^-eant dans les réi;'ions fnni- 
tale. sus-oi-liitaire. ti'Uijxirale. occipitale, i^tc. et dont l'intensité Viirii' 
plusieurs t'ois par jour, l'art'ois alors il y a nausée, mais pas de vomisse- 
ments, de constipation ni de diarrhée, non plus (pie de synipn'iiin's 
oculaires, et la céjihalée n'est pas hémi-criuiieiuu'. Le traitenieiil ildii 
être continué aussi l()nu-temi>s (pie dure la iiKiladie elle-même, et liu'iiif 
dix ou quinze jours a])rès la disparition de tous les symptômes, (iivm 
rey-arde le (dianvre indien comme iK^aucoup |»lus actif chez les teiniin'» 
(|Ue chez les hommes, attriliuant cet etVet à ce <|Ue. chez elles, la iuinr;iiiK' 
s"accompai:;ne le ))lus souvent d'irrétfularités dans les fonctions de l'uté- 
rus. Pour Se,i>;uin. le chanvre indien est ])res(pie aussi etîicaee coiiii'chi 
miicrainequeles hrojiuires contre répilei)sie. àla ct)uditi()n de l'empluyi'i 
à iloses continues et |iroIoni:;ées. (ireen lui donne une su])ériorit(' iiiai- 
(piée. le iVi^ardant comme un véritahle spécititpie. chez les feiiiiiics. On 
Ta encore emjihn'é. avec des résultats parfois très satisfaisants, diiushi 
dysménorrhée, les iiévral<i;ies viscérales, intestinales, utérineset ovari(|Uis. 
les névraln-ies dentaires, etc. Farlow ren'arde le chanvre indien. asMicii' 
M la hellailone. comme le meilleur analy;ési(pie utérin (pie l'on ijuissccin- 
ployer, aifissaut sur les douleurs dont le |M)int de départ est le lia>siii. 
Dans ces cas. le meilleur mode d'administration serait le snjjp.isiiuiiv. 
Dans la dysménorrhée, sans accélération du ])ouls. Aulde conseillr ilc 
faire un mélanicedeô t>-outtes de l'extrait fluide de (dianvre indien ilaih 
4 onces de véhicule et d'en donner une cuillerée à thé toutes les (li.\ mi- 
nutes pendant une heUi-e, puis toutes les heures. Ainsi admiiiisliv. le 
chanvre agirait jiresque comnu^ un spécitique. 

Comme u]throdisia(pie. ou mieux comme stimulant de la contnicti i 
lité de la tilire mnscula re lisse, le chanvre indien est recomniaiKli'. lar | 
Hartholow. dans rimpuissance fonctionnelle. On le comhine iiloisà 
l'ergot et à, la noix vomi(]ue, (pii tous deux agissent dans le mémo -en- 
(J'est encore comme .stimulant de la contractilité de la tilnv lisse (|iH'a| 
médicament a été conseillé. j)ar('hristisoii. dans les açcouchemeiits. pnur 
hâter et augmenter les contractions de l'utérus. IVu employé (liiii'<i'- 



ClIANVltK INDIKX. 



;i7 



,;is. il It'st lioaucou]) ))lu."4 souvi'ul l't i»arfbis avec un siu-ci'H man|iu^ dans 
lis liriiion'liaii;i('s utrriin's : la nii-trorrhaifii' i-l surtout la nu'noiThanii'. 
On (loiino. si)it l\'xtrait :\ dosi' do \ s^r. toutes les 4 ou 5 lioun-s, soit lu 
iciiiturr. à dose di' liU niiiiinu's. 

I»ans ci's dornièros annûc's, on a étudié a\'ec plus de soin Tact ion du 
,|ijin\ rc indien dansles nialadii's du lulie diyeslif. .MeConneli. cliii'uriiien 
iiiililairo aux Indes, le préconise contre i'anorexit', la i)erti' d'appétit 
idiisécutive aux fièvres continues, ii la diarrhée, à la dysenterie, iV 'a 
iihlisie. Dans ces atî'ections, l'estomac reyoit avec iv]Mii;'nance ou nu"'ine 
ne tolère pas les aliments, et la teinture de chanvre indien à dose de ."> à 
II) (foiittes réussit fort liien. taisant reparaître ra|)péiil et favorisant la 
iliiivstion. Comme contirmation de cette |>ropriété apéritive du (duuivre 
iinlirn. Kijusse t'ito le fait (lu'aux Indes les fumeursde n-anjah sont doués 
ilnn apjiétit forniidahle. Or connue ils sont en même temps fort cons- 
ii|iés. on a été conduit à em]ilover le même médicament dans la diarrhée 
(lY'té. il la dose de 1(» u;outtes; dans ladiari'hée dys]u'])ti(pu'. la diarrhée 
liliincliedes trojtiqueset lu diarrhée prémonitoireflu choléra é|)idémique. 
les résultats aurait'Ut été très satisfuisanis. M. (iei-main Sée a expéri- 
imiité le (dianviv indien dansles alTections non organiques de l'estomac, 
f\ ;i conslaté (pi'il ai;it d'une manièiv constante jiour faire cesser les 
-riisations douloureuses (y-ast l'alii'ie. etc..) et rétahlir rap))étit. dans (|Uel- 
qiic condilion (jut' les douleurs et l"inap]iétence se produisent. Il n'a 
aiKUii cllet sur les atonies et les dilatations de l'estonuu'. mais il a^'it 
liivoraiilement sur les spasmes ii,-astri(|Ueset sur les vomissenu'Uts d'ordre 
iifrvo-moteur. 11 n'u ])as d'intluence directe sur la jn-oduction des o-az. 
iiiiiis il possède une acti(m utile sur leur élimination ])ar l'estonnu-. sur 
irs ('■nictations. et ]ilus utile encore sur les sensations péuihles (pii se pro- 
||lli^^ent sous le nom di' pyrosis pur les ,y;az de ft'rmentation. La digestion 
Moinacale et intestinale est activée ])ar le (dianvre indien, qui agit, en 
ivsumé. comme un véritahK' sédatif de l'cstonuie. .sans avoii- les ineonvé- 
iiicnts des narcotiques. 

Administration et doses.— I^es deux formes principales, les 
Milles otHcinales. .sous lescjnelles le chanvre indien s'administre sont la 
uiutnre à dose de ") à 20 mininu's (().2S à 1.12 grm.). dans du mucilagi' 
"lU'ii éiindsion. et lextrait à dose de \ à 1 grain ((l.dKi à (1.(17 grm.). en 
|iilules. .'>(|nire fait oliserver (pU' la forcede l'extrait é-tanl susceptiiile <le 
varier hcaiicoup. on ne doit en donner tout d'ahoi'd (pu'de petites tlo.ses ; 
'iw syniiitômes toxi(|Ues ont été oli.servés après l'injection de 1 grain. 

liîi teinture ne doit Jamais être donnée mêlée à l'eati ou à une infu- 
"iim acpieuse. Merek a ])réparé un tannati' de cannaliine. ;\ dose de 1 à 
lu grain.s (0.07 îi 0.05 grm.). Aux Ktats-l'nis on emjtloie aussi l'extrait 
tinicle. à dose de 1 à (i minimes (O.Ofi à ().'^2 grm.). dans une éiuulsion. 

• .Viilde l'ail oii.server avec raison (|Ue la plupart des préparations de 
iliauvre indien .sont intiilèleset inégales dans leur com})o.sition. d'où l'im- 
Vortiuice de s'assurer de leur titre uvunl de s'en servir. 



2lH 



("HANVHK INIiIKX— CIIAKIidN. 



Toxicologl'ie. — J)!ins les cas où le cliaiivro imlicii ii l'ti' (Idiiin'ù 
ilosc t r()|i l'Irvrc. il est imli(|ii(' de tiivorist'r le i-cjct <lu jutiMiii par la pniii]ir 
i;'astvii|ii(' ou li's voiiiitil's, .si l'on est a|)])i'lé assc-z tôt. ou. <iaus lu cas imih 
ti'iiirc. (l'eu coinltattrc Io.h otU'ts cm adniiiiislraut les stiinulautM alciMij!. 
(|Ufs et les acides V('ii-('l aux. ()i. I.'usscra dorniii' le luahule. ( )n |Miiirr;ii! 
égalenu'iit a|»i)li(|Uei' un vcsicaloirc .sui- la MUi|Ue. 

CHANVRE DU CANADA.— .ly/Mry//)//.,.— Oïl en j.]..!.. la la.iii.' .h' IMy,„. 
ri/iiiiiii fuiiiniihuiM, i\\\\ ri.-iir-'i'iiK' un |ii'iiu.'i)»i' iictif ii.'iiliciiiii'i' : Viijii>ci/iniif. vt ,\r 
l'iii'jilc tiini;ii|ni'. — .V liantes ijo-^cs, le cliiiiivri' du Caiiailii ist un i''ni(''localliaili(|ii. 
éneriii(|U(', un diiiiilmri'tiijuc uu cxiicctoi'iiiil et parluis inènif un dinr'''lii|U( . j'oin- 
(|U('li|Ui's-uii.-- il l'st toiii<|Ui- 'lu cu'ur à la t'a(;on(it' la ditritalc 11 aliai.-sc lu iiMisidn 
ai'ti'ricllc, diinuc lieu à licaut'ouii de nausée et jxirte à la ••^uiiinuleiice. — On s'en «ni 
|)i'iiici)ialenient cunnne diuivlii|Ue et diaplioi'étiiiue dans Pliydropisie, .-urtmii iclli- 
du Mial de Hri'ilit, et l'ascite, à dose de lûjii'ain.-- (l.Ol) jifiu ). ri'a|i(n\niiie t>t uii.: 
sée (•(■hiiiie eNiiectciiant. à dcisi» île j à .] jrr. (0.01(1 il O.O:! ;:nn.). 

CHARBON ANlMAlj.—rarhoinnninlis. ]h: 

K'ésidu lii'tit de Iji t'alciiiatiou lU^s os. l 'rivé < le .ses .sels teiTeiix.il 
constitue le ( liarlion aniiuiil purifié ( Hr.) ou noir animal lavé, .seul em 
ployé eu niéiléciue et en idiariuacie. 

Action physiologique et usages. — Le charlion animal est un 
<'neri;iipie <l('coloi'aiit et désiiitectanl. pi'opriétés qu'il doit à .sa i;'r;milr 
Dorosilé. il ahsorlie inécani<pieinent les ii'a/, et les li(|uiiles. ('"est aussi, d 
par le fait inCMne, un désodorisant. 

On s'en sert ]ieii en médecine, (iarrod et l'aiid l'ont cepemliiiit 
conseillé comme antidote de la morphine, de la stryeliuine et <le raeinij 
tine. prétendant (pie ces alcaloïdes jieiivent être iuij;;érés impunément ^liK 
.sont mêlésàdes ])roportions convenalik'sde (diarlion animal. l'Ji cliinir 
yie. il sert (|uel(piefois au i>ansemeut autisepti(pie des plaies. .Mais ihm- 
la pratiipie. !e noir animal cède ordinairement Ie))asim (diarlion de lioi« ' 
On Tutilisi' surtout en ]diarm:icie. dans les arts et l'industrie, luinini 
suli.staiice décolorante. not:ie..!!":it pour la décoloration des vins. 

CHARBON VÉGÉTAL.— r„//>o /!,/>,;. I5r. 

K'é.sidii lie hi calcination du liois. On le pré](are en calciiuiiit d.- 
lioi.s légers, cim.me ceux de |»euplier. de tilleul, de eèdi'e, de saule. d'é|i 
nette. l)e couleur noire : inodore et insi])i(le. 

Action physiologique et usages. — l.e diarlion de lieisot 
antisepti(pu'. dé.sodorisant. décolorant et absorliant. tout comme le ciiiir 
lion animal. (pioi(pie à un moindre degré. See, il iihsorhe ius(prà ceii' 
ibis son volume de gaz. Il désodorise et décolore eomjilèlemeiit les 111:1 
tières fécales, et combat la fétidité des selles et des sm-facos gaiii:feiuV'> 
et putrides. 

On rem))loie. comme aiisorliaut, sur les plaies et ulcères suiiieiix 
dans la dysp'psie tlatulenteet jiut ride avec éructations, et dans le iiu-tiMi 



rilAIiTiOX—CIir.XK. 



2i;> 



visiiic : coiniiu' :intisc|(li(|Uc iiitfsliiKil. |itiiii' comliiil rr hi t<'ti<lil('ilcs selles 
clii'Z los typliiqiu's. (liiiis la (liarrlu'f iiit'ccticiist'. ia .lyseiilerii'. Ou le 
iiivlV'iv ovdiiiaii'i'incnt au uoir auinial jiour k-s usa^'cs iuti'nu's. soil seul. 
-dil associé, suivaut les ca.s, à la iiiai;uésie, au salieylale tie liisniutli. au 
iiiililitnl. à l'ioclolornie. 

Administration et doses.— I.e eliarliou véi;vialso <liinueàil(ist' 

lie i (uillei'ée il thé à nue euilleréeà sdupe. (jUi- l'on peut répé'ler plus ou 
moins souvent, au lu'soin. hau.s la lièvre tyitlioïiU-. ou donne environ ."! 
;i \ onces (!•;{.:!() ù 124. 40 .i;v!n.) ])ar jour, l'oui* assurer l'etticaeité de la 
iiiiiiiin' de (diarlion comme alisorluinl. il taul (pi'elle |)ar\ienne sc(die au 
(■iiiitacl des sulistanees à absoi-lier: le meilleur moiU' d'administration 
ost alors le eacliet. I)ans les uutladiesdu rectiue. : ulcère, cancer, etc.. (•! 
ihiiis la dysenterie, ou donne K' (duirlion l'u laveincnls. Localement «m 
(Il s!Ui|ioudre les plaies )iutridesi't les surlaces L;-anii,renées. ou encore on 
t'ii l'ait un cataplasnu'. cpn est otlicinal. 

|,c ( liarliou de liois est un excellent ilentif'rii-e (jui n'a d'autre incnn- 
vt'iiicnt «|U0 sa couleur, étant. |iar ses ipialilés alisoritantes. jiréléralile à 
hi clianx. à la ma,ii;nésie. au <-amplire. 

CHAULMOOGRA (ihn.i-: hk;. — Kxtraitcdc* somciiccs da f/i/iinninliii oiln- 
.lia. ('iiuli'ur lii'uiic. Il Siivc'iir et imIciii- désii'irèalilcs. Kciifcrinc un priiiciiii' aotil : 
iiiiile ijunor.itrdifiitc — L'hailc de ciiiiiiliiKMiirrii c.^t irrihinlf |Miiir la pi'iiu ti les mu 
i|iuuscs. On l'a cinijldvèo à rcxtèriciir ciiiilri- Isi lèpre, siirtmit dans les fin'iiif- 
!iil'('i'Ciil('iisi> et !ini'stlièsi(|iu', et antres inaliidics ciitiinècs, telles (pie recx.èinn «{pi!!- 
hii'ii.x il pastnieiix et le psuriiisis, dans le rlinniiitisnie (diriiniipie, l'iirtiinte rlniinii- 
li-iiiale, lu sypldlis secondaire, les nèvridiries, .-nrtoul la seiatiqne; à rintèrieiir 
i;iii> la phtisie. — La diise est lie ô à !.'> irmittes, en ra])snles on en èniiilsion, apre,~ 

■ - vi'pa^ ; sa saveur très ilèsiigréaliie constitue nu olistaele à .-mi eiii)iliii. La dnse 

■ l'aciile iiynocîirdiipH' est de }, liriiin (d.d,". i:rin.) en pilules. Pour nsaiies externes, 
I fait une ])iininiade eouteniint 1 partie d'huile |ioiir l de vaseline, ou "JO i.M'ainsii'a- 

|>li' par iiiin' île vèldeide (l..'5(t ltiii. par .'iO.dO ni-ni.). 

CHÊNE ( Kcoiîi'K DK). — Qinrcfi-'< curir.,-. \\v. 

Kcurce desséchée du Qucri'ns ro/nir. i'ent'ernu- une l'orli' propor- 
"II de hiiuun et d'acide L:;alli(|Ue. 

Action physiologique et usages. — Par son taunin. l'écorco 

ic clieiic est uu ast rini;\'ut ('■neri;'i(|Ue. On la réserve surtout pour les 
iisii^es externes. 

On se sert de la )iouilrc pour saupnudrer les plaies sauiouse?A 

"Il ([ai coulent Leaucouj). et les surfaces de la ])eau ulcérées au 

nmrs lies fièvres graves. On emploie la décoction d:ius les mêmes < as. 

pk' même ([u'en i^'arg'arisme dans ran^iiu' <dironi(|ue avec r»dâchemei\t 

Mê l;i luette, ou injection d;ins la leucorrhée, le pr(d!i])siis van'imil et 

iImI. (^uehpu'ifois on administre cette décoction à l'inidrieur. ilaiis la 

piiarrliée cl la dysenterie. 

Administration et doses. — La décoction de( hénee.st oHùinale 
^tseiloinie à dose de l à '2 onces (:!().(»() à (iO.OO ii;rm.'), deux ou trois 



23') 



CIlKNi:— CIIINOI.INK. 



t'ois |)ai' jour. Ti!i dosi' de la |iou(lrc (r»-cor<'(' <li' cliT'iu' l'sl de !{<• :i Il'o 
uraiiis (2.(10 à s.(HI y;nn. ). l'ii cacdu'ts. ou on su^*|»c■nsi()ll daiiMun mu(ilii;,'c. 
I/.'.s autai^ouistcs (diiiiii(|Ui's do l'ôcoroo ilo (diôiio sont ooii.s ilu 
laiiniii : acido.s iiiiiu'mux, alcalis, sols iiiotalli(iuos, ^ôladiio. aloaloïdo, 

CHENOPODE ANTHELMINTIQUE.— On <in|,l..i(' le.-, m^iikii.m-. ,,„. 
■^ipiii iidircs cl iloiirc-i cruiic (iiliiir de lôirluiitliiiic et (riiiic siivciir l'icri' cl tiiiicre. 
l'illcs rcntVniiciit uni' Imilc cs-icnticllc <|iii en est le |irin(ri|ic iictit'. — Celle-ci ."liiniili 
iii cii-cnliitiiin iiin.-i <iuc les sécrétiMns liriinclii(|iU', .-iiduraie cl nriniiirc. {•"Jl,. i-i 
au><8i iinllielniinliijne. — On lu iifcscril cuntre Ic.s asciu-idi-s, ù ilu.-e de ') l'i 1.") ^.'niiltc. 
Imis f(ii.< ]iiir jiMii', ipcriilant deux iinirs. ii|irés (|Uiii l'un donne nn i>wrj.'atir. Liiiln-, 
de la ]H.nilrc est de 2(t à (Kl ^rmins (l.;{0 à 1 (Kl lthi ). 

CHICOREE. — On emploie les fenillcs <'i les racines du t'ic/i<iriiuii uilijhux 
llenternient un princiiic anuT, };râce hikimcI la cld<ujrôo est un toni(HU'Htonmriiii|ii,. 
et un siimidant dijrcstif. On dit (|n'cllc slininlc la sécrétion liiliaire. Ia's |)ro|iiiéii- 
foiidaiiles cl résolutives sont )ini'enicnt hypoihéli(|ues. — On ne .s'en sert, cl riiicnu'ui 
encore, ((lie eoinine a|iéritir et amer, dans l'anurexie et la dysj)ej>sie alnnii|iir nvtr 
riatnk'iiee, en infusion ou sous l'orme de sirop, 'i'oi'réfiée, la raciiu'csi fort enÉ|iinyi'.- 
poui- mélaiiirer au calé, aucpud (Ile donne île la couleur cl de la saveur. 

CHIENDENT. — On emploie le rliizonu'.(pii renl'ei'inedu uiueilajie. du liiuiiiii 
et lies sels de potasse, au.\«|uels il doit pi'olialilcment les propriétés diuréti(|Uc> i|Uc 
Ton s'aecoi'de à. attrilnu'r au eldemlent. — La tisane de idnendent rafraîchit, elle ililiic 
l'urine et la rtiid moin> irritante l'eut-éti'e aiis>i n'agit-clle <pie par l'eau c|uVlli- 
contient. — On ilomic le (ddendent en infusion, >eul ou condiiné à (['autres iliinvi; 
<|iies, dans les inllammations de la vessie cl de l'uréilire, les liydropisie>. cic. 
iloses illinulées. 

CHINOLINE.— r/,/,,,.//,/,/. 

Sj/iiii)ii/iii('.^ : (^tiiiioliiio. (iiiiuolcino. 

Dovivc do la (|uiiiiuo ou do la cincdioinno ti'ailcos par la poiii--r 
Fait partio oon.stituaiito du o-oudron t\(' houillo. Se présouto sotistiu'iiir 
d'un liquido iuooloro. Imiloux. soluhlo dans l'alcool, l'cthorot lo liisiilfiiri' 
(\i} oarlione, à ])oiiio .siduldo dans l'oau. l*-llo si' coinlùno aux acides pdui 
formel' dos sols : salioA'lato. tartrato, l'Ic, ([ui sont pros(|uo tous trèsilrli 
(Itu'sconts. 

Action physiologique et usages. — La chinolino jouit deiim 

priclcs anlisoptiqui's ol antit lioriiU([Uo:i liion dctinios. so rapprocliiiiii. 
sous 00 rapjiort, do la i|iiiinno ol t\i.' la plupart dos dorivcs ilti youilvnii 
ilo houillo. Kn otl'ot. ilo toutes les sulistîincos antipyféti(|Uos rceeiuim'iit 
dôconvortos : anti[iyrino. antifclivino. thallino. résorcine, etc.. la ( liiiidliin* 
, ost uno dos plus actives, li'aliaissoniont de la tonipéruturo s'accoinpimiii' 
do ralonti.ssemont du c(our et ilo tliapliorèso. 

On remploie, souvent avec tivantiiii^c, à titre d"antitliiM'iui(|i!c. ilaii^ 
la fièvre tyi)hoï(le, la pnoumonio. la fièvre intermittente, la diphui!' 
Dau!^ celte derniùro nitiladio, on utilise localement les propriétés iinii 
sopti((ues do la chinolino. l'u appli([uant sur les jianios malii<los iiiiesdlii 
tion à ;■) ]). 100. l'tilo aussi contre les névralpos ])(;nodi(i'.ios. 



cniNol.INK-cill.oitAl.. 2:>\ 

Administration et doses.— La riiinoliiic (•tant «loiu'c d'iim' 

sîivi'iir tivs ilrsiinTraliU'. iiii lui |ii'(''li'i'i' si'> m'Is, surtout le lactratt'. î\ ilosi- 
(le \ i'i -•• LÇi'aiu.s (0.21) à l.;{(» ,i:;fiM.) lmi fadu'ls. 

OHl.'^ETTE.— r/,//■.,^^ H,-. 

On t'i.iploii! la ]»laiito l'iitii'iv, (|ui ivutV'rnu' <U'U\ iiriuci|ii'.s :niuTs: 
I ,(!•/</( ii/iliélii/iif et la l'hiniflnc. mais pas de taiiuiii. 

Action physiologique et usages, l-a ciiircttc ot un annT 
iiiu'. iit'|ii)urvu <l'asti'inn\'nci'. et Ui^issant h ce liin- coniiuc loniqui' 
Mimi:ii'lii(|U('. t'avorisaut l'aii|ii''tit et stiinulant la (li^c-liou. l'illc ne cuns- 
lilK' lia>., 

(In s'ou sert dans \v- lurtncs cas (jUc la ncutianc et lo coidnilKP. dans 
l'iuiorcxit'. la dys|)i'|isii' al()iù(|Uc. la ctinvaicsccncc des maladies aiifuës. 

Administration et doses.— li'infusion (\W.) est la meilleure 
Iciriiii' d administration de la (diiri'tte. à dost- de 1 à-2 onces (.'{(). (M) à (iO.IH) 
:,'nii.i. lia teinture (Mr.). se donne i'i ilose- de A n 2 tiraelimes ( 1.7<> à 
11,7,') li'riH. )• <*ii peut sans crainte eomliiner la (liirette aux sels de t'ei'. 

CHLORAL (llvnitATK, :»K).— <'/</,,/•,// /,,,//•,/>•. Hr. 

I'',n taisant ay-ir du chlore y-a/iMix sur l'alcool, il se produit d'aliord ilc 

aliK'liydi'. ] mis du chloral. d'où le nom d'aldtdiyde t rie I doré ou l i-icldoral- 

l'iiyde. (|iie l'on a encore donné à ce |»ro(luit. l'ui-. le ( Idoral est anhydre 

i|iioi(|iie li(iui<k'. incolore, d'une odeur pénétrante et irritante, à saveur 

;i(iv et caiistifpie. Additionné d'eau, il se comhine à celle-ci et se |)réci]titi' 

iii se transformant en hydrate de (ddoral. Cchn-ei se présente sous 

lorine de cristaux ineolori's. à odeur et saveur particulières, acres et 

l'Vi'ihmtcs ; il est solulile dans l'eau, l'alcool et l'étlu-i'. .\ la température 

Hiliiiaire. l'hydi-ate de eliloral est volatil comme le camphre. Sans être 

ii'ii(|iieseent. il silisorhe l'hunudité et s'altère (piehpii' peu so\is l'îiction 

il la lumière. Pour toutes ces raisons, il i'iiut le conserver à I aliri de 

lU lumière, et dans di's flacons bleus ou verts, hii'ii fermés. ( 'est l'hy 

inite de chloral. et non le chloral anhydre. <pii est employé imi méde(•im^ 

' tontes nos remarcpies se rapporteront à lui seul. 

Action physiologique. — .Mélanu-é aux >ulistances orii-ani(|ues, 
if rlildi'al en relarde la putréfaction : c'est un antiseptifpie. Sur la 
l'cati ilémidée. appli(pié en .solution concentréi' ou en poudi'e. il [jroduit 
ik' l'irritation iidlammatoire, avec roug-eur et cuisson très vives, jiuis 
vi'-sication et même cautérisation su]iertieielle par coaii'ulation de l'irlhu- 
iiiiiK'. Les mêmes phénomènes se prodiiisi'Ut «piand on l'injecte sous 
!;i iK'iiu. Sur les ])laies. il donne lieu à umjeschare mince, peu adhérente, 
^ur les MUKpienses. il ])roduit. comme sur lu jieau. de l'irritation avec 
'lniileiu' et cuisson, et même cautérisation superticielle, suivant le degi'é 
ik'coiiceiitration. Iny'éré, il irrite ])lusoii moins fortement la muqueuse 
ilti liliarynx. de ra'sophai;-!' et dci^l'estomac. et lionne lieu i\ une sensa- 
iiiiii ilTici-eté et même de lirfdure à l'arrière u'oru't' l't au ci'enx épigas- 



<!II.OI!Af, 



tri<|in-, il'iii'i la iit''Cfssii(''(i'ii(|iiiiiiisl ivrcc iiK'diciiiiit'iit siiHisiiiiuiicut l'hiKlr 
(.rouii. lui solution coiMi'iili'ôi- oit III fi'istaux. on iiurait imiu vôriialik 
<j;»s\ i"i(('. nvfc on sans iilcôralioii. accnni|>ai;iit'c i les syni|tt ('unes or<Iiii;iiic« 
iiaiisi'f, voinissciiu'iils. i;'astrali;'ii'. (■nli(|in"s. etc. 

h'alisorjition du dilonil vM ra|»i(U'. Très |i(ii de lciii|is. dix à nvm,. 
iiiiimlcs après riiii(('stioii de I.") à |(l ;;;rains de < Idural. on olisci'Vf (|Ui| 
(|iu's siy;n('s (Texcitation u'éiiéralc ; li'n'ôiv accrli'i'ation du pouls, ((iiiiic». 
tion de la |U'au. ijui l'st plrs fliaiuK'. tons |ilu'-noinèiU's (|iu' (iuliliT hki 
sur N' coiiiiitf d'iiiu' réaction synipallii<|Uc évcilli'i' ])ar rirritalion ilc |n 
iiini|iiciisc i;astri(|iu'. IJicnlôt siirviciit de rfUiioni'disM'int'iit ui'iiiTiil. 
oittusion dos si'iis cl de l'intclliy'cncc. iciidancc in\ iiicililo au soiniiicil. ii. 
Iirus(|iicnicnt. sommeil profond, durant cini| lieiircset plus. ( "c soiiiintil 
rcsseniMc lK'aucon|i au sommeil naturel; il est calme, n'' parai eu !■ et 
ordinairement exempt de rêves. Ce n'est pasilu nareotisme. coiinnc h 
t'ait rcmai'ipier liart Imlow. car le sujet peut être t'aciicmeiil cveilji'. ;iii 
point inênie de ])ouvoir prendre de la nourriture, après (|Uoi il s'ciiilnri 
<k' nonveau. li'excitaliilitc rcllexc c(ui.servc. au resli'. son a<-uilc n(iriii;i!r 
\/,\ pupille est contraetcc. l'ii rèi^le ^•ciicralc. aucun cH'et t'âclicii.x. ni 
inclue dcsaii'n'aiile. ne suit l'ailininistralion <\i\ ( Idoral à dose li\ pimii 
(pu-: il n'y a pas de nausée, non plnsfpie de vomissements, vertiiic liailn 
cinations. ccplialalii'ii'. consti|)ation. sécliercsse des minpicnses. para)y>ic 
de la vessii'. etc., coinnie après rem])loi de ro]>inni. liC soiniiieil cvi 
t'acili' à olitcnir cdie/ les enfants et les sujets f'aildes et aiicini»pic>. |i|ii» 
ditîicile (die/, les liuvcurs. les aliénés, les uévropat lies. Si la dose (■>! |i|ii« 
Cortc : de K) à (iO ii'rains. le sommeil est lieaucoup plus jirot'ond et |uiii 
durer dix heures ou davantau'e : la sciisiliilité est éteinte, les ivlli'.xo 
aiiscnts. l'irritation de la c(H'nce ne prov()([iiant auciiii clignement dr- 
jmujiières. (""est U- .soninu'il (dilorali(pie conlirmé. 

lOii mcinc temps (piil lait dormir, le (dilor:il eii!;-ourdit aus>i. |ilii> 
ou moins suivant la dose, la seiisiliilité. .\ faillies do.scs, il ne fait i|ii(' 
l'émousscr : àdose.s fortes, elle est pre.s(juc anéantie: ccjK'iidanl (Hi ii' 
constate d'insciisiliilité alisolue. (die/ riioinine. ((lU' dans le cas d'ciii]"!! 
sonnenieiil. Le (ddoral ne ]ient donc et re considéré comme un niiali;v>- 
(pie véritaliK- ; il calme les douleurs vw faisant dormir )(lus (pie parMiit- 
tliésie véritaliK'. " l'!n somme, conclut ( iiiMi'r. on oliserve tout l'ciiM'iiil'ii 
des pliéiioiuèntïs (pii accoii'pa,:;"iient le .sommeil normal, avec ci'ttc dit'r 
renco (pie la .st'nsil>ilité n'a ])oint aussi coiniilèteiueut disparu. Lcsatii'ii 
chenu'iits produisent des piiénonièiios réflexes, peut-être mênu' plu» 
intenses (pie dans l'état de veille. JiCS sujets atteints de névralnic tW" 
'louloni'cuse disent, eu s'éveillant. (|u"ils n'ont jioint cessé de sdutirii 
l'incés ou |)i((ués. ils ne se réveillent ])as. mais per(;oivent néanmoins iim 
sensation douloureuse." ("est surtout contre les doiilours liéo ;'m1i- 
spusmes musculaires (pie se manifeste l'action aiiestlu'si([ue '\\i clilin';!!- 



CIll.OltAI.. 



•ir^-^ 



iiiai> alors il ii'ti.tfil <|iriiiilin'fl('iiifiil sur lit tliniliMir. cii l'iiiMiiil cesser 
It'tai s|msiii(»(li<iiU' i|ui tii ist lu eimsi'. 

hiiriiiit le soiiiiiieii eliliii-îiliinie il y a résujutiuii niuseiiliiire i»liis ou 
iiiiiiie» iiiiii"(iiiée. suivant la duse adiiiiiiisl rée. I>es doses exai^t'ives. et à 
|ilii> liiiMe raison to.\i«|Ues. amènent la résolution coniiilète des niuselow 
iii'jii. avant <iue le sommeil se ))roduise. il y a paresse et incoordination 
ili's Miouvemont». ('iie/< les Imveurs et les aliénés, la résolution peut être 
ivinplacée pur l'exaltation musculaire et li-s convulsions. 

haprès la plupai't des auteurs, on olisei'vc. dui'anl le sommeil pro- 
duit jiar le (ddoral. le ralentisseineiil des liai tciiienls du cieui'. ipii sont 
aussi plus t'aiides. ce raleiilis.si'UK'nt ('laiit >urloul nuinpié che/. les per- 
M)nai's atVeetées de maladii' oruaulipu' du cnur. di''i;'éiiéresccnce i;rais- 
M'usc. etc. Kn nu'nu' temps la pression sanguine est diminiu'-e et il y a 
aiit'inie de la plupart des tissus, et iMi |iarticulier (\h cerveau ; la face est 
iiiilccl la papille o))ti(|Ue exsanii'ue. 1 )i's doses faillies ont jieu d'iulluence 
•iir la circidation et K- c(eur. La respii-ation. «[Uelcpie peu accélérée au 
ilriu'. se ralentit, comme la circulation, l'es doses fortt's la remleut 
iivs suiierficielle et irréi^ulière. 

La température est aliuissée d environ un di'iiii à un deu'ré cenli- 
:; rade durant le sommeil, surtout si elle ('tait préalaMemeut élevée, hann 
Iciiipiiisoniu'nu'nt. l'aliaissi'meul peut atti-indre '»*-■ (". 

N'oii seulement le ehloral ne diminue pas la .sécrétion de l'urine. 
niiMiiic le fait roi)iuin, nuiis il rauirmeute iiositiveinent. Le» sécrétions 
silivaii't' et nnupieuses sont én'aleinent aUi^meutées. I>esdo.ses pliysiolo- 
L'ii|iu's n'atlecteut pas lu sécrétion de la sueur, mais par contre, on 
iilisti've souvent des éruptions cutanées diverses: érythème scarlatiui- 
tiirine. l't p..rfuis mên>e purjiura hémorrlia,ii,'i(iue. 

Aiuun trouille dii^estif ue se firoduit si lu solution est suttisanimenl 
l'tviulue. Au contraire, il y a aui^nu'ntation de rupjtétit : pas de nausée 
ni (le vomissement, non ])lus (pie de constipation. TiCs solutions couceii- 
inrs irritent le tulie di.i;-estif. comme on l'u vu plus haut. 

(^\uuit à la nutrition, elle est entravée d'uprès Bouchard. L'urine 
loiiticMit du sucre et moins durée, purce que le ehloral, en s'opposant au 
jMssaije dans les éléments iinatomi<iues, des jiarties constituantes des 
limneiirs auxquelles il est mélanine, entrave l'assimilation. 

Suus l'effet d'une dose toxi(jUe (toute dose supérieure aux do.ses 

pliyi^ioloifiques peut être considérée comme dangereuse), l'hyidiotisme 

H' tfaiisformo en narcotisine ; le sommeil fait ]tlace à lu stupeur et au 

iidirni. jieiidant lequel le jtouls se ralentit et s'atfaililit de jtlus en plus, lie 

mômiM|ue la respiration ; lu résolution musculaire est générale et com- 

lilèt(.\ (le même «pie l'insensiliilité. Lu mort survient au bout de 2 à 5 

[lieiiri's. pai- paralysie du cœur et du centre respira toii'e, le cœur s'urrêtunt 

|mi diastole, soit le premier, soit uprès la resi)irution seulement. 

Kn dehore des accidents aigus consécutifs ù l'absorption d'une dose 



'254 



CHLORAL. 



oxagérée de eliloi'iil, il se produit, wnis l'iiotion du inddicî. "nont iidininistiv 
à (U)sc's contiuuos cl pvolougot's. uuo h6v'w do 8Vin))tôuu's dout l'ciiM'iiililc 
(.'oiistiluo k^ r/ilondinjnr <'hro)iii/He, et (|ui we earju-téi'isi'nt {•oiiiiiif mui 
t mu l)le!* digestifs. ap[)étit ciiprieieu.v, anoivxie, digestions ditili-iics.s(.'ll,.s 
p(ni eoloives. jiar défaut (U- sécrétion l)iliaire. érujitions cutaïu'i'» 
éiTtlièuio, eczéma, urticaire. p;''téchies. purpura, résultant d'une pariiKsic 
vaso-iuotrice, (cdèiiie et sécheresse de la peau, souvent gangrène mijk.i'. 
iieielle. conjonctivite, larnioieiueut, congestion des conjonctives, veux 
l^'iila'its l't paupières rougies, voluhilité de la paroie et t'.xcitalidii 
générale, liourdonnenients d'oreilles, sensation de vide céréhral. verliiro 
soiulains. inipo.ssihilité de dormir sanschloral, irritaliililé nerveusei|iiiiiiil 
le moment arrive où la dose lialiituelle doit être prise, nu'laucolic. j., 
malade .se fatigue facilenu-nt, et ses mouveiuents sont incertains ou déMir 
donnés ; (pclquefois dyspnée intense, faililesso croissante et irréniihn'it, 
des battements du C(eu Nous avons également oli.servé (die/, un dild 
rali(p;e des congestions suliites de la face sous riniluence de la iiiniiHli, 
ilose d'alcool. 

Mode d'action. — hans le sang, le chloral circule à l'élai d,. 
chloral. et c'est en cette (lualité (pi'il prodi\it .ses elfets li_vi)n(ili(|iUN ;•! 
dépresso-moteurs. L-ehn '.<li avait cru (pie dans le sang. li<[uide alcalin 
le chk)i'al se (lédoul>l".ii ei< tddcjroforme et acide lormi([Ue. mais cciléildu- 
blement n'est ]ias |pr )uvé. l'I les effets du cliloral peuvent être alMilnu'v 
à cet'^ sulistance elleiuéme autant (juau (ddoroforme. 

Ia' eldofal agit directeim nt sur ks éléments nerveux du cervrau cl 
de la nu)elle. <pi'il dé];rime et ])aralyse plus ou moins; c'est ainsi i|M'il 
détermine riiyi)notisme et l'anestliésie. Lesonimeil est. en outre, tavorin' 
par une autn' condition, (pli est l'anémie du cerveau. ((>iiaut à l'aitidii 
aiKilgési(i'ae. elk^loit T't l'e ra|iporléeà la pa^'alysie des parties stMi>iii\i'> 
de ia moelle et des riU'ines des nerfs .sensi.ifs. ])uis, secondaireiiiciit. à 
colie du tvone et des extrémités péri]du'ri(pies des nerfs ceiitrifiiiics 
La sensiliilité (lis)>araît de la pér'pliérie au centre. Ajoutons entiii ;i 
cela ranémie des ceu'ves nerveux. 

.Dans son action sur les centres uerveu.x et les nerfs ])éripliériiHK'> 
le (diloral influence d'ai>ord la sulistanee grise des liémisphèrescéréliniax. 
Si la ik^se u'e.st (pi'hypiKjtitpie, il y a sommeil sar parai\sie dv's iciiliv- 
n.crveux. Si la dose est anes'iliésique, la céréhratioii disparaît, et Icsiiiii 
<pii ne peut ])liis être réveille, rc^ste plongé dans nue insensil)ilit(' alisoliu', 
Les nerfs crâniens, et en ])remier lieu le trifacial. sont ensuile allcitt'" 
puis vieut le tout ,1e la n.oelleépinièiL'. puis des racines des nerfs spinaii.v: 
on voit alors d'.sjiaraitre sacce.ssi. eiib-nt ])(;uvoir exeito-moteui' 



(le l;i 



moelle, ])ui8 le ]K)uvo'.r .se.:sitif, o. enliu la puissance réflexe. Cis.iit h 
centres respiratoires, le '(ilke et les ganglions cardia(iues (pii l'isiMmi 
le plus k>ngtem ^ à l'action d-. (ddtu'al, celui-ci produisant d'almnl uiif 
simple suspensio:' de pouvoir, [)uis la paralysie. Le grand syiiipatliii|iif 



(•HLOI.'AL. 



thii'diivc'. lui îUissii. riiiHiU'iuH' du clilornl. coiiiiik- ci'la se \n\\ ]i;ir 1rs 
linuliles vaso-moteurs (lu cliloralisiiu' aii;'U l't clii'ouuiur. l'auéuiic ct'-iv- 
livalf. l'ahaissc'MUT.t <io la pivssion sau^ulur. rtc. (|)aralysio vaso-iuotricc). 
La résolution musculaire résulta très prohablemeut de la perle du pou- 
voir cxcito-motcur de la moelle. 

J>e ralentissement des hattements du cuMir serait dû à niu- diminu- 
tion de l'exeitaliilité des i;'aui;'lions inotews du eieur ; si eette dimiiiuti(Ui 
iloxcilaliilité est poussée trop loin ])ai' l'etl'et dv doses trop fortes, il y a 
iiavalysie véritalde des içan^'lions et syne(*|ie moiMelle. Le cliloral est 
iloiic à li:iute.s <loses. ' ii poison cardiaipie. l'arrêt du ('(eiir survenant 
liiT.-i|Uement dans la plupart des eas. I,e ralentis.sement de la respira- 
lioi, s'e.xplicpK à son tour ])ar la sédation du ludl>i' l't de la moelle. La 
jiaralvsie de'ces centres est amenée )iar de hautes do.ses. ee qui sufîit à 
r\|ilii|\u'r l'arrêt de la respiration dans les cas d'enipoisoiniemeiit. 

j-'.ulin lai ''.■.'Cinent de la température est dû au ralentissi^nient Au 
mur et de la res])iration. et à !a diminution des éelniny'i's oro-aMi(pies. 

Le ( Idoral s'élimine surtout ])ar le ])oumon v\ la pi'au. Lue ]tetite 
|iro|iiU'tion pas.se ])ar les reins, sous forme d'acide uro-cldorali(pu'. 

Auxiliaires. — Tous les hyi.noticpii's et analgésiques peuvent étri' 
niiisidérés comme synergi(pies du cliloral : opiacés, chloroforme, éthci'. 
|i;n'al<léliyde. sulfonal. croton-ehioral. Iiromureile ])otassium. l'tc L'ac- 
limi svnern'i(pie de l'opium se home aux ell'ets analn'ésiipu's. 

Antagonistes. — Les alcalis et les carhonates alcalins sont le> 
aiilayoïiistes (diimiques du cliloral, dont ils favorisent k' dédouhlenicnl 
VII rhloroforme et acide l'ormiciue. Comme antaj;onistes dynami(pies. 
((■ sdiil tous les nu'dicaments <pii con^'est ion lient le cervetiu : opium. 
hiiviie d'iuiiyle. etc. : comme jiaralysaiits <lu cieur et des vaissi'aux. tmis 
■« >liniulants et excitants: au'ool. amnionia<|Ue. caléine. strycliuiiie. 
|'liyM)stii!,'niiiie. et tons les toniques vaso-moteurs. La strychnine passe 
iiiiurètre le meilleur antidote connu du cliloral. mais rantao-onisinc l'st 
iniii (l'être jiarfait entre ces deux suhsiuncfs. siuvant (luhlcr. et le cliloral 
iiiuvieiidrait mieux au tnutenu'nt du stryelinisnu' (|Uo la strytdinii e ne 
'l'iivieiidrait au IraiteiiKMit du chloralisme aiii'U. 

Usages. — Localement, conune antisei)ti(|Ue. on emjiloie avec 
avaiitaii'e des .'^oluti(/ri^-' de cliloral à -,-'„ sur les sni'faces o-aiio"vii('es. Içs 
iilciTcs fétides, eu injection dans la van'in; . la u'onorrlnV. la leucorrlu-e. 
lamélrite. Dans la yonorrliév', une injection di' 1 à 4 n'rains à l'once 
"Hi>litiie. dit Hartli()l(,\v. un excelk'iit moyen, .lotiroy a près-, rit K 
'liloral localement, en i.;-ar,i;'arisnies. irri<i'ations on hadii^-eonnao'c.- dans 
1") cas de diphtérie et a ohti-nu 1.") <fnéri.s(U <. ("est jH'Ut-êlre là inie des 
iii(.'illoiires applications du idiloral comme aiitisepti(pie. l'in solution 
it(.'ii(lue est é(!;alonient ellicace dans les maladies cutanées acconifia^'iiées 
ik' (K'aucou|i de prurit : lichen, pn l'iii'o. tandis (niune solution à .7U a'j,'i- 
'<M liicu. comme jiarasiticide. sur le ]iity 'as • versicohu' et !a teii^'iie 



2;V; 



CHLOKAL. 



foiisuraiitr. ( "oiniiK- vi'.siciiiil. 1(11 l'iitiiiM' ihms lu luryiii^ito. lu iriulnVi- 
liruiicliitc. U's lu-vrulii'ics. i-t vu uviii'-rul (■hu(|iU' tuis cnu' l'on veut (iliiciiir 
I ftlrl il'uii vi'siculoirr do |n'titcs «liiiu-iisioiis. l)ujur(liii-l)C'uunKl/. sVi, 
sfi'l. Mius lovnu' (le cruyinis iMivrl(i))|M's di- pavattiui.', pour ri'iu|i|;i(iT 1,. 
iiitrulf (l'arn'i'iit i-omiui' <unsti(ii\t" sii|K'i'.ic-icl. 

1a' chlorul crst un de \ui> hU'ill(.'iu*s liyimi)li(|UL's, cl coiiniii' tel m, 
reinidoic livs souvent duu> riuMiuinie eu li'i'm'i'ul, (siiii)ile ou s_vin|it(iiii:t 
tique de (|IU'1(|1U' uuti'e luuliidie. Il réussit très liien duiis rinxiinim- 
simple, et le souiiueil (lu'il iii'oiluii i-st calini' l't iv|ia râleur, (ihiiiinl 1 ji,- 
soinuie est due à une doiileiii'. il est ln-auciuip moins ellieaee. et alors il 
est avautay'eti.K <le le eoiuliiuer ;'i la iuoi-|dnne. i'illieace eneoiv iliui- 
l'iiisoumie (|ui reeouuait |iour eau-e un li'avail intt'llecttu'i excessif, d,.» 
liréoeen|iations nu'Utali's. des iiMjuit'tudes. nuns c'est peut-êti'e dans co 
eiveonstanees. survenant la i)lu]iaft du teinjis cliez des sujets nerveux, 
([Ue se contracte d'ordinaire le (ddoralisnie ( lironi(iue. Il rend d c.xcci 
lents services et réussit mieux ([ue tout autre nu'dicauu-ut (l'ujardin 
Heauiuet/. ) d;uis l'insoniiui' syiu|itoniati(iue cU's maladies lueutaKs. /•.,/. 
dans la nuiiiie. surtout la maint' ai^•uc, la mélancolie aii^uë. la luaiiii 
iuiei|iéi'ale. le délire maniainu'. Les dosts doivent être élevées, et oh 
|»eut l'associer alors, soit à la moi'jihine. soit au.\ bromures alcaliii> 
(iAililer t'ait ici une distinction (|ui a son iin|K)rtaiicc : c'est (\ur. ,|iuiiiii 
l'aliénation ment:ile se traduit par (U's |diéuoiuèues d'excitation; vv\\ 
accès de fureur, tendance au suici>..e ou à l'iiom'cide, le cliloral a. il;nr 
la très ifrande majorité îles cas, tles résultats t'avorul)les, tandis (|iril l■^! 
(•ontre-iiidi(iué si la folie s'accoiupaii'ne de stu])eur et do symi)toiiic> lir 
dépression, ou s'il y a (|iieliiue lésicm ori!i;ani(|iU! des centres m'rvcu.x mi 
du c(eur. Stillé est également d'avis (|u'il lU' faut pas le donner (laiis k^ 
formes chroni<[ues de l'aliéiuition mentale, (^uoi (pril en soit, sou cniiiliii 
ne devra jias être proloii,gé. et dans les cas un j)eu longs la iiinriphiiii 
vaut mieux, ("est aus.si un des meilleurs hypnotiques àailministnr aux 
sujets atteints de delirium tremens. convenant mieux aux a^v-èsdedéliii 
aigu consécutifs à un excès alcuoliijue suliit. ([u'aux cas d"a' 'lisiiKii'ii 
tirmé. Il n'en *'aut cependant pas faire un spécit1<|ue du (lél'rc akodli 
(jue. car il .'st des cas où il a étdioué complètement, et d'autres ^ut. i^riin- 
à une affection concomitante des centres nerveux ou du c.iuir. il a (luinn' 
lieu à des phénomènes d'intoxication ra]iidement mortels, i 'ou r réunir 
il en faut «lonner de fortes doses : 15(1 à !M» grains (Ilayem). J-c déliiv 
et l'insomnie des malades atl'ectés de fièvre typho'ide, (rérysipèlu. lii' 
vari(de, de pneumonie et autres pyrexies ou ])hlegmasies, l'èdeiit i:t plu 
part du temps à l'emj)loi judicieux du (diloral. ordinairement ;'i pdil- 
(iobes (Kane, A. A. Smith. Trélat ). >f(uis nous en sommes particiilièrr 
ment hien trouvé dans un cas de pérityjddite accompagnée d'insdiiiiiii 
alternant avec un sommeil interromi»u par des rêves ulfreux : ini lavi'-j 
mtnt de ;{(l grains de ehlorul mit tin aux rêves et prt)duiHit un souiimi. 
réparateur. 



CllLOHAL. 2Û7 

A titre irtiiKilu;i'si(|iu'. Il' cliloral o:st c'iiiployi' à l'iiitérii-'iir et locale- 

iiiuiit. Localement, dans k's iirvraln'ies supt'i'tii'iclles. rliuiiiatisinaleîs, le 

l'iuuiuitisiue niusciilaii'c. l'art hralu'ie. la i;-astrali!;ie. la pleiiroilyiiie. la 

Mi;itii|Ue. soit en ajiiilieations simples, soit r\\ IVietions. ( >n [K'Ut l'asso- 

licr II parties éii'ales lie campluv. ft taire dissoudre le tout dans l'alcool 

,iu le ehlorotbrme d'aliord. ])iiis dans la i;"lyccrinc ; on a]>pli(pie au moyen 

,1'uii iiinceau. J.ia même association est très cilicace dans les cas d'odon- 

laliiie par suite de carie dentaire ; on en imliilie un liourdonnet (Toiiate 

hvdi'opliile (pie Ton introduit dans la dent cariée, on encori- ou en t'ric- 

tiiiiiiie la u'cncive an niveau du jinint douldureu.K. iiartholow consi'ille 

iliiioiitcr de la mori)liine à ce nu'-lannc de camphre l't (ddoral. dont l'ac- 

lidii aual.ii'ésique se trouve alors considéi-alilement aun'inentée. A l'inté- 

riru)'. (pioiqn'i! soit très in/eriiurù l'opium et à la morpliine comme 

aniiilin. on a cependanl cuiidoyé le (ddoral |)our caluicr inouientanément 

IfS iH'vndgies, la castra lii;ie, les coliques licpati(pies. les douleurs articn- 

lain's (iii visc(jrales, celles de la dysménorrlK'e. etc. Le soulai;:ement ne 

(lurc i;"uère. pour ])eu (pU' la douleur soit intense, celle-ci rejiarai.ssaut 

ih's ((lie le sommeil (ddorali([Uc est tcnni.ic. Il réussit nùeu.x dans les 

■as (là la douleur accompagne ou l'cconnait pour cause un s[)asme ([Uel- 

iDiKpic. .\insi. il calme liien en général les douleurs post-pncrpérales, 

it souvent aus.si cell's (]ui acconii)a;j:nent la dilatation du col utérin à la 

(iiviiiière ])ériode dv l'accom l\emcnt. Alors il n'est plus seulement 

iiiiiidiii. mais autis)i;'..-modi(|Uc. ('liez les i-nlants, les petites oj)érations : 

incision d'un abcès. avulsi(Ui d'une dent etc., les exjtloi'ationsct man(eu. 

wes (liuiloureusL's. ])euvcnt être laites sans so'itl'rance, après absorption 

\v l') à l!^ ii;rains de chloral. ]iar la bouche ou en lavement. Kn somme, 

il' (.'hlural. très inférieur au.v opiacés comme anal,i;ési(pie. ne doit leur 

.■li'L' in'éféré (pie chez les sujets (pii ne peuvent supporter roj)iiini. ou 

dans les cas analoi;'ues. 

Comme dépresso-moteur l't hyiiocynéti([Ue. le chloral est. à i)ou 
ilioit. placé à la tête des iiombi-eux a,ii"eiits destinés à eombuttre les mala- 
li's cduviilsives et spasmo(li(|Ucs. et en i)articulier le tétanos, réelamp.sio 
imi'-.pérale et infantile, les convulsions urémiquos du mal de Brii;-ht, 
>lk's (li.'s enfants en ijénéral. répile|tsie. la ciiorée. le strychnisme. la 
|iai'alysie aifitant-.'. l'asthme, la co([Ui'liichc, hi laryni!,-ite striduleuse. l'in- 
iiiitiiiciice d'urine, les pollutions, les vomissements spasmodiqiies et 
iK'rvi-ux. etc. 

Son action est exci'Ueiite dans le tétanos, à condition qu'on le donne 
lidiiH's très élevées. X'crneuil. qui a été un des piemiers à le recom- 
laiider dans eitle maladie, l'administre de fa(;on à produire un véritable 
[état de sommeil, sommeil ininterromini ([u'il appelle fntua clilonifii/iif. et 
il lenlinue pendant quinze à vinut jours. Le coma doit être constMiit 
|vt il tant (pie le sujet retombe dans son sommeil dès qu'on cesse de l'in- 
Im'dirci' on de le tenir éveillé jiour lui ouvrir la bouche et y faire ])éné- 



25>^ 



CHLORAL. 



IrtT (le la iiourrituiv. T.a dose quolidiiMino doit consôqueniim'iil varier 
entre 70 ^'rains et 4i draeluiies. .suivant le>^ eas. Cette méthode u (linm,; 
en moyenne à M. Verneiiii, dans une ])én()de de (juinze annt'cs. une 
guéri.son sur deux eas de tétanos. 

I)ans l'é(iani|)sie ])Uer[)érale, le (ddoral u donné ])avlbis de l.ciiux 
résultats (juand les autres niétliotles de traitement avaient éeliou('. On 
peut, au liesoin, le eoml»iner à renii)loi de la saiynée et du ehlorolDniic, 
sou aetion jiaraîl être plus durable ipii' celle île ee dernier rcnuMlr. 
J)'a]>rès quelques auteurs la mortalité ne serait (jue de 7 à l."> p. lOliavir 
le eldoral. Mômes romaniues pour l'éclampsie alhuminurique. ci ici il 
est lion d'oliserver <|Ue, nu'me en dehors de tout accident conviil-.it. 1,. 
ehloral seiidilc exercer une action l'avoralik' sur rallmniinurie. eu l:u>;nii 
disparaître l'ceilème et en diminuant considérahleineut la iiroiMniioi, 
d'aihumine dans l'urine (iJunlozzi ). On peut même emjiloyer Iccliloini 
connue prophylacti(pie des convulsions, à la lin de la ii,'ros.sessc. chr/, l,- 
femmes accusant de ralhuniinurie et de l'iedème. J'îin<;'er en jimlr 
avaiita^'iMiscment dans l'éclampsie des enlants ; il donne des dox s suilj 
.santés à jirdduire le somnu'il, ajoutant, à cette occasion, (pie les (■nlaiii- 
.supportént hien le ehloral. 

]je ehloral semhle ])eu avanta^^'eux dans les i;-i'antles convni>iiMi>(lc 
l'épilepsie. Il peut cependant avoii" (U' hons effets, suivant ISarliuiiou. 
dans les attaijues de )H'lit nuil survenant la nuit. v[ alors il faut l'aihui 
nislrer à l'heure ilu coucher, (iuliler. dv son cùlé. en déconseille liisi;;! 
dans celte maladie. Il semhle. en tout cas. (pi'on lie ])uisse pas ((iiiiiilci' 
sur le (ddoral |)our comlialtre le in:d comitial, et l'on en peut dire iiiitan; 
de l'hystéi'ie et de l'hystéro-éclamiisie. 

I)an> l:i (diorcV il ai^'it mieux. (pu)i(pu> ses lions etu'ts ne soieiii ; 
toujours constants. Il convient mieux (Kinii'cr; (puind les ni-HiViincii ■ 
ehoréi(pies .sont de nature à nuire au sommeil, ou à rem]»êclici' imii ,, 
t'ait. C'est alors que l'arsenic reste à lieu près iiierte et (pt'au eeiili'iiiiv 
les n:ii'coti(pies .sont indi(pu''s. 11 a cei'liiiiicment i;'uéri des cas de ilinivt 
qui îiviiieiit résisté aux hromures. comme il a étdioué dans d';iiil les eu 
les lu.Minures ont été ellicaces. .lotl'roy eomiiine le drap numlllé ;,i! 
ehloral daiis l:i chorée. Aux enfants de dix ans. il donne de lill ;i 7l' 
_<4'rains de chloi'al pai' Jour, divisés ,n trois doses, et après les i'e|i;i- 
Pour K's l'iifants de six à sept ans. ."îO h I-") e-i';iins |i;ir Joiii' siiili-riii 
|)ans les c:is n'raves. il i\>eomiii;inde l'emphii du drap mouillé, à !;; len. 
péi'atiii'c de 1(1^' ;'i 1 1 "■' ( '.. ]ieiid:uil deux à trois minutes, le Joui' il \r>"\r 

Le (hloral doit être considéré ( l''iiucon } comme un pin>siiit iiiiii- 
dote de la st ry(diiiine. Les injections sous-cutanées au tieis |ieiivti,' 
êtri' employées sans im-on\énieiil , l'U iiu'-iiie temps (pie radmini-initi' ) 
pal' la iiouche. Llk's sont d'un i^M'and sec-ours jieiidant la jii'iitiile i^ 
tonicité, et l'on ])eut loujcuirs y avoir recours avant de s'adroMT ;i I: 
ressource extrême des injection.-* intraveineuses. La dose sei-a. iireiMii 



CHLORAL. 



•2,-);t 



tioiiuôt- à l'intensiti! dos iiociilciits. Dans K's i'iii]i()isonm'iiUMils n'i-avi-s. il 
^tVii ((iK'lqucfois nécessaire de donner le niédieainent à doses massives et 
(l'uiK' façon ])rolonu;i'e. Lorscpie la mort n'est jias l'oudroyante. dit M. 
Kaiicon, la y;ninde ([uanlité dn tuxi«iue ini^'i-n' et la loauMie diinV' des 
iK'cidonts ne doivent ])as faire perdre eonra^-e au praticien, ni lui laii'c 
désespérer de la gnérison. 

Le reiiuduMm-nl produit ]»ar le (ddoral sur la tilire museulaire lisse 
vu vend l'indication i)ositive dans la ])lu]»arT des nuiladies spasmodi(|UL's 
lits voies res])iratoires, Dans l'asthme idio])athi(pie et svmptoinatique. 
dU jH'Ut le doiuier à ])leiue dos.', soit 'esoircpiand l'attiique est nocturne. 
Miit ciicoi'e au déliul menu- de l'accès. Dans rem|»h_vsèiiu' avec dyspnée 
(•(iiitiiuielle. il vaut niieu.x eu donner de jietites doses ])lus t'ré(|ueinmeiil 
iviiétées. il n'est (|Ue palliatif dans la coiiueliudie. conli-e laijuelle ou 
iii-ul, avec avantaii'e. le comltiner à la teinture d'opium ammoniacale. 
piins le laryuuismus siridulus. sou action sédative fait cesser lesspasnu's 
-|iinii|Ues ou au^'meiite considéraldement l'intervalle enti'c les accès: 
ici 011 le comliiue à la lielladone et aux l>romures alcalins 

On a lieaueou]) conseillé le (ddoi'al ])our coml>att re les vomissements 
lu mal lie mer. à dose de 1.") à ."{U y'rains. associé à la ])osition horizontale. 
cl dans les \'omissemeuts de la n'rosscsst' avec vertii^'c cl tendance s\"nco- 
|i;ilc sans heaucouj» de muisée ( iiartludow). (iuhler le conseille aussi 
iniiuiie antispasmodique dans la hernie étraui>'lée et le hoquet (pii accom- 
uaifiu' cette maladie. Il est én-alement utile dans le hoquet symptoiiiati- 
(|iU' d'une lésion de l'esloiuai' ou d'autres orLi'aues. 

Le ( lijnral a encore l'eiidu des services dans i'iiicontinenci' iioeturnc 
d urine ci les ])ertes sémiiuiles, (juand <'cs deux états sont dus. le premier 
1 iiiiL' liy])ersensil(ilité dn col <le la ves.sie et de la portion iiulliense de 
1 luvtlire, le second à l'!i\ peresthésie des orifices des conduits éjacnla- 
K'iu's. coiniduée à une t'.xcdtaldlité exagérée des vésicules sc'niinales. i );iiis 
ii's doux cas. il faut donner nue pUdne dose de chloral au eoiudu'i', 

Ij'liydrate (le (ddoral. d'après .M. (iermain Sée. est ellicace dans tou- 
tes les atl'ect ions cardiaques, surtout dans c(dles (]ni .sont caractérisées 
ji;iriuie élévation (K' la jiression vasculairc ou ]iar une impulsion éneryi- 
i|iu' dn eieur. ou liien encore, et cida d'une manière |)lu> accent née. dans 
i's dyspnées eardia(|ues avec ou sans insomnie. On doit le NUpprinu'r 
ii'xiu'il existe de ralfaihiissemeut du c*eur ou de la déi;-énéreseence 
:iis>ense. ou ne le donnei' (pi'à failde dose, de craiuti' <\v ]iro\"(i(juer un 
iMaMectdlapsus. Il .n^-it aldi's su ri oui eomme dé'prcsso-moteui'. comme 
ivirulateur (1 racti(Ui du ceiireu laui (pie nom' rc. et C(Uiiiiie liépresseiir 
ia tension .sculaire. 

Les résultats oLti'nus au moyeu du (dihu'al dans la pr.iti(|ue des 

"uudu'iiients ont été variaides el raremeul .satisfaisants, d'après 'l'ar- 

JiU'i'ei l'inard. L'auteurde l'arliide ' 'A''//'(// du hifUinniiiiri' <li' thà-djini' 

"i-i' (Il pai'le lieaueoiip plus avjintan'i'Usement, l*our lui. K (diloral rend 



2(j() 



CllLOKAL. 



(K' i;raii<lssovvi('C'sdaiisk's iiccoiiclu'iin'iits iionniuix : non qu'il su|)iii'iiiii. 
lu (lonlL'ur.à doses ordinaires (pour c-cla il l'uudrait le tionnor ù i|ii>,> 
anosthésiquos, c'ost-ù-dirc daniijori'usos), mais par le fait qu'il cnliiu. 
l'aifitation des femmes nerveuses et in"ital)les, réi^ularise les eontractidii» 
utérinesen suiiprimant les ])hénomènes réHexes qui surviennent pendaiii 
le travail et l'entravent. I)"ai»rès l'expérienee de eeux qui l'ont eiii|il(ivi' 
sur une eertaine éelielle, i-arenient les contraetions ont ])aru se riili'iiiir 
sous sou intluenee; dans quelques cas. les femmes ont aecotudu' pi'('S{|r,r 
sans souffrance ; le ])lus souvent, malgré la narcose, les eontraeii(>ii> (ii,i 
été nettement iier(;iU's. mais moins douloureuses. l)i(Mi (pféveillant hi 
femme à cluKjUe crise. Mutin le travail s'est liien fait. C'est surtout du- 
l'ant la première période f|ue le chloral est etticace. notamment (piiiii'i 
les douleurs siégeant au col utérin sont tivs vives, et que la malaïk'cvi 
agitée et nerveuse. On l'a recommandé, dans ces cas, à dose de I.") gmiii. 
tous les quarts d'heure. jus(|u'à sommeil ou demi sonuueil. IMayluii' (_■»! 
d'avis ([Ue le chloral agit mieux que le chlor(d'orme dans raccoueliciiicin 
l'I ([u'outre ([u'il ue .diminue pas la force des contrai'tious utéiiiics. il 
soulage beaucoup les souffrances; il le donne aussi lui, à dose de l,"» 
grains, à répéter suivant les exigences de chaque cas. • Ou radminisiiv 
à une |)rimipare, dit (îubler, à luie femme pusillanime, chez. la(|iulli'i: 
peut dérolier le sentiment et la conscience de .sa position pour dissi|Mr 
son etfroi... ; ajjrès l'accouchement, après la délivranci'. il sera de inm 
veau avantageusement prescrit si la iemme est énervée (^t agitéi' par lu 
longue durée du travail, si elle reste épuisée et iucai)al)le de trouver du 
sommeil." Il semlile étrange que le chloral puisse ]troduire de si iuiih 
etfets dans l'accouchement, (puind on sait qu'il ne calme pas la doulcui 
comme le fait la morphine, et ([u'au sur[)liis on nv le donne ])as a dd^s 
anesthési<{ues. .Mais nous avons dit plus haut ([Ue le chloral agit sarlinii 
sur les douleurs dues à des s]»asiues. et Hartholow contirnu! ce fait. (Ii'j;i 
admis ])ar la clinique, en disant que le chloral. s'il ne sus])end pas dinv- 
teinent les fonctions des nerfs sensitifs, soulage ee])endant ciTlaiiir- 
espèees de doideurs dues à des contractions irrégulières trop éneri;i(iiii- 
des tiltres musculaires lisses. Aussi cet auteur, comme (nihler. reniiii 
mandc-t-il le chloral comme très avantageux dans la premièiv iiéiioilr 
de l'accouchement, ([uand les douleurs .sont fortes et nes'accompau'iuiii 
pas d'une ililatatiou du col aussi rai)idc <|u'on le [)ourrait désirer. >; 
l'on veut alors une action ])lus ])rompie et plus sûre, on peut rassocii'ia 
la morphine. 

l'armi bien d'autres maladies contre lescjuclles on a conseilk' If 
chloral, nous sigmderons en particulie. la dysenterie, où il agirait fii 
paralj'sant les extrémités péripliéi'iques des )ierfs intestinaux, le dioléni 
morbus, contre lequel Hartholow recommande de l'associera la moridiiin 
le diabèti.. où il agirait en diminuant la (puintité d'urine et de sucivi'.v 
crétée, les sueurs nocturnes, (pie >«icola'i' a combattues avec succès p;' 



CHLOUAL. 



261 



ilt's aiililifîili*"»'^ <riiiu' solution ('tciiduc de cliloral (12i( i;Taiiis dans S 
iiiicfs d eau l'I d'alcool ). l'aloïK-cic (solution di- ."! i,M'aninu's dans '.W u,'iMni 
iin's d'eau, eu frictions), la scavlîilinc. (|Uc le hr .1. Wilson traite ]iar li' 
rlijcral à dose de 1 à, '^h ^Tains toutes les i\v\\x ou I i-ois lieuvi's iioiir un 
fid'aat de deux à trois ans; sous riullueuce di- ce Micdicainenl. ou vi'i-rait 
liientôt dis|)araître la surexcitation si t'r('(]uenti' dans la scarlatine. D'a- 
]in''s l'auteur. le niédicainent ai^'it l'avoraiilcnu-nt dans la scarlatine, non 
vfuleiiiciil s\ir le l'crvcau. nnus encore sur la muqueuse |iliaryni!;icnni' en 
iliminuani l'intensité de l'auLiMne scarlatincusc. et sur K-s reins en eni|>é- 
ihant l'alliniiiinurie de se produire. 

Contre-indications. — Si d'un cAlc le diloral est indi(iuc dan> 
(ortaines uialadii's du ceur. connue le veut M. (îeruiain Séc. d'un autre 
lôtt'. et c'i'st là un lait des plus importants, l'action dépi-imaute iiu'il 
exerce sur le c(eur le coiitre-indi(iue dans ))lusieurs atVections ori>;ani(pU'> 
lie cet apjtareil. notamment, dans celles qui sont caractérisées par la 
fiiil'lesse et l'irréii-ularité des battements, comme dans les maladies val- 
viihiires non compensées, les dilatations, l'a.systolie. la dégénérescence 
^'raissouse. etc. l'our (initier, la proscription est alisolue quand il exisic 
lies lé.sioiis valvulaires. Du jardin- Heaumet/ jiarle dans le même sens. 
;ii()Utaiil <|ue la défense doit surtout .s'appliquer aux cas où il existe des 
désordres de l'orifice aortique. désordres qui, ])lus (|Ui' tous les autres. 
i\|Hisent à la syncope. C'est un poison cardia([ue à liante dose, et ou ne 
ddit jamais l'ouMier. " On a de plu.s sigiuilé, dit (iubler, chez des mala- 
des n'ayant pas d'atleetions du cieur, au moins a|)i)arentes. des cas où la 
iMori à suivi l'in^'cstion du (ddoral donné à doses t hérapt'uti(pu's dans le 
l.iit de ])roduire le sommeil, l'armi ces malade.s, nous trouvons des sujets 
iiitaildis. des phtisiques, un man!J!;eur d'opium, une femme à la suite île 
couelies. un rhumatisant. La plus prudente réserve est donc tle rii^ueur." 
Vn autre fait qu'il ne tant pas non plus mettre en oubli, c'est ([\w che/. 
lis sujets habitués à prendre quotidiennement une ou deux doses de 
liilnral. et à plus forte raison (diez ceux (pu en font un abus journalier, 
le iiiédicament ])eut bien être ])arfaitement supporté pétulant des mois 
it lies années, sans prfxluire de mauvais effets, quand tout à cou]t une 
dose, luêine ordinaire, détermine des accideids rai)i<lenient mortels. 

Le chloral est encore contre-indiqué dans les cas de lé.sions ori^-ani- 
(|iR's des centres nerveux, en raison mênu^ de la dépression (pi'il exerce 
Mir l'axe cérébro-spinal, et dans l'alcoolisme chronique eontirmé, si, sou 
vent comjiliqué de lésions cardiaques, vasculaires et cérélirales. 

Les effets irritants locaux du chloral constituent enfin une contre- 
indieution des plus .sérieuses àson emploi dans les dyspepsies avec gastral- 
irio, les gastrites, l'ulcère de l'estomac et en n'énéral dans toutes les îitt'ec- 
tiiinsqui exau'crent la sensibilité de la nuu|ueuse giistri(|ue ou en altèrent 
lastnictiiiv. Dans les maladies du pharynx et de l'iesophage, l'adnunis- 
tration du chloral par les premières voies ilevient très ditticile, voire 



2(i-j 



CIII.OItAL. 



itupossililc par la sensation di' lirûliinMino dt'lcrniino le Mu'difanicni ilmi» 
raiTièrc-^'oi'i,'»'. 

Administration et doses.— l.oraUMiicnt. If diloral s:ip|,ii,|ii,, 

l'ii solution a(|iU'nst,' on alcooliiinc pinson moins concenl ivr sni\,ini |,.v 
casot le liut (pu' l'on poursuit. < 'onuiu- antis(']iti(|ni'. les solutions à ,[.^ mu. 
risi'iit. t't li's inJecti(Mis nivtlivalcs ]»('nvçnt renli-'rnu'r de 1 à 4 ni'ain>;'i 
l'once (0.07 à (t.-'i y-rni. p. oO.OO ^tui. ). eonime il a été dit. ('(iiiiinr 
anali;vsi(pic local, on ne dissout le diloral. additionne ou ikui de cani|ilir,-, 
(|Ue (lans une ipi:uitité d'alcool on d'antre véliicnle si rictenient uc^ccsMiip,. 
pouiMpK'la solution si- tasse, ('oiunie vésicant.le ]ii'oc(M|é suivant n'iissii 
Kieii : le eidoral réduit en ]iondfe t'st uns sur un emplâlre adhésil, ii 
fondu à une elialour telle (pie l'eiuplâtre adlièi-e à la jK-an. Puis ou l'aii 
plicpie, ]iendant (pi'il l'sl cliand. sur la partie (jui doit êtiv souuiix' à la 
vésieation. Dès (pi'une .sensation tle hnlluro e.sl ressentie, ce (pii nriiv. 
au liout (]• "inq à dix inimités environ, on enlève remplâtre cl tilnis 
apparaît u surface telle ([ue l'aurait [troduite l'eni)»liUre de canthaniK^ 
après six lieiires d'ai»])lieation. 11 vaut mieux luiiK'r la peau av;nii 
d'ap]>liqm'r le eidoral. 

.\ l'intérieur, le chloral se donne, (die/, l'adulte, à do.ses nioyeiiiicsili 
.') à :!0 li'rains (O.iJO à 2.00 ^-riii.). Le sirojt de chloral ( iir.) contient lu 
ii:raiiis ])ar draelune. et sedonneiidosede^à 2()U 3 drachmes {2.r)(l-|ii.iiii. 
l.l.OO i^'rni.). I>ans la ii,'én('ralit('' des cas. on ne devrait pas jiriidciiiiiRni 
déjiasser la dosi' de 25 <i-raiiis. et lieaueoiip de praticiens ne dépasseul |i;i- 
'20 i>'ra'ii.s. à moins d'indication jnvssaiite. coiniiu' dans réclam|isit'. ii> 
tétanos, etc. La pharmacopée alleiuande iiidiipie 4(i;|- ijr. cominc ilov 
maximum et !)2i i^-r. eomine dose maximum (piotidienne. ( 'lie/, li> ri 
t'ants iioiiv(.'au-iiés. on a cou.seillé de donner '! i;'raiiis (O.K) L^'rin. i |i;ii 
j(nir, el 15 y-rains (1.00 u'iin.) aux enfants de plus d'un an. à pailinl,' 
<|uatre an's, 1H y-rains (LIS i.çrm.) ]iar jour. Stillé donne, par dcsi'. 1 
grain (0.07 j^rm.) pour elnupie année de rây-e di' renfant. C'est ]»1iismiv 

Le (diloral ni' doit jamais être donné sous forme .solide non plii- 
fpi'en capsules; les .solutions peuvent t't re aipieuses ou sucrées. |);iii>|r- 
deux cas. le véhicule devra être alioiidant. pour (pU' le médicanuu: 
n'irrite pas l'arrière-n'orife et restoniae. Dujardin-Biwiumet/, conscilk'iir 
l'administrer ilans du lait, ou émul.sionné dans un jaune (l'(cuf. 

('onime li\'pnoti(jue, le (diloral se jircnd d'ordinaire an moiiienl liii 
coucher et en une seule dose, s'il s'agit de eomhaltre l'insomnie puivi 
sim])le ; en même temps, le malade doit ("Ire ])lacé dans toutes les coinli- 
tioiis propjvs à assurer le sommeil. On ])eut ré])éterau houl de dciixi'U 
trois heures, si hesoin il y a. Si l'on veut obtenir nn effet très pidiiciinr 
la d(ise devra (''tre forte dès le délnit.ot soutenue par d'autres dos» s \h- 
ou moins élevées suivant l'effet à ohtenir. Xous avons dit cuiiiiiiti' 
A^crneuil administre le (diloral dans le tétanos, hans les cas où le iiinhi 
de est dans le eoma. Blanc a recommandé de donner le (diloral au iiioui 



(Mri.OUA[>. 



•jr..T 



(l'un tuliL' n'S()|>liim-ii'ii iiilrodiiit. soit |i;ir la ImiucIk'. soil par It-s iiai'iiu's. 
(V iiiii vaut mieux i-ncort'. i- Cst riuliiiiiiisii-atioii |t!ir lavi'iiR'iits. dont 
I i.xciliiciit si'fa un iiiucilai;^'. nu jauiu' (l'iruluii du lait. On l'a aiis.si 
uiii'lqiH't'ois admiiiistiv en injection liypodermiiiue et en injection intra- 
wiiieiise. mais ces injections donm-nl tVéïpiemincnl lien à des accidents 
liicaii.K dont le plus léyer est la formation d'un alicès an point picpié. 
On pourrait réserver ci' mode parlicnlier d'adnnnistration pour les cas 
îivs uri:;i'uts, tels (pU' l'empoisonnement |iar la si l'yclmine. Le lempé- 
liuiieut et rrii>;e des malades ne t'ourinssi-nt pas d'indications spéciales; 
(■i'|ieu<!uut les déliilités. les sujets nerveux, et iMi iiarticulit'r les (emmes, 
ivclanieid <les doses plus faillies. Hans tous les cas. il faut s'attendi'e ù 
liiiiiirévu. l't ne |ias ouliliiT (pie des sujets m'i-veux ])eiivent être fou- 
ilro\cs par îles (l)si's relativenu'nt minimes de cidoral. 

I,e cidoral se donne seul ou comi)iné à d'aut l'es médicaments, suivant 
livllol <pH' l'on veut oiitenir. Kaui- consi'ille de l'associer à la mor|diine 
ot il l'ati'ojiine. la nior]>hine ealimint les douleurs, el l'atropine empê- 
iliaiil la dépre.ssion cardia<pieet respii'atoire produite par lesdeux autres 
-iilisiani'es. 

Toxicologie. — l)ans rem))oisonneinent ai^'u ])ar le cliloral. faire 
ivicler le poison le plus tôt ]iossilile. au moyen d'un vonntif : sulfate de 
/.inc. apomovplune. moutarde, oi' par la titillation de la luette, ou entin 
KU' la pouipt' n'astri([uc si le malade est dans le coma, l'as d'antidote 
rliiiiiiipie. Stimuler ensuite le malade par Ions les moyens ]»ossilp|es. 
iiicliant <le le tenir éveillé en lui parlant fort. v\\ lui frappant la poitrine 
l't le visa^v avec une serviette mouillée, lui appli(puint des sinapisme"^ 
aiixjamlies. (piel(|Uefois en appliquant le fer rouu'i^'- Le cu-uret la res])i- 
raiiipii étant surtout diri'cti'ment menacés, il faut les stimuler: lavement 
ik' bi onces de café fort et eluanl. injectioi\ liypodi'rmicpie de caféine, de 
sn'vclniine. détlier. d'aleool. d'anunoniacpie ; inhalations de nitrite 
irainvle. iîespiration tirtiticielle. (pie l'on continui'ra ])en(lant (pielfpies 
Ik'IU'i's s'il est nécessaire. S'il va tiMidance au rcdroidissemeiit de la siir- 
ta(v. teiiii' \v malade envelo]i|ié de couvertures (diaudes. l'i^ntourer de 
liimtcilles d'eau cdiaude. de liriques chaudes. On dit le massaire t rès utile. 

Contre les accidents du (diloralisme clironi(pie il importée!'. ])reinier 
Ik'U (le suspendre l'usai^e du médicament. (V'tte suppres.sion devra être 
Mvs ^'radneile. La diète sc^ra ré^dée d'une fa(;on convenalile et donnée 
iTi (|Uiuitité sutHsante. Kxerciee au u-rand air. chanifement de .seèjie et 
'If milieu. Administration des tonicpies fermuiiu'ux. Comiue calmants: 
riiVDscyamine et le lupulin. Comme stimulants du système nerveux : la 
■tnclmiiie et la pierotoxiiie. 



*)ii a donné le nomdt.' i-IJordl iniiinoninin ou '•/i/urid (niiiih>iii'/i/( k un 
■oiii|i(isé cristallin ]iro<luit en faisant passer un courant de içaz ammo- 
niac sec dans une solution eldoi'oformitpie anhydre. r/(»deuret la saveur 



•2C, » 



CIILOIJAF.— ('III.()I!.\I,A.MII>K. 



ilii cliloral iiiiiiiioiiiuiii rt's,si«iiil)l('iit I)i':iiic(mi|i à ci-lIcs du i-liloriil. iii:ii> h, 
s;i\ ciii'i'st moins |icrsi.Ht:iiit('. < \' in-odiiil iiiiil les |ir()pri('l('s(li' l'iiri-ilumc 
M (('lli's ilii clilonil liydi'iilt'. C'est un liun liyiiniili(|U(' (•(unnic le |ii'iiiiii.|' 
♦'t un iinal!^'<'>ii|Uc coninit' le second. Il ;i l'avanlim'c d a^'ir )ilu^ l'aiM,. 
nient suf le eieiii' et sur les centres respiraioifcs. 

Li' iiii'-fiif/ihiriil. |ioudi'e lilani Ile. insoluMe ilans l'eau, l'alin,,! , 
l'ét lier, résulte de la <lésli\ dratat ion de l'Iiydi-ate de (diloral à lai'lc.l. 
l'acide sull'uri<iue. ('"est un aiilise|)li(|Ue. On reni|>ioie en |ioudii' ilai,. 
le |>aiiscnienl des plaies et ulcères tVlides. pouf remplacer riodoliinn, 
<lont il n'a pas la mauvaise odeur ( |)ujardin-Beaumel/. ). 

( 'omliiué à ranti|»yriue el à l'iirét liane, le cliloral dcmne nais^an, , ;i 
1"/ //////!// et à Viiriil. I )e son côté, le cliloi-al anliydre. en présencedii |ni 
maiiiiile donne le l'hhirulitiindc. ( \'oir ces mots.j 

OHLORALAMIDE. 

( 'oniliinuison. i'i parties i^i^-ales, de cliloral anliydre avec le Inrnianii'l. 
Se présente s(Uis forme de cristau.K l)lancs, à .saveur léi^èrenienl aiinir 
soluides dans !• parties d'eau t'roi<le et dans H d'ak-ool rectilic'. Lciiii 
(diaude à ()(»^' ('. le dis.soiit mieux (|ue l'eau l'roide. mais ce (U-rnier ilcmv 
di' tempéi-at ure ne .saurait êtri' déjiassé, car. à jiartii' de (i()^'. le (diloraln 
mille se dédoulile en ses deux composants. 

Action physiologique.— Aucune action irritante locale. Alisdi 
hé. à do.se de 1.") à (iO y-rains. il a pour etlet principal di; [ii-oiluirc je m)1; 
meil. Ce .sommeil survient d'ordinaii'i' au liout de une «leniidieiire à dciiv 
lieuroH, et dure de six à dix heures: il est lrè.> doux et n'est suivi, m, 
l'éveil. d'auc\iii accident li'udicnx. l'iii (piel(|Ues cas seulement on a c!' 
serve de la eé]>halal,n'ie. du vertige, de la nausée. Oes doses élev('(> mil 
.somhlé atl'ecter la circulation et ahai.sser nolamment la pression saii^uiih 
(liangaard ). mais ce dernier etVet aui'ail surtout lieu clie/, les ^uj(■^ 
att'eetés de maladie ()rg'ani(|ue du c(;'iir. Lettow et llalasz cepi'ndaiit Ir 
déclarent, après expérimeii'atioii. être su|)érieurà tous les autri's liy|iiiii- 
tiques, en ce ([u'il n'aii,'it |)assurle pouls, la respiration et la tciii]iératiivr 
(Lottowj, ce ([ui t'ait ([u'oii peut le jireserire avec .sécurité dans lc> h'siiPii- 
du CMt'Ui", la faihlesse et l'arythmie de cet orjifauo (Tlahisz). Au reste. K- 
ex])érienees de \'on .Mehriiig et Zuii/- .semhlent éfahlir([ue rahaisseinciii 
<le pression consécutif à l'iisai^e du (diloralamide ne dépas.se pas celui 
qu'un oh.serve ])liysioloi;'i(iuemont dans le sommeil normal, et reste liiin 
inférieur à celui qu'amène constamment le cliloral. Mais il sutlit i|iii 
certains ])lu-iiomènes inquiétants se soient ])roduits, ne fut-ce <pic rarr 
ment, pour (|u'oii doive être prudent dans l'emploi d'un médiiaiiuni 
comme eelui-ei. 

On n'est ]»as encore fixé sur le mode d'actioi du ehloralaniide. iiiai^ 
on suppose assez généralement que, parvenu dans le sang, il se (lécdin- 
])0se en formamide et on chloral, et que c'est parce dernier qu'il inodiii; 
ses eifets hypnotiques. 



('III,()1{AI.AMII>K— Clll.oi;!-; KT 11 Y|M)C||I.( HM'IKS, 



•jtir) 



Niicla' il (-onstalt' (|uc les iiiiilinlcs s'li:il>it iiciii nii l'Iiionilainiili-, 
,c|i('iiil!iiit sitii action ne |iai'ait pas s'afciiiiiiilcr. I.c m-uI iiici)iiv«'iiii'iil 
<.i'ri»'ii^ «nioii lui ri'foiiiiaissr est de irrtrc pas lonjoiirs ,sûr ni coiistaiii 
il;iii> son ai'linii. t'I 1 on cite (|U('|i|Ui's cas nù il ;i ('•cIkiiu*. 

Auxiliaires. — l-fs antres iiy|iiM»li(|iii's : li\(lr;ili' (i'aiiivii'nf. cliid- 
i;il, uivtiianc. siiilonal. paraldéliydi'. 

Antagonistes. — l/«'an cliaiinV-c à plus «U- I lO^' l'alir. lis Micaii- 
roiKTiiln'- l't leurs carbonates décomposent le (diloraiainide. 

Usages. — Les usan'es dn cldoralaniide scnit ;'i peu près les nn-nies 
(|Ut' ccUN de l'iiyi.li'ate d'aniylèiie. ()ii l'emploie sni'toiil dans l'insomnie 
Miiiplc et celle (les sujets nerveux et ii'ritaliles. (die/, les neurast li(''ni(pies. 
|f> li\st('ri(pies. les vieillards. Il donne aussi de lions (^tVets dans lin 
Miiiuiie si l'r('(|Uente clie/. les alcooliipies. celle de l'astlmu^ lironiduipie i-t 
,ai'(lia<pie. OU survenanl ;in conr> des iiillammations et des tii'nri's. des 
iiiiihulie-* orii;ani(]iU's du cn'ur, du dialx-to sm'iv. de la morpliiuonuuiie. 
lie. On s'en est moins hien trouvt'dans l'insomnie (K' l'ataxie locomotrice. 
ilida paralysie musculaire prou'ressive, de l:i nu''laneolie.(le la nninie ain'ui' 
il iln'iiiii(pie. Mutin il est à peu pn'^s inerte ipiaml I iiiMininie reconnait 
iiiiiu' cause une (louleuiv une c(''p]ialalij,'ie intensi'. la démence paralytlipio 
lUK' tdii.v opiniâtre, et dans celle dn dclirium trenu'ns. 

On a en)ployé. avec (pu'l(|ne succès, le chloi'alamide dans la (dmrée. 
Clic/, les plitisi(pu's aux(|Uels on l'avait administré, on a remar(|ué la 
ii>siili(in di's sueurs nocturnes. 

Administration et doses. — La dose du chloralamide est de 
l.'i ;'i (iil crains ( l.dU à 4. (XI u'i'i'i.). avec une moyeni\e de oO icrains (li.fKt 
u'i'iii.) ipi ilost rarement nécessairi' de dépasser. Oii le donnt' sous forme 
ik' tacliets ou en solution dans une cuillerée d'alcool. d'eau-de-vi(^ ou dv 
iiiiit autre li(|ui(le alcooliijue, quel(|Ui't'ois dans un petit verre d'eau froide. 
4iau alcoolisée ou de tlu' iroid, jamais dans l'eau (dmude. .Vulde recom- 
mande la formule suivante : ( "hloralamide, 4 drachmes ; alcool. i> onces : 
ili.xird'orann'i'. //.s. ]iour faire 4 onces. .M. — Dose: l'ne cuillerée à soujie 
:jO ffrains de (diloralamide) dans un peu d'eau. 

Scliiiudt a con.seillé di' donner le chloralamide en inje.-iioii hvjuxh'r- 
iaii|iU'. Il fait dissoudre' \'.\ n'rains du remède dans.") dra(dimes d'eau 
liiMillée et injecte Ki f>'outtes de cette solution, ce qui constituerait uut' 
'Insc suiîisante. 

Le chloralamide étant peu solulile doit se donnei- de A heure, à '1 
liiiu'es avant l'heure du ci>ueher si ou l'administre en poudre. Si on le 
1 diiiii'' dissous, on peut ne le faire prendre (pi'au moment où le nuilade 
Miiu't au lit. 



CHLORE et HYPOCHLORITES. 

Lo chlore est lui <ra/, jaune verdâtre. à odeur forte et suffocante, à 
xiW'uriure et astringente. Soluhle dans l'eau, il forme avec elle un liijui- 




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23 WEST MAIN STREET 

WEBSTER, N Y. 14580 

(716) 872-4503 



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266 CHr.ORE KT HYPOCHI.OHITES. 

de verdâtiv, dodeur ilo chlore et d('coiiii)()s;iliU' !\ l;i lumière, et qui ((ins- 
titue VitiK l'hlorée. 

Les liypoehlorites résultenl de l'iictiou de l'acide hypochloreux Mir 
un hydrate métallique, mais on n'emploie ]ias ces sels ])ui"s, et ou lioinu' 
ordiuairemeut le nom dhvjKxddorites iVdes produits complexes rcsiUlaiH 
de l'action du chlore sur certain,- hydrati's ou oxydes hydratés, (pii s(.)nt 
pré)>arés en iifi'and dans l'industrie, vu leur importance comme (Ic'colo- 
rauts et désinfectants. Les plus intéressants sont ceux de chaux et (|r 
soude. 

IIVI'()CH1.<U{ITK i)V. CIIAI X. 

Si/iioiïi/ini' : Chlorure de chaux. 

Poudre d'un lilauc icrisâtre, solulile dans l'eau. 

II Vl'OCllI.oKITK I>K SOIKK. 

Si/wiii/iiic.^ ; Chlorure de .sou(,le liciuide. liqueur de Laharraqnc. 

Liquide incolore, limpide, M.iulile dans l'eau. 

Les hy]tochlorites exhalent une forte odeur de (ddore. ils en (nn 
aussi la saveur désai^réable luirticulière. Ils se décomposent sous lin 
fliieiice des acides, même les plus faibles, tels (pie l'acide carhonifpiedtd'air 

Action physiologique. — Le chlore est très avide d'hydronviK' 
et d'oxygène, et c'est eu enlevant celui-ci au.x molécules orij;aniqucs (|u'il 
cautérise les tissus et détruit les matières putrides, d'où son ]i()UV(iii 
antiseptique et désinfectant. Il fait cesser l'odeur fétide des matières en 
putréfaction ; non seulement il détruit les gaz composés, mais il aiiii 
aussi sur les particules miasmati(pies, les microbes entraînée! i ir les <fn7.. 
et c'est encore de cette fa(;on (pi'il agit sur les matières colorantes. 

Les hy])ochlorites de soude et de (diaux, fréquemment sulistilm^ 
au chlore, sont également antiseptiques, et agissent île la mCune ta(.()ii 
oue le chlore sur les matières organiques et putrides, les odeurs t'élidc^ 
les miasmes et les microbes. 

Sur la ])eau et les muqueuses, le chlore gazeux donne lieu à de l'irrit:! 
tion. à de la chaleur, acconipagnées de cuisson et nitMne de brCdure. liihak' 
il détermine du coryza, de lu toux, de la dyspnée avec sjiasme de la uiotte. 
et même de rhémo)itisie. quelquefois de la Itrouchite ou delà pni'Unionk'. 
Même en petite i)roportion dans l'air, ce gaz est encore irritant pouvb 
bronches. • 

-Vdministré par l'estomac, en solution étend;ie. li' chlore doiuic liin 
à la prodm-tion d'une certaine quantité d'acide chlorhydriciue. (p"i stimule 
ra]>j)étit et active le travail de la digestion. A forte dose, il irriti'hi 
muqueuse et ]irovoque de la nausée, des vomissements, (.les coliiiiK'>. 
agi.ssant, en solution concentrée, à la façon des poisons corrosifs. .\l'- 
sorbe, il se transforme en chlorure de potassium et de sodium, bien qiiil 
puisse, pendant un certain tem])s. se maintenir dans l'organisme à U'ii" 
de chlore. .\ la longue, les émanations de chlore altèrent les t'oiutioib 
nuti'itives, et amènent l'épuisement et l'émtt dation, ce qui est di"i ù l»'* 



CllLOItK HT HYPO("HI.(Ji;iTKS. 



267 



tioii ilcstnu'tive oxercre ])ur le chlore sur les matières orefiiniques. Il no 
sauriiit être introduit sans dani^er dans le système qu'en très ]ietite8 
i|U;iiitités. 

Les liy|ioehloritesde ehauxet de soude sont aussi, comme le tddore, 
ik's iri'itants ]iour la ]ieau et les muqueuses, et mênu' des caustii)ues, sui- 
vant le dcijfré de concentration des solutions qnc l'on emploie. Ils ]iro- 
iliiisciit les mêmes effets sur le tnlie dii;'estit' et dans le sani;;. 
Auxiliaires. — Tous les autres antise|»ti(Hies. 

Antagonistes. — F^cs incoMipatiliilités chiiniques du chlore sont 
I aiiinioinaque. l'albumine, les sels de plondi et d'ai'ii-cnt. Ceux des hy])0- 
(•lildi'itcsautiseptiquessont lesacides. lesselsacides. lalliumine. hi u'clatiiie. 
Usages. — ("est comme antise)>tiqueset ilésintectants([iie le chlore 
it les hypochlorites .sont exclusivement ot universellement employés. 
Tous les jours on se s<'rt de l'eau chlorée et des solutions d'hypochlorite 
lie soude ou de (duiux. localement, en collutoires et i!;ar!jjarismes. dans 
!.■> a]ilitcs. la i^^ani^rènede la Ijoiudie. la diphtérie, l'an^jine scarlatineuse ; 
lU lotions, injections, etc.. (h'ns les cas d'ulcères sanieux. fétides ou gan- 
itivnés. trajets listuleux avec sup|)uration Ictide. etc.. ([Uelquetbis même 
lians les cas de morsures ou |>iqûres])ar des aninuiux venimeux ou cnra- 
^'és. ou d'inoculation du virus syphilitiqtu\ 

Ou utili.se les va]>eurs de chlore comme antisepticpies pour tlétruire 
k'!( ifcrines morhifiques. microbes, bactéries, etc.. infectant l'air atmos- 
|ilK'ri(jnc. dans les cas de tièvre typhoïde, variole, rougeole, .scarlatine, 
iTVsipèle. diphtérie, et en général de toute nudadie infectieuse. De même 
on se sert d'eau chlorée ou de solutions d'hypoehlorites ]iour désinfecter 
ks .iicik's. dans lescasde Hèvre ty[»hoïde. de choléra, de diarrhée putride, 
linur laver les parquets, vases de nuit, crachoirs, etc. contaminés ]>ar les 
iléjections ou toutes autres matières putritles, et l'utin jioui- aider à jiré- 
paivr les pièces anatomiques. 

On a tenté d'employer le chlore à lintérietir dans le traitement des 

maladies infectieuses ; mais, comme ce traitement est basé sur le fait que 

iiiédicaiiient doit agir sur les germes morbitiques dans le sang, et c^ue 

ihloi-e ne saurait ])roduire un tel etfet, il n'est pas étonnant (pic cette 

ii'tliodc ait été bientôt abandonnée. 

Le ( hlorea été proposé comiiij antidote c(jnlre les ompoisonnements 
par lacide cyanhydrique et par l'acide sulfhydrique. 11 faut user de ce 
ii'iyen avec pi'éeaution, attendu que des accidents sont très aptes à sur- 
vi'iiir à la suite du contact du chlore avec la nuupieuse respiratoire. 

L'hypochlorite de potasse, et sa solution connue sous le nom (Veau 
il'Jitrclle. sont inusités en nu'decine. 

Administration et doses. — I.e chlore se donne à l'intérieur 
sous forme d'eau (ddorée (Br.) à dose do 10 à 20 minimes (O.tîO à 1.25 
':iT.\.). dans un verreàvin d'eau. Localement, on ajipliqiie l'eau chlorée. 
'11 lotions, fomentations, injections. L'hypochlorite de chaux ne sert 



268 OPII/JIIH Eï HYPOCHLOHITKS— ACIDE CHLORHYDRIQUE. 

qu'aux usinées externes. Sa solution e.sl otlieinale. et se donne à riniériciiv 
à dose do 20 à 40 minimes (l.'Jô à 2.50 s^vm.). dans un verre à vin d V;iii 
On se sert du eldorure <le eliaux ]tour préjuirer la vapeur de clilniv 
eomme suit : humeeter eonvenalilemeut. au moyen d'eau froide. 2 ^nu■^■^ 
d'liy|ioehlorite de ehaux. et inhaler.au moyen d'un appareil ']H'(i:il. h, 
vajieur (Hr.) (pu se déga^-e. Pour la tlésinfection des locaux. ehaiiiiiiv> 
de malade.s. salles d'iiôpitid. etc.. on immerge un sac contenant une liviv 
de eldorure de (duiux dans un li'uii t'ornu^ ])ar un mélange de vin^q 
oiU'cs d'acide muriatiipiecl dc(|uatre cliopines et deiiiied'eau. et ou lai>sc 
le dégagement se l'aire pendant vingt (juatre heures, (^uant à la ilésin 
l'ection des selles des typhiques < t des cholériiiues. elle so fait au inowii 
d'une Hohition de 4 (mecs de ciilorure de chaux <lans un gallon d'iau 
(125.00 grm. dans 4 k'ilogr. ). ('ne chopine (500.00 gi'm.) de ce nu'lan 
ge sutîît ù désinfecte!" (diaque selle. Cette .solution ]ieut égalemenl servir 
à la désinfection des nuitièrcs vomies, des crachats, etc. 



CHLORHYDRIQUE (acide).— A^vV/wm hydrocldoriruw. lir, 

S!iiii'iuiiii.rs : Acide hydi'ocldoriq'ie. acide muriatique. 

C'omliinaison du chlore avec l'hydrogène. On l'obtient gazeux ou 
on solution dans l'eau. Ku jtharmacie il se présente sous fornio diiii 
liipiide ])resquc incolore, funmn! à l'air, à saveui fortement acide. Sohi 
ble dans l'eau. 

Action physiologique. — L'acide chlorhydrique concentré in 
un caustique ér..j'gi([ue. bien <|u'il le soit moins que les îicides sulfuiijiir 
et nitrique. 8ur la peau et les muqueuses, il produit assez rai)ideiiiciii 
une eschare jaune ou jaune brunâtre dont l'épaisseur varie avec la duri'i 
de rap])lication. Ktendu d'eau, il n'est plus qu'astringent, à la tiieoii de 
totis les acides dilués. 

Dans l'estomac, l'acide concentré détermine, au moment inêiiRMii' 
l'ingestion, tous les accidents communs aux poisons corrosifs : .sensatie; 
de brûlure et douleurs violentes à h b(>uche, à l'arrière-gorge et à j'esiii 
mac. nausée, vomissements d'abord jaunâtres et verdâtres. puis hniiiv 
couleur df café, gastralgie atroce, coliques violentes, constii)ati()ii ; pui- 
réaction fébrile assez courte et rapidement suivie de coUapse, petitesse ci 
faiblesse du pouls qui est très accéléré, respiration suspirieuse. siunir- 
profuses et froides, refroidissement et mort. Si la dose ingérée a étésiiHi- 
santé, il peut y avoir |)erforatiou de l'estomac, chute des contenus deifi 
organe dans la cavité ])éritonéal<:, et mort par péritonite sur-aigtië. 

Dilué, l'acide muriatique n est plus qu'un stimulant de la digestion 
«tomacale. un eupeptique, à la façon de l'acide libre du suc gastrique, d 
eomme lui. non seulement gontl.int et hydi'atant la masse alimciitaivi ci 
favorisant l'action delà pejKsine. iiiiiis ans 1 protégeant le bol aliiiK'iitaiiv 
contre toute fermentation microl)i^'nne. Il ne favoi'ise pas la sécivtiuii 
<lu suc gastrique ; au contraire, mis en contact avec l'oi'itice des gkniilos j 



'l\Vr 



ACIDE CHLORHYDRigUE. 



26» 



_'astriinu's. il en modôiv ou arrête hi sécrétion, coniino le t'ont du reste 
îoii;; les aeides. Ainsi dilué, il est J'al'raîeliissant ù la ta(;oii di-s aeidules, 
et astringent pour la muqueuse gastro-intestinale ; il donne lieu ù de la 
constiitation. 

Alisorlié. l'aeide chlorliydriqv.e a,i;'it à la f'a(;<ni des autres aeides 
minéraux, et devient toni([Ui' reconstituant. aun'nu>ntant, la i)lastieité du 
-■M'j. dont il condense l'alliuniine. il s'élimine ]iar les rein.s. 

Auxiliaires. — l.es autres aeides minéraux. 

Antagonistes. — Les alcalis et leurs carlionates, les sels d'argent. 
,ie jikiiidi. les ])i-otoscls de mercure, sont autant d'antatronistes diimi- 
i|Ues. ' es alcalins en général et tous les agents qui favorisent a inéta- 
morphost' régressive, en sont les antagonistes dynamiques. 

Usages. — Concentré, lacide munatique sert à cautériser les aphtes 
Imccaux. les [)la<[uesdiplitéritiques. à détruire les condylomes,végétiitions, 
iiltèivs de nnuivaise nature, etc. 

A l'intérieur, on emploie l'acide muriati(|ue. de préférence aux auti*es 
;(i(lL's minéraux, comme tonique eupeptique dans la dysjjepsie avec dé- 
liiiii .ciditédusue ga.stri([ue, laquelle se rencontre notamment (diez les 
;'r()- uiungeurs et les s(\jets sédentaires. Il vient alors en aide à la ]>e]»- 
siiic et on doit l'administrer a])rcs les re{)as. J.eul)e le recommanile 
particulièrement contre les dyspepsies des anémiques. On le j.rescrit 
(•LraK'iucnt dans la dyspe})sie acide, caractérisée par la sécrétion trop 
aliondante tl'un suc gastrifiue trop acide, mais alors on le donne avant 
|i'ir]ias. !i rend encore des services dans les cas de dyspepsie avec fer- 
mentation acide des contenus de Testomac. dubler, Trousseau et l'eter 
A'n sont l>icn trouvé dans la dyspepsie atoni([ue flatulente, seul ou coin. 
iim'aux amers. Jl est elHcace, dans ces conditions, pour relever lapjiétit 
ilis (•lil()roti([ues, des scrofuleux et des ])htisi(pies. ainsi <|ue dans la dila- 
îiition (le restomac, et le catarrhe gastrique. On le combiij'^ alors au 
riiloiabo ou au quassia. 

Comme astringent et antiseptique, il est utile dans la diarrhée, le 
iiitan'lie gastro-intestinal, la diarrhée des entants avec fermentation du 
i'ol alimentaire, et en général dans les diarrhées chroniques. 

Comme toni([Ue reconstituant et acitlule. l'acide chlorhydrique est 
indiqué sous forme de limonade dans les maladies iuHamnuitoires et 
iVlirilcs : iicvre typhoïde, scarlatine, variole, pneumonie. Il calme la soif, 
lutiw les fonctions gastriques, altat le mouvement fébrile, et répare les 
lurics ('iivouvées ]iar le sang, ([u'il contribue à ren<lre ]»lus plasti(|ue. 

Administration et doses,— ("oncentré. on rai)pliqueau nioyep. 
i'iMi inoreeaude bois, d'une iiaguette de verre ou «l'un ])inceau d'amiante. 

A l'intérieur on le donne toujours dilué: 1 à 4 gouttes d'acide fu- 
iMiaiit. dans un demi à un verre à vin d'eau. L'acide dilué otticinal s'ad- 
jimiiistre à dose de 10 à 'M minimes ((»,()l> à l.iK) grm.) dans une infusion 
litre, ou mêlé à de l'oau puiv. 



270 



ACIUE CHLORHYDllIQL'K— CHI.OItUFOUME. 



Los iî!iv<;îirisnu '. colhitoiivs, lotions, etc., roiit(.'riiit...t cnvirnii j 
<lv!icliiiH' (rnciiU' diliu'- pour S onces de véliicule (o.T') dans 240.(1(1 u-ii,, 
(pliant aux potions acidulées quo l'on ]»ro8crltîUi cours des fièvres et i|,., 
inflanimatious, ou les fait ordinairement */</ yw^am (tciditateni, w i^\n t'^\ 
représenté d'ordinair" ])ar 1 dracdinie (').75 .y'rni.) d'acide dans un [„,| 
(2. (»()() ,i;-raniines) d'eau i'roide sucrée à volonté, et que le malade invini 
on entier dans les vini!;t-(|uatre heures. 

Toxicologie. — La ]»remière indication à renrplir dans un vu. 
d'empoisonnement par Facide concentré est de tliluer le poison ci ik' |r 
neutraliser cliiniiquement. afin de rem])ê(dier <le continuer son action 
corrosivesur placi'. On fait lioiri' immédiatement au mahule de i;randi'~ 
([nantîtes d'i'au jiure. ou. ce qui vaut mieux, d'eau alcalinisée: eau di 
cliaux. eau alcaline, mai^nésie, bicarbonate de soude, craie, bismutluviii 
de savon, etc., n'oubliant j)as <pie le remède le plus ra)iideestlo ineillcur. 
A défaut d'alcalis, on ]ieut donner de l'albumine, du lait, etc. Le pdisim 
étant n'jeté ou neutralisé, traiter les symittômes (pii persistent : repu- 
de l'estomac. nu)r]>liinç en injection .sous-cutanée. ])our cahner les don 
leur.s ; révulsifs: moutarde, etc.. au creux épii;astri(|Ue. S'il va culla|isr 
stimulants. 



CHLOROFORME.— r 'hl'>roform>m. Hr. 

Sijnonymcs: Formène trichloré, chlorure de métliyle bichioré. 

S'obtient, pai- distillation, d'un mélange d'hypochlorite de cluiu.x. 
de chaux éteinte et d'alcool. Liquide très limpide, incolore, à oiloui 
suave, à saveur éthéi'ée, d'abord chaude et ])iquante, ])ui8 fraicliu ci 
sucrée. S'enflamme difficilement et donne une tlanime verte. T;vs jnii 
soluble dans l'eau, soluble en toutes proportions dans l'alcool et l't'ilifi 
11 dissout le brome, le ]ihosphort, l'iode, les corps gras et résii\ciix. |. 
caoutchouc, les huiles volatile.'., et la ]>lupart des alcaloïdes. 

Action physiologique. — Localement, le chloroforme cnI un 
irritant. Appliqné sur une muqueuse ou sur la peau dénudée, il iK'tcr 
mine une vive sensation de chaleur et de cui.sson, qui s'accu!niia<;iK' 
bientôt de rougeur et d'inflammation. Sui' la ])eau revêtue d'é|iidiTnK' 
il donne lieu à une sensation de froid, mais si on en emi)ôche l'évapora- 
lion, il se produit encore ici de la rougeur, <U' la cui.sson plus ou moins 
vive, suivie d'une légère insiMisibilité 'ocale jiar ])aralysie diivcii' >\-> 
nerfs lie la ])eau. Vu contact jirolongé ])ent même amener do la vésicutidii. 

Comme le chloral. le chloroforme est autise})lique ; il jirévieni la 
i>utréfaction, ou l'arrête si elle a déjà commencé ses effets, soit en tbriuaii! 
ave<' les matières organiques des com]K)sés imputrescibles, soit en agissant 
directement sur les germes et les microbes. Mi(|Uel l'a rangé ]iarnii Ivs 
.substances fortement antiseptiques. 

Ligéré dans restomac, il stimule, à petites doses, la mu(|ueiisi' !,'as- 
trique, comme le font l'alcool et l'éther, et s'absorbe, eontiriuant iiloi'sj 



CHLOUOFOUMK. 



2;i 



ihiiis l( sang et Hur le systùini' ul'vwux fetU- action stinmlaiiU' (|ui se 
iratliiit itar ruc-céir'i'alion du pouls ot de la resi»ii'aliou. et l'élévation de 
hi teni|térature. A hautes doses, il t'ait plus (jue stiiuulev. il irrite forte- 
imiil la nai([ucuse, donnant lieu à des douleurs gastniigiqnes, à des 
nausées, voniissenients. eolimu's et «liarrlu'e. Il produii alorsditlieileiMenl 
l'aiiestliésie. saut'([uand il est donné à doses daui;'en'uses. 

luiialé i)ar Uîs voies respiratoires, lo eldorotornie donne lii'u à uiu- 
.i^i'ic lie |iliénonièncs dont uous avons déjà, au sujet de la médication 
anustliésique, donné un ajierru rapiile. Les vapeurs de ehlororoi*nie 
Himluisi'nt d'aliord, sur la iiiu<iueuse des voies qu'elles traversent, une 
{{■^fl-w irritation aceonijian'née parfois de toux et d'une sensation de 
Mirtocatioii qui durent peu <le teni])s, étant bientôt reni|)lacées jiar l'en- 
,'our(lissc!mont di' cette même muqueuse: la tolérance s'étahlil. v\ les 
;iis|iii'ations sont alors j)lus faciles et plus profondes. Im' même temps 
i- mahule entre dans lu |)remière ])ériode de l'anesthésie, période dite 
r,.i//('(/'/o«, et caractérisée par les ]>hénomènes suivants : d'alnu-d (dia 
leur u'éuéralo. frissonnenu'nts nerveux, fourmillements, légère exaltation 
k' la s.'iisibilité, tintements d'oreilles, gaieté, puis, en très peu de temjis. 
iililusi'tii des idées, de la vue et de l'ouïe, dilatation de la ]iup"de. (\u\ 
n'agit i)L'Ut-être moins sous l'intluence de la lumièiH;, hallucinaticns. délire 
i.iviiix nu triste, parfois furieux, surtout chez les ivrognes; !e malade 
rit. parle, chante ou pleure, et tentt' tle s'échapj'cr des mains (pli le 
ivtioiuieut, et cola d'autant plus volontiers qu'on cherche davantage à 
!t ivleiiir ; il y u rcnigeur de la face, accélération du ])ouls et de la res- 
|iirati()ii, élévation de la temi)éi'ature, souvent vomissements si 1 estomac 
iniUeuait (pielque (dio.se. ou sim[)les eti'oi'ts di' vomir. Cette période 
ii'Xiitalion est plus ou moins longue selon les uijets ; elle persiste da\an. 
Uii;e' chez les sujets nerveux et les alcooliciues. aux([uels il faut la plu|iait 
■lu teiiqis deiuier de fortes do.ses de chloroforme pour amener l'inseiLsi- 
liilité (le la seconde période. 11 eu est de même (diez les hystériipies. et 
iii l'o.xcitation chloroformique est souvent le point de dé[)art d'une 
;itta([ue convulsive fort bien caractérisée. Pendant cette phase d'excita- 
tiuii. bien que le sujet puisse être assez facilement éveillé, et qu'au début 
il iv|ioii(le enct)re plus ou moins bien au.x (juestion.s (ju'on lui po.se. la 
MMisiiiilité générale est déjà ]ias.sablement émoussée. L'excitation peut 
aussi taire tout à fait défaut, la ligure [H'enant. dès le coinniencement. 
un air étonné ou béat, et le sujet ne pa.ssant pas ])ar le.^ ])hases de tlélire 
krrites plus haut, (.'ependant, la r(.s]>iration introduisant toujours de 
iiiiuvi'lles quantités de chloroforme, le malade ])erd tout à fait counais- 
suK'o: c'est la \)évnK\ii d'diiesthésie. Alors, très ra))idenuMil ou a])rès 
(luol(]ues minutes, il y a relâchement de tous les muscles, insensibilité 
Iti'lalL', abolition des réflexes, contraction de la j>upille, ralentissement de 
lia ivs))iration, qui est aussi ])lus profonde. parf(>is stertoreu.se; le poul.s. 
jiHTéléré au 'lébut, se ralentit également et r^'atfaiblit parfois, quoicpi'il 






CHLOIlOFOlfMM 



|iiiiss(' rtrc li'iil (lô.s lo (It'-lmt ou t'iicor»' ili'iiu'iiivr rii|M(le tant <|iic (lui',. 
l'opi^ration : la ti^mpéfaturo ost aliaissi^c. L'inscnsiliilité est trllc (|iu|n 
peau pont ôtiv piqiu'cct môme sfctioiim'c. ainsi (luo les tissus sous-jaci'uts 
sans l'xciter la nioiiKlro sonsatioa (U' doulour ; k' touclier'de la conidiK. 
tive ni' irvi'illc aucun mouvement réflexe des )»au]iières : " l'anestln'si,. 
est sutlisante (piand le ivtlext- rotulien est t'-teiiit " ( LeCort). Six ou i|i.\ 
minutes d'inhalations et l à ~^ divuduiies de cldorolorme. sutliseiit (irili- 
nairement îl produire ees phénomènes, dont i"eiisenihle constitue la |iIi;im. 
d'anesthésie chiruri'^'icale pendant la((uelle on peut |)rati(|Uer les (i|K'ni- 
lions les plus douloureuses, et (pie l'on peut proloui^er tout le li'iii|iv 
nécessaire en continuant à donner, d'une numière convenahle. de imii. 
velles doses d'auesthési(pie. .Si ou suspend les inhalations, les syniptômiN 
restent un moment stationuaires, puis le réveil a lieu par dci^'ivs. le 
patient parcourant alors de nouveau, quelquefois en sens inverse. 1(> 
phases de le période d'excitation. .\ii lioul de ciiKj à tivnte miiiiiUs, je 
sujet a repris l'usaLÇe do ses sens et de sou iutelli<fence, ne eonservaiil i\\w 
des idées vagues au sujet de ce (jui s'est pas.sé, et. jtliis .souvent, .se ],l;ii- 
ifuant de nausée et île céplialali^'ii'. Il n'est pas rare d'observer, cliiv, k> 
hy.stériques, une nouvelle explo.siou eonvulsive. des accès de rire immo- 
déré ou des crises de larmes. Chez un sujet nerveux, nous avons asslMi; 
au réveil du .sommeil ehloroformique. à un accès typi([ue de délire fuiicux 
avec idées de destruction. Si au contraire l'anesthésie e.st poussée |ilii- 
loin. ]iar l'ettet de doses excessives ou trop loniftemjis ))roIoni;'i'i's. Ir 
malade entre dans une troisième phase, dite </e cullujinc, caractériséo ]i;ir 
la lenteur et ratt'aildissement graduel et progres.sif des mouvements n^- 
piratoires et des battements du ca'ur. un coma de ])lus en ))lus ijrolomi. 
l'insensibilité et ia résolution mu.sculaire de plus en plus complètes, d 
mort par arrêt du eieur et de la respiration, celle ci étant ordinaireiiu-iii 
suspendue la juvmière. 

.Des trois périodes de l'anesthésie : ébriété ou excitation, anestln'ii 
ou stupeur, et colla])se, les deux premières appartiennent à l'action pin- 
siologique. la. doTMiière à l'action toxique. Comme nous le verrons |ilib 
loin, toutes trois se rap])ortent ù l'etfet [)lus ou moins profond pi'Diliiii 
sur les centres nerveux ]>iir l'anesthésique. 

Plusieurs accidents, les uns légers, les autres graves. ])euvciil survi- 
nir au couis de l'anesthésie ehloroformique. Ainsi des vomi.sst>nu'm> 
])euvent se montrer, gé'ièralement occasionnés par le fait que le suji'l :i 
])ris ([Uelqiie nourriture peu de temps avant l'anesthésie ; quel([iU't'()isoii 
observe des convulsions, ou bien une excitation telle qu'elle prend toiitt^ 
les allures d'un véritable délire furieux. L'asphyxie, quoique raiv. in'iit 
cependant s.» ])rodiiire. la plupart du tenijts dans les j)remiers inoinciih 
de l'anesthésie, et résulte de l'absence d'o-xygène dans l'air inspin''. ccln;- 
ci renfermant une proportion trop forte de vapeur de chloroforme lu 
accident plus formidable, et malheureusement plus fréquent encoio. i"*i 



CHLUKOl'UUMH. 



273 



lu sviict)]>o ou iirrot de la rosjiiration et du (-(vur. Cfltc syii(o|)('. ordi- 
iiaircinoîit ivspiraloiiv, <'oimm' il a «'ti' ilil, survioiil d'iiahitiuk' pi-iidaiU 
11- s iMinoil fontirnu'. à la période d"uneHtliésit'. (^uel()Ut'fbi8 ii'iiL-ndaiit 
ullf M' montre au début, avant (|Ui' l'ancsthésie soit eonijjlète. 

Mode d'action.— ('on mu' nous l'avons déjà dit au sujet île la 
iiK'diculion anestliési([Ue, le ehlorol'onne a_!j;it essentiellement suivies cen- 
uvs nerveux et en jiartieulier sur le cerveau, et c'est à l'impression ])lus 
,iii nuiins profonde produite sur ces contres (pu- doivent êti'e rapport é> 
it's pliénomùnes fpù caractérisent l'anestliésie chloroiormiipie : insensi- 
liilité. résolution musculaire. ]H'rte de connaissanci-, aiiolition des ivtlexes 
iiiir iiei'te du }iouvoir excito-nioteur de la moelle, syncope respiratoire ou 
liiriihitoire. Ce sont les lol)Cs cérébraux (jui sont ailécté.s le.s premiers, 
;iur>si voit-on se ]>roduire tout d'aliord l'aliolilion de i'intellii''ence, de la 
voloulé, do la mémoire ; jiuis vient le tour do la juoelli' éjiinière l't des 
nerfs seiisililos iiériphéri(iues, ce ipii Mid compte do l'in.sensiljililé, de la 
riî-olulion musculaire et de ralK)lition des réflexes; enlin la moelle allonn'ée 
d >e^ centres respiratoire et cardiaque sont envahis, d'où l'arrèl de la 
i\s]iir:r(i<in cl du r(eur. 

(|)uanl au mécanisme intime de cette action du chloroforme sur les 
l'ii'iiu'nts nerveux, on peut rex]tliipier avec Claude Uernartl jiar une 
iiltéralion directe do ces éléments, résultant de leur contact aver l'aident 
iiiii'slliésiquo. l'ar suite de cette altération, il se produirait niii' sorte de 
-ItilK-faction qui. s'exei'yant dans ies limites physiologiques, susi)endrait, 
mais nionientanément. les fonctions nerveuses, i'oussée trop loin, cette 
■«tuiiL- faction ou i)aralysie incom])iète et passagère de la cellule nerveuse 
lU'viviiilrait com[)lète et ])arfois permanente, par .suite d'une demi-coai;-u- 
iiiliini (le la suhstance même do cette cellule. 1/unémie ccrclii'.ilc pm- 
diiitv (lurant le sommeil anesthésique favorise éminemment la >vncope. 
ctiusi' première de larrèt du cieur et do la respiration. 

On a heaucoup di.scuté et le mode d'action du chloroforme dans les 
ws d'accidents mortels ou mémo simplement graves, et l'ordi'c suivant 
knucl les in'incipales fonctions sont suspendues. Xous avons vu que les 
«kiix jirincipaux accidents que produit le chloroforme sont l'asijhyxio 
d la syncope. L'asphyxie, résultant do lu privation d'oxygène, est 
Idiosf rare, parce que l'opérateur prend ordinairement soin do l'ournir 
;iu patient, en même temps (pio les vapoui's anosthésiques, une (pnuitité 
^utMsaiite d'oxygène et dair atm()sphéri([ue])our <pie l'hénuito.so continue 
lia' faire tl'une façon conveiuiblo. La syncope est respiratoire ou car- 
l(liiu|uu, avons-nous dit. La plupart tlu temps, elle est respiratuire tout 
itiibord, et ce fait scientitiquo, admis par l'école française dej>nis long- 
Itemps déjà, vient d'être t^ntirmé par la deuxième eommi.ssion d'Iivdé- 
ji-àliad. dont les conclusions établi.s.sent que la respiration s'arrêt(! avant 
jlf cn>ur, dans les cas où l'anosthésie cliloroforiniquo est poussée jusqu'à 
|produetiou des phénoii.ônes de collapse, co qui constitue la généralité 

18 



274 CHLOIIOFOUME. 

dos cns do inoil pur lo clilovofonno. l'oiir r.iiiHiouvs. un conlriiiiv. ],. 
cu'ur s'unitorail on jtroiuior lieu aussi iVof^uoiniuont ([Uo la ivspiiution. 

Cette synoopo rospinitoiro ot cette mort surviotim'ut lY la lu'riud.. 
d'anoHtlii'sio oontirmoo, et rt's ilti'iit, ooniino uouh l'avoriH vu. de litliiMn- 
tion dos i'l('uien*s norvoux par lo cldnrotormo. Mais la syiio()|n' j» ui 
aussi survonii' au dc'ljut do l'anostlic-sio, aloi's (pio lo loalado n'rsi |);i, 
enoore ondonni, ot alors vWo so ratta(dio i\ un tout autre inroanisiiic. ijiii 
est le suivant : 1''' irritation, pai- los vapeurs de chlorolbrine, des o.\|iiiii 
sions périidiéincpies du nerf nasal ot du larynujé supérieur; 2*^ trans|iiivt 
do ootto irritation au ccntro liulliairc et aux noyaux d'oriii'ino oardiniiiii 
ot rosj)iratoiro du nor*' pnounio,ii;astri([tu', ot H" arrêt rôtloxo du cd'ui'iiii 
de la ros[tiration ou des deux à la tbis, transmis par les tiliros niotricts 
ou oar(lia<[Ut'S du dit pneunu><îa8tri(iue et les nortk moteurs respiratdiivv 
(Laltorde). loi. oontrairomont i\ oo (pii arrive dans l'anestliésie cniitiv 
inéo. c'est la synco])o oardia(|uo (|ui prédomine, et (|ui constitue. siiiv;iiii 
l'auteur ([ue nous venons do citer, rimiuinunce vérilalilenient dan,i;ori'iiSf 
ot la i)lus i^rave. 

Suivant donc (|Ui' la syncojie survient au délmt ou au milieu iiu''iin 
de l'anosthésie. suivant qu'elle se ]»ro<luil avant ou a]»rès la perte lom- 
plète de la sensiliilité. elle est. ou le plus souvent cardia<iue "u le )ilii. 
souvent resj)iratoire. 

l'n autre genre de nKM't n été signalé par un c-ortain Udiiilnv il. 
chirurgiens, c'est l'arrêt du cieur ou de la respiration, surtout l'anvt di, 
cour. ]>av phénomène réfloxo. dans les cas d'anesthésio incomplète, an 
cours d'une o])ération. Alors Ja sensiliilité persistant par suite de lin 
swtîisance de l'ancsthésie, l'irritation produite au point où se t'ait I o|)i'ia 
tion amène, par voie rétloxo. l'arrêt (hi cceur ou de la respiration. L 
plus souvent, dit M. le yirote.ssour Le Fort, la mort provicmt alors irtiin' 
syncope (pio rien no peut faire prévoir, ot qui paraît due, en général.;! 
un réflexe de la douleur. 

Îjq chloroforme s'élimine en nature par les voies respiratoires, .saih 
avoir suhi d'altérations. On le retrouve dans le sang et dans tous k> 
oi'ganos, notamment dans le foie ot la substance cérébrale. 

Auxiliaires. — Les autres anesthésiquos : other, bromure déthylf. 
Ia^ chloroforme l'emporte sur l'éther par sa rapidité et son énergie d'at- 
tion, la facilité de son "administration, qui n'exige pas d'appareils parti- 
culiers, la petite quantité qu'il en faut pour produire l'anosthésie, ol k 
peu d'irritation qu'il ])roduit sur les voies respiratoires. I^a périodi' 
d'excitation est beaucoup moins longue qu'avec l'éthor; ]iarf()is iiiéiiu' 
elle est complètetuont suppi-imée. Il n'est pas aussi inflammalile (|ia' 
l'éther. Par contre, il est plus dangereux et amène plus sûroiiient ot 
plus rapidement la syncope cai'diiique ou respiratoire, de même qu'il 
abaisse ])lus sûrement la ]»rossion sanguine. Les vomissements survien 
nent plus fréquemment avec le chloroforme qu'avec l'éther. Comme 



"e' 



ciii.imoFoiniK. 



uiiiiliXi'f*!'!'**' • 1" n\ov|tliiiit', lu ((icjiïiit'. l'iuilipyrim'. Ces sulistanccs )it'ii- 
vfiil ("'trc «loiint'i's t'ii iiu'iiu' toiiilis inu- le dilorotornic. |>i>iir en rcinliv 
ractioii l'I"^ |irnni])tf. jdus ciitii'-iv', t-t «liiniiuu'r la ilosv (l'aiR'.sllH'Niqiu- à 
iuliiiiiiistrcr. 

x\lltagonisteS. — I^'s rafraît-liissiiits. Ii-s astriiitîi'iits. U's aoiduU's, 
les tniii(HU's vasoiiiotcurs. A la |tt5rio(li' de collaiisi'. ce sont les stiiiui- 
laiils (lu cu'Ui" et delà respirai ion et les conyestioimaiits du cerveau: 
alcddl. aminoiiia((Ue. cafi'iiu'. étiier. nitrite d'auiyle. 

Usages. — A |)|ili(|U(' Mius l'onue de loiiiciilalitnis. le (ddnrtdoi'iiie 
i()ii>tiini' un excellent moyen de rt'vidsion dans les cas de deriual^ie, 
iiûvi'alv'ics snperucielles. pU'urodynie. etc.. colifpu's intestinales. In'pati- 
iiiicN. ni'pliréti(|ues et sat\irnincs le rliunnitisiue musculaire, l'odon- 
tidu'ic. dans les douleurs des niyt'liles c}ii'oni(pU's. de la ])éritonite. du 
rliuiiiatisme articulaii'c. etc. l'',n iiicme tcmjis (pi'il |ir(iduil la rulu't'ac- 
lioii. il cahne lot-aiement la douleur. ]iar i)aralysie îles nerfs .sensitif's. 
iVtte paralysie des nerl's douloureiix s"ol)tient ]>eut être mit'ux (piand on 
injecte le cddorol'orme sous la ]teau. Stedman. (pr a employé et- moyen 
(laiis huit cas tk' ncvralj^'ie, a olitenu deux i^uérisous et six amélioi-ations. 

Comme antiseptique, le (ddnroforme s'emploie princiiialement. sous 
tonne d'eau cddorot'ormée. dans le traitement local des plaies de mau- 
vaise nature, des ulcères ]»hai!;édéni(pies et cancéreux. îles plaies o))é- 
nitoires. etc., comme antipruritjineux dans les dermatoses aecompaiçnées 
ik' lieancouji de déman^'eaison. et comme antiparasitaiiv dans la <i;ale el 
les poux du puliis. A l'intérieiM'. on donne l'eau cidorot'orméi', à titre 
il'iuUisejJtifpie. dans les maladies des orifanes din'estiCs liées à la ])ré.sem'e 
lies iiiicro-oru^anismes. entre autres dans le traitement du choléra. 
Liisè!;ue aimait, à s'en servir dans les états iiyspc])tiques et douloureux 
de 1 cNtomac, et Dujardin-Heaumetz y a recours dans des cas sera- 
blaliles. avec <^rand avantai^e. 

(.)n utilise les propriétés calmantes et .sédatives du (diloroforme, ])ris 
;i iiet'tos doses, dans les cas de i>;astralgie, de .spasme gastrique, hoquet, 
tendance au vomissement, coliques hépatiques et intestinales, les diarrhées, 
le elioléra sporadique et épidémique. la coqueluche, l'asthme, la toux 
spasmodiquo. 

Le chloroforme est l'agent anesthési([Ue le plus géiiéralcment usité 
aujourd'hui, malgré les périls auxquels il expo.se, et l'innocuité relative 
(leféther. Bartliolow j)réfère l'élher au chloroforme dans tous le« cas. 
siuif dans le travail de l'accouchement, pendant lequel, selon Ini, le 
ililorotbrme, administré soigneusement, est exempt de dangers, (tosse- 
lin (lisait que, dans tons les cas, le chloroforme, convenablement admi- 
nistré et avec les précautions nécessaires, est absolument dépourvu de 
dànj,'ers. , 

Les effets anesthésiques du chloroforme s'utilisent dans la ju-atiquo 
delà chirurgie et de la médecine, et dans celle des accouchements. 



■■'••>»> 



27t; 



('llL()K(iI''()ltMK. 



Kii r/ilriiri/ir. Il' l'Iilorolornu' consiitiu' !«• iiioycn K' plus luvciciix ijuc 
lions ii_\ <»iis pour itroiluiri' il la fois l'iiisi-iisiliilili' .fL'iK'ralc l't alisolur. ci 
k' rt'lii<ln.'im'iit iiiiisciilairi' flans les opc'ralioiiH, !-ui-tout (puin<i l'Ilc- smii 
lon^ut's et ;;mvi'H, livs (lonlonrcnscs, on dill!cilfs a i-xécnlor si le iiiniaili 
n'est pas parfaiti'iiii'iit iiiinioliilt', par fXciiijiK' dans U-s ainpntaiiuih 
.l<^sarticnliitions. résections, cxlirpation «le tniiuMirs. caiiti'risaf ions rim 
ilnc's. riii)liiiv (l'anUyloscs. réduction <U' luxations, ilc fracturi's ci di 
liernii! ctraiifjli'c, taille. dilatatioiiH forcées, etc. Cei'tains opciaictns 
niellent vu doute l'etlieacilc i\\\ clilorolonne dans l'opération de ialiilm 
trilie. de iiiêiiu' <|Ue (lans (H'rtaines opérations prali<piées sur l'arrii'i'c 
<j;oru;e ou sur les yeux, soit cpU" le eliirury,ii'ii ail liesoin, pour se ;,nii(iir. 
tie la seiisiliilité du malade, ou «juc celle-ci soit lu'eessaire pour eni]n"(li( r 
le saui;" lie péiiél rer ilans les voies respii-atoires, soil (jue la volciiii(' iln 
sujet doive être foiiHCVVto jiour exécuter certains mouvements, connin 
dans l'extraction do la cataracte. Talilation des iiéniorrlio'ide.s, etc. 

Kn v>''/t'cini', on utilise les inlialalions de elilorolbriue dans deux 
oirconstanctM : (luaiid il s'agit d«'stupélier directement les voie.saéricnlu•^ 
et «juaiid on veut oliti-nir les ellels ii-éiiéraux analicésiipics et dé|.rcsMi 
moteurs du mé(Ueameiit. I)ans It premier cas, l'anesthésie esi loui' 
locale, de même ()Ue l'action anlispasmodi(|ue, et ou la recherclif dan- 
les névroses spasnio<li<iues douloureii.ses des voies respiratoires: s|iusiii( 
di' la li'lotte. toux violente et (pnnteiise de la co(pii'lu( lie et de la plitisic, 
toux iierven.se en ^çénéral, toux liy.stéri(|ue li(M|Uel iiicoercilile. lai'viiuiii 
striduleuse. dys])née. astliine spasiiiodi(iuc. Dans K' second c;is n uliliv 
les etlets aual,i>;é.siques et déiiresso-moteurs du clilorol'orme. eoiuiiic icux 
<lu elilorul, dans les i^-rundes convulsions, les cor dsions loni(|Mis mi 
olonif[ues, les contractures essentielles, par exemjtle dans le tétanos jdic 
\ ithique et traumatique, l'écl'imp.sie puerpérale, l'éclampsio iiit'aiililr. 
le» 'onvulsions urémi([ues, la cliorée et les mouvements choréit'onm- 
riiystérie, riiystéro-épilepsie, l'épilepsie, l'hydroplioliie, le strycliiiisiin 
ote. L'uvanta^'e ([ue présente le chloroforme, dans ces cas, sur les aiitn- 
Uépresso-mot^urs, est sa ra])idité et son intensité d'action, l'un- 
l'éclampsie puerpérale, il a souvent donné des succès réels et parliii- 
ines|)érés, seul ou condiiué à la saii>'née. Dans l'épilepsie il ne sauniii 
convenir qu'aux cas où les attaques sont suliintrantes et dans l'état di 
mal épileptKpie. Il n''est que palliatif dans le tétanos. 

(,V)mme analgésique i»ur et simple, on a assez souvent recours an 
chloroforme ])our cond)attre certaines doi 'eurs ou afl'ectionsdoulouivii 
ses rebelles à la morphine ou aux auti'es anodins: angine de puitriin'. 
coliques hépatiques, néphrétiques, utérines, saturnines, d\'snu'iii)rrlar 
névralgies rebelles et inten^'es. douleurs des myélites chroniques, ott. 
De mC'me on s'en sert fréquemment ])Our ]ir()duire le sommeil (iaiisk- 
eas d'insomnie ayant résisté aux autres hypnotiques, ou quand il dovidii 
im])0ssible d'administrer ceux-ci : manie furieuse, manie puerpénilo. 
délire tyjîhique, délire traumatique, delirium tremens, etc. 



Cin.OKOFOUMH. 



l'iiis ivci'iiiiiu'iil. l'ottri- Il l'i'coiiiiiiandr li's iiiliulatii)iis di' clilnro- 
toi'iiH' iliiiiH lo tniik'iiK-iit iU' lu plilisif pulnioiiiiin'. l'our lui. lo iiH'dicu- 
iiK'iil au;i''uil alors cuniim' antisopti'iiif. et il le ilmiiH' d'iiiu' l;i(,i)ii prcs- 
i|iK' (ontiMiU'. lion pas à doses fraiiiliciiu'iit aiu'silirsituu'-î. mais di> J;u;oii 
lïi'taliiir "laiis le |ioiiiiioii (iiic atiiiospiiO'r' clilorolorinrc lY |icii près imi- 
l'iiriiii'. 

Miller l'I (iri^<;Koiil tenté de (ionnei- aux i'einiues enei'inles. en cas 
(1 iillMiiuiniiric et d'aiiasurciiie. trois on(|natre t'ois par jour. 12 à 20 !j,-oiit- 
tes (le l'idorol'ornie dans de l'eau siu'ive. i-l les résnltats ont paru e.xcel- 
IcMts; diniinntion noialile de rallniinine et disparition de lanasartpie. 

I'!n ohtitétriquc. l'emploi dn eldorol'ornu' est liasé sur les mêmes i'aits 
i|iu(enx (pli nous ijuident dans l'anesthésie < lunirijicale ; .ei eiicon- il 
est indifpu' de calmer la doiiU'Ur, de favoriser dans une certaine mesure 
la n'solntion musculaire, et de prévenir le (dioc nerveux. I>e là l'appli- 
ciitioti du cidoroi'orme. d'un côté au travail de racconeliement normal. 
|ili\sioloi;iqut'. de 1 autre à raccouclieiiieiit anornuil. 

( )n a l)eaiicou|i éci-it. en ci's dernières années, sur ro|)]»ortuinté et 
li's ;i van taises de donnei' le cldorolornie dans racc<)ii(dieiiient natii l'I. et 
Ifs opinions sont ])artai;'éi's. l'ajot. par exemple, ne croit pas (pie l'aiies- 
dii'sie ( liloroformiipie soit indi(piée dans le travail normal. l'epanl a 
;f;ileinent rcïpoussé la i:;énéralisa(ion de l'aïuvsthi'sie ]iour les aci-oiu l>e- 
iiit'iils pliysioloifi(pies. Cependant, depuis la pulilication des résultats 
iiliteniis ]tar Sini|)son <'t Camplicdl. un fort courant d'idées contraires 
•Vst étalili. et aujourd'hui. l'anestlH'sie olistétricale. a|>iili(piée au trav.iil 
iKiriual. est de praticpie coiiraute entre les mains de iiraticii'us tels (p.ie 
i'lu\ l'air. l>uniont])allier. I>uiiirdin-Heauniet/,. I-citroux. Buccpioy. l'éréol. 
'liiirpeiitier, Ijiicas-Chamiiionnière et autres. Aux l'Itats-Tnis. riUsk. 
uiiyiK'-re réticent sur eu ]ioiiil, se convertit aux idées nouvelles : " haiis 
nui propre expérience des seize dernit-res annécis, dit il, j'ai eu conipara- 
iveuieiil peu (U^ cas où je n'ai pas employé soit Ic^ cidoroi'orme. soit 
létlier. à une période ([m'icoiupie du travail. Le résultai de mes jiropvos 
oliservations a été de faire de moi nu chaud jiarti.san de leiirem])loi ])lus 
ili'iidu. tout en recommandant la plus t^rande pn'caïuion. " " <^uaiid 
le tn;vail doit être de courte diiive, dit Hartholow. et est ])eu doulou- 
ivux. 1)11 ne devrait pas se servir d'aiieslhésifiues ; d'un autre eûti'. <piand 
1'-' travail se proloiiu-e et (pie les douleurs sont vives, ils favorisent la 
uiaivlie de la maladie et eni]>ê(dK'nt l'inertie utérine et l'éiuiisement de 
H' produire. 

l'ans le travail normal, le c^diloroforme présente les avanta<;'es sui- 
vants; il su])prime la douleui". einjiêche le choc nerveux de se produire. 
ivi,nihii'ise les contractions utérines, diminue les (diances de rupture i\\\ 
|i*.'riiiée et du col utérin, et ])orte la femme. ])ar l'ahscnce même de don- 
li'urs. à s'aider ])lus elticueement. ( )n ne l'emploie d'ordinaire (pi'ù la 
période d'expul.sion. et les inhalations doivent se faire dans l'intervalle 



278 



CHLOUOFOHME. 



qui si'i)iiri! k'8 coiitvacliohs. iiliii ([iic l'uiialn'i'sio soit prodiiitii ([iiuinl sur- 
vient l'otlort exi»ul.sir. <V|H'n<luiit il est dos cas assoz fn'(iueiits (ni ],■ 
chloroforme peut être donné durant la [)ériode tle dilatation, e'ost quuiiii 
les douleurH sont très vives, et la feinme irritable ou épuisée, ce (lui sur 
vient ordinairement quand la dilatation aeliève do se faire. Tons ks 
auteurs s'accordent à dire ([uo l'anesthésie no doit être qv. ohatéfricdli 
au cours du travad physiologique, le (diloroforino étant poussé jusqu'aj 
demi soi>-.iiioil qui suit la période d'excitation, nuns non jusc|n'i\ résolu- 
tion raisculaire ahsolno et ])erto des réflexes. Dans ces conditions on 
ep;^'.i;MU' ù la feninie une soutIVanco inutile, les contractions utérines coii 
tinueut. ])lus réi^idières (pi'auparavant, "le travail est plus rapidi' ri 
au<Min accident ne s'ensuit " (Dirf. de thérdjiciiti/jiie). Kn eti'et. aihni 
nisti'é avec les précautions ordinaires et tlans les conditions précitées, h 
clilorolbriiie ne <lonne lieu à aucun niiiuvais eUet : il u'ox])ose ])-as 'a 
fenune à riiéinori'han'io post-[)uerpérak'. quoi (piOn en ait dit, non jthb 
qu'à ré(danipsie ni à la nuinio puerpéi-alo, et le fietus n'en souttre d'au 
(•une numiôi'o. II n'i iitrave pas non ]»lus la niartdie du li-avail en diuii 
nnant la force des contractions utérines, du moins dans les cil•constull«■^ 
ordinaires: mais ici il est une restriction ([ue nous tenon.s à faire, et au 
. sujet i\v la([uelle nous avons été à même de l'aire des olisorvations \K'y- 
sonnelles répétées, c'est ([ue. (die/, certaines femmes, l'anesthé-sie, iiu'uir 
obstétricale, a ])our etVet de diminner, d'iuio fa(;ou assez romai'(pi:ilik' 
l'énergie des efforts expulsifs et des contractions utérines, de telle sorti 
(pie. (die/, ces malades, on j^iurrait ralentir à volonté la nnirche (\\\ tra- 
vail. J)ans un cas en ]»articulier, cette iiu'rtie utérine chloi'oforiiiiiiui 
nous a permis de contr(")ler la descente et sm-loiit l'expulsion de la tt'li 
(lu i(etus de façon à amenei' urio distension très .ii;radue!Ie des partie- 
molles, et à éviter ])resqnt' à cou]tsrirune ru]iture imminente du périiuv 
3Iais ces faits ne sont qu\'Xce)>tionnels dans resjièce, et, la plupart dn 
temps, la mandie du travail d'expulsion n'est pas ralentie par l'ageiii 
anesthésique. 1 1 ai'rive même souvent ni'ello est positivement accéli'nV 
Dans le cas de raU'ntis.sement ou d'ai-rêt des contractions, il faut su- 
pendre les inhalations. 

truand le travail n'est ])lus normal, mais (pi'il s'écarte en (pidijUi' 
fa(;on tlu type jihysiologiquo, alors le chloroforme peut être encore tro- 
utile. voire nécessaire, et sur ce point tous les accoucheurs sont d'uccin'ii. 
Ainsi il est indiqué et employé dans les cas do contractions invgulii'n'.» 
du muscle utérin, de rigidité et de contraction spasnu)di(jue du cul. de 
rigidité du ])érinée. quand les douleurs sont excessives et peu en rapport 
avec la nuirclie de raccoucliement. et surtout dans les cas de version oi; 
d'ai)])licati()ii du forceps, d'éclampsie. etc. S'il s'agit d'une intei'vontion 
manuelle ou d'atta(pi('s éclam]tti(pu>s. il fa.it pousser jusqu'à l'aiicstliésii' 
chirargicale com])lète. 

Kn résumé, le chloroforme, utile au cours du travail pb.ysiohjgifiui.'. 



CHLOPOFOKME. 



271» 



iloviiMil lié cessa irt' dans raccDUclu'iiifiit aiionual. Uaiis ios (U^iix cas, 
rancsllit'sujuc. s'il est coiiveiialiIt'iiK'iit adiiiiiiistiv. l'st alisolunieut sans 
iliinti'cr ( Havtliolow). tant ])(>iir la inci'c ([Ui' pour l'tiilaiit. 

Contre-indications. — L'ancst ln'sio ])ar le chlurolormecst contre- 

iii(li(|iii'i' ilaiis (ous k's états ])atlioloi;i(iiu's du (-(L'ur. des ^tournons ou du 

irrvi'au prédisposant à la syn(u]ie et à l'arrêt du e eu»; on de la re^pira- 

tidii ; maladies ovifuniques du cœnv (non eompensées) et des gros vais- 

M'îiiix. notamment les atteetions aortiques, l'athérome artériel et l'ané 

vi'iîsine. l'aleoolisme eontirmé, les Messures d'ariiies à ieu si elks sont 

(■(iin|ili<|uées, rétrani^lenienl herniaire avancé avec grande prostration. 

hi jiK'urésie avec épancliement, les adhérences pleuréti(|Ues étendues, la 

lihii.sic avancée, rempliysème |pul'uonairc. la réplétion de restoinac l'at- 

laililissement consécutif aux gramles hémorrhagicH, les maladies organi- 

,|ius (lu cei'vean et de la moelle, r<i'dèmo de la glotte. Les maladies 

'iu;ini<[ues du ceur à la période valvulaire ou à celle de simple hy))er- 

ii|iliie compensatrice no constituent ]»as un obstacle à l'emploi du chlo- 

.iiormc. i)arce (|u'alor8 il n'y a guère danger de syncope. 

Aucune cojulition d'âge, de sexe ou de temjiérament n'e: dut posi- 
tivement l'usagcï de l'anesthésique. mais ou doit être plus jtrudent chez 
V très jeunes l'iit'ants et les vieillards, et chez les sujets aliaildis et ané- 
iii|ins ou encore trop obèses. Kntin il l'st dci-. opérations, d'ailleurs 
:iiiil(iureuses, jiour lesquelles il vaut mieux ne pas anesthésier, telles que 
iis opérations de courte durée: ablation d'ongle incariu', ouverture 
iulicès. de même que les opérations sur l'an'ière-gorge, l'ablation des 
lii'inorrhoïdes. la cataracte, la lithotritie en certains cas, etc. Il est de 
règle de ne ])as s'en servir ]iour l'extraction des dents, à nu)ius (pi'il ne 
s'agisse d'enlever plusieurs dents à la i'ois. L'administration du chloro- 
t'onnc ])our l'avulsion de dents cariées chez les femmes enceintes |ieut 
v\w permise s'il n'y a ni menace ni prédis[)Osition à l'avortement, sur- 
tout iui début de la grossesse. Cependant, des cas d'accidents (décolle- 
ment placentaire et fausse couche consécutive) ont été signalés, surtout 
alors qu'il y avait eu menace d'as])hyxie et vomissements, ce ([ui doit 
nous mettre sur nos gardes. Kn géiu'ral i! vaut peut-être mieux s'en 
iilisti'iiir. comme de tout autre anewthésique, du reste, dans les derniei's 
mois (le la grossesse. • 

Sauf dans les accouchements, on devra toujours éviter avec soin 
ancstliésie inc()m]»lète. 

Administration et doses. — ( "omme ant ise])ti(iue. le (diloioforme 
-upjiliinu' sous forme d'eau clilorofornu'e (Br.). en lotions, l'omenta- 
tions injections etc. Comme révulsif, on emploie, soit le liniment de 
ililovoforme (Br.), soit les fomentation» faites comme suit: sur une 
liui'lle iinbil)ée d'eau bouillaule. puis exprimée, on ])rojette de l à 'J. 
millorées à soupe de chloroi'orme, i)uis on applicuu' loco dolenti. ayant 
>oin de recouvrir la Hanclle d'une toile imperméaldo pour empêchei- 



2s() 



CHLOROtORME. 



l'évaporatiou. Lu niltéfaction se ])r()(luit j)ri'sque iiniuédiuttMiniit. (,. 
moyon est excellent dîins la colique «itnrnim'. le début de la jx'vitunitr. 
le rhumatisme musculaire. On a aussi conscilK' d'a]>])li(iucr localenu'iit 
le chloroforme, comme révuisil'. sous ibrme «le pomnuidc contenant ilr 
la ciiv. hH|Uclk' servirait à ti.xcr davanta.<:;e l'aident volatil ((ddorolonn, 
1 p.. cire lijaiiciic. ! ]>.. axonj^e, /! p.). La pommadeest ctenduesuriiiu' 
toile et appliquée /oco do/cuti, avec les meilleurs etrets. A l'intérienr on 
donne, soit le chloroforme pur. à dose de 1 à 5 gouttes, dans un ninrila::v 
ou un sii'o]). soit l'esjirit de chlorofonne (Br.). ou la teinture île rhliiin 
forme composce ( I5r.). toutes tleux à doses de 10 à (!() minimes ((l.i;(i;i 
H. 75 grm.). soit la tcintuni de chloroforme et morphine, ou cIiId. 
rodyne (Br.). à do.se de 5 à 10 minimes (O./ÎO à 0.(>0 grm.) (pi on jRnii 
doubler ou tri])leran besoin. Clnupie once de cette dernière pré]tai'ii- 
tion renferme 1 grain de morphine. L'eau chloroformée se donne nus-i 
ti'ès souvent à l'intérieur, comme antiseptique et sédatif local, à dost lit 
h à 2 unees (].'). 00 à (iO.OO grm.) 

Dans l'administration du chloroforme comme anesthésique général 
le mode opératoire? exige certaines précautions i)réalabU's. liC sujet (lui* 
être à jeun, autant que ])os.sible, la réi)létion de l'estomac pouvani 
favoriser la syncope par gêne mécanique du c<eur, outre ((u'elle expose 
fatalement aux vomissements. La ])o.sition couchée, horizontale, est ;lf 
rigueur si l'on veut éviter un gran<l risque d'anémie cérébrale et île 
syncope consécutive. (J'est fréquemment quand le mahule estilaii>l;i 
[tosition assise (pU' se manifeste la syncope, connue )jar exem])le clie/ K- 
dentistcH. La jiurclé du chloi'oforme est de stricte nécessité, aussi ]i,. 
doit-on se servir que de chloroforme absolument pur. On doit mewr 
tout lien circulaire ([ui serait de nature à gêner la resjnration o.i la rii 
(udaticni. (^tuant sY rai)])areil, le plus sim])le est ordinairement le mdi- 
leur ; une sim])le compres.se. une serviette ou un mouchoir ])lié. or ^'ncni'i 
un v.v/iiiv;t ?iMuii dune éponge mouillée feront aussi l)ien. dans loii- i.- 
'•as. (|ue les ap|»areils plus com])liqués. Ce qui importe, c'est de romin 
la manu'uvi'e aussi facile que po.s.sible ainsi que la surveilhuK'e, et dav 
surer l'introdiu-tion de l'air aimosphérique en mémo temps <pie celltMk"; 
vapeurs do chlon^forme, ce qui permet de graduer les effets anestluy- 
ques. 

On a conseillé l'administration d'une dose de stimulant !îlii)olii[iii' 
eau-de-vie, whiskey. etc.. quelqiu's minutes avant l'anestliésie. dans w 
double i>ut de rendre ])lus eliicace et idus yirom]ite l'action du clilon' 
forme, et de diminuer les chances de syncoite en stimulant le cn'ur ti 
congestionmint le cerveau, lï. C. Wood est opposé ii cette pratiiiue. li 
conseille d'administrer de prélérence une dose ou deux de digitale, sur- 
tout dans les cas où le cœur est <léjà aHaibli. La digitale dévelo|ii"' l<^ 
pouls et élève la tension artérielle. Ce qui est aussi ]»lus etHeai'C i\iu- 
l'alcool, c'est, ainsi que l'a reionunandé Claude Bernard, l'administra- 



CIIl.OUOFOItMK. 



281 



lion. |iai' iiijoi-tion liyiK)(l(.'riiii(|U(.\ crum' dos».' dv morpliiiif i\ ixv. i^i'-iit-- 
nik'iiH'iit ). lUKMlcmi-hoiuvaviint lo^s juvinièrcsinlialatioiis ; <mi ilimimianl 
la sensiliiliti!, la iaor|)liino lait (|U(' l'aïK'stlu'sic sui-viciit ]tlus tôt et i\\\c 
IViu n'est pas ()l»liij(' (h- (loiiiier d'aussi fortes do.ses de chiorotorme. On 
iii'Ut avaiitai^euseiueiil coinliinev ratr(i])iiie à la inoriiliiiie. at'ii de eom- 
hattre les ertets de cette dei-niôre sur le ceiir. lia morphine est parti- 
iiilièreinont utile dans le cas d'opérations de loni;'ue durée : ovariotomie, 
résections, etc., et ])our notre ]iart nous n'avons (pi'à nous louei- de son 
t'iiililoi dans toutes les eifonstanees où !a ( Idorolorinisation a dû être 
IU'oloiiii'ée. Il est juste de dire. ee])endant. (pie certains cliiruryiens ont 
iléceiisi'illé les injections ]»réalal)Iesile iMor])iiine.(pi'ilsconsidèn'nt comme 
|)n'(lis])Osant davantai^e à la syncoj)e. 

Les uns font inhaler d'emlilée i\v fortes doses do cldorotorme. d'au- 
iivs procèdent ])ar de jietites doses seulement. Ce (["vnier mode semhie 
le plus rationnel, et permet d'éviter plus sûrement ras])hy.\ie par priva- 
tion d'oxytfène. Ia-s doses peuvent être plus léifères d'ahord. ])uis ])lus 
;ilii)iiilantes. ou vice vi'rsa. l'ne t'ois l'anesthésie étahlic. il la faut sou- 
U'niv pur des inhalations intermittentes et modérées. < ■chu (|ui admi- 
nistre le chloroforme doit s'eilorcer de rassurer et de t ran(|iulliser le 
maliide. et hii montrer à respin-r lancement et am]ilement ; les inspira- 
tions amples, larii'es et ])i'éci|)itées favoi'iscnt sing'ulièvenient ral)sorption 
•I faction de l'anesthésique. et c'est ])arce (|u'elles respirent ainsi (pie les 
l'ciumcs en couches, anxieuses de se soustraire à la douleur (pu les 
iiK'imce. sont ifénéi-alenient si fac'Ies ù anesthésier. La com]iresse. 
l'ahord tenue à trois ou cpnitre pouces du ne/, et de la liouehe ]»our hahi- 
iU'T les muqueuses iV l'action des vapeurs, et tinssi ]iour permettre l'in- 
iimluction de l'air atnn)sphéri(pie. est i-apiu-ochée graduellement, mais 
;iiiiais au contact. Si la resi)iration devient préci^titée ou s'il survient 
k'S spasmes de la ,i;"lotte avec menace de suliocation, on éloi<:;ne le chloro- 
liirmc jusqu'à ce que les mouvements resjiiratoires se soient rén'ularfsés. 
jiuis. lii tolérance étant étahlie. on apjn-ochc de nouveau ra])pareil. 
L'anesthésie survient ordimurenient ])ar la simple continuation des inha 
iiUions. sans qu'il soit besoin de forcer heaucouii les doses. Si elle se fait 
;iiten:Ire. on arrose de nouveau la c()mpres,se. et d'autant plus alKUidam- 
iiuiit ou d'antaut plus souvent (pie les symptiîmes d'excitation sont jiliis 
iiuirqiu's. Aussitôt que le malade est arrivé à la iiériode d'aneslliésie 
'liiniriricale, (pio les lu-as. soulevés, retoinhent inertes, (pie la conjont-live 
>i iiiscusihlo et la pupille contractée, le chiruri^'ien ]ieut commencer 
lopi'raii(m. La compresse ]teut être alors maintenue loin des narines 
|':mt ([u'il ne .se inanifeste aucun siii;ne de r(.'l(»ui' à la seiisihilité. sauf à la 
1 rapprocher a' i88it()t qu'un mouvement (pielcompic du malad-.' iiidi(pie la 
'Ossation ])ro(duune des eit'els auesthési(|ues. (^>uel(pies inhalations sutH- 
hont à R'plonger le sujet dans le sommeil, où on ]ieut le maintenir une 
I lienro ou deux, ou même davantage, à la condition de lui donner do 



282 



C!;;,.)R()F()UME. 



toiu])s à, antiv de |K'litt's doses do clilorotoniu'. A (.'cttc {n'node k' nuihidi. 
iuliak' licaïuonj» ])liis d'air atiiinsplK'riqrH' que de va]ii'ui'.s aiiestli('>i(ni(> 
Au reste, un poiut eajiital dans l'ailiiiinislraliou du chloroforme et dis 
autres auestlu'sir|ues. est d'assurer la lil>re entrée <le l'air dans les jiou. 
nions en iiiénu' teni]»s que celle (\\\ niédicaMiciit. ("est ])our alteimlivcc 
liut ([ue (iosselin a préconisé son système des iuledations interiiiitteiiti'!.. 
grâce auq\iel lia ]>rétendn n'avoir jamais ou d'aecidentH. l'avliiolow 
est d'avis (|ue le chloroforme doit être mêlé à l'aii- atmosphérique thu^ 
la |iro|)Oi'tion de '.ih ]K)ur lOd. mais pas davantage. 

Le médecin qui administre le cddoroforme lu! tloit. pour iuicunc 
raison, s'occuper des détails de l'opération en voie de se fairi'. niais sin- 
veiller altentiveinenl el exclusiveiiieut les ])rogixs et la mai'chcdt Ijihcv 
thésie. portant uik' attention s|iéeiale sur l'état de la jnipilie. du |i(iiilv 
et de la respiration. Si la pu))ille se dilalt' iinis(iuement, si le |ii.iiil> 
s'atiaihlit notalilement et si la res]»irati(»n devient plus lente en nicm, 
temi)s (pU' les traits s'altèrent, il faut immédiatement .susjjendiv ll^ 
inlialations, de jteur d'ahoutir à une issjie fatale. Ktant donne le \\ù\ 
que la res))iration est jjIus directement memieée tlans l'anesthésie clildin 
formi(pie. c est elle (pie l'on devra surveiller avec le plus d'atteiuioii. L;i 
[lUpille fournit généralement des indications utiles ; (piand elle se ilijjiii 
lentement, en même temps (pie le malade l'ait quekptes mouvcuit'iii» 
cela indiqii ipiv l'induence de l'anesthésique coiumeuce à di>p;ir;iiiiv 
Si la dilaia ion survient l)rus(pmment. sans retour de la sensihiliti'. il faiii 
redouter uv "cident du côté du c(eur ou de la respiration. <))u,.iiil. fii 
dépit de toutes les précautions ])rises, un accident gravesurvient.il t';uii 
instituer un traitement a])propi'ié, le(]uel varie suivant chaque cas 

Kn vue d'obvier aux inconvénients du chloroforme et de pivviiiii 
It^s accidents de svnco]»e i^ue. plus que tout autre anesthé.si(pie. ilôt 
a]ite à produire, on a eon.seillé rem])loi de )iié((Ui(/L'S aH('tithc}<i''jiiif. (hin.- 
lesquels le chloroforme est uni à l'éther, à l'alcool, etc., en diverses ]iro- 
portions. Ainsi, à Vienne, on s'est servi, dans H. ()()(» cas l'ancstliôsii'. 
d'un mélange de 3 parties d'éther sulfuri(pie pour 1 ])artie de chloro- 
forme, sans avoir aucun accident à constater. Billroth se sert ])ri'si|iit 
toujours d'un mélange ainsi fait : o jiarties de chloroforme, 1 d'étlRT. I 
<i'alco()l. Kn Angleterre, on a ado])té les trois tbriuules suivantes : 

A. — Alcool, 1 partie ; chloroforme. 2 parties; éther, 3 parties. 

B. — Chloroforme, 1 })artie ; éther, 4 ])arties. 

C. — Chloroforme, 1 ])artie : éther. 2 parties. 

On il constaté que les etl'ets ])hysiologi([ues produits par le niéhiniri'j 
suivant la formule H s'Mit à ])eu près semhlahles à ceux de l'étluT |mr. 
Ceux produits par les formules A et C sont somlilables les uns aux autiv.sj 
attendu (jue ces deux mélanges renferment la même pro])orti(in relative 
de (ddoroforme. Ces trois mélanges ])roduisent une action ke;uutm|ij 
moins dé])rimante .sur le cœur que le chloroi'ornie seul, et, d un autivl 



CHLOROFORME. 



283 



lôtr. ^:*llt'stlK■^^io«e produit |)lus vitL'(|u'avL'c l'iUluTsi'iil. <\' <|ui iiuiiorti- 
!,■ iiliis. cï'Ht qiui. [nmv ])r(Mluirt' k- ur-iiu' (U\u;ré (rinsciisiliiliti'". la (l(''|iirs- 
,j()ii (lu v'vuv doit être iiioindro. Li- nu'lnii^e A. connu sotis le nom de 
:„él(iiiiic A C Fi, est folui au(iui'l on donni- la pruierenfc cl (jnc l'on 
iiiiiiloio k' ]>lus. L'ak'ool (ju'il contu'i t stimule et soutient proliaMe- 
iiiciit l'action du cd'ur, menacée pai" le cliloro tonne .l>'.' ])lus il em|i<"(lie 
IVthi'i'de s'ëva))orer aussi vite, oc qui aurait |)Our inconvt'rienl <i( laisser 
i;iiis le nu'Ianifo une proportion relativement trop considéraMc de 
, hlorol'oruio. Los ottets du mélann'e A (' K resscmlilent île très ]u'ès à 
c'.ix prfxluits par le kicdilorui'c do méthylène, i-f. pour celte raison peut 
•tiv. ce niélang'c l'st eni])loyé de ]»ré!crence au clilorororine ])ar plusieurs 
rliinu'gions an,a;lais. jionr l'anesthésie diirurn'icalo. A. L. Smith s'en 
i .jt piirticulièroincnt hion Irouvé poui- la production de l'iinesthésie 
itiisti'tricale. et le y)rét'ère. dans la ])ratiquo des accou(du'ment . À tous les 
;iiitiTs ancsthésifpies. 

Toxicologie.— La mort survient ]iar asjihyxie ou ji;ii' syncope. 

Par as])liyxie (|uanil de trop fortes doses de (hlorot'ornu' ont étédonnéos 

,111]) sui' COU]), et que l'on n'a pu.s laissé ])énétror assez d'air atmosjdu'ri- 

(|iii' (huis les ]ioumoiis. I'arsynco]K' (puind il y a arrêt . ]iar ]inralysie. 

l-iiittlu cieur. soit du poumon. 

Contro ras])hyxio : susjiondro immédiatomi'Ut k's inhalations, attirer 

iiilimii'iii' au deliors au moyen dune pince si cet orii;ano est rei'oulé dans 

l'iiiTièrc-ii'orifo, puis ]trati(|Uor lu respiration artiticielle jiar l;i méthoile 

kSylvcstor. Kn même temps, mettre le malade à l'air lihro. pratiquoi- 

lia tiaircl lut ion do la t'aco au moyen do serviettes mouillées, ou. ce qui 

[vaut mieux encore. d'a]»rè.s Sclnvart/-, ]iincor la jieau au niveau desatta- 

liio^ilu diaphra,<i;nio. a]»]pliquer un courant éloclriipu' sur le trajet dw 

iliiwiique. et du ])neumogastri(|ue. 

Contre la syncope; inversion du malade ù a|>rès la métliode de 
.û'iiittm. la tête étant ])lacéo plus l>as que le reste du cor])s ; c'est là un 
biyrii (|u'il l'aut mettre on «ouvre avant tout autre. Inhalations de 
bitritc d'auiylo, injections hy])odernn(iues ou intraveineu.ses d'éthor. 
llalcool. d'ammonia(|Ue : injection iiyjioilermiquo d'un mélange de 15 
juiiiiincs <le teinture di.- digitale coinhinées à j^j, gr. d'atropine. Jiosjjira- 
|i"ii artilicioUo. Courants éjeetriqiios ascendants (éloetrodo positif dans 
l'anus, électrode négatif dans la houcho). mais éviter les forts courants. 

Wdocl, qui voit autant de dangers pour le c(eur que pour la ros]>irii- 
l»n dans l'anostliésio (diloroformiipio. résunu' ainsi le traitement des 
ii'iilonts: Kvitor rom])loi de tout médicam.ent, sau*' la digitale et l'am- 
Miiiuiuc. Donner la teinture do digitale par voie hypodermique 
iiiivr la langue au dehors, et élever l'angle do la mâchoire de fayon à 
'[uo la respiration ne soit pas mécaniquement entravée. Inversion 
Imporairo et courte <lu malailo. Ros|)iration artiliciello immédiate, 
jiiiis k'8 cas qui se prolongent, ap])liquer la chaleur à la sui'faco, au 
l'Vc'ii tli' la hrosso électrique sèche. * 



284 



CHLOKOFORMK— ACM)!-: CHROMIQUE. 



|);ins li's eus où k^ flilorotoi'iiu- a l'ii'- iiiift'iv par l'i'stoimic. viil(|-,i.-, 
or^^anc au moyen de la ]»oin)K' i(astn(|iU' ou d'un vosiiitif: sulialc di' zin, 
uponiorpliine. etc.. et administrer eu aliondance une solution de cinlni. 
natc (U- sou<lc. Stimuler |)ar tous les moyens possildes : ealV\ ciilHn,. 
Jileo<tl. éllier, ammonia(|Ue. iulialations de nitrile d'aïuyle. 

OHROMIQUE (Aciu^).—Aci((uvi chromicum. Br. 

Corps solide brun noir, eristallisé, à saveur ibrtement aei<l('. sdin. 
I)le dans l'eau, trùs déli(|ueseent. Avee let' bus.'s, il forme des sels (Imn 
un seul, le liieliromate de potasse, est o*"eina; et se ]trL'sente sous l'urim 
de eristaux <ruii beau rouge, solubles dans l'eau. 

Action physiologique. — L'aeide ehromique eat très avidi^ Anw 
il })0ssètle en outre un pouvoir oxyilant eonsidérable. A]>]il'(jui' sinlu 
peau, il teint ré))iderme en jaune, el ])roduit une sensation de ciialrnrf! 
de eiusson. suivie de rougeur du dernu^ Très concentré, ou sdliilc. i; 
eautéri.se la peau et les tis.sus sous-jaeents à une grande jtrofondeti!'. !ixj 
eoloi'aiit suecessivement en jaune rougeûtre. brun et noir, et ])i'iiiliii>:iiii 
des douleurs atroces mais (pii durent ])eu. ii'e.sebare est sèche tM \A 
dépasse pas le \)o\\\\ touidié. L'aeide agit en cédant son oxygèiu' niixl 
substances combustibles, (."est jieut-être le caustique le ]ilus uu'ririi|!ic 
que nous jiossédions. \'a\ solution étendue, il n'est plus qu'as! ri|]i;vii! 
et anti,se])tique. 

Ingéré, l'acide (dii-onuque est un ])ois()n corrosif agissant l\ la tiK.nnj 
de tous les acides minéraux concentrés. 

Le bieiiromate de potasse est caustique à la numière de Imiiii'i 
<diromi(iiu'. mais il est beaucou[) moins énergique. 

Auxiliaires. — Les autres caustiques, surtout les acides eoii-j 
lentrés. 

Antagonistes. — Les alcalis concentrés et les carbonates alialiii>J 
l'alcool et les substances organiques sont autant d'inconipatiliinui 
(dnmi(|ues. 

Usages. — On se sert d'une solution très concentrée d'acide clii'i' 
mique (acide ehromique et eau: parties égales), pour cautériser ici 
(dmncres naissants et phagédénicjues, les végétations, les granulations ej 
hypertrophies de la muqueuse nasale, les polypes du nez, les tuiiu'iirl 
vasculaives. les verrues, les condylomes, les hémorrho'ides, les ulcères i 
nnuivaise nature, les plaies gangrenées, etc. L'e^îet caustique est iiiteii 
et l'applicaticm très douloureuse. Dilué (solution à .5 p. 1(H>). liuiiit 
ehromique est quelquefois employé avee succès dans le traitement iloj 
sueurs des pieds. Dans l'armée allemande où l'on s'en sert en ^raml 
a donné .')!) ]). 10(1 de guérisons. 

Le bi(diromate de i^otasse est usité, en solution saturée, contre 
]>laques mu(|ueuses et les végétations sy]diiliti(pies. 

Administration et doses,— Tour appliquer facide ehroniit|ii 



ACri)l<: CHROMIQUE— ACIDK CIIHYSOPHANIQUE. 



2>*') 



.niiiriitiT. il lunt so scvir (rum.' Itaii'iu'tU' <lc vonvou (ruii ]iinc»'au d'u- 
iiiiaiilo. Jjii solution caustique, si viU' est trùscoiiccntrôi' (parties égales 
iaiido ot d'cjm), agit ])res(]ue instuntatiémeut. On ne I emploie aiiisi 
, liment vée que ]iouv (iétvuivo pvolbndén.ent les tissus ou les vorruos 
>il s'au'it (le «limuler des uleères indolents, uiu solution (U- 1 dans H. 
lu ou -'(I peut suHire, et dans Ls cas d'ulcères ])Utvides, on peut ne taire 
lisiirc que (ic solutions ii 1 pour 2U00 ou KlOO. La solution otiicinalc 
iviilorme 1 iiai-lie dans 'A^. 

On emploie le liieliromate de potass(> en solution saturée (1 ]iartie 

I imlir 10 )■ 

GERY^AROBlNE.—r/in/sifruhinum. Rr. 
,:' .'■"uiiiii' : Foudre de (loa. 

Moelle de la tii;'e et des branches de VAin/im (iriirn/m. desséchée, 
ilvt'i'isée et ])uvitiéo. Poudre cristallisée, jaune hrun, inodore et insi- 
[iniji'. Presque insoluble dans l'eau, [t'enferme de Wifit/c rliri/sop/ianif/iir 
Idipliisou moins y-rande quantité suivant l'aide de la i)oudre; . le est, 
|ik'plns. susce])til)le de fournir une ])lus «fraude rinantité d'acide clirvso. 
liiiiiiiue ]»ar addition de ])ot:isse et oxydation. 
Action physiologique et usages.— Sur la ])eau saine, la 
[(■hvvsarohine ])ro{luit de la rou<i;eur. et même une éruption érvthéma- 
Iti'ust.' acconi])ai;'née de tuméfaction, et suivie, jtlus tard, de de.s(|uanui- 
Ition do l'éijidermo. <|ni est coloré en juuno orani;x\ Sur la peau dénudée, 
l'irntiition est etu'ore plus intense, douloureuse, et si ralisor|)tion du 
Iniédiciinient se fait ])ai' les vais.scaux du derme, il ])eut y avoir de la fiè- 
iriv. des v(miis,sements. de l'insomnie, de ralimminurie. C'est un irritant 
thiiis toute l'a<-ce|)tion <ln mot. 

On emploie la chrysarohine presque exclusivement dans le traite- 
Ifflint local du p.soriasis, de l'eczéma sec, du pityriasis, de l'herjiès tonsn- 
Iraiit. Kossobudski l'u employée contre les hémorrho'ides, selon la mé- 
tlioiK' il Tnna. et en a olitenu les meilleurs résultats. 

Mode d'emploi. — S'a]i])lique sous forme de j)omma(lc( (Br.). 
iLoiiguent de chrysarobine puriliée, improprement a])i)elé aussi oniçuent 
Idacido chrysophanique, remplace la plupai't du temps la pommade 
ieinale pour les usages ordinaires. 

CHRYSOPHANIQUE (Acuw.).—Acidum rhrysophaniruw. 

Extrait de lu chrysarobine. Se trouve aussi dans la rhubarbe et le 
mé. Aiguilles Jaune doré, peu solubles dans l'eau, solublesdans l'alcool 
h l'éther. Pour plusieurs, l'acide chrysophanique n'est que de la 
ftiiysarohine. 

Action physiologique et usages.— Agit comme la chrysa- 
Nàne et sert aux mêmes usages. De tous les agents propo- pour 
lunduittre le ])Horiasis, l'acide chrysophanique est encore, de I avis de 
icsnier, \'idal et Morrow, celui qui donne les meilleurs résultais, surtout 



vr' 



286 



ACIDK ('IlltYSOl'IlANIQUE— CIGUË. 



(lîi'is li's cas chroniinu's fini ont di'jA r'sisi»' à d'iiutTos modes ilc traiic 
nu-nt. Son iio lion (.'st )>''oiii|)li' ; liuii ou dix joiirs d'uii 'train lucni miii 
suttis'Mit lialiitm'lli.'nicnt pour rm'il )»roduiHi,' t(»UH ses eHets. Il w^'w in,,. 
liaMcnuM' d uiu- l'açoii )piimnciit locale, et \inv ses ]H'o])riétés irritante. 
en pro\(iiniant une intlannuatiop sulistitntive. il a rinconvéniciu ilf 
colorer la pean en '.uune hn.nâtre. et d'être tellenu'nt irritant (|ii'oiiii, 
pent l'en ployer dans le jisoviasis de la face et du cuir (dievelu. Il ii'iin. 
pOelic pas les reclnites ultcrieurcs. Au reste, son eni))loi est liinili'iil 
est oontre-indi(pic chez lesenl'anls. clic/, les malades (|ui ont la |n;uisuii 
siMc et irrit;dile cl. en i;'cnci'al. dans les cas ain'us. 

Mode d'emploi. — < >u ra])|(li(|ue(.rilinaii'cment sous l'orme de |iiiiii 
nui<le ; 1 à 1 partit's ])onr '.'A) snllisent |iour olitenir tous les ettels tlit'm- 
penti(|Uesdu n'cdicamcnt. .M. Ilesuicr juviVre cependant à la imiuiiiadc 
des hadii^eonnaifes au mo_\ .inl'une solution (à 15p. 100) d'acide rlin-N.- 
plianifpîc dans le chloroforme: quand la phuiue de psoriasis est liiii, i 
infdtrc" de l'ctU' sulistance. elle est rccouvei'le d'une coU(die de (raiini;;-| 
ticiiie. Cette ap])licalion n'a lie.soin d'être renouvelée (pn- deu.x l'dis pur 
.semaine «■•'viron. 



CIGUE.—Coiiil folid. Ur.—( 'onll frurtux. Hr. 

Sons le nom de cit^-uê. on coiiipn'ud un certain uomlnv de |ilaiUij.| 
dont les trois ])rineipa les sont la grande ci,u;uê {Coitiitm iiiih',il,(ium)\ 
la cii;'uê vireuse (Ciciita rirosa) et la ])etite ciiçiiê. I^a iiliarin;i- 
eopée britannique reconnaît comme ollicinales les fouilles et les seimii- 
ces de la première. Kllcs renferment, de même que les feuilles. Ii'> 
semences et la racine dos deux autres, un ])rincipe actif alcaloïile. aii;i- 
loguo dans les trois variétés : la riaifiite ou conicine, plus alioïKlaiiif 
dans les fruits, et un hydrocari lure : ]o eaïu/lènr. Lu cicutiiieest li(|iii-j 
do. volatile, d'otlour désaijjréalile, do saveur acre, peu .soluhlo daiisFau,! 
donnant des sels : bromhydrate et mui-iate, ditticilement eristallisalfe.j 

Action physiologique. — Localement, la ciguë est analgi'.sique.j 
et diminue la sensibilité par paralysie dos terminaisons des nerfs sen.'^itits. 

Ingérée à doses physiologiques, elle no i)roduit aucun etl'el iiiai'(]iié| 
sur l'estomac. Si la dose est consiilérable. elle irrite plus ou nidins t'or-j 
temont et donne lieu à un véritaldo empoisonnement : nausée, vomiise-j 
ments, gastralgie, diarrhée, coliques. 

Absorbés, la ciguë et son princi])o actif ])roduiscnt, à doses niodc'iH'sJ 
uneseu.sation do langueur, do pesanteur et de fatigue, avec atfailili.sseiiK'iilj 
remarquable du pouvoir musculaii'o, se faisant sentir princi])ak'iiH'na 
dans les jambes, et diminution de la sensibilité des bronches. La viicsej 
trouble et il y a diplopio ; les paupières deviennent loui-des, les impi 
se dilatent, la diurèse .s'établit ; il }' a resserrement des vai.sseaux ciiUi 
et pilleur do la peau, vertige, gêne, parfois, dans l'articulation des mo[^ 
mais 1 intelligence conserve sa lucidité. A dose plus élevée, le vertigl 



CIGUK. 



28T 



lUiriiu'iit'' ; "Il l'unslati' ilvs ;>iil|)il;itioii.s cardiaiHK's sans accrli'ratiitii du 
l„iiils. ivsolutioii ))his (lu iiioiiis c*ijiu}tl»''to des loi-ct's. A dosi-s toxiques^ 
;i|niliilk'. d'. 'ord (■(llltnl(•té^^ se dilate, le rei^ard est fixe, le vertiuji' est 
.iifore ]>lus ! jiitineé. les liatteiiieiits dii e(eur sattaililisseut, la tension 
iii'tt'rielle s"aiiaisse. la res]iinili()n se t'aleiitit. la teni]i('riitnre tomlie. len 
iMihfies volontaires se paralysent, à tc-mnieiirer iiar les »'xtréniites infé- 
lieiuvs ; il y a inipossiitiliti'- de parier, suvdilt'-. diiii)!,')ie,-e aliondanle. et 
inliiMiiorl par asphyxie', riiitelliu'enee rt'siani in'acle Jns.pi i'i la lin. 

r,a eieiitine «xeree doue une action ■ [taralysante sur le .système 
inivcux. Ia's nerfs sont d'aiiord atteints à leur i-xtréniité terminale ou 
lii'!ii>lH'rit|Ue ; ensuite ce sont les troncs nerveux fpii sont envalus. enrin 
ia moelle épinière ( Harlliolow ). .M. N'érii^ault ]ir('lend ([ue la paralysie 
-Ytiiiil du centre -S] linal à la jiériplu'rii'. < 'e (pi'il y a de liieii ciaWli. c'est 
le |ioavoir dépresso-moteur exercé par la ciii'ui' sur la moelle t'iiiuièi'c et 
:i^ ihtIs (|ui en ennuient, cette action di'presso-mi)ti'ice .se nuinilestant 
ïaliord iiar un engourdissement, puis })ar une ilemi-pavalysie. pour se 
Miniiicr par une )iaralysie vi'ritaMe si lii dose est toxi(|Ue. Il parait 
linmvé (pie la .seusiliilité musculaire est intacte. 

1! ne semble pas que la eiifuë ])oss^de les ]>i'opi u'tés tondantes et 
ivNilutives (|u'on lui attrilmail autrefois. 

Auxiliaires. — Le talmc. le curare, le u'elsénnum. rdléliore. l'acide 
liydroeya nique, l'aconit. La morphine auijinenterait heaucoup K's ctlets 
llii.'i';i|H'arHpU's de la ei^'uë. 

Antagonistes. — Fia noix vomique et ses alcaloïdes, ([ui anymen- 
luiit le jioiivoir excito-moteur de la moelle épinière, la pierotoxine et les 
IniuvulMvants en général. Le.s alcalis et le tannin eu eon.stitiient les 
aiitau'oiiistes chimiques. 

Usages. — On pensait autrefoisque la ciii'iië était ilouéede |>roprié- 
llt's altérantes et que, à la longu» son usai!,'e pouvait amener la résolution 
ks hypertrophies, })ar exemple des ganglions iymphati(|ues, du foie, les 
iiuinifestations scrofuleuses et herpétiques, et mt'iue produire l'atrophie 
|ile certains organes: testicules, nuimelles, etc. On u été jusqu'à croire à 
1:1 i,nu'risou du cancer. Stillé prétend qne. dans la pratique, coutraire- 
iiient 11 la théorie, on se trouve bien de l'emploi de la ciguë dans le trai- 
[lemeiit du cancer. 

Los pro|)riétés physiologiques de la ciguë en indiquent l'usage ra- 

Itioiiiu'l (lanslescasoù l'activité nioti'ieeest stimulée outre mesure, coi:i-me 

'laiis lu manie, surtout aiguë, quand il y a beaucoup d'agitation. Le mé- 

iliwiment calme cette excitation morbide, et, i)iir conséquent, empoche 

jleiniilado de s'épuiser. On l'a reeommantlée aussi e')mme dépres.so-mo- 

Iteurdans la chorée et la paralysie agitante. J)ans le premier cas, il faut 

Iflonner (les do.ses suffisantes à calmer le système nerveux. Dans le .second, 

Il • . . ' . 

l'U'iguë sei'a inutile si la paralysie est due à la sclérose. Elle est indiquée 

jeucore dans le tétanos, la rage, l'empoisonnement par la strychnine. Des 



288 



C'JGLE. 



jfut^riHoiis ont ('t(' V!i])i)()vt('c's ]iiir rciiiploi ilu linmiliytlnilt' i\v cniiiciii,. 
ilaiis le tôtJiiKis iiliopatliiqiie ft tniiim:itu|iu'. On en a olitcnu de \,„u^ 
ettet» 'dans la i'()(|Uolnclio. la toux nerveuse, l'asthnie, rt'pilepMie, le tmuii 
Nj)asiii()(lif|ue, le l»lé]»lian)S|»aHnie. 

On a Ntiit^tcnips prôné la eiifuë contre la Hurexeitation inorliiilc do 
orijancs i^énilaux. «piaiid elle est d'onifine médullaire, dans le |iri;ipi-.iiii. 
la nyiiiplionumii'. M. Mt-rnut/ la rey;arde même eumme I opium iIlxh 
i^anes ijénitaux. 

l)e loiis ees divers usaictt». il eu est peu dou' les résultat» soicni fn- 
tièremeiil satisCaisants, ce (pii fait (|ue la cinui-esl plus rai'enu'Ut eiiipIdVtV 
i[u"aut relois. Ou préteinl (pu- eela «'st dû à Temploi de prépar;ili()ii> 
inertes, ce qui soinltle liieu proliaMe, pui.scpu' la eonieine so (lée(iiii|i(i ■ 
facilement ])ar la chaleur cl l'air atmos|»liéri(pie. 

Plus réccnuiu'Ut. on a tenté d'utiliser les ])ropriétés analifi'siiiiitts 
de la citruë dans le traitcuu'Ut de quchpu's atVections douloureui-cs: ir:. 
vral^'ies, rliumatisme.elc., soil localement, soit à l'intérieur. 1 1 est dr tiiit 
que, api»li(iuée localement, elle soulage les ilouleurs névralgiqui's cl vlm- 
matismales, et celles causées par les tumeurs. Ew suppositoire, clk' 
cabnerait efficacement les douleurs du cancer du ivctumetde l'S ili;i(|iu'. 
Administration et closes. — L'emploi de la conicmc ci docs 
préparations tciidilc plusi'n plus à se sulistitut-r à celui des prép!iriili(iii> 
de coniuin. La dose de conicine est île ^', à ^'^ gr. (1 à [ millii,n'). en 
i;M'anuK's. potion ou injection liyjiodermique. Le liromhydrale de (diii- 
cine est le sel i;'éuéralement ])rétéré, et oi> l'adiuinistre en y;i'i!uiilc> mi 
mieux en injections sous-cutanées, ù dose de 73 à^ ou -\ gr. (().(»ii.")-i).()!i;- 
(l.l».'! «rrui. ) suivant les cas et l'ett'et à olitenir. Ce dernier mode d'adiiii 
nistvatioii aurait été particulièrement etticace dans l'astlinie. la ioi|iiclu- 
che, le hdcjuet, le sjiasme de la glotte. l)ans la numie et le délire iiumia- 
([Ue aigu, liartholow conseille d'associer la conicine à la niorpliiiu'. lic 
même que dans les cas de spasmes douloureux. 

JjCS préparations officinales de ciguë sont : le catai)lasnie. cniplnyï' 
dans les cas de douleurs névralgiques et .humatisniales, et de c;iiiirr 
douloureux ; l'extrait qui se donne en pilules ou en supjxt.sitoires, ùdose 
de 2 à H grains (O.K! à 0.52 grm.); la pilule de conium comjioséo. à liose 
de 5 i\ 10 grains (0.;5-2 à (l.ti.") grui.) ; le sue, 'Ai) à (!(! minimes ou iin'iiu' 
davantage (L!)0 à ^5.75 griu.) ; la teinture, 20 à (iO minimes (L^.') à .'I.T') , 
grm.) ; la ])ommade de ciguë, et enfin les vapeurs de conine, employiVs 
en iulialatious. 

Toxicologie. — Tiem])oisonnemeut parles diverses varlûti;.»* cii' 
ciguë est assez rare, sauf celui ]iar la petite ciguë ou carotte à Momni. 
qui arrive accidentellement dans nos campagnes par suite de l'ingo.stionl 
de la racine. liC traitement consiste dans le rejet du poison par la titilla- 
tion de la luette ou l'adinijustration des émétiqnes. puis dans le traite- 
ment des symptômes qui persistent. Le lait n'a pas d'etflcacité sin'iiiilH 



rKU'E-CIMIC'IKlJdA. 



289 



oiuiiio iiiitidote c'hiirii(|tu> ; (loiim' tièdi*. il t'uvoriHi>siiii])lcinc'iit Ii'h otlort.s 
k' voiiiiKscnu'utK. liii |Miiii|n' stomiirak' n'a ^iiùvi' (ri-llicai-iti' (luuiitl \v 
iHiiMoii a <'ti' ainsi inift'-iv vu iiatiin'. \.v tannin pi-ul (*nv rssayi' «lanM lo 
liiit lie lient ralisiT l'ali aloidi" d»- la ciicui'. ( )n dnimcni i-nsuitt' les .stiniu- 
iiiiti^ al('i>()li(|ni-s ou aninioniacaux. lôtluT, la laréini', pour raninuT les 
Miictions caniiafiUi's et n-spiratoiivs. 

CIMICIFUQ A.— ('iinirlfui/iv rhizonut. lîr. 

( >ii (Muidoic K' rliizonii' <lu < V/;*/r/f'//y(M)U Artnd nhuinosii. Saveur 
Mivci iiiiièiv. odeur |iénétnvnto. IJenfernie une IniiU- volatile, nue résine 
iii|ir(ilireiiienl appelée <///(/r//')/7//((. du tannin, et un principe fieri'. <)n 
'i;i pas encore pu en isolei' le principe actif. 

Action physiologique.— A petites doses, h' cinncitui,'a est toni- 
que >|ciiii:i(irK|ue. A liantes doses, il active les fonctions et les sécrétions 
.'astrii-iiitestinales l't |ieut même déterminer de la nausée, di's vonnsse 
auiits et de la diarrhée. Alisorbé, il asj;it d'une mainèri' analof.jue îl la 
'liiiitr.le. ipioicpie moins énerifi((uemi'nt. ralentissant les liattements du 
(iMir. dont il auirmentc la force et élevant la tension artérielle. V.w même 
iiii|is. il aUij;meuto les sécrétions uriiiaire. l)roiKdii(pie v\ sudorale 
jii stimule la contraetilitéde la Mhri' mnsculaireli.sse. i\ la iiiç-oiide l'erijot. 
iùitiii c'est un a))lirodisia(pie, ayant, pai'aît-il. ))our etl'et de stiiuulcr 
r;i|iliétil vénénen (diez l'Iiomme i-' de favoi'iser l'écoulement menstruel 
luz la feninie. A liantes doses, son action se porte idus spécialement 
>iiv le sy.stème nerveux, et l'on oliserve du vertii^e. di- la céjtlialalffie. de 
limliliitation ])U])illaire. et même la tendance au sommeil et l'anali^ésic. 

Usages. — C'est j)rinci]ialement aux Ktats-Tnis (pie le cimicifntîa 
'M iiuployé. On s'en sert, comme tonique stoiiundiicpie, dans la dyspe])- 
-iiirritiitive des ivroi^nes. et comme expectorant dans la Ijroiudiito sul)- 
liii;;!!!'. la piu'umonie caséeuse. le catarrhe nasal aiifu. 

Les propriétés toiiiciues sur le cieiir et les vaisseaux en font un suc- 
iiTihiiii' delà dii^itale dans U-s maladies (U'o-aniipies du c(eur non compeu- 
>iVs. avec h'' lro[)isie et dyspnée. On l'a éicalement conseillé, et em]doyé 
I avec succès, dans lo rhumatisnio articulaire aiii^u. 1^ rhumatisme chroni- 
liue. lo rhumatisme musculaire, les névrali,des. Dans ce dernier ctis, il 
piaillerait exercer une action analgésit^ue précieuse, d'où son emploi 
'l:ms lu névraly'ie trifaciale. rovaraIi:!;ie. la dysménorrhée, la céphalalijcie 
IrhiiinutisMiale, etc., maladies contre lesquelles il s'est montré d'une etH- 
l'aiité réelle. 

t'DMune sédatif génital, il convient, suivant Bartholow et l^inger, 

liii.x cas de s])ermatorrliée avec relâchement des organes génitaux, fai- 

[l'bse des érections, et éjaculatioiis peu énergiijiies et survenant à l'oc- 

«ision (lo la moindre excitation. Chez la femme, il a rendu des services 

j'Iims les noi;d_trenx troubles nerveux ([ui caractérisent, d'un côté la ]ni- 

*^\i' et la nénopanse, de l'autre les irrégularités de la menstruation : 

1!» 



290 



CIMiriKrOA-ACIDK CITUIQUE. 



liourt'ét'H con^cHtive» à la fitce, C'i'pliulul^k', «louh'urM loinlmiiVM, iioivosiv 
nio. On H'cnt'Ht môino Horvi pour fhvoriHcr Ioh contriictiniirt utôriiicsdiin. 
riifcoucliomoiit qui laiii^uit, .:«! (luu duiiH U'h vuh do Nulûiivolulion 

Kni>\-, (jui a omployô K- ciiiiicifiiifa daiin un ^rand noiiduc ilc ta. 
d'ac'coui'liciiu'iit, a roustatô ^\\\^' la dum' du travail est notaliii-iiuni 
diminuée' <f nirc à cotto dro^Uf. Kllc ajLfit rcunnio un HÔdatif. caiuK' liiii. 
tation n'-floxo, fait disparaît iv les nausées, lu; di-mamceaisons et linsdin 
nif, si fr('<|Uenlos dans li'.«{ diTiiièrcs si'inaincs de la ^nis.scwsi'. Iv jiln. 
olU' ivikI moins int('ns«'s les < raiii|ics. les iiévraliîii's et les etlorts iriv:;ii 
liers d»' la |>reniière |)i'i'i(ide du travail, sdula^'i- les douK-urs et einiurli, 
le» déehirurus du périnée. lOnlin elle rend plus énei'i^iques les l'oii. 
nornuiux de la ileuxiènie péii.ide <lu travail et assure la eoiilniclinii 
utérine a]très l'aceouelieinent. 

Connue dépresso-nioteur entin. le einiii-iluija s'emploie priii(i|i;ii, 
mont dans la ehorée, surtout (piaud eette maladie se nu)ntre à r('|i(i(|iu 
de la puherté, et su ruttaelie di' (|uel<|ue tiu.iin à des désordres de l:i|. 
pareil ovario-utérin. On aurait ohteiiu la u;uérison dans de> cii* i|i 
tnanie puei'péi-ale. d'hypocondrie et de eoiivulsions. liées ;'i (|iuli|ii, 
anunudie des loiietions utérines. 

Kn somme, le eimieifu^a a surtout donné des succès coninic M(l;itii | 
_ijfénital, sédatil' utérin, et comme dé-prc.s.so-moteur. mais dans (|iu'ii|nc 
cas <iu'ou l'administre, il faut le donner à doses sutHsautes ]innr (|iril 
prodiiise ses eiléts particuliers sur le système nerveux. 

Administration et doses. — On donne ordinairement Inii. nui 
l'autre des di'ux pi'éparations otticinali's : la teinture à dose de !.')iii;ii| 
minimes (O.SO à y.-i() ijçrm.), et l'extrait liijuide. à celk' de i'> ù '.'M iiiinij 
mes (O.IW A l.!H) i;'rm.). toutes deux dans une jiotion. 

CIRE. — Cent allia. — Ccrajluca. iir. — La cire, proiliiit de- iiiieillc>, ii'i>t iiir 
pjoycc en ]ilmnniici(' (|iic pour la prèiiunitiuii (!(•.■< pdininaili'.- et des i'iii|iliitiv-, im.v| 
(jiU'ls clic .-crt à 'loniier \u\ di'^iiv de ctinsi.-taiicc coiivi iialiie. C'est un ('mikiI 
qn'Oii n'utilise i|iu' (|iiaiiii il est iiièlè à d'autre." corps «rras : axorigc. imik'.'' Ii\i'^^ 
ett:., ciininif daii.-^ i'diijrui'Ul siiujile (Hr.) et le rohl-crcr.,)!!, usités tous diiix coiiiiiifj 
onguents adoucissants dans rérvtlième, rinterlrign, k- pansement des vèsicutiiin-i 
et autre-i cas sendiluldes. 

CITRIQUE {\n\n:).—Ari,hni) rifrinnn. Hr. 

Acide véi^étal, cristallisé, extrait du suc du citron. Se troiivc:iii-s| 
dans une foide de frviits acides : orant^es. framboises, fraises, etc. ''M 
eri.staux incolores. soIuMes dans l'eau et l'alcocd. Saveur très acide 
comhiue aux hases et aux alcaloïdes pour former des sels: les citrale^ 
dont les [tins im)>ortants comme citrates sont ceux de potasse d 
magnésie. 

Action physiologique et usages.— L'acide citrique ai^dtàl 
façf)n de tous les acides végétaux. Ktemlu d'eau, il est toni(|ue dii^Mil 
rafraîchissant, astringent. Ahsoi'hé dans le sang, il se translorim' oj 



ACIDK CITUUH'K— CITUON. 



'2!U 



l,i('Url">natt' alcalin, et s'(Miiuiiio par l'iiriiio, (|u'il ('(iiitriltiu- à alcaliniM-r. 
l'ris |prii(laiit trop loii^tciiiiis. il pi-ut ù la Ioulçuc. coiiwik' li's alcalins. 
.liiiiiiiiu'i' la i)lastiiiti' du sani^ et l'avoriHer le <lcvi*l(ippcniciit de la »lia- 
ilièso lH'ni()iTliai,'i(|iic. du i)iirpura et. du Hcorluit. hilui's, les oitmtos de 
ii,itii^*'*f et «If lua^ni'sii' agissent de inciiu'. Tous deux sont diuréli)|Ue.s. 

Ou se sort de l'acide citricpie couiine i'al'nii«diissant, sous tornie de 

limonade, dans lus Hùvrcs ot intlaniinatioiis avec ,s»»if' intense et élévatioii 

imiri|ii('e de la ttMnpéniturc. il constitue une lioisson rafraîchissante 

ni'S iiifréal lie au. \ nouvelles accoiudiées. Coniuie alcalin et diuréli«|Ue. 

Il le lionne dans le rlnnuatisnie articulaire aii;u ou sidiaii^u, la cystite 

ri 1 un't lirite alignes. ( )n peut le donner aussi coiunii' antidote cldniiiiue 

s alcalis concentrés. Hrandini a reconinuimlé um- solution a(|ueuse 

.irid" citnque (fj^ ;;rains par once), comme ajtplication locale dans le 

.aiurr ulcéré; la douleur serait instantanéiuent soulai^ée. Il sert, en 

lliarniacie, il la préparation des poudres et potion.s etl'ervescentes ainsi 

liKÏ celle de tous les citrates. 

Le citrate dt' potas.se s'emploie dans les mêmes cas (pie l'acide citri- 

t|iio, et surtout en limomule, dans la l»lennorrhii<;i(> aligné et la cystite. 

h iilcalinisant l'unne et la riMulant plus aliondante, il la rend aussi 

[iiiiiiiis iri'itante pour le- inu(pieuses. Jie citrate de nui<j;nésie sert princi- 

lalement comme purijatit'. A petites doses on peut le donnei-, iV titre 

|la(i(lule. dans k's mêmes cas que le précédent. 

Administration et doses. — La dose de l'acide citrique e.st de 
|lii;'i;!il crains {(LiiT) ;'i '2Mi\ ifi-iii.). dans un verre à vin d'eau, i'our une 
lliiinmade. on t'ait dissoudre ;!(> ùfiOou 120 i^rains (2.0(», -l.(»(»ou S. OU grni.) 
l'adde. ou une once (HO. 00 jjjrm.) cU- citrate de potasse dans une pinte 
Idliliv) il'eau qu'on édulcore à volonté. 

On évitera d'associer l'acide citri([ue au tartrate de potasse, aux 
rirlionatc's et acétates alcalins et aux stdt'urcs. (pii sont incom]iatil>les. 



riiàl 

fUK' t-'l 



CITRON. — Limon. Hr. — Lmohis siieous. Hr. — Limonis cortex. Br. 

Frnit mûr <lu citronnier. Sa ])ulpe, chai-nue et succulente, fournit 

ïjusde citron (pli est jaune, très acide, et renferme de ;}(! à 4(! yrains 

liadilo citrique par once. L'écorce renferme une huile e.s.sentielle. 

Iiromatiiiue. 

Action physiologique et usages. — Par son acide citrique, le 
Ibili' citron e.st rafraîchissant, acidulé, et s'emploie dans les mC'ines cas 
|K'wlui ci, notamment dans les fièvres et les inflammations, le rhuma- 
\^m aii,ni. etc. Xous nous sommes toujours liien trouvé du jus de 
ÏU'oiia] prupié sur les amygdales et larrière-gorge atteintes de diphtérie. 
m'ii rucommandé aussi dans le prurit génital, et. comme hémostatique. 
ib riicmorrhagie utérine. 

L'i'cdrce de citron est un amer aromuti([ue dont on utili.se les pro- 
riîti'.s stomac-hiques dans le traitement des dyspepsies. Plus souvent 



292 



CITRON— COCA. 



encore on s'en Port comn^e adjuvant et vehieulo d'autres mt'dictnuentv. 
dans la [«réparation des infusions et teintures stomachiques, ayant ^»\u 
toutefois de ne j)as l'associer aux acides minéraux ni à l'eau de ciiaiix. 
Administration et doses. — Le jus de citron se dcmne :V l'inti- 
rieur à dose de i à 2 onces (15.00 à 00.00 grm.). Les préparations ofti- 
cinules de l'ecoree sont : l'huile essentielle, employée comme cai-minativc 
et aromatique, à dose de 1 à 4 gouttes ; le sirop, usité comme acidulé, it 
aussi à titre de véhicule, à do.sc de 1 à 2 drachmes (5.00 à 10.00 <frm. ■. 
b\ teinture, à dose de h à 2 drachmes (l.TO à (i.75 içrm.). 

CITROUILLE (Skmkxcks dk). — ]a'!< graines de eitrouilk' dépouillées de leur 
écorce (inMiieiit une iunau<le renfenniint une ré.'^ine : ptpo-réshie, qu] vu siTMlr 
principe actif. — Cette pulpe est souvent très eliicace contre le tienin et réussit ijan- 
(les cas où les autres tienifuiies avaient éclioué. Elle peut eependniit niat](|iicr -n; 
effet, ce cpii arrive à bien d'autres autlielniinliijue-'. On la donne, comme t.i'iiiai'ili, 
à do.se de 2 à 3 onces (60.00 à 90.00 grni.), la réduisant en une espèce de j>Atc i|iii, 
délayée dans un verre d'eau, est }>rise à jeun, en une seule dose, On peiu iiii--: 
faire manger les semences à loisir dans le cours de la journée. Il faut udiniiii>iicr 
un purgatif au Ijout de H ou 4 heures, le jeûne préalable étant toujours de rijriuMii 

COGA—Co.-a. Br. 

On emploie les feuilles desséchées de V Erythroxylon coca. Kliesont 
une odeur un i)eu aromatique, mais nullement caractéristique ; la savtiir 
est un ])eu acre, et lai.sse sur la langue une sensation d'engour(li.sseiiH'iii 
assez persistîinte. Ces feuilles l'enferment un acide cocd-fdiniiiiiic.wwi 
alciiloïde liipude : Vhynrine. al un alcaloïde cristallisable : la rtjrtiu,,. 
Celle-ci est blanche, inodore, amèrc. jicu .soluhledans l'eau, assez sdliili 
dans l'alcool, très soluble dans l'éther et les îilciilis. Elle fornu' aveu lr< 
acides des .sels dont le ]»lus employé et le seul otHcintil est le nniiiate.Nl 
eri.stallisé. soluble diitis l'eau, l'alcool et la gh'cérine. 

Action physiologique. — Milchées, les feuilles de coca MtignKii- 
t-ot la salivation et iimèi'ent une ane.sthésie momentanée de la cnvitiiki 
la bouche et du phîuynx, en même temps que la ilispai'ition de lit .sens 
tion de faim et de .soif. Les Indiens l'emidoiciit de]>uis longtein|is(l:iiisJ 
ce but. A petites do.ses, la coca agit tout d'tibord comme toiii(|tie aiiuij 
aromatique en stimuhint la digestion et favorisant ra|)pétit .Mismlitc 
elle ^linuile les fonctions res)»iratoires et la circulation, accélîre lésion 
tements du c(eur. élève la tension artéi'ielle et augmente rc.xcituliilii* 
des nerfs sensitifs. Le cerveau est également stimulé, et il y ii in.somiiiJ 
sensation de bien-être et diminution marqiu'c de la faim, de la soif el 
de toute sensation de fatigue. Klle augmente la sécrétion uriiiairotoi^ 
en diminmitit la quantité d'urée excrétée. C'est un aliment d'éjiai',i(iie. 

La cocaïne représente à ell; seide toutes les pro])riétés de lacoiJ 
que nous venons d'ciuimérer, nuiis à un degré bien supérieur. .\i»iili'|i 
sur une muqueuse, sous forme de solution aqueuse à 2 \^. 100. c'ileatmiil 
nu bout de cinq à dix minutes, la perte de la sensibilité de cette myv\m 



COCA. 



293 



se, et rot effet se prolonge pendant une heure à deux, Mans eependunt 
^'lipiiisor par l'aoeoutuniance, puisque l'on peut, à volonté, renouveler 
liiin'stlR'sic en touehant de nouveau la muqueuse avee la solution coea'i- 
iiùiue. Injectée sous la ])eau ou. ee qui vaut mieux, dans l'épaisseur <iu 
(k'rnu'. i\ flose de \ à Jf gr., la eoi-aïne produit les mômes etlets analgés- 
iiiu's; déjà, au bout de einq minutes, la sensibilité tactile est trùs ol)tuse 
;iutour du ])oiiit |)i(pié, et la sensibilité douloureuse est disparue. Cette 
iinestliésie cutanée est toujou limitée autour de la ])iqûre, et semble ne 
Hi imnluire que dans les portions du derme qui sf>Ht venues en contact 
;ivcr la solution de cocaïne : elle dure une vingtaine de minutes, pour 
ilispavaître à jjcu ])rès complètement au bout d'une lieun-, La cocaïne 
,st (Idiic un analgésicpie local dans toute l'acceiition du mot. ranalgé.sie 
l'iunt le résultat «le la ]»aralysie des extréndtés périphéri(iues des nerfs 
«iiisoviels. C'est aussi un astringent et un hémostati([ue ; en efl'et. à la 
.uito de l'attouchement irune mu(iueuse avee une solution de cocaïne, 
011 voit les tissus piilir et s'anémier par contraction des capillaires. 

.Vbsorbé. à doses phy.siologiques, l'alcaloïde de la coca porte son ac- 
liiin sur le système nerveux, produisant en ]»renner lieu de la s<' .u.a- 
liiiii : accélération de la respii'ation et des battements du cte"- , qui sont 
aussi ]ilus forts, élévation de la tension artérielle, sensatic»' de bien-être 
it d'iulivité intellectuelle; la voix est mieu.\ a.ssuré' et plus forte, les 
phéniiiuènes réflexes se font mieux aussi, la sensation de fatigue dis])a. 
mit. les idées viennent plus nettes et ])lus abonda nti's. il y a stimulation 
^uxiR'Ile et insomnie. Ces phénomènes d'excitation font, un ])eu plus 
i;ird. place à des symptômes de dépres.sion caractérisés ))..i' la diminu- 
tiiiii (le la force du pouls, qui peut aussi perdre de sa régularité, la ])eau 
MH'OUvre de sueurs, la température s'abaisse quclipu' peu. l'apitétit ,se 
]vvi\ et l'on ]ieut même observer de la nausée et des vomissements. 

A doses élevées, les ])hénomènes de stimidation durent très ])eu de 
temps, et la tléprcssion vient ])resque au-ssitôt, et plus accentuée ; le 
maliulc éprouve une véritable sensation de malaise, de fatigue et de lan- 
;.'uour. les réflexes s> nt exagérés et les mouvements mal coordonnés; il 
;;i porte tle l'éqi'i'ibre, vertiges, délire, bourdonnements d'oreilles, dila- 
tation jiupillaire, accélératif)u de , mouvements respivui.>ires et cardiaques, 
diminution de la sécrétion salivaire. (^uand enfin la dose est excessive, 
lu ivs])iration devient ditîicile. le pouls se ralentit, la température baisse. 
et lu morl survient par ]iaralysie respiratoire, avant l'arrêt du c(uur. 

('onime on le voit, la cocaïne ressemble, dans son action sur l'orga- 
nisme, à la fois au chanvre indien, t\ la caféine et à ratro])ine. Dans une 
pivraière phase d'action, elle ])aral3'se localejuent les expansions des nerfs 
"iisitifs. A petites do.ses, elle e.st stimulante du cerveau, du cœur, de la 
i'es]iinition et du système nerveux en général, l'excitation ))ortant sur 
les hémisphères, la moelle, le pneumogastrique et le grand sympathique, 
l'es doses élevées ou excessives paralysent ces appareils, la mort, quand 



I 



2!)4 



COCA. 



elle est la conséquence de l'ini^estion d'une forte dose, arrivant pai' |i:ii;i- 
lysie de la respiration. Cependant, le cd'ur, chez les sujets ]>rcalalil(iiniii 
anémiés et déltilités, est peut-être l'organe le }>lus directement iikiukô 
par lu cocaïne, même à des doses réputées phy.siologiques. ( "est ainsi 
(|Ui' l'on a ol)servé, chez ces mêmes s^ijets, de lacéi)halalgie, des vcrtiirts. 
des nausées, dei. oinis.sements. du refroidissement, une tendance an cdl. 
la])sus, avec j)ouIs petit et accéléré, re.s})iration lente et irréguliiMv, ii 
j)arfois même des s])asmes et la perte de connais.sanco. Dans ces cas. 
l'anémie cérébrale produite par la cocaïne, et qui se traduit aussi par lu 
pâleur de la face, doit rendre compte, en grande partie du innins. d,. 
cette tendance svncopale. La cocaïne, en élevant la ten.sion arh'iielk', 
excite les vaso-constricteurs du sj'mpathique, et resserre vivenioiii li- 
petits vaisseaux. 

En dehoi*» do ces accidents aigus, l'alcaloïde de la coea peut, si mi 
en fait alms, déterminer certains accidents dont l'ensemble constitue !e 
l'ocdïnisine chronique, lequel se ra])proche beaucoup 'Ui morphinisnu'. tt 
.se présente avec les caractères suivants : perte du pouvoir digestif, dvs 
peitsie, nausée, insomnie absolue, atfaiblissement de l'intelligenc!, émacia- 
tion, marasnie, fétidité de l'haleine, aml)lyopie, hallucinations '!; la vur 
Ajoutons à cela un trouble psychique ])articulier observé par plusieurs 
et consistant en un égoïsme absolu, avec instincts déj)ravés et ahseiur 
de tout sens moral. 

Magnan et Saury ont relaté plusieurs observations de malades lia- 
iiitués à l'usage de la cocaïne et chez lesquels les troubles prédoiiiinaiiN 
|iortaient sur la sensibilité générale. Ainsi il y avait des halluciuution- 
(jui donnaient la .sensation d'un corjis étranger sur la i)eau. l'n de ci- 
malades raclait sa langue et s'imaginait en voir sortir de ])etits w\- 
noirs ; il fouillait de petits abcès dont il était ixtiami })our en rrilirr li< 
microbes du choléra; un autre, qui était pharmacien, s'écorchait la peaii. 
et, et fouillant au fonil de la plaie, en retirait des microljes avec l'oniilo 
ou la pointe d'une épingle; un troisième, médecin celui-là, s'acliaruail ;'i 
la recherche de cristaux de cocaïne sous la peau. A remai'quer (raillein- 
la place que les microbes tendent à prendre dans les délires. A]irès W> 
troubles de la sensibilité delà peau,(pii se sont montrés les jireiuiers. oui 
a])pai'U des hallucination de la vue, de l'ouïe et de l'odorat, tous pliéiio- 
mènes indiquant une action de la cocaïne s'exergant d'arrière en avant 
sur l'écorce des hémisphères cérébraux, des centi-es pré])()sés à la 
sensibilité générale aux centres sensoriels, puis encore aux centre* 
psyclio-moteurs. On sait <|ue la mor])hine, au contraire, ne donne i 
((u'exceptionnellement lieu à des hallucinations, et seulement chez de* j 
sujets prédisposés. (Je qui est ù, noter, c'est que chez 'es malades atteints 
de cocaïnisme chronique, Tinsen.'^ibilité à la douleur, qui est le résultat 
du cocaïnisme aigu, était fort peu accusée. Toutefois, certaines régions 
étaient manifestement analgésiques, car un niî.lade avait pu s'introduire 



COCA. 



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(laiis 1:111118, sans grande souffrance, un couteau et des aiguilles^i. KnHn, 
deux iiialados, cités )iar les inOnies auliui-s, ont eu des attaques i'i)ilepti- 
aiios. et un troisième a en des crami)es. Ces cpilejisies, comme toutes les 
épik'lisies toxiques, qui disparaissent icénéralement avec lu cause qui les 
provoque, ont d'ailleurs disparu dès que les malades ont été délivrés de 
[(■iir ]i(>ison. 

La cocaïne s'élimine i)ar les reins, et cette élimination est généi'ale- 
iiionl rapide. 

Auxiliaires. — Comme analgésique : la mor))liine, l'éthcr, le chlo- 
niroile n;éthyle, le menthol. Comme aliment d'épargne: les stimulant.? 
ulfooliques, la caféine. 

Antagonistes. — Tous les agents qui favorisent la métamorphose 
ivçfvcssive. Les incompatibles au point de vue chimique sont les sels 
iiu'titlliiiues, les acides minéraux et le tannin. 

Usages. — La cocaïne e.st aujounllmi universellement eiii])loyée 
loinmc analgésique local dans la ])luj)art tics atl'ections tlouloureuses de 
la peau : brûlures au prc ier et an second degré, crevasses au mamelon 
. hez les femmes qui allaitent, érysi])èle, maladies prurigineuses : eczéma, 
psoriasis, etc. Klle agit d'autant mieux alors que le derme est dénudé 
it ouvci t à l'absorption. 

l)aiis les atl'ections des muqueuses, l'effet analgésique de la cocaïne 
(St oiuore plus évident, parce qu'ici il suttit dune .simple ap]»lication 
locale ])our que l'absorption ait lieu et que la partie soit insensibilisée ; 
iiussi ost-elle employée tous les Jours dans les aphtes douloureux do la 
boiU'lu', de la langue et du ]iharynx, les ulcérations des amygdales, de 
l't'piglotte et du larynx, la laryngite tuberculeuse, la jthaiyngite et 
lanuKclalite aiguës, le rétrécissement spasmodiqne de l'cesophage. les 
iiliections douloureuses de l'estomac : cancer, ulcère, gastinte chronique, 
les vomissements incoercibles, soit de cause centrale, soit de cau.se péri- 
phérique (Stuver la combine alors à rantipj'nne), la gastralgie ti'ès 
louloureuse^ le hoquet rebelle, la dysenterie, les ulcérations et le cancer 
tu mtuiu, la tissure anale, le prurit anal, les hémorrhoïdes,